Europe : de l’anesthésie à l’euthanasie

Parcourir la grande pres­se française à dix mille kilomètres de distance contribue à me permettre de voir, davantage encore que lorsque je vivais en France, à quel point la population française est désinformée.

Sur nombre de sujets, la propagande règne, quasiment hégémonique.

Chercher un article pertinent, scrupuleux et détaillé sur des sujets aussi cruciaux que l’évolution économique et stratégique de la Chine, la situation réelle en Iran, la recomposition du Proche-Orient, le péril islamique, le climat planétaire ou les États-Unis sous Donald Trump impliquerait de chercher longtemps.

Et bien qu’il m’arrive de consacrer du temps à chercher, mes recherches s’avèrent presque toujours vaines.

Cette quasi-hégémonie de la propagande a de lourdes conséquences sur les débats qui se mènent dans tous les domaines, qui sont toujours biaisés, aseptisés, et ne méritent pas le nom de débat.

Elle a de lourdes conséquences aussi sur la vie politique.

Voir que le socialiste Emmanuel Macron peut continuer à se trouver présenté comme un « libéral » ne peut que susciter la consternation.

Constater qu’un admirateur gauchiste de feu Hugo Chavez, tel que Jean-Luc Mélenchon, garde une crédibilité aux yeux d’un électeur sur cinq fait craindre le pire.

Je ne parle pas de la droite conservatrice, car elle a peu ou prou disparu en France.

Cette quasi-hégémonie a surtout un effet qui vient surplomber tous ses autres effets.

Elle crée une incompréhension du monde tel qu’il évolue.

On continue à présenter très largement la France comme une « puissance qui compte », alors que la France décline et compte de moins en moins, quel que soit le domaine concerné.

On continue à dire tout aussi largement que l’Europe pourrait être une « grande puissance » si elle s’en donnait les moyens, alors que l’Europe dans son ensemble est elle-même déclinante sur tous les plans, et pas du tout à même de concurrencer les grandes puissances du XXIe siècle qui commence.

On ne dit bien sûr pas que l’Union européenne est devenue un instrument à confisquer la démocratie, à effacer les identités et à broyer ce qui reste de civilisation occidentale en Europe.

Dire la vérité aux Français (et la dire aussi aux autres peuples européens) est devenu très difficile.

Des engrenages imbriqués les uns dans les autres montrent que tout se tient et que tout est fait pour faire avancer les Français (et les autres peuples européens) vers le pire sans qu’il y ait de remous majeurs.

Une anesthésie est installée et, si elle n’empêche pas la montée d’une inquiétude et des mouvements de colère, elle fait néanmoins qu’inquiétude et mouvements de colère ne parviennent pas à atteindre l’intensité qui serait requise pour briser les engrenages.

L’anesthésie mène à l’euthanasie.

Et cette dernière avance, de nombreux chiffres l’indiquent qui ne sont presque jamais publiés (et qu’il est peu ou prou interdit de commenter, sous peine d’avoir des ennuis avec la justice).

Un livre très pessimiste, mais d’une immense lucidité, sur le sujet a été publié voici quelques mois dans le monde qui parle anglais.

Il a été, malgré le contexte que je viens de décrire, traduit et publie en langue française récemment, et j’en recommande très vivement la lecture à ceux qui veulent comprendre.

Son auteur est Douglas Murray, membre comme moi du Gatestone Institute, aux États-Unis.

Ce livre s’appelle « L’étrange suicide de l’Europe ».

En le publiant, les Éditions du Toucan ont fait un acte de salubrité qui doit être salué.

Je publierai bientôt sur le même thème, et sous un angle d’approche complémentaire, un autre livre appelé « Comment meurt une civilisation ».

Le pessimisme et la lucidité de Douglas Murray, et ce que j’y ajoute dans mon livre à venir, ne susciteront sans doute pas un sursaut, mais ils permettront d’ouvrir les yeux à ceux qui ne l’ont pas encore fait.

Douglas Murray dit que, durant le cours de la vie de ceux qui sont nés en Europe, ne sont pas musulmans, et sont vivants aujourd’hui, l’Europe aura cessé d’être l’Europe.

Je ne suis pas loin de partager son diagnostic. Et tout en ne voulant pas fermer la porte à tout espoir, je dois reconnaître que la porte se ferme rapidement, et risque fort d’être bientôt pleinement fermée.

Guy Milliere

Texte repris du site les4verites.com

Un Allemand tué par deux étrangers : des milliers de manifestants expriment leur colère

28/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Des personnes ont été blessées par des engins pyrotechniques et des projectiles lors d’un rassemblement sous haute tension de milliers de sympathisants patriotes lundi soir à Chemnitz, au lendemain d’une « chasse collective » aux immigrés dénoncée avec véhémence par Angela Merkel…

« Merkel doit partir« , scandaient certains manifestants, arborant des drapeaux allemands, du parti AfD, et des pancartes telles que : « Arrêter le flot de demandeurs d’asile » ou « Défendre l’Europe !« .

Mot d’ordre de ce rassemblement organisé par le mouvement Pegida : exiger que le gouvernement allemand garantisse « la sécurité de ses citoyens » après le meurtre d’un Allemand de 35 ans vraisemblablement commis par deux jeunes étrangers, un Syrien et un Irakien.


Mélenchon veut accueillir les migrants « au nom de la Révolution de 89 » !

Ce dernier week-end d’août, les troupes de Jean-Luc Mélenchon étaient rassemblées à Marseille pour les « AMFiS d’été » de La France insoumise.

Mélenchon, donc. Sans son costume de garde-chasse, mais en chemise bleu ciel infroissable au mistral. Mélenchon-le-teigneux, Mélenchon hargneux, Mélenchon-les-postillons… bref, le Mélenchon comme l’aime la grande presse.

Les médias et Mélenchon, c’est en fait un numéro de duettistes bien rodé. Chacun dans son rôle, les victimes et leur bourreau. « Vas-y, Jean-Luc, fais-moi mal ! Et surtout fais-lui mal : dézingue-le, ce Macron, venge-nous de sa morgue ! »

Il a fait parfaitement le job, Mélenchon, surtout ce samedi. Parfait sur toute la ligne, postillons et vociférations ad libitum. Alors, la presse a respecté le contrat, elle aussi, louant unanimement le seul opposant véritable à la politique du gouvernement, martelant que le patron de La France insoumise avait « appelé à faire des élections européennes un véritable référendum anti-Macron ».

Et après ? Rien. C’est là, justement, où c’est intéressant : rien du côté de la presse, rien non plus du côté de Mélenchon.

Car le bonhomme, s’il a parlé « du changement climatique » et dénoncé la politique de Macron, a aussi parlé d’immigration. Pour nous culpabiliser et traiter en substance les Français de salauds d’égoïstes, une fois de plus – ce que personne n’a jugé bon de relever.

« Un sujet qui est, paraît-il, délicat pour nous – il ne l’est nullement ! –, c’est celui des vagues d’immigration auxquelles nous assistons », dit Mélenchon pour introduire la chose qui n’intéresse personne.

Habile orateur, comme toujours, il martèle sa phrase choc : « Notre position est la suivante. » L’auditeur est en haleine… mais rien ne vient, sinon la critique du (large) camp d’en face : « Votre attitude est irraisonnable parce qu’elle est irraisonnée. Vous comptez sur la peur parce que vous espérez submerger toute la discussion politique par un sentiment de peur d’une invasion QUI N’EXISTE PAS ! »

Reconnaissons que c’est habile. Critiquer sans jamais se mouiller, c’est tout un art. Mélenchon poursuit : « Oui, il y a des vagues migratoires. Oui, elles peuvent poser de nombreux problèmes aux sociétés d’accueil. Elles posent de nombreux problèmes quand certains s’en servent pour faire du profit sur le dos des malheureux. » Il poursuit, écumant : « Honte à vous, qui nous parlez d’appel d’air. Parce qu’on n’a pas rejeté les gens à la mer, parce qu’on ne les a pas laissés mourir sur place, ce serait un appel d’air ! Bravo, l’Aquarius ! Bravos, SOS Méditerranée ! À bas la cruauté indigne de ceux qui décident, contre le droit de la mer le plus permanent… » Etc.

Enfin arrive un début d’engagement au nom de « la révolution de 89 qui avait dit “cette terre est la terre de la liberté” ». Alors, qu’on se le dise, « il n’y aura pas d’exception pour La France insoumise. Le devoir de soutien à la détresse, la protection de tous ceux qui sont dans la misère et le danger est un devoir pour nous quand les gens ont touché le sol sacré de la terre de la patrie. »

Car tous les migrants, dit Mélenchon, sont nos victimes : « Qui les a fait partir ? L’Europe, les États-Unis, le capitalisme, et je vais vous en donner une preuve immédiate », ajoute-t-il : « On met plus d’argent pour s’occuper de l’opération Barkhane qu’on en met dans l’aide au développement des pays qui se trouvent dans cette zone. »

Faux : chaque année, 40 % de l’aide publique au développement générée par la Commission européenne est destinée à l’Afrique. Dans un rapport de l’OCDE daté de 2015, on lit aussi que s’il y a trois fois plus de chômeurs chez les immigrés, c’est en raison de leur faible niveau d’études et de compétence : cela coûte 0,5 point de PIB à la France. Rien à voir, par exemple, avec un pays comme le Canada « qui pratique une immigration hautement sélective et attire des Asiatiques et des Européens ».

Mais ce sont là des nuances qui n’intéressent pas Mélenchon.

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Terrorisme : « Combien de chauffeurs RATP prêts à passer à l’acte ? », par Caroline Parmentier

Nos lecteurs connaissent bien Ghislaine Dumesnil, ancienne machiniste RATP (jusqu’en 2015) qui a courageusement dénoncé l’islamisation de cette entreprise publique dans laquelle on trouve le plus grand nombre de fichés S de France.

— En apprenant l’attentat de Trappes jeudi dernier, vous avez reconnu Kamel Salhi ?

— Les attaques au couteau et les égorgements en France c’est quasiment tous les jours, mais on n’en entend pas toujours parler, comme pour l’assassinat d’Adrien à Grenoble qui n’a commencé à prendre de l’ampleur que grâce aux médias alternatifs et aux réseaux sociaux. Cette fois, en entendant l’info sur BFM TV et en faisant des recherches, j’apprends que le tueur avait travaillé à la RATP, sur une ligne de Puteaux. Puteaux c’est mon ancien dépôt, celui de Nanterre. Je suis allée voir son profil Facebook et quand j’ai vu sa photo, je l’ai reconnu. J’ai travaillé avec lui, je l’ai côtoyé au moment même où je dénonçais les barbus et les avancées de la charia à la RATP. La situation était très mauvaise pour moi, certains musulmans étaient très agressifs, ont cessé de m’adresser la parole et m’ont mise en quarantaine. J’étais une cible toute désignée et j’ai réalisé que je côtoyais quelqu’un qui était tout à fait capable de me tuer pour ce que j’avais dit. Ça m’a fait froid dans le dos.

— Vous n’avez pas attendu les attentats du 13 novembre 2015 et que l’on découvre que Samy Amimour, l’un des djihadistes du Bataclan, avait travaillé à la RATP pendant 15 mois, pour dénoncer dans une vidéo puis dans votre livre la montée du communautarisme islamiste parmi les chauffeurs de bus de la RATP. Que se passait-il sur votre lieu de travail ?

— Je suis arrivée à la RATP en 1999. C’est le moment où s’est mise en place l’embauche par la discrimination positive et nous avons vu arriver de plus en plus d’agents issus de l’immigration et musulmans. La RATP voulait, notamment en banlieue, que les chauffeurs soient « à l’image des voyageurs ». Les agressions venant essentiellement de « jeunes » des quartiers dits sensibles majoritairement issus de l’immigration, la « bonne idée », pensaient-ils, était de les embaucher pour les insérer socialement, les occuper et diminuer le nombre des agressions. La direction pensait qu’ils respecteraient plus leurs coreligionnaires au volant des bus que les chauffeurs français de souche accusés d’être des racistes peu compréhensifs face à leurs agresseurs ! Ils se sont totalement et gravement plantés.

— Vous avez assisté en fait à l’islamisation de l’entreprise publique RATP ?

— Ils ont importé à la RATP les mœurs et les problèmes des cités. Ils ont brisé l’esprit de corps, l’esprit d’équipe de l’entreprise en y installant le communautarisme, le prosélytisme et la guerre quotidienne entre les musulmans et les non-musulmans. Il y a des pratiques qui ne sont pas compatibles avec la laïcité au sein de l’entreprise ni avec le travail, et qui rendent la promiscuité professionnelle insupportable. Les ablutions, les prières plusieurs fois par jour, les fameux gobelets purificateurs (NDLR : Dans le service RATP où travaillait Ghislaine Dumesnil, les toilettes étaient régulièrement bouchées par les gobelets en plastique des distributeurs, utilisés par les musulmans pour purifier leur sexe avant d’aller se prosterner). Mais aussi le refus de saluer les femmes, de leur parler, de conduire un bus après elle. Le ramadan qui casse le service public parce qu’il y a beaucoup plus de malades et d’accidents du travail à cette période. Et qui met en danger la vie d’autrui parce que, quand on ne boit pas et qu’on ne mange pas, on est beaucoup moins performant. Quand on conduit un poids lourd on doit être au meilleur de sa forme.

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Marre des faux-culs : #BalanceTonTartuffe, par Ivan Rioufol

Quoi de neuf ? Molière. La réplique de Sacha Guitry reste d’actualité, à voir les Tartuffe ne vieillir jamais. Les donneurs de leçons s’épargnent souvent de s’appliquer ce qu’ils ordonnent aux autres. C’est ainsi que les moralistes ont repris leur combat contre l’Eglise catholique, qui ne cesse de s’excuser des crimes pédophiles commis par des membres du clergé. Lundi, le Pape a publié une lettre pour condamner à nouveau ces actes. Ces violences sont répugnantes et doivent être sanctionnées. Mais qui demandera en retour à la gauche de rendre des comptes pour avoir, jadis, promu la pédophilie ? Dans les années 70-80, pétitions et articles étaient publiés dans Libération ou le Nouvel Observateur pour défendre la liberté sexuelle, y compris avec des fillettes de 6 ans. De beaux esprits ont apposé leur nom sous cette cause sordide. De la même manière, nombreux sont les « humanistes » qui promeuvent l’accueil des « migrants », en se gardant d’en héberger ou d’en parainner. Les plus cyniques vivent dans des quartiers où la « diversité » est tenue à distance.

Il faut aussi dire un mot des Tartuffe qui ont lancé Media, ce site web-télé proche de Mélenchon, qui prétendait inventer une nouvelle presse. En réalité, les censures, les purges et les embrouilles financières ont été le lieu commun de cette « aventure démocratique » qui a viré à la farce et sombre dans une querelle de gros sous.

Mais le pompon a été décroché, cette semaine, par l’actrice et réalisatrice italienne Asla Argento, fer de lance dans la dénonciation des pratiques machistes du producteur américain Harvey Weinstein et dans la promotion du mouvement #MeeToo, version anglo-saxonne de #BalanceTonPorc. Lundi, le New York Times a révélé que Asia Argento, qui fut une des premières à porter plainte contre les agressions sexuelles de Weinstein, se serait elle-même lassé aller à un semblable comportement sur l’acteur Jimmy Benett, mineur à l’époque des faits. Le viol présumé, commis par la dénonciatrice, se serait déroulé dans sa chambre, au Ritz Carlon de Marina del Rey (Californie). La jeune victime aurait porté plainte pour agression sexuelle. Afin de couper court à cette affaire, l’actrice aurait indemnisé récemment Benett à hauteur de 380.000 dollars.

Si Asia Argento ne conteste pas le versement de cette somme, elle dément en revanche, dans un communiqué publié mardi, « toute relation sexuelle ». Il n’en reste pas moins que le combat des néo-féministes contre les hommes, vus comme des prédateurs sexuels en puissance, rejoint ici la cohorte des pharisiens qui s’exonèrent volontiers de leur propre turpitude. Tous ces faux-culs sont méprisables. Vite : #BalanceTonTartuffe.

Ivan Rioufol

Texte daté du 22 août 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Suède : les populistes vers un record aux législatives ?

27/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Les Démocrates de Suède devraient réaliser un score historique aux législatives du 9 septembre prochain.

Selon les sondages, le parti anti-immigration de Jimmie Åkesson arriverait en deuxième ou troisième position avec à 20 % des voix.

Le Démocrates de Suède dénonce la politique migratoire du gouvernement et l’accueil de 300 000 réfugiés depuis 2015.


« Éducation aux médias », le camp du Bien s’inquiète et accélère

Alors que les attaques politiques s’accentuent contre la remarquable partialité des médias dominants – comme le montre le post de Jean-Luc Mélenchon dans son blog fin février 2018 – les médias mainstream organisent coûte que coûte leur défense. Illustration sur le blog Focus Campus du Monde du 3 mars 2018.

Fillon battu par la campagne des médias ?

Après quelques propos lénifiants et qui n’engagent à rien « les journalistes sont parfois irritants voire insupportables » et quelques portes ouvertes bien enfoncées « Bref, les journalistes sont loin d’être parfaits » (sic), l’auteur en vient à sa défense et illustration du quatrième pouvoir dominant. D’une manière involontairement comique il accrédite la thèse que Fillon a été battu non par le vote mais par la pression médiatique. « Sans les médias…notre pays serait sans doute présidé aujourd’hui par un homme qui a notamment, pendant de nombreuses années, rémunéré son épouse sur des deniers publics… ». Les anciens partisans de François Fillon seront ravis d’avoir confirmation de ce qu’ils affirment depuis le début : la défaite de leur candidat a tout à voir avec une campagne de presse. Certains pourraient crier au complotisme.

Objectif rééduquer et le plus tôt possible

Mais passons, pour venir au thème central du propos. Il est rare dans un seul article d’observer un tel florilège de contre-vérités de l’oligarchie médiatique : les tentatives de régimes étrangers (russes comprend-on) de manipuler les élections, la Pologne qui réprime la presse, les médias qui sont le meilleur rempart contre les fake news, l’auteur empile les contre vérités avec une bonne volonté (nous sommes indulgents de nature) inébranlable.

L’objectif de ce galimatias : la rééducation du bon peuple. Et ceci le plus tôt possible « Le plus tôt sera le mieux : dès le primaire, le collège, le lycée. Et jusque dans l’enseignement supérieur. ». Ceci « pour exercer ce regard critique sur la presse sous toutes ses formes. » Fort bien et qui remplira cette noble mission ? Notamment le « Clemi (Centre de liaison de l’Enseignement et des Médias d’information), un service du réseau Canopé. Depuis 1983, le Clemi est chargé de l’éducation aux médias dans l’ensemble du système éducatif. » Ce même Clemi qui n’est qu’un centre de bourrage de crânes dirigé par d’anciens apparatchiks socialistes. Un organisme que nous avions déjà décortiqué en juillet 2017. Le vieux cheval de retour de l’éducation aux médias avait été remis au goût du jour en 2015 par Najat Vallaud-Belkacem alors ministre de l’éducation nationale. Le réseau Canopé que nous avons étudié en février 2018 est de la même eau : un condensé de bien-pensance militante où l’éducation n’est qu’un prétexte à une propagande massive.

Les servants du Prince

Toujours dans le registre bouffon, l’auteur recrute des aides précieuses : « Un groupe de journalistes volontaires du Monde, en complément de l’initiative « Decodex », effectue ainsi régulièrement des interventions en classe, sur la base de contenus pédagogiques mis à disposition de nos lecteurs. ». Ouh ! Le Decodex financé par Google au service de la démocratie ! Le Monde qui véhicule – comme tout le monde – de fausses nouvelles appelé à la rescousse. Cerise sur le gâteau (ranci), les écoles de journalisme – pour beaucoup des usines à décérébrer (certains résistent) sont appelées à intervenir. Il faut que les médias dominants soient bien inquiets pour appeler à leur secours des formules aussi éculées.

Article repris du site Ojim

Petite fille voilée dans une pub de Gap : où est le vrai scandale ? – Jérôme Barbet (Les Identitaires)

À la fin du mois de juillet, la marque de vêtement « Gap » lançait sa nouvelle campagne publicitaire pour enfants. Elle met cette fois en scène une petite fille voilée qui a immédiatement créé une polémique, y compris jusque dans les rangs de la majorité présidentielle, le parti LREM d’Emmanuel Macron.

Cette affiche gêne en premier lieu les féministes. Comment une petite fille de 10 ans pourrait-elle avoir la liberté de porter le voile ? N’est-il pas le signe d’une assignation de genre, insupportable idée pour les progressistes ? Comment peut-on oser mettre en valeur une petite fille en hijab, alors que des femmes meurent en Iran pour obtenir le droit de l’enlever ?

La plupart de ces interrogations relèvent davantage de l’indignation, ce qui n’est qu’une posture et non un positionnement politique. Aucune analyse n’est faite afin de comprendre pourquoi une telle publicité peut voir le jour, et pour quelles raisons elle est condamnable.

Deux facteurs expliquent essentiellement les motivations de cette campagne. Tout d’abord, Gap n’en est pas à son coup d’essai : l’année dernière, la marque américaine provoquait déjà de nombreux débats en affichant une femme voilée sur ses vitrines. S’il est difficile de savoir si Gap fait sciemment le choix de la polémique afin de faire le buzz et augmenter ses ventes, il est en revanche indéniable que cette entreprise a choisi d’utiliser un marketing communautaire. Dans quel but ? La dimension idéologique est probablement secondaire. C’est avant tout parce que le marché des musulmans présents en Europe et en Occident est un marché en expansion, sur fond d’immigration massive et de natalité élevée. Contrairement aux fables décrivant le capitalisme comme l’instrument de la domination de l’homme blanc sur le monde, celui-ci ne recherche que le profit et la rentabilité, et fait donc logiquement fi de toutes les logiques ethniques. Si faire la promotion du voile engendre une augmentation du chiffre d’affaires, il n’y a aucune raison économique de s’en priver.

D’autre part, si une marque de vêtements aussi renommée peut se permettre une telle provocation, c’est parce que les défenses immunitaires de notre société ne sont pas assez fortes. Une grande partie de nos élites voient d’un bon œil l’islamisation, au nom de principes hypocrites éculés (humanisme et générosité affichée de façade), tandis qu’une grande partie de la classe politique y collabore activement, autant par lâcheté que par calcul électoral cynique. Au fond, Gap ne risque rien. Emmanuel Macron ne va pas procéder à des mesures de rétorsion économiques contre la marque, et il est assez compliqué de lancer une campagne de boycott d’ampleur à l’heure de la société liquide qui rend quasi impossible tout dépassement de l’individu isolé ne se préoccupant que de son intérêt propre .

Néanmoins, si les identitaires s’opposent également à cette campagne qui a pour effet de normaliser le voile – voire de le rendre fun et fashion – ce n’est pas au nom d’une idéologie féministe datée, ni de considérations ubuesques autour de la notion floue de « genre » ni non plus au nom d’un positionnement progressiste, paravent de toutes les idéologies de destruction des civilisations enracinées. Nous nous opposons au voile, non pas pour « libérer » les jeunes filles issues de familles musulmanes mais par volonté de lutter contre l’islamisation et l’islamisme. Ces codes vestimentaires et religieux, n’ont rien à faire en Europe. C’est au nom de notre identité, de notre culture et de nos traditions que nous nous opposons, que nous voulons rappeler et marquer tout ce qui nous distingue. Nous devons poser des limites, et l’interdiction du voile dans l’espace public (comme nous l’avions proposé dans l’ouvrage « 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration ») en fait partie.

Enfin, le problème n’est pas tant cette campagne de Gap que les millions de musulmans présents en France et en Europe susceptibles d’acheter leurs produits. Encore une fois, « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » Le plus sûr moyen de ne plus voir des grandes marques « draguer » ces segments de marché de la population, c’est de stopper l’immigration et d’engager la remigration, c’est-à-dire le retour dans leur pays d’origine d’une majorité d’extra-européens présents sur notre continent. La lutte pour la survie de notre civilisation n’est pas uniquement dirigée contre certaines manifestations visibles et bruyantes de la présence musulmane en Europe, mais aussi et avant tout contre sa cause.

Jérôme Barbet

Texte repris du site de : Les Identitaires

Nicolas Dainville : « Trappes est la ville la plus djihadiste d’Europe »

Nicolas Dainville est le jeune conseiller départemental LR des Yvelines, conseiller municipal de La Verrière et élu de terrain, que l’on a vu en première ligne dans les médias après l’attentat de Trappes. Il a reproché à Gérard Collomb sur BFM TV d’avoir passé sous silence la radicalisation du tueur, Kamel Salhi. Caroline Parmentier lui a posé certaines questions.

— Vous avez déclaré après l’attentat de Trappes que c’était « la ville la plus djihadiste d’Europe » avec 67 habitants qui ont rejoint Daesh. Comment expliquez-vous que Trappes soit tombé dans un repli communautaire aussi marqué ?

— Il y a à Trappes une certaine culture politique de gauche qui cherche à faire des jeunes des victimes plutôt qu’à les responsabiliser. Et qui n’incite ni à l’entreprenariat ni à l’initiative. Résultat : on a une jeunesse aujourd’hui qui est totalement livrée à elle-même et qui, en perte de repères, trouve refuge dans une pratique très rigoriste de l’islam. J’ajouterai un aveuglement pendant des années de la part des pouvoirs publics en général sur l’implantation de groupes radicaux dans la ville, que ce soit d’anciens membres du GIA algérien, les Frères musulmans, les Tablighis ou des groupes salafistes. Ils ont eu une autoroute pour s’implanter qui a conduit à cette radicalisation et à ce repli communautaire. Ce qui inquiète beaucoup d’habitants. Il y a une majorité silencieuse à Trappes qui en souffre beaucoup.

— Est-ce que vous confirmez qu’il y a une infiltration des profils radicalisés dans les associations, qui tendent la main aux familles en difficulté ou au chômage ?

— Oui, il est clair que beaucoup d’associations ont en leur sein certains membres qui pratiquent un islam radical. Des associations « de solidarité » mais dirigées par des tenants d’un islam rigoriste.

— Que pensez-vous du profil de Kamel Salhi, le tueur de Trappes dont le ministre de l’Intérieur nous dit que c’est un déséquilibré ?

— Même s’il s’agit d’un véritable déséquilibré qui avait des antécédents psychiatriques inquiétants, interné je crois à l’hôpital Charcot de Plaisir (78), profil psychologique fragile confirmé par les habitants sur le terrain, ce serait une erreur de minimiser sa radicalisation qui a joué un rôle dans son passage à l’acte. Ce que j’ai regretté des propos de Gérard Collomb c’est qu’il privilégiait uniquement ce côté déséquilibré et passait totalement sous silence ce côté radicalisation qui n’est pas anodin compte tenu du profil de l’agresseur : son mode opératoire, le cri d’Allah Akbar, sa présence sur le fichier des radicalisés (FSPRT), puisqu’il était connu pour « apologie du terrorisme ».

— Précisément, avez-vous l’information selon laquelle Kamel Salhi était agent de la RATP (tout comme Samy Amimour, l’un des assassins de masse du Bataclan) et avait été licencié par la RATP en 2016 pour avoir arrêté son bus sur la ligne de Puteaux et hurlé à des usagers : « Par Allah, vous allez tous mourir » ?

— De source sûre il était fiché pour radicalisation et pas pour déséquilibre. J’appelle Gérard Collomb à ne pas minimiser sa radicalisation qui est importante pour justifier son geste.

— Vous demandez à l’Etat des actes concrets, lesquels ?

— Il y a des actes nationaux bien sûr, qu’il faut poser. Moi, je suis un élu local et au niveau local il faut une frontière forte entre les associations cultuelles et les pouvoirs publics. Il y a aujourd’hui beaucoup trop de porosité. Certains élus voient la population musulmane uniquement comme une clientèle électorale et pas comme des vrais citoyens. Ça a été la culture de la gauche pendant des années, à l’image de Benoît Hamon, de considérer la communauté musulmane (qui est d’ailleurs assez multiple) comme une vraie clientèle électorale, en lui promettant tout et n’importe quoi, en attendant des voix en échange, ce qui n’est d’ailleurs pas très respectueux pour elle et ce qui est une triste vision de la démocratie. Ce sont des liaisons dangereuses, des liaisons malsaines qui conduisent à toutes sortes de dérives et entravent le principe de laïcité dans de nombreux cas. Il faut des élus vigilants et forts sur le principe de laïcité. Il faut être vigilant en termes de financement et ne pas donner dans les dérives des baux emphytéotiques ou des prêts de salles municipales pour en faire des salles de prière. La question éducative est également essentielle. Je pense que l’initiative des écoles Espérance banlieues (NDLR : accusées par L’Humanité d’être gérés par « la droite catholique et réactionnaire ») est une très bonne réponse aux maux de la jeunesse avec cette transmission de la culture française, de l’amour du pays, de la confiance en soi. Je pense que c’est une réponse importante à démultiplier dans nos banlieues. La réponse économique est également importante puisqu’à Trappes il y a plus de 20 % de chômage, un important trafic de drogue et des guerres de bandes. Il faut une réponse à la fois sécuritaire, éducative et économique.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 24 août 2018