Plus de race, plus de racisme !, par Guy Rouvrais

Ce sera un grand progrès de la conscience universelle, si le Parlement réuni en congrès y consent : la fin d’un racisme inlassablement traqué. En effet, la commission des lois de l’Assemblée nationale, à l’unanimité, a décidé de purger 1a Constitution du mot « race » figurant dans son article 1er : « La France […] assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de race. »

S’il n’y a plus de race, il n’y aura donc plus de racisme et de poursuites de ce chef. Ce serait logique ! Eh bien non ! Le rapporteur du texte, Yaël Braun-Pivet (LREM), a assuré que la suppression « n’affaiblirait pas l’arsenal juridique » dans la lutte contre le racisme. Bien que les races n’existent pas, on pourra donc continuer à être poursuivi pour racisme. Simplement, le mot « race » dans la Constitution serait remplacé par « origine », ce qui recouvre un champ plus vaste et offre donc l’occasion de saisir la justice plus souvent.

Si le nouveau texte était déjà adopté, ce serait, à n’en pas douter, le président Macron qui en eût été la première victime ; n’a-t-il pas dit au pape : « Les Bretons, c’est la mafia française » ? Et ce n’était pas sous le sceau de la confession. Le chef de l’Etat imputait donc à tous les individus d’origine bretonne une caractéristique négative et diffamatoire en les assimilant à une organisation criminelle. Il aurait dit « des » Bretons, au lieu de « les Bretons », il ne tombait pas sous le coup de la loi… future. Néanmoins, il a affirmé qu’il souhaite « voir aboutir » la suppression du mot « race », espérant réussir là où son prédécesseur avait échoué, Hollande aussi ayant souhaité ce retrait. S’il veut en expurger la Constitution, il ne l’a pas banni de son vocabulaire ! Lors de la campagne présidentielle ne déclarait-il pas, en avril 2017 : « François Fillon a été ministre d’à peu près tout, finalement, il veut faire autre chose, je ne suis pas de cette race-là, je dis non » ?

Sacha Houlié, rédacteur LREM de l’amendement, se félicite : « Nous avons obtenu un large consensus pour toiletter l’article 1er qui correspondait à une Constitution du XXe siècle. » Car les races qui existaient au siècle dernier ont disparu dans notre merveilleux XXIe siècle ! Au XXe siècle, on enseignait aux collégiens qu’il existait des races humaines, au nombre de cinq, ayant chacune des caractéristiques spécifiques, et nul ne voyait dans ces affirmations quelque racisme que ce soit. C’est aussi l’époque où on savait la différence entre distinction et discrimination, alors qu’au XXIe siècle on confond les deux.

Si en 1946, la République restaurée a voulu introduire la notion de race, c’est pour dénoncer le racisme, le nazisme plus précisément. Le préambule de la loi fondamentale l’affirme expressément : « Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race… » Le XXe siècle, c’était aussi cela, M. Houlié…

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 29 juin 2018

L’affaire téléguidée de l’« Action des Forces Opérationnelles » : vers une mise au pas de nos forces de sécurité ?

29/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La spectaculaire – et hyper médiatisée – arrestation des membres de l’« Action des Forces Opérationnelles » cache-t-elle une volonté du régime de contrer une possible dérive « islamosceptique » de nos forces de sécurité ?

Rappelons brièvement les faits : Au petit matin du dimanche 24 juin dernier, dix personnes – dix, pas une de plus – venues des rangs de « l’ultra-droite » (sic) étaient placées en garde à vue après un coup de filet mené sur l’ensemble du territoire national. Avec une coordination qui fait plaisir à voir, différents services du renseignement intérieur ont opéré en région parisienne, Charente-Maritime, Corse du sud, et dans la Vienne. Ces dix personnes, qui appartiennent toutes à un groupuscule nommé « Action des Forces Opérationnelles » (AFO), sont suspectées d’avoir voulu s’en prendre à des cibles musulmanes. Dès dimanche soir, dans un gazouillis élogieux, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb félicitait les services de la DGSI pour cette opération, qui prouve que ladite DGSI est capable d’être efficace, pour autant qu’elle en reçoit l’ordre. Rappelons que lors du défilé du 1er mai dernier à Paris, quelque 1200 « Black Bloc » avaient pendant plusieurs heures tout saccagé sur leur passage. Curieusement, ladite DGSI n’avait rien vu venir.

A la manœuvre également, l’ensemble de la presse du régime, Mediapart en tête

Dès lundi matin, le site islamocompatible Mediapart, par ailleurs l’un des deux principaux passe-plats du régime avec le Canard Enchaîné, publiait sur cinq pleines pages un article particulièrement bien documenté, sur l’AFO et ses ramifications supposées dans « l’ultra droite ». L’article rappelle que, le 9 avril dernier, Mediapart alertait sur « la résurgence de la mouvance de l’ultra-droite » et révélait que la DGSI avait « une cinquantaine de policiers, gendarmes et militaires » parmi ses « objectifs » suivis pour leurs liens avec « l’extrême droite violente ». Mediapart cible plus précisément le mouvement des Volontaires Pour la France (VPF), présidé par ses deux co-fondateurs, le général Antoine Martinez et Ivan Blot, bien connus des auditeurs de Radio Courtoisie.

Le général Martinez intervient en effet dans chacune des éditions de votre Libre Journal de l’Identité, cher Henri, où il tient sa Tribune de la France Résistante.

Mediapart souligne qu’« À l’automne 2017, Dominique Copain et Guy Sibra, deux recruteurs des VPF, ont créé [l’AFO], destinée à mener de réelles opérations clandestines. Selon nos informations, poursuit le média en ligne, les deux hommes font partie des dix gardés à vue. ». Mediapart omet de préciser que la création de l’AFO par MM. Copain et Sibra est postérieure à leur exclusion des VPF en octobre 2017. Selon Mediapart: « Les services de renseignement ont dû sensibiliser plusieurs administrations, parmi lesquelles les différents corps d’armée, la police, la gendarmerie, les douanes, ainsi que l’administration pénitentiaire [afin] de prévenir le recrutement de tout nouveau policier ou militaire déjà recensé comme figurant dans cette mouvance ». Et Mediapart d’enfoncer le clou : « L’« entrisme » de « l’extrême droite violente » au sein des forces de sécurité préoccupe la DGSI, les Renseignements territoriaux et la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris. ».

But probable de ce discours : intimider tous ceux qui, dans l’armée, la gendarmerie, la police et l’administration pénitentiaire seraient susceptibles de prêter une oreille coupablement complaisante sur les supposés dangers qu’une présence musulmane massive ferait courir à notre pays. Dans un communiqué commun publié hier, le général Antoine Martinez et Yvan Blot déclarent : « Nous continuerons à nous faire entendre, nous poursuivrons notre action et notamment celle de lanceurs d’alerte, mais nous la conduirons également sans relâche pour convaincre les Français de la nécessité d’un sursaut collectif, et par conséquent nous les appelons à nous rejoindre. ».

Selon Renaud Girard, le trafic de clandestins génère pour les mafias un chiffre d’affaire plus important que celui de la drogue

29/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
C’est dans un éditorial en date du 18 juin dernier, éditorial intitulé « Immigration : arrêtons l’appel d’air européen ! », que ce journaliste du Figaro, connu pour son franc parler, fait cette révélation.

Une info dérangeante qui n’a quasiment pas été reprise.

Renaud Girard a également déclaré :

On n’a jamais consulté les français et les européens pour savoir si ils souhaitaient une #immigration de masse. Il y a un déni de démocratie.


Menaces pour la démocratie : les populismes ou les migrations, qu’en disent les médias

Chaque semaine, une réalité apparaît : la question migratoire, et non pas « crise » tant la situation paraît organisée, menace la démocratie. Parce qu’elle ferait progresser les populismes, disent les médias officiels. Ne serait-ce pas plutôt ces migrations qui, elles-mêmes, sont une menace pour les démocraties ?

Entre procès d’un demandeur d’asile assassin d’une adolescente à Cologne, arrestation et extradition d’un autre meurtrier du même acabit, anti trumpisme généralisé concernant sa politique migratoire, fake news à la Une des magazines (une enfant « mexicaine » – mais qui ne l’est pas – « séparée » de ses parents mais qui n’est pas séparée en réalité), pérégrinations de l’Aquarius et autres navires semblant se multiplier, crise au sein de LR au sujet de « l’identité », accouchement somptueusement médiatisé d’une ivoirienne dans le RER (à partir de 2’) à Paris, vivre ensemble multiethnique trans à l’Elysée, mini sommet de crise (boycotté par des pays de la Mitteleuropa faisant preuve de responsabilité sur ces questions) préfigurant un sommet européen fin juin ou, il y a peu, escalade de façade d’immeuble par l’un des supposés sauveteurs de l’Europe de demain, les semaines se suivent et se ressemblent : la question des migrants occupe l’essentiel de l’espace public. Et cette occupation, symbolique dans l’espace médiatique, mais aussi concrète dans nombre de villes et bientôt de villages, hérisse de plus en plus le poil des peuples européens. Partout, le cri des peuples dit : l’immigration, ça suffit. Les médias officiels entendent-ils aussi peu ce cri que les « élites mondialisées » d’Europe de l’Ouest ? Difficile d’en douter quand, au sujet des migrations entre Mexique et États-Unis, L’Obs peut trouver légitime une fake news telle que celle de la petite fille prétendument séparée de ses parents. Que la photo soit utilisée de manière frauduleuse et qu’elle soit sans rapport avec la question de la séparation des enfants migrants et de leurs parents n’est pas un souci pour l’hebdomadaire. À ce compte-là, pourquoi ne pas publier n’importe quelle photo pour n’importe quel événement ?

Un ordre du jour simple : les migrants

Les européens et les médias officiels n’ont qu’une question importante à l’ordre permanent du jour : les migrants. Un ordre du jour cependant pour le moins orienté. Pire, un ordre du jour dont les effets sont favorisés tant par ces médias que par une partie des gouvernements européens, autour de Monsieur Macron et de Madame Merkel, cette dernière étant prise dans un scandale . Petit tour de piste dans les médias officiels, semaine du 18 au 23 juin :

– Le Monde : le week-end du 17-18 juin, le quotidien considère que la question de l’Aquarius se résume à un « piège » tendu par l’extrême droite. Le lendemain, Le Monde, publie une photo émotionnelle en Une, pour annoncer un dossier de trois pages, dossier en forme de récit à bord du bateau. Le titre ? « L’Odyssée ». Le quotidien a des références grecques antiques semble-t-il, même si sur la photo les revenants de la prétendue actuelle guerre de Troie sont africains et pour nombre d’entre eux musulmans.
– Même axe dans Marianne : un récit à bord de l’Aquarius, reportage de trois semaines qui insiste néanmoins sur le naufrage de la politique migratoire européenne.

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Expropriation des fermiers blancs en Afrique du Sud

29/06/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Mardi dernier, le parlement sud-africain a voté -avec une majorité écrasante- la possibilité de réquisitionner de force les terres des fermiers blancs pour les redistribuer aux noirs, au nom des souffrances passées.

A noter que lorsque les premiers colons blancs, les Boers, sont arrivés dans cette région de l’Afrique, une grande partie de ces terres étaient désertes et/ou en tout cas inutilisées.

Si les médias européens n’ont à aucun moment relayé l’information, qui est pourtant un cas flagrant de racisme primaire, l’Australie s’est dite prête à accueillir toutes personnes s’étant faîtes spoliées de ses terres.

Un score formidable pour la Ligue en Toscane, par Pierre Malpouge

Dimanche, lors du second tour de municipales partielles, les villes de Pise, Massa, Sienne et beaucoup d’autres villes qui étaient des bastions historiques de la Toscane dite « rouge » sous la férule du Parti démocrate (PD), ex-Parti communiste italien, et ceci depuis 70 ans, ont changé de cap et seront désormais administrés par la droite nationale – la Ligue – de Matteo Salvini et de ses alliés.

Un changement radical, un revirement vertigineux. Un raz de marée insufflé par Matteo Salvini, le nouveau ministre de l’Intérieur dont le discours de fermeté face à l’invasion migratoire a conquis un électorat excédé de voir débarquer sur ses côtes toute la misère du monde et exacerbé par l’insécurité – mais aussi par la crainte de voir « leur cadre de vie et leur identité nationale menacés par les étrangers, les migrants et les Roms », comme a expliqué Matteo Salvini, accusant au passage les ONG humanitaires d’être « complices des trafiquants [passeurs] » – qui organisent l’acheminement de ces milliers de migrants. Un électorat d’autant plus excédé qu’il se sent, se sait, abandonné par une Europe (« le souk de Bruxelles », dixit Matteo Salvini) désormais en pleine implosion face à cette crise migratoire et à ce que ses dirigeants actuels appellent la « montée des populismes ».

En moins de quatre mois, Matteo Salvini est parvenu à montrer la voie et à renvoyer dans les cordes, dans l’ensemble du pays, les sociaux-démocrates du PD (même Le Monde ne peut que le reconnaître). Un Parti démocrate qui va de défaites écrasantes en défaites de plus en plus cuisantes. Le Mouvement 5 Etoiles, qui se veut non conformiste et ni à gauche ni à droite, allié de la Ligue pour la conquête du pouvoir à l’échelle nationale, semble souffrir lui aussi des victoires successives de la Ligue, des victoires de plus en plus nettes. En Sicile, le recul du Mouvement 5 Etoiles est spectaculaire. C’est une coalition locale conduite par Fratelli d’Italia (mouvement classé à l’extrême droite de l’extrême droite, par nos commentateurs politiques !) qui a supplanté le M5S à Raguse, chef-lieu de province, que son fondateur, Peppe Grillo, considérait pourtant comme un « modèle » de gestion populiste.

Une voix qui porte jusqu’en Libye

Un succès national et une voix qui porte au-delà des côtes italiennes.

Lundi, c’est un Matteo Salvini omniprésent qui s’est déplacé en Libye où il a rencontré les autorités libyennes et constaté que celles-ci font bien leur travail. Quant à la création de centres de regroupement (hotspots) des candidats à l’émigration en Libye, Matteo Salvini, estimant que la Libye et l’Italie « ont un problème commun, avec l’immigration illégale et les intérêts criminels des trafiquants », a affirmé qu’ils devraient être installés « au sud de la Libye pour éviter que Tripoli ne soit congestionné, comme l’Italie ».

Des propos offensifs contre la submersion migratoire qui se sont transformés en succès diplomatique pour Matteo Salvini auprès des autorités libyennes, ces dernières refusant désormais « catégoriquement » la proposition de la Commission européenne d’installer des « hotspots » dans les « pays de passage ». Une identité de vue entre Rome et Tripoli, notamment sur ce que l’on pourrait appeler les « trafiquants d’ébène » qualifiés de « bandes criminelles dangereuses » par Ahmed Miitig, Vice-Premier ministre libyen.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 28 juin 2018

Des passages piétons parisiens peinturlurés aux couleurs du mariage homosexuel

28/06/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
A l’occasion du défilé des associations LGBTQ (lesbiennes, bi, gay, transsexuel, queer), les passages piétons du quartier du Marais à Paris ont été repeints aux couleurs de ces associations militantes.

Ces graffitis devaient être éphémères, mais la mairie a annoncé son intention de rendre ces coups de peintures permanents.

Anne Hidalgo déclaré vouloir adresser aux communautés concernées “un signal résolument positif et bienveillant”.

Est-ce une façon pour la mairie de Paris de faire oublier aux parisiens les retentissants échecs du nouveau Vélib et de l’Autolib, les vélos et voitures proposés en location à courte durée ?


Réflexions sur la migration africaine dans une Europe « terre à prendre », par Bernard Lugan

Les actuelles arrivées de migrants africains en Europe constituent les prémices d’un phénomène massif qui va connaître une amplification considérable dans les prochaines décennies.

Laissons parler les chiffres :

– Avec un taux de croissance de 4% la population africaine double tous les 18-20 ans.
– Au Niger, pays désertique où le taux de fécondité est de 7 enfants par femme, la population était de 3 millions d’habitants en 1960 et elle sera de 40 millions en 2040, puis de 60 millions en 2050.
– En Somalie, le taux de reproduction est de 6,4 enfants par femme et en RDC, il est de 6,1.
– En Algérie le programme de planification familiale avait permis de faire baisser l’indice synthétique de fécondité de 4,5 enfants par femme en 1990, à 2,8 en 2008. Or, avec la réislamisation du pays, depuis 2014, il a rebondi à 3,03.

Résultat :
– D’ici à 2030, l’Afrique va voir sa population passer de 1,2 milliard à 1,7milliard, avec plus de 50 millions de naissances par an.
– En 2100, avec plus de 3 milliards d’habitants, le continent africain abritera 1/3 de la population mondiale, dont les trois quarts au sud du Sahara.

Pour des centaines de millions de jeunes africains, la seule issue pour tenter de survivre sera alors l’émigration vers l’Europe.

Bloqués par leurs pré-supposés idéologiques et moraux, les dirigeants européens qui s’obstinent à ne pas tenir compte de cette réalité, ont choisi de s’accrocher au mythe du « développement ». En France, des Insoumis au Front national, tous défendent ainsi -certes à des degrés divers-, le postulat du développement ralentisseur migratoire. Et tous sont dans l’erreur.
Comme je l’ai expliqué dans mon livre « Osons dire la vérité à l’Afrique »[1], le développement de l’Afrique est en effet une illusion et parfois même une escroquerie intellectuelle et politique.

Pour deux grandes raisons :

1) A supposer qu’il ait une efficacité, le « développement » ne pourrait en effet avoir que des résultats à très long terme. Or, il y a urgence.

2) Tout a déjà été tenté en ce domaine depuis les indépendances, il y a plus de six décennies de cela. En vain car, en dépit des sommes abyssales déversées pour tenter de la faire « démarrer », l’Afrique régresse.

Loin de se développer, l’Afrique s’appauvrit globalement année après année

Selon les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) adoptés en 2000 par 189 Etats, aucun recul de la pauvreté africaine ne peut être envisagé sans un minimum de croissance annuelle de 7% soutenue durant plusieurs années.
Conclusion : comme il faut une croissance de 7% par an pour simplement commencer à réduire la pauvreté, le calcul est vite fait, année après année, il manque donc à l’Afrique entre 3 et 4% de croissance pour atteindre l’objectif des OMD.
Donc, loin de se combler, la pauvreté africaine augmente et cela d’autant plus inexorablement que la démographie galopante y efface les quelques gains de croissance.

Comment prétendre développer l’Afrique quand les investisseurs s’en détournent ?

Le discours politique répétitif est l’appel à l’investissement « moteur du développement », mais comme les investisseurs n’investissent pas en Afrique, nous restons donc dans le domaine incantatoire.

Dans son rapport de mai 2018, la BAD (Banque africaine de développement) souligne ainsi que pour les investissements dans le seul domaine des infrastructures, l’Afrique a besoin annuellement de 170 milliards de dollars d’IED (Investissements étrangers directs), alors que, au total de tous ses postes, elle n’en reçoit que 60 mds.

Début juin 2018, à la lecture du rapport sur les IED publié par la CNUCED (CNUCED, World Investment Report 2017), nous apprenons qu’en 2017, sur les 2000 milliards (mds) de dollars d’IED mondiaux, l’Afrique n’en recueillit en effet que 60 mds, un volume dérisoire en baisse de 3% par rapport à 2016 (Banque mondiale).
L’Afrique, dans l’ensemble de la globalité de ses 54 pays et de son 1,2 milliard d’habitants a donc reçu presque autant d’IED que Singapour (61,6 mds pour 6 millions d’habitants), et moins que l’Irlande (79,2 mds pour 5 millions d’habitants)…
Voilà qui en dit plus que les longs discours lénifiants sur le devenir de l’Afrique et sur son « développement »…

Une chose est donc certaine, le credo du « développement » ne freinera pas le déversement du surplus démographique africain sur l’Europe.
Comment en serait-il d’ailleurs autrement alors que rien ne peut être entrepris sans un strict contrôle des naissances que les Africains refusent d’envisager et que l’Europe n’est pas en mesure de leur imposer ?

Vue d’outre-Méditerranée, l’Europe continuera donc d’être considérée comme une terre à prendre. D’autant plus facilement qu’elle est peuplée de vieillards repus ou épuisés, d’hommes s’interrogeant sur leur virilité, de femmes n’enfantant plus et dont les dirigeants sont soumis au diktat permanent de l’émotionnel …

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Le sujet de l’immigration clandestine abordé par un sommet européen

28/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Aujourd’hui et demain a lieu à Bruxelles un conseil européen qui réunira les représentants des 28 pays dirigeants. Les sujets qui seront abordés: le commerce mondial – particulièrement avec les Etats-Unis, la proposition française d’un budget pour la zone euro, les négociations du Brexit, et surtout la brûlante question des clandestins, qui focalisera toute l’attention.

Les affolants chiffres de l’immigration en baisse

Le pic d’immigration de l’année 2017 étant passé, l’Europe enregistre donc une considérable baisse du nombre d’arrivées clandestines sur son sol. Ce qui fait dire aux médias et aux pays européens favorables à l’immigration que puisque les choses se sont calmées, aucune mesure particulière ne serait à prendre. Mais le flux de clandestins vers les pays européens a seulement repris son cours habituel, considérable. En somme la déferlante continue à moindre bruit.

Les « plates-formes de débarquement », une idée à l’étude

Donald Tusk, le président du Conseil européen, proposerait l’installation de « plates-formes » où seraient débarqués les clandestins récupérés en Méditerranée. Et cette plate-forme ne serait pas en Europe, mais sur les côtes d’Afrique du Nord. Le but serait donc de décourager les candidats à la traversée, en cassant le modèle économique des passeurs. La question du pays africain qui accepterait d’héberger ce centre de clandestins est évidement à l’étude. La Hongrie juge le concept intéressant, ainsi que le chancelier autrichien Sebastian Kurz. Ce sont les pays pro-immigration qui sont plutôt hostiles au projet, tels la Suède, l’Allemagne ou la France.

Une immigration en baisse, une idée à l’étude qui serait anti-incitative et laisserait les clandestins en Afrique, ces éléments peuvent-ils donner de l’espoir aux « anti-immigrations clandestines » ?

Les partisans d’une Europe ouverte à tous les vents à la submersion migratoire exposent les chiffres de la baisse de l’immigration comme s’il suffisait de laisser les choses se réguler. Les valeurs européennes sont brandies par des dirigeant tels qu’Angel Merkel et Emmanuel Macron, ce dernier prêchant pour une solution « européenne respectueuse des valeurs de l’UE ». Dans le même temps, le haut commissariat aux réfugiés des Nations unies affirme que le droit d’asile doit être conservé à tout prix …

L’immigration de peuplement conduit à une catastrophe civilisationnelle

L’oligarchie ne cesse de nous vanter les avantages de l’immigration et les mérites des immigrés. M. Macron n’a-t-il pas souligné leurs « qualifications remarquables » et la nécessité d’en accueillir davantage ? Chacun sait pourtant que la réalité est tout autre. Car l’immigration est massive, elle ne s’assimile pas, elle provoque un éclatement territorial et culturel et mène à l’islamisation de notre pays. Bref, elle change la France et conduit les Français à ne plus se sentir chez eux dans leur propre pays. L’immigration de peuplement est peut-être une chance pour les immigrés, mais c’est une catastrophe pour la France et pour l’Europe.

L’immigration a changé brutalement la France

L’immigration de peuplement a commencé dans les années soixante-dix lorsque le grand patronat a fait pression sur le gouvernement pour autoriser le regroupement familial afin d’obtenir une main-d’œuvre abondante et peu exigeante. Mais, en ouvrant ainsi les portes à l’immigration de peuplement, le Système n’a pas rendu la France plus prospère, plus forte ou plus jeune, il a seulement changé la France. Changé ses mœurs, changé sa physionomie, changé sa population et changé sa religion. Il suffit de parcourir les rues de nos villes ou de regarder des photographies des années soixante-dix pour s’en rendre compte. Et seuls ceux qui n’aiment pas la France, ceux qui la réduisent à une idéologie politique ou à une ligne de compte, peuvent s’en réjouir. Pour les autres, il s’agit d’un bouleversement traumatisant et d’une grande brutalité, car c’est en moins de trente ans que la France a changé, un phénomène sans précédent dans l’histoire moderne.

L’importance de la présence immigrée est occultée ou minimisée

Or, le phénomène se poursuit à un rythme extrêmement élevé. Aujourd’hui, la pression migratoire est si forte qu’on ne sait pas exactement combien d’immigrants ont fait souche en France et combien y séjournent actuellement. Selon l’Insee, 25% des bébés nés en 2016 dans notre pays avaient au moins un parent né à l’étranger.
Mais les chiffres officiels sont faussés, d’abord en raison de l’interdiction des statistiques ethniques, ensuite à cause de l’immigration irrégulière, laquelle a connu une progression spectaculaire depuis 2015 avec ce que l’on nomme la « crise des migrants ». Les données sur l’immigration sont également truquées par l’effet du droit du sol et des naturalisations massives qui ont ainsi fabriqué des Français de papier à la chaîne, lesquels n’ont aucun lien réel avec notre pays, sinon leur présence sur notre territoire.
La manipulation est d’ailleurs poussée si loin que les membres de l’oligarchie et leurs soutiens osent prétendre sans rire que l’immigration n’augmente pas. Il est vrai qu’ils n’utilisent pas les transports urbains, qu’ils ne vivent pas en banlieue et ne mettent pas leurs enfants dans les écoles publiques ! Pour autant, ils ne peuvent ignorer les faits et, s’ils se livrent à un tel déni de réalité, c’est pour minimiser leur propre responsabilité dans la catastrophe.

L’assimilation est impossible, le Vivre ensemble une fiction

En dépit de l’occultation des chiffres, force est en effet de constater qu’en raison de sa masse, l’immigration de peuplement a empêché toute assimilation. De fait, les immigrants sont trop nombreux pour pouvoir se diluer dans la population, et cela d’autant plus qu’ils se concentrent dans les zones urbaines. Les technologies modernes de communication leur permettent par ailleurs d’entretenir des liens étroits avec leur pays d’origine, ce qui les aident à conserver leur identité et donc à ignorer celle du pays qui les accueille. L’immigration de masse a dès lors débouché sur le communautarisme, un phénomène que l’on retrouve pour les mêmes raisons dans tous les pays occidentaux.
Face à cette situation, l’oligarchie a inventé le concept du « Vivre ensemble » et en vante assidument les vertus. Mais ce mot d’ordre ne correspond à aucune réalité concrète : les autochtones refusent de vivre avec les migrants selon un phénomène déjà connu dans les pays anglo-saxons sous le nom de white flight. Quant aux migrants, ils veulent seulement vivre en France comme ils vivent chez eux, c’est-à-dire selon leur culture africaine ou leur religion musulmane. Certains « jeunes » des banlieues de l’immigration ont même repris à leur compte le slogan identitaire « on est chez nous », pour bien montrer qu’ils entendent se constituer en société différente de celle de la France, une France que certains font d’ailleurs profession de vouloir « niquer » au son du rap.

L’immigration provoque un éclatement territorial et culturel

Dès lors, ce sont des territoires entiers qui sortent de l’orbite nationale pour abriter des populations, une culture et des normes qui n’ont plus rien de français. On recenserait officiellement dans notre pays mille trois cents « quartiers sensibles », plus de six cents « zones de non-droit » et près d’une centaine de Molenbeek (par référence à la banlieue bruxelloise pépinière de terroristes islamistes). L’actualité a en outre montré qu’il fallait y ajouter les « no-go zones » de certaines villes, où les femmes non voilées risquent le harcèlement. Autant de territoires où, contrairement à l’expression trompeuse de « zones de non-droit », s’impose en réalité un droit clanique, mafieux et religieux, en tout cas une autre civilisation que celle des Français.
L’immigration de peuplement a ainsi multiplié la création d‘enclaves étrangères qui viennent miter le territoire national avec une logique de sécession de fait. Un processus que la « politique de la ville », la coûteuse panacée du Système, n’a pas été capable d’enrayer.

L’immigration a entraîné l’islamisation qui a apporté l’islamisme

Les conséquences dramatiques de cette immigration de peuplement ne se limitent cependant pas à cet éclatement territorial et culturel, car, comme le rappelle la démographe Michèle Tribalat, l’immigration de peuplement a entrainé l’islamisation. Et l’islamisation a apporté l’islamisme et sa haine de l’Occident. La catastrophe migratoire est donc d’ampleur géométrique.
Avant les vagues d’immigration de la fin du XXe siècle, l’islam restait confidentiel en France comme en Europe (à l’exception des Balkans) et ne posait aucun problème particulier. Aujourd’hui, il serait en passe de devenir la seconde religion dans notre pays et, en raison de sa forte natalité, l’importance de la population musulmane ne cesse de croître indépendamment même de l’immigration. Aujourd’hui, en Seine-Saint-Denis, la majorité des habitants est ainsi de religion musulmane.
Or, l’islam n’est pas une religion comme les autres. Non seulement elle est étrangère à notre culture, mais elle impose un mode vie bien particulier. La pression pour que la société française se conforme aux commandements de l’islam ne cesse donc d’augmenter et de modifier en conséquence la physionomie de notre pays ainsi confronté à un antagonisme civilisationnel de grande ampleur.

Les Français de plus en plus indésirables en France

Comment dès lors s’étonner que nos concitoyens soient de plus en plus nombreux à exprimer leur inquiétude de ne plus se sentir chez eux ? Les sondages en témoignent mais les oligarques méprisent ce sentiment et y voient la marque infâmante du « racisme ». Il s’agit pourtant des conséquences fatales de la catastrophe migratoire qu’ils ont délibérément provoquée. Un désastre dont ils semblent se satisfaire puisque, loin de chercher à l’enrayer, ils consacrent tous leurs efforts à le faire accepter de gré ou de force par les Français.
En tout cas, tel est le sens des campagnes incessantes qu’ils lancent pour une meilleure représentation des « minorités » ethniques et pour la réduction symétrique de la place réservée aux personnes « perçues comme blanches » ( pour reprendre la terminologie officielle). Tel est aussi l’objet de la mise en place d’une discrimination prétendument « positive » au seul profit des personnes issues de l’immigration. À cela s’ajoute le fait que les familles immigrées, ayant plus d’enfants et présentant un taux d’activité inférieur au reste de la population, se trouvent de facto prioritaires dans l’octroi des prestations sociales. Autant de réalités qui renforcent les Français d’origine dans la conviction qu’ils ne sont plus les bienvenus dans leur propre pays et qu’ils pourraient bien être « remplacés » par d’autres.

Une catastrophe civilisationnelle qu’il est encore possible d’empêcher mais plus pour longtemps.

Ligne droite

Tribune reprise sur Polemia

Italie – Pour Alba Ventura, “le vrai premier ministre, c’est Matteo Salvini !”

28/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Dans le nouveau paysage politique italien, le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini prend toute la lumière. Omniprésent, très ambitieux, Alba Ventura considère que c’est lui le vrai patron.

C’est lui qui a déclenché la crise politique en Europe sur le sujet de l’immigration, en refusant que les bateau de migrants accostent dans les ports d’Italie. Son nom sera dans toutes les têtes, alors que se réunissent ces 28 et 29 juin tous les dirigeants de l’Union européenne.

Lui, c’est Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien. Un ministre qui est bien plus qu’un simple ministre : c’est lui le vrai premier ministre. Le magazine Courrier international publie cette semaine un article très intéressant du site d’information italien Linkiesta. Ce site a répertorié toutes les prises de paroles et les actions de Matteo Salvini ces dernières semaines.

Sur la “flat tax” ou sur le régime fiscal, il parle à la place du ministre de l’Économie. Sur la réforme du code pénal ou sur la légitime défense, il parle à la place du ministre de la Justice. Il se rend en Afrique du Nord pour rencontrer un dirigeant libyen, et il sera bientôt en Égypte, comme s’il était ministre des Affaires étrangères.


Les jeunes musulmans des cités fascinés par Erdoğan !

Les Turcs en diaspora – en France et en Allemagne, notamment – votent massivement pour Erdoğan à toutes les élections.

Grande annonce, ce mardi matin, du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb : à compter de ce jour, jusqu’au 15 septembre, une grande concertation nationale sera organisée par département en vue de « réformer l’organisation et le financement de l’islam de France ».

L’organisation de ces assises départementales est à la charge des préfets et l’on devra y réfléchir à la représentation institutionnelle de l’islam de France, la gouvernance des mosquées, ainsi qu’au financement et à la formation des imams.

Ces « assises territoriales de l’islam de France » doivent associer les « acteurs de terrain ». Le choix des participants « devra permettre de représenter toute la diversité des musulmans français qui souhaitent mieux organiser l’islam dans le cadre de nos institutions républicaines », précise le ministère. Hélas, comme écrit Le Salon beige : « Représenter toute la diversité des musulmans français, un doux rêve, étant donné que les musulmans algériens, marocains, turcs, …, sont en concurrence permanente. »

Cette belle initiative intervient au terme d’une rencontre de la direction du CFCM avec les autorités françaises, après qu’on eut déjoué le projet d’attentat de « l’ultra-droite » qui a conduit à l’arrestation de dix personnes. Et le ministre de réaffirmer « la détermination » de ses services à « prévenir tout trouble à l’ordre public et toute atteinte aux biens et aux personnes, a fortiori visant un culte en particulier ».

Donc, si l’on comprend bien : faute de pouvoir protéger tous les Français contre les barbus fanatisés, il est urgent de protéger les musulmans contre les dérives « islamophobes ».

Et pendant ce temps…

Pendant ce temps, Recep Tayyip Erdoğan, le président turc fraîchement réélu, fait un tabac chez les jeunes musulmans de France. La journaliste Ariane Bonzon a consacré au sujet un long papier sur le site Slate.fr.. Elle a suivi la Caravane des quartiers, « une initiative militante dénonçant l’islamophobie ». Elle y a découvert l’enthousiasme des jeunes Franco-Maghrébins des quartiers populaires vis-à-vis du président turc, enthousiasme que Saïd Bouamama, l’un des animateurs de cette Caravane des quartiers, justifie ainsi : « À leurs yeux, Erdoğan, c’est celui qui “tient tête à ceux qui nous font courber l’échine”. Paupérisée et précarisée, cette génération franco-maghrébine se sent isolée et diabolisée, jugée dans sa foi et constamment questionnée sur son droit à être française. Alors elle s’accroche au moindre élément de résistance : Erdoğan en est le principal. »

De nombreux jeunes des cités vont en vacances « low cost » en Turquie, écrit Ariane Bonzon, et c’est ce qui inquiète le sociologue Saïd Bouamama, qui voit monter leur fascination pour le président turc. « Le combat contre l’islamophobie [est mené] comme un antidote à toute tentation totalitaire dans les quartiers. Or, si ce sont d’autres qui symbolisent ce combat, à savoir le gouvernement turc et ses satellites en France, on perd ce levier, et c’est Erdoğan et son régime qui remporteront la mise », dit-il.

Plus explicite encore, l’ancien porte-parole du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Marwan Muhammad, ne cache pas le grand intérêt du gouvernement turc pour cet engouement. Lui-même invité plusieurs fois en Turquie par les autorités, il confirme qu’elles « sont très à l’écoute sur ce sujet, d’autant que leurs ressortissants en France en souffrent. Le président Erdoğan a multiplié les prises de parole fortes dans des enceintes internationales et le gouvernement turc consacre une part non négligeable de son budget à cette mobilisation. »

Comme on l’a souligné ici à plusieurs reprises, les Turcs en diaspora – en France et en Allemagne, notamment – votent massivement pour Erdoğan à toutes les élections. Ils profitent de l’Europe et de sa liberté mais font le choix d’un régime autoritaire pour leur pays…

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Macron chez le pape, par Guy Rouvrais

Le pape a remis un médaillon représentant saint Martin à son visiteur, Emmanuel Macron. Ce saint, légionnaire de son état, donna la moitié de son manteau à un pauvre, ce qui est plus héroïque que de donner un manteau à sa moitié, quoique Brigitte Macron en serait reconnaissante. Il y aurait là un message pontifical à l’égard du « président des riches », invité à faire davantage pour « les moins favorisés. »

Mais tant qu’à être dans le symbole et l’exhortation, il eût été plus judicieux que ce pape jésuite à l’esprit franciscain – d’où le choix de « François » – lui offrîit une médaille de saint François d’Assise, qui, lui, donna un baiser aux lépreux ce qui lui fut un chemin de conversion. Mais Macron n’en est pas encore là ! Les lépreux, populistes, souverainistes, nationalistes, qui montent partout en Europe n’ont droit qu’à des menaces et des sanctions. Il est vrai que le pape et le président français sont sur la même longueur d’ondes au sujet du « populisme » comme de l’accueil des « migrants », l’un et l’autre ont stigmatisé le refus italien de laisser l’Aquarius débarquer ses clandestins, quoique le souverain pontife ait été plus modéré dans son expression que le chef d’Etat.

En guise de cadeau, le président a annoncé que la France allait accueillir en France une partie de ceux dont ne veut pas l’Italie, parmi les « passagers » de Lifeline. Consensus aussi pour s’en prendre à Trump qui a dénoncé les accords écolos de Paris, ce qui a autant déplu au pape auteur de l’encyclique Laudato si qu’au nouveau chanoine du Latran, Emmanuel Macron qui a été intronisé dans cette fonction symbolique.
Au-delà de la visite protocolaire, le président français voulait aussi qu’elle serve à « réparer le lien » avec les catholiques, ainsi qu’il l’avait annoncé dans son discours des Bernardins, lien qui avait été malmené par le gouvernement dont il faisait partie, sous Hollande. Les fidèles s’étaient sentis humiliés, avait ajouté Macron par la façon dont le pouvoir avait imposé le mariage pour tous. Or, qu’entend-t-il faire aujourd’hui, si ce n’est agresser une nouvelle fois les catholiques – mais pas eux seulement – en décidant la « PMA pour tous » ? Qu’il y mette plus de diplomatie, ou de ruse, que François Hollande ne change rien quant à la violence faite à la loi naturelle en imposant, par la loi, qu’il y ait délibérément des enfants nés orphelins de père. Le pape ne saurait l’approuver, on veut espérer qu’entre deux propos sur les « migrants » et l’avenir de la planète, le souverain pontife lui a fait part de sa désapprobation.

Si Emmanuel Macron tente de séduire les catholiques, c’est que sa cote de popularité ne cesse de diminuer parmi eux. Pour la première fois à une élection présidentielle les catholiques, en 2017, ont voté autant que les autres électeurs pour la candidate de la droite nationale et pour le même motif que leurs compatriotes : la montée de l’islam. Il ne suffira pas d’une rencontre au sommet avec le chef de l’Eglise pour remonter la pente …et sa cote.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 27 juin 2018

Le Sénat durcit la loi Asile et immigration

27/06/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Fin de l’examen du texte Asile et immigration. Après 5 jours de débat, le Sénat a statué avant le vote solennel.

Immigration illégale, regroupement familial ou encore délai de demande d’asile, c’est un texte qui en ressort globalement durci par le Sénat.



Vu sur Twitter

Fake news : «La presse anti-Trump prise à son propre piège»

Publié le

Il paraît que nous sommes la vieille France homophobe et raciste…, par Philippe Bilger

Nicola Sirkis nous a dit ce que nous étions.

Questionné par Laurent Delahousse (France 2) sur la Fête de la musique célébrée à l’Elysée, le chanteur d’Indochine est revenu sur les polémiques : “Il a reçu des artistes noirs, immigrés et homosexuels” commence-t-il avant de poursuivre sur les Français qui critiquent ce choix : “C’est une vieille France qui parle comme ça (…) c’est à la fois homophobe, raciste et c’est pas ce que nous avons envie d’entendre” (Morandiniblog).

La cause est entendue.

Le couple présidentiel est moderne, branché, progressiste et la majorité des citoyens qui, au-delà de la politique, ont été choqués par cet histrionisme au plus haut niveau, est forcément raciste, homophobe, décalée. On n’a plus envie de laisser la parole à cette France-là. Décidément elle ne parvient pas à être au goût du jour !

A-t-on le droit, pourtant, de s’élever contre ce procès expéditif qui fait s’allier la marginalité et le snobisme ?

D’abord il est clair que le couple présidentiel surjoue l’allégresse. Je ne peux pas imaginer qu’il n’ait pas mesuré même fugitivement, malgré le jeunisme qui est son obsession au propre et au figuré, l’anomalie d’une telle représentation en un tel lieu. Manu, je l’ai déjà écrit (billet “Emmanuel Macron se laisse aller…”), n’est rien comparé à cette pantalonnade moins décontractée que ridicule.

Et offensante pour les Français.

Les danseurs queer du DJ Kiddie Smile, comme chez eux, laissant un peu de place à Emmanuel et Brigitte Macron !

Le couple présidentiel aurait eu la résolution le même soir de se laisser encadrer par un autre groupe accoutré de la même manière, blanc, hétérosexuel et français de souche, que j’aurais réagi sur un registre identique.

Ce qui cause problème est le rapport que le couple présidentiel a décidé de nouer, sur un mode provocateur, avec des invités qui n’étaient destinés qu’à surprendre “le bon peuple”, tous ces gens qui ne comprennent rien à l’audace artistique ou festive.

Ce qui est difficile à admettre est la lente dérive de l’allure présidentielle vers une peopolisation que je croyais à jamais répudiée du pouvoir tant Emmanuel Macron avait su réfléchir sur les dysfonctionnements des quinquennats précédents. Nicolas Sarkozy n’est plus là et François Hollande se figure qu’il pourra revenir : pourtant Emmanuel Macron, à sa manière, nous ressert leur couvert.

Plus gravement, une présidence de la République, en ouvrant légitimement les portes de l’Elysée à une fête populaire, n’a-t-elle pas pour obligation de se tenir dans un juste milieu, de constituer une sorte de synthèse entre des extrêmes, délirants ou archaïques ? Plutôt que d’aller prendre le parti ostensible de la minorité et de la marginalité ? Ce n’est pas être raciste et homophobe que de considérer que la France n’est pas encore en masse immigrée et homosexuelle et de s’étonner qu’Emmanuel Macron n’en tienne pas compte.

Surtout j’en ai assez de cette décadence d’une société et d’un pays qui inversent avec une volupté masochiste les valeurs fondamentales avec parfois le concours d’une autorité suprême qui devrait au contraire les maintenir, les sauvegarder.

Ce n’est pas pousser le trait que d’affirmer qu’aujourd’hui c’est à la nature de justifier son existence. A la normalité, la sienne. A la parole de démontrer qu’elle vaut mieux que la grossièreté du langage. A la politesse, qu’elle vaut mieux que la vulgarité. A la morale, qu’elle vaut mieux que la malhonnêteté. A l’ordre, qu’il vaut mieux que le désordre. A la tradition, qu’elle mérite plus que la destruction. A la forme, que l’informe.

Cette Fête de la musique à l’Elysée a ajouté sa pierre chic et frelatée à cette décomposition.

Dommage.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

Monsieur Macron, les lépreux d’Europe vous saluent !

Face au durcissement de la ligne gouvernementale contre ceux qui osent s’éloigner du politiquement correct sur la question migratoire, Julien Dir a récemment rédigé une tribune libre sur le site de réinformation breton Breizh-Info. L’occasion pour lui d’assumer ironiquement l’injure proférée par Emmanuel Macron.

Monsieur le Président,

Ainsi, il aura fallu attendre que vous fouliez le sol de Bretagne pour venir nous réciter votre cantique larmoyant en faveur de l’immigration et contre les méchants populistes qui menaceraient l’Europe. « La lèpre populiste qui monte », avez vous dit, devant une assemblée de caniches triés sur le volet qui se sont bien gardés de poser la moindre question qui fâche.

Et bien sachez que les lépreux, qui sont des dizaines de millions dans toute l’Europe, vous saluent. Ils rêveraient tous de vous embrasser, pour vous transmettre l’identitarovirus. Mais il est vrai que Madame Buzyn doit vous avoir vacciné à la naissance contre le respect, la transmission et l’amour porté à vos ancêtres et à votre terre.

Vos accusations de « nationalisme rétrograde », de « menace pour l’Europe », sont horripilantes. Notre amour de l’Europe et de sa civilisation est bien réel. Nous sommes chez nous de Brest à Vladivostok, et à l’étranger sitôt passé la Méditerranée ou le Bosphore. Votre Europe, c’est l’amour des banquiers, des soirées mondaines, de la religion des droits de l’homme et du CAC40, mais aussi d’une petite oligarchie, cette classe médiatique et politique que vous appelez de vos vœux en indiquant qu’elle aurait une « responsabilité » à « éduquer les masses ».

Cessez donc de vouloir faire la morale à des dirigeants et à des peuples qui se portent, désolé, très bien. Comme ceux, par exemple, de Pologne, de Hongrie, de République tchèque, de Slovaquie et d’Autriche.

Car ces lépreux, comme vous les nommez, permettent à des jeunes et moins jeunes femmes de se promener tard dans les rues de leurs métropoles sans avoir la peur d’être violées, d’être agressées, ou pire encore…

Cette « lèpre » protège les peuples contre leur remplacement démographique programmé. Elle les protège des « joies » de la société française, de ces policiers attaqués dans leur commissariats, de ces violentes agressions gratuites pour une cigarette ou un regard, de ces pompiers caillassés en sauvant des vies, de ces images sales ou violentes mises dans la tête de nos têtes plus si blondes que cela dès le plus jeune âge.

Ces lépreux enseignent à leurs enfants à l’école d’où ils viennent et qui ils sont, pendant qu’en France on ne leur enseigne plus ni l’histoire ni la culture de leur peuple, préférant les bercer d’exotisme et de repentance.

Ces lépreux qui vous effraient tant évoluent dans des sociétés où aucun islamiste fraichement arrivé en Europe (ou bien nés ici de parents arrivés il y a une ou deux générations) ne tire à la kalachnikov sur les passants ou sur les participants à un concert. Ils n’ont pas envie que par votre folie migratoire, leurs femmes et leurs enfants se retrouvent plongés dans la société dont ils ne veulent pas et qu’ils voient parfaitement quand ils voyagent et qu’ils arrivent dans les rues de Paris, de Marseille ou de Lille.

Sachez aussi qu’en France, des millions de lépreux habitent, vivent, votent, construisent, travaillent, paient des impôts. Ils voient ce qu’ils passent. Ils subissent vos déclarations et vos renoncements, comme ceux de vos prédécesseurs. Ils veulent rester fidèle à leur culture, ils veulent transmettre à leurs descendants le pays qu’ont bâti au fil des siècles leurs ancêtres. Et, contrairement à vos déclarations mensongères, l’Europe – qui ne saurait se confondre avec l’Union européenne – n’effraie pas les lépreux. Sachez en tout cas qu’ils sont de plus en plus nombreux, la propagation du identitarovirus étant rapide, à vouloir vous faire un doux baiser gluant.
Si la Peste noire a ravagé l’Europe, alors la Lèpre blanche la sauvera !

Julien Dir

Article paru sur le site de L’Insolent