Marion Maréchal-Le Pen au forum du conservatisme américain, par Christian Daisug

« Je ne suis pas choquée quand j’entends le président Donald Trump répéter dans tous ses discours le slogan qui lui a permis de vaincre : “America First – l’Amérique d’abord” », a déclaré jeudi après-midi Marion Maréchal-Le Pen à la tribune du forum annuel de l’American Conservative Union. « Non seulement je ne suis pas choquée, mais je souhaiterais que les peuples de toutes les nations ne se sentent pas honteux lorsqu’ils tiennent compte d’abord de leurs propres intérêts. America First pour le peuple américain, Britain First pour le peuple britannique, France First pour le peuple français. » Après avoir noté que la liberté était un cadeau précieux (« liberté de parole, liberté de conscience »), Marion Maréchal-Le Pen souligna que la France n’était plus libre. « Plus libre, dit-elle, de choisir sa politique, son économie, son immigration ni même sa diplomatie. » A noter aussi son attaque répétée de l’Union européenne et de la dictature de Bruxelles, qui permit à l’icône du Front national une cinglante condamnation à la fois de la peste libérale et du choléra socialiste. « On doit s’en libérer », lança-t-elle. « Un immense défi. Mais il ne faut jamais douter de la ténacité d’un peuple. »

Une nouvelle bataille pour la liberté

Avec sa longue chevelure en cascade, son charme naturel pétillant à chaque mot, sa façon subtile de distiller son accent hexagonal, celle qui entra au Palais-Bourbon à 22 ans évoqua la longue alliance entre la France et les Etats-Unis, non seulement lors de la guerre d’indépendance mais aussi pendant les deux conflits mondiaux. « De nouveau, poursuit-elle, nos deux pays se trouvent côte à côte pour une autre bataille dont la liberté est l’enjeu. » Bataille contre la destruction des identités nationales, bataille contre le nivellement mondial, bataille contre le bureaucratisme internationaliste. « La France devrait suivre Trump », a remarqué Marion Maréchal-Le Pen. « Le retour au pays vrai est la seule voie. Lorsque l’on donne au peuple l’occasion de retrouver son pays, il la saisit toujours. La preuve. Nous avons un immense héritage à conserver. C’est notre devoir et notre salut. » Reprenant souffle après des tonnerres d’applaudissements, l’ex-député du Vaucluse se mit en scène en ironisant sur l’accueil glacial que lui ont réservé de rares journaux. « Hier, dit-elle, j’étais fasciste. Aujourd’hui, je suis socialiste… Qu’importe. L’essentiel est l’honneur que vous me faites d’ajouter ma voix à celle du patriotisme américain. »

Face à l’islam

Le patriotisme face à ses ennemis. Surtout l’islam. Expliquant comment les attaques constantes de la culture française par l’Union européenne ont laissé la nation désemparée et sans résistance, Marion Maréchal-Le Pen a décrit la confusion de sa propre génération : « Comme beaucoup de jeunes de mon pays, je refuse sa standardisation et souhaite sa survie. Mais trop de jeunes sont dissuadés de protéger ce qu’ils ont en commun. De le protéger et de l’aimer. Ils subissent un véritable lavage de cerveau. On les culpabilise. Ils finissent par avoir honte de leur pays. Le résultat est le développement d’une société islamiste en France. Après 40 ans d’immigration de masse, de pressions subversives et de politiquement correct, la France est en train de passer du statut de fille aînée de l’Eglise catholique à celui de petite nièce de l’islam. Contrairement à ce que l’on croit, le terrorisme n’est que la partie émergée de l’iceberg. Ce n’est déjà plus la France qu’ont connue nos grands-parents. » Secouant très vite ce nuage de pessimisme, Marion Maréchal-Le Pen rebondit en parlant de nouveau de ce qu’elle représente le mieux : la jeunesse, c’est-à-dire l’avenir.

Une jeunesse décidée

« Les conservateurs – clin d’œil à l’assistance – ne restent pas inactifs », a enchaîné Marion Maréchal-Le Pen. « Je suis venue ici pour vous dire qu’il existe aujourd’hui en Europe une jeunesse décidée à se battre. Une jeunesse qui croit à l’importance du travail, à la sacralisation du drapeau, qui veut défendre la liberté individuelle et la propriété privée. Une jeunesse conservatrice qui souhaite protéger ses enfants des agressions du monde extérieur, de l’eugénisme, de la propagande, du terrorisme. Une jeunesse qui veut protéger l’humanité contre le transhumanisme. » Ce fut dix minutes de discours, comme une bouffée d’air à la fois grave et tonique. Ce tonique tint autant à la grâce naturelle et convaincante du personnage qu’à la confiance qui émanait de son propos. Une grâce typiquement française à laquelle les Américains furent sensibles. Un contraste net avec le professionnalisme rigide, sans beaucoup de chaleur, des femmes qui ont succédé à Marion à la même tribune. Contraste aussi avec le sectarisme glacial d’un certain Jonah Goldberg, qui a accusé Marion d’« étatisme », et avec celui d’un folklorique douteux, Sam Ervin, qui reprocha aux responsables du forum d’« avoir ouvert leurs portes à Vichy ». Saluons au passage Matt Schlapp, président de l’American Conservative Union qui organisa cette conférence. Il a résisté aux pressions anti-Marion. Avec les encouragements tweetés de Trump lui-même.

Christian Daisug (correspondant permanent aux États-Unis)

Article repris du quotidien Présent

Propagande immigrationniste : destiné aux écoliers, un fascicule éducatif entend corriger les «idées reçues» sur les migrants…

23/02/2018 – FRANCE (NOVOpress)
À l’initiative des associations FCPE et Solidarité Laïque et du syndicat SNUipp-FSU, un livret éducatif, destiné aux enseignants et aux enfants, veut “déconstruire les clichés” qui seraient accolés aux migrants…



Une note interne de la SNCF Bordeaux recommande de recueillir des informations sur les migrants à bords des trains

23/02/2018 – FRANCE (NOVOpress)
C’est le fruit d’une initiative personnelle, un salarié de L’établissement SNCF de Bordeaux, a diffusé une note interne destinées aux quelques 600 contrôleurs régionaux expliquant la démarche à suivre lorsqu’ils repèrent la présence de groupe de migrants à bords des trains, et d’en constituer un rapport.

Indignation pour les syndicats, stupéfaction pour la direction de la SNCF, cette note intitulée « Présence groupe de migrants à bord » a provoqué un scandale en interne, note qui n’aurait jamais été validée par la direction régionale de Bordeaux. La CGT accuse l’auteur de la note de stigmatisation pour ceux que l’on accuserait a priori d’être des fraudeurs, et de représenter un danger.

La SNCF a démenti toute forme de discrimination : « Cette note ne reflète en aucun cas la politique nationale de SNCF qui se doit de communiquer les coordonnées des services pouvant aider les populations concernées par la crise migratoire ».

Une nouvelle note interne va être diffusée concernant les « gestes métiers » lors des contrôles anti-fraude.

Immigration – Poussez-vous de chez vous que je m’y mette !, par Philippe Bilger

Pourquoi se croit-on tout permis ?

J’entends sur France Info la députée LREM Elise Fajgeles qui est le rapporteur du projet de loi : Pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif (Libération). Elle explique lumineusement la distinction nécessaire à opérer entre l’immigration légale et la clandestine. Celle qui a un titre à demeurer en France et celle qui n’en a pas. Elle a droit au questionnement du journaliste qui ne manque pas d’insinuer qu’il y a donc des “bons” et des “mauvais” migrants.

Evidemment, aurait-elle dû répliquer vertement. La loi consacre les bons et cible les mauvais. Ce n’est pas vouloir l’effacement des seconds mais seulement rappeler qu’un Etat est dans son rôle quand il corsète et adapte l’humanité et la générosité abstraites au regard de ce qui est possible pour un pays.

Pourquoi se croit-on tout permis ?

Parce qu’à force de moquer les propriétaires campés sur leurs biens et accusés d’y tenir, on a peu à peu légitimé toutes les atteintes, même les plus intolérables, au droit d’être tranquillement chez soi et de s’y croire en sûreté.

Faut-il rappeler l’augmentation des occupations illégales de logements et des loyers impayés qui pour le meilleur occasionne “un long contentieux devant les tribunaux” et, pour le pire, des situations scandaleuses, offensant le bon sens, favorisées par une législation ubuesque qui n’a pas pour vocation le triomphe rapide du droit et de la justice mais le culte d’une absurdité où l’état de droit non seulement ne protège pas mais nourrit la transgression.

Par exemple, quand les occupants légitimes aspirent à rentrer dans leur appartement ou leur maison passés sous la mainmise de squatteurs, ceux-ci pourraient les poursuivre pour violation de domicile au cas où ils n’auraient pas eu la précaution de faire appel à la police. Ainsi le mal non seulement ne serait pas sanctionné mais se verrait octroyé des pouvoirs pour combattre ses victimes! Il me semble qu’une telle dérive pourrait faire rire tant elle est un défi à l’équité si elle n’entraînait pas des épreuves considérables pour ces honnêtes gens qui s’obstinent à user de leurs droits et à faire confiance à la Justice. Pour eux, c’est trop souvent l’enfer judiciaire et social.

Cela va plus vite quand ces propriétaires ou locataires font appel à des jeunes du quartier pour déloger les Roms.

L’épopée burlesque et tragicomique d’un ancien chirurgien propriétaire d’une villa envahie après effraction par une famille “ayant pris ses aises, redécoré et installé une piscine” est à retenir (Le Figaro). Ces péripéties ont duré dix-sept mois et apparemment le film avec Christian Clavier “A bras ouverts” n’était rien à côté d’elles.

Il est facile de se gausser de ces mésaventures, de les tourner en dérision. On est toujours miséricordieux et débordant d’altruisme avec le coeur des autres. Ailleurs que chez nous nous sommes prêts à accueillir une multitude de migrants et d’occupants sans titre.

Pourquoi, dans notre société, se croit-on tout permis ?

Parce que l’Etat feint de ne pas voir ce qu’il ne sait plus interdire et que le citoyen est abandonné trop souvent à lui-même.

Parce que la justice est lente, longue et hésitante et qu’on sait parfaitement qu’entre la transgression et l’illicéité que l’urgence favorise et l’enlisement dans une interminable temporalité qui épuise le plaignant plus qu’elle ne l’assure de recouvrer ses droits et l’état de ses biens, la lutte est inégale. L’honnêteté perd à tout coup. Encore heureux que la victime ne soit pas stigmatisée parce qu’elle a la faiblesse d’attendre de l’autorité publique, quand cette dernière est violée, un secours, un recours, une restauration.

Pourquoi se croit-on tout permis ?

Parce que les frontières ont disparu à peu près partout et que celui qui invoque son droit doit aujourd’hui se justifier, son apparente présomption de force étant battue en brèche par l’affichage et l’exploitation de la faiblesse et de son infinie puissance émotionnelle. Qui ne fait plus pleurer a perdu.

Parce qu’il est plus facile de laisser tout aller, de faire un salmigondis de bien et de mal et de s’épargner les dures contraintes de la rigueur et de l’ordre que de muscler la démocratie et d’assurer à chacun la sécurité.

Et d’aider ceux à qui avec impudence on criera “poussez-vous de chez vous que je m’y mette” à répondre doucement mais fermement : “Je suis chez moi, dans mon appartement, dans ma vie, dans mon pays”.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

Marion Maréchal-Le Pen déclare vouloir “rendre à la France sa grandeur” devant les conservateurs américains

23/02/2018 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Marion Maréchal-Le Pen a donc fait un discours devant la Conservative Political Action Conference, jeudi, près de Washington.

Celle-ci a notamment parlé “théorie du genre”, “euthanasie” et “transhumanisme” devant les principaux responsables conservateurs des États-Unis.

Elle a également affirmé souhaiter “rendre à la France sa grandeur”, tout en dénonçant l’Union européenne et les “lobbys islamiques”.

Marion Maréchal-Le Pen a aussi évoqué le lancement d’une académie ambitionnant d’être le “terreau” de “tous les courants de la droite”.


Arrêt de l’enseignement obligatoire de la religion en Irlande

23/02/2018 – IRLANDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dans une circulaire parue mercredi, le ministre de l’éducation Irlandais a confirmé que la religion serait reléguée au rang d’option dans plus de 300 lycées.

Les établissements en question intégraient des élèves des environs sans forcément prendre en compte leur religion, à l’inverse d’une grande majorité des établissements scolaires irlandais.

Dans le communiqué officiel, il est expliqué que les cours de religion avaient été mis en place dans ces lycées non religieux par vocation à une époque où les élèves entrants étaient majoritairement de confession catholique, ce qui n’est plus le cas actuellement.

Comme une majorité des pays d’Europe l’Irlande s’éloigne donc même de ses valeurs les plus ancrées, en l’occurrence la religion catholique.

Ecoles hors contrat : oser la liberté !, par Francis Bergeron

Jean-Michel Blanquer fait partie de ces ministres bénéficiant d’un préjugé favorable, parce qu’il veut mettre en place ou soutenir des règles de bon sens dans l’école publique. Quelle mouche l’a donc piqué pour appuyer aujourd’hui un projet de loi, issu de la période Vallaud-Belkacem, restreignant la liberté d’ouvrir des écoles privées hors contrat ? Le projet actuellement examiné par le Sénat définit en effet un encadrement strict de ces écoles.

Une soixantaine de sénateurs du centre et de la droite poussent à la roue. Ils ont sans doute dans leur viseur les écoles coraniques qui se développent à grande vitesse, et qui sont loin d’être à l’abri du salafisme et de l’islamisme sous diverses formes. Il y a eu le cas de l’école Al-Badr de Toulouse, à présent fermée, ou de l’école musulmane Mine de savoirs, à Raismes, dans le Nord. Mais si Al-Badr a pu être fermée, cela prouve bien qu’une loi nouvelle n’est pas nécessaire pour empêcher l’endoctrinement islamiste d’enfants et d’adolescents.

En durcissant les conditions d’ouverture de ces écoles, en donnant des délais beaucoup plus longs au maire de la commune d’implantation, et à l’administration, pour contester un projet d’ouverture, c’est presque une déclaration de guerre qui est faite à l’enseignement vraiment libre, et en particulier aux écoles catholiques traditionnalistes.

En principe le contrôle de l’administration est censé se limiter à l’hygiène et aux bonnes mœurs. Mais la sénatrice centriste qui porte le projet de loi a des formules inquiétantes. Elle explique par exemple que cette loi permettra de s’en prendre à des écoles privées assurant « des enseignements tendancieux » en histoire et en sciences.

Sur le plan de l’enseignement tendancieux, notamment en histoire, ne faudrait-il pas alors faire d’abord un grand nettoyage dans les écoles publiques ? D’ailleurs, d’une façon générale, le fort développement des écoles privées a surtout pour origine l’effondrement de notre enseignement public, le souhait des parents de mettre leur progéniture dans des écoles de qualité. M. Blanquer en est conscient, et il est alors d’autant plus incompréhensible qu’il puisse soutenir un tel projet de loi.

Restriction des libertés

Demain, en histoire, sera peut-être considéré comme « tendancieux » de soutenir que la Révolution française n’a pas eu que du bon, ou que la Vendée a été victime d’un génocide. Et en sciences qui nous dit que ne sera pas considéré comme « tendancieux », et justifiant la fermeture d’une école privée, le fait d’enseigner que l’avortement tue ?

A un vrai problème (la montée des fanatismes islamiques), répondre par une restriction de liberté de cette nature est la plus mauvaise des solutions.

Philippe de Villiers est monté au créneau pour exprimer son inquiétude : une telle loi pourrait menacer son école du Puy du Fou. Anne Coffinier, la spécialiste française des écoles privées, avec sa Fondation pour l’école, ne décolère pas. Elle voit elle aussi dans le projet de loi un retour par la bande du vieux rêve socialiste du « tout Etat ».

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Macron Plan Banlieues

Macron au Salon de l’Agriculture ? Éric Zemmour, “Pour lui, la terre est une abstraction, un tableau Excel”

22/02/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le Salon de l’Agriculture, qui ouvre ses portes samedi 24 février au public, attend la visite du président de la République. Pour Éric Zemmour, Emmanuel Macron incarne à son tour la “soumission au dieu de la concurrence“.

C’est ce qu’on appelle au théâtre un rôle de composition. Le cul des vaches, ce n’est pas vraiment le truc d’Emmanuel Macron. Il ne sait pas faire, même pas faire semblant.
Rien, ni sa génération, ni son milieu social, ni même une longue carrière politique dans une région rurale, ne l’a préparé à cet exercice. N’est pas Chirac qui veut. Déjà, Sarkozy n’avait pu cacher les lacunes d’un élu de circonscription urbaine et bourgeoise.

Mais Macron, c’est Sarkozy au carré. Macron, c’est Bercy. Et Bercy, c’est Neuilly en pire. Macron ne se demande nullement si la terre ment ou pas. Pour lui, la terre est une abstraction, un tableau Excel.


Jeanne d’Arc sera donc métisse cette année

22/02/2018 – FRANCE (NOVOpress)
C’est Mathilde Eday Gamassou qui incarnera Jeanne d’Arc lors des prochaines fêtes johanniques.

Dans un entretien à Boulevard Voltaire, Bénédicte Baranger, présidente de l’association Orléans-Jeanne d’Arc, défend la sélection de cette candidate : « cette jeune fille aux origines marquées remplit parfaitement les quatre conditions pour représenter Jeanne d’Arc, et surtout la plus belle d’entre toutes : être catholique et Française ».

Par origine « marquée », il faut entendre de mère polonaise et de père béninois…


La loi asile et immigration présentée en conseil des ministres

22/02/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce mercredi le projet de loi sur l’asile et l’immigration porté par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a été présenté par le gouvernement. Ce texte a été fièrement annoncé par le premier ministre comme à la fois efficace et humaniste. En tentant de manger aux deux râteliers, il s’avère que ce projet de loi ne plaît ni à la droite ni à la gauche, et manifestement répond encore moins aux attentes des français.

Quelles sont les mesures contenues dans ce projet ?

On y retrouve des mesures censées faciliter les expulsions, comme le doublement de la durée maximale de rétention administrative. Ainsi il sera possible de retenir plus longtemps dans l’attente de sa reconduite à la frontière un immigré faisant l’objet d’une décision d’éloignement. Ce changement technique ne ferait que rapprocher la France de la moyenne européenne, et en aucun cas ne renversera la politique migratoire actuelle. Pour autant nombre d’associations d’aide aux immigrés se sont élevées contre cette mesure. Avec elles se sont outrés nombre de députés de la République En Marche. La réduction à 15 jours du délais de recours pour les déboutés du droit d’asile a elle aussi été jugé dure par ces mêmes indignés.

Ces points qualifiés de mesures phares du projet semblent finalement assez timorées.

En effet, mais il en est de beaucoup plus franches qui progressent dans la direction opposée. Celles-ci sont beaucoup moins mises en avant par le gouvernement. On peut citer notamment l’extension du regroupement familial aux frères et sœurs des soi disant réfugiés mineurs. Quand on sait la facilité avec laquelle le statut de réfugié est accordé, et la propension qu’ont les immigrés de tout âges à se déclarer mineurs afin d’obtenir plus encore d’avantages on voit le danger représenté par cette mesure. Logiquement les députés du front national ainsi que des républicains ont déclaré s’opposer à celtte mesure, ainsi qu’au projet en général.

Finalement, il semble que ce projet de loi qualifié ci et là de dur et régressif sera au mieux inefficace, et au pire rendra la politique migratoire de la France plus suicidaire encore.

En effet, et il va ainsi à l’encontre totale de la volonté des français, qui rappelons le sont selon les sondages quasiment deux tiers à juger qu’il y a trop d’immigrés en France et à réclamer une politique migratoire plus dure.

SNCF : l’héritage étatiste et l’ombre communiste, par Jean-Gilles Malliarakis

On a diffusé le 14 février auprès de la presse et du grand public le rapport Spinetta et ses quelque 43 propositions. Il se fixe pour but de sauver la SNCF. Il vient après de nombreux avis, circonstanciés et documentés, mais sans suite, de la cour des Comptes. Et cela pose une fois de plus la question du rapport de l’opinion, des médias et de notre chère classe politico-technocratique à la dépense d’État.

Dès 2011, en effet, aux Assises du ferroviaire un groupe de travail avait conclu à l’insoutenabilité financière du système. Et quand, en 2014, fut votée la plus récente réforme ferroviaire, on promettait une fois encore un nouveau modèle économique.

Il n’a toujours pas vu le jour. Et la ministre actuelle Élisabeth Borne qui connaît bien le dossier, juge impossible le statu quo.

L’une des ritournelles de ces derniers temps consiste donc à demander à l’État de résoudre le problème ferroviaire. Les gros moyens de désinformation semblent même avoir récemment découvert le gouffre de l’endettement de la SNCF.

Il s’agit pourtant d’un secret de Polichinelle. Il y a quelque 20 ans de cela, en effet, le gouvernement Juppé, n’avait entrepris d’en camoufler le montant que pour pouvoir faire semblant de satisfaire aux critères théoriques de l’euro. Et, dans ce but, avait été créée en 1997 une société gestionnaire de l’infrastructure. Faussement séparée du transporteur monopoliste, fut ainsi fondée Réseau Ferré de France. Cette entreprise était dotée, dès la fondation, de plus de 20 milliards d’euros de dettes. Artificiellement soustraite des comptes publics, elle atteint désormais un montant de 45 milliards.

Or, comme la logique d’une gestion de RFF ne pouvait conduire qu’à une tarification plus réaliste de l’utilisation des voies et des gares. Ceci aurait coïncidé avec la remise en cause du monopole ferroviaire. On a donc décidé en 2013 de rebaptiser le gestionnaire d’infrastructures SNCF-Réseau afin qu’il soit bien clair qu’elle serait repassée sous le contrôle de Guillaume Pépy patron demeuré indéboulonnable, malgré ses échecs, de SNCF-Mobilité.

Pour complaire à cette technostructure, l’organisme prétendument indépendant Arafer chargé, au sein de l’État, de réguler les transports, a, discrètement, toujours empêché que soient calculés les péages à hauteur des besoins de l’entretien des voies.

Toutes ces feintes et galanteries ne peuvent plus dissimuler, cependant, que l’héritage étatiste produit chaque année un passif de plus de 3 milliards de dettes supplémentaires, qui, sans mesures drastiques, ne sauraient être remboursées en dépit des subventions auxquelles les régions sont contraintes, sans pouvoir les contrôler.

Parmi les causes de ce déficit, on ne peut pas omettre les très coûteux avantages sociaux concédés aux cheminots.

On n’oubliera pas, dans cette affaire, la place quasi séculaire de l’idéologie marxiste et de l’appareil communiste.

À presque un siècle de distance en effet, loin d’être crédités de l’image de privilégiés qui les entachent aujourd’hui, les salariés des compagnies de chemin de fer passaient pour l’incarnation même de l’exploitation capitaliste.

C’est en 1920 que des grèves très dures sont brisées par le gouvernement, et que la ville emblématique de Saint-Pierre-des-Corps et son maire Robespierre Hénault hébergent le congrès dit de Tours, où se fonde le parti communiste. La SNCF ne sera cependant fondée qu’en 1937, par le gouvernement Chautemps, étatisant et fusionnant les compagnies privées alors concessionnaires dans une société anonyme d’économie mixte dont l’État possédait la majorité du capital.

Le cheminot passe dès lors à l’avant-garde de ce qu’on dénomme désormais modèle social français : retraites, heures ouvrées, emploi à vie, etc. Le statut d’ensemble, sans équivalent dans aucun pays du monde, sera plusieurs fois transformé et toujours aggravé. En 1983, notamment, il reviendra à Fitermann, ministre communiste des Transports du gouvernement Mauroy, de lui donner un caractère toujours plus étatiste et d’y imposer un Comité central d’entreprise contrôlé aujourd’hui encore par la CGT.

Contre les projets gouvernementaux de réformes du secteur public les appareils syndicaux ont annoncé une mobilisation à compter du 22 mars. La direction de la CGT, par la voix de son secrétaire général Martinez, fait actuellement campagne pour intégrer aux manifestations une grève du chemin de fer.

Chacun sent, chacun sait, le rôle structurant du chemin de fer. Il remonte à des temps très anciens. Il a certes été réactivé avec le développement du TGV depuis 1981, qui bouleverse l’espace hexagonal, toujours dans le sens de l’hypercentralisation parisienne. Dès la loi fondatrice de 1842 a été dessiné et pensé un découpage de la France en 7 grandes lignes convergeant à Paris. Surnommé l’étoile de Legrand, du nom du directeur général des Ponts et chaussées de l’époque, ce schéma corseté empêche aujourd’hui encore le décloisonnement des régions de notre pays.

On ne s’en sortira donc que par une réforme radicale à laquelle l’idéologie étatiste et centraliste répugne.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Alain de Benoist : « Je suis pour l’autonomie de la Corse, pas pour son indépendance ! »

Pour Alain de Benoist, “l’indépendance, de toute façon, ne veut plus dire grand-chose à une époque où les frontières ne garantissent plus l’identité des peuples et où même les « grands » États-nations ont d’ores et déjà perdu l’essentiel de leur souveraineté.”

Voici un entretien paru à l’origine sur le site Boulevard Voltaire.

L’autonomie, voire l’indépendance de la Corse, cela est-il fondamentalement choquant, sachant qu’aucune frontière n’est à jamais gravée dans le marbre, à en juger par ce qui s’est récemment passé au Kosovo ou en Crimée ?

ALAIN DE BENOIST : Ce n’est pas une question de frontières, mais une question de peuples. Contrairement à ce qui s’est passé dans beaucoup d’autres pays, la nation française n’a pas été créée par un peuple, mais par un État. Elle est née de l’agrandissement progressif du « pré carré » capétien, au hasard des conquêtes, des annexions et des alliances matrimoniales. Le peuple français qui existe aujourd’hui est un peuple-résultat. Le problème est qu’en s’étendant, le domaine royal a recouvert des peuples différents, d’origines différentes (celtique, germanique, latine, basque, etc.), qui n’ont jamais abandonné complètement leur personnalité, en dépit des efforts de type colonial développés, sous la IIIeRépublique notamment – l’époque où il était « interdit de cracher par terre et de parler breton » – pour faire disparaître leurs cultures et leurs langues.

Ces peuples existent toujours, même si l’on ne veut pas le reconnaître, et je ne suis pas de ceux qui s’affligent de leur existence et de leur vitalité. Les régions à la personnalité culturelle la plus forte sont aussi les plus portées à défendre leur identité. Le cas de la Corse est, à cet égard, exemplaire, puisque c’est la seule région à n’avoir pas donné la majorité à Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle. Le peuple corse est autochtone dans son île depuis au moins trente mille ans. Occupée pendant cinq siècles par les Génois, contre lesquels s’était déjà dressé Sampiero Corso, la Corse fut indépendante à partir de 1755, sous la direction de Pasquale de Paoli, jusqu’à ce que Gênes la cède à la France en 1768. C’est l’époque où Rousseau rédige son Projet de constitution pour la Corse, qu’on serait bien avisé de relire aujourd’hui. Comme le peuple breton, le peuple basque et le peuple alsacien, le peuple corse continue à défendre sa langue et sa culture, et je trouve excellent qu’il le fasse. Prenons exemple sur lui plutôt que de le stigmatiser ! Souvenons-nous, d’ailleurs, qu’au XVIIIe siècle, quand la France atteignait au sommet de sa puissance et sa culture au faîte de sa gloire, les trois quarts de ses habitants ne parlaient pas le français.

Cela dit, si je suis pour l’autonomie de la Corse, je ne suis pas pour son indépendance. L’indépendance, de toute façon, ne veut plus dire grand-chose à une époque où les frontières ne garantissent plus l’identité des peuples et où même les « grands » États-nations ont d’ores et déjà perdu l’essentiel de leur souveraineté. Autonomistes et indépendantistes peuvent, certes, mener des combats communs, mais entre l’autonomie et l’indépendance, je ne vois pas une différence de degré mais une différence de nature. L’autonomie se fonde sur un principe de responsabilité, l’indépendantisme ne manifeste qu’une volonté de sécession.

L’argument jacobin veut que la République soit « une et indivisible ». Mais à Wallis-et-Futuna, territoire français depuis 1888, cette même République reconnaît des chefferies traditionnelles pratiquant un catholicisme considéré de fait comme religion d’État…

ALAIN DE BENOIST: Le jacobinisme est la maladie française par excellence. De l’extrême gauche à l’extrême droite, que ce soit par patriotisme ou par fidélité à l’esprit révolutionnaire, presque tout le monde y sacrifie chez nous. La Suisse (avec ses trois langues officielles), la Russie et les États-Unis sont des États fédéraux et ne s’en portent pas plus mal, mais toute idée de remettre en cause la République « une et indivisible », d’appliquer le principe de subsidiarité (ou de compétence suffisante) en laissant aux différentes composantes de la nation la possibilité de décider par elles-mêmes et pour elles-mêmes, fait immédiatement surgir des fantasmes de « balkanisation » et de « dislocation » que je trouve absolument ridicules. Le centralisme jacobin n’a pas rendu la France plus forte, mais plus fragile. Un pays n’est fort que de la vitalité et de l’identité de ses composantes. Les jacobins veulent réaliser dans leur pays une « unité » qu’ils refusent à l’échelle européenne ou mondiale. Je ne verrais personnellement que des avantages à ce que la République « une et indivisible » soit remplacée par une République fédérale des peuples de France.

Pour en revenir à la Corse, ce n’est pas en répétant que « la Corse, c’est la France » qu’on réglera le problème. J’ai connu l’époque où tous les hommes politiques proclamaient à qui mieux mieux que « l’Algérie, c’est la France ». L’Algérie se composait alors de trois départements français, avec dix préfectures. On sait ce qu’il en est advenu. Quant à ceux qui glosent avec des trémolos sur « le français, langue de la République », je leur rappellerais qu’à l’heure des talk shows, des fake news, du coaching, du fact checking, du packaging, du prime time, des smartphones et autres cold cases, ce ne sont pas les langues régionales mais la langue anglaise qui menace la langue française, sans qu’ils s’en émeuvent particulièrement.

Après l’Écosse, la Lombardie, la Catalogne, la Corse, est-ce les peuples qui prennent leur revanche sur les États, ou y a-t-il des raisons plus extérieures à ces phénomènes ?

ALAIN DE BENOIST: Je pense que c’est une erreur de placer toutes ces régions sur le même plan. Ce sont des cas différents. La Corse est une île, ce que ne sont ni la Lombardie ni l’Écosse. L’histoire de la Catalogne est totalement différente de celle de la Flandre, et l’histoire de la Belgique n’a vraiment aucun rapport avec celle de l’Espagne. Les Flamands souhaitent se séparer des Wallons, mais certains d’entre eux ne refuseraient pas de rejoindre la Hollande pour recréer les grands Pays-Bas. Je pense qu’il faut juger concrètement, au cas par cas. On s’apercevra alors que les motivations sont, elles aussi, très différentes. Disons seulement qu’il est assez légitime que certaines régions veuillent d’autant plus préserver leur identité qu’elles voient bien que les entités plus vastes auxquelles elles ont appartenu jusqu’ici perdent la leur sans réagir.

Texte repris du site Blog Eléments

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Du halal aux hôtels avec tapis de prière, Taïwan cherche à attirer les nombreux touristes musulmans venus d’Asie du Sud-Est

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72 mesures et 600 millions pour l’intégration des « migrants », par Guy Rouvrais

Mercredi, en Conseil des ministres la loi « asile et immigration » a été adoptée. Elle est déjà attaquée par la gauche, certes, mais aussi par certains élus LREM, venus, il est vrai, du PS, ce sont des « marcheurs » de gauche… et de gauche. Il n’y a pourtant dans ce que l’on connaît du projet rien d’extraordinaire, il s’agit d’une énième tentative pour renvoyer chez eux ceux qui n’ont pas le droit d’être chez nous. L’intention est bonne, certes, à condition d’aller jusqu’au bout. Or, on ne compte plus les fois où des gouvernements de droite et de gauche, ont annoncé des mesures de « fermeté » pour endiguer l’immigration sauvage et d’aussi fermes pour expulser les clandestins. Toute cette agitation saisonnière pour constater que le taux d’expulsions effectives stagne toujours autour de 20%. Car, parallèlement, des mesures incitatives alimentent le flux. C’est le cas également avec Macron et Collomb.

Dans un rapport commandé par le gouvernement et remis le 19 février, le député LREM Aurélien Taché a présenté 72 propositions « pour une politique ambitieuse d’intégration des étrangers arrivant en France. » Le Premier ministre, en le recevant, en compagnie du ministre de l’Intérieur, a indiqué que le gouvernement « reprendra les grands axes des propositions » contenues dans ce rapport. Il s’agit, on l’a compris, d’établir un contre-feu face à l’accusation d’inhumanité dans la façon dont le pouvoir traiterait les immigrés.

Ce qui est nécessaire pour l’intégration des étrangers n’est pas d’abord du côté de la France mais des étrangers, de leur volonté de s’intégrer, d’aimer et de respecter leur pays d’accueil, d’accepter plus de devoirs à l’égard de celui-là que de revendiquer de droits. C’est comme cela que se sont intégrées naguère des générations d’Italiens, d’Espagnols, de Polonais, etc. sans le secours de 72 propositions.

S’il en est parmi celles-là qui ne posent pas de problème, telle l’augmentation des heures d’enseignement du français, il en est d’autres qui relèvent de la « discrimination positive » au détriment des autochtones. C’est ainsi qu’il est proposé « un accompagnement global, incluant notamment l’accès au logement et à l’emploi, d’une durée moyenne d’un an » après quoi l’étranger devrait être logé et avoir un emploi ! Les habitants qui accepteraient d’en loger un chez eux auront droit à une déduction fiscale. Mais s’ils hébergent un sans-logis de souche, rien n’est prévu. Pour permettre au « migrant » de trouver un emploi, le député demande rien moins que la suppression « de la condition de nationalité pour les fonctions non régaliennes de la fonction publique » (alors qu’il faut réduire le nombre des fonctionnaires !) tout comme l’abrogation « de la taxe versée par les employeurs pour l’embauche » d’étrangers. On voit que ces mesures ne se borneront pas à faciliter l’intégration de ceux qui sont déjà là mais en inciteront d’autres à venir sachant qu’on prépare déjà leur accueil. Coût de ces mesures ? 600 millions, à la charge non pas des étrangers mais du contribuable français.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 22 février 2018

Plusieurs dizaines de milliers d’hectares de terres cultivables échappent chaque année aux agriculteurs français

21/02/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes Agriculteurs (JA) ont décidé d’anticiper le rendez-vous du salon de l’agriculture à Paris en organisant ce mercredi une journée d’action partout en France pour exposer leurs revendications notamment contre l’arrivée massive de produits d’Amérique du Sud en cours de négociation.

Rappelons que tous les dix ans en moyenne, l’agriculture française perd 50.000 hectares de terres cultivables alors que la loi d’avenir agricole de 2014 visait une réduction par deux de ce phénomène. Au problème d’étalement urbain dû aux grandes surfaces périphériques, s’ajoutent les investissements étrangers (chinois, indiens et saoudiens notamment), qui font en outre monter les prix.


La repentance, basta ! Soyons fiers d’être Européens !

Aujourd’hui le continent européen, privé de sa puissance traditionnelle, est l’homme malade du monde. Parce que les Européens sont culpabilisés. Coupables, éternellement coupables ! De la colonisation, de l’esclavage, des crimes de la seconde guerre mondiale. Ça suffit ! Ça suffit !

La colonisation, parlons-en ! Avant elle il y avait moins de 100 millions d’Africains. Aujourd’hui – pour le meilleur ou pour le pire – ils sont plus d’un milliard. Beaucoup de ceux qui dénoncent la colonisation n’auraient pas vu le jour sans ses bienfaits !

L’esclavage ? Beaucoup de peuples l’ont pratiqué, notamment en Afrique, mais c’est la civilisation européenne qui l’a aboli.

Quant aux génocides ils traversent l’histoire et les textes sacrés- y compris la Bible– en sont le témoignage. Mais les Européens ont été les premiers à condamner les crimes de guerre. Ajoutons qu’il est monstrueux de prétendre transmettre à un ensemble de peuples, du détroit de Gibraltar au Golfe de Botnie et de génération en génération des crimes commis il y a près d’un siècle.

Alors, les Européens n’ont pas de raison de cultiver la honte. Au contraire, ils doivent être fiers de leur héritage.

C’est l’Europe qui a fait le monde. C’est le continent de la pensée scientifique, de ses applications techniques et des grandes découvertes. Plus que tous autres ce sont les Européens qui ont inventé et transformé le monde. Et qui ont mis au service des hommes la puissance de l’énergie et la mise en réseau de l’intelligence. Ce sont les Européens qui ont maitrisé les mers, l’air et l’espace et qui ont vaincu bien des maladies.

Ce qui a rendu cela possible, c’est la libre confrontation des idées, la culture du débat, le goût du raisonnement et la démarche expérimentale. L’Europe, c’est la civilisation des libertés : libertés des cités grecques, libertas romaine, franchises et privilèges des métiers, des villes et des universités au Moyen Age, confrontation féconde de la foi et de la raison, esprit des Lumières.

L’Europe, c’est la civilisation de l’incarnation : l’Europe, c’est le continent où le divin est présent partout dans la nature et l’architecture.

L’Europe, c’est la civilisation qui honore la femme : déesse, mère, sainte ou combattante. L’Europe, c’est la civilisation de l’amour courtois.

L’art européen c’est un art de la représentation de la nature, de la figure humaine et des images divines, à l’opposé de toute vision iconoclaste. Il est à nul autre pareil : la sculpture classique de Praxitèle à Rodin ; la peinture avec l’invention de la perspective et la maitrise du portrait ; le chant polyphonique et la musique symphonique, l’architecture monumentale sont inégalés. Bien sûr, d’autres civilisations ont leurs grandeurs et leurs beautés mais ce n’est qu’en Europe que l’art a connu un tel éclat et s’est développé à la fois dans toutes ses multiples expressions.

Refusons le grand dérangement des esprits. Refusons le grand dénigrement de notre passé. Refusons le grand renoncement. Refusons le grand effacement de notre mémoire. Refusons le grand remplacement de nos peuples et de notre civilisation.

Soyons fiers de notre héritage. Soyons fiers de nos ancêtres. Soyons fiers de ce qu’il nous reste encore à faire. Préparons-nous à notre grand ressourcement.

Participez au cinquième colloque de l’Institut Iliade, samedi 7 avril, à Paris, sur le thème : Fiers d’être Européens.

Texte repris du site site Institut Ilade