Quand des femmes dénoncent leur victimisation, par Ivan Rioufol

Bonne nouvelle : les assauts contre le politiquement correct et ses interdits se multiplient. Edwy Plenel a fait les frais, récemment, de la mise en cause de son prétendu antiracisme, produit d’une lutte des « dominés » mise au service du totalitarisme islamique. Cette fois ce sont les néo-féministes qui sont contestées, par d’autres femmes, dans leur posture victimaire et leur lutte des sexes. La haine que laissent voir ces nouvelles bigotes du puritanisme, en réplique à une tribune publiée dans Le Monde daté de ce mercredi et signée par un collectif de cent femmes, dévoile la minceur de leur dialectique conflictuelle.

Dans la réponse publiée sur le site francetvinfo, Caroline de Haas et trente autres militantes accusent les blasphématrices d’être des « récidivistes en matière de défense de pédocriminels ou d’apologie du viol ». Les mères-la-pudeur concluent que « les porcs et leurs allié.e.s (sic) ont raison de s’inquiéter. Leur vieux monde est en train de disparaître ». Ce matin, sur Europe 1, une chroniqueuse a grossièrement insulté Elisabeth Levy (Causeur), qui figure parmi celles qui ont signé, avec Catherine Deneuve, Catherine Millet, Catherine Robbe-Grillet, ce texte argumenté qui rend les dames patronnesses hystériques. S’il est trop tôt pour identifier un réel mouvement de rejet face au terrorisme intellectuel qui s’étend toujours davantage, en France comme aux Etats-Unis, la panique qui gagne les faiseurs de morale laisse deviner néanmoins la conscience de leur fragilité.

Que dit ce texte du Monde? Que l’affaire Weinstein (ce producteur américain accusé de viols) était nécessaire, mais que la parole libérée s’est, depuis, trompée de cibles en soupçonnant chaque mâle en liberté d’être un prédateur sexuel en puissance. Les procès publics et les accusations sans preuve sont des dérives qui conduisent à imposer une morale victorienne, reposant sur la victimisation de la femme, ce sexe toujours faible. Les signataires mettent en perspective cette régression avec la « vague purificatoire » qui s’emballe. « Là on censure un nu d’Egon Schiele sur une affiche, ici on appelle au retrait d’un tableau de Balthus d’un musée au motif qu’il serait une apologie de la pédophilie ».

Le film Blow-up, d’Antonioni, est dénoncé par une universitaire pour sa misogynie. D’autres exemples sont cités. Les signataires auraient pu rajouter Le Carmen de Bizet réécrit par Leo Muscato : cette fois, c’est Carmen qui tue Don José car, selon Muscato, « on ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme ». Cet hygiénisme de la pensée est insupportable. Il va d’ailleurs au-delà de la mise sous surveillance du sexe. Comme l’a expliqué le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, le pouvoir entend également promouvoir une « information propre », en traquant les « fake news » sur l’internet. Il est grand temps de mettre un terme à ces atteintes tous azimuts à la liberté, sous couvert de moraline. Bravo à ces femmes qui partent à l’assaut sous les crachats !

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 janvier 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Changer le nom de FN ? – Pour Gilbert Collard : « Même si on s’appelait “la baie des anges”, on nous stigmatiserait »

Gilbert Collard

11/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Faut-il changer le nom de FN ? Cette question fait, en tout cas, partie du questionnaire envoyé aux 51.000 adhérents à jour de cotisation et devrait être l’un des points importants traité lors du prochain congrès du parti qui se tiendra en mars prochain.

Si la présidente du FN a plaidé dimanche dernier dans l’Orne en faveur de ce changement de nom, cette perspective irrite Jean-Marie Le Pen qui a notammé déclaré : « On peut légitimement douter des résultats de la consultation qui, selon les sources, sont majoritairement hostiles à ces changements« .

De son côté, Gilbert Collard a émis des doutes sur l’efficacité de ce changement :

Je suis très paradoxal. J’ai été le premier à dire qu’il fallait changer de nom. Et puis maintenant j’en arrive à me dire que ça ne servira strictement à rien. Je pensais que changer de nom favoriserait le processus de dédiabolisation et puis je me rends compte que de toute manière, quel que soit notre nom, même si on s’appelait “la baie des anges”, on nous stigmatiserait.

Et maintenant : « balance ton porc communiste » !, par Francis Bergeron

On se demande quand s’arrêtera cette avalanche de révélations sur des agressions sexuelles et ces viols. Voici que le quotidien de gauche Le Monde, qui avait raconté les agressions sexuelles à l’UNEF et aux Jeunesses socialistes, évoque dans son numéro de samedi une série d’agressions de divers ordres, ayant pu aller jusqu’au viol, et commis par des dirigeants des Jeunesses communistes. Les faits sont précis : lieux, dates et circonstances sont donnés. Seuls manquent les noms.

Nous apprenons, par exemple, qu’en juin 2016, le responsable (permanent salarié) des Jeunesses communistes de Limoges a commis une tentative de viol sur une jeune militante de 19 ans. Celle-ci a dû s’enfuir pour échapper au prédateur. Le secrétaire fédéral de la Haute-Vienne, un dénommé Francis Dauliac, assure que « le jeune mis en cause pour harcèlement n’a plus de responsabilité ». Mais il nous annonce cet acte fort, avec, au-dessus de sa tête, un portrait du tueur en série Guevara ! A tout prendre, l’obsédé sexuel communiste de Limoges était moins dangereux que le Staline sud-américain.

Toujours en 2016, au cours d’une manifestation de Nuit debout, une autre militante du Parti a bien failli finir la nuit couchée, ce qui n’est pas anormal, mais contre son gré, ce qui est plus embêtant. Autre tentative de viol : cette fois dans le local du PCF de la Seine Saint-Denis, après une soirée bien arrosée. Le Monde évoque aussi des agressions survenues dans un camp d’été des Jeunesses communistes, dans la région Centre. Une autre militante affirme avoir été violée en 2015, etc.

Des plaintes ont été déposées. Les coupables ont tous avoué. Mais de ce point de vue, au Parti communiste, il y a une solide tradition dans le domaine des aveux.

Les dirigeants du Parti sont au courant de ces scandales depuis novembre au moins. Le secret avait toutefois été bien gardé. « Les responsables vont être écartés de leurs responsabilités », nous disent les apparatchiks de la place du Colonel-Fabien. Mais le mot exclusion n’est pas prononcé. Un livret de défense, élaboré par la commission « droit des femmes/féminisme » a été élaboré et distribué à 9 000 militantes du parti communiste (mais y a-t-il encore 9 000 militantes au PC ?)

Ils ont confondu « agit-prop’ et « agit pas propre »

Nous avons donc eu les porcs du cinéma et de la télévision, les porcs de l’UNEF, les porcs du PS, ainsi que quelques porcs du côté des centristes et de LR. Cette semaine, c’est donc « Balance ton porc communiste », même si la formule « porc communiste » est passablement redondante, et si les griefs à l’égard du PC dépassent largement ces affaires de militants confondant agit-prop et « agit pas propre ».

La campagne du Monde et de quelques autres organes est d’ailleurs curieuse. A croire que les groupuscules féministes et lesbiens essaient de déstabiliser une autre gauche qui, historiquement, est masculine, violente, et peu respectueuse des valeurs dites bourgeoises comme la galanterie ou la pudeur. Catherine Deneuve et une centaine de femmes (dont quelques militantes de la pornographie, comme Catherine Millet et Brigitte Lahaie), viennent d’ailleurs de réagir, avec un manifeste pour « une liberté d’importuner, indispensable à la liberté

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Invasion migratoire – Brigitte Bourguignon (LREM) : « la question de l’accueil doit demeurer inconditionnelle »

11/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Invitée mardi de Politique matin, la présidente de la commission des Affaires sociales n’a pas souhaité se prononcer sur le maintien de cette circulaire du ministère de l’Intérieur qui demande des contrôles des situations des demandeurs d’hébergement d’urgence.

La députée Brigitte Bourguignon (LREM) affirme toutefois que « la question de l’accueil doit demeurer inconditionnelle« .


Parti Socialiste : Le dernier combat des sous-chefs, par Etienne Defay

parti-socialiste

C’est une constante au Parti socialiste, le trône de Solférino (tant que l’on peut encore utiliser cette formule dans la mesure où la vente du siège historique est actée) est bien parti pour être âprement disputé. Cependant la lutte qui s’annonce a de quoi désintéresser l’opinion tant les enjeux paraissent dérisoires. Mais, chez Présent, nous mettons un point d’honneur à mettre en lumière les causes que certains jugent perdues, alors parlons-en.
Car, la lutte a de quoi faire regretter le temps béni des combats d’éléphants. 2008 et 2012 sont loin et le casting de 2018 manque cruellement de ténors. La défection de Najat Vallaud-Belkacem en apporte une preuve supplémentaire. En lieu et place des François Hollande, Martine Aubry, Ségolène Royal ou encore Laurent Fabius, les Olivier Faure, Emmanuel Maurel, Stéphane Le Foll et Luc Cavournas prennent le relais pour le meilleur et pour le rire.

Car, finalement, avec l’OPA perpétrée par Emmanuel Macron et la saignée opérée dans l’électorat traditionnel du PS, bien optimiste sera celui qui prédit un avenir radieux et des lendemains qui chantent à l’héritage de Jaurès. La véritable information de cette élection est surtout qu’elle n’en est plus une. Las, les socialistes voient le parti historique de la gauche se vider de sens pour ne devenir qu’un champ de bataille confidentiel entre caciques en mal de recyclage. Si, de surcroît, les caciques sont des seconds couteaux, le match perd toute saveur.

Doit-on y voir un hommage aux armées de jadis se massacrant pour la prise symbolique d’une poignée de ruines fumantes ? Ou plutôt la dernière chance de régler définitivement ses comptes ? La deuxième option est de rigueur en ce qui concerne la double candidature de Stéphane Le Foll et Olivier Faure. Tous deux issus du courant social-démocrate, courant majoritaire du PS rendu orphelin par le départ précipité de Manuel Valls, et tous deux persuadés d’incarner l’avenir du parti. Mais, entre l’ancien ministre de l’Agriculture et l’actuel patron du groupe PS à l’Assemblée Nationale, subsiste cette vieille rivalité propre aux jumeaux politiques. De ces vieilles rivalités recuites en rancœur qui tournent à la détestation franche.

Derrière cette déroute qui se parachèvera dans d’ultimes déchirements internes, peut-être serait-il temps d’établir un diagnostic. Le Parti socialiste approche la mort cérébrale car il se trouvait déjà en situation de mort clinique. Une mort actée par Mitterrand, lorsque sous son impulsion, la gauche s’ouvrit au libéralisme et sacrifia l’ouvrier sur l’autel du libre-échange. Une mue qui lui permit d’accéder au pouvoir par trois fois, dont une par hasard ou plutôt par défaut, une mue qui permit au paladin de la finance et de l’ultralibéralisme, Emmanuel Macron, de s’engouffrer dans la brèche, faisant éclater les digues et renversant d’un même revers de main les échiquiers et les partis politiques. Tel un astre mort, le PS voit le trou noir En marche l’aspirer, lui et tous ses satellites.

Il faudra donc que quelqu’un se dévoue pour leur expliquer ce que tout le monde sait déjà : le socialiste doit aujourd’hui se mettre En marche ou devenir Insoumis. N’en déplaise à Le Foll, Faure et consorts, pour être élu, il ne suffit plus d’être candidat, il faut surtout avoir des électeurs !

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 11 janvier 2018

Immigration et pape François : où est passée la prudence traditionnelle de l’Église ? – par Christian Vanneste

Les papes nous avaient habitués à plus de sagesse et à plus de lucidité.

Malgré quelques références à ses prédécesseurs, il est évident que le souverain pontife accorde à la question des migrations une importance beaucoup plus grande qu’ils ne le faisaient, et surtout qu’il abandonne la position équilibrée du Saint-Siège pour développer une conception très favorable à l’immigration.

Le Compendium de la doctrine sociale de l’Église n’évoquait les immigrés qu’à six reprises en 330 pages et ne consacrait, en fait, que deux courts paragraphes au problème, essentiellement sous l’angle du travail.

« L’émigration peut être une ressource, plutôt qu’un obstacle », résume la pensée. L’idée que l’immigration était une nécessité pour les régions les moins favorisées et qu’elle répondait à une offre de travail non satisfaite conduisait à la considérer comme un phénomène bénéfique, mais à réglementer dans un souci d’équilibre et d’équité, en excluant l’exploitation des travailleurs, en respectant les liens familiaux et en encourageant le maintien dans les zones d’origine, grâce à l’aide au développement.

Même si l’on pouvait formuler des critiques techniques sur l’offre de travail non satisfaite ou sur le regroupement familial, l’inspiration morale du texte était clairement évangélique et, par ailleurs, prudente. On retrouve ce même souci d’équilibre dans les déclarations de Benoît XVI qui, dans son encyclique Caritas in veritate, met en regard « la sauvegarde des droits et des exigences des personnes et des familles émigrées » et « ceux des sociétés où arrivent les immigrés ».

Benoît XVI est européen. Il est informé d’un certain nombre de comportements et des réactions qu’ils entraînent chez les chrétiens.

Le Pape François a abandonné cette prudence et cet équilibre. Il a multiplié les gestes symboliques depuis son premier voyage pontifical le 8 juillet 2013 à Lampedusa. Depuis quelques mois, les déclarations se succèdent. Le jour de l’Assomption, il signe un texte destiné à la 104e Journée mondiale des migrants et réfugiés et formule vingt et une propositions. Celles-ci sont, sans retenue, un appel en faveur d’une politique d’ouverture à l’immigration. Les visas doivent être facilités. Un système d’immigration, des corridors doivent permettre de légaliser l’immigration illégale. Il ne faut pas recourir aux expulsions « non adéquates ». Il faut éviter les détentions. Il faut accorder le maximum de droits, de libertés et d’aides aux immigrés, en matière de justice et d’accès au travail notamment. Il faut respecter leur identité culturelle, mais leur offrir une citoyenneté dissociée du travail et de la pratique de la langue… C’est-à-dire sans intégration ni même insertion, pour ne pas évoquer l’assimilation qui ne respecterait pas l’identité culturelle des nouveaux arrivants !

Ce texte politique, donc hors infaillibilité, dépasse de très loin le domaine où le pape doit être écouté par les catholiques avec respect et fidélité. Il s’agit d’un texte qui entend dicter leurs choix aux États et aux peuples au mépris de ce que les nations peuvent légitimement concevoir comme leur bien commun. Que les catholiques eux-mêmes s’inquiètent de la présence grandissante et parfois provocatrice d’une religion qui n’est ni proche du christianisme, ni « de paix et d’amour », devrait interpeller le successeur de saint Pierre. Que des décisions en matière de sécurité, de détention, d’octroi de visas et, plus encore, d’acquisition de la citoyenneté relèvent des États selon la volonté des peuples est une évidence criante qui semble échapper au souverain pontife.

Sa cinquième proposition est inacceptable : « Toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale », autrement dit, la sécurité du migrant passe avant la sécurité de l’État qui accueille.

En novembre dernier, à l’occasion de la 5 1e Journée mondiale de prière pour la paix, le Saint-Père avait fixé quatre objectifs : accueillir, promouvoir, protéger, intégrer. Ce cadre s’accompagnait d’une critique de la suspicion dont témoigneraient les populations locales. Et il concluait en appelant les médias à démasquer les stéréotypes qui en seraient responsables.

Il est éprouvant, pour un catholique qui balance entre charité et responsabilité, de trouver dans les propos du pape non une source d’inspiration, mais exactement les mêmes arguments que ceux répandus par le mondialisme et la pensée unique. Le grand Autre n’est plus le prochain mais le lointain, sans souci du petit peuple. Les papes nous avaient habitués à plus de sagesse et à plus de lucidité.

Christian Vanneste

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Le Front National a lancé une pétition contre la limitation de la vitesse à 80 km/h

10/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Cette initiative a été annoncée par Sébastien Chenu, responsable de la communication du parti. En effet, la mesure handicape avant tout les habitants des zones rurales, pour qui l’utilisation de leur véhicule personnel est indispensable pour leur activité professionnelle ou leur vie quotidienne.

Elle accentue ainsi la fracture grandissante entre pôles urbains et périphéries.Les comparaisons internationales n’attestent pas, enfin, de son efficacité.

Marine Le Pen s’est également exprimée dans une vidéo, postée sur ses réseaux sociaux.

Pour signer cette pétition, c’est par ici : http://www.frontnational.com/abaissement-de-la-vitesse-sur-les-routes-secondaires-larnaque-du-gouvernement/


L’oligarque financier Patrick Drahi décide de séparer ses activités médias et télécom aux États-Unis et en Europe

10/01/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le financier Patrick Drahi acte le divorce entre ses juteuses activités de télécom américaines et SFR en France. Cette scission est le fruit d’un montage financier artificiel basé sur un transfert d’actions entre filiales. En outre, Patrick Drahi va puiser 600 millions d’euros dans les caisses d’Altice USA pour désendetter SFR et verser 1.5 milliards d’euros de dividende exceptionnel aux actionnaires anxieux. Ces annonces ont donné un coup de fouet à l’action Altice qui a grimpé de 10% à la bourse d’Amsterdam lundi dernier.

Cela va à rebours de l’annonce faite en grande pompe au printemps dernier, dans laquelle Patrick Drahi annonçait vouloir fédérer ses activités dans le monde, pour en faire une « une grande famille ».

En effet, il entendait ainsi contrer ses détracteurs, qui l’accusaient d’être un vorace financier rachetant opportunément des entreprises aux activités disparates, dans l’unique but d’en tirer du profit. Mais la réalité économique l’a rattrapé. Le groupe Altice, assis sur une dette de 50 milliards d’euros, avait perdu 60% de sa valeur seulement 3 semaines, suite à l’annonce des résultats mitigés de SFR.

Ce changement de stratégie laisse à penser que Patrick Drahi ne croit plus en SFR…

Ce qui est sûr en tout cas, c’est que SFR constitue un boulet pour Drahi et freine les ambitions américaines du groupe. Le but de cette scission est clair : protéger les activités américaines de câblo-opérateurs et retrouver la confiance des investisseurs pour les prochaines acquisitions. Drahi l’a annoncé, il veut devenir le numéro un sur le marché des télécoms aux Etats-Unis. Espérons que le financier ne sacrifie pas notre opérateur de télécom français, pas assez rentable à ses yeux, en le cédant au plus offrant après en avoir coupé les branches malades…

Après l’affaire Weinstein, un collectif de 100 femmes, dont Catherine Deneuve, dénonce « un climat de société totalitaire »

10/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une tribune parue dans Le Monde, un collectif de 100 femmes, dont l’actrice Catherine Deneuve, regrette qu’à la suite de l’affaire Weinstein, « cette libération de la parole se retourne aujourd’hui en son contraire ».

Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste.

Or c’est là le propre du puritanisme que d’emprunter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d’éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l’emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie.

Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment, au nom d’une conception substantielle du bien et de la morale…

Le collectif dénonce ainsi « un climat de société totalitaire ».


Steve Bannon quitte la tête de Breitbart News

10/01/2018 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Steve Bannon, l’ancien conseiller de Donald Trump, a quitté la tête du site conservateur Breitbart News, dont il avait largement contribué à faire la plateforme d’information et d’opinion la plus suivie au sein de la droite dure américaine.

Sa situation semblait devenu intenable après ses propos critiques publiés dans le livre polémique « Fire and Fury » sur Donald Trump et son entourage.



Tweets de Rayan Nezzar : LREM, parti des « voyous ethniques » ?, par Franck Deletraz

Certains considéraient seulement LREM comme un ramassis de « gamellards » et d’incompétents. Mais ce parti est aussi celui des « voyous ethniques ». Pour preuve : souhaitant sans doute faire oublier les scandales El Guerrab et Laabid tout en donnant satisfaction à la « diversité », qui constitue une part importante de son électorat, Castaner a désigné jeudi Rayan Nezzar comme porte-parole du mouvement. Un choix qu’il n’a pas fini de regretter.

Cette fois-ci, pourtant, le « jeune » de 27 ans, originaire de Montreuil, diplômé de l’ENA, présenté comme un « spécialiste des questions économiques et sociales » qui a « participé en tant qu’expert à la préparation du programme d’Emmanuel Macron », semblait on ne peut plus fiable. Pas le genre à massacrer à coups de casque un ex-camarade du PS, tel que l’a fait le député M’Jid El Guerrab avec Boris Faure. Ni à diffuser des photos de tags proclamant « va niquer ta mère », « encule la police » ou encore « étrangers, ne nous laissez pas seuls avec les Français », comme l’a fait Mustapha Laabid, député LREM d’Ille-et-Vilaine.

Cependant, à peine était-il bombardé aux côtés de Gabriel Attal, que Nezzar défrayait déjà la chronique. En cause, des dizaines de tweets, rédigés entre 2012 et 2013, exhumés vendredi par Buzzfeed, dans lesquels il insultait allègrement journalistes et personnalités politiques. Parmi ses victimes figurait bien sûr Marine Le Pen, qualifiée de « pute ». Mais aussi Copé, invité en outre à aller « niquer sa mère ». Pécresse, elle, se voyait traitée de « pouffiasse ». Juppé, de « fiotte ». Valls, de « zéro couille ». Tandis que Le Maire était qualifié de « couille molle » ou de « guignol »… Un coup dur pour le « jeune » du 9-3, qui avait pourtant pris la peine d’effacer plus de 5 000 messages avant sa désignation.

« Erreur de jeunesse » ?

Nezzar a bien tenté de s’excuser en expliquant avoir « tenu des propos irréfléchis quand (il était) étudiant » et les regretter. Mais, au sein de la majorité, l’affaire a quand même du mal à passer. Il n’y a guère eu que Pénicaud pour prendre sa défense dimanche sur Europe 1. Invité du « Grand Rendez-vous », le ministre du Travail a ainsi plaidé une « erreur de jeunesse », expliquant notamment que « beaucoup de jeunes qui ont entre 18 et 15 ans aujourd’hui (…), quand ils chattent ou font un tweet, (…) croient que c’est pour tout de suite et que ça n’a pas beaucoup de valeur ». Sauf que, en 2012-2013, Nezzar avait 22 ans et était étudiant à l’ENA !

Une déclaration qui a d’ailleurs fait sortir de ses gonds François-Michel Lambert, qui a déjà demandé samedi à Castaner de revenir sur cette nomination. En effet, s’est exclamé le député LREM des Bouches-du-Rhône, « on nous annonce une loi contre les “fake news” et trois jours plus tard on se retrouve avec une ministre (sic) qui ment ! » Et Lambert d’avertir : « Si Rayan Nezzar reste porte-parole, je quitterai le parti. »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 janvier 2018

Viktor Orban qualifie les réfugiés d’«envahisseurs musulmans»

Hongrie viktor-orban

Le dirigeant hongrois, Viktor Orban, a réaffirmé que la Hongrie n’envisageait pas d’accueillir à l’avenir de nouveaux réfugiés, car cela engendre «nécessairement des sociétés parallèles», selon lui.

Viktor Orban a appelé le chef du SPD (Parti social-démocrate d’Allemagne), Martin Schulz, à montrer «plus de respect» pour son pays, tout en faisant allusion à sa présidence au sein du Parlement européen: «Ce qui était bon et gentil à Bruxelles — où il n’avait pas de répercussions manifestes — constitue une toute autre histoire que d’être le chef d’un parti en Allemagne et de communiquer avec d’autres pays. Nous trouvons que nous méritons plus de respect», reprend le journal Bild, en citant M.Orban.

(…)

Au demeurant, Victor Orban a rejeté lors de l’interview l’allégation selon laquelle la Hongrie obtenait de l’argent de la part de l’UE, mais refusait d’accueillir des réfugiés. Le soi-disant Fonds de Cohésion, dont bénéficie l’économie hongroise, ne serait pas un cadeau. «Il constitue une compensation équitable puisque nous avons ouvert notre marché à la libre concurrence. Cela n’a absolument rien à voir avec les réfugiés», a-t-il fait remarquer.

Orban a également tenu à souligner que la Hongrie ne comptait pas accueillir de nouveaux réfugiés à l’avenir. «Nous croyons qu’un grand nombre de musulmans conduit inévitablement à des sociétés parallèles. (…) Nous ne souhaitons rien de tel. Et nous ne souhaitons pas y être forcés», a-t-il relevé.

Et de conclure:

Nous ne considérons pas ces gens-là comme des réfugiés musulmans, mais comme des envahisseurs musulmans

Extrait repris du site Sputniknews

Droit d’asile – Éric Zemmour : « Nous payons avec nos impôts pour accueillir des gens dont nous ne voulons pas »

Eric Zemmour

09/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le cap des 100.000 demandeurs d’asile a été franchi en 2017. Pourtant les associations d’aide aux demandeurs d’asile ont rompu les discussions avec un gouvernement qui, selon elles, n’a jamais été aussi répressif.

Éric Zemmour rappelle que nous payons avec nos impôts pour accueillir des gens dont nous ne voulons pas :

C’est comme au théâtre. Des portes qui claquent, des bouderies, des éclats de voix, de grandes tirades, des cadavres dans le placard, des accords secrets. Des réconciliations au dernier acte. La politique de l’immigration, en général, et du droit d’asile, en particulier, est un grand théâtre où chacun joue son rôle.

Les associations et les grandes consciences ont le beau rôle : celui du gentil, du généreux, de l’humaniste, des bras ouverts. D’autant plus ouverts que c’est l’État qui paye, subventionne et rémunère leurs services (…). L’État, c’est-à-dire vous et moi, c’est-à-dire nos impôts. Nous payons avec nos impôts pour accueillir des gens dont nous ne voulons pas.


Julien Sanchez : « On a l’impression d’avoir un Grand Remplacement du porc dans les cantines »

julien-sanchez-beaucaire

À partir de cette année, les repas de substitution – c’est-à-dire sans porc – sont supprimés dans les cantines des écoles publiques de Beaucaire (Gard). Julien Sanchez, maire Front national de cette ville, explique les raisons de cette décision au micro de Boulevard Voltaire.

Julien Sanchez, vous êtes maire de Beaucaire. Depuis le premier janvier 2018, les enfants des cantines de Beaucaire n’ont plus de menus de substitution, c’est-à-dire des menus sans porc.
Pourquoi avoir pris cette décision ?

« Tout simplement, car les communes sont soumises à la règle de la commande publique. Dès que l’on dépasse 25 000 euros de dépenses par an, on est tenu de mettre en concurrence les entreprises.
Nous avions un marché de denrées alimentaires qui est arrivé à échéance. Nous l’avons reconduit pour quatre ans. Cette échéance a été l’occasion de se questionner sur ce qui était servi dans les écoles. Nous avons abordé la question des repas de substitution. Depuis le mandat du maire précédent, un repas de substitution était servi uniquement les jours où il y avait du porc.
Cela m’a interpellé et j’ai donc souhaité mettre un terme à tout cela. Je considère que c’est uniquement basé sur le fait religieux. »


Y a-t-il des raisons économiques qui justifient ce choix ?

« Bien sûr, il y a les deux. J’ai pu constater que depuis 10 ans, c’est-à-dire depuis l’instauration de ce système, les enfants musulmans mangeaient sur des tables à part. C’était sans doute par commodité, car il ne fallait pas risquer de confondre ceux qui mangeaient tel plat et ceux qui n’en mangeaient pas. C’était sans doute pratique pour le personnel de cantine, mais j’ai trouvé que ce procédé était anormal.
Pour mettre fin à cela, il aurait fallu mettre en place des self-services. Ainsi les enfants auraient pu aller se servir eux-mêmes. Le coût de l’installation des self-services était de plusieurs centaines de milliers d’euros. Il fallait également installer des bandes réfrigérées dans cinq cantines.
Or, nous devons trouver 200 000 euros pour dédoubler les classes de CP et de CE1, car le gouvernement a pondu cette réforme sans nous donner les moyens de financer ce changement. De plus, nous avons une baisse des dotations par l’État. Je crois donc que cette dépense supplémentaire n’est pas souhaitable. »

Comprenez-vous que ce genre de décisions crée des polémiques ?

« Je me retrouverais sans doute une nouvelle fois devant le tribunal correctionnel, mais ce n’est pas grave. Je crois qu’aujourd’hui il est particulièrement important de défendre les valeurs de la République et l’école républicaine. L’école républicaine, c’est Liberté, Égalité et Fraternité.
L’Egalité, c’est chacun mange la même chose. Un seul repas doit être servi.
La Fraternité, c’est la fraternité avec tous, y compris avec les éleveurs de porcs qui sont en difficulté en ce moment et notre agriculture française qu’il faut sauvegarder.
Et la Liberté, c’est la liberté d’aller manger ailleurs si on n’est pas content.
Voilà ce que je dirais tout simplement.
Encore une fois, le porc n’est pas un aliment particulièrement allergène. La seule prescription qui l’interdit, c’est la religion.
Si demain on me trouve un écrit d’un prophète qui interdit le bœuf, alors il faudrait que je fasse des repas de substitution sans bœuf. On n’en finit plus. »

Qu’allez-vous mettre en place pour que ces enfants puissent se nourrir ?

« Chaque lundi, il y aura du porc au menu. Le fait de fixer un jour dans la semaine permettra aux parents de s’organiser.
Je trouve assez inadmissible que d’année en année, il y avait de moins en moins de porc servi dans les cantines scolaires, et pas seulement à Beaucaire. Nous avons l’impression d’avoir un grand remplacement du porc dans les cantines tout simplement parce que c’est un aliment qui déplaît à certains. On mangeait du sanglier au temps d’Astérix.
Les cantines sont des espaces publics. Si y manger déplaît à certains parce qu’il y a du porc, alors qu’ils aillent manger chez eux. L’école est un sanctuaire. »

Texte daté du 9 janvier et repris du site Boulevard Voltaire

Haro sur la liberté d’expression en France ?

Le mercredi 3 janvier 2018, le président Macron annonçait sa volonté de lutter contre les « fake news » par la loi, en particulier en « périodes électorales ». Autrement dit, de contrôler la liberté d’expression dans les moments « démocratiques » stratégiques. Cette annonce suit de peu la mise en œuvre par Twitter de ses nouvelles conditions générales d’utilisation, lesquelles s’apparentent plutôt à de la censure qu’à une réglementation. Une sorte de soft-censure en marche.
Avant l’annonce du président Macron, les restrictions de la liberté d’expression étaient déjà en cours sur les réseaux sociaux, Facebook et Twitter en particulier. Restrictions de la liberté d’expression en France ? On dira, halte à la paranoïa… et pourtant ?

Le président Macron veut-il contrôler la liberté d’expression ?

Dès la campagne présidentielle, le candidat Macron montrait une surprenante conception de la liberté de la presse et des médias, en n’autorisant par exemple que sa propre équipe de journalistes à le suivre et en donnant ensuite aux médias des images sous contrôle. Ce fut le cas lors de la visite à l’usine Whirlpool d’Amiens. En cette période où il convenait d’aider le candidat Macron à gagner, les médias officiels ne se sont offusqués de rien. Un peu plus quand le président a fait appel à Bruno Roger-Petit à l’Élysée. Dans l’ensemble, la convergence idéologique entre politiques et médias sociaux libéraux autorisait ces petits arrangements entre amis. Personne n’avait tiqué quand par exemple le candidat Macron avait accusé en mode rumeur les médias russes de s’immiscer dans la campagne électorale. En mode rumeur ? C’est-à-dire « fake news ». Qu’est-ce qu’une « fake news » ? Une nouvelle fausse diffusée volontairement. Ainsi, lancer une rumeur, jamais vérifiée depuis, sur l’implication de médias russes dans un processus électoral ou bien nier en direct à la télévision, lors du débat présidentiel, que l’on va baisser les APL une fois élu, cela peut être considéré comme la diffusion volontaire d’une fausse nouvelle. Du coup, la question se pose : qui va définir ce qu’est ou non une « fake news » ? Au fond, la « fake news » devient : simplement tout mode de pensée contestant le mode de pensée idéologique dominant, d’où ce sentiment d’une soft-censure en marche. Une forme de contrôle et de censure, non plus des médias officiels (ils sont déjà amplement contrôlés par le fait des subventions et par une communauté évidente d’idéologie) mais des médias alternatifs. C’est cela, l’objectif du président Macron quand il demande « des règles », un contrôle des « contenus » et qu’il affirme que « toutes les paroles ne se valent pas ». Il est du reste fort étonnant qu’une telle formule, en France, n’ait pas hérissé les cheveux des habituels défenseurs des droits de l’Homme. Il est vrai qu’à voir l’accueil réservé à un média différent tel que RT France, l’observateur comprend mieux l’absence de levée de bouclier contre la volonté présidentielle de contraindre l’opinion à une expression plus contrôlée. Comme Alain Juppé durant la primaire de la droite, Emmanuel Macron trouve que certains médias sont trop peu contrôlés, des médias comme RT France mais aussi les réseaux sociaux.

Des réseaux sociaux de moins en moins sociaux ?

La liberté d’expression semble menacée sur les réseaux sociaux. À l’instar des médias alternatifs, ils seraient le lieu de propagation de « fake news ». Ces « fake news » ne sont jamais, dans l’esprit des élites politico-médiatiques, le fait de médias officiels. Aucun média officiel, à les en croire, ne diffuserait jamais volontairement de fausse nouvelle. Qui peut aujourd’hui penser une chose pareille ? La preuve que les médias officiels diffusent de fausses nouvelles, volontairement, et sont très souvent amenés à défendre l’idéologie des élites au pouvoir, réside dans l’existence même des médias alternatifs : ils n’auraient aucune raison d’exister et d’être « alternatifs », si l’expression était libre et équitable au pays des prétendus droits de l’Homme. Alors, des réseaux sociaux mis sous contrôle ? Plus sûrement, des réseaux sociaux qui appartiennent au même courant idéologique, social libéral ou libéral libertaire, que les élites politico-médiatiques au pouvoir et qui, de ce fait, combattent insidieusement contre les modes de pensée autres. Il en va ainsi de Facebook, qui aurait fermé des comptes jugés défavorables au candidat Macron, durant les dernières présidentielles, souvent des profils d’individus reliés d’une manière ou d’une autre à des groupes anti-Macron. Les témoignages sont nombreux, le bulletin non conformiste Monarque 3.0 a ainsi vu sa page être fermée sans préavis, ainsi que les profils de ses animateurs, entre les deux tours. Cas isolé ? Impossible à vérifier, en termes de quantité. Cependant, certains médias alternatifs évoquent le nombre de 70 000 comptes Facebook fermés pour ne pas entraver l’En Marche du futur président. Et l’information selon laquelle la « modération » de Facebook confinerait de plus en plus à une forme de censure ne provient plus seulement des médias alternatifs. Libération s’en est par exemple fait l’écho en novembre 2017.

Avec Twitter, il va falloir twitter droit

Depuis mi-décembre 2018, Twitter est à l’avant-garde de la limitation de la liberté d’expression, appliquant de « nouvelles conditions d’utilisation », autrement dit de nouvelles règles du jeu. C’est ainsi que des dizaines de comptes ont été arbitrairement fermés à l’approche des fêtes de la fin de l’année 2017. À y regarder de plus près, ces comptes ont pour la majeure partie d’entre eux la particularité d’être classés à la droite de la droite, comptes de personnalités ou d’individus patriotes, souverainistes ou de la droite dite « hors les murs ». Autrement dit, c’est l’adversaire droitier de l’idéologie dominante qui est pourchassé. Après la suppression de celui de Génération Identitaire, l’exemple de « Pont d’Arcole » a fait un peu de bruit sur le net, d’autant que son animateur est vite réapparu, ayant prévu un « compte de secours ». La majeure partie des comptes visés par Twitter sont des comptes ayant un nombre d’abonnés à 5 chiffres. La presse s’en est très peu fait l’écho, sauf L’Obs, lequel défend le bien fondé de ces fermetures de comptes dits « d’extrême droite », de son point de vue. L’Obs a cependant bien du mal à justifier la fermeture de « Pont d’Arcole » : pour l’auteur de l’article, c’est un tweet de « Pont d’Arcole » proposant de dissoudre ou non les Femen qui aurait conduit à la suppression de son compte. On ne voit pas bien en quoi cette proposition de sondage aurait porté atteinte à la dignité humaine. Il est surprenant qu’aucun média officiel ne le relève : les comptes Twitter, mais aussi Facebook, fermés le sont sans avertissement, et surtout sans qu’à aucun moment leurs détenteurs aient été, d’une façon ou d’une autre, condamnés par la justice. C’est donc bien de délit d’opinion dont il s’agit : ces comptes sont fermés au mépris de l’État de droit, uniquement car leurs détenteurs défendent des opinions politiques ou sociétales qui ne correspondent pas à la doxa dominante, celle exprimée par le président de la République lors de ses vœux à la presse.

Comment ne pas voir dans ce faisceau d’actions une sorte de volonté commune de limiter la liberté d’expression de qui ne pense pas « comme il faut » ? La situation est d’autant plus choquante qu’Emmanuel Macron, comme le patron de Twitter France, se targuent de défendre la liberté d’expression et de presse. N’est-ce pas ce patron de Twitter, celui qui ferme les comptes supposément droitiers, dont le propre compte porte en exergue la fameuse proposition de Voltaire…

Sachant que les fermetures procèdent des délations d’autres détenteurs de compte, de gauche et organisés pour faire fermer les comptes, que dire d’un système de contrôle et de règles qui sont fondés, finalement, sur une délation à laquelle celle des heures pétainistes de la France n’a rien à envier ? Quand les militants de la tolérance pratiquent l’intolérance et la délation… avec le soutien indirect des élus de la Nation, ou celui direct des patrons des réseaux sociaux. Damien Viel a ainsi épinglé ce tweet, sous un large bandeau affirmant que « tweeter n’est pas un crime » : « Depuis le 18/12, pour continuer à mieux garantir un usage sûr et à chacun d’exercer son droit à s’exprimer librement, Twitter a mis en œuvre de nouvelles règles contre les conduites haineuses et les comportements abusifs. Chacun peut contribuer à leur mise en œuvre par des signalements ». Bienvenue en 1984, non ?

Texte daté du 8 janvier et repris du site OJIM