Emmanuel Macron s’en prend frontalement à Mélenchon et à Cambadélis

Macron

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron s’en prend frontalement à Jean-Luc Mélenchon et à Jean-Christophe Cambadélis dans un entretien avec la presse régionale à paraître demain. A l’adresse du candidat de La France insoumise, qui a fait savoir qu’il ne ferait pas connaître son choix entre Marine Le Pen et le leader d’En Marche !, Emmanuel Macron a ces propos :

« Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas montré à la hauteur des espoirs qu’il avait soulevés. La décision qu’il a prise ne ressemble pas au combat de sa vie. Elle illustre en cela une partie des ambiguïtés de l’extrême gauche française, qui refuse de travailler dans un cadre républicain à des solutions pragmatiques et qui a oublié le cœur de son combat contre le totalitarisme. »

Vis-à-vis du premier secrétaire du Parti socialiste, il est encore plus expéditif :

« M. Cambadélis est gentil, il a fait 6% au premier tour. La question n’est pas de savoir s’il votera une loi demain, la question est de savoir comment il se comporte pour le deuxième tour et comment il prépare ses législatives. Ces gens là n’ont pas compris le monde dans lequel on est, ce n’est pas grave, on fera sans eux. »

Pas très habile alors que les reports de voix des électeurs de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon sont très loin d’être assurés…

Marine Le Pen triomphe chez Whirlpool, par Caroline Parmentier

Alors qu’Emmanuel Macron joue la partie comme si elle était déjà gagnée, Marine Le Pen est allée le chercher sur le terrain, réalisant un coup remarquablement réussi. Le tournant de la campagne ?

Lorsque Marine Le Pen apprend qu’Emmanuel Macron n’ira pas à la rencontre des ouvriers désespérés de Whirlpool en grève contre la délocalisation de leur usine en Pologne mais restera calfeutré derrière les murs de la Chambre de commerce avec quelques représentants choisis de l’intersyndicale, elle se rend à l’usine. Où elle est accueillie comme un sauveur. Elle multiplie les accolades et les selfies avec les employés qui la plébiscitent.

« Les ouvriers de Whirlpool sont victimes de la politique économique de M. Macron. », lance-t-elle.

Marine Le Pen le promet :

« Avec moi, Whirlpool Amiens ne fermera pas. J’en prends l’engagement. Rien n’est plus important que le sort des salariés qui pourraient subir une décision scandaleuse prise par une multinationale avide de profits. »

Quand Macron est informé du tour que lui a joué sa rivale, il décide de rejoindre les lieux dans la panique. Les images sont désastreuses. Accueilli devant les caméras aux cris de « Marine présidente », par des huées et des sifflets, encerclé par des hommes et des femmes en colère, il est vivement interpellé : « Comment maintenir de l’emploi alors qu’en Pologne ils sont payés 2,75 euros de l’heure ? », « Et pourquoi tout le Nord, il vote Front national ? », « Vous nous serrez les mains M. Macron, on a les mains propres ? » [NDLR : Bien avant Whirlpool, une vidéo assassine avait montré Macron se désinfectant soigneusement les mains avec des lingettes antibactériennes après avoir serré la main à des ouvriers]. Mercredi d’ailleurs, il réclamera malencontreusement un « hygiaphone » pour dire un mégaphone… « Vous vouliez pas venir, vous l’avez fait parce que Marine est venue ! » A plusieurs reprises BFM épouvantée, coupera le son.

Toute la journée, les médias de Drahi vont ramer pour rattraper l’effet catastrophique. Le soir, les commentaires de BFM sont à hurler de rire : « Finalement, Macron s’est très bien débrouillé non ? Qu’en pensez-vous cher ami ? ». « Pour moi, il sort gagnant. » « Un à zéro pour Marine Le Pen ? ». « Non, non, match nul, tout au plus. »

Malheureusement, le matin même sur LCI, Jacques Attali, soutien et père spirituel d’Emmanuel Macron, a oublié de se taire. Il qualifie la délocalisation de Whirlpool et ses 300 emplois supprimés, d’« anecdote ». Il sera sévèrement recadré par l’équipe d’En Marche.

Whirlpool sera-t-il le « Florange » de Macron ? Marine est à l’offensive. Elle a dix jours sur le terrain et un grand débat d’entre-deux tours pour montrer aux Français qui est Emmanuel Macron.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2017

Développement d’un utérus artificiel : bienvenue dans la matrice

matrice-uterus

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Une équipe de chercheurs de l’hôpital pour enfants de Philadelphie vient d’assurer le développement de foetus d’agneaux durant quatre semaines ex utero (hors du ventre de leur mère). Les agneaux semblent s’être développés normalement au sein d’un couveuse améliorée, prototype d’un utérus artificiel constitué d’une poche plastique remplie de fluide jouant le rôle de matrice.

Si les spécialistes n’envisagent pas l’extension massive de la technologie de l’utérus artificiel à l’homme – dans un premier temps à la femme – avant 2050, tel est l’objectif poursuivi. Sous prétexte qu’il permettrait dans un premier temps de sauver les très grands prématurés, l’utérus artificiel permettrait de fait d’abolir les conditions naturelles de grossesse.

Selon le mot du philosophe Günther Anders, la technique rendrait ainsi l’homme « obsolète ». Les perspectives sont vertigineuses.

Le 27 septembre dernier, le magazine New Scientist révélait l’existence d’un enfant de 5 mois, en bonne santé, né au Mexique non pas de 2, mais de 3 parents ! Cette manipulation visait à éviter une maladie génétique incurable. Mais elle met de fait fin à la nécessité biologique du couple, tandis que la fécondation in vitro permet depuis les années 1980 de donner naissance à un enfant sans rapport sexuel.

Après l’abolition de la sexualité reproductrice et du couple parental, l’utérus artificiel représenterait l’étape décisive, sinon ultime, de contrôle par la technique de la conception des enfants

« Produire » un enfant deviendrait dès lors possible. Nombreux sont les éléments témoignant simultanément d’une volonté de contrôle absolu de la procréation et du recours à la technique.

Chaque année, 50 000 femmes auraient recours à la stérilisation en France, irréversible. 8 % des femmes françaises seraient ainsi stérilisées ; une « contraception définitive » selon le vocable officiellement adopté en 2001. Quant à la stérilisation masculine, si elle demeure marginale en France, 13 % des hommes américains et 21 % des hommes anglais y ont recours.

Au‑delà du découplage de la sexualité et de la reproduction se mettent en place les conditions du découplage entre la fécondité et le couple, le couple et la reproduction, partant, entre la reproduction « naturelle » et l’enfant. Un nouveau cycle historique est‑il en train de s’ouvrir ?

Les catholiques divisés face au vote pour ou contre Marine Le Pen

Marine Le Pen catholiques

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: A dix jours du second tour de l’élection présidentielle qui opposera Marine Le Pen à Emmanuel Macron, les catholiques semblent se diviser sur la question du vote. La position hostile au parti de Marine Le Pen traditionnellement affichée par la Conférence des évêques de France ne fait plus l’unanimité chez les catholiques.

Hier, le site de l’hebdomadaire Valeurs actuelles a ainsi relayé une tribune co‑signée par cinq membres du réseau l’Avant‑Garde, dont le philosophe Thibaud Collin et le journaliste Jacques de Guillebon, qui appelle à voter en faveur de Marine Le Pen le 7 mai. Or, même si les arguments avancés ne sont pas de nature religieuse, l’ancrage catholique de ces personnalités est explicite, en particulier lorsqu’ils évoquent la dimension métaphysique du choix entre « l’humain faussement augmenté » et « l’humain conscient de sa faiblesse », cette faiblesse légitimant le maintien de frontières protectrices, en premier lieu celles de la nation.

Au-delà des fidèles laïcs, qu’en est‑il de l’état d’esprit des clercs et de la hiérarchie ecclésiale ? S’il est en général assez délicat pour un prêtre ou a fortiori un évêque de se démarquer publiquement de la position de la Conférence des évêques de France, certains d’entre eux, réunis au sein du collectif Antioche, ont néanmoins tenu à faire savoir qu’ils donneraient leur voix au FN. Dans un communiqué transmis le 26 avril à plusieurs sites de la réinfosphère, dont Le Salon beige et Riposte catholique, ces ecclésiastiques regrettent le « deux poids, deux mesures » qui affecte selon eux les prises de position de la Conférence des évêques. Ils expliquent ne pas pouvoir en conscience voter pour Macron qu’ils jugent « ultralibéral oligarchique, mondialiste, transhumaniste, technocratique, anti-famille, européiste, euthanasique, abortif et eugéniste assumé ». Une belle litanie, assurément…

Faut‑il en conclure que le tabou du vote FN est définitivement levé dans l’Eglise catholique ? Il est difficile d’anticiper l’effet de telles tribunes sur le comportement majoritaire des catholiques, et il est de toute façon peu probable que le vote catholique puisse faire basculer une élection où le candidat Macron est crédité de plus de 60 % d’intentions de vote par les derniers sondages.

Pourtant, le débat ouvert à cette occasion pourrait connaître de nouveaux développements, à l’image de la récente confrontation par livres interposés entre Laurent Dandrieu et Erwan Le Morhedec à propos du lien entre foi catholique et identité. Sur son blogue Koztoujours, Erwan Le Morhedec s’est d’ailleurs empressé d’annoncer dès mardi qu’il voterait pour… Macron, quoique sans enthousiasme.

Échec de la relocalisation des « réfugiés » au Portugal

Réfugiés Portugal

Près de 40 % des « réfugiés » accueillis par le Portugal dans le cadre du fameux système de quotas approuvé en septembre 2015 par une majorité des pays de l’UE sont déjà repartis. En effet, sur un total de 1 255 personnes accueillies, 474 ont fui leur lieu d’accueil, selon une information publiée le 24 avril par le journal Diario de Noticias de Lisbonne.

Parmi ces 474 « réfugiés » partis, 147 ont été arrêtés en Allemagne, en France, en Suède, en Belgique et en Hollande. Pour les autres, personnes ne sait où ils sont, ce qui inquiète l’Unité de coordination antiterroriste (UCAT) chargée de surveiller la présence de « réfugiés » au Portugal et de signaler les cas de radicalisation islamique.

Mais en dehors des djihadistes potentiels, le problème est surtout économique pour ces demandeurs d’asile relocalisés depuis les centres d’accueil grecs et italiens. « Notre pays n’est pas la destination préférée de ceux qui demandent une protection internationale », explique Eduardo Cabrita, ministre en charge de la coordination de la politique du gouvernement.

Le mouvement de fuite des « réfugiés » relocalisés dans le cadre du système européen de quotas, que la Commission européenne voudrait pérenniser et rendre automatique et obligatoire, s’accélère de mois en mois au Portugal. En décembre, les chiffres officiels parlaient de 140 « réfugiés » partis du pays, contre 300 en février et déjà près de 500 aujourd’hui. Un mouvement qui remet en cause l’accueil par Lisbonne de 4 300 immigrants clandestins dans le cadre de son quota de relocalisation, et ce d’autant plus que ce sont les contribuables portugais qui devront financer le retour dans leur pays des fuyards arrêtés ailleurs dans l’UE. Un retour qui pose aussi la question de l’attitude de ces personnes vis-à-vis de l’Etat portugais.

 

Olivier Bault

Extrait d’un article paru dans Présent daté du 28 avril 2017

Jean-Paul Garraud, ancien député UMP : « Macron fera pire que Hollande »

Jean-Paul Garraud

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’ancien député UMP Jean-Paul Garraud, candidat LR aux prochaines législatives dans la circonscription de Libourne (Gironde), ne votera pas pour Emmanuel Macron, quelles que soient les consignes données par Les Républicains, de Nicolas Sarkozy à Alain Juppé en passant par François Fillon, et quelles que soient les menaces proférées à l’égard de ceux qui émettraient une opinion divergente.

Jean-Paul Garraud, qui est aussi président de l’Association professionnelle des magistrats et avait fait ardemment campagne en faveur de François Fillon, l’affirme dans un communiqué : « Je ne voterai pas pour E. Macron. »

Celui qui fut membre de La Droite populaire créée par Thierry Mariani s’en explique en ces termes :

« E. Macron n’a pas la stature d’un président de la République. Il n’a pas d’expérience, pas de véritable programme. Il ne fera pas mieux que F. Hollande, il fera même pire. La France ne peut se payer le luxe d’un nouveau désastre. »

Et d’ajouter, sibyllin ou allusif selon la lecture que l’on en fait :

« La France est en danger, ce n’est pas le moment de fuir ses responsabilités. »

Christian Estrosi va-t-il demander l’exclusion de celui qui aurait pu devenir ministre de la Justice en cas de victoire de François Fillon ?

Whirlpool : un fait de campagne majeur, par Gabriel Robin

Whirlpool Marine Le Pen

Gabriel RobinAvons-nous assisté à un événement historique ? Quoi qu’il puisse se passer par la suite, les images resteront longtemps gravées dans les mémoires. Alors qu’Emmanuel Macron était en discussion avec les représentants syndicaux du site Whirlpool d’Amiens, à la chambre de commerce de la Somme, Marine Le Pen se rendait concomitamment devant l’usine à la rencontre des salariés, déclarant : « Je suis ici à ma place, exactement là où je dois être, au milieu des salariés de Whirlpool qui résistent à cette mondialisation sauvage, à ce modèle économique honteux. Je ne suis pas en train de manger des petits fours avec quelques représentants qui, en réalité, ne représentent qu’eux-mêmes ».

Marine Le Pen a montré une grande empathie à l’égard de ces ouvriers français, sacrifiés sur l’autel des profits. En effet, le cas Whirlpool est emblématique d’un phénomène plus visible que jamais : la disparition du tissu industriel français. Pourquoi les propriétaires du site Whirlpool d’Amiens souhaitent-ils délocaliser en Pologne alors même que l’usine réalise d’importants bénéfices ? Pour deux raisons bêtes comme chou. D’abord parce que les règles du commerce mondial les y autorisent et que la France ne fait rien pour s’en protéger. Ensuite, parce que les économies réalisées sur les coûts du personnel leur permettront de dégager toujours plus de dividendes pour leurs actionnaires. On le constate depuis des décennies sans que personne n’y trouve rien à redire.

Jacques AttaliPour le mentor d’Emmanuel Macron, l’inénarrable Jacques Attali, le sort de ces salariés relève de « l’anecdote ». C’est du moins ce qu’il a déclaré lors d’un entretien accordé à la chaîne LCI. Que sont ces 300 individus, ayant le plus souvent des familles à charge, pour ce monstre froid d’arrogance technocratique ? Très précisément des variables d’ajustement. Il ne connaîtra pas la misère du déclassement, pour lui ou pour sa famille. Peu lui chaut, donc, qu’une usine soit fermée et qu’avec elle, un territoire – en l’occurrence la Somme – continue de péricliter.

Il a même affirmé que « les ouvriers » devraient « se prendre en main » ; à l’image d’un jeune soutien de Macron, Charles Horache, qui a écrit : « Ah oui, ils préfèrent Le Pen à Macron parce que, sinon, on va devoir travailler et se laver les cheveux. »

Un tel mépris de classe laisse sans voix. Au-delà, il s’agit d’une preuve d’irrespect à l’égard de cette France sortie des radars, frappée par la récession, le chômage de masse et les conséquences les plus désastreuses de la mondialisation. Contrairement à ce que pense monsieur Jacques Attali, les mesures prônées par Marine Le Pen ne sont pas « démagogiques » mais bel et bien raisonnables. Elle entend garder l’appareil productif en France, refusant d’abandonner pleinement notre pays à la fumeuse théorie de la connaissance qui plombe la zone euro depuis plus de dix ans, date à laquelle a été décidée la stratégie de Lisbonne qui nous conduit dans le mur de la croissance zéro.

En outre, elle veut armer la France dans la mondialisation, pour qu’elle soit plus juste et que tout le monde y gagne. Bref, choisir la France plutôt que choisir la finance !

Les salariés ne s’y sont pas trompés, lui réservant un accueil très chaleureux. De l’autre côté, Emmanuel Macron était reçu sous les sifflets. C’est un tournant majeur de la campagne.

Peut-on parler d’un imprévu dans l’histoire ? Nous le saurons le 7 mai.

Se font face deux candidats assumant des idées politiques chimiquement pures. On pourrait tomber dans le piège du miroir, en jugeant que l’un défend la « droite du travail et la gauche des valeurs » et l’autre « la droite des valeurs et la gauche du travail ». Ce ne serait pas totalement faux mais un peu simpliste. Idem pour le clivage qu’aimerait faire surgir Emmanuel Macron, en opposant son progressisme à la réaction qu’incarnerait Marine Le Pen. Car qui peut décemment croire que l’abolition des frontières, économiques ou civilisationnelles, soit un progrès pour les Français ?

Gabriel Robin
secrétaire général du Collectif Culture

Texte repris de Boulevard Voltaire
(avec l’aimable autorisation de l’auteur)

Marion Maréchal-Le Pen : Whirlpool est « un tournant dans la campagne »

Marion Maréchal Whirlpool RTL

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Marion Maréchal-Le Pen a estimé que la venue de Marine Le Pen à l’usine Whirlpool avait été « un tournant dans la campagne » présidentielle. « Elle a eu un accueil absolument excellent fait de marques de sympathies […] quand, à l’inverse, Monsieur Macron, contraint et forcé de se rendre sur ce piquet de grève, car ça n’était pas initialement prévu […] a reçu un accueil plus que froid, c’est le moins que l’on puisse dire. » Et l’élue de Vaucluse d’enfoncer le clou en assénant que Emmanuel Macron « est le continuateur de toute la politique qui a permis que cette usine arrive à se faire délocalisée ».

Interrogée par Elisabeth Martichoux, Marion Maréchal-Le Pen a répondu à l’appel de Nicolas Sarkozy à voter pour Emmanuel Macron : « Ce n’est pas surprenant […] Cette droite n’a eu de cesse de trahir, elle continue même quand elle n’est plus là à trahir ses électeurs […] Quand on a passé son temps à combattre la gauche, M. Macron et François Hollande, je ne vois pas comment ces gens peuvent appeler à voter pour M. Macron et demain vouloir constituer une majorité contre M. Macron, ça n’a aucun sens. »

Les trois fautes de François Fillon, par Michel Geoffroy

François Fillon

François Fillon a été éliminé au premier tour de la présidentielle, alors même qu’il y a encore un an les « Républicains » pensaient gagner l’élection à l’issue de la catastrophique présidence Hollande. Le candidat « de la droite et du centre » a en outre précipité, par son échec, sa famille politique dans le chaos. François Fillon a commis trois fautes capitales.

François Fillon 2La naïveté

D’abord, il n’a pas pris au sérieux la machination médiatique et judiciaire qui se tramait contre lui. En tant que représentant de la France d’en haut, François Fillon ignorait manifestement l’engagement idéologique d’une certaine justice, comme les patriotes en font chaque jour la triste expérience.

Pire encore : il a trouvé le moyen de déclarer que s’il était mis en examen, il renoncerait à sa candidature, ce qui ne pouvait qu’inciter les manipulateurs à continuer de plus belle leur opération. Il s’est rendu aux convocations des juges, espérant naïvement que cela serait porté à son crédit.

Par son attitude soumise, il a donc encouragé l’intrusion du pouvoir judiciaire dans le processus électoral.

La contrition stupide

Ensuite, il n’a pas su se défendre. La politique reste un combat et un rapport de forces et non pas une aimable discussion entre Bisounours. En politique la seule défense qui tienne consiste à désigner et à attaquer son ennemi principal. François Fillon ne l’a pas fait.

Au lieu de contre-attaquer, en particulier sur les nombreuses zones d’ombre de la candidature et du patrimoine d’Emmanuel Macron, François Fillon a plaidé coupable. Il n’a cessé de s’excuser sur tous les tons, démontrant par là-même involontairement la pertinence des accusations portées contre lui.

Il a pris la pose du martyr. Ce n’était plus une campagne électorale, mais le martyre de saint Sébastien, criblé de flèches médiatiques ! Il a certes prétendu à la fin dénoncer le complot mené contre lui : mais on attend toujours les révélations qu’il promettait !

François Fillon a ajouté à la naïveté la contrition stupide.

La trahison gratuite

Enfin, au soir du 23 avril 2017, il a immédiatement appelé à voter au second tour pour Emmanuel Macron, qui était pourtant le bénéficiaire réel de la machination médiatique et judiciaire ourdie contre lui. Pourquoi une telle précipitation ?

A la naïveté et à la contrition stupide, François Fillon a ajouté la trahison gratuite.

Car par cet appel précipité François Fillon a déchiré en un instant toutes les illusions que l’on pouvait encore avoir sur sa personne : François Fillon n’était qu’un clone d’Alain Juppé et l’instrument symbolique du naufrage politique de la droite politicienne – des politiciens sans convictions qui s’empressent maintenant de prendre le train En Marche ! sans aucune vergogne pour sauver leurs places.

Fillon et Mélenchon, deux attitudes contraires dans l’adversité

Il est frappant de comparer le comportement de Jean-Luc Mélenchon et de François Fillon au soir du premier tour de la présidentielle, alors que leurs résultats et leur déception sont très proches.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas accepté sa défaite et n’a pas appelé à voter pour Emmanuel Macron. Son discours était digne et empreint d’émotion. François Fillon a fait exactement l’inverse. Il s’est empressé de se frapper la poitrine en se confessant une nouvelle fois. Son propos était comme sa campagne, morne, et François Fillon n’a paru retrouver un semblant d’énergie que pour attaquer… « l’extrême droite ». Même le discours comparable de Nicolas Sarkozy au soir du second tour de la présidentielle perdue de 2012 avait une autre allure !

François Fillon n’était pas l’homme d’Etat que ses électeurs attendaient. Il est venu, il n’a rien vu et il n’a pas su vaincre. Comme auraient dit les anciens Chinois : « Il n’avait pas le mandat du Ciel ».

Vae victis ! comme disaient nos ancêtres !

Michel Geoffroy

Texte repris de la Fondation Polémia

Jean-Frédéric Poisson renvoie dos à dos Marine Le Pen et Emmanuel Macron

Jean-Frédéric Poisson

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Contrairement à Christine Boutin, et alors que son soutien était espéré, Jean-Frédéric Poisson n’appellera pas à voter pour Marine Le Pen. Il s’en est expliqué dans Famille chrétienne :

« D’abord, il reste entre le Front national et moi des désaccords de fond et des divergences de principe sur la dignité de la personne humaine, sur une vision de l’Europe qui ne me semble pas adaptée. Ensuite, le programme économique du FN – qui ressemble à un programme de gauche – me semble être un risque pour la France. Je considère enfin qu’il existe un très grand risque de blocage institutionnel si Marine Le Pen emporte cette élection. »

Le successeur de Christine Boutin à la présidence de Parti chrétien-démocrate (PCD) ne votera pas pour autant pour Emmanuel Macron :

« Je ne vois pas ce qui peut justifier un moindre danger qu’on verrait chez Emmanuel Macron par rapport à ce que peut représenter Marine Le Pen. Le chemin proposé par Marine Le Pen est celui d’une sorte d’isolement et de blocage. Le chemin d’Emmanuel Macron est celui de la déstructuration, de la soumission définitive à la logique financière. Lui est entièrement gouverné par l’idée que la finance et l’économie doivent absolument piloter l’ensemble des relations sociales et l’ensemble des décisions. C’est un projet politique qui porte en soi beaucoup de dangers, notamment l’asservissement de la personne humaine à la logique économique. »

Jean-Frédéric Poisson ajoute :

« Ensuite, Emmanuel Macron n’a aucune intention de combattre avec l’énergie qui convient le communautarisme et l’islamisme radical, ni même de trouver sa juste place à un islam raisonnable dans la société française alors que l’islam représente clairement un risque de fractionnement de la société. Troisièmement, il y a dans son programme une faiblesse absolument indigne sur tous les sujets régaliens et de société, pour ne pas dire, des trous béants. »

Marine Le Pen acclamée par les ouvriers de Whirlpool à Amiens

Marine Le Pen Whirpool

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen a créé l’événement ce matin en se présentant à l’usine Whirlpool d’Amiens, dont les ouvriers sont en grève pour dénoncer la délocalisation de leur usine en Pologne. Cette visite, tenue secrète, est intervenue alors que Emmanuel Macron s’entretenait dans le centre ville, loin des ouvriers, avec l’intersyndicale. Marine Le Pen a été accueillie avec une ferveur à la hauteur de sa promesse : si elle est élue, a-t-elle assuré, l’usine Whirlpool d’Amiens ne fermera pas.

Présidentielle : l’« abstention inavouée » pourrait faire gagner Marine Le Pen

Serge Galam Abstention

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Serge Galam, physicien, chercheur au CNRS et membre du Cevipof, le Centre de recherches politiques de Sciences Po, estime que même en étant donnée largement perdante par les sondages, Marine Le Pen peut-être élue présidente de la République, en raison de ce qu’il appelle « l’abstention inavouée », dont il a tiré une formule mathématique.

Il s’en est expliqué ce matin dans Bureau de vote sur RMC :

« Si Marine Le Pen obtient 42% des voix, ce qui n’est pas impossible, contre 58 pour Macron, normalement elle perd l’élection. Mais si 90 % des gens qui ont dit qu’ils votaient pour Le Pen le font, et que dans le même temps seulement 65 % des gens qui annonçaient qu’il allait voter Macron le font effectivement, c’est alors Marine Le Pen qui gagne l’élection avec un score de 50,07 %. »

Serge Galam ajoute :

« Ce n’est pas que les sondages se trompent, c’est qu’ils ne peuvent pas prendre en compte cette abstention inavouée. Il y a des gens qui n’osent pas dire qu’ils vont s’abstenir. »

Le premier tour de la présidentielle confirme les clivages déjà identifiés

Macron présidentielle

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Le premier tour de la présidentielle a davantage suscité des explications d’ordre anecdotique ou conjoncturel, pourtant, il révèle de véritables fractures géographiques et sociologiques dans les votes, à l’image de celles constatées lors du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen.

Les résultats démontrent qu’Emmanuel Macron, mais aussi Jean‑Luc Mélenchon obtiennent leurs meilleurs résultats dans les zones urbaines. Ainsi, à Paris, Emmanuel Macron obtient quasiment 35 % des suffrages exprimés. Corrélativement, Marine Le Pen obtient peu de suffrages dans les villes, sauf à Marseille, Toulon et Perpignan.

Emmanuel Macron perce même dans les départements dits de droite, comme les Hauts‑de‑Seine, la Seine‑et‑Marne et les Yvelines. On notera de curieux contrastes ; dans des départements où Marine Le Pen est en tête, Macron reste en tête dans les grandes agglomérations, comme c’est le cas à Chartes et à Amiens.

Il y a aussi un contraste géographique du vote entre l’Ouest et le reste de la France. Marine Le Pen réalise ses meilleurs résultats à l’Est d’une ligne qui va du Havre à Perpignan. Ainsi, elle améliore ses résultats où elle était dans une situation favorable, comme c’est le cas dans l’Aisne, où elle passe de 26 % à 35 %. Elle progresse dans les zones où elle était forte, mais elle régresse là où son implantation était déjà faible.

Quant à François Fillon, il rétrécit l’assise territoriale de la droite. En effet, le député de Paris ne fait pas que baisser par rapport à Nicolas Sarkozy en 2002. Il n’est en tête que dans six départements, dont la Sarthe ou la Mayenne, mais il recule en Champagne, dans les Hauts‑de‑France et dans l’Est. Fait significatif, en Vendée, Fillon est devancé par Macron.

Pour conclure, il y a bien deux France. L’électeur aisé, de la France paisible de l’Ouest, aura préféré Macron à Fillon. Inversement, Marine Le Pen est en tête dans la France rurale et périphérique et dans la France du Nord et du Sud.

Les deux France sont bien polarisées. S’il y a recomposition dans le champ politique, l’implantation des uns et des autres dans les différents territoires jouera certainement un rôle. La mondialisation a certainement été une ligne de fracture entre Macron et Le Pen. L’amorce, peut‑être, d’un nouveau clivage.

Amsterdam : l’influence du salafisme s’accroît sur les mosquées marocaines

Amsterdam salafisme

26/04/2017 – AMSTERDAM (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: L’influence du salafisme sur les musulmans néerlandais augmente. De plus en plus souvent formés en Arabie saoudite, les imams néerlandais se revendiqueraient de cette tendance rigoriste de l’islam, qui prétend retourner aux sources du prophète Mahomet.

Ainsi, selon des chiffres des services secrets néerlandais, sept mosquées marocaines sur les vingt-deux qui relèvent du royaume chérifien à Amsterdam seraient sous influence salafiste. Pour quatre autres, cette influence serait plus modérée, mais notable.

Ce démenti cinglant à la vision idyllique d’un islam intégré dans le melting-pot néerlandais se fonde sur l’analyse des sermons, des conversations en ligne ainsi que des échanges avec des membres des communautés musulmanes concernées.

EXCLU PRESENT Christine Boutin : « Pourquoi je vote pour Marine Le Pen »

Christine Boutin

Christine Boutin est souvent surprenante. On sait aussi depuis le combat contre le Pacs qu’elle ne manque pas de courage. Elle est la seule personnalité politique aujourd’hui à annoncer qu’elle mettra un bulletin Marine Le Pen dans l’urne le 7 mai prochain.

Present Christine BoutinPrésent : Pour la première fois vous appelez à voter Marine Le Pen, pourquoi ?

Christine Boutin : Parce que je suis une femme de droite, que j’aime la France et que nous sommes dans une situation grave avec un choix impossible. M. Macron incarne tout ce que j’ai combattu dans ma vie politique. C’est un homme qui n’aime pas la France, il l’a accusée de crimes contre l’humanité, c’est un mondialiste, il prétend que nous n’avons pas de culture, c’est un pur produit de la finance, le petit peuple ne l’intéresse pas du tout, il n’y a qu’à voir sa première sortie, ce premier tour comme s’il avait déjà gagné, à la Rotonde. Les exemples sont très nombreux. Il est la seule réussite de François Hollande qui nous a complètement cocufiés avec Macron. Moi je ne peux pas voter pour Macron.

C’est un choix difficile car pour une personne de droite comme moi, il y a trois solutions : l’abstention, le vote blanc ou le vote. L’abstention ou le vote blanc sont des votes qui ne sont pas comptabilisés. Si bien que le refus de Macron ne sera pas pris en compte. J’ai beaucoup réfléchi. Vous êtes le journal Présent et donc vous savez fort bien que je n’ai jamais soutenu le Front national qui du reste ne m’a jamais soutenue non plus. J’ai toujours eu des candidats du Front national contre moi et je ne partage pas les positions du Front national. Mais aujourd’hui, après avoir fait ce constat d’un choix impossible, j’ai pris conscience qu’il existait ce que l’on appelle le vote révolutionnaire.

Présent : En quoi consiste le vote révolutionnaire ?

Christine Boutin : C’est le vote paradoxal qui fait voter pour faire en sorte que celui de votre camp soit battu. Or aujourd’hui, pour les Républicains, pour la droite institutionnelle, leur camp c’est Macron puisqu’ils le soutiennent tous. Et moi je ne veux pas d’Emmanuel Macron. Donc pour être efficace, je vais voter Marine Le Pen pour diminuer le score de Macron. Ce n’est pas pour moi une adhésion au Front national. Je ne peux pas marquer sur mon bulletin que je suis contre sinon mon bulletin serait nul mais je dis haut et fort que l’on peut voter pour Marine Le Pen, mettre le bulletin Marine Le Pen dans l’urne afin de dire : Stop à Macron ! Après on verra la suite.

Présent : Est-ce que vous pensez que les électeurs de François Fillon vont suivre sa consigne ?

Christine Boutin : D’après les échos que je peux avoir, pour un certain nombre d’entre eux c’est une véritable trahison. Le fait que François Fillon ait appelé à voter Macron un quart d’heure après le résultat est effarant. Et c’est aussi pour ça que je prends la parole, je vous remercie de m’interroger, vous êtes plusieurs à le faire et j’en suis surprise d’ailleurs.

Présent : Vous faites tellement exception dans la classe politique que ce n’est pas si surprenant de vous donner la parole.

Christine Boutin : Je ne le fais pas pour être une exception mais parce que je pense que la situation de la France est grave. Je ne peux pas laisser faire ça. Vous avez pu constater que j’ai pris un peu de champ, de recul par rapport à la vie politique et c’est volontaire mais là aujourd’hui, compte tenu de mon expérience et de la situation de notre pays, j’ai pensé que c’était un devoir moral pour moi. Un devoir de m’exprimer de façon à ce que les Français ne soient pas tétanisés par le fait de prendre un bulletin de vote Le Pen. On peut prendre un bulletin de vote Le Pen sans être adhérent à ses idées.

Présent : Pensez-vous que d’autres responsables politiques pourraient faire comme vous ?

Christine Boutin : J’espère. Et ce que j’espère vraiment c’est que ma démarche va libérer les électeurs et que l’on arrivera à faire battre Emmanuel Macron. C’est plus facile pour moi, je n’attends rien, je ne demande rien, je ne veux rien. Mais je peux parler.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Entretien exclusif paru dans Présent daté du 27 avril 2017

Marine Le Pen attend toujours le soutien de Nicolas Dupont-Aignan

Dupont-Aignan

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les ralliements à la candidature de Marine Le Pen sont pour l’instant peu nombreux. Invité avec insistance par le FN à se prononcer pour Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan n’a toujours pas annoncé sa décision. Dans la perspective d’un second tour qui s’annonce compliqué face à Emmanuel Macron, le FN compte beaucoup sur ce réservoir de voix, considéré comme acquis. Du reste, le ralliement officiel du candidat de Debout La France permettrait d’engager une dynamique politique.

On note le ralliement de certaines figures. 
L’ancien ministre de François Fillon et fondateur du Parti chrétien démocrate, Christine Boutin, a appelé clairement à voter pour Marine Le Pen contre Emmanuel Macron. L’ancienne député des Yvelines affirme : « Je veux faire comprendre aux Français de droite que voter Le Pen, ce n’est pas adhérer au Front National. C’est simplement un vote contre Emmanuel Macron. Macron, ce n’est pas possible. C’est l’incarnation de tout ce que je n’aime pas, c’est à l’opposé de mes valeurs qui ont rythmé ma vie politique. C’est le libéralisme libertaire, c’est la mondialisation, c’est l’argent, c’est la banque ». Autre ancien ministre de droite à voter pour Marine Le Pen, Françoise Hostalier a revendiqué son soutien à la candidate frontiste. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Enseignement scolaire sous le gouvernement Juppé a déclaré qu’il s’agissait d’un vote tactique visant à permettre à la droite de gagner les législatives.

Même Henri Guaino ne veut pas voter Macron. 
Le député gaulliste a également déclaré qu’il se refusait à faire barrage à Marine Le Pen. « Jamais personne ne me fera voter pour Emmanuel Macron. J’aurais aussi honte, peut être même encore plus, d’avoir contribué à avoir fait élire monsieur Macron », a t il affirmé.

Enfin, rien sur le rapprochement entre Marine Le Pen et Philippe de Villiers. En effet, il n’est toujours pas acté. En mars dernier, le fondateur du Puy du Fou n’avait pas écarté l’idée de s’afficher auprès de Marine Le Pen lors d’une réunion publique. Peut être annoncera-t- il son soutien formellement à l’approche de ce second tour.

Minute à Macron : « Manu, fais gaffe au populo, il en a ras la casquette ! »

Minute couv Macron

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Les allusions « vintage » sont à la une de la presse de ce matin. Alors que Libération titre « Eh Manu, tu redescends ? », en référence aux Inconnus, Minute s’adresse aussi à « Manu » avec cette une : « Fais gaffe au populo, il en a ras la casquette », en référence cette fois à Jean-Pax Méfret. Pour l’hebdomaire, le deuxième tour n’est pas joué si Gérard Lambert prend un coup de colère. Voici l’éditorial.

Minute couv MacronEh bien voilà, maintenant, tout est simple. Ils ne sont plus que deux. Deux dont on pourrait dire bien des choses, décrire les qualités ou les insuffisances, souligner les habiletés ou les erreurs. Mais à quoi bon ? Car, désormais, l’essentiel est que ces deux-là incarnent à la perfection les deux destins de la France.

D’un côté, Emmanuel Macron, l’homme de la finance, du mondialisme. De l’autre, Marine Le Pen, la candidate du peuple. Et même des peuples, car ce qui jouera le 7 mai prochain dépasse nos frontières nationales.

Ce ne sont pas là des figures de style, des postures intellectuelles. Ce sont des réalités. Et ce n’est pas le ralliement rapide au ministre de l’Economie de François Hollande, à son secrétaire général adjoint à la présidence de la République, comme une fuite éperdue de poussins hors du poulailler natal, d’une majorité de cadres des Républicains qui risque de démontrer le contraire.

Le clivage gauche-droite n’a de sens que si les chefs de la droite y croient. Il semble bien que non. C’est dommage. C’est dramatique. Mais c’est un fait.

Il n’y aura pas de révolte sans colère

Le clivage est donc bien celui du peuple contre les élites, celui de la France perdante de la ruralité et de la périphérie contre la France gagnante de la mondialisation, celui du « Non » au référendum de 2005 – près de 55 % ! – contre ceux que Marine Le Pen appelle les « européistes » ou les « euro-mondialistes ».

Ce clivage traverse tous les électorats. Y compris celui de Macron. Parmi ceux qui ont voté pour lui dimanche, combien de dupes, combien de naïfs, qui voient en lui un « renouveau », un « hors système » ? Peut-être une majorité. Homme de droite pour la gauche radicale, homme de gauche pour la droite nationale, Macron est une synthèse. Celle du système. Elu, il sera pire que Hollande qui était pire que Sarkozy.

Cette victoire lui semble promise. Les sondages l’annoncent inéluctable. Disons-le tout net : sur le papier, c’est gagné pour lui, c’est perdu pour le peuple. Sur le papier. Car tout dépend des dix jours qui viennent. Tout dépend du peuple. Du populo, comme on disait naguère encore, du populo qui « en a ras le casquette » comme le chantait Jean-Pax Méfret dans Solidarité, en 1982. Tout dépend des Français qui travaillent ou qui voudraient travailler. Des Français qui ont peur et qui voudraient ne plus avoir peur. Encore convient-il de leur parler un langage clair, net, fort. Un second tour d’élection présidentielle, c’est de la castagne. De l’argumentation, oui, mais au service de l’émotion. Avant d’apaiser, il faut indigner. Il n’y a pas de révolte sans colère.

Macron n’est pas un nom, c’est une épitaphe

Libération Manu MacronAux électeurs de Mélenchon, pour ceux qui ne sont ni des « cités » ni étudiants à Sciences Po, il faut dire et répéter que Macron, c’est l’homme qui vend la France, l’homme qui a bradé Alstom aux Américains. A ceux de Fillon, il faut parler d’Emmanuel Hollande.

A tous ceux qui n’ont pas voté ou qui ne se sentent tenus par aucun parti, il faut rappeler et rappeler encore que Macron veut instaurer « une autoroute migratoire entre l’Algérie et la France » (1), qu’il affirme qu’« il n’y a pas de culture française », qu’il accuse la France d’être responsables de « crimes contre l’humanité », qu’il veut faire travailler plus pour gagner moins.

Il faut cogner Macron. Il faut faire pleurer le mari de Brigitte. Il faut frapper là où ça fait mal. Ennemi du peuple. Ennemi de la droite. Ennemi de la gauche. Ennemi de la France. Macron n’est pas un nom, c’est une épitaphe. Sa défaite est possible. Malgré les sondages. Malgré la fatale fatalité.

Mais ne nous cachons pas une vérité : tout dépend de Marine Le Pen. La présidente du Front national a dix jours pour être à la hauteur de son destin. Durant dix jours, il est lié à celui de la France. Sa responsabilité est immense.

A « Minute », nous la soutiendrons totalement. « Le Pen, le peuple ! », disaient déjà voici trente ans les affiches du Front national. C’était un autre Le Pen et presque une autre France. Cette fois, nous n’avons plus trente ans devant nous. Ni peut-être même dix. « Avant qu’il ne soit trop tard », c’est maintenant.

Editorial du n° 2819 de Minute daté du 26 avril 2017

Des hôtels reconvertis en centres d’accueil pour immigrés

Migrants Demandeurs d'asile

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Une soixantaine d’hôtels Formule 1, appartenant au groupe Accor, va être rachetée par l’Etat, via une filiale. Ce afin de loger des immigrés et des sans abris.

Ces hôtels vont être reconvertis en centre d’hébergement d’urgence. Au delà du coût pour le contribuable, cela crée des inquiétudes concernant le maintien de l’emploi pour les salariés d’Accor, car c’est près de 400 postes qui sont menacés.

En effet, Adoma, le repreneur, a pour activité l’hébergement d’urgence et non l’hôtellerie. Un plan social est d’ailleurs actuellement en cours de négociation. En outre, rien ne garantit que les SDF français auront des places dans ces établissements.