Le sexe neutre sur les papiers d’identité en France

01/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La dernière instance juridique française se prononcera le 4 mai prochain sur la possibilité d’inscrire « sexe neutre » sur les papiers d’identité.

Pouvez-vous nous rappeler un peu les faits ?

L’histoire commence il y a 66 ans, une personne est née avec des organes sexuels indéterminés. Il fut alors mis au rang d’homme par l’état civil français. Ses parents en effet voulaient un garçon.
Il s’est toutefois marié, a adopté un enfant. Son combat ne commence qu’en 2006 : « Cette année là, rapporte t il, j’ai découvert Internet. Les associations d’intersexes. Enfin, je me suis senti moins seul. J’ai compris que l’intersexuation était plus répandue que ce que je croyais. Et je suis devenu un militant actif ». Depuis, il gagne a été reconnu de « sexe neutre » par le tribunal de grande instance (TGI) de Tours dans un jugement rendu le 20 août 2015. Cependant, la décision a été invalidée par la cour d’appel d’Orléans en mars 2016. Aussi on attend le verdict de la Cour de cassation.

Pourquoi ce procès sur une personne est-il si médiatisé ?

Il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas d’une personne seulement derrière ce procès, mais de toute une idéologie.

Que voulez-vous dire par là ?

Une idée de plus en plus florissante propose l’idée suivante : le sexe biologique n’a pas de lien avec l’identité sexuelle d’une personne. Il serait donc possible pour toute personne de faire fi de certaines apparences physiques, voire chromosomiques, pour les déclarations à l’état civil.
Le « neutre » serait dans ce cas une première étape pour cette théorie qui postule d’une neutralité première.
Derrière ce militantisme en faveur de l’introduction de la catégorie du neutre dans notre état civil, se cache un autre combat encore. Il s’agit de mettre à bas un modèle de société structuré par la différence des sexes. Les avocats de l’intersexe de 66 ans sont sans ambiguïté : « Il faut sortir de notre système binaire, homme femme, et être à l’écoute du ressenti de chacun » plaide Maître Mila Petkova.

Marion Maréchal-Le Pen et l’IVG

Marion Maréchal-Le Pen

01/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Invitée mercredi soir sur Paris première, la benjamine de l’Assemblée nationale a répété qu’elle voulait s’opposer à la banalisation de l’avortement. Elle a déclaré notamment « intimement, je pense que l’avortement est un drame ».

Quelles mesures propose t elle alors ? Tout en affirmant qu’elle ne veut pas condamner moralement ni interdire l’avortement, Marion Maréchal Le Pen souhaite limiter son remboursement, et proposer des alternatives. « J’aimerais pouvoir l’éviter et responsabiliser les femmes, offrir des options », a-t-elle déclaré, en ajoutant que l’accès à la contraception devait pouvoir l’éviter.

Elle ne justifie pas sa position par la philosophie ou par la foi, mais à cause de sa situation personnelle, ce qui est peut être plus parlant.

Elle a donc raconté de nouveau pour les téléspectateurs de Polonium, l’histoire de sa naissance : « Je suis un accident ».

La revue Éléments publie un numéro sur les médias

Source : OJIM – « La revue Éléments publie un numéro sur les médias »

Éléments, « Le magazine des idées », largement inspiré par Alain de Benoist, connaît un renouveau depuis le lancement de sa nouvelle formule plus riche, plus accessible, sans perdre en densité et avec de nouvelles plumes. Chaque numéro, outre des entretiens avec des personnalités du monde intellectuel (Onfray, Julliard, Gauchet, Guilly pour la dernière parution) contient un dossier. Celui du numéro 165 (avril/mai 2017) est consacré au « Parti des médias en accusation ». Décryptage.

« Encore un siècle de journalisme et tous les mots pueront », ces dures paroles de Nietzsche ouvrent le numéro mais en vérité « les mots ne puent pas tant qu’ils mentent ». L’Ojim avait publié un entretien avec Ingrid Riocreux lors de sa sortie de son livre La langue des médias. La sociologue précise sa pensée qui s’articule autour de deux axes : « destruction du langage et fabrication du consentement ». La bonne conscience implicite d’une large frange des journalistes (pas tous) leur permet d’employer de manière naturelle des connotations dépréciatives (« phobe », europhobe, homophobe) ou laudatives (voir L’Obamania). Et la post-vérité ? « Si les médias dominants veulent désigner par là des procédés qui consistent à tordre le réel pour le mettre au service d’une thèse ou d’un dogme, alors ils devraient se reconnaître comme des maîtres post-vérité ».
Téléréalité et post-vérité

Quatre pages décapantes sur la téléréalité « La télé-réalité c’est enfermer des araignées dans un bocal et voir ce qui s’y passe » voisinent avec une analyse serrée des origines de la « post-vérité » qui remplace le bon vieux bobard. La post-vérité : un concept qui remonte curieusement aux grands déconstructeurs Foucault et Derrida. Dans un entretien corrosif Robert Ménard revient sur son parcours, de fondateur de Reporters Sans Frontières à la mairie de Béziers, et suggère de supprimer les aides à la presse pour sauver les journalistes de leur entre soi.

Interviewé, Claude Chollet (fondateur de l’Ojim) constate que les médias de service public (financés par la redevance) encensent la doxa libéral-libertaire au moment où la profession de journaliste se précarise via les fermes de contenus dont la plus importante en France Relax News est possédée par « le jeune loup et le vieux singe », Matthieu Pigasse et Serge Dassault.
Chers, très chers médias

Dans trois pages implacables Benjamin Dormann résume son livre Ils ont acheté la presse (Picollec éditeur). Alors qu’une grosse poignée de milliardaires dominent la presse, celle-ci reçoit des milliards de subventions directes et indirectes. Mieux, deux patrons de réseaux téléphoniques Xavier Niel avec Free et Patrick Drahi avec SFR transforment les médias en produit adjacent d’un abonnement téléphonique. Ils en profitent au passage pour faire campagne ouvertement pour Emmanuel Macron, fidéicommis du capitalisme sociétal.
Decodex, CrossCheck, dura Lex

Les deux pages les plus stimulantes sont celles de l’écrivain Slobodan Despot qui démonte l’arrivée des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) dans l’élaboration d’un nouvel Index. Les géants de la Toile vont produire de l’information ou la contrôler via leurs algorithmes. Dans un enthousiasme naïf (pas seulement car Google a subventionné le journal pour ce faire) Le Monde a lancé son Decodex qui a fait un flop retentissant. Mais les petits journalistes de Decodex n’ont pas vu que « ce développement laisse entrevoir une issue burlesque qu’un Philip K. Dick n’eût pas reniée : le remplacement des rédacteurs par des algorithmes ». Le News Lab de Google dont la mission « Fiabilité et Vérification » doit être comprise dans son sens orwellien « Mensonge et Contrôle » indique où le journalisme européen officiel prend ses sources : en Californie.