Pour François Fillon, les 500 parrainages, c’est fait ! Pas pour Marine Le Pen…

Fillon 500 parrainages

02/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : François Fillon est le seul des candidats déclarés à la présidence de la République à avoir déjà recueilli les 500 parrainages d’élus exigés pour se lancer dans la course à l’Elysée. Selon le premier pointage du Conseil constitutionnel, François Fillon disposait, à la date d’hier, de 738 parrainages validés. Un souci en moins pour le candidat qui, par ailleurs, les accumule…

Aucun des autres candidats n’avait encore atteint le seuil fatidique, à commencer par Marine Le Pen, qui ne disposait encore, hier mercredi, que de 25 parrainages, la majorité d’entre eux émanant de maires non estampillés FN.

La présidente du Front national en avait donc moins que Philippe Poutou, le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste, qui en affichait 35, et beaucoup moins que Nathalie Arthaud, la discrète candidate de Lutte ouvrière, qui pouvait se flatter d’en avoir déjà 201 !

Parmi les « petits candidats », François Asselineau, de l’Union populaire républicaine, en affichait 60, et Jacques Cheminade, déjà candidat en 1995 et en 2012, en arborait 61, contre quatre pour le général Didier Tauzin, le même nombre que l’oubliée Michèle Alliot-Marie.

Le Conseil constitutionnel publiera deux fois par semaine la liste des parrainages qui lui sont parvenus et qu’il aura validés, la date limite de leur réception étant fixée au vendredi 17 mars à 18 heures.

Parrainages Fillon Marine 1 Mars

Emmanuel Macron dans les pas de Christiane Taubira

Macron Taubira

01/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : En matière de « réforme sociétale », comme dit maintenant pour ne pas nommer les choses, Emmanuel Macron a enfilé les bottes de Christiane Taubira. C’est particulièrement clair sur la question de la GPA, la Gestation pour autrui, autrement dit l’ignoble pratique des « mères porteuses ».

En plein débat sur le mariage homosexuel et ses conséquences en matière de filiation, Christiane Taubira, alors garde des Sceaux, avait envoyé une circulaire aux juridictions en date du 25 janvier 2013 dans laquelle elle leur demandait de délivrer des certificats de nationalité française aux enfants nés de GPA à l’étranger bien que la loi française interdise formellement cette pratique. Pas grave pour le ministre de la Justice de donner pour consigne d’enfreindre la loi !

Dès cette époque, d’éminents juristes avaient dénoncé un premier pas du gouvernement socialiste vers une légalisation de la GPA. Las, si la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France en juin 2014 et si la Cour de cassation a suivi en juillet 2015 en adaptant sa jurisprudence aux consignes de Mme Taubira, le président Hollande et son gouvernement ne sont pas allés plus loin durant tout le reste du quinquennat au grand dam des associations homoparentales décidées à permettre la GPA en France. L’élection présidentielle approchant à grands pas, Emmanuel Macron a remis le débat sur le tapis dans un entretien au magazine homosexuel Têtu paru lundi dernier.

Le candidat d’En Marche !, qui avait récemment affirmé que la « France opposée au mariage pour tous » avait été humiliée, aurait dû adopter une position ferme contre la gestation pour autrui. Pas du tout !

Comme à son habitude, le candidat de l’« extrême centre » comme d’aucuns le surnomment avec ironie, s’est montré équivoque sur la question de la GPA. Selon lui en effet, « ce sujet soulève un débat philosophique sur la capacité à disposer de son corps et à le marchandiser, […] un débat impossible à trancher » !

Même s’il dit ne pas être « favorable à autoriser la GPA en France ». il ajoute aussitôt qu’« en revanche, il faut permettre la reconnaissance née par GPA à l’étranger », car, à ses yeux, « on ne peut pas les laisser sans existence juridique. Ces enfants participent d’un projet d’amour » (sic). C’est pour cette raison qu’il a l’intention de « compléter la circulaire Taubira ».

La Manif pour tous a immédiatement dénoncé via son compte Twitter un « argument fallacieux » puisque l’existence juridique d’un enfant né à l’étranger ne repose pas sur la nationalité de ce dernier. Macron serait‑il ignorant ou cynique ?

Aude Mircovic, maître de conférences en droit privé et porte‑parole de l’association Juristes pour l’enfance, penche pour la seconde option. Dans une tribune publiée hier par Figarovox intitulé « Macron et la gestation pour autrui : la grande hypocrisie », elle accuse l’ancien ministre de l’Economie d’« inventer une illusoire injustice à laquelle pourrait seule remédier la reconnaissance de la GPA à l’étranger d’abord et, nul n’est dupe, en France très bientôt pour « arrêter l’hypocrisie » » , ajoutant :

« Pour mieux promouvoir la GPA, Emmanuel Macron s’engouffre à son tour dans cette voie éculée du mensonge mais qui fonctionne si bien qu’il aurait presque tort de s’en priver. »

Alors, Macron, Taubira, même combat ? Un autre point commun au moins les relie : l’un et l’autre ont reçu le soutien de Pierre Bergé, ce qui est tout sauf anecdotique.

Marine Le Pen aux agriculteurs : « Tenez bon ! »

Lorsqu’elle va à la rencontre de la France qui se lève tôt, il se passe quelque chose. Mais cette fois, il y a indéniablement un truc en plus. Dans l’air et sur les visages, il flotte un parfum de « Serait-ce possible alors ? »

« Je suis venue dire aux agriculteurs français de tenir bon, ils doivent pouvoir vivre décemment de leur travail. Dans cinq ans, si ça continue comme ça, honnêtement je ne sais pas ce qu’il restera. » Le contraste a de quoi frapper : après les huées, les sifflets et les injures sous lesquels François Hollande et Stéphane Le Foll ont parcouru le Salon de l’Agriculture, Marine Le Pen, visiblement heureuse de se trouver là, est ovationnée. Elle va y rester dix heures et demie, record à battre (pas par Fillon qui mercredi matin a annulé sa visite à la dernière minute). « Vas-y Marine, on y croit ! », « Marine présidente ! », « Marine sors-nous de l’Europe ! », « Marine il n’y a que toi ! ».

« A ce point-là, je n’avais jamais vu », nous confirme Philippe Loiseau agriculteur et député européen. « Année présidentielle oblige, mais c’est un indice significatif ». Alors qu’elle est entourée d’un mur vivant et quasi-impénétrable de micros et de caméras, les exposants, agriculteurs et visiteurs écrasés par la cohue, tentent de se frayer un passage pour l’apercevoir, la saluer, l’encourager, grimpant sur des bottes de pailles ou sur les épaules d’un plus costaud qu’eux. Un journaliste qui bouscule une impressionnante charolaise et piétine sa stalle pour obtenir un cliché, se fait « recadrer sévère » par un éleveur : « Oh, ça va pas non ? Racaille, va ! Pour ce que tu vas en faire de tes images, dégage ! ». Ce matin on est loin de la bobosphère et ça fait du bien.

« On est en train de crever »

« Hollande, quand il passe là, il est caché et personne ne peut l’aborder. Il ne discute pas avec nous », confie un agriculteur au micro de RTL. « On veut du changement. On est en train de crever. Et elle nous écoute et nous comprend », renchérit un éleveur. Un visiteur qui du coup ne regarde plus le moindre animal, court vers le cortège, ravi : « Je ne savais pas qu’elle serait là aujourd’hui et ma femme qui l’adore ! ». Le Point se lamente : « Les agriculteurs avouent de plus en plus facilement leur préférence (…) Le programme de Marine Le Pen est celui qui fait la part la plus belle à l’agriculture. » Ceci explique peut-être cela ?

Pas très loin de là, Xavier Bertrand connaît un grand moment de solitude, entouré de Gérald Darmanin (qui aurait dû être porte-parole de campagne de Sarko et qui se recycle péniblement), de cinq malheureux journalistes (je les ai comptés) et d’une passante énervée qui lui criera : « Casse-toi le plan B ! » en le huant copieusement.

Le patriotisme agricole

Après s’être entretenue avec les professionnels de la filière laitière, le CNIEL et la FNPL, Marine Le Pen s’attarde près de Fine, la vache bretonne du Pays de Redon, vedette de ce 54e Salon de l’Agriculture et s’adresse aux éleveurs :

« Il faut franciser les aides versées aux agriculteurs, faire du patriotisme économique et en finir avec la PAC. Il faut arrêter de sous-traiter à l’Union européenne l’avenir de notre agriculture. Il faut sortir d’un cadre qui a abouti à la ruine de l’agriculture, et attribuer directement les aides aux agriculteurs. »

Marine Le Pen veut nationaliser la distribution des aides et organiser cette distribution sur des critères plus justes, réguler les négociations entre grande distribution et agriculteurs et mettre un terme aux traités de libre-échange, CETA et TAFTA. Alors qu’un tiers des agriculteurs vit avec moins de 354 euros par mois, elle appelle au « patriotisme agricole ». Elle préconise que « l’argent des Français serve à acheter des produits agricoles français », que les collectivités locales puissent se fournir auprès des producteurs français et que l’on donne l’avantage aux produits français dans la commande publique et notamment dans le marché des cantines. « Ce qui est interdit par l’Europe aujourd’hui ».

« Tous les autres votent FN »

Arrivée vers 8 h 30 au Salon, Marine Le Pen a déjeuné au stand des DOM-TOM où elle a reçu un accueil de rock star, rencontré la filière porcine, les jeunes agriculteurs qu’elle propose d’aider à s’installer par des mesures de défiscalisation et les vignerons indépendants : « Les vignerons indépendants participent de la grande réputation de nos vins. Il faut les aider à transmettre leurs exploitations. » La candidate a poursuivi sa visite jusqu’à la fermeture, bien après que les poules soient couchées.

Selon la dernière enquête du Cevipof pour Le Monde, Marine Le Pen est créditée de 35 % des intentions de vote chez les agriculteurs. Pour la première fois, le Front national devance Les Républicains anciennement UMP, dans le monde agricole. Agriculteur en Moselle et maire de Sainte-Barbe, Christian Perrin s’en ouvre aux journalistes : « Marine Le Pen a un discours qui est entendu par les agriculteurs, car elle promet de les sortir de la misère. » Si lui-même vote Fillon, il constate qu’ils ne sont plus que « deux-trois éleveurs » à faire comme lui dans sa commune. « Tous les autres votent FN ». Comme chez Villiers en somme…

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 2 mars 2017

Marine Le Pen en couverture de Valeurs actuelles : « Ses secrets pour gagner »

Valeurs Actuelles Marine Le Pen

01/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen fait la couverture du numéro de Valeurs actuelles qui paraîtra demain avec ce titre : « Ses secrets pour gagner », et pour sous-titres accrocheurs : « Sa stratégie, ses confidences : pourquoi Marine Le Pen y croit. » Le numéro de l’hebdomadaire n’est pas un panégyrique puisqu’on y trouve aussi un article ce qu’il considère comme le « boulet » le candidate : le retour au franc.

Quant à Marion Maréchal-Le Pen, député de Vaucluse et présidente du groupe FN au conseil régional de Paca, elle représentera « la candidate Marine Le Pen » lors d’un dîner-débat organisé par Valeurs actuelles le 22 mars prochain.

Marion Maréchal Valeurs actuelles

Valeurs MLP

De l’obsession de la probité à la destruction du politique, par Bruno Mégret

Mazarin Bruno Mégret

Depuis 30 ans les « affaires » se succèdent. Et à chaque « affaire » sa nouvelle loi de « moralisation ». Avec pour seul résultat pratique de renforcer le pouvoir des juges et de fragiliser un peu plus les élus. Dans ce papier qui « décoiffe », Bruno Mégret, aujourd’hui en marge de la vie politique, rappelle une vérité essentielle : la France n’a pas besoin de brevets de vertu pour la diriger mais d’hommes ou de femmes qui agissent.

A cet égard la polarisation de la campagne présidentielle sur le « Penelopegate » ou sur les emplois – tout sauf fictifs – de chef de cabinet ou de garde du corps de Marine Le Pen n’a qu’un but : enfumer les électeurs pour avantager le candidat des banques et des médias, Emmanuel Macron. Place au débat de fond.

Polémia

Bruno MégretAu-delà de ses conséquences pour l’avenir immédiat de la France, l’affaire Fillon est particulièrement révélatrice de la crise du politique que connaît notre pays. Une crise qui comporte de multiples facettes parmi lesquelles la corruption des responsables publics est indéniablement la plus mal supportée par les Français. Et chacun de considérer comme une évidence que le politique est détruit par la prévarication et que tout irait mieux si la probité régnait dans les rangs des élus.

Au risque de choquer, je dirais que c’est aujourd’hui l’exigence d’honnêteté et de transparence poussée à l’extrême qui détruit le politique. Car cette obsession de la pureté conduit à rendre les politiques toujours plus impuissants.

Elle a en effet comme conséquence première de subordonner encore davantage les politiques aux médias et aux juges, lesquels s’arrogent le pouvoir de discréditer du jour au lendemain n’importe quel politique tant il est facile de trouver un angle d’attaque pour lancer une campagne médiatico-judiciaire de mise en cause. Et naturellement, cette exigence de pureté réclamée par les journalistes et les magistrats s’applique de façon sélective selon l’orientation idéologique des victimes potentielles.

Le fait que Fillon ait été élu à la primaire de son parti sur une ligne de droite dure n’est évidemment pas étranger aux foudres qui l’accablent. Ce n’est pas non plus un hasard si l’autre candidat à la présidentielle, actuellement dans le collimateur des juges, se nomme Marine Le Pen.

Cette obsession de la pureté conduit par ailleurs à un rejet du politique qui mène l’opinion à estimer que, moins les responsables publics auront de pouvoir, plus on limitera leurs turpitudes. D’où l’idée qu’il faut raccourcir la durée des mandats, empêcher leur cumul et surtout confier ce qui était autrefois de leur responsabilité à des magistrats, des commissions, des hautes autorités. On s’achemine ainsi vers une société où les hommes politiques, privés de toute prérogative, ne seraient plus que des pantins chargés de la figuration pendant que les médias et les juges tout-puissants fixeraient la politique à suivre et que les fonctionnaires la mettraient en œuvre.

Aussi, en ces temps de grande confusion, faut-il rétablir quelques principes fondamentaux.

L’honnêteté est une qualité première qui fait la beauté morale des individus et qui s’impose à chacun de nous. Si donc elle doit être prise en compte pour apprécier la valeur intrinsèque d’un être humain, elle ne saurait en revanche constituer le premier critère pour juger un homme politique. L’essentiel pour un responsable public au plus haut niveau est en effet d’une autre nature. L’essentiel est qu’il ait du pouvoir pour proposer un projet et le mettre en œuvre concrètement. L’essentiel est qu’il ait la capacité d’agir sur le réel et de le transformer pour le bien commun.

La qualité principale d’un homme politique n’est donc pas l’honnêteté mais la puissance. Et si nos responsables politiques actuels sont condamnables, c’est précisément en raison de leur impuissance et donc de leur incapacité à résoudre les problèmes des Français tels que l’immigration, le chômage ou l’insécurité.

Alors, si dans le même temps ils détournent des fonds publics à leur profit, c’est évidemment pire que tout. Mais s’ils devenaient d’une probité absolue tout en restant toujours aussi impuissants, ils ne seraient pas de meilleurs politiques pour autant.

A la limite, mieux vaut un homme d’Etat qui se sert mais qui sert bien son pays, plutôt qu’un dirigeant qui ne se sert pas mais qui ne sert à rien. Certains pourront être choqués de la formule ; elle s’applique pourtant à de nombreux personnages illustres de notre histoire dont la France aurait pâti d’être privée, tels Mazarin et tant d’autres.

L’intégrité est une qualité morale primordiale, mais c’est au vu des services qu’il rend à la France qu’un responsable politique doit être jugé, car le politique n’est pas de l’ordre de la morale.

Bruno Mégret

Texte publié sur le site de la Fondation Polémia

Marion Maréchal-Le Pen : « La souveraineté alimentaire est d’ordre stratégique »

Marion Maréchal Le Pen Agricuture

01/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen, qui s’est rendue hier, avec Marine Le Pen, au Salon international de l’Agriculture, a accordé un entretien au quotidien Présent.

Présent : Comment expliquez-vous l’accueil chaleureux que les exposants font à Marine Le Pen ?

Marion Maréchal-Le Pen : L’accueil est toujours très bon ici, mais il est sans doute cette année exceptionnel. Les agriculteurs voient en Marine Le Pen l’occasion de sortir du cycle infernal dans lequel ils sont empêtrés à cause de la politique de l’Union européenne. Le programme présidentiel de Marine présente des engagements concrets comme le patriotisme économique qui consiste à rendre nos producteurs prioritaires sur le marché français (avec un avantage notamment dans les marchés publics), l’amélioration de l’étiquetage des produits français qui mentionnerait le lieu d’élevage, d’abattage, de transformation – cela permettrait au consommateur de pouvoir acheter français plus facilement. Nous sommes également les seuls à exiger que les produits importés respectent a minima les mêmes normes sanitaires et environnementales que les produits français. Des mesures aussi concrètes expliquent l’enthousiasme d’agriculteurs et d’éleveurs largement revenus des politiques européennes.

La mort de l’agriculture française n’est donc pas une fatalité ?

Non, elle n’est pas une fatalité, elle est une question de choix. Un choix vital : la souveraineté alimentaire est d’ordre stratégique puisqu’une dépendance alimentaire de l’étranger nous rend fragiles, or c’est partiellement le cas aujourd’hui. La vie de notre agriculture est aussi une question d’identité : elle a façonné notre territoire, la diversité des régions et des écosystèmes, sans oublier notre gastronomie dont les excellents produits des terroirs sont la matière première. Notre agriculture est essentielle également pour le maintien de la vie dans les régions rurales, que ce soit la vie sociale ou l’emploi.

L’enjeu n’est pas purement productiviste ou économique, il est d’ordre stratégique et territorial. Que nos gouvernants, de droite comme de gauche, aient pu aussi cyniquement depuis des années accompagner la politique ultra-libérale de l’Union européenne avec tous ses traités de libre-échange, cela est pour moi de l’ordre de la trahison.

Cela s’est fait dans l’indifférence générale quand on voit le taux de suicide qui frappe le monde agricole. Les agriculteurs et les éleveurs ne sont pas entendus car eux ne brûlent pas les voitures, ne saccagent pas les centres villes, n’ont ni le temps ni le loisir de faire grève… Les plus grandes souffrances étant muettes, à nous d’avoir la décence de les entendre et de répondre à leurs difficultés.

Entretien réalisé par Samuel Martin
pour le quotidien Présent daté du 2 mars 2017

Fabien Engelmann : « Les directives de l’Etat conduisent au suicide de la France »

Fabien Engelmann

01/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A Hayange, en Moselle, le préfet a réquisitionné un hôtel pour y loger plusieurs dizaines de migrants albanais, qui ont demandé l’asile politique. Fabien Engelmann, le maire FN, ne décolère pas. Il a accordé un long entretien à l’hebdomadaire Minute, qui consacre un numéro spécial au « scandale des migrants logés à nos frais », dont nous extrayons ces courts passages.

Minute couv EngelmannFabien Engelmann : Il y a un mois et demi, j’ai indiqué que j’estimais que nous avions assez de SDF à la rue, mais aussi de familles françaises qui vivent dans des logements insalubres à Hayange ou aux environs, pour ne pas en importer.

J’ai dit que nous étions d’accord pour que des SDF français soient hébergés dans cet hôtel et que, dans ce cas, le Centre communal d’action sociale de la ville pourrait même les aider avec le chantier d’insertion que nous avons mis en place. Evidemment, on m’a répondu que ce n’était pas possible.

On m’a répondu: « Vous savez, les SDF français, en règle générale, ils préfèrent rester à la rue. » Ce n’est pas entièrement faux. Mais il faut se poser la question du pourquoi ! Prenez les SDF français de Paris : quand il fait décidément trop froid, on les entasse dans une salle de sport, où ils ne disposent d’aucun espace personnel et où, évidemment, il y a des vols. Ce n’est pas du tout ce qui est offert aux demandeurs d’asile ou pseudos demandeurs d’asile !

Là, ces demandeurs d’asile sont chouchoutés. Ils ont une chambre d’hôtel avec tout le confort : toute la literie a été changée, ils ont des placards, ils ont un beau coin cuisine, un coin machine à laver – avec sèche-linge.

Tout cela n’a pas de sens.

Les directives de l’Etat conduisent au suicide de la France et je finis par me demander si ce n’est pas volontaire. Tout est fait pour augmenter l’invasion migratoire, et pour le faire au détriment des Français nécessiteux, qui sont pourtant légion.

Précisions, que détaille Fabien Engelmann dans ce même entretien : l’Etat va verser 30 000 euros par mois au propriétaire pour la location de la bâtisse, plus environ cinq euros par jour et par Albanais. Et ces Albanais disposent en plus de bons alimentaires, ainsi des transports gratuits.

Un entretien édifiant à découvrir en intégralité
dans l’hebdomadaire Minute n° 2811 daté du 1er mars.

Marine Le Pen fait face à une opération médiatique de grande ampleur

Marine Le Pen

01/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
A un mois et demi des élections présidentielles, la charge politique et médiatique contre Marine Le Pen ne faiblit pas. Mise en cause de manière assez floue dans une affaire hautement médiatisée d’emplois fictifs au Parlement européen, cible de livres et d’articles sur la prétendue corruption du Front National qui sortent à point nommé et caricaturée dans un film sur un parti nationaliste, Marine Le Pen doit faire face à une opération d’une ampleur qui n’est pas sans rappeler celle menée contre Donald Trump.

Où en est cette campagne médiatique ?

Dernier rebondissement : le scandale orchestré autour d’une de ses déclarations lors de son meeting nantais de dimanche. En effet, lors de son discours elle a déclaré, je cite : « Je veux dire aux fonctionnaires, à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser les pouvoirs d’État pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus, ou des cabales d’État, de se garder de participer à de telles dérives. Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection. Mais ses fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales. Ils mettent en jeu leur propre responsabilité. L’Etat que nous voulons sera patriote ». Unanimement, les responsables politiques de gauche, les médias et les syndicats, dont le très militant Syndicat de la magistrature, se sont insurgés contre ce qu’ils qualifient de « menaces édifiantes ».

Quel est l’objectif de cette opération particulière ?

En réagissant publiquement et en tirant à boulets rouges sur Marine Le Pen par voie médiatique, les différents acteurs de l’opération menée contre elle espèrent bien créer une tempête dans un verre d’eau. Marine Le Pen a, à juste titre, déploré et mis en garde contre une instrumentalisation militante de la justice par certains fonctionnaires, révélant ainsi une inquiétude légitime par rapport à leur capacité à accomplir leur devoir en cas de victoire du parti qu’ils s’évertuent à abattre. Néanmoins, la polémique médiatique entretenue par des articles qui citent les communiqués syndicaux sans citer les propos de Marine Le Pen visent à dépeindre une version tronquée et parfois mensongère de la réalité. Une version ou Marine Le Pen, dictateur en puissance, aurait menacé d’envoyer de simples fonctionnaires faisant leur travail au goulag. Une technique médiatique qui n’est pas sans rappeler celles employées contre Donald Trump lors de la campagne étatsunienne. Il nous reste donc à espérer que les électeurs aillent consulter l’intégralité des propos de Marine Le Pen avant de se faire une idée.

Donald Trump défend une « réelle réforme positive de l’immigration »

Trump Congrès Immigration

01/03/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Dans un discours de plus d’une heure devant le Congrès, Donald Trump a détaillé l’ensemble des réformes qu’il veut mettre en œuvre, et notamment un système d’immigration « au mérite » en lieu et place du système actuel, qui ne fait entrer qu’une « immigration peu qualifiée ».

« Le temps des petits raisonnement est fini. Le temps des combats triviaux est derrière nous […] Je pense qu’une réelle réforme positive de l’immigration est possible, pour autant que nous nous concentrons sur les objectifs suivants : améliorer l’emploi et les salaires des Américains, renforcer la sécurité de notre pays et restaurer le respect de nos lois. »

« Ceux qui veulent entrer dans un pays doivent être capables de subvenir financièrement à leurs besoins par eux-mêmes », a-t-il ajouté.

« Pour mieux marquer les esprits, rapporte le journal belge L’Echo, il avait invité dans l’assistance le père d’un jeune de 17 ans “tué par un immigré clandestin, membre d’un gang et tout juste sorti de prison“, ainsi que les veuves de deux policiers “abattus par un immigré clandestin qui avait un casier judiciaire et était sous le coup de deux avis d’expulsion“, à qui il a rendu à un hommage appuyé pendant son discours. »