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Pour Alain de Benoist, François Fillon est le candidat des actionnaires du CAC 40

30/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une interview au vitriol à Breizh.info, Alain de Benoist fait de François Fillon « le candidat patronal du Wall Street Journal et des actionnaires du CAC 40 ». Le chef de file de la Nouvelle Droite n’a pas de mots assez durs contre le vainqueur de la primaire « de la droite et du centre », auquel il se déclare « ultra-hostile ». Pour l’éditorialiste du magazine Eléments, le programme de Fillon est porteur d’une « “casse sociale“ qui correspond très exactement au programme du Medef ».

« Pour être franc, affirme Alain de Benoist, je suis vraiment fatigué de cette droite bourgeoise imbécile, dénuée de la moindre structuration idéologique, toujours à la recherche d’un “homme providentiel“, et à laquelle il suffit de faire de vagues promesses qui n’engagent à rien pour qu’en toute bonne conscience elle puisse se concentrer sur la seule chose qui l’intéresse vraiment, à savoir la défense de ses intérêts. Comme disait Céline, “ce sont les surfaces les plus lisses qui prennent le mieux la peinture“. Cette droite conservatrice et « nationale-libérale », qui n’a jamais été capable de comprendre qu’elle adhère à un système économique qui détruit tout ce qu’elle prétend conserver, qui mélange libéralisme économique et conservatisme social, logique du profit et appel aux « valeurs », ordre moral réactionnaire et xénophobie, n’a rien pour me plaire – et c’est pourquoi je la combat depuis toujours. »

Et Alain de Benoist d’adresser un conseil à Marine Le Pen :

« Contre Fillon l’ultra-libéral, le FN n’a donc qu’une chose à faire : durcir et amplifier impérativement sa critique du libéralisme. »

Mauvaise nouvelle en Autriche : les sondages donnent Norbert Hofer gagnant

30/11/2016 – AUTRICHE (NOVOpress) : C’est la pire des nouvelles qui pouvait arriver à Norbert Hofer : les sondages réalisés à quelques jours de la présidentielle autrichienne donnent le candidat du FPÖ gagnant face à Alexander Van der Bellen. Selon Gallup, il l’emporterait dimanche avec 52 % contre 48 % à son adversaire écologiste, des chiffres qui sont les mêmes que ceux de l’étude réalisée par AKonsult.

Toutefois, un espoir subsiste : selon l’institut Unique, Norbert Hofer serait battu sur le fil par Alexander Van der Bellen qui remporterait le duel avec 51 % des voix. Ouf. Après les sondages qui donnaient le Brexit battu à place couture et Hillary Clinton élue à la présidence des Etats-Unis, il n’aurait plus manqué que tous les sondeurs donnent Norbert Hofer élu le 4 décembre à la tête de l’Autriche !

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Marine Le Pen déclare sa flamme à l’outre-mer

30/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio CourtoisieMarine Le Pen revient d’une visite dans deux départements français d’outre‑mer : La Réunion et Mayotte. Un déplacement qui intervient très symboliquement au début de sa campagne présidentielle, quelques jours après l’inauguration de son QG de campagne.

Est‑ce à dire que la priorité de Marine Le Pen est de redresser la situation outre‑mer ? C’est en tout cas un thème sur lequel elle veut se démarquer. Ses résultats électoraux dans les DOM‑COM – le nom officiel de ce que l’on continue à appeler dans le lange courant les DOM-TOM – sont encore très en deçà de sa moyenne nationale, encore qu’ils aient progressé ces dernières années. Ainsi, la liste FN aux Européennes de 2014 a atteint 13 % des voix à La Réunion, qui constitue le DOM dans lequel le parti frontiste est le plus structuré. Pas sûr cependant que ce soit outre‑mer que Marine Le Pen ait les réservoirs de voix les plus importants.

Ce déplacement a été l’occasion pour Marine Le Pen de publier son projet présidentiel pour l’outre‑mer. Il y a aussi une raison très pragmatique au fait de commencer par publier un programme pour l’outre‑mer, alors que le reste de son programme est encore en cours de maturation : pour finaliser son programme, elle attendait de savoir qui émergerait des primaires du centre‑droit et de la gauche.

Sur l’outre‑mer, la présidente du Front national ne craint pas d’affirmer des convictions fortes. Marine Le Pen s’engage à faire de l’outre‑mer une sorte de domaine réservé du chef de l’Etat, et à créer un grand ministère d’Etat de l’Outre‑Mer et de la Mer.

Son projet est fait à la fois de fermeté en matière d‘immigration et de délinquance, d’ambition maritime et de préoccupations sociales. Elle veut supprimer le droit du sol, renforcer les moyens de la marine nationale, améliorer l’attractivité économique des DOM‑COM ou encore développer un service militaire adapté. Elle souhaite également donner une priorité d’emploi aux résidents ultramarins, proposition qui avait déjà été faite par Bruno Mégret. Il n’est néanmoins pas certain que les mesures envisagées suffisent pour sortir l’outre‑mer de l’assistanat dont il bénéficie.

Le programme de Marine Le Pen pour l’outre-mer est à télécharger ici

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Hillary Clinton mauvaise perdante

Elle avait déclaré après le troisième débat de la campagne présidentielle, à propos du refus de Donald Trump d’affirmer à l’avance qu’il accepterait le résultat des élections : « Notre pays existe depuis 240 ans et une de ses constantes a toujours été que nous acceptons le résultat de nos élections. » Mais Hillary Clinton, qui a reconnu sa défaite au lendemain des élections, a décidé de se joindre à la demande de recomptage des voix de trois Etats américains : le Wisconsin, la Pennsylvanie et le Michigan. Trois Etats qui ont donné au vainqueur 46 grands électeurs qui devront donc lui apporter leurs voix lors du vote du 19 décembre prochain, contribuant ainsi au total de 306 grands électeurs pour Trump contre seulement 232 pour Clinton.

Un renversement du résultat dans ces trois Etats pourrait donc en théorie changer le résultat des élections du 8 novembre, où Hillary Clinton a, aux dernières nouvelles, obtenu plus de voix, à l’échelle du pays, que le vainqueur. Mais même les Démocrates le reconnaissent, rien ne permet de croire à une fraude électorale dans les trois Etats litigieux où le Républicain a engrangé, au total, 100 000 voix de plus que sa concurrente démocrate.

Pour le porte-parole de Donald Trump, ce recomptage des voix « est une plaisanterie » quand on sait qu’il a été demandé par la candidate des Verts, qui a fait moins de 1 % des voix.

Le recomptage pourrait commencer dès jeudi dans le Wisconsin et l’on devrait en connaître le résultat le 12 décembre. Pour faire recompter les votes, il faut toutefois payer 3,5 millions de dollars, mais la candidate écolo, Jill Stein, affirmait lundi avoir déjà reçu 6,3 millions de la part de contributeurs.

Cette procédure étant toutefois peu susceptible de changer quoi que ce soit, notamment en Pennsylvanie où Trump bénéficie d’un avantage de près de 70 000 voix, l’establishment réfléchit encore à d’autres solutions. Serait-il possible, par exemple, que des grands électeurs votent contre le mandat que leur a donné le vote populaire dans leur Etat ? Au moins six grands électeurs affiliés au Parti démocrate seraient à la manœuvre pour convaincre d’autres membres du collège électoral de se rendre parjures. Mais à ce jour, il leur faudrait convaincre 37 grands électeurs pour faire perdre Donald Trump, ce qui est aussi hautement improbable.

Ce qui est hautement probable, par contre, c’est que toutes ces initiatives n’ont d’autre but que de tenter de délégitimer autant que faire se peut la victoire sans appel du « populiste » Donald Trump.

Olivier Bault

Article et dessin parus dans Présent daté du 1er décembre 2016

 

La Turquie veut laisser 3.000 migrants quitter ses côtes chaque jour, selon le renseignement grec

Les services du renseignement grec affirment avoir mis au jour un plan du gouvernement de la Turquie visant à laisser 3.000 migrants quitter ses côtes chaque jour en direction de la Grèce. La teneur du plan a été exposée dans le journal grec Protothema, selon la source américaine Breitbart.

Selon les services grecs, les passeurs ont amassé des milliers de petits bateaux à moteur et de canaux pneumatiques le long de la côte occidentale de la Turquie, pour une opération qui serait prête à démarrer en l’espace de quelques semaines, et qui aurait, selon leurs analyses, le soutien du président Recep Tayyip Erdogan.

Info ou intox? Le fait est que l’information a été rendue publique à quelques jours seulement des vives menaces adressées la semaine dernière par le président de la Turquie à l’Union européenne, qui fait mine actuellement de vouloir mettre fin aux négociations pour l’entrée de ce pays dans « l’Europe ». Des menaces largement rapportées par la presse française, au lendemain du vote du Parlement européen réclamant le gel des pourparlers en raison à la dérive « autocratique » d’Erdogan, jeudi.

Le renseignement grec accuse la Turquie

Celui-ci a déclaré de manière fort peu diplomatique, vendredi dernier lors d’un discours public à Istanbul : « Lorsque 50.000 migrants se sont amassés au poste-frontière [turco-bulgare] vous avez crié à l’aide. Vous avez commencé à vous demander : “Que ferons-nous si la Turquie ouvre ses frontières ?” Ecoutez-moi bien. Si vous allez plus loin, ces frontières s’ouvriront. Mettez-vous ça dans la tête ! », rapportait ainsi Le Figaro. Celui-ci notait en passant que la pression turque est de taille et que la plupart des pays membres de l’UE s’y soumettraient face au risque réel que représentent les 3 millions de migrants massés en Turquie. Il ne donnait par contre aucune raison permettant d’expliquer pourquoi la Turquie parvient à les empêcher de franchir la frontière quand la Bulgarie en serait incapable…

La mise en place de toute une logistique permettant la traversée de milliers de nouveaux migrants vers la Grèce vient en tout cas ponctuer la menace de manière opportune du point de vue turc. Les responsables militaires grecs sont très inquiets.

Selon l’analyste grec Athanassios Drougas, interrogé par The Times de Londres, les chefs d’état-major « ont peur, et ils ont déclaré aux leaders politiques que si la Turquie ouvre les vannes une nouvelle fois, la Grèce, dans son état actuel de détresse financière et sociale, ne sera pas en mesure de résorber le choc ». « Ce sera la guerre, ou à tout le moins, cela causera autant de dégâts qu’une guerre », a-t-il averti.

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Argent Tolkien

L’argent de Tolkien pour aider les migrants de Calais !

30/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Sous le titre « Quand Tolkien finance l’invasion du Gondor ! », l’hebdomadaire Minute révèle ce matin que les droits d’auteur de l’auteur du Seigneur des anneaux servent en partie à financer l’accueil des migrants de Calais ! La Tolkien Trust, la fondation créée par les enfants de J.R.R. Tolkien, subventionne en effet la Cimade, « association militante », qui, comme elle le dit pudiquement, « accompagne les personnes étrangères dans la défense de leurs droits ».

« En 2015, écrit Minute, la fondation a versé 35 000 euros à la Cimade ! Dans quel but ? Interrogée, la Cimade ne répond pas. Mais il y a fort à parier que l’or anglais aura servi une fois de plus à quelque basse besogne. Des bourgeois à la Jungle, Calais reste un symbole de la mésentente franco-anglaise. Sous couvert d’aide aux réfugiés de guerre syriens, Tolkien Plus aura sans doute permis en 2015 à la Cimade d’intensifier son action dans cette zone de non-droit. »

« C’est d’ailleurs à ce titre, poursuit l’hebdomadaire, que la fondation, toujours en 2015, a financé à hauteur de 12 000 euros une bibliothèque dans la Jungle sous le nom de “Jungle Book Project“. Une bibliothèque présentée dans la presse comme animée par des “bénévoles“ grâce à des “dons“, et où, prétendument, outre les dictionnaires, les livres les plus demandés sont ceux de… poésie. Ben voyons ! A propos de jungle, trouvait-on sur les étagères Recessional, le poème de Kipling dans lequel il évoque les “races inférieures qui ignorent la loi“… ? On plaisante. »

Donald Trump collerait bien au trou ceux qui brûlent le drapeau américain

29/11/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Le prochain président américain Donald Trump enverrait bien en prison ceux qui brûlent la bannière étoilée. Pour un an ! Histoire de leur laisser le temps d’apprendre à respecter l’étendard de leur pays. A moins qu’ils ne soient déchus… de la nationalité américaine ! Ce sont pas des spéculations de la presse mais ce que Donald Trump a clairement dit dans un tweet, déjà « liké » plus de 100 000 fois :

« Personne ne devrait être autorisé à brûler un drapeau américain. S’ils le font, il doit y avoir des conséquences, par exemple la perte de la nationalité ou un an de prison  ! »

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Des lycéens réclament des sanctions, le proviseur gauchiste s’indigne !

29/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Au lycée professionnel de Paimbœuf, en Loire-Atlantique, l’esprit de Mai 68 est bien fini, côté lycéens du moins. Parce que côté proviseur, c’est l’indignation. La même indignation que quand le propre fils du proviseur avait écopé… d’un mois de placard pour s’en être pris à des policiers ! On vous raconte.

Vendredi dernier, des lycéens ont en effet manifesté aux cris de « Sanctions ! Sanctions ! », suscitant la stupéfaction de la presse locale et la vive irritation de la direction. « Scène surréaliste », écrit Ouest-France, en rapportant qu’« une petite centaine d’élèves sont regroupés devant le bureau de la proviseure avec un slogan à la bouche : “Sanctions, sanctions !“ ». Le motif de leur courroux ? « Ces lycéens de seconde, première et terminale sont en colère contre la direction de leur établissement. Ils l’estiment trop “laxiste“ vis-à-vis de certains élèves qui, selon eux, “foutent le boxon“ », poursuit le quotidien régional, qui raconte encre :

« Ils ont fouillé dans le sac d’un enseignant, ont balancé ses clés. Ils lancent des bouts de gomme, des cailloux, des chaises en classe. Les toilettes ont été dégradées, tout comme une imprimante », énumèrent les élèves. Selon eux, deux classes sont particulièrement concernées par ces incivilités. « Mais c’est tout le lycée qui trinque quand ils ferment la cafétéria après des dégradations, constate cet adolescent. On demande que les fautifs soient sanctionnés. Or, ce n’est pas le cas aujourd’hui. »

Réponse du proviseur, Mme Gwenn Compte (photo) :

« Je fais mon travail. Ma conviction est que la réponse aux problèmes se fait par le dialogue et non en coupant des têtes. L’école doit être inclusive et bienveillante. »

Elle ajoute :

« Ça me fait très peur que des élèves demandent ainsi des sanctions à l’encontre d’autres élèves. »

Mme Gwenn Compte n’aime pas les sanctions » et ça se comprend. En 2009, son fils avait écopé d’un mois de prison ferme. Il avait été reconnu coupable d’avoir lancé un projectile en direction des policiers lors du saccage de plusieurs magasins de Poitiers par une horde anticapitaliste !

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Procès contre Geert Wilders et la liberté d’expression aux Pays-Bas

Le verdict est attendu pour le 9 décembre. Geert Wilders, le leader du Parti pour la liberté (PVV), le parti national-libéral néerlandais allié du FN au Parlement européen, est poursuivi pour « incitation à la haine raciale » après avoir demandé à ses supporters en mars 2014 à La Haye, après des élections municipales, s’ils voulaient plus ou moins de Marocains dans leur ville et aux Pays-Bas. A la foule qui scandait « Moins ! Moins ! Moins ! », il avait répondu : « Nous allons nous en charger. »

Il avait refusé de comparaître à ce procès qu’il considère politique, mais il est venu faire une déclaration devant les juges à la dernière audience, le 23 novembre dernier. « Je ne suis pas raciste », a-t-il affirmé, s’étonnant que les Marocains soient soudainement, pour les besoins du procès, considérés comme une race. « Des millions de personnes sont d’accord avec moi, des gens normaux qui veulent récupérer leur pays », a-t-il encore prévenu les juges et le procureur qui demande une amende de 5 000 euros.

Et il n’a pas tort, car tous les sondages donnent son parti deuxième ou même premier aux prochaines élections législatives prévues pour le 15 mars 2017, et il n’est donc pas exclu que ses députés puissent être courtisés pour former une coalition.

« La liberté d’expression est la seule liberté qui me reste », a aussi dit Geert Wilders aux juges, se référant aux douze dernières années passées avec sa famille sous protection policière constante, de peur qu’une organisation terroriste islamique ou un « loup solitaire » de confession musulmane n’attente à leur vie. Et cela n’empêche effectivement pas ce courageux patriote de s’exprimer ouvertement pour la défense de son pays. En août dernier, il publiait dix propositions pour les prochaines législatives, sous le titre « Les Pays-Bas doivent être à nouveau à nous ». Parmi ses propositions : interdire toute immigration musulmane, fermer toutes les mosquées et écoles coraniques et interdire le Coran.

Avertissant que sa condamnation serait aussi la condamnation au silence de millions de ses compatriotes par un régime qui s’apparente de plus en plus à celui d’Erdogan en Turquie par sa volonté de museler l’expression dissidente, Geert Wilders à promis aux juges du Système qu’il ne se tairait pas :

« Je dois utiliser la dernière liberté qui me reste pour protéger mon pays contre l’islam et contre le terrorisme, contre l’immigration en provenance de pays musulmans, contre l’énorme problème que posent les Marocains aux Pays-Bas. Je ne peux pas me taire, je dois parler. C’est mon devoir. »

Parmi ses défenseurs, le professeur de droit Paul Cliteur de l’université de Leyde, connu pour n’être pas lui-même d’accord avec les idées de Geert Wilders, a prévenu les juges qu’une sanction, même modérée, pourrait avoir un effet destructeur sur la liberté d’expression aux Pays-Bas. Mais face à ce qu’elles appellent « la montée des populismes », les élites désespérées n’ont sans doute plus d’autre recours que de tenter de transformer la démocratie en tyrannie libérale-libertaire, en attendant la charia.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 30 novembre 2016

Des primaires au Front National en 2022 ? L’idée de Gilbert Collard ne remporte pas un franc succès

29/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le député du Gard, frappé par le succès de la primaire de la droite, juge que le FN ne pourra pas éviter un scrutin interne au terme du prochain quinquennat. Il a notamment déclaré :

L’expérience des primaires telle qu’elle a été vécue cette fois ci est une bonne expérience démocratique. Je trouve même que le Front National ne pourra pas dans l’avenir, à mon avis, s’en affranchir.

Gilbert Collard apparaît bien isolé dans cette position au sein du FN, parti marqué par une gestion pyramidale organisée autour d’une figure forte de chef, où la présidence du parti offre de plein droit la possibilité d’être candidat. Interrogée mercredi dernier à l’Assemblée, Marion Maréchal Le Pen avait estimé peu probable l’occurence d’une telle primaire du fait notamment de l’absence d’antagonismes suffisants parmi les membres du parti pour nourrir un tel débat.

Lundi, sur Europe 1, David Rachline a précisé qu’il n’était pas partisan d’un tel scrutin :

C’est au contraire le retour des partis politiques. L’esprit du général de Gaulle dans le cadre de la Ve République, c’était la rencontre entre une personnalité et le peuple français. Cette personnalité, elle fait l’unanimité, c’est Marine Le Pen, et elle rencontrera le peuple français j’en suis certain.


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Et si Hillary Clinton préparait déjà 2020 ?

29/11/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, hypothèses et théories qui pourraient empêcher le milliardaire de siéger dans le bureau ovale et y précipiter Hillary Clinton se bousculent. Il y eut d’abord la possibilité que les grands électeurs ne respectent pas la coutume et ne votent pas in fine pour Donald Trump. Une pétition avait vu le jour demandant à ceux-ci de choisir Clinton plutôt que Trump. Puis est apparue la mise en cause du décompte des voix dans certains Etats.

Mais Jill Stein – la candidate du Parti Vert – fait‑elle vraiment cela pour revenir sur le résultat de l’élection ? Il semble assez évident que non. Il y a en effet très peu de chance pour que ce processus – à présent soutenu par Hillary Clinton — débouche sur une modification des résultats électoraux. En revanche, il paraît assez probable que Jill Stein fasse cela pour lever de gros fonds pour son Green Party ; elle a déjà levé plusieurs millions de dollars.

Mais pourquoi Hillary Clinton soutient‑elle alors, un tel recompte ? Le journaliste Ron Fournier du National Journal pense qu’il s’agit pour la candidate démocrate… de garder ses options ouvertes pour 2020 ! Il soutient avoir eu des confidences venant de l’entourage de Hillary Clinton qui vont dans ce sens.

Les donations à la Clinton Foundation ont brusquement chuté depuis sa défaite et elle n’a d’ailleurs aucune chance de la revendre si elle conserve le statut de candidate perdante. Gardez donc l’œil ouvert donc pour un Clinton comeback, son ego pourrait encore une fois la mener vers de nouveaux tréfonds.

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Eric Zemmour : « François Bayrou, le chat noir de la droite » ?

29/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « Il se tâte. Il s’interroge. […] To be or not to be candidat en 2017 ? That is the question. François Bayrou est le Hamlet du jour, mais il ne sait pas si la réponse à cette question intéresse un autre que lui », s’est moqué Eric Zemmour ce matin sur RTL. « Il a joué et il a perdu : il a misé sur Juppé pour avoir Sarkozy et il a eu Fillon. Son billard à trois bandes était si sophistiqué qu’il a déchiré le tapis. » « On entend déjà le chœur des ennemis du centriste : Bayrou a fait perdre Juppé en le soutenant comme il avait fait perdre Sarkozy en votant Hollande en 2012. Bayrou ou le chat noir de la droite »…

« Il ne faut pas cependant surestimer le rôle maléfique qu’on prête au Béarnais », tempère Eric Zemmour : « Alain Juppé n’avait pas besoin de lui pour susciter le rejet de beaucoup d’électeurs de droite avec son “identité heureuse“, et de même en 2012 ce ne sont pas les voix de Bayrou qui ont manqué au président sortant, mais le million de suffrages venus du Front national qui l’ont laissé seul face à son destin. »

« Les choix tactiques de Bayrou ne sont pas toujours fidèles à sa réputation », explique d’ailleurs le chroniqueur, qui revient sur l’occasion manquée de 2007, quand il a refusé la main tendue de Ségolène Royal, et sur celle de 2012, quand il a cette fois saisi la main… que François Hollande ne lui tendait pas. Et voilà que surgit le profil juvénile de Macron…

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Prières de rue à Lagny-sur-Marne : « Certains parlent de descendre avec leur carabine »…

29/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : « Ces histoires de prières de rue, je ne sais pas comment ça va finir. Les gens sont tellement exaspérés que ça peut péter à tout moment : certains parlent de descendre avec leur carabine. » Ainsi s’exprime auprès de l’AFP le directeur de cabinet du maire UDI de Lagny-sur-Marne, une ville de 20 000 habitants en Seine-et-Marne, à proximité de Disneyland.

L’Agence France Presse consacre une large dépêche aux tensions qui montent à Lagny un an après la fermeture de la mosquée radicale dans le cadre de l’état d’urgence. Vingt-deux interdictions de sortie du territoire et neuf assignations à résidence d’« individus radicalisés » avaient été prononcées. Depuis, les musulmans prient « entre l’école maternelle et une pizzeria », et les « radicaux » sont toujours là :

« Parmi les prieurs, certains ont des dossiers chargés. Assigné à résidence depuis le début de l’état d’urgence décrété après les attentats du 13 novembre 2015, l’un d’eux, qui demande l’anonymat, a purgé deux mois ferme cet été pour avoir dérogé au triple pointage quotidien au commissariat. […] Des “notes blanches” des services de renseignement, consultées par l’AFP, présentent ce jeune homme de 31 ans comme “un militant projihadiste” […] Selon ces documents, le jeune assigné à résidence a été arrêté à la même période à la frontière hongroise, alors qu’il tentait de rejoindre la zone irako-syrienne. »

L’AFP rapporte également que, « en septembre, une violente altercation a éclaté entre une personne âgée et un fidèle de la mosquée fiché S. Au coeur du différend : une remarque sur le voile intégral (niqab) de la compagne de ce dernier ».

Le jeune homme de 27 ans, « dont le nom apparaît aussi dans le dossier de l’attentat contre une épicerie casher à Sarcelles en 2012, a écopé de six mois de prison pour avoir frappé le vieil homme, selon une source judiciaire. Dans un souci d’apaisement et de discrétion, l’affaire a été jugée rapidement, souligne cette source ».

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Graves tensions avec les clandestins en Italie, Grèce et Bulgarie

En Italie, alors qu’une étude publiée la semaine dernière par le quotidien Il Giornale montrait un lien très net entre l’arrivée d’immigrés, et plus encore d’immigrés clandestins, et la hausse de la criminalité, voilà le gouvernement de Matteo Renzi contraint, à la demande des préfets, d’envoyer l’armée à Milan et Turin. 

On a vu en effet ces derniers temps dans ces deux villes les immigrés clandestins s’en prendre aux habitants et affronter les forces de l’ordre. A Turin, la colère des clandestins qui a débordé le 23 novembre aurait été provoquée par des actes hostiles contre l’ex-village olympique où ils sont logés. Les riverains en avaient déjà assez de ces immigrants encombrants arrivés illégalement en Italie et des trafics en tout genre que les autorités laissaient se développer dans la zone, mais maintenant ils ont carrément peur face à ces très nombreux hommes dans la force de l’âge venus d’Afrique pour exiger une « vie décente » et crier leur rage contre ces Italiens « racistes ».

En Grèce, c’est sur l’île de Chios que les forces de l’ordre ont dû séparer les « migrants » et environ 800 habitants venus protester contre leur présence forcée. Un clandestin et quatre « humanitaires » ont été arrêtés pour avoir lancé des pierres contre des policiers. D’après les médias grecs, les autochtones brandissaient des drapeaux grecs et entonnaient des chants patriotiques, et des journalistes affirment avoir été agressés par des « militants d’extrême droite ». D’autres troubles entre clandestins et habitants ont éclaté dans la nuit de mercredi à jeudi sur l’île de Lesbos.

La situation était « chaude » aussi en Bulgarie, où les forces de l’ordre ont arrêté plusieurs centaines d’immigrants clandestins, principalement des Afghans, après de violents affrontements entre jeudi et vendredi à Harmanli, où la police a dû utiliser des canons à eau et des balles en caoutchouc. La colère de ces individus entrés illégalement sur le territoire bulgare aurait été provoquée par une période de quarantaine prononcée à l’encontre des 3 000 habitants de leur centre d’accueil à la suite de manifestations d’habitants contre les maladies infectieuses qu’ils répandaient.

Vendredi, des Bulgares se sont groupés devant l’entrée du camp et ne se sont dispersés qu’après avoir obtenu l’assurance que seules les familles avec des enfants seraient autorisées à y rester. Le Premier ministre Boiko Borisov a annoncé que les « migrants » arrêtés seraient maintenus dans des centres fermés en attendant leur expulsion.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 29 novembre 2016

Fillon, vainqueur provisoire

Cette fois, la surprise, c’est qu’il n’y a pas eu de surprise, la victoire de François Fillon était inscrite dans le premier tour de ces primaires. Les sondeurs ont dû pousser un long soupir de soulagement. Mais cela n’efface pas que, la veille du premier tour, Fillon était crédité par les deux principaux instituts de sondage de 15 points de moins que ce qu’il devait obtenir le lendemain. C’est pourquoi on ne peut plus affirmer ce que les médias et les politiques répétaient à satiété depuis des mois : le vainqueur de la primaire de la droite et du centre sera le prochain chef de l’Etat. Alain Juppé a donc été virtuellement président de la République pendant deux ans, avant de s’effondrer huit jours avant l’échéance. Juppé en était déjà à rédiger ses premiers projets de loi et s’enquérait auprès de son concurrent des modalités de son ralliement. Perrette avec son pot au lait devait être bordelaise…

Au demeurant, c’est un fait statistiquement avéré que le « vainqueur », à six mois de l’élection, n’est que rarement celui qui triomphe effectivement dans les urnes. Sans remonter jusqu’à Chaban-Delmas, songeons à Balladur, Jospin, DSK… Alors quand, dès dimanche soir, on a brandi des sondages donnant Marine Le Pen vaincue par Fillon au premier tour de 2017 et terrassée au second, c’est de la politique-fiction, personne ne sait aujourd’hui ce qu’il en sera demain. Fillon n’est que le vainqueur provisoire d’un seul camp.

Ce n’est pas que quelque obscure malédiction s’attache aux favoris des sondages, car il n’y a rien de mystérieux dans ce revers d’intentions de vote. L’élu du moment devient inévitablement le centre et la cible de tous ses adversaires et des investigations de la presse. Ainsi, le copieux programme de François Fillon, que personne n’avait eu le courage de lire jusqu’au bout, est-il désormais l’objet de toutes les attentions, et il inquiète autant que l’homme rassure. Si nombre d’électeurs en colère se déclarent prêts à voter pour lui, c’est qu’ils veulent en finir à n’importe quel prix aujourd’hui avec un Hollande chaque jour plus calamiteux. Alors, pourquoi pas Fillon, un homme sérieux après les bateleurs Sarkozy et Hollande ? Mais, au fil de la campagne, ces Français se souviendront qu’ils sont aussi assurés sociaux et que le candidat LR ne veut plus couvrir que les « gros risques », pour les médicaments comme pour l’hospitalisation, s’ils sont chômeurs, leurs indemnités se réduiront de mois en mois, consommateurs ils verront les prix augmenter de 2 %, avec la hausse de la TVA, etc. Alors, ils y réfléchiront à deux fois, et même un peu plus, avant de déposer un bulletin au nom du député de Paris.

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Bernard de la Villardière accuse la presse d’être soumise à l’idéologie multiculturaliste

28/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Interviewé par le magazine Society, le journaliste a jeté le politiquement correct aux orties en revenant sur son agression par des islamo- racailles lors d’un tournage d’une émission.

Son Dossier Tabou était alors consacré à l’islam en banlieue. Il accuse la presse d’être soumise à “l’idéologie multiculturaliste à la con des bobos de merde“.

Bernard de la Villardière ajoute que l’hebdomadaire L’Express est devenu un journal bobo con, le définissant comme suit : “Tout va bien dans le meilleur des mondes, c’était sympa dans les années 70, mais là c’est juste con“.


Primaires des Républicains : quelques réflexions sur la large victoire de François Fillon

28/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

François Fillon a remporté largement les primaires des Républicains. Il a battu Alain Juppé avec près de 67 % des voix. Une victoire sans concessions donc pour l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, légitimée par une large participation. En effet, le nombre d’électeurs pour ce deuxième tour a été supérieur à celui du premier tour, ayant déplacé déjà 4,3 millions de votants. Le rassemblement du parti LR est donc acquis pour le nouveau champion de la droite parlementaire. Alain Juppé a reconnu sa défaite et a appelé à soutenir sans condition François Fillon. Nicolas Sarkozy a chaleureusement félicité son ancien ministre. Même Jean François Copé a proposé ses services.

De quoi la victoire de François Fillon est elle le symbole ?

Si l’on en croit une certaine classe politico médiatique, François Fillon est le représentant d’une ultra droite décomplexée, conservatrice et ultra libérale. L’avocat homosexualiste Caroline Mecary tremble pour la communauté homosexuelle ; l’éditorialiste Bruno Roger Petit y voit la revanche des anti dreyfusards ; le patron du PS Jean Christophe Cambadélis dénonce la liquidation du dernier chiraco gaulliste par une ultra droite. Bref, l’heure semble grave. Il est vrai en revanche que la défaite d’Alain Juppé est celle d’une identité heureuse dans la diversité. La mobilisation de la communauté musulmane ainsi que d’une partie de l’électorat de gauche tentant de faire barrage à François Fillon n’aura pas suffi à faire élire Alain Juppé, le plus gaucho compatible des candidats de droite.

Comment se positionne le FN face à ce résultat ?

Pour Marine Le Pen, se retrouver face à François Fillon au second tour de la présidentielle serait une aubaine. Je la cite : « Henri Guaino a raison quand il dit que c’est le pire programme de casse sociale qui n’ait jamais existé, le pire ». Et les ténors de la droite nationale d’attaquer la « fausse droite dure » en relayant des déclarations du candidat de la droite et du centre. Comme celle ci, je cite : « C’est un leurre et une démagogie sans nom que de prétendre rétablir les frontières nationales ». Page 58 du programme de François Fillon.