Le chant des derniers Araméens

Araméens

27/04/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Dans le sud-est de la Turquie, aux frontières de la Syrie et de l’Irak, subsistent encore les derniers monastères du pays. Cette communauté de chrétiens d’Orient parle toujours l’araméen, la langue de Jésus. Dans les années 1980, les chrétiens sont partis suite aux violences entre les Kurdes du PKK et l’armée turque. Avec le calme revenu au début des années 2000, plusieurs familles établies dans des pays européens – dont la Suisse et la Suède – ont décidé de revenir sur la terre de leurs origines.

Sébastien de Courtois est allé à leur rencontre et en a ramené ce très beau reportage, Le Chant des derniers Araméens, diffusé par la Radio Télévision Suisse (RTS). A voir absolument ici.

Hofer en tête en Autriche : un vote identitaire contre l’invasion migratoire

Hofer Affiche Heimat

27/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Si Norbert Hofer (FPÖ) est arrivé largement en tête du premier tour de l’élection présidentielle en Autriche, c’est que l’invasion migratoire est la préoccupation principale des Autrichiens. C’est ce qu’explique l’hebdomadaire Minute dans une longue analyse du scrutin, qui montre également les limites de la comparaison entre le FPÖ et le Front national et mérite d’être lue dans son intégralité. Nous n’en publions ici que ce bref extrait.

En 2015, un million de migrants sont passés par là !

« Pourquoi les Autrichiens ont-ils été plus d’un tiers à voter soudain pour le candidat du FPÖ ? En termes politologiques, quel a été le déterminant de leur vote ? Pas l’Union européenne. Encore moins la crise économique dans un pays où les effets de la crise sont amortis et où le taux de chômage (lorsqu’il est calculé sur les mêmes bases dans toute l’Union européenne), s’élève à 5,8 %, soit moitié moins qu’en France et 3e meilleur taux de toute l’UE, où le chômage (calculé par Eurostat en février 2016) va de 4,5 % en Allemagne à 24,5 % en Grèce.

« Plus d’un tiers des Autrichiens – et encore plus parmi les jeunes électeurs, dans un pays où l’on peut voter à partir de 16 ans – a voté pour le candidat du Parti de la liberté pour la raison principale que l’Autriche a accueilli, l’an dernier, 90 000 migrants, ce qui, vu de France, peut paraître raisonnable, mais qui n’est pas considéré comme tel dans un pays de 8,5 millions d’habitants – qui, en prime, a vu transiter l’an dernier un million de migrants !

« C’est ce qu’exprimait le 20 avril, à quatre jours du scrutin, le jeune ministre conservateur de l’Intégration et des Affaires européennes – il n’a pas trente ans – Sebastian Kurz dans les colonnes du quotidien italien Il Messaggero, dans le but de faire comprendre l’urgence de contrôler sérieusement les passages aux frontières extérieures de l’Union : “L’Autriche a accueilli 90 000 migrants l’année dernière, plus de 1 % de la population. Ce qui, rapporté à la population de l’Italie, signifierait plus de 600 000 personnes…“

Un scrutin clairement axé sur l’immigration

Minute 27 avril 2016 Couv« Comme le relève Le Monde en des termes choisis, le scrutin a eu lieu “dans le contexte orageux de l’arrivée des migrants“ : “Le président sortant SPÖ, Heinz Fischer, n’a sans doute pas servi son camp, en affirmant que le nombre des demandes d’asile déposées en Autriche en 2015 “avait dépassé celui des naissances“, alimentant la peur de la population, face à des flux que la politique du gouvernement semble incapable de maîtriser, faute de consensus européen.“ Etrange aveu, de la part du Monde, que certaines informations devraient être cachées lorsqu’un scrutin important est en vue… […]

« Si le FPÖ est passé de 20,1 % aux dernières élections législatives, en 2013, à 36,4 % au premier tour de la présidentielle deux ans et demi plus tard, c’est que Norbert Hofer et le FPÖ ont fait campagne sur la question de l’immigration. Un sondage réalisé l’an dernier à la sortie des urnes dans une région du nord du pays est particulièrement éclairant. A la question : “Quels sont les sujets dont vous avez particulièrement discuté avant d’aller voter ?“, 85 % des électeurs du FPÖ ont déclaré avoir parlé “des réfugiés et des demandeurs d’asile“, et le sujet arrivait en tête chez tous les électeurs de tous les partis. Avant l’insécurité. Avant le pouvoir d’achat. Avant même la santé, sujet pourtant majeur dans les conversations. »

Le Michalon musulman de Bordeaux condamné pour discrimination

Michalon

26/04/2016 – BORDEAUX (NOVOpress) : Ce Michalon ne se prénomme pas Léonard mais Jean-Claude, comme Jean-Claude Duss, et préfère se faire appeler Yahaya depuis qu’il s’est converti à l’islam. Autant dire que c’est une vraie synthèse. Jean-Claude Michalon a donc été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Bordeaux à deux mois de prison avec sursis et à une amende de 500 euros pour discrimination dans son commerce. Il s’en sort bien : il encourrait trois ans de placard et 45 000 euros d’amende.

L’an dernier, Yahaya Michalon avait apposé sur la vitrine de son épicerie-librairie à l’enseigne « De l’Orient à l’Occident » du quartier Saint-Jean une affichette indiquant des jours d’ouverture distincts pour « les frères » et « les sœurs ». Les femmes étaient ainsi invitées à se rendre dans le magasin uniquement le mardi après-midi, le samedi et le dimanche – avant 15 heures, après, c’était pour les « frères ».

Ainsi que le rappelle Infos Bordeaux, Michalon avait joué les innocents devant les caméras de France 3 Aquitaine : « Je ne savais pas que j’étais hors-la-loi. C’est pour les gens qui sont très croyants et leur faciliter la pratique de la religion. » Sur un malentendu, Jean-Claude, ça aurait pu marcher. Pas de pot, ça a raté. En plus, il a dû fermer boutique et sa femme s’est barrée. On ne sait pas si c’était un samedi ou un dimanche matin. Prochain épisode : Le bronzé étudie le Code pénal.

Michalon affichette

Santé du président Bouteflika : inquiétude pour lui et pour nous

Bouteflika

26/04/2016 – PARIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Hier, la présidence algérienne annonçait par communiqué l’arrivée du chef d’Etat Abdelaziz Bouteflika à Genève pour effectuer un contrôle médical qualifié de « périodique ». Cette annonce relance les inquiétudes sur la santé du président algérien, âgé de 79 ans, qui se déplace déjà en fauteuil roulant et ne parle plus que difficilement.

Même si les proches de Bouteflika détiennent la réalité du pouvoir, celui‑ci n’étant plus qu’une marionnette, sa santé est un enjeu crucial pour l’Algérie. Depuis la crise pétrolière, l’Algérie traverse une crise sécuritaire sans précédent, les revenus tirés du pétrole ne permettant plus de refréner les aspirations révolutionnaires et islamistes de la population. La mort du président Bouteflika dans un tel contexte d’instabilité entraînerait certainement le pays vers un destin à la libyenne.

En cas de renversement du régime, quelles seraient alors les conséquences pour la France ? L’Algérie est un pays de plus de 40 millions d’habitants. Se souvenir de l’exode ayant suivi le Printemps arabe de 2010 et de la complaisance avec laquelle il a été accueilli en Europe permet d’imaginer l’ampleur du flux migratoire que pourrait générer une crise algérienne. En plus d’être sans précédent celui-ci serait également dirigé tout particulièrement vers la France, dont les Algériens partagent la langue et le passé. Notre avenir proche est donc lié à l’avenir de l’Algérie, lequel dépend de la santé du président Bouteflika. Souhaitons‑lui un bon rétablissement…

Le chanteur black Will.I.Am, nouvel ambassadeur du Louvre

Mona Lisa Smile

26/04/2016 – PARIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le leader des Black Eyed Peas (groupe d’electro dance américain), Will.I.Am, invite à célébrer le Louvre en sortant simultanément le clip Mona Lisa Smile, où il s’insère dans plusieurs chefs-d’œuvre du musée, et un documentaire autour du département des Objets d’art.

« Je veux donner aux gens l’envie de venir au Louvre ou même d’aller dans les musées près de chez eux » : c’est avec ces mots que le leader des Black Eyed Peas explique, dans le documentaire intitulé sobrement Will.I.Am au Louvre, l’origine de ce projet réalisé en collaboration avec l’institution muséale la plus fréquentée au monde.

Dans le clip Mona Lisa Smile, cet artiste américain se glisse et désacralise ainsi des œuvres classiques du Louvre, de la Joconde de Vinci à La liberté guidant le peuple de Delacroix ou L’Astronome de Vermeer.


Will.i.am – Mona Lisa Smile ft. Nicole Scherzinger par louvre


will.i.am au Louvre (will.i.am at the Louvre) par Off

Le tardif mea culpa de Jean-Claude Juncker sur l’Union européenne

Juncker

Finalement, Jean-Claude Juncker, président de la Commission de Bruxelles, fait son mea culpa. Devant le Conseil de l’Europe, il a expliqué que la défiance des peuples à l’égard de l’Union européenne tient au fait qu’elle souffre d’un « vice de construction. » Bigre ! Ce n’est pas rien, un tel vice ! Cela fait une vingtaine d’années que Juncker gravite à des postes divers dans la machine bruxelloise et ce n’est que maintenant qu’il s’aperçoit que quelque chose ne tourne pas rond. C’est l’hostilité des citoyens dont chaque scrutin témoigne qui conduit à ce mea culpa, mais il arrive comme les carabiniers, le mal est fait et ce ne sont pas ceux qui ont conduit l’Europe à la faillite, tel le président de la Commission, qui peuvent l’en sortir.

Quel est le vice ? « Nous interférons dans trop de domaines de la vie privée, nous ne respectons pas assez le principe de subsidiarité », confesse Jean-Claude Juncker. Excusez du peu ! Car, enfin, le principe de subsidiarité figure en préambule de tous les traités européens et ce n’est qu’à cette condition que les Etats ont accepté d’abandonner une part de leur souveraineté. Voilà qu’on nous dit que les eurocrates se sont assis dessus ! Et Juncker prend conscience maintenant de ce que l’homme de la rue constate avec colère tous les jours : Bruxelles se mêle de ce qui ne la regarde pas et témoigne de son impuissance pour ce qui en relève. Imbattables pour pondre des directives kilométriques sur le calibre des olives et la courbure optimale des cornichons, nos européistes, en revanche, sont incapables de protéger les frontières de l’Union.

Ce que Juncker appelle le « désamour des citoyens européens pour le projet européen » ce n’est pas seulement ce qu’il reconnaît, c’est d’abord l’infidélité de l’Europe à ses promesses, celles de la droite libérale comme de la gauche socialiste, sacrifiant toutes deux au « projet européen ». Relisons aujourd’hui les engagements d’hier. Florilège. Rocard : « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » Giscard : « Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. »  Michel Sapin : « Le traité d’Union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. »

Le mea culpa de Juncker est non seulement tardif mais timide eu égard au gouffre qui sépare le mythe exalté par les politiques et la réalité subie par les peuples. Mais Juncker,au moment où il semble en prendre conscience, accentue ce gouffre, et gravement. Car il lance aussi : « Non aux attaques stupides contre l’islam qui fait partie du paysage européen. Ceux qui viennent de loin nous apportent leurs talents, leurs énergies, leurs savoirs, tout ce dont nous avons besoin dans l’Europe du XXIe siècle. » Qu’ils demandent donc aux centaines de femmes violées en Allemagne et ailleurs ce qu’elles pensent des « talents et énergies » de « ceux qui viennent de loin » !

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent n° 8596 daté du 27 avril 2016

Eric Zemmour : « Ils n’ont plus de train, qu’ils prennent le car ! » dit Macron

Eric Zemmour

26/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Les mouvements sociaux ont inspiré Eric Zemmour pour sa chronique d’aujourd’hui sur RTL, avec ces syndicats qui, face à la la « pathétique faiblesse sondagière » de François Hollande, renforcent leurs revendications « comme l’odeur du sang attire les grands fauves ». Mais l’éditorialiste développe aussi une analyse propre, relative à la disparition de la promotion sociale à la française.

TAFTA : les opposants donnent de la voix !

26/04/2016 – EUROPE (NOVOpress)
TTIP, TAFTA ou PTCI pour Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement. Impossible de ne pas avoir entendu parler de ce projet de « grand marché transatlantique » en négociation depuis 2013 entre les Etats-Unis et l’Union européenne.

Un projet qui suscite de plus en plus de levées de boucliers au sein de la société civile. Une manifestation organisée samedi dernier à Hanovre, en Allemagne, illustre bien la crainte grandissante des citoyens, partagée maintenant des deux côtés de l’Atlantique.

Seuls 17 % des Allemands et 15 % des Américains pensent aujourd’hui que ce sera une bonne chose, contre 50 % en 2014, selon un sondage de la fondation Bertelsmann.

Le Front national est également opposé à ce projet de Traité transatlantique. Voici un extrait du communiqué de presse publié le 25 avril :

Un an après le lancement de la campagne anti-TAFTA par le Collectif Nouvelle Ecologie et le Front national de la Jeunesse avec l’appui de Marine Le Pen, le débat autour de la prochaine ratification de ce traité émerge enfin dans notre pays.
Affirmant un jour, le 11 février 2014 exactement, au sujet des négociations autour du traité transatlantique « qu’aller vite n’est pas un problème, c’est une solution », puis le 14 avril dernier que « s’il n’y a pas de transparence, si pour les agriculteurs il y a un danger […], je ne l’accepterai pas », François Hollande doit clarifier auprès des Français sa position.
Le Collectif Nouvelle Ecologie et le Front national de la Jeunesse renouvellent leur opposition entière à la signature et à la ratification du TAFTA, et à ce danger réel qui menace nos agriculteurs, nos producteurs, notre santé, et notre environnement. De prochaines actions et conférences publiques seront menées dans ce sens.


Tribune libre – La République anti-démocratique, par Vincent Revel

Carte France Provinces

Quand un homme politique prend un ton solennel, c’est qu’il va nous parler des valeurs de la République. Même si elles sont constamment bafouées, ces valeurs (égalité, fraternité, liberté, civisme, patriotisme, laïcité…) sont présentées comme de nouveaux commandements à vocation universaliste. Peu importe que ces valeurs ne relèvent d’aucune réalité historique, peu importe qu’elles aient été détournées par de fausses démocraties au profit d’un système oligarchique, mondialisé, consumériste, cosmopolite, l’essentiel est qu’elles se mettent au service exclusif de la nouvelle religion libérale des « droits de l’homme ».

Notre République est soi-disant une démocratie et, de ce fait, tous les moyens sont bons pour faire taire ses opposants. Telle est la logique actuelle de ce qui nous sert de dirigeants. Avec une lecture manichéenne revendiquée de l’histoire, notre élite peu inspirée ne cesse, avec l’aide des médias complices, de nous vendre en boucle le modèle de société multiculturelle où l’être enraciné dans une terre et une mémoire devrait impérativement laisser la place au nouvel individu hédoniste nommé « citoyen du monde ».

Dans cette logique globale et mondialiste, tout ce qui rappelle les valeurs ancestrales, comme les coutumes, les traditions, les liens familiaux et claniques, devient obsolète, périmé et nuisible au bon fonctionnement des sociétés dites progressistes et modernes. Si vous vous risquez à émettre un avis différent, vous devenez immédiatement une personne infréquentable méritant d’être ostracisée.

Pour cette raison, parmi d’autres causes répondant à des intérêts personnels et de partis, nos politiques ont décidé, depuis quelques années, de déconstruire et de détruire ce qui peut encore rattacher l’individu à une histoire et à un terroir souvent symboles d’une identité charnelle. Les dernières réformes territoriales vont toutes dans ce sens avec la naissance de nouvelles régions (Hauts de France, Grand Est), de nouveaux cantons, de nouvelles métropoles (Lyon), déconnectées de leurs vieilles provinces historiques, aboutissant même à la dissolution de communautés de communes représentant parfois un terroir ancien possédant une forte identité locale.

Cette frénésie de réformes ne répond, malheureusement, à aucune logique sur le long terme et n’apporte aucune solution au blocage structurel de nos institutions et administrations. A l’heure où nos vieilles et riches provinces (Alsace, Lorraine, Champagne, Saintonge, Forez, Velay, Dauphiné, Flandre, etc.) s’effacent soi-disant pour laisser place à des structures moins coûteuses et plus fonctionnelles, nous nous retrouvons avec un « millefeuille » d’élus ne représentant souvent rien d’autre que leurs familles politiques.

Notre République jacobine est à bout de souffle et ses incohérences s’expriment pleinement à chaque élection. A l’heure où le Parti socialiste, avec moins de 90 000 adhérents à jour de leurs cotisations, dirige unilatéralement le pays, le Front national, premier parti de France, réussit difficilement à aligner deux députés à l’Assemblée nationale !

Pour remédier à ses défaillances anti-démocratiques, il nous faudrait engager une véritable rupture avec notre système centralisateur et renouer avec nos vieilles provinces en créant une fédération unie autour d’un projet patriote. Seul un système fédéral antimondialiste et « anti-multiculturel », plus proche des citoyens, attaché au suffrage proportionnel et à la possibilité d’avoir recours aux référendums d’initiative populaire, comme pour nos voisins Suisses, reconnaissant aussi l’identité charnelle de chaque province, à vocation « localiste » et non universaliste, pourra remédier à la grave crise de confiance qu’ont les Français envers leurs politiques.

En attendant que nos vieilles provinces renaissent de leurs cendres, nous nous consolerons avec la belle victoire du FPÖ au premier tour de l’élection présidentielle en Autriche, signe d’un ras-le-bol affirmé d’une grande partie d’Européens, décidés à rompre définitivement avec les technocrates de Bruxelles et leurs sbires locaux.

Vincent Revel

La synagogue Or Thora de Marseille transformée en mosquée !

La Provence Synagogue Mosquée

26/04/2016 – MARSEILLE (NOVOpress) : La synagogue Or Thora, dans le centre ville de Marseille, va être transformée en mosquée ! Cette information, stupéfiante, est ce matin à la une du quotidien La Provence, qui a mené l’enquête. Cette synagogue située 14 rue Saint-Dominique, dans le quartier Saint-Charles – à Marseille, la gare est au cœur de la ville – est en train d’être achetée par l’association Al Badr, « association islamique à but non lucratif créé en septembre 2009 suite à une volonté d’acquérir des lieux permettant aux musulmans de pratiquer leur culte ». Le compromis de vente a été signé et le transfert de propriété devrait aller très vite : la mosquée pourrait remplacer la synagogue dès le mois prochain.

Explication donnée par La Provence, le « transfert des populations » : « La communauté juive diminue au fil des années au centre ville. […] Les Maghrébins sont omniprésents et l’islam (250 000 musulmans à Marseille, dont 10 % de pratiquants) est la religion ultradominante, loin devant le judaïsme. » Ce que Zvi Ammar, président du Consistoire israélite de Marseille, confirme : « Ce qui arrive est dû au transfert des populations. Depuis dix ans, les juifs de Marseille vont du centre ville vers les 8e, 9e, 10e ou 13e arrondissement. Une autre population est venue habiter dans le centre ville. On est dans un mouvement de population naturel »… En clair : les juifs quittent le centre ville devant la pression démographique des musulmans !

Et à la mairie, dirigée par Jean-Claude Gaudin (LR), que dit-on ? Envisage-t-on de préempter la synagogue pour éviter qu’elle ne devienne un lieu de culte musulman ? Pour l’instant, Gaudin a laissé le maire de secteur, Sabine Bernasconi (LR), s’exprimer. Et faire part… de sa satisfaction ! « C’est une transaction privée qui permet de trouver une solution au problème de manque de places de prière pour les musulmans dans le centre ville. J’espère que ce sera grand et que ça permettra ainsi à la communauté musulmane d’être plus à l’aise. »

L’an dernier, Sabine Bernasconi, qui est aussi deuxième vice-présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône – chargée de la Culture ! –, avait fait cette promesse : « Le centre ville va retrouver son identité de culture et sa vocation patrimoniale et culturelle. » Y’avait qu’à croire.

Sabine Bernasconi
Sabine Bernasconi

François Hollande et l’impossible reconquête

Hollande mouillé

Lundi, le dernier carré des hollandais a donc décidé de lancer l’opération « reconquête » ou, dans une appellation plus belliqueuse, la « contre-offensive » du président sortant qui ne veut pas être sorti. On avait pourtant cru comprendre que celle-là était déjà effective depuis quinze jours puisque, selon les mêmes thuriféraires, son émission sur France 2 « Dialogues citoyens » en était la première phase. Cette offensive télévisuelle qui devait faire des éclats a fini en pétard mouillé et, loin de lui obtenir un retour de flamme, sa cote de popularité a encore baissé après sa prestation. Il est vrai que rien de tel que son « la France va mieux » pour obtenir un effet contre-productif.

Il y a fort à parier que les autres opérations connaîtront le même sort, car ce que le chef de l’Etat doit reconquérir, c’est moins la faveur que l’oreille des Français. Il peut parler, plus personne ne l’écoute, ses plus sublimes arguments se perdent dans la mer d’indifférence qui l’entoure désormais. Sa parole ne pèse que le poids d’un souffle. Nos concitoyens n’espèrent plus rien de lui, ils attendent que ça se passe en espérant que, d’ici à 2017, à défaut de s’améliorer, la situation ne se dégradera pas davantage à cause d’un président aussi impuissant que bavard.

Et comme la communication élyséenne n’en rate jamais une, c’est dans un amphithéâtre de la Faculté de médecine que pas moins de 21 ministres ont été réunis lundi pour chanter les louanges du président. On voit toutes les plaisanteries qui courent déjà sur Hollande, grand corps malade en réanimation, sous perfusion et soins palliatifs, etc.

Il y a un absent remarqué et remarquable dans la cour ministérielle, Emmanuel Macron, coqueluche des médias et star des sondages mais qui n’a pas été invité à la Faculté de médecine. C’est vrai qu’entre lui et eux, il y a une différence : ses collègues croient, ou feignent de croire, que l’on peut encore éviter le naufrage du Titanic, tandis que lui a déjà pris un canot de sauvetage et navigue pour son compte. La « contre-offensive » est plus contre lui que contre la droite !

Emmanuel Macron s’enhardit chaque jour davantage, défie le président dont il dit qu’il n’est pas « l’obligé ». Il affirme que son projet concerne la présidentielle, il va quêter des fonds en Grande-Bretagne et assure que la gauche, telle qu’elle est, ne lui plaît pas, c’est pourtant celle du chef de l’Etat. Ses amis pressent le président de faire preuve d’autorité et de le congédier. Mais d’autorité, c’est le drame de ce quinquennat à l’agonie, le président n’en a plus. Même s’il tapait sur la table, on n’entendrait qu’un léger « pfft… » S’il n’est même plus capable de convaincre son ministre des Finances, comment pourrait-il reconquérir l’opinion ? C’est l’impossible reconquête.

En réalité, cette énième opération de « la dernière chance » vise moins une impossible victoire en 2017 qu’à remonter le moral des troupes socialistes – ce qu’il reste de l’armée en déroute – afin que la défaite soit la moins humiliante possible. Mais cela ne concerne plus les Français, qui sont passés à autre chose. Laissons donc la poignée de vieux-croyants du hollandisme prêcher dans le désert de l’indifférence !

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent n° 8595 daté du 26 avril 2016

Un lycée occupé par des migrants dans le XIXe arrondissement de Paris

Refugiés Welcome

25/04/2016 – PARIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Au début du week‑end, environ 150 clandestins ont forcé les portes du lycée parisien Jean-Jaurès, dans le XIXe arrondissement, pour installer un camp. Suivant le plan élaboré avec l’aide de l’association La Chapelle debout – le comité de soutien des migrants de La Chapelle –, les migrants ont envahi le lycée professionnel Jean Jaurès en écartant la grille de l’entrée principale rue Clavel. Le lycée inoccupé depuis des mois est désormais surveillé et sécurisé par une garde prétorienne composée des membres de l’association qui contrôlent drastiquement les accès au lycée. De plus, une pancarte indique en arabe et en anglais que seules les personnes enregistrées peuvent entrer !

C’est la seconde occupation de lycée dans l’arrondissement. Cette occupation n’est pas sans rappeler celle d’un autre lycée de l’arrondissement devenu centre d’hébergement, Jean‑Quarré, où plus d’un millier de migrants avaient trouvé refuge à l’été 2015. Le journal « Libération » avait d’ailleurs décrit le refuge comme régi par la loi du plus fort et miné par des problèmes d’hygiène, de violence, de pratiques mafieuses.

Le quartier de Stalingrad ne désemplit pas de clandestins. En effet, ils sont plusieurs centaines à squatter sous les poutrelles du métro aérien. C’est de là que proviennent les nouveaux occupants du lycée Jean Jaurès. C’est au sein de cette cours des miracles qu’une impressionnante rixe avait éclaté entre deux groupes de migrants le 14 avril dernier. C’est pour cela que le collectif a décidé d’occuper le lycée : « Nous ouvrons ce bâtiment pour offrir un toit aux réfugiés qu’on laisse dormir sous les ponts ou les porches des immeubles des quartiers populaires car la mairie a dit que Paris est une ville refuge. »

La région souhaite porter plainte. Le préfet d’Ile‑de‑France, Jean‑François Carenco, dénonce cette occupation sauvage, car elle retarde les travaux prévus pour la réouverture du lycée. Il portera plainte pour les dégradations subies. 

Bientôt une mosquée à Maurepas, qui fut un village des Yvelines

Donjon Maurepas

25/04/2016 – MAUREPAS (NOVOpress) : Une mosquée ouvrira ses portes début juin à Maurepas, dans les Yvelines, juste avant le ramadan, annonce le président de l’association des musulmans de la ville, Mostefa Lazzouni. Elle sera située à l’emplacement d’un ancien snack. Sur une centaine de mètres carrés, elle accueillera aussi un espace pour les conférences et pour les « cours d’éducation civique pour les jeunes ». Une « bonne nouvelle » pour les musulmans écrit 78actu.fr, sans se rendre compte que la formule employée est pour le moins malheureuse.

La population de Maurepas, stable et homogène de l’Ancien Régime jusqu’au début des années 1960 – autour de 300 âmes, le curé inclus, rassemblées auprès du donjon du XIe siècle… –, a brusquement augmenté jusqu’à atteindre aujourd’hui près de 20 000 habitants.

Les idoles et les héros, par Maxime Tandonnet

Macron En Marche

Je n’ai absolument rien contre Monsieur M. et d’ailleurs, lors de sa nomination comme ministre de l’Economie, contre l’ironie générale, j’avais écrit une tribune suggérant qu’on lui laisse sa chance avant de le démolir. Mais voilà, aujourd’hui, Monsieur M.  est soudain passé au cœur de l’actualité, de la conscience politique française.

Chacun de ses faits et gestes fait l’objet d’une multitude de commentaires. Ses paroles sont attendues, disséquées, sublimées, dans un climat d’éblouissement général, ses positions analysées, étudiées magnifiées.  Il fait la « une » de Paris-Match, accapare l’attention des radios et des télévisions qui lui vouent une sorte de culte d’un genre nouveau. Il est, paraît-il, à la fois le « candidat » favori de gauche et le premier ministre potentiel d’un gouvernement de droite…

Pourtant,  Monsieur M. n’a pas sauvé le pays, accompli de geste historique, rendu un service signalé à la France. Rien de tout cela. Son seul mérite est d’avoir prononcé deux ou trois phrases légèrement transgressives au regard des tabous de son camp politique (avant de s’excuser) et d’avoir défié un chef de l’Etat en difficulté dont il est la plus authentique créature.

Nous sommes ici dans une logique d’idolâtrie, c’est-à-dire, de sublimation artificielle, par une sur-médiatisation, d’un personnage présenté, sans aucune raison objective, factuelle, inscrite dans la réalité, comme sauveur, homme ou femme providentiel. L’idolâtrie, banalisée sur le scène politique française, est le signe d’un pays malade, privé de repères, de sens critique,  à l’agonie, soumis à toutes les manipulations et toutes les propagandes.

L’héroïsme est tout autre chose. Une nation a besoin de héros auxquels elle peut s’identifier. Mais le héros est tout le contraire de l’idole.  Il est l’homme qui a accompli un exploit, un acte d’une audace, d’un courage, d’une intelligence visionnaire d’exception auquel la nation est éternellement reconnaissante. Dans l’histoire contemporaine, les héros français ne courent pas les rues: Bonaparte le 18 Brumaire, Clemenceau en 1917-1918, Poincaré en 1926, de Gaulle le 18 juin 1940 et en 1958-1962, Mendès-France en 1954… En réalité, plus les idoles prolifèrent comme une mauvaise herbe au goût totalitaire, et plus l’héroïsme se meurt…

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Le Front national salue la large victoire du candidat du FPÖ en Autriche

Strache Hofer

24/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : « Mes plus sincères félicitations à nos amis du FPÖ pour ce résultat magnifique. Bravo au peuple autrichien », s’est réjouie Marine Le Pen, après que Norbert Hofer, le candidat du FPÖ, est arrivé largement en tête de l’élection présidentielle en Autriche. Selon les estimations, Norbert Hofer, qui était crédité de 18 à 22 % des suffrages par les sondages, a obtenu 35,5 % des voix ! Il affrontera au second tour de cette élection présidentielle au suffrage universel direct, comme en France (il est prévu pour le 22 mai seulement), l’écologiste Alexander Van der Bellen, arrivé loin derrière avec 21 %. Comme en France, seuls les deux premiers sont qualifiés pour le second tour.

Autre coup de tonnerre : les candidats des deux partis se partageant le pouvoir depuis l’après-guerre, le social-démocrate Rudolf Hundstorfer (SPÖ) et le conservateur Andreas Khol (ÖVP) sont éliminés avec seulement 11 % des voix chacun. C’est la candidate indépendante Irmgard Griss qui se classe troisième avec 19 % des suffrages.

Le FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs) est l’allié du Front national au Parlement européen au sein du groupe ENL, Europe des nations et des libertés.

 

 

Les tweets militants de Vincent Daniel sous couvert de France Télévisions

Vincent Daniel

24/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Sur son compte Twitter, Vincent Daniel se présente comme journaliste pour France TV info, le site internet d’informations de France Télévisions ou, comme il dit, « l’offre d’info en continu du service public ». Aucune mention ne vient préciser à 10 000 abonnés que ses tweets n’engagent que lui, procédé un peu cavalier qui a le don d’agacer en interne. Vincent Daniel s’est d’ailleurs déjà fait rappeler à l’ordre par le syndicat CGC des journalistes quand, en 2011, alors qu’il ne figurait pas sur la liste du personnel de France Télévisions, il se permettait déjà de s’en prévaloir.

Or sur Twitter, cet ancien contributeur du Post se lâche. Cet après-midi, alors que la pluie s’abattait sur la capitale, Vincent Daniel a posté ce message, réminiscence du blog qu’il avait tenu sur le site de France Télévisions lors des débats sur le « mariage pour tous » :

Rigolo, non ? Et fin, et élégant…

Vendredi dernier, alors que Frédéric Taddeï recevait dans Ce soir (ou jamais !), sur France 2, Eugénie Bastié, Diane Ducret, Camille Emmanuelle et quelques autres femmes dans une émission consacrée aux femmes, il s’était fait racialiste :

 

 

Pas de pot : parmi les invitées figurait Hourya Bentouhami-Molino, agrégée de philosophie, auteur de travaux sur la race, la culture et l’identité appréhendées à travers une « approche féministe et post-coloniale ». Pas de pot encore : la partie musicale de l’émission était assurée par Alpha Wann, un rappeur (noir de chez noir).

Le militantisme, c’est comme le journalisme, c’est un métier coco !

La semaine dernière, il s’est pris de bec avec Adrien Saumier, élu écologiste à la mairie du XIIIe arrondissement de Paris, et le plus à gauche n’était pas celui que l’on croit. Alors que Saumier faisait remarquer que le quartier de la rue Jean-Pierre Timbaud, dans le XIe arrondissement, n’était pas très accueillant pour les femmes (« Une copine qui y a vécu cinq ans m’a récemment confié qu’elle n’y mettait plus de jupe »), Vincent Daniel lui a répondu… par le tweet sur l’absence de mixité raciale à Ce soir (ou jamais !) !

Et cela après avoir glissé qu’il habitait à deux pas de la mosquée de la rue Jean-Pierre Timbaud et qu’il y avait aussi les bistrots et l’arrêt de bus qui, là, lui semblaient mixtes par nature !

Vincent Daniel Twitter

En cherchant bien, il devrait aussi trouver des femmes dans les cuisines. Pour ce qui est d’en trouver à la mosquée de la rue Jean-Pierre Timbaud, qui donne le ton au quartier, là, faut quand même pas rêver…

Emir Kusturica dément un bobard russe sur sa non-sélection pour Cannes

On the milky road

24/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Le dernier film d’Emir Kusturica, On the Milky Road, ne figure pas dans la sélection officielle du 69e Festival de Cannes, qui débutera le 11 mai prochain. Un acte de censure politique sur fond de tension entre la France et la Russie ? C’est ce qu’on pouvait penser à la lecture de la phrase attribuée par un média russe à Emir Kusturica : « Cannes a refusé mon film parce que je soutiens Poutine », phrase qui, propagée par The Guardian, a fait le tour des rédactions du monde entier. Sauf que…

Sauf que Kusturica n’a jamais dit ça. La radio russe NSN n’a pas interviewé le double lauréat de la Palme d’Or (en 1985, pour Papa est en voyage d’affaires, et en 1995, pour Underground), mais Mirko Radenovic, le manager du No Smoking Orchestra, la formation musicale de Kusturica. Radenovic a déclaré s’exprimer « au nom » du cinéaste. Alors ?

Alors Paula Vaccaro, coproductrice du film, a dû confier à The Hollywood Reporter que le film n’était tout simplement pas achevé et était encore en post-production, avant que Emir Kusturica ne soit obligé d’intervenir lui-même. Et dans ScreenDaily, il a confirmé : « Le Festival de Cannes voulait le film mais on n’a pas fini. Nous avons encore beaucoup de choses à faire. Nous devons terminer les effets spéciaux et nous avons aussi quelques modifications à faire : nous devons raccourcir un peu le film. »

On the Milky Road, avec Monica Bellucci et Emir Kusturica, également acteur principal, devrait être en compétition à la Mostra de Venise, qui s’ouvrira le 31 août.

Tout cela pour dire que tous les bobards ne proviennent pas que d’outre-Atlantique…

Jean Raspail : « Le Sida mental est toujours là »

Jean Raspail Iliade

24/04/2016 – ALLEMAGNE (NOVOpress) : « Le Sida mental est toujours là », déplore Jean Raspail dans un hommage appuyé à Louis Pauwels, qui avait fait du Figaro Magazine un organe de combat.

Dans le plus célèbre des éditoriaux du Fig Mag, paru le 6 décembre 1986 sous le titre « Le Monome des zombies », Pauwels avait écrit, concernant cette génération qui défilait dans la rue et est, trente ans plus tard, celle qui est au pouvoir :

« Ce sont les enfants du rock débile, les écoliers de la vulgarité pédagogique, les béats nourris de soupe infra idéologique cuite au show-biz, ahuris par les saturnales de “Touche pas à mon pote”. Ils ont reçu une imprégnation morale qui leur fait prendre le bas pour le haut. Rien ne leur paraît meilleur que n’être rien, mais tous ensemble, pour n’aller nulle part. […] Ce retour au réel leur est scandale. Ils ont peur de manquer de moeurs avachies. Voilà tout leur sentiment révolutionnaire. C’est une jeunesse atteinte d’un sida mental. Elle a perdu ses immunités naturelles ; tous les virus décomposants l’atteignent. Nous nous demandons ce qui se passe dans leurs têtes. Rien, mais ce rien les dévore. »

Dans cette vidéo réalisée pour le colloque Iliade « Face à l’assaut migratoire, le réveil de la conscience européenne », qui vient de se tenir à Paris, l’auteur du Camp des saints, paru en 1973, s’interroge. Est-il encore possible de stopper l’invasion de l’Europe ? Peut-on vaincre le terrorisme islamiste ? Oui, à condition de faire sauter les barrières mentales et d’arrêter de pleurnicher :

« Tant qu’il n’y a pas de colère, je ne vois pas du tout comment on s’en sortira. C’est une réaction normale la colère : on vous déclare la guerre, on répond. On ne va pas mettre des fleurs aux premiers morts : on venge les morts ! »

Jean Raspail revient aussi sur la célèbre couverture du Figaro Magazine, « Serons-nous encore français dans 30 ans ? », qui avait fait scandale en 1985, sur ce « Big Other » qui réifie l’Autre et sur le bâillonnement de la parole des Français : « Si la population ne recouvre pas la totalité de sa liberté d’expression, même si elle est exagérée, on n’en sortira pas non plus. »