Vu de gauche : revue de presse septembre/octobre 2014

Vu de gauche : revue de presse septembre/octobre 2014

03/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans le droit fil des travaux entrepris par le Grece pendant plusieurs décennies, il nous semble toujours aussi important d’envisager le réel sans œillères idéologiques. Notre vision du monde doit pouvoir se nourrir de positions en apparence antagonistes et s’affiner en se confrontant à elles. C’est un fait : les questions de fond ont déserté l’arène politique. Loin des (trop) superficielles querelles politiciennes, qui emploient le plus souvent l’invective et la reductio ad hitlerum (y compris dans notre propre famille), nous tranchons pour un travail des idées dans la sérénité et le sérieux. Ce travail d’actualisation des concepts et analyses qui sont nôtres a pour principal souci de pouvoir s’inscrire dans le réel. Nous rejetterons donc, autant que faire se peut, les réflexions absconses et les jargons en tous genres. Le crayon en main, disséquant et annotant, mâchonnant et méditant, nous préparons les victoires sémantiques, idéologiques et politiques de demain.

Chaque mois, Novopress vous propose une courte synthèse du meilleur et du pire de la presse de gauche. Pas la gauche caviar, amie de la finance, façon Nouvel Obs. Pas la gauche Beaubourg ou Télérama. Bienvenue dans cette gauche où soufflent encore l’espérance révolutionnaire et la défense d’un peuple encore vivant. Bonne découverte de ses richesses… et de ses contradictions.

Revue de presse réalisée par Pierre Saint-Servant


Modernité et critique technologique, la ligne de crête

revue-decroissanceC’est une contradiction qui nous tiraille tous. Comment maintenir les valeurs traditionnelles – c’est-à-dire celles qui ne passent pas – tout en ne négligeant pas les outils modernes qui ont remplacé les anciens moyens de communication ? L’archéo-futurisme répondrait Guillaume Faye ? Ce n’est pas sans risque. Nous marchons en tout cas sur une ligne de crête, et les occasions de chute sont nombreuses. Le dossier principal de La Décroissance du mois d’octobre est consacré à « La fuite du réel ». Et le courrier des lecteurs apporte le témoignage d’un professeur de lettres classiques confronté à l’invasion high-tech au sein de l’Education nationale : « Le message qui m’y fut délivré est simple : tout à l’ordi. Tout à l’ordi, comme on dit tout à l’égout ». Et cette grande course suicidaire n’est pas que l’œuvre de naïfs, toujours assez bêtes pour penser que le nouveau est nécessairement bon. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que la destruction méthodique des savoirs, le refus de la transmission et la rupture de tout lien historico-civilisationnel servent tout à fait un double objectif de l’oligarchie. D’une part l’arraisonnement-abêtissement-fragilisation des masses, incapables de réagir et de se prendre en main ; et d’autre part l’augmentation de la consommation par compensation d’une détresse psychologique et sociale de plus en plus vive.

L’Université et les pédagogues à l’assaut de la transmission historique

Il y a une crise de la transmission en France. Tous les adeptes cinglés de la « déconstruction » ont sapé en quelques décennies post soixante-huitardes le patient travail de plusieurs siècles. François-Xavier Bellamy, normalien et professeur de philosophie, en a fait une description aussi précise qu’envolée dans un essai percutant Les déshérités. Le Français moyen mesure tout à fait cette réalité. Le bac désormais bradé, les adolescents très largement analphabètes bien qu’à des degrés divers, l’amnésie générale quant à une large part de l’histoire et des valeurs européennes. Pour certains pédagogues pédagogisants, cela n’est pourtant pas suffisant. Selon eux, nous assistons au grand retour des heures les plus sombres de notre histoire, portées par d’affreux historiens réactionnaires. Dimitri Casali, qui lutte depuis des années contre l’épuration des manuels scolaires, est leur bouc-émissaire favori. L’entretien publié dans CQFD n° 125 (octobre 2014) sous le titre : « Histoire, il faut prôner le désordre » est édifiant. Trois partisans du désordre dénoncent ainsi « le roman national édifiant, basé sur un continuum identitaire » et appellent de leur vœux des programmes « qui croisent l’histoire sociale, l’histoire par en bas, le genre, l’histoire connectée, l’immigration, les circulations ». Du Peillon chimiquement pur, rehaussé par Najat ! Vous vous demandez encore à quoi tient le succès des écoles hors contrats ?

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Voilà maintenant que le Président affronte le syndrome Malik Oussekine

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La famille française de souche, voilà l’ennemi – Par Guillaume Faye

La famille française de souche, voilà l’ennemi - Par Guillaume Faye

Le mouvement ” La Manif pour Tous ” qui vise à protester contre le mariage homo, indument baptisé ”Mariage pour tous” (1), a mis en rage les autorités politiques et médiatiques au pouvoir. C’est normal : les manifestants, appartenant aux classes moyennes familiales de souche provinciales en majorité catholiques, sont le cœur de cible de tout ce que le pouvoir socialiste abomine et veut détruire.

Le dispositif  de l’idéologie antifrançaise

Bien sûr, en soi, le mariage homo, qui ne concerne que 7.000 couples par an, de même que la PMA et la GPA – qui sont sur le point d’être légalisées en dépit des dénégations –  n’auront aucun impact matériel sur les familles traditionnelles, à l’inverse des matraquages fiscaux et des suppressions d’allocations familiales. Mais ce sont des mesures symboliques, qui font partie d’un dispositif  d’ensemble ; celui-ci a été renforcé et rationalisé avec militantisme par les socialistes au pouvoir, héritiers directs de l’idéologie antifrançaise (et anti-européenne, au vrai sens du concept d’Europe, pas celui de Bruxelles).

Éric Zemmour a parfaitement repéré (in Le Suicide français) (2) cette oligarchie formée aux idées soixante-huitardes, avec des relents trotskistes et libertaires, dont l’objectif central n’est nullement la ”justice sociale” mais la destruction des racines, du germen ethnoculturel de la France de souche. La déstabilisation de la famille traditionnelle et de ses modèles est au centre de ce dispositif. Voyons-en les axes d’attaque.

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Poutine explique le financement des terroristes islamistes

Poutine explique le financement des terroristes islamistes

02/11/2014 – MOSCOU (NOVOpress)
Vladimir Poutine est intervenu au Club de Discussion Valdaï le 24 Octobre 2014, après en particulier Dominique de Villepin et Wolfgang Schüssel, ancien Chancelier d’Autriche.

Il s’y est exprimé entre autres sur le financement des terroristes islamistes :
En Syrie, comme par le passé [en Afghanistan, en Irak, en Libye], les États-Unis et leurs alliés ont commencé à financer et armer directement les rebelles et leur ont permis de remplir leurs rangs de mercenaires provenant de divers pays. Permettez-moi de vous demander où ces rebelles obtiennent leur argent, leurs armes et leurs spécialistes militaires ? D’où tout cela vient-il ?
C’est ainsi que les groupes terroristes comme l’Etat Islamique sont devenus de facto une armée.

“Pourquoi [les Etats-Unis] soutiennent-ils de tels individus ? Ils le font parce qu’ils décident de les utiliser comme instruments dans la voie de la réalisation de leurs objectifs, mais ensuite, ils se brûlent les doigts et font marche arrière” a aussi déclaré le Président de la Fédération de Russie.

François Fillon chez les islamistes pro-niqab de l’UAM93


Visite de Mr François Fillon à l’UAM-93 par uam93

02/11/2014 – FRANCE (NOVOpress via L’Observatoire de l’islamisation)
L’UAM-93 (Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis) a récemment reçu la visite de François Fillon. Sur le site de l’association musulmane, il est ainsi possible de lire ceci : “L’UAM-93 a eu le plaisir de recevoir le jeudi 9 octobre 2014, Mr François Fillon, ancien Premier Ministre. Les questions d’actualité et l’avenir de notre pays étaient au centre de cette rencontre, bien sûr un intérêt particulier a été donné à l’islamophobie et les attentes des musulmans de France.”

Pourtant, l’UAM-93 s’est toujours déclaré favorable au niqab. Dans un texte intitulé “Le niqab supérieur à jamais au dévoilement du visage”, l’on peut découvrir les lignes suivantes :

La République a beau répéter et placarder partout que son idole avait le visage dévoilé, les vrais Musulmans n’en ont que faire. Leur foi implique, en effet, la croyance au fait que l’Omniscient, le Sage, Celui qui connaît intimement Ses créatures sait mieux ce qui est bon pour eux.(…) Le Coran nous enseigne que Dieu, dans son infinie miséricorde, a révélé une multitude de législations poursuivant les mêmes fins bien que divergentes sur les moyens à mettre en œuvre. Sa dernière législation, la voie (sharia) islamique, intervient à un stade d’avancement intellectuel de l’humanité tel qu’elle demeure valable selon toutes les époques et tous les contextes géographiques, sociétaux, etc.

Italie : Une métisse agressée au lycée « parce qu’elle n’est pas une musulmane pure »

Italie : Une métisse agressée au lycée « parce qu’elle n’est pas une musulmane pure »

02/11/2014 – REGGIO D’ÉMILIE (NOVOpress) – « Son crime, du moins aux yeux des trois filles qui l’ont agressée, c’est d’avoir une mère italienne et, par conséquent, de n’être pas une musulmane pure ». Le quotidien régional, Il Resto del Carlino, résumant une dépêche de l’agence ANSA, commence ainsi son article sur les malheurs d’une jeune fille de dix-neuf ans, de père marocain et de mère italienne, à Castelnovo ne’ Monti, une ville de 10.000 habitants en Émilie-Romagne (province de Reggio Emilia).

Depuis plusieurs jours, la jeune fille était victime d’insultes et de menaces de la part de trois camarades de lycée (l’une âgée de 19 ans, une autre de 18 ans et la troisième mineure), filles d’immigrés maghrébins, qui la traitaient d’ « impure » à cause de sa mère italienne.

Jeudi, les trois « musulmanes pures » sont passées du harcèlement à l’agression physique. Alors que leur camarade, à la sortie des cours, attendait l’autobus, elles se sont jetées sur elle, lui ont arraché les cheveux et l’ont frappée à coups de poings. L’intervention d’un passant a épargné à la jeune métisse un passage à tabac complet, mais les contusions qu’elle a subies lui ont quand même valu sept jours d’ITT.

La victime a porté plainte auprès des carabiniers de sa ville. L’identification des agresseuses n’a posé aucune difficulté puisque, très fières de leur expédition punitive, elles s’en étaient immédiatement vanté sur Facebook. Elles devront répondre des accusations de coups et blessures, menaces et injures devant le tribunal de Reggio Emilia et, pour la mineure, le tribunal pour enfants de Bologne.

Crédit image : copie d’écran du premier article cité. DR.

Le soldat au combat, perception du réel et influence du mental : le décryptage de Michel Goya (extrait)

Le soldat au combat, perception du réel et influence du mental : le décryptage de Michel Goya (extraits)

Extrait d’un entretien avec le colonel Michel Goya, officier des Troupes de marine et écrivain militaire, paru dans la lettre de Communication & Influence n°59 d’octobre 2014. Communication & Influence est une publication du cabinet Comes Communication (Paris-Toronto-Sao Paulo).


Le combat modifie toutes les perceptions. L’horreur surgit, la peur aussi. Certains hommes vont au-delà et font face. Pourquoi ? Comment ? Issu des Troupes de marine, ayant connu le feu (Afrique, Balkans), le colonel Goya, dirige le bureau Recherche au Centre de doctrine et d’emploi des forces à l’École militaire. Docteur en histoire, spécialiste du leadership et de l’innovation dans les organisations, enseignant dans des institutions prestigieuses, fondateur du blog La voie de l’épée, il vient de publier Sous le feu (Tallandier, 2014).

De 1914 à 2014, les contextes ont évolué. Mais aujourd’hui le soldat au combat est soumis à des influences antagonistes. La réalité du combat d’un côté, certaines règles iréniques de la société civile de l’autre. Or, comme le note le colonel Goya dans l’entretien qu’il a accordé à Bruno Racouchot, directeur de Comes Communication, les événements s’accélèrent, le spectre de la guerre fait son retour. Pouvons- nous continuer à être ainsi déconnectés du réel ? À subir des influences délétères qui nous désarment mentalement ? L’heure n’est-elle pas plutôt venue d’un retour à la Realpolitik ? Entretien sur un sujet sensible…


Le colonel Michel Goya © FJJ
Le colonel Michel Goya © FJJ

Notre monde occidental est un univers d’où la mort a été évacuée, où l’on s’efforce de circonscrire tout risque pour faire l’apologie du “care”. Votre livre se situe résolument à contre-courant. Sous le feu a pour sous- titre La mort comme hypothèse de travail. Et en bas de la couverture en une figure cette phrase lapidaire: Comment des hommes ordinaires peuvent faire des choses extra- ordinaires. Pourquoi un tel livre ?

Le combat, c’est un cadre qui a ses lois propres. Le combat sort du monde ordinaire, il nous place dans des circonstances totalement différentes de celles auxquelles nous sommes accoutumées. Ce bouleversement de la donne modifie en profondeur notre perception des choses, dont nos réactions et in fine notre être propre.
Comme le disait Louis-Ferdinand Céline qui fut grièvement blessé au tout début de la Grande Guerre, le baptême du feu, c’est le “dépucelage de l’horreur”.
J’ai tenté de décrire ce qui est difficilement descriptible, en m’efforçant de cerner ce qui se passe dans la tête des hommes lorsqu’ils basculent dans cet univers si particulier du combat. Les valeurs qui sont celles dont on doit faire preuve au combat sont finalement toujours les mêmes depuis l’origine. Or qu’est-ce qui pousse des hommes à surmonter leur peur, à être courageux, à exposer leur vie? À travers mon expérience et celle de mes camarades, j’ai essayé de décrire, sur un mode sociologique – je dirais presque ethnologique ou anthropologique – comment et pourquoi l’on combat, de quelle façon on s’adapte, parfois en quelques secondes, à cet univers particulier, qui porte ses règles propres, si dissemblables de celles qui régissent notre monde ordinaire. Certains hommes d’ailleurs recherchent volontairement cette ambiance de combat, cette proximité avec le danger et la mort.

N’existe-t-il pas un déphasage entre les valeurs de notre monde en paix, volontiers individualiste et hédoniste, et ces efforts énormes demandés au soldat qui doit affronter une autre réalité, d’une très grande violence? Passer ainsi d’une perception à une autre n’engendre-t-elle pas nécessairement une sorte de schizophrénie ?

Oui. C’est un fait qu’il est extrêmement complexe de gérer ces basculements de situations. Cette ambiguïté se retrouve aussi dans la gestion de la communication des armées, tâche complexe s’il en est. Car les campagnes de recrutement vont ainsi porter sur des thématiques bien connues du monde civil (apprendre un métier ou se consacrer à des actions humanitaires) et être en décalage avec les rudes réalités des opérations extérieures. Or, si vous interrogez les jeunes engagés qui veulent aller dans les unités d’intervention, on sent d’emblée chez nombre d’entre eux qu’ils ont envie de découvrir cette dimension du combat. Pourquoi ?
On a là une kyrielle de réponses, d’ordre psychologique ou éthologique, mais il semble bien que cette soif de découverte réponde à des impératifs intérieurs qui ont existé de tout temps : besoin d’aventure, exigence d’aller au-delà de soi-même, rejet d’une société par trop aseptisée, souci d’être intégré dans un groupe humain rendu solidaire par les risques partagés en commun, etc… Il faut ici se méfier des perceptions. En particulier de celles émanant des mondes politiques et médiatiques, qui conduisent à penser qu’il faut éliminer de nos vies ce qui est dur ou dangereux. À cet égard, on constate bien souvent que les sociétés humaines se révèlent intrinsèquement plus résilientes et volontaristes que leurs dirigeants, ces derniers faisant preuve d’un déni de réalité. De la sorte, on observe une césure toujours plus importante entre les peuples et la perception des élites au plus haut niveau qui fonctionnent avec une grille de décryptage souvent déconnectée des réalités. Face à une menace qu’il sent monter, un peuple peut réagir en acceptant lucidement la perspective de sacrifices.

Lire l’intégralité de l’entretien : téléchargez la lettre de Communication et Influence

1914 : la guerre n’aura pas lieu. Dernière partie (Realpolitik.tv)

1914 : la guerre n’aura pas lieu. Dernière partie (Realpolitik.tv)


1914 : la guerre n’aura pas lieu. Dernière partie par realpolitiktv

Via Realpolitik.tv – Philippe Conrad, interrogé par Martin Benoist, présente son dernier livre, un essai intitulé “1914 : la guerre n’aura pas lieu”, publié aux éditions Genèse (mars 2014). Quatrième et dernière partie.

L’été 1914 connaît des pluies diluviennes qui défoncent les grands boulevards et inondent les campagnes. La météo crie à la catastrophe ! L’Europe, concentrée sur le mauvais temps, semble ignorer l’imminence du cataclysme ô combien plus dévastateur qui va s’abattre sur elle. Grelottant sous leur parapluie, ni les Français ni les Belges, ni les Allemands ne pensent que la guerre est inéluctable. L’était-elle ? Contrairement aux assertions ultérieures, Philippe Conrad nous montre comment une autre histoire aurait pu s’écrire.

À côté des tensions belligènes manifestes, de nombreux éléments étaient susceptibles d’assurer le maintien de la paix : la mise en place effective d’une mondialisation économique favorable à toutes les nations occidentales, les débuts d’une organisation internationale extérieure aux systèmes d’alliances traditionnels (les conférences de La Haye, par exemple), les aspirations pacifistes et l’internationalisme socialiste, l’optimisme progressiste dominant, le maintien aux commandes de tous les grands pays européens – à l’exception de la France – des aristocraties traditionnelles, que rapprochent des liens familiaux. Enfin le règlement, avant 1914, des grands différends coloniaux.

À la lecture de nombreux courriers et documents inédits, l’auteur conclut que si le déclenchement du conflit ne peut être réduit à un simple allumage de mèche, l’imprévu a largement prévalu dans le déroulement des événements qui se succédèrent au cours des six semaines suivant l’attentat de Sarajevo.

Cette approche originale du sujet, aux limites de l’Histoire et de l’uchronie, met en avant diverses données généralement négligées. Il permet au lecteur de renouveler son regard sur l’Europe d’avant 1914 et de prendre la mesure de la part de malchance et d’imprévus dans l’Histoire.

Un siècle après les événements, alors que se multiplient les signaux inquiétants sur le plan international et que se dessine, de manière bien incertaine, un nouvel équilibre du monde, revenir sur l’épisode fondateur du siècle dernier présente aussi l’intérêt d’ouvrir un champ de réflexion nouveau.

[Lu sur le Net] Coeur rebelle par fidélité

[Lu sur le Net] Coeur rebelle par fidélité

01/11/2014 – PARIS (via Causeur.fr)
« Tout homme porte en lui une tradition qui le fait ce qu’il est. Il lui appartient de la découvrir. La tradition est un choix, un murmure des temps anciens et du futur. Elle me dit qui je suis. Elle me dit que je suis de quelque part. » Ce murmure traverse le Cœur rebelle, il enfle quelquefois et se fait chant tragique pour raconter l’engagement, l’aventure, les combats et surtout la fraternité exigeante des hommes et celle, tragique, des peuples. Dans ses belles Réflexions sur les hommes à la guerre, le philosophe américain Jesse Glenn Gray distinguait l’amitié, sentiment ouvert et libre, de la fraternité, au caractère plus exclusif, qui se forge dans les conditions particulière de la caserne, de l’usine, de l’école, de la guerre et du front. Au-delà des engagements politiques radicaux dont il témoigne, le Cœur Rebelle dépeint le parcours d’un individu dont l’existence s’est intimement attachée à ce « grand moment lyrique » de la fraternité au combat.

Au-delà des engagements politiques radicaux dont il témoigne, le Cœur Rebelle dépeint le parcours d’un individu dont l’existence s’est intimement attachée à ce « grand moment lyrique » de la fraternité au combat.

(…)

Le Cœur Rebelle n’est pas un livre qui souffre l’inconstance. On le traverse d’une traite, sans lanterner, comme on se lance dans un coup de main. L’histoire que raconte Dominique Venner, c’est celle d’un jeune homme en quête d’aventures pendant soixante ans dans une France qui aime de moins en moins les aventuriers : « J’avais soif de vie et je me sentais périr d’ennui. À cela personne ne pouvait rien. » Peu étonnant pour le jeune homme qui a dévoré Jack London ou James Oliver Curtwood, qui s’est nourri des fresques épiques de Georges d’Esparbès ou Prosper Mérimée et s’est laissé griser par l’histoire de Sparte, la cité guerrière. Des grands auteurs de la droite littéraire, Dominique Venner dit simplement qu’il les a lus « pour ne pas paraître idiot dans les conversations entre initiés. Mais je ne peux pas dire qu’ils aient vraiment compté dans ma formation. » Plus tard viendront cependant Ernst Jünger, Julius Evola, Rainier Maria Rilke, Curzio Malaparte, Ernst Von Salomon ou Vladimir Illitch Lénine dont le titre de l’ouvrage Que faire ? pourrait résumer l’existence de Dominique Venner s’il était vraiment possible d’enfermer une vie entière dans une simple phrase. Le jeune amateur de grand large qui trouva un jour, caché dans un placard de sa grand-mère, un petit revolver devenu le symbole de la vie romanesque à laquelle il aspirait, fuit à quatorze ans à Marseille dans l’intention de s’engager dans la Légion Etrangère à Sidi Bel Abbes, en Algérie. Le billet est ruineux, il choisira donc la Corse, pour tenter de rallier la caserne d’Ajaccio. À sa descente du bateau, le fugueur est cueilli par la gendarmerie et renvoyé chez lui. L’Algérie attendra. Pas longtemps, car c’est peu dire que la guerre d’Algérie occupe une place centrale dans la vie de Dominique Venner et dans le Cœur Rebelle.

Le Cœur Rebelle n’est pas un livre qui souffre l’inconstance. On le traverse d’une traite, sans lanterner, comme on se lance dans un coup de main. L’histoire que raconte Dominique Venner, c’est celle d’un jeune homme en quête d’aventures pendant soixante ans dans une France qui aime de moins en moins les aventuriers : « J’avais soif de vie et je me sentais périr d’ennui. À cela personne ne pouvait rien. »

(…)

Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, la France se console en biberonnant l’alcool douceâtre de la repentance et rêve qu’elle pourrait se fondre progressivement dans le néant confortable de la fin de l’histoire. L’Algérie, quant à elle, continue de se griser comme elle peut des souvenirs héroïques de la geste de l’indépendance pour oublier que ses dirigeants corrompus ne sont jamais parvenus à bâtir complétement une nation sur la terre du pays libéré. Le livre de Venner témoigne à sa façon de la fraternité hostile de deux peuples séparés et unis à jamais par une guerre qui forgea deux républiques et une génération de part et d’autre de la Méditerranée.

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Nantes : la manifestation d’hommage à Rémi Fraisse vire à l’émeute

Nantes : la manifestation d'hommage à Rémi Fraisse vire à l'émeute

01/11/2014 – NANTES (NOVOpress)
Manifestants et policiers blessés, lancers de bouteilles, jet d’acide, quartier bouclé par des barrières anti-émeutes, la ville de Nantes connait de véritables scènes de guérillas urbaines. En effet, une manifestation non déclarée en préfecture contre les violences policières suite au décès de Rémi Fraisse, militant écologiste opposé au barrage de Sivens, a rassemblé les habituels libertaires et autres groupes violents d’extrême gauche. Malgré un important dispositif policier, la manifestation a vite dégénéré.

C’est cependant étonnant car ces jours derniers ces militants d’extrême gauche a avit déjà saccagé les rues nantaises. A croire que le ministère de l’Intérieur est plus conciliant avec cuex qui proclament : “Un flic, une balle, justice sociale !” qu’avec les pacifiques manifestants de la Manif pour tous.

A Toulouse, bastion de l’extrême gauche violente, une manifestation similaire a lieu et connait elle-aussi des débordements violents.


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Eric Zemmour : “Les revendications philosophiques des opposants au projet de Sivens ne sont pas illégitimes”

Eric Zemmour : "Les revendications philosophiques des opposants au projet de Sivens ne sont pas illégitimes"

01/11/2014 – PARIS (via I-Télé)
Interrogé dans le cadre de l’émission “ça se dispute” au sujet de al mort de Rémi Fraisse, Eric Zemmour, tout en indiquant en quoi il se distinguait des militants de la ZAD de Sivens a indiqué : “Les revendications philosophiques des opposants au projet de Sivens ne sont pas illégitimes” . Eric Zemmour se livrant même à une critique du productivisme, des grandes surfaces et de la FNSEA ainsi qu’à la défense de la beauté gratuite des paysages.

A noter le discours simpliste et hystérique de Nicolas Domenach s’insurgeant contre toute critique du progrès. Ce à quoi Eric Zemmour a répondu que la progrès avait mené à la guerre de 14.

Austérité : les cabinets ministériels ne connaissent pas la crise, rémunération augmentée à 10.436 €

Austérité : les cabinets ministériels ne connaissent pas la crise, rémunération augmentée à 10436 €

01/11/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Alors que le gouvernement vient de présenter un budget placé sous le signe de l’austérité pour les Français, le député René Dosière, apparenté PS, vient de révéler que les salaires des membres des cabinets ministériels ont augmenté de 7,1% depuis un an, pour s’établir en moyenne à 8.201 euros brut par mois, auxquels il faut ajouter une prime (pudiquement baptisée “indemnité”), d’un montant moyen de 2.235 euros, en hausse de 4,3%.

Des sommes à rapporter au salaire moyen net mensuel des Français qui atteint tout juste 2.128 euros. René Dosière, qui, bien que socialiste, s’est fait une spécialité de dénoncer le train de vie somptuaire de l’Etat, remarque que, dans 19 des 31 ministères, la rémunération moyenne des conseillers est supérieure à celle du ministre, fixée à 9.940 euros bruts.

Photo : ministère des Affaires étrangères. Crédit photo : Jebulon, via Wikipédia, (cc).

Philippe Conrad participera aux Assises de la Remigration le 15 novembre 2014 à Paris

Philippe Conrad participera aux Assises de la Remigration le 15 novembre 2014 à Paris

01/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Après Jean-Yves Le Gallou, Renaud Camus et Damien Rieu, la liste des intervenants aux Assises de la Remigration, organisées par le Bloc identitaire, s’allonge avec Philippe Conrad. Philippe Conrad est historien, ancien directeur de séminaire au Collège interarmées de défense. Il est notamment l’auteur d’une Histoire de la Reconquista et a pris la suite de Dominique Venner à la tête de La Nouvelle Revue d’Histoire.

Historien convaincu que c’est la volonté des peuples qui fait l’Histoire, Philippe Conrad interviendra le 15 novembre 2014 à Paris dans le cadre des Assises de la Remigration.

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Crédit photo Une : DR

[Tribune] Incendie à la Maison de la Radio : pornographie médiatico-politique

[Tribune] Incendie à la Maison de la Radio : pornographie médiatico-politique

Un incendie sans gravité ni victimes hier vendredi midi dans un étage en réfection de la Maison de la Radio à Paris a donné lieu à un déballage obscène et nauséeux de la part du Système : émission spéciale toute la journée sur France Info, toutes les chaînes de télévision au pied de l’immeuble avec le ministre de la Culture qui se fend d’un déplacement et d’une allocution, un message larmoyant de Manuel Valls, une intervention de François Hollande…

Toute la journée, la logorrhée onaniste des journaleux de France Inter, France Info et consorts a occupé les ondes.

On aimerait aussi des émissions spéciales sur les mille licenciements par semaine que subit notre pays. On aimerait des émissions spéciales sur les suicides dans le monde paysan (cent-soixante par an, soit pratiquement un tous les deux jours). On aurait aimé des émissions spéciales sur le retour et la mise en terre des dépouilles de nos soldats tués en opérations extérieures. Bref, on aurait aimé une information populaire, sociale et patriote.

Le nombrilisme hautain du monde médiatique et des sbires politiques qui le servent montre chaque jour s’il en est besoin à quel degré de détachement, de dénigrement, de dédain est rendue l’oligarchie française. Rien à sauver, tout à brûler…

Arnaud de Robert
Porte-parole du Mouvement d’Action Sociale (MAS)

Crédit photo : DR Sylvain Tronchet via Twitter