Islamisme : destruction du patrimoine musulman de Tombouctou

Islamisme : le patrimoine de Tombouctou en cours de destruction

02/07/2012 — 13h20
TOMBOUCTOU (NOVOpress) —
Le groupe d’islamistes Ansar Eddine du nord du Mali a démoli samedi dernier plusieurs mausolées musulmans à Tombouctou. Cela fait suite à la décision de l’UNESCO de classer cette ville malienne au patrimoine mondial de l’UNESCO en péril. Les 16 mausolées de Tombouctou datant de plusieurs siècles seront tous détruits, selon le groupe islamiste. La ville malienne fondée entre le XI et XIIe siècle par des tribus touaregs et surnommée « la cité des 333 saints », fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988. Le gouvernement malien en appelle aux Nations unies pour la protection de son patrimoine séculaire.

Islamisme : le patrimoine de Tombouctou en cours de destructionLa Cour pénale internationale a menacé les auteurs de ces destructions de poursuites s’ils ne cessaient pas ce qu’elle a qualifié de « crimes de guerre ».

Les saints honorés par ces mausolées musulmans à Tombouctou sont  l’équivalent des “saints patrons” dans la culture occidentale, selon un expert malien.

Les islamistes considèrent que ces mausolées sont impies, ainsi que certaines mosquées de Tombouctou. Aussi ont-ils également détruit aujourd’hui la porte sacrée d’une mosquée du XVème siècle classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Ceci rappelle le sort d’autres ouvrages du patrimoine mondial, dont les Bouddhas géants de Bamyan, en Afghanistan, détruits en mars 2001 par les talibans.

Photo : Mosquée de Djingareiber, Tombouctou, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Crédit photo : KaTeznik via Wikipédia, licence CC.

Hervé Juvin : “Propos d’Europe” [vidéo]

Hervé Juvin : “Propos d’Europe” [vidéo]

Faut-il plus d’Europe ? Faut-il aller vers un fédéralisme qui mette en commun les budgets, les impôts et les dépenses ? Faut-il renvoyer chaque nation à ses responsabilités ? Que faire ? C’est la question qui s’impose de plus en plus devant la fuite en avant dont la situation grecque, aujourd’hui encore ; la situation espagnole chaque jour davantage, donne le regrettable exemple. Enregistré le 30/05/2012.

À propos de l’auteur
Hervé JuvinHervé Juvin est écrivain et conférencier. Auteur d’essais sur l’économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers. Grand arpenteur du monde, il a publié plusieurs centaines d’articles, notamment dans Le Débat ( Gallimard), L’Expansion, Agir, et préside par ailleurs une société de conseil aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv. [/box]

Faits & Documents n°339 du 1er au 15 juillet 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (III)

Faits & Documents n°338 du 1er au 15 juillet 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (III)

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 1er au 15 juillet 2012 vient de paraître. Au sommaire, les portraits du gouvernement Ayrault (3ème partie). Extrait.

Faits & Documents n°338 du 1er au 15 juillet 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (III)Voici la troisième partie des biographies des membres du nouveau gouvernement socialiste, qui demeure homogène, tous les ministres candidats ayant été élus au premier ou au second tour. S’y ajoutent quatre nouveaux ministres qui seront traités par la suite.

Kader Arif. Ministre aux Anciens combattants. De son véritable prénom Abdelkader, Kader Arif est né le 3 juillet 1959 à Alger (Algérie française). Aîné de quatre enfants, il est le fils d’un harki qui devait réussir à rejoindre la métropole (il avait alors 3 ans et demi). Son père (qui sera ouvrier agricole, bûcheron, ouvrier du bâtiment) était du Sud-Ouest algérien, sa mère de la Mitidja. La famille habitait Maison-Carrée (devenu El-Harrach). Ses parents, tous deux décédés, étaient analphabètes. Il semble qu’il ne soit pas marié, mais vivrait en concubinage (avec ses trois filles). Il a fait ses études à Castres et à Toulouse. Il sera notamment employé d’un cabinet d’architectes (1992-1995) et directeur régional d’une agence de voyages, Nouvelle Liberté (1995-1999). En 1999, à 40 ans, il intègre la faculté de Toulouse, y décrochant semble-t-il aussitôt une maîtrise de communication en faisant valider son expérience professionnelle. Fort de ses amitiés politiques, il est engagé dans la foulée comme cadre d’administration universitaire de Toulouse-Le Mirail (1999-2001). Il aurait par ailleurs été salarié d’un « établissement public d’aide aux rapatriés » (Marianne, 24 novembre 2003). Il semble qu’il ait milité dans les milieux antifascistes toulousains dans les années 1970, le déclencheur étant le putsch anticommuniste du général chilien Augusto Pinochet. Il s’engage aux élections municipales de 1977 puis finit par rejoindre le Parti socialiste en 1983. Il figure aussi parmi les fondateurs de France Plus, l’un des premiers lobbies politiques de l’immigration. Il doit toute sa carrière à Lionel Jospin, dont il devint le chauffeur lorsque ce dernier se parachuta en Haute-Garonne en 1988 comme conseiller général de Cintegabelle. Par la suite, après la défaite de 2002, c’est avec Arif que Jospin réapparaîtra pour la première fois dans un meeting, aux européennes de 2004. De même, à l’été 2006, Arif sera l’un des très rares à plaider pour une nouvelle candidature de l’ancien Premier ministre. Devenu l’un de ses assistants parlementaires, il se voit confier la direction de la fédération du département (la 4e de France en nombre d’adhérents) en 1999 (qu’il dirige jusqu’en 2008). Conseiller municipal (chargé des sports) de Castanet-Tolosan, dans la banlieue de Toulouse, de 1995 à 2001, il entre au bureau national du PS en 2000 (sur demande de Lionel Jospin à François Hollande, qui conservera le poste de premier secrétaire jusqu’en 2008), puis au secrétariat national en 2002 (en charge des relations internationales, puis de la mondialisation). En 2004, il conduit la liste européenne socialiste dans le Sud-Ouest et devient député européen (réélu en 2009). À Bruxelles, il siège en particulier aux assemblées parlementaires mixtes Euromed et UE-Turquie (ainsi que vice-président de l’intergroupe rugby, sport qu’il a pratiqué au début des années 80 comme talonneur de Castres). Il s’est officiellement prononcé pour l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne (La Turquie dans l’Union européenne ? C’est toujours oui !, tribune libre dans Le Monde, 21 février 2008). En 2009, cet antisioniste a proposé, pour soutenir les Palestiniens de la bande de Gaza, qu’un euro soit prélevé sur chaque cotisation d’adhérent, proposition aussitôt rejetée. En 2005, il devient le n°3 de l’appareil socialiste en tant que secrétaire aux fédérations. C’est à ce titre qu’il préside la commission chargée du décompte final des bulletins lors de l’élection au poste de premier secrétaire qui opposera vivement Ségolène Royal et Martine Aubry (ce qui sera tout bénéfice pour Hollande, avec une Royal écartée et une Aubry trop politisée…). Dans l’équipe de campagne de François Hollande, il est responsable des relations avec le Parlement européen et de l’Europe lors des primaires, puis responsable du pôle Coopération. En juin 2012, celui qui est conseiller municipal de Toulouse depuis 2008 est imposé comme « candidat de la diversité », se présentant pour la première fois à une élection au suffrage universel, obtenant au premier tour 30,84 % dans la 10e circonscription de la Haute-Garonne, face à l’UMP-Parti radical Dominique Faure (24,41 %) et deux candidats socialistes dissidents, tous deux conseillers généraux, Daniel Ruffat, maire de Sainte-Foy d’Aigrefeuille depuis 2001, et Gilbert Hébrard, maire de Vendine depuis 1983. Sa suppléante, qui va donc le remplacer à l’Assemblée nationale (où il a été réélu en juin 2012 avec 57,78 % face à Dominique Faure), est Emilienne Poumirol, fille de militants anarchistes espagnols réfugiés outre-Pyrénées…

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Photo en Une : Crédit Parti Socialiste (cc) via Flickr

[Tribune Libre] Considérations à vue humaine sur Rome et la Fraternité Saint-Pie X

[Tribune Libre] Considérations à vue humaine sur Rome et la Fraternité Saint-Pie X

01/07/2012 – 18h30
ROME (NOVOpress) — Les polémiques qui font rage dans la Fraternité Saint-Pie X quant à un éventuel accord avec Rome, les arguments ressassés de part et d’autre à grands coups de citations de Mgr Lefebvre, les accusations de trahison ou de reniement, les aigreurs personnelles qui sont inévitables en pareilles circonstances, la divulgation routinière sur Internet de documents censés confidentiels – fuites dont les coupables ne sont pas forcément ceux que l’on croit –, les excès de langage d’un côté, l’autoritarisme, de l’autre, dans sa forme la plus odieuse, le chantage aux saints ordres, pour punir collectivement des communautés religieuses dont la « loyauté » n’est pas jugée assez « sûre » – ce feuilleton, hors du petit monde traditionaliste, ne suscite guère que l’indifférence. Les adorateurs d’autres dieux que celui d’Abraham, d’Isaac et de Jacob risquent même d’y trouver confirmation, une fois de plus, que le monothéisme a apporté au monde la haine théologique.

L’éclatement virtuel de la Fraternité Saint-Pie X n’est pourtant pas sans importance pour tous ceux, catholiques ou non, qui luttent aujourd’hui en France pour leur identité de Français, d’Européens, de Blancs. On ne saurait, sans doute, trouver là des raisons pour ou contre l’accord avec Rome : ces raisons ne sauraient être que religieuses, de même que le combat de Mgr Lefebvre et de ses successeurs n’a jamais pu avoir de légitimité autre que religieuse – la « réduction au politique », utilisée sous la Révolution pour persécuter les prêtres réfractaires, est depuis des lustres la tactique favorite des évêques conciliaires et des journaleux contre la Fraternité Saint-Pie X. Reste que la Fraternité, à côté ou à cause de son combat religieux, joue de fait, en France surtout, un rôle culturel, social, politique, et qu’il serait grave, pour cette raison aussi, qu’elle disparût.

L’essentiel, même dans l’ordre religieux, n’est pas le libellé exact du « préambule doctrinal » que la Fraternité Saint-Pie X, selon toute apparence, signera bientôt et qui, en substance, l’engagera à interpréter le concile Vatican II selon la tradition catholique. Avec un peu de bonne volonté ou de mauvaise foi, un théologien compétent peut interpréter n’importe quoi dans un sens catholique. Le futur cardinal Newman, à l’époque où il était encore clergyman anglican, publia un traité célèbre, le Tract 90, pour essayer de montrer que les Trente-neuf Articles de l’Église anglicane – une confession de foi protestante rédigée au XVIème siècle par des protestants – n’étaient pas incompatibles avec la doctrine catholique. Qui doutera qu’un travail semblable puisse être mené a fortiori avec Vatican II ? Pour qui a lu, par exemple, les décrets – pleins, magnifiques, gravés dans le bronze – du concile de Trente sur la justification ou la pénitence, ce qui frappe d’abord dans les textes de Vatican II n’est pas l’hérésie mais la médiocrité, littéraire et philosophique aussi bien que théologique, le creux, le verbeux, le gnangnan. On peut leur appliquer le mot de Rebatet sur Maritain : ce sont des motions de congrès radical-socialiste mises en latin de séminaire. La palme à cet égard revenant sans doute au message de Vatican II à la jeunesse du monde : « C’est à vous enfin, jeunes gens et jeunes filles du monde entier, que le Concile veut adresser son dernier message. Car c’est vous qui allez recueillir le flambeau des mains de vos aînés et vivre dans le monde au moment des plus gigantesques transformations de son histoire ». Vieux cons !

Il est techniquement possible d’interpréter Vatican II selon la tradition catholique. Toute la question est de savoir pour quoi faire. Pour les Trente-neuf Articles, le but de Newman était de montrer qu’on pouvait être catholique à l’intérieur de l’Église anglicane : condamné en réponse et couvert d’injures par les évêques anglicans, il abandonna l’anglicanisme et se convertit. Dans le cas du préambule doctrinal, s’agit-il de neutraliser le Concile ou de l’accepter finalement ? d’en guérir le venin ou d’en boire soi-même, en l’enduisant de miel, le calice empoisonné ? Tout, à vue humaine, fait penser que, dans les faits, c’est bien de ralliement qu’il s’agira : la Fraternité Saint-Pie X, soumise à la hiérarchie de l’Église conciliaire, contrainte de vivre selon les règles et au rythme de celle-ci, sera absorbée par elle. C’est bien là-dessus que comptent les autorités romaines et, pour qui connaît l’histoire de l’Église, sans parler de l’expérience des communautés dites Ecclesia Dei depuis vingt ans, leur calcul est le bon. Quant à ceux qui refuseront l’accord, exclus de la Fraternité, mis à la porte des lieux de culte, contraints de repartir à zéro, il y a fort à craindre, à vue humaine là encore, qu’ils ne soient réduits à une complète marginalité, proies faciles pour toutes les dérives millénaristes, apparitionnistes, apocalyptiques. Aseptisation de la Fraternité officielle, sectarisation de la Fraternité dissidente, deux voies qui conduiront également à l’insignifiance.

Or la Fraternité Saint-Pie X est une des forces de la résistance française. Elle est l’héritier principal et la plus visible incarnation de la tradition contre-révolutionnaire : courant dont l’éclat est un peu passé, qui peine à se renouveler, mais qui a beaucoup compté dans la culture française et dont l’apport, pour qui veut échapper à la mise au pas idéologique et à tous les lieux communs du politiquement correct médiatique et scolaire, demeure irremplaçable. Il est vital qu’une contestation radicale de la Révolution française puisse continuer à s’exprimer et à se transmettre – que la grande voix de Maistre et de Bonald, du cardinal Pie, de Mgr Freppel, ne se taise pas tout à fait. Si la Fraternité Saint-Pie X n’est plus là pour porter ce refus et cette fidélité, qui le fera ? Faudra-t-il compter sur les évêques conciliaires, thuriféraires de l’abbé Grégoire, figurants dociles des panthéonisations républicaines, chiens crevés au fil de toutes les eaux de la pensée unique ? Est-ce hasard si la France est, de tous les pays d’Europe, celui où la Fraternité est le plus implanté, et si l’accord entre Rome et la Fraternité est promu par des Suisses et des Allemands, gens éminemment respectables par ailleurs mais pour lesquels notre tradition contre-révolutionnaire ne signifie rien ?

[Tribune Libre] Considérations à vue humaine sur Rome et la Fraternité Saint-Pie X
La Fraternité Saint-Pie X est, concrètement et physiquement, un des très rares foyers de la survie française. Crédit photo : veritasestlibertas.blogspot.com
Les idées ne sont pas seules en cause. La Fraternité Saint-Pie X est, concrètement et physiquement, un des très rares foyers de la survie française. Avec ses familles nombreuses, ses vocations sacerdotales et religieuses, le réseau de ses monastères, de ses prieurés, de ses écoles, elle a jeté les bases de ce qu’on peut appeler, pour faire vite, un communautarisme des Français de souche ou, si l’on préfère, d’une future Reconquista. Il n’y a plus qu’à la Fraternité Saint-Pie X, non seulement que l’on chante, mais qu’il y ait un sens à chanter, le vieux refrain « Catholiques et Français toujours ! » L’Église conciliaire, du haut jusqu’en bas, est immigrationniste et métisseuse, elle est, dans le génocide en cours des peuples d’Europe, activement du côté des génocideurs. Il y aura toujours, dans l’espèce particulière des conciliaires conservateurs, des gens pour le nier : suivons à leur égard le conseil de Sieyès, au temps où il était encore vicaire général de l’évêque de Chartres : « Ne perdez pas votre temps à rien discuter avec ces sortes de gens : on ne les persuade point ; livrez-les au fouet des événements pour toute réponse ». À chaque attentat islamique, à chaque affaire d’église brûlée et vandalisée, de tabernacle profané, de fidèles caillassés à la messe, à chaque drame de jeune Française violée, torturée, dépecée, les évêques conciliaires manquent-ils jamais de se précipiter dans les gros médias et de mettre en garde, sans même un mot de pitié pour les victimes, contre « les amalgames » et « la stigmatisation » ? Leur cœur est aux envahisseurs.

On se souvient du mot du prince Salina, au nom de sa classe, dans Le Guépard de Lampedusa : « Croyez-vous que, si l’Église pouvait se sauver en nous sacrifiant, elle hésiterait à le faire ? » Force nous est bien de constater aujourd’hui, Français et Européens, que l’Église nous a sacrifiés. Elle a jugé que son avenir n’était plus parmi nous et, au fond, que nous n’avions plus d’avenir – et peut-être, de son point de vue, a-t-elle eu raison. Il restait la Fraternité Saint-Pie X. Si la Fraternité nous abandonne à son tour, que pourront faire ceux d’entre nous qui sont fidèles à leur baptême, et qui ne se résignent pourtant pas à disparaître comme peuple et comme race, sinon répéter douloureusement la parole de saint Pierre : Domine, ad quem ibimus ? « Seigneur, à qui irons-nous ? »

Flavien Blanchon

Crédit photo en Une : Novopress

Des ministres français sous influence américaine ?

Des ministres français sous influence américaine ?

Plus atlantiste que Sarkozy, c’est possible? La réponse est assurément oui, quand l’on constate que le nouveau gouvernement socialiste abrite plusieurs poulains de la French American Foundation (FAF), un groupe d’influence franco-américain dont l’objectif est de « renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique ». Tout un programme !

LA FAF est connue pour sa formation spéciale, les « Young Leaders », annuellement réservée à une dizaine de jeunes surdiplômés. Or, sur les huit socialistes sélectionnés comme Young Leaders depuis… François Hollande lui-même en 1996, cinq viennent d’entrer dans son gouvernement ou son entourage direct: le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, recruté en 1996, le ministre de la Santé et des Affaires sociales Marisol Touraine et le conseiller politique de l’Elysée, Aquilino Morelle (1998), le ministre du Redres sement productif, Arnaud Monte bourg (2000) et le ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud- Belkacem (2006). Ne restent sur la touche, pour le moment, que le député de Seine-Saint-Denis Bruno Le Roux, qualifié par beaucoup de « ministrable », et Olivier Ferrand, président du think-tank Terra Nova qui a favorisé l’élection de François Hollande aux primaires socialistes. [Cet article a été publié le 17 juin, depuis Olivier Ferrand est mort brusquement samedi 1er juillet à 42 ans, voir Novopress]

Toutes ces recrues ont été minutieusement choisies et « formées » par la FAF, réseau élitiste inconnu du grand public mais généreusement sponsorisé, entre autres, par la banque Lazard.

A cheval sur Paris et New-York, la fondation a été créée en 1976 par les présidents Ford et Giscard d’Estaing. Young Leaders, son programme phare, vise à développer « des liens durables entre des jeunes professionnels français et américains talentueux, pressentis pour occuper des postes clefs dans l’un ou l’autre pays ».

Au départ, chaque candidat doit postuler et se faire parrainer pour être admis à suivre le programme Young Leaders. Un comité, majoritairement composé d’anciens, opère ensuite une stricte sélection: seuls 13 hommes ou femmes politiques français ont été admis depuis 1995, soit moins d’un politique par an en moyenne !

Etrangement, si le site américain de la FAF se flatte de voir ses poulains arriver en force à la tête de notre pays, le site français n’en pipe pas mot… Sans doute le maintien d’une tradition bien française du respect de la vie privée. D’ailleurs, depuis son élection, les médias français sont restés étonnamment discrets sur le séjour d’étudiant de François Hollande aux Etats-Unis, se contentant de relater ses souvenirs de hamburger et de sauce barbecue… Dommage, car certains de nos plus éminents patrons de presse sont eux-mêmes des anciens du programme Young leaders, voire des copains de promo du président ou de ses ministres – tels Laurent Joffrin (« Le Nouvel Observateur »), Denis Olivennes (Europe 1, « Paris Match » et « Journal du Dimanche »), Matthieu Pigasse, Louis Dreyfus ou Erik Izraelewicz (« Le Monde »)… Ceux qui s’inquiétaient d’un virage anti-atlantiste de François Hollande peuvent se rassurer. Les intérêts des Etats-Unis ont rarement été aussi bien gardés.

Patrick Cousteau

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 27 juin 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Des ministres français sous influence américaine ?

Hitler et les siens de Pierre Stéphany : une étude ratée

Hitler et les siens de Pierre Stéphany : une étude ratée

01/07/2012 –  12h00
BERLIN (NOVOpress) –
L’idée est intéressante : pénétrer l’intimité d’Adolf Hitler. Mieux comprendre son caractère ambivalent et son destin à la lumière de sa sociabilité. Un homme qui peut être haineux, mégalomaniaque, destructeur, mais aussi « posé, prévenant, souriant, qui s’exprimait à voix douce », selon le témoignage de Gertrud Junge, l’une des secrétaires du dirigeant national-socialiste. C’est la promesse annoncée dans le titre de l’ouvrage de Pierre Stéphany, Hitler et les siens, dans le cercle des intimes du Führer, aux éditions Ixelles.

Hitler et les siens de Pierre Stéphany : une étude ratée
Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Promesse non tenue. L’ouvrage hésite entre une narration classique de l’ascension et de la chute du dictateur et une série décousue de portraits (sans photos). Un récit bancal, lourd, avec des formules plombées ne faisant pas progresser la compréhension historique au sujet d’un « bavard agité au rang de Satan fossoyeur de son peuple ». Pour sa part, Joseph Goebbels est présenté comme « un nabot claudicant, au regard étincelant, à la poitrine creuse », éminence grise du « parti du diable », doublé d’un « incontinent sexuel », etc. Que les choses soient claires : Hitler fut une catastrophe pour l’Allemagne en particulier et l’Europe en général. Mais une telle étude mérite mieux que ces considérations de comptoir de bar.

 Car l’auteur est souvent pris en flagrant délit de psychologie de bazar. Information importante ? Hitler « se rongeait les ongles : signes de nervosité ! », écrit Pierre Stéphany. Il aimait sa mère ? Conclusion du journaliste : « L’attachement à la mère, d’après les psychologues, serait un trait que l’on retrouve souvent chez les tueurs en série ». Le docteur Theodor Morell cultive « derrière son profil confortable et ses grosses lunettes une allure énigmatique, asiatique ». Bonjour les clichés !

Ici et là, l’auteur énumère les causes ayant facilité l’arrivée de Hitler au pouvoir. « Des enfants qui mouraient de faim, des familles ruinées, des cadavres dans les rues », avec une crise économique exportée en Europe par les Etats-Unis à la fin des années 1920. Mais aussi, à cause de l’imbécilité du Traité de Versailles et de la menace communiste en Allemagne. Le lien entre ces facteurs et le triomphe de Hitler n’impliquait pas une litanie d’anathèmes. Histoire de rappeler que les conséquences d’une fierté nationale humiliée peuvent être terribles.

Méridien Zéro rencontre ADSAV ce 1er juillet à 23h

Méridien Zéro rencontre ADSAV ce 1er juin à 23h

Dans le cadre de son cycle “Patries Charnelles” et en ouverture de celui-ci, la webradio Méridien Zéro s’est rendu en pays de Bretagne pour y rencontrer Padrig Montauzier, fondateur et président d’honneur d’ADSAV, le parti du peuple breton, et Eric Alhinc, secrétaire national de ce même mouvement.

Emission de 23h à 0h30, animée par Gérard Vaudan et Jean-louis Roumégace, sous la férule technique d’Igor.

[box class=”info”] A écouter sur les sites :

http://meridienzero.hautetfort.com/
– ou http://www.radiobandieranera.org/
– ou http://europaradio.hautetfort.com/ [/box]

Méridien Zéro rencontre ADSAV ce 1er juin à 23h

Arrestations dans une “école” rom spécialisée dans la fauche

Coup de filet à Rennes dans une “école” spécialisée dans la fauche

01/07/2012 – 08H30
RENNES (NOVOpress Breizh) – Selon Ouest-France qui révèle l’affaire, une bande de voleurs a été interpellée mardi dernier à Rennes. Dans un appartement de la cité bretonne, des membres de la communauté rom recevaient une formation pointue pour apprendre l’art de pratiquer la fauche dans les grandes surfaces de la région. Une dizaine de personnes étaient encore en garde à vue vendredi.

Les fonctionnaires de la police judiciaire viennent de réaliser un joli coup de filet parmi les membres de la communauté « roumaine » de Rennes. À la tête du réseau de voleurs, un couple avait entrepris  de recruter des femmes et des hommes pour leur apprendre, dans leur appartement de la ZUPsud de Rennes, à voler dans la grande distribution.

Dans cette école d’un genre un peu particulier on enseignait aux « élèves » aussi bien à éviter d’être repérés par les systèmes de vidéosurveillance qu’à tapisser des sacs à main avec de l’aluminium pour déjouer les alarmes. Selon un policier « on leur délivrait un vrai stage de formation ».

Une fois leur “formation” validée, les stagiaires en question étaient conduits sur les lieux de leurs méfaits – des grandes surfaces de Bretagne ou des régions avoisinantes – où ils devaient se débrouiller pour voler le maximum de choses dans un délai de 10 minutes. Selon les enquêteurs, des vêtements mais surtout les lames de rasoirs et des produits cosmétiques étaient visés par les voleurs. Le butin était envoyé en Roumanie où il était récupéré par des complices.

Le 4 juin dernier, une jeune femme de 25 ans, issue de la communauté des Roms, avait été condamnée par le tribunal correctionnel de Rennes à un mois de prison ferme pour une série de vols dans des magasins du département. La délinquante, interpellée pour le vol de flacons de parfum et des produits cosmétiques, utilisait un sac avec une doublure renforcée par de l’aluminium pour passer les caisses avec l’antivol sans déclencher l’alarme. On ignore si cette personne était passée par « l’école » évoquée plus haut.

Crédit photo : Polycart, via Flickr, licence CC.