425 000 Allemands déportés aux Etats-Unis en 1945 !

425 000 Allemands déportés aux Etats-Unis en 1945 !

05/07/2012 – 12h00
CAMP JEFFERSON (NOVOpress)
– Après avoir relaté la persécution des Japonais émigrés aux Etats-Unis durant la Seconde Guerre mondiale, dans sa série grand public Apocalypse, Daniel Costelle s’intéresse au sort des quelque 400 000 prisonniers allemands déportés aux Etats-Unis à la fin du conflit, alors qu’ils auraient pu être en détention en Europe, loin des théâtres d’opérations, en Grande-Bretagne par exemple. Un chiffre considérable : durant le premier conflit mondial, les Etats-Unis avaient fait 48 000 prisonniers, mais « seulement 1 346 furent détenus outre-Atlantique », rappelle l’auteur.

425 000 Allemands déportés aux Etats-Unis en 1945 !Le titre de l’ouvrage, Prisonniers nazis en Amérique, est racoleur, car bon nombre de ces Allemands n’étaient pas forcément des partisans d’Hitler, mais des patriotes attachés à leur drapeau et à leur sol, animés d’un « grand sentiment national allemand », malgré le déracinement forcé, comme le confiait le lieutenant comte Dankwart von Arnim. Prêts parfois à punir de mort des codétenus soupçonnés de livrer à l’ennemi des renseignements militaires ou de tenir des « propos défaitistes ».

De nombreux témoignages rappellent que les Américains n’ont pas pris de gants avec leurs prisonniers. Comme celui de Willibald Bergmann qui se souvient que ses geôliers octroyaient « un petit pain pour seize hommes, par jour ». En cas de protestation, le prisonnier de guerre allemand pouvait se retrouver avec une « croix gammée taillée dans les cheveux ». Ces conditions deviennent très pénibles à la fin de la guerre puisque « les rations alimentaires quotidiennes sont amputées de manière drastique », écrit l’historien Jean-Paul Bled dans la préface du livre de Daniel Costelle. Il ne fait pas forcément bon vivre à l’ombre de la bannière étoilée… à Guantanamo comme au camp Jefferson.

Le Maroc continue d’inonder l’Europe en drogues

Le Maroc continue d’inonder l’Europe en drogues

05/06/2012 – 10h00
CASABLANCA (NOVOpress) –
Selon l’ONUDC (Office des Nations unies contre la drogue et le crime), le Maroc demeure  l’un des plus grands producteurs au monde de cannabis et le premier exportateur en Europe. Dans ce pays du Maghreb, 47 500 hectares de cannabis sont cultivés. Le royaume produit 760 tonnes de résine et 38 000 tonnes d’herbe de cannabis. Des chiffres à prendre avec des pincettes puisque le Maroc ne permet plus à l’ONUDC d’enquêter sur le terrain.

Le cannabis est cultivé dans le nord du Maroc, dans la région du Rif. Le pouvoir ferme les yeux sur la production de cannabis dans cinq villages « historiques » du Rif. Depuis, les cultures se sont largement étendues en dehors de ces limites, jusqu’à Chefchaouen et Larache. Un business contrôlé par des barons locaux en relation avec le banditisme maghrébin implanté en Europe, particulièrement en France.

Photo : Marche mondiale pour le cannabis – Paris – 12 mai 2012. Crédit photo : Rémi Noyon via Flickr, licence CC.

Bilan de la mondialisation chez PSA : 10 000 emplois menacés en France

Bilan de la mondialisation chez PSA : 10 000 emplois menacés en France

05/06/2012 –  08h00
AULNAY (NOVOpress) –
PSA Peugeot Citroën pourrait supprimer entre 8 000 et 10 000 emplois en France cette année dans le cadre d’un « nouveau plan d’économies » qui sera dévoilé le 12 juillet prochain. L’automne dernier, le groupe piloté par  Philippe Varin (photo) avait déjà annoncé la suppression d’environ 5 000 emplois, en favorisant les « départs volontaires » ou en supprimant des postes d’intérimaires, de sous-traitants ou en optant pour le non-remplacement des départs naturels.

Cette fois, du côté de l’avenue de la Grande Armée à Paris, un plan social serait à l’ordre du jour. L’usine d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pourrait fermer ses portes (3 300 emplois menacés). Celle basée près de Rennes (Ille-et-Vilaine) pourrait également perdre entre 1 000 et 1 500 salariés (). Mauvais signe, des salariés de PSA sont « incités à aller voir ailleurs ». Depuis plus de dix ans, PSA Peugeot Citroën a construit des usines à tour de bras aux quatre coins de la planète : Kolin (République tchèque), Trnava (Slovaquie), Kaluga (Russie), Wuhan (Chine), etc. Aujourd’hui, les travailleurs français paient cash l’horreur de la mondialisation économique.

Que se passe-t-il vraiment à Tombouctou ? Point de situation et d’explication, par Bernard Lugan

Que se passe-t-il vraiment à Tombouctou ? Point de situation et d’explication, par Bernard Lugan

La situation à Tombouctou doit être analysée en termes militaires et en termes politico-religieux.

1) Le point de situation militaire

Au mois de janvier 2012, de retour de Libye, les Touaregs du MNLA culbutent l’armée malienne puis ils proclament l’indépendance de l’Azawad. Profitant de l’aubaine, les islamistes d’Al Qaida et de ses diverticules régionaux se joignent au mouvement avec des objectifs totalement différents puisqu’ils prônent la création d’un califat transnational. Ils sont aidés par un dissident touareg qui fonde le mouvement Ansar Dine constitué au départ par une fraction touareg ifora à laquelle se joignent des combattants islamistes arabes ou sahéliens.

Alors qu’il était primordial de soutenir le MNLA qui, seul, pouvait localement faire obstacle aux islamistes, nous avons au contraire laissé ces derniers se renforcer et cela jusqu’au moment où, étant en position de force, ils chassèrent les Touaregs de la région du fleuve Niger. Aujourd’hui, la fraction touareg d’Ansar Dine a très largement rejoint le MNLA qui s’est replié vers la frontière algérienne, dans la région de Kidal. Ansar Dine n’est donc plus un mouvement touareg, mais une milice islamiste.

Nous sommes désormais, et à ce jour, en présence de deux ensembles qui se combattent, les Touaregs et les islamistes. Numériquement, ces derniers ne sont qu’une poignée, entre 300 et 500, mais ils sont fortement armés grâce au pillage des arsenaux libyens et ils détiennent des otages européens et algériens.

2) Le point de situation politico-religieux

Les destructions opérées à Tombouctou par les miliciens islamistes répondent moins à l’inscription des richesses architecturales de la ville à l’inventaire de l’UNESCO qu’à une réaffirmation classique d’un courant fondamentaliste bien connu dans l’islam et qui impose de lutter contre toutes les résurgences ou survivances du paganisme.

Or, à Tombouctou, la population va prier autour des tombeaux de saints locaux pour leur demander la guérison ou la réussite. Ceci est considéré par les fondamentalistes comme une forme d’idolâtrie qu’il importe d’éradiquer avec la plus grande fermeté car Allah, dieu unique qui seul mérite prière et invocation, interdit de demander à d’autres ce qui ne relève que de Lui. Ce sont les tombeaux de ces saints qui sont actuellement détruits et non les mosquées. Cependant, certaines de ces dernières parmi les plus célèbres abritent elles aussi des tombeaux qui vont être rasés.

Face à cette situation qui menace de dégénérer, que convient-il de faire ? Pouvons-nous laisser se développer un califat fondamentaliste en zone sahélienne ?

1) Comme je le préconise depuis le début de la crise (voir mes précédents communiqués), il conviendrait d’aider les Touaregs dans leur combat contre les islamistes.

2) Il est en même temps nécessaire de convaincre Bamako que le Mali « unitaire » n’existera jamais plus -il n’a d’ailleurs jamais existé-, et qu’il est donc urgent de penser à une nouvelle organisation constitutionnelle et territoriale qui permettrait de faire revenir les Touaregs sur leur déclaration unilatérale d’indépendance en échange d’une très forte décentralisation.

3) Une intervention de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) permettrait certes de reprendre Tombouctou et Gao, mais les islamistes se disperseraient aussitôt dans le désert où ils deviendraient alors insaisissables. Sauf si les Touaregs, bien conseillés, étaient en mesure de leur couper le repli vers le Nord… et nous en revenons à ma première proposition.

En définitive, les exactions des islamistes devraient servir la cause des Touaregs puisqu’ils détiennent la solution du problème ; mais il faudra que les responsables politiques européens pathétiquement cramponnés à des analyses régionales obsolètes se décident enfin à ouvrir les yeux.

Bernard Lugan
04/07/12

[box class=”info”] Source : Le Blog de Bernard Lugan et de la revue l'”Afrique Réelle”. [/box]

Crédit photo de Tombouctou : JiPs☆STiCk, Flickr, licence CC.

Les délocalisations en Chine ne seraient plus si intéressantes

Les délocalisations en Chine ne seraient plus si intéressantes

04/07/2012 — 14h00
LONDRES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) — Civitas, groupe de réflexion britannique, a effectué une intéressante étude sur les délocalisations vers la Chine. Intitulée « Vers la fin du Made in China », l’étude pointe une relocalisation d’industries vers la Grande‑Bretagne. En effet, les produits chinois ont vu leurs prix grimper du fait de l’augmentation des salaires, des problèmes de qualité, du manque d’ouvriers qualifiés en Chine, et des coûts des transports, s’étant envolés ces dernières années à cause de l’augmentation du prix du pétrole. L’étude pointe en outre la faible productivité de la Chine, ainsi que le vol de technologies, rendant les entreprises occidentales de plus en plus méfiantes.

Cette étude confirme le non‑sens du mondialisme sauvage, le principe de base de l’industrie étant, comme le montre l’étude : « proximité, qualité, stabilité ».

Milan : un curé interdit sa paroisse aux Roms « pour cause de vols répétés »

Milan : un curé interdit sa paroisse aux Roms « pour cause de vols répétés »

04/07/2012 — 12h30
MILAN (NOVOpress) — « Pour cause de vols répétés, les tsiganes n’entrent pas » : telle est l’affiche qu’a récemment apposée l’abbé Alberto Sacco, 76 ans, à l’entrée de sa paroisse de San Silvestro, dans la banlieue de Milan. Les Roms sont quand même libres d’entrer dans l’église pour prier mais tous les bâtiments paroissiaux leur sont interdits.

Les Roms sont nombreux dans la zone, dans des campements sauvages. Pendant plus d’un an, ils ont pris pour cible favorite la piste cyclable sur la route devant l’église, agressant et dépouillant les passants et les cyclistes. Les carabiniers, à la fin de février dernier, se sont décidés à intervenir et en ont arrêté quatre.

Les Roms ont depuis déplacé leurs activités de l’autre côté de la route, aux dépens des maisons, des magasins et aussi de la paroisse. Des voitures ont été vandalisées et dévalisées à plusieurs reprises. Les Roms viennent en outre régulièrement faire leur choix dans les vêtements usagés que recueille et trie la paroisse, volant ce qui leur plaît et laissant tout le reste par terre, dans le plus grand désordre. « Parfois, raconte le curé, ils emportent des sacs entiers de vêtements, que nous avons l’habitude de distribuer le samedi. Mais, là-dessus, nous avons toujours fermé les yeux ».

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est quand les Roms ont commencé à s’en prendre aux enfants du patronage. Mi-juin, deux femmes tsiganes sont entrées dans le préau et ont volé deux sacs à dos des enfants. Des adultes de la paroisse, qui les ont vues s’enfuir avec leur butin, les ont poursuivies et ont pu récupérer les sacs, qui ne contenaient du reste que des livres de classe. À la demande du curé, plainte n’a pas été déposée contre les voleuses, mais l’épisode a eu raison de sa patience et il s’est décidé à mettre son affiche. « Je dois veiller sur les enfants et les jeunes qui me sont confiés, en les protégeant ainsi que leurs effets personnels », se justifie-t-il.

L’affaire a fait du bruit dans la presse locale. Certains journalistes ont donné au curé des leçons de christianisme, lui rappelant que « l’accueil des étrangers non-européens est un des principes fondamentaux de la religion chrétienne », ou lui reprochant carrément d’avoir oublié l’Évangile, où le Christ est mis en croix entre deux larrons et déclare : « Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis ». Les journalistes semblent avoir oublié, de leur côté, que ces paroles ne s’adressent pas aux deux larrons mais seulement au bon, lequel s’était repenti…

Les jeunes du patronage, en tout cas, ont beaucoup apprécié la décision de leur curé, même s’ils doivent encore faire attention à la sortie, où des bandes de Roms les attendent dans la rue pour demander l’aumône et « emprunter » des téléphones portables.

Des policiers israéliens brutalisent un enfant de 9 ans

Des policiers israéliens brutalisent un enfant de 9 ans

04/07/12 – 11h00
TEL-AVIV (NOVOpress)
– C’est une vidéo amateur qui est à l’origine du nouveau scandale impliquant les forces de sécurité israéliennes. En effet, cette vidéo à Hébron montre un jeune Palestinien de 9 ans brutalisé par deux gardes-frontières dans une ruelle. Sur les images, l’enfant est saisi et jeté à terre par un policier israélien avant qu’un autre ne vienne lui décocher un violent coup de pied.

Les autorités de le police des frontières israélienne ont mollement condamné le comportement des policiers, tout en soulignant qu’il s’agissait là bien sûr d’un « incident exceptionnel ». Certaines autre sources policières affirment pour leur que la ruelle d’où venait le jeune garçon était l’un des endroits où les jeunes du voisinage ont l’habitude de jeter des pierres sur les soldats.

Mais peut-être encore plus choquants que l’incident lui-même sont les commentaires haineux qui ont fleuris sur la page Facebook de la chaîne de télévision israélienne Channel 2, qui a diffusé la vidéo. On pouvait ainsi lire des phrases telles que « Voilà ce que méritent tous ces gamins là-bas ! », ou « Je lui aurais mis cinq balles dans la tête ».

Des actes et propos qui, jusqu’à présent, n’ont pas suscité de grande campagne d’indignation de la part des grandes consciences internationales, pourtant habituellement très promptes à dénoncer les violences policières ainsi que les démonstrations de haine et de racisme.

Crédit photo Cyrl via Flickr (CC)

Yémen : 10 manifestants blessés par balles près d’un site pétrolier exploité par Total

Yémen : 10 manifestants blessés par balles près d'un site pétrolier exploité par Total

04/07/2012 — 09h30
SANA’A (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) — Dix manifestants ont été blessés par balles hier, dont deux grièvement, lorsque des militaires sont intervenus pour empêcher une manifestation de chômeurs d’avancer vers un site pétrolier. Les manifestants portaient des banderoles appelant Total à leur offrir des emplois et à donner la priorité aux diplômés au chômage.

Les sites pétroliers ou gaziers sont souvent la cible d’actes de violence ou de sabotage dans ce pays où les partisans d’Al‑Qaïda sont très actifs. Certes, le Yémen est un petit pays producteur de pétrole avec une production quotidienne d’environ 300.000 barils.

Crédit photo : Darwin Bel/Wikipédia sous licence CC.

“Prussiens et Français : différents et pourtant si proches…” par Dominique Venner

“Prussiens et Français : différents et pourtant si proches…” par Dominique Venner

[box class=”info”]Edito de la Nouvelle Revue d’Histoire n°61 – juillet-août 2012[/box]

Français et Prussiens, un couple moins improbable qu’on ne le croit… Pour preuve en 1784, l’Académie de Berlin institua un prix pour récompenser la meilleure réponse à une curieuse question : « À quoi faut-il attribuer l’universalité de la langue française ? » Antoine de Rivarol obtint le prix. Le travail pour lequel il avait concouru lui valut également une flatteuse épître de Frédéric le Grand. Ce dernier parlait et écrivait le français beaucoup mieux que l’allemand, langue qu’il réservait, disait-il, à ses chevaux. Retenons  que, cinq ans avant la Révolution française, la Prusse, en la personne de son monarque et de ses meilleurs esprits, voyait dans la France comme une sœur aînée. Cette sympathie admirative fut écornée par les conquêtes napoléoniennes, sans cesser vraiment, au moins dans la partie éclairée des deux nations. Pendant une grande partie du XIXème siècle, l’Université française regarda avec admiration sa sœur prussienne. On sait ce que fut l’influence prolongée de Kant, Hegel, Schopenhauer, et plus tard Nietzsche ou Heidegger. Il fallut la catastrophe de 1870-1871 pour que l’ancienne amitié fût brisée. Renan l’a dit mieux que personne : « La guerre entre la France et l’Allemagne est le plus grand malheur qui puisse arriver à la civilisation. L’harmonie intellectuelle, morale et politique de l’humanité est rompue. » En ce temps-là, comme à l’époque antique, on confondait volontiers l’humanité et l’Europe. À cette réserve près, c’était bien vu.

Il faut rendre grâce au général de Gaulle, longtemps hanté par l’idée de la Revanche propre à sa génération, d’avoir compris sur le tard que « l’essentiel, c’est que les deux peuples [les Français et les Allemands], dans leurs profondeurs, exorcisent les démons du passé ; qu’ils comprennent maintenant qu’ils doivent s’unir pour toujours. […] Les Français et les Allemands doivent devenir des frères » (1).

Certes, le général de Gaulle ne parlait pas des Prussiens, mais des Allemands. Cependant, aux yeux des Français, les Prussiens, ont souvent fait figure d’une sorte de condensé d’Allemands, ce qui était flatteur avant 1870.

Au XVIIIème siècle, la Prusse du Grand Frédéric apparaissait déjà comme l’État le plus moderne d’Europe. Plus tard, on a pu dire que cet État était sorti de l’Ancien Régime sans passer par la Révolution. Il représentait un modèle longuement commenté par Renan dans sa « Réforme intellectuelle et morale de la France » écrite au lendemain de 1870 pour conjurer les tares et défauts ayant conduit à notre défaite. Au risque d’anachronisme, on serait presque tenté de dire que l’essai de Renan anticipait sur les travers et carences ayant également produit la défaite de 1940 (2).

La Prusse s’était construite sur un peuple d’élite issu de toutes les régions allemandes et aussi de la France huguenote. Mais au-delà, elle avait été forgée par un style et des principes s’apparentant au stoïcisme. Au temps du Grand Frédéric, elle apparaissait comme un État où les grandes contradictions de monde moderne avaient pu se résoudre. La liberté de l’esprit ne s’y opposait pas à la discipline, la volonté historique n’avait pas été rongée par l’esprit de tolérance, la conscience nationale s’accordait avec le patriotisme monarchique. On ne peut ignorer non plus qu’avant 1932 la Prusse fut un môle de résistance au mouvement hitlérien. C’est elle encore qui a fourni le plus gros contingent de la conjuration du 20 juillet 1944. Non par préjugés aristocratiques, comme on l’a souvent dit, mais au nom d’une autre idée de l’Allemagne, peut-être utopique, accordée au « socialisme prussien » théorisé par Spengler, autoritaire, non libéral et fermé au grégarisme de masse. Et cette idée exigeante avait sans doute moins le pouvoir de nourrir un projet politique qu’une éthique personnelle. Mais, comme on le sait, c’est l’éducation intérieure des consciences qui peut conduire à une réforme de la société plutôt que l’inverse.

Crédit photo : Luciani/Wikipédia sous licence GNU.

Notes :
1)Propos tenus le 27 juin 1962. Ils ont été rapportés par Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, Editions de Fallois/Fayard, 1994.
2) Dans son n° 10 (janvier/février 2004), p. 50, La Nouvelle Revue d’Histoire a rappelé ce que furent le contenu et la portée de l’essai de Renan.

Entrée en vigueur du nouvel étiquetage des produits « bio »

Entrée en vigueur du nouvel étiquetage des produits « bio »

03/07/12 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– Après deux ans de période transitoire pour mise en conformité, le nouvel étiquetage des produits issus de l’agriculture biologique est entrée en vigueur le 1er juillet 2012 au niveau européen.

Le nouveau logo biologique de l’Union européenne (UE), uen feuille composée d’étoiles (voir illustration ci-dessus) sera désormais obligatoire sur toutes les denrées alimentaires préemballées biologiques, qui ont été produites dans les États membres. Ce logo indiquera aux consommateurs le respect des normes en vigueur. Le numéro de code de l’organisme de contrôle et le lieu de production des matières premières agricoles devront également impérativement apparaître sur les emballages.

Côté français, le ministère de l’Ecologie a rappelé la mise en place d’un motion « sans OGM » ou « nourris sans OGM » valable pour les produits ne contenant pas plus de 0,1% d’ADN génétiquement modifié.

Action des identitaires contre l’islamisation : l’hommage du vice à la vertu ?

L'hommage du vice à la vertu ?

03/07/2012 — 15h00
PARIS (NOVOPress) — Vu dans une rue parisienne cet autocollant (photo ci-dessus, cliquer sur elle pour la voir en entier) d’un groupuscule à l’intitulé clairement maoïste. Une reconnaissance de l’action des Identitaires contre l’islamisation de l’Europe ?

 

L’aide médicale d’Etat ne sera plus conditionnée au paiement d’une franchise

L’aide médicale d’Etat ne sera plus conditionnée au paiement d’une franchise

03/07/2012 — 13h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) — C’est un nouveau coup que la ministre des Affaires Sociales, Marisol Touraine porte contre la citoyenneté. En effet, Mme Touraine a annoncé que les clandestins ne seront plus obligés de s’acquitter d’une franchise de 30 € par an afin de bénéficier de l’AME ou aide médicale d’Etat. Cette aide a bénéficié, en 2011, à 220.000 personnes, un chiffre en hausse de 185 % depuis 2000. Le coût de cette mesure a aussi grimpé passant de 75 millions d’euros en 2000 à 588 millions d’euros aujourd’hui. Une mesure qui en devrait pas améliorer le trou de la sécurité sociale.

Crédit photo : DR

La suppression des fêtes chrétiennes du calendrier dans le viseur des libéraux

La suppression des fêtes chrétiennes du calendrier dans le viseur des libéraux

03/07/2012 — 11h00
PARIS (NOVOpress) — La ficelle est connue. Elle a servi pour le droit de vote des étrangers ou le mariage homosexuel. Elle consiste à tester la réaction de l’opinion publique en soumettant une proposition aux visées “progressistes” qui cache le plus souvent la destruction de l’identité française et européenne. L’objectif étant de convaincre subrepticement la population de son bien-fondé par le biais d’une propagande savamment orchestrée par médias du système et oligarchie.

Nouvelle tentative avec l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH), qui milite pour le remplacement des jours fériés chrétiens par ceux convenant aux salariés ayant embrassé d’autres religions (islam et judaïsme). Mais surtout l’ANDRH ne cache pas ses visées christianophobes, puisque la proposition indique ni plus ni moins que trois jours fériés instaurés en raison de fêtes chrétiennes – le jeudi de l’Ascension, le lundi de la Pentecôte et l’Assomption – seraient « banalisés ». L’alibi de l’ANDRH repose sur l’existence d’une société plurielle où se côtoient diverses religions et d’une volonté d’adapter le monde du travail au nouveau visage des salariés. La mise en œuvre de la proposition permettra à chacun de choisir qui, une fête musulmane qui, une fête juive. Par contre, les fêtes chrétiennes subiraient les foudres de l’ultra-libéralisme et de son orfèvre, à savoir le grand patronat. Il s’agit donc une nouvelle fois pour les thuriféraires du mondialisme de sacrifier sur l’autel de la productivité des marqueurs de l’identité chrétienne de la France.

Une sénatrice communiste réécrit l’histoire de la Résistance française

Une sénatrice communiste réécrit l’histoire de la Résistance française

03/07/2012 — 09h30
PARIS (NOVOpress) — Les quinze députés du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) ont souhaité, mardi, s’abstenir et ne pas accorder leur confiance au gouvernement Ayrault. Par ailleurs, fin juin, La sénatrice communiste Nicole Borvo Cohen-Seat, avait critiqué avec virulence Jean-François Copé de l’UMP qui avait mis le FN et le Front de gauche dans le même panier, en déclarant : « Même extrémisme, même populisme ». Suite à cette polémique, Nicole Borvo Cohen-Seat a ajouté : « Les communistes ont apporté une contribution décisive à la victoire sur l’occupant nazi à laquelle une certaine droite française à l’époque s’était alliée au nom de la formule (…) “plutôt Hitler que le Front populaire” ».

Une grossière désinformation historique. Le site Decitre.fr rappelle en effet qu’une « légende tenace veut que les pionniers et les héros de la Résistance aient été des hommes de gauche qui avaient combattu le fascisme depuis l’arrivée d’Hitler au pouvoir et qui, le jour de la défaite, se seraient dressés contre la barbarie nazie, tandis que “l’extrême droite”, accusée d’avoir préféré Hitler au Front populaire dès 1936, aurait pris sa revanche en soutenant le régime de Vichy et accepté d’emblée la collaboration avec l’Allemagne nazie. On oublie ainsi que le maréchal Pétain fut investi, le 10 juillet 1940, par une Assemblée nationale composée, pour moitié, de la Chambre des députés, celle-là même qui avait porté au pouvoir le Front populaire ; et que la Collaboration fut prônée par des hommes issus pour la plupart de la gauche, comme Pierre Laval, Marcel Déat ou Jacques Doriot. On oublie surtout que les premiers résistants venaient le plus souvent d’une droite nationaliste ».

Nicole Borvo Cohen-Seat passe sous silence aussi le ralliement très tardif du parti communiste et des socialistes à la Résistance. Un ralliement dont le moteur n’était pas la défense de la France, mais de la Russie communiste, suite à l’invasion de l’URSS par le régime hitlérien le 22 juin 1941.

Crédit photo : Julio Costa Zambelli/Flickr sous licence CC

Italie : Monti ne connaît pas l’hymne national !

Italie : Monti ne connaît pas l’hymne national !

03/07/2012 — 08h00
ROME (NOVOpress) — De sa déroute face à l’Espagne dimanche à Kiev, l’Italie a particulièrement retenu une image : celle de la tribune officielle où le Premier ministre Mario Monti bredouille le début de l’hymne national (Fratelli d’Italia, écrit par Goffredo Mameli en 1847, le grand chant du Risorgimento), puis s’interrompt brusquement et reste silencieux, l’air égaré, pendant que joueurs italiens et supporters chantent à pleins poumons.

Sur Twitter, l’indignation se déchaîne immédiatement : « Offrons le texte de l’hymne à Monti », écrivent de très nombreux internautes, tandis que d’autres ironisent : « Il sait seulement l’hymne de la Goldman Sachs ». Au lendemain du match, beaucoup de sites, comme Libero, accusent carrément Monti de « nous avoir porté la poisse ».

Ironiquement, la Chambre des députés a adopté le mois dernier une loi pour faire enseigner l’hymne de Mameli dans les écoles et pour instituer une « Journée de l’Unité nationale, de la Constitution, de l’Hymne et du Drapeau », fixée au 17 mars (date de la proclamation à Turin, en 1861, de l’Unité italienne). Il est vrai qu’il s’agissait aussi (surtout ?) d’une manœuvre politique contre la Ligue du Nord, seul parti à voter contre. « Nous ne serons disposés, a expliqué le député ligueur Davide Cavallotto, à chanter l’hymne italique que lorsque nos peuples jouiront d’une égale dignité. Tant que nos langues, comme le piémontais et le vénitien, ne seront pas respectées et reconnues par l’État central, il ne pourra pas y avoir de respect pour ceux qui oppriment la liberté de peuples qui ont des millénaires d’histoire ».

Gageons que ce ne sont pas des considérations de ce genre qui ont empêché Monti de chanter l’hymne national.

« Au bord du gouffre / La faillite annoncée du système de l’argent » d’Alain de Benoist

« Au bord du gouffre / La faillite annoncée du système de l'argent » d'Alain de Benoist

Sous ce titre, Alain de Benoist a publié à propos de la crise contemporaine une analyse incisive et peu complaisante du capitalisme. Les débouchés, dit-il, sont le problème éternel du capitalisme. Après la phase initiale qui a vu les salaires soumis à une très forte pression, au XIXe siècle surtout, ce problème a pu être résolu un temps par le fordisme : on a alors globalement et progressivement relevé le niveau des salaires de manière à soutenir la consommation. Mais…

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Mais après la période des Trente Glorieuses est survenue une baisse tendancielle de la profitabilité des investissements et, d’une certaine manière, on a abandonné le fordisme pour revenir à la phase initiale se caractérisant par une pression sur les coûts salariaux propre à restaurer la profitabilité.

La question des débouchés s’est alors posée à nouveau de manière aiguë. L’auteur énumère trois moyens propres à y répondre : premièrement, augmenter la durée du travail (le lecteur rapprochera sans doute ce moyen de l’exhortation à « travailler plus pour gagner plus »), avec tous les effets pervers qui s’ensuivent sur la vie personnelle des salariés ; deuxièmement, rechercher une main-d’œuvre moins chère et « peu revendicative », ce qui incite à recourir à l’immigration et aux délocalisations ; et enfin troisièmement, faciliter le crédit dans des proportions éventuellement imprudentes pour favoriser la consommation.

« Au bord du gouffre / La faillite annoncée du système de l'argent » d'Alain de BenoistOn touche ici au risque fondamental : un excès déraisonnable de crédit. Alain de Benoist replace ainsi dans une perspective plus générale l’événement ponctuel qui a déclenché une crise mondiale dont le système était gros : l’endettement des ménages américains par les prêts hypothécaires et l’impossibilité où ils étaient de rembourser ces « crédits pourris ».

L’auteur retrace alors tous les facteurs qui ont concouru et concourent encore à l’endettement général, au premier rang desquels la dérégulation globale, souhaitée par la pensée libérale.

Sur le plan privé, l’énorme endettement des ménages américains finit par affecter les finances mondiales et les banques par le biais de la titrisation. Sur le plan public la surémission de monnaie par la FED qui facilite cet endettement a lui aussi des répercussions en raison de la prééminence du dollar. Celui-ci, en effet, est jusqu’à un certain point une monnaie mondiale dont la gestion dépend d’un seul pays (gestion qui, depuis 1971, échappe à la contrainte de la convertibilité). Les autres pays sont obligés d’acheter du dollar pour éviter des déséquilibres majeurs de sorte que les Etats-Unis peuvent mener une politique budgétaire acceptant des déficits eux-mêmes majeurs. Alain de Benoist évalue leur endettement total à 340% de leur PIB.

Et il montre comment la dette publique des Etats n’est pas seulement due à la légèreté de la gestion par les politiques, mais aussi aux plans de sauvetage des banques privées. « Au total, les quatre principales banques centrales mondiales (FED, BCE, Banque du Japon, Banque d’Angleterre) ont injecté 5.000 milliards de dollars dans l’économie mondiale entre 2008 et 2010… En s’endettant massivement pour sauver les banques, les Etats ont permis aux banques de se relancer dans les mêmes activités qui avaient abouti à les mettre en péril ».

On arrive ainsi à la formule de Maurice Allais qui prévoyait « l’effondrement général d’une économie mondiale reposant sur une pyramide de dettes ».

Alain de Benoist critique vivement les oligarchies financières qu’il accuse d’avoir conçu le moteur de la crise présente : l’excès de crédit, lui-même motivé par une âpreté extraordinaire au gain. Il traite aussi les autres aspects du sujet : les délocalisations, qui appauvrissent les pays émetteurs sans enrichir les pays recevant (sinon chez ceux-ci, une mince couche de privilégiés) ; l’immigration, qui est l’arme du capital, qui pèse sur les salaires et que les politiques encouragent sans se préoccuper outre mesure des conséquences sociologiques ; l’extraordinaire aggravation des inégalités sociales, qui voit les classes inférieure et moyenne pénalisées au profit d’une hyperclasse aux revenus « faramineux » et de sociétés aux bénéfices énormes.

Il faut enfin faire mention spéciale du libre-échangisme comme motif initial de la crise actuelle : l’auteur montre que le recours massif au crédit (qu’il situe dans les années 1980) fut une réponse du capitalisme à une baisse tendancielle du taux de profit. On peut ajouter que l’origine de cette baisse se situe dans les années 1970, époque où l’on voit avec un faible décalage dans le temps, d’une part, la mise en place du libre-échangisme mondial (la négociation Kennedy a pris fin en 1969) et, d’autre part, la fin de la prospérité des « Trente Glorieuses ». On notera que le libre-échange, âprement et à juste titre dénoncé par l’auteur, est lui-même fruit dans le domaine économique d’un mouvement de pensée plus général : l’idéologie cosmopolite devenue dominante à partir de 1945.

En conclusion, on peut tenir le livre Au bord du gouffre pour un ouvrage brillant et instructif, même si certains lecteurs y trouveront quelques excès.

Pierre Milloz
29/06/2012

[box] * Alain de Benoist – Au bord du gouffre / La faillite annoncée du système de l’argent – Edition Krisis.[/box]

Note de la rédaction de Polémia :
Les points de vue d’Henry de Lesquen et d’Alain de Benoist sont généralement assez éloignés, notamment en matière économique. On observera toutefois une convergence d’analyse sur le rôle de l’excès de crédit comme amplificateur de la crise. Nos lecteurs peuvent utilement se reporter à ce texte d’Henry de Lesquen :
Les raisons de la crise économique : les éclairages de l’école autrichienne.
En 1972, sous la signature de Michel Norey, la revue Nouvelle Ecole avait de son côté souligné l’importance de l’école autrichienne dans son numéro consacré aux théories économiques.
Nos lecteurs peuvent aussi se reporter aux articles suivants :
L’idéologie cosmopolite à l’origine de la crise économique
L’idéologie de la superclasse mondiale (1re partie)
« Mémoire vive » de Alain de Benoist

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Fayçal Mokhtari, tueur présumé à l’entrée d’une discothèque de Lille. Chance pour la France ?

Fayçal Mokhtari, tueur à l'entrée d'une discothèque de Lille. Chance pour la France ?

02/07/2012 — 17h30
LILLE (NOVOpress) —
Dans le cadre de ses campagnes “Chance pour la France ?”, le Bloc Identitaire publie une nouvelle affiche (cliquer sur l’image pour la voir en entier) :

“Fayçal Mokhtari. Poursuivi à de nombreuses reprises pour vol, escroquerie, braquage et trafic de stupéfiants. Assassin ayant tué deux personnes et blessé six autres en tirant sur l’entrée d’une boîte de nuit après en avoir été “refoulé”. Chance pour la France ?”

Les meurtres ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche à Lille. Novopress à remarqué que, comme d’habitude quand il s’agit de “diversité”, au début la plupart des grands médias se sont bien gardés de donner le patronyme et la photo du tueur présumé dont pourtant Benoît Lecomte, du syndicat de police Alliance disait déjà qu’il s’agissait  d’un “homme de 32 ans, qui résidait à Tourcoing, près de Lille. Il a déjà fait plusieurs séjours en prison pour des vols simples, des trafics de stupéfiants, abus de confiance, violences”. Pourtant patronyme et photo auraient pu gêner sa fuite et permettre de l’arrêter.
A notre connaissance aucun de ces médias n’est cependant allé jusqu’à transformer Fayçal en par exemple Christian, comme l’a fait Le Monde pour le récent meurtre du breton, Kilian, à Rennes (Le Monde a transformé Souleymane en Vladimir !)

Actuellement les enquêteurs ont identifié le complice présumé (il conduisait la voiture pendant l’attaque) : Djelloul Cherifi. Un “Lillois” selon Le Parisien.fr, lui aussi déjà connu des services de police.

Ecosse : « Better Together » vs « Yes Scotland »

Ecosse : « Better Together » vs « Yes Scotland »

02/07/2012 – 15H30
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) – En réponse à la campagne « Yes Scotland » lancée il y a un peu plus d’un mois par le Scottish national party (SNP) en faveur de l’indépendance écossaise, les trois principales formations politiques britanniques se sont regroupées pour mener campagne en faveur du maintien de l’Ecosse au sein du Royaume-Uni. Une union sacrée qui traduit la crainte de l’establishment politique britannique de voir l’Ecosse quitter, dans un avenir plus ou moins proche, le Royaume-Uni.

Le mouvement « Better Together » (« Mieux ensemble »), lancé il y a une semaine à Edimbourg par Alistair Darling (à gauche sur la photo), un ancien ministre des Finances du Labour d’origine écossaise, regroupe les deux partis – conservateur et libéral démocrate – actuellement au pouvoir à Londres et le parti travailliste, autour d’une « plateforme commune ».

« Ceux d’entre nous, de quelque bord que ce soit, qui pensent qu’il est mieux pour l’Ecosse de faire partie du Royaume-Uni, doivent maintenant travailler ensemble », a déclaré Alistair Darling avant d’ajouter : « Comme beaucoup d’Ecossais, nous croyons que notre avenir et celui de nos enfants sera meilleur si nous restons partenaires au sein du Royaume-Uni ». Misant sur la peur du changement et la crainte de l’avenir, le porte-parole du « non » a mis en avant les difficultés économiques rencontrées actuellement en Europe pour mettre en garde les électeurs. « La dernière chose dont nous avons besoin, c’est de créer de nouvelles zones d’incertitude, d’instabilité et de division », a-t-il affirmé.

A ce discours très conservateur, Alex Salmond avait répondu par avance en déclarant : « Je veux que l’Ecosse soit indépendante, pas parce que je pense que nous sommes meilleurs que les autres pays mais parce que je sais que nous sommes aussi valables que les autres pays ». Selon le leader du Scottish national party (SNP), « les gens qui vivent en Ecosse sont les mieux placés pour prendre des décisions sur l’Ecosse ». Un point de vue partagé aujourd’hui, selon les derniers sondages, par un tiers des Ecossais.

Photo : Alistair Darling (à gauche), en compagnie de Christine Lagarde et du Secrétaire au Trésor américain Tim Geithner, lors d’un sommet du G7 en 2009. Crédit photo : IMF Staff Photo/Stephen Jaffe, via Wikimedia, domaine public.