Mérignac : Les identitaires apposent leur propre signalisation

Mérignac : Les identitaires apposent leur propre signalisation

04/06/2012 – 08h00
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Le congrès de l’association des musulmans de Mérignac (Gironde) avait provoqué la polémique, avec le souhait des organisateurs d’inviter le très controversé Hani Ramadan, prêcheur favorable à la pratique de la lapidation.

Afin de protester contre la tenue de cette réunion, le Bloc Identitaire Aquitaine a apposé dans la nuit de jeudi des plaques de rue factices « Avenue de l’amputation » ou encore « Avenue de la lapidation ». Pour ces militants connus pour leurs actions coup de poing, cette action humoristique vise à « honorer certaines pratiques ou règles courantes dans les pays musulmans ». Pour aider à une meilleure compréhension, un texte explicatif est inscrit sur les plaques…

Le modèle japonais à l’épreuve des crises de Fukushima et de la Corée du Nord [vidéo]

Le modèle japonais à l’épreuve des crises de Fukushima et de la Corée du Nord [vidéo]

Emmanuel Lincot reçoit Édouard Pflimlin (www.fenetreeurope.com) pour un entretien portant sur le modèle japonais à l’épreuve des crises de Fukushima et de la Corée du Nord.

À propos de l’auteur

Emmanuel LincotEmmanuel Lincot

Directeur de la Chaire des Études Chinoises Contemporaines (Institut Catholique de Paris). Politiste, sémiologue et sinologue de formation, il s’intéresse aux enjeux contemporains de la Chine tant dans les domaines politiques que culturels. Enrichi par une longue expérience de terrain en Asie, il mène une activité de conseil auprès de multinationales et des services de l’État.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv. [/box]

Commémoration de la bataille de Saint-Vidian contre les sarrasins, à Martres-Tolosane

Martres-Tolosane : reconstitution de la bataille de Saint-Vidian contre les sarrasins

03/06/12 – 17h20
TOULOUSE (NOVOpress)  – Ce matin avait lieu à Martres-Tolosane (Haute Garonne) la reconstitution de la bataille de Saint-Vidian contre les sarrasins.

Cette reconstitution historique et religieuse est à notre connaissance la seule commémoration de la lutte contre l’invasion par les sarrasins dans le sud de la France durant plusieurs siècles.

L’église Saint Vidian de Martres-Tolosane a été ainsi nommée en l’honneur du guerrier qui, selon la légende, mis en déroute les sarrasins en ce lieu. Elle abrite ses reliques et c’est le point de départ de la procession de Saint Vidian lors de la fête du dimanche de la Trinité. Plus de 250 habitants participent à la reconstitution de la bataille entre sarrasins et chrétiens. En 2013 cette commémoration est prévue le 26 mai.

Martres-Tolosane : reconstitution de la bataille de Saint-Vidian contre les sarrasins

L’éminence rouge de François Hollande : François Rebsamen, le marionnettiste de Matignon

L'éminence rouge de François Hollande : François Rebsamen, le marionnettiste de Matignon

Il y a le gouvernement… et puis il y a ceux qui décident vraiment. Les ministres doivent le savoir : un pré-conseil des ministres a lieu chaque mardi à l’Elysée. Avec, pour « premier ministre bis », le très sectaire François Rebsamen, qui a choisi de tirer les ficelles et de gouverner dans l’ombre.

Durant sa campagne, le candidat Hollande avait promis: « Je ne recevrai pas à l’Elysée les parlementaires qui me soutiennent. Le rôle des parlementaires, c’est d’être au Parlement. » Un engagement pris devant 10000 personnes le samedi 3 mars à Dijon, la ville dont le sénateur-maire est François Rebsamen. Et d’ajouter, ironique: « Je suis venu vous annoncer, si je suis élu, une grande nouvelle: il y aura donc un gouvernement. » Une façon de marquer sa rupture avec l’« hyper-présidence » de Sarkozy. Mieux vaut en rire… Car en fait de gouvernement, il y en a deux.

Chaque mardi, sans que cela soit mentionné sur l’agenda communiqué par la présidence de la République, un pré-conseil des ministres visant à préparer celui, officiel, qui se tient chaque mercredi, se déroule à l’Elysée en tout petit comité. S’y réunissent Hollande, de proches collaborateurs de celui-ci, issus du Parti socialiste, le premier ministre Jean- Marc Ayrault et… le maire de Dijon, François Rebsamen. Comme l’avait dit Hollande lors du même meeting de Dijon: lui élu, « ce ne sera pas l’Etat PS ». En effet: Martine Aubry ne fait pas partie de ce gouvernement occulte…

Agé de 61 ans, François Rebsamen, outre ses fonctions déjà citées, est le président très puissant du groupe socialiste au Sénat et l’un des proches parmi les proches de Hollande, qui en avait fait le numéro 2 du PS lorsqu’il en était devenu le premier secrétaire. Le quotidien « La Croix » l’avait alors défini comme « le bras armé de Hollande ».

Les francs-maçons en force à l’Elysée

Accessoirement – façon de parler… –, Rebsamen, qui a débuté sa carrière politique chez les trotskistes de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), est membre du Grand Orient de France. Tout comme le président socialiste du Sénat, Jean- Pierre Bel, dont François Hollande vient de piller l’équipe en aspirant cinq de ses membres à l’Elysée – parmi lesquels Pierre-René Lemas, directeur de cabinet de Bel devenu secrétaire général de l’Elysée, et Pierre Besnard, passé de chef de cabinet de l’un à chef de cabinet de l’autre.

Voilà qui va renforcer l’ambiance très « fraternelle » des réunions secrètes du mardi, qui justifient a posteriori l’article que notre confrère François Koch, spécialiste de la franc-maçonnerie, avait publié en janvier dernier dans « L’Express » sous le titre: « Comment les francs-maçons manipulent les candidats. » « Comme Chirac avant lui, Hollande cajole les frères », écrivait notamment Koch dans un tex te qui consacrait une large place à Rebsamen, présenté comme l’un des inspirateurs de la volonté de Hollande « d’intégrer dans la Constitution les principes de la très maçonnique loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat ». Un engagement pris par le candidat socialiste en novembre 2011 au siège parisien… du Grand Orient de France !

On se souvient que, le mercredi 16 mai, l’annonce de la composition du gouvernement Ayrault, prévue pour le milieu d’après-midi, avait été différée d’heure en heure. Il avait fallu attendre 19h30 – juste à temps pour le journal de 20 heures – pour que le secrétaire général de l’Elysée puisse enfin en communiquer la liste. La raison majeure de ce retard? Pendant que les journalistes s’interrogeaient sur les difficultés de dernière heure que pouvait bien rencontrer le chef de l’Etat – les attribuant au refus de Martine Aubry de participer au gouvernement –, François Hollande était en fait en train de négocier avec François Rebsamen !

Un interlocuteur… pour le FLNC

Convoqué à l’Elysée, Rebsamen a passé ce jour-là plus d’une heure et de mie avec le chef de l’Etat et le premier ministre! Hollande a fait des pieds et des mains pour qu’il intègre le gouvernement. Au fil de la négociation, le maire de Dijon, qui rêvait du ministère de l’Intérieur, s’est vu proposer de plus en plus d’attributions, jusqu’à un ministère gigantesque: ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l’Etat, de la Dé centralisation, de l’Egalité des territoires et des Elections, avec autant de ministres délégués qu’il le souhaitait! Marylise Lebranchu et Cécile Duflot, qui se répartissent ces domaines, vont être contentes d’apprendre qu’elles n’ont été choisies que par défaut… Rebsamen a refusé ce portefeuille, au prétexte, a-t-il assuré aux Dijonnais, que l’exigence de non-cumul d’une fonction exécutive locale avec une fonction ministérielle l’aurait contraint à abandonner la mairie de la ville, ce à quoi il ne pouvait se résoudre.

En réalité, Rebsamen a obtenu plus et mieux. Cet ancien membre du cabinet de Pierre Joxe, le très retors ministre de l’Intérieur de François Mitterrand, a gagné le poste officieux de premier ministre bis et le droit de conserver son mandat de sénateur et son poste de maire ! Chaque mardi matin, a-t-il confié, il « élaborera la semaine politique » avec François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Après être passé par le siège du Grand Orient ? C’est là, rue Cadet, que, le 22 janvier 2000, la carrière de François Rebsamen avait failli prendre fin. Ce jour-là, Simon Giovannaï, Grand Maître du GODF, avait reçu « quatre représentants de la direction militaire du FLNC, dont deux poseurs de bombes présumés », pour essayer de trouver un accord politique sur le modèle des accords de Nouméa – négociés, eux aussi, par la maçonnerie. Or « même s’il n’a cessé de le nier, plusieurs participants et témoins confirment que le frère François Rebsamen, […] alors chargé des fédérations au secrétariat national du PS, participait bien à cette réunion »(1)

Destinée à demeurer secrète, cette réunion de cagoulés sera divulguée, sans doute via les services du ministère de l’Intérieur détenu alors par Jean-Pierre Chevènement, opposé à toute négociation avec les terroristes. Simon Giovannaï devra démissionner trois mois plus tard. François Rebsamen, lui, est plus que jamais aux premières loges du pouvoir.

Antoine Vouillazère

(1) François Koch, Le vrai pouvoir des francs-maçons, éd. Express-Roularta, 2009.

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 30 mai 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

L'éminence rouge de François Hollande : François Rebsamen, le marionnettiste de Matignon

Italie : une rixe entre immigrés ravage un hôpital

Italie : une rixe entre immigrés ravage un hôpital

03/06/12 – 10h30
CÔME (NOVOpress) –
L’hôpital, nouveau champ de bataille de la guerre ethnique entre immigrés en Italie ? C’est en tout cas ce qui s’est passé dans la nuit de jeudi à vendredi à Erba (dans la province de Côme en Lombardie), à l’hôpital de la Sainte-Famille, tenu par les Frères de la Charité (ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu).

Jeudi soir, vers 22 heures, deux Albanais d’une trentaine d’années, Ibrahim Zapzuni, résident dans la région, et Enea Ahmet, sans domicile fixe, se sont battus avec un Syrien du même âge, Hani Ajaj, officiellement résident à Rome mais en fait sans domicile fixe. La rixe a eu lieu « pour des motifs futiles », écrit l’édition locale du Corriere (copie d’écran en Une), mais en plein centre ville, sur la place principale. Les Albanais ont blessé le Syrien à coups de couteaux ou, peut-être, avec des tessons de bouteilles. Le Syrien a pu s’enfuir. Plus tard, vers quatre heures du matin, il s’est présenté tout en sang aux urgences de l’hôpital.

Il a été rejoint dans la salle d’attente  par les Albanais, décidés à lui régler son compte et qui s’étaient munis d’une bouteille d’essence. Ils en ont aspergé leur ennemi et, devant les patients et les médecins terrifiés, ont tenté de lui mettre le feu avec un briquet qui, heureusement, n’a pas fonctionné. Une lutte violente a alors repris entre les trois immigrés et ne s’est interrompue qu’à l’arrivée des carabiniers, qui sont parvenus à grand-peine à les séparer et les ont emmenés au poste.

Le bâtiment a été dévasté par la fureur des immigrés et a dû être fermé pendant plus de deux heures. Le service des urgences a été complètement interrompu.

Société toxique : toujours plus de jeunes français fument du cannabis

Société toxique : toujours plus de jeunes français fument du cannabis

03/06/12 – 08h30
PARIS (NOVOpress)
– Ennui, absence de perspectives, d’idéal, délitement familial …. Dans la tranche d’âge des 15-16 ans, la France est le pays d’Europe qui a connu la plus forte augmentation de la consommation de cannabis entre 2007 et 2011.

Selon l’enquête Espad (European School Survey Project on Alcohol and Other Drugs), aujourd’hui 39 % des jeunes de 15-16 ans ont déjà fumé du cannabis au moins une fois dans leur vie quand ils n’étaient que 31 % en 2007, soit la plus forte croissance des 36 pays européens analysés.

La France est également le pays où l’on trouve le plus d’utilisateurs de cannabis « à problème » (violence, dépression, déscolarisation, troubles mémoriels…). Ils sont en effet près de 10% à souffrir de ces maux, contre 4 à 6 % dans les autres pays testés.

Parallèlement, l’étude révèle que l’usage des autres substances psychoactives est également à la hausse, notamment pour le tabac et l’alcool.

Crédit photo M. Martin Vicente via Flickr (CC).

Tremblements de terre en Italie : la « Salamandre » a besoin de fonds !

Tremblements de terre en Italie: la « Salamandre » a besoin de fonds !

02/06/12 – 18h45
ROME (NOVOpress)
– Alors que l’impéritie gouvernementale s’impose chaque jour un peu plus aux yeux des populations sinistrées, la « Salamandre », l’organe de protection civile du mouvement Casapound, accentue son travail dans les désormais trois camps d’urgence qu’elle gère jours et nuits.

C’est de toute l’Italie qui viennent, à leurs frais, de jeunes militants pour participer à cette mission de solidarité de longue durée, la présence de la Salamandre sur les lieux de la catastrophe étant estimé à un minimum de deux mois.

Dans cette région pourtant historique de l’antifascisme le plus sanglant, la population locale apprécie tout particulièrement la présence des jeunes militants de Casapound qui réconfortent et rassurent notamment les personnes âgées parfois effarouchées par l’imposante présence immigrée dans les autres structures d’accueil.

De son côté le gouvernement de Mario Monti n’a pas trouvé d’autre solution que d’augmenter encore un peu plus le prix de l’essence, prétendument pour financer la reconstruction, ce dont doute légitimement la majorité des sinistrés quasiment abandonnés par l’Etat depuis les premières secousses sismiques.

Face à cette défection étatique et afin de développer son action et de la professionnaliser encore un peu plus, la Salamandre a aujourd’hui besoin de fonds et fait donc appel à la générosité nationale et européenne pour soutenir les bénévoles qui se relayent sur place.

Pour soutenir « La salamandre » et faire par un don un acte concret de solidarité européenne:
– La Salamandra (Roma). Iban IT76 G083 2703 2270 0000 0006 230

– Ou via Paypal (en précisant “Don pour la Salamandre”) : c’est ici.

Kiosque Courtois du samedi 2/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi - Logo – L’actualité de la semaine en écrit

[box]Le samedi, une revue de la semaine des “Bulletins de Réinformation” de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio du Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.[/box]

FRANCE

Depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande et la nomination de Laurent Fabius au Quai d’Orsay, il semble que la diplomatie française n’accuse aucun changement important.

Kiosque Courtois du samedi 2/6/2012 – L’actualité de la semaine en écritIl y a bien sûr le contexte international, qui n’a pas changé. Quand la chancelière allemande, Angela Merkel, refuse de revenir sur le principe du MES (le Mécanisme européen de stabilité), François Hollande (photo) n’a plus qu’à s’incliner, comme Sarkozy se serait incliné. Tout au plus accepte-t-elle d’y associer davantage de “croissance” afin que le nouveau président ne perde pas trop la face par rapport à son électorat.

Kiosque Courtois du samedi 2/6/2012 – L’actualité de la semaine en écritEncore que, comme le souligne Marine Le Pen, pour Merkel, qui dit « croissance » dit aussi dérèglementation, démantèlement du code du travail, avec entre autre la fin du CDI. Toutes choses que l’électeur moyen de François Hollande serait très surpris de trouver sous le vocable magique de « croissance »…

Quoi qu’il en soit, Hollande, ayant accepté de se soumettre aux règles de l’Union européenne du Traité de Lisbonne, n’a plus aucun moyen de pression, ni aucune marge de manœuvre.

Kiosque Courtois du samedi 2/6/2012 – L’actualité de la semaine en écritEt il y a d’autre part l’influence des coteries et des personnalités européistes et atlantistes, que l’on retrouve aussi bien à l’UMP qu’au Parti socialiste. La plus symbolique est Bernard-Henri Levy (photo) : en conseillant à François Hollande une intervention militaire en Syrie, BHL exerce sur le nouveau président la même influence que sur Nicolas Sarkozy auparavant. Il y a un changement qui semble néanmoins important : François Hollande a annoncé le retrait des forces françaises d’Afghanistan…

Oui, mais uniquement des forces combattantes ! Ce qui signifie très concrètement qu’un gros contingent français restera sur place, mais cantonné à un rôle plus défensif. Marine Le Pen a fort justement rappelé que les forces combattantes ne sont pas les seules exposées : les quatre militaires français tués lors d’un attentat à Kaboul en janvier dernier étaient des instructeurs.

Et en échange de cette victoire en trompe l’œil donc, François Hollande a fait une concession majeure aux Américains sur la question du bouclier antimissile. Pourtant, lors de sa campagne, le candidat socialiste s’était déclaré “réservé”, estimant que ce projet « méritait réflexion ». « Mes réserves ont pu être levées » a-t-il déclaré, toute honte bue, dimanche dernier.

La première des quatre étapes de ce programme lancé lors du sommet de Lisbonne de 2010 est déjà achevée. Les trois autres devraient suivre jusqu’en 2020. Il s’agit d’un radar en Turquie, (une localisation qui doit nous interpeller sur la place que l’oligarchie entend réserver en Europe à cette puissance islamique majeure), d’une frégate américaine équipée de missiles SM-3 et d’un centre de commandement à Ramstein, en Allemagne.

Cette concession de Hollande sur le bouclier anti-missile n’est pas une surprise. Outre l’allégeance à l’Hyperpuissance sur la position ascendante de la Turquie, que vous venez d’évoquer, Hollande s’est également aligné sur les intérêts des grands industriels français de l’armement (MBDA, Astrium, Thalès…) qui entendent participer à ce programme, rééquilibrant ainsi la baisse annoncée des budgets d’investissements nationaux en matière d’armement. C’était, naturellement, en tout point, la position du précédent locataire de l’Elysée.

Moralité : les électeurs votent, les politiques demeurent…

Et qu’en est-il des questions économiques ?

Hollande entend respecter ses promesses électorales, en particulier celle d’augmenter le Smic, mais sans déstabiliser les entreprises. Or les moyens pour relancer la croissance (la vraie…) et lutter contre la pauvreté sont problématiques. En France, les charges salariales et surtout patronales sont beaucoup plus importantes qu’en Allemagne. On s’étonne que le système d’assurance maladie allemand soit en excédent de 16 milliards d’euros, alors que le système français est en déficit de 28 milliards. Nos voisins d’outre-Rhin ne sont pas moins malades, mais une bonne partie de l’argent de la couverture maladie est prise sur la TVA. Or en Europe, les produits exportés sont vendus en exonération de la TVA du pays de départ. Ils sont en revanche soumis à la TVA du pays d’accueil. Une formidable machine de guerre pour l’Allemagne, puissance fortement exportatrice. Ainsi les voitures allemandes arrivant en France sont exonérées de la part de charges sociales prise sur l’argent de la TVA allemande. Pour les Français, cela équivaut à une subvention de 20 à 40 % sur le coût de la main-d’œuvre des Mercedes, Volkswagen et autres Opel…

En tout cas, Hollande ne bénéficie d’aucun état de grâce sur le front du chômage. Huit jours seulement après la tenue du premier Conseil des ministres, les bombes sociales ont commencé à éclater. Il y a une semaine, Technicolor a déposé le bilan de son usine de décodeurs d’Angers, son dernier site industriel en Europe. Au même moment, le tribunal de Lorient plaçait en redressement judiciaire Navimo, un nom bien connu des marins. En attendant la faillite redoutée de Doux, le numéro un européen de la volaille. Arcelor-Mittal vient de confirmer la prolongation pour 6 mois de l’arrêt des hauts fourneaux de Florange, sans doute prélude à leur fermeture définitive. Etc., etc.

Kiosque Courtois du samedi 2/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Le Premier ministre Ayrault (photo) vient d’avertir que plus d’une trentaine de moyennes et grosses entreprises françaises pourraient mettre la clé sous la porte dans les mois qui viennent.  Des dizaines de milliers d’emplois sont directement menacés, alors même que le chômage atteint un niveau record dans l’ensemble de la zone euro et qu’il repart également à la hausse aux Etats-Unis.

Mais Hollande, tel Zorro, sort sa botte infaillible : les Eurobonds !

Si Merkel refuse toute fuite en avant vers toujours plus de dette, de son côté, François Hollande professe qu’un endettement continuel peut permettre de gagner du temps, en attendant une bien improbable relance. A travers les Eurobonds, le nouveau président entend créer une « dette fédérale » qui pourrait, selon lui, venir soulager les instances européennes et leur permettre d’avoir une réelle politique interventionniste.

Si je vous comprends bien, les « eurobonds » sont de la dette. Ce qui signifie que l’on ajoutera encore de la dette à la dette, une dette qu’il faudra bien rembourser un jour. Contrairement à ce que pense Hollande, la dette ne réduit pas les déficits publics ni ne rend les entreprises plus performantes. La dette ne crée pas de croissance. Alors pourquoi François Hollande persiste-t-il ? Dogmatisme ou incompétence ? Les deux, peut-être…

Tout laisse à penser que l’Allemagne s’écartera tôt ou tard de l’actuelle organisation de la monnaie unique pour se recentrer sur une zone « Euro Nord » réunissant les actuels pays « vertueux ». Dès lors, l’entêtement de Hollande provoquera la rupture du couple franco-allemand. La France pourrait alors se retrouver à la tête d’une Europe dite « du Sud » regroupant les pays les plus endettés. En quelque sorte, une union de paralytiques, de boiteux et de borgnes auxquels les socialistes, dans leurs délires immigrationnistes, pourraient adjoindre le Maghreb, voire la Turquie. Sarkozy rêvait d’une « union de la Méditerranée ». Hollande pourrait bien la réaliser.

Donc, si je vous suis bien, en matière économique également, les électeurs votent mais les politiques demeurent. C’est bien cela ?

On peut en effet dire les choses comme ça…

 

MONDE

Syrie : l’ONU reconnaît qu’il s’agit bien d’une guerre civile

Jouant les apprentis va-t’en guerre, le président Hollande a mentionné mardi sur France 2 la possibilité d’une intervention armée en Syrie si le Conseil de sécurité le décidait.

Réaction de Marine Le Pen jeudi sur la Chaîne parlementaire, je cite : « [Hollande] ne prend aucun risque : cette opération est totalement virtuelle », puisque des grandes puissances s’y opposent fermement. Pour la présidente du Front national : les événements tragiques qui se déroulent en Syrie depuis quelques mois sont une véritable guerre civile, ce que commencent seulement à reconnaître l’ONU et de nombreux responsables gouvernementaux occidentaux. Il n’y a pas d’un côté un méchant gouvernement et de l’autre des civils désarmés, précise-t-elle. Avant d’ajouter : « C’est un problème international, je voudrais juste qu’on arrête de le présenter aux Français comme s’ils avaient quatre ans ».

Sur le terrain, la situation est loin d’être aussi claire que voudraient le faire croire les médias de l’oligarchie. Selon Damas, en effet, les récents massacres de Houla ont été perpétrés par des rebelles dans le but de provoquer une intervention militaire occidentale. Le général Souleiman, chef de la commission d’enquête gouvernementale, a déclaré que les victimes de la tuerie de vendredi dernier (108 morts, dont de nombreux enfants) étaient des familles, je cite : « qui refusaient de s’opposer au gouvernement et étaient en désaccord avec les groupes armés ». Il a ajouté que de nombreuses victimes appartenaient à la famille d’un membre du Parlement syrien.

Les rebelles syriens ont demandé à l’émissaire international Kofi Annan de reconnaître l’échec de son plan de paix, alors que de son côté, le gouvernement syrien affirme vouloir le succès du plan Annan et a invité les groupes de l’opposition qui rejettent le principe d’une intervention étrangère à dialoguer avec le gouvernement légal.

Milices islamiques armées en Libye, en Syrie : les interventions mènent, ou risquent de mener, à une situation pire qu’avant… En Libye, remarque Marine Le Pen, je cite : « on a remplacé une dictature laïque par une dictature islamiste ». Certes, dans l’absolu, on peut imaginer sortir d’une dictature laïque par autre chose qu’une dictature islamiste. La présidente du Front national constate qu’une telle heureuse issue ne s’est jamais produite, et conclut, je cite encore : « J’ai toujours été contre toutes les interventions qui ont été faites. »

 

Al-Jazeera va ouvrir une chaîne d’info en continu en français

Selon Le Figaro, Al-Jazeera devrait prochainement lancer une chaîne d’information en continu pour concurrencer Radio France Internationale, très présente en Afrique de l’ouest. La chaîne ne devrait pas s’arrêter là puisqu’elle sera également accessible par satellite depuis la France et le Maghreb, deux créneaux qu’elle convoite depuis très longtemps. Al-Jazeera n’en est pas à son coup d’essai : il y a quelques mois, elle créait une antenne en swahili pour rivaliser avec la BBC en Afrique de l’est.

 

Selon Thilo Sarrazin (photo) : « L’Allemagne est victime d’un chantage à l’holocauste »

Kiosque Courtois du samedi 2/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit A l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage L’Europe n’a pas besoin de l’euro, l’ancien membre du directoire de la Banque centrale allemande, a déclenché une nouvelle polémique en affirmant que son pays était l’otage de la zone euro et surtout la victime d’un « chantage à l’Holocauste ». Concernant la situation économique qui est le propos principal de son ouvrage, il écrit que « la politique actuelle fait de l’Allemagne l’otage de tous ceux qui, au sein de la zone euro, pourraient avoir, un jour ou l’autre et pour quelque raison que ce soit, besoin d’aide ». Et Thilo Sarrazin de soutenir que l’euro a été pour l’Allemagne la source d’importants risques financiers, et de rappeler que la création d’une union monétaire sans union politique est vouée à l’échec.

Un passage de l’ouvrage a suscité de vives critiques outre‑rhin. L’auteur affirme en effet que les partisans allemands des obligations européennes sont « Poussés par ce réflexe très allemand selon lequel nous ne pourrions finalement expier l’Holocauste et la Deuxième Guerre mondiale qu’une fois transféré en des mains européennes l’ensemble de nos intérêts et de notre argent »

 

L’assureur britannique Lloyd’s of London se prépare à l’éclatement de la zone euro

Kiosque Courtois du samedi 2/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Dans un entretien accordé dimanche dernier au Sunday Telegraph, le PDG de la compagnie d’assurance Lloyd’s of London, Richard Ward, a admis qu’il se préparait à un effondrement de l’euro. La Lloyd’s a mis au point un plan d’intervention qui lui permettra de passer d’une plate‑forme de souscription basée sur l’euro à un système multi‑devises, au cas où la Grèce serait amenée à abandonner l’euro. Ward a également averti qu’en cas d’éclatement de la zone euro, le groupe pourrait déprécier 59 milliards d’euros d’investissements. Il a clôt son entretien en affirmant, je cite : « Je ne pense pas qu’une sortie de la Grèce de la zone euro se traduise par un effondrement de la zone euro, mais ce que nous devons faire, c’est nous préparer à cette éventualité. »

 

[Lu sur le net] Surprise ? Hollande n’a pas fait « plier » Poutine !

[Lu sur le net] Surprise ? Hollande n’a pas fait « plier » Poutine !

Comme attendu, chacun a campé sur ses positions syriennes ce vendredi soir à l’Élysée : François Hollande a affirmé, lors du point de presse commun avec son invité russe, qu’il n’y avait pas de solution en Syrie sans « départ de Bachar al-Assad » et demandé de nouvelles sanctions contre son régime, qui, a-t-il déclaré, « s’est conduit de manière inacceptable, intolérable » et a « commis des actes qui le disqualifient« . Ces déclarations un rien abruptes mais conformes à la vulgate occidentale n’ont peut-être pas complètement surpris Poutine, les deux hommes ayant dû assez longuement aborder le sujet au cours de leurs deux heures et demie d’entretiens – dîner compris. Mais elles l’ont visiblement agacé et il a fait allusion, juste après la sortie de Hollande, au fait que Bachar al-Assad s’était par le passé d’avantage rendu à Paris qu’à Moscou.

Poutine à Hollande : “Combien de civils victimes des rebelles ?

Pour le reste, et sur le fond de l’affaire, le président de la Fédération de Russie a répété que la solution à la crise syrienne ne pouvait être que politique et que rien ne pouvait y être obtenu par la force ; il a mis en doute l’efficacité des sanctions et dit qu’il fallait tout faire pour éviter une guerre civile, dit aussi que le régime n’était pas seul responsable du climat de violence, évoquant les victimes des « rebelles« . Poutine a même posé la question à l’intention de son interlocuteur et bien au-delà : “Combien de civils ont péri aux mains des autres, des rebelles, est-ce que vous avez compté ces pertes, il s’agit de centaines de personnes !Un rappel nécessaire en ce lieu et vis-à-vis de cet interlocuteur voué à la langue et à la pensée de bois sur ce sujet. Et aussi une façon de rappeler que la Russie ne se laissait pas impressionner par le pathos hypocrite des Occidentaux sur le drame de Houla, sur lequel ils se sont littéralement précipités sans attendre une vraie enquête, ce qui risque d’ailleurs de tourner à leur confusion. Le président russe a nié à ce sujet que la Russie ait livré à Damas des armes susceptible de servir à sa lutte contre les bandes armées.

[Lu sur le net] Surprise ? Hollande n’a pas fait « plier » Poutine !
À gauche la détermination, à droite la posture : qui a gagné selon vous ?
Répondant point par point à son – nous allions dire « adversaire » – hôte, Vladimir Poutine a eu ces mots sur le départ de Bachar réclamé mécaniquement par l’Ouest : « Si on écartait du pouvoir un président en exercice, est-ce que vous croyez qu’il y aurait un bonheur total dans ce pays demain ? Non » Et le chef de l’État russe a eu beau jeu de mettre en exergue les violences ayant suivi les chutes de Saddam Hussein et de Mouammar Kadhafi, dans deux pays arabes victimes notables de l’ingérence humanitaire à l’occidentale.

Et, logiquement, il a réaffirmé son appui résolu au plan de paix Annan : « Nous devons tout faire pour que sa mission (à Kofi Annan) soit couronnée de succès et je considère comme contre-productif de déclarer à l’avance que sa mission est vouée à l’échec » : là encore un message clairement destiné à son voisin de pupitre.

Face à tant d’évidences inaudibles par lui et les siens, François Hollande a eu quelques mots pour dire qu’il n’ignorait pas les risques de guerre, seul lest que cet homme politique formaté pouvait lâcher en la circonstance.

La tension entre les deux présidents était visible, visage fermé côté russe, sourire crispé côté français.

Bref, Poutine a répété à Paris ce qu’il avait dit dans la matinée à Berlin, où Angela Merkel, tout en réclamant selon le catéchisme diplomatique européen le départ de Bachar, avait partagé la préoccupation exprimée par Poutine du risque d’une guerre civile, et s’était dit d’accord avec lui pour privilégier une solution politique. On se souvient d’ailleurs qu’un peu plus tôt les Allemands avaient pris publiquement leurs distances d’avec les menaces d’intervention militaire proférées par le président français sur France 2, réaffirmant que celle-ci n’était pas de saison. Il n’est pas exagéré de dire que le drame syrien et son appréhension par Hollande ont, au moins ponctuellement, éloigné Paris et Berlin.

Pas vraiment un succès diplomatique « hollandais »

Vladimir Poutine, qui avait d’autres sujets à examiner avec son homologue français, a eu par ailleurs des mots très aimables pour la France, pays dont il veut conserver l’amitié. Il n’empêche qu’il n’a à l’évidence pas goûté la surenchère hollandaise sur la Syrie. Pourquoi d’ailleurs une position aussi « marquée » de la part du nouveau président français ? D’abord, Hollande est, répétons-le hardiment, « formaté » depuis sa jeunesse par le kouchnérisme diplomatique, et croit donc à ce qu’il raconte, à savoir la fiction médiatique d’un dictateur martyrisant un peuple unanimement dressé contre lui. Et puis, il n’est pas du genre à se distinguer de la doxa diplomatique occidentale et européenne. Ensuite, certainement, il a voulu faire taire une bonne fois pour toutes sa réputation de « mou », d’homme de demi-mesures surtout face à un adversaire de poids et présenté lui comme un dur, et qui est le principal obstacle au programme euro-américain de « normalisation » du monde en général et du Proche-Orient en particulier. Du coup, il a peut-être un peu « surjoué », endossé un costume de chef de file anti-Bachar un peu trop grand pour lui, le véritable challenger de Poutine dans ce domaine s’appelant Barack Obama.

En tous cas, on a eu une millième démonstration de l’absolue interchangeabilité, sur les sujets essentiels, des équipes dirigeantes françaises, de « gauche » ou de « droite ».

La vrai morale de cette rencontre étant quand même que, faisant mentir certains titres grotesques de la presse française, Hollande n’a pas vraiment fait « plier » Poutine sur la Syrie, celui-ci restant calme mais très ferme. C’est donc plutôt, pour la « nouvelle France socialiste », un échec diplomatique marqué, encore un peu aggravé par la dissension apparue avec l’Allemagne sur le sujet. François Hollande et Laurent Fabius vont donc proposer, et sans doute obtenir, de leurs partenaires européens de nouvelles sanctions économiques contre le régime – et contre le peuple syrien par la même occasion. Et puis ils vont organiser, en juillet à Paris, une nouvelle réunion des « Amis de la Syrie« , nouvelle occasion de nouvelles incantations anti-Bachar, abondamment relayées par la presse française pas moins formatée que le président de la République. Tout ça pour ça…

(Vrais) amis de la Syrie, rassurez-vous : votre pays de coeur ou de sang n’a rien à craindre de ces brasseurs de mots et de ces marchands d’indignation.

[box class=”info”] Source : INFOSyrie. [/box]

Crédit photo : DR.

Le volailler Doux placé en redressement judiciaire : vive inquiétude chez les salariés

Le volailler Doux placé en redressement judiciaire : vive inquiétude chez les salariés

02/06/2012 – 11h50
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – Le groupe Doux, leader européen de la volaille, dont le siège est à Chateaulin (29), a été placé en redressement judiciaire hier pour une période de six mois par le tribunal de commerce de Quimper. Cette décision a provoqué une vive inquiétude chez les salariés, les éleveurs et les sous-traitants qui travaillent avec le groupe.

Le volailler Doux placé en redressement judiciaire : vive inquiétude chez les salariés
Arnaud Montebourg : les dossiers ne vont pas manquer au ministère du « Redressement productif »

Le groupe Doux, qui emploie actuellement 3.300 personnes en France – 1.900 en Bretagne – et réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 850 millions d’euros, est endetté à hauteur de 430 millions d’euros. Près de la moitié de cette somme serait due aux mauvaises affaires de la filiale brésilienne du groupe.

Dans un communiqué publié hier le groupe indique qu’il « va mettre immédiatement en place un plan d’aide destiné aux fournisseurs stratégiques et aux éleveurs afin qu’ils ne subissent aucune difficulté. La sécurisation des approvisionnements de nos partenaires, la continuité opérationnelle et la livraison des clients demeurent les priorités du Groupe qui exporte 50% de la production de volaille du grand ouest de la France dans plus de 100 pays. »

Si la branche produits transformés, avec sa marque Père Dodu, semble très rentable, l’activité de produits frais (dindes et poulets) risque par contre de pâtir des difficultés actuelles de l’entreprise. Cette branche – qui dépend à 70% de la grande distribution – génère en effet des marges minimes sur des produits de faible valeur et fait l’objet d’une très vive concurrence.

Selon certains observateurs, la filière volaille serait en surcapacité et la fermeture de sites semble inéluctable. Aussi l’inquiétude est vive chez les salariés du groupe, notamment à Sérent et à Pleucadeuc (Morbihan). « 3.400 salariés seront touchés mais il n’y a pas que le personnel de Doux , il y aura la sous-traitance qui travaille pour le groupe, les aviculteurs, les fournisseurs, ce seront des milliers d’emplois qui seront touchés au niveau de la région Bretagne », a déclaré à l’AFP Nadine Hourmant, déléguée FO.

Europe Ecologie Les Verts a dénoncé pour sa part « l’absurdité du modèle agro-industriel soutenu à bout de bras par des subventions publiques ». Le groupe breton a en effet perçu 54,9 millions d’euros de subventions en 2011 au titre de la PAC. «Depuis 15 ans, le groupe Doux a fonctionné sous perfusion d’aides publiques en engrangeant plus d’un milliard d’euros d’aides européennes », précise EELV dans son communiqué.

Le nouveau ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, avait tenu à faire savoir, avant l’audience du tribunal de commerce, que «des décisions seraient prises dans les jours et les heures qui viennent», pour éviter un dépôt de bilan du volailler. Le gouvernement cherchait notamment, selon le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, à «mobiliser les banques». Aussi la décision de Jean-Charles Doux, PDG, de déposer le bilan n’a visiblement pas été appréciée par Stéphane Le Foll et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, qui reprochent au patron du groupe d’« avoir pris la décision personnelle de refuser cette solution qui garantissait l’apport de 35 millions d’euros au groupe, de rompre ces négociations et de déposer le bilan ». Les deux ministres sont surtout furieux de voir réduits à néant leurs effets d’annonce, ce qui, en pleine campagne électorale, fait plutôt mauvais effet.

Jean-Yves Le Drian, le nouveau ministre de la Défense qui est encore président de la région Bretagne, l’a bien compris : « je déclare la mobilisation générale » a-t-il proclamé, estimant que « pour la Bretagne, c’est un vendredi bien sombre, mais je crois en l’avenir de cette filière. »

Le dossier est désormais sur le bureau d’Arnaud Montebourg (photo), qui a déjà en charge 36 entreprises estimées «en grand danger», soit 45.000 emplois menacés dans les prochains mois par des plans sociaux. A défaut d’être efficace – dans le système actuel cela relève de l’impossible – le ministère du « Redressement productif » ne devrait malheureusement pas chômer.

Crédit photo : cam’stis, via wikimedia, licence CC.

“Hollande n’est pas mon président” – Zemmour – Nuit lutécienne – Sur Radio Courtoisie 2 juin à midi, 16h, minuit

"Hollande n'est pas mon président" - Zemmour - Nuit lutécienne - Sur Radio Courtoisie 2 juin à midi

Ce 2 juin 2012 à midi le Libre Journal des Lycéens de Romain Lecap portera en particulier sur la manifestation “Hollande n’est pas mon président” le 7 juin à 19h30 devant le siège du Parti Socialiste, rue de Solférino (Paris), sur la pétition et le soutien à Eric Zemmour, sur la nuit lutécienne du 8 juin.

Egalement en différé à 16h et minuit.

Pour écouter Radio Courtoisie :
Paris 95,6 MHz Caen 100,6 MHz Chartres 104,5 MHz
Cherbourg 87,8 MHz Le Havre 101,1 MHz Le Mans 98,8 MHz ;
Pour toute la France, en clair, sur les bouquets satellite Canalsat (canal 179 ou 496) et TNTSAT
Pour le monde entier sur www.radiocourtoisie.fr.

"Hollande n'est pas mon président" - Zemmour - Nuit lutécienne - Sur Radio Courtoisie 2 juin à midi

Printemps arabe : « Une catastrophe dont seuls les islamistes vont tirer profit », selon Boualem Sansal

Printemps arabe : « Une catastrophe dont seuls les islamistes vont tirer profit », selon Boualem Sansal

01/06/2012 – 18h00
ALGER (NOVOpress) – Il a été l’un des chantres du Printemps arabe. Aujourd’hui, il déchante. L’écrivain algérien, Boualem Sansal (de profil sur la photo), qualifié fin 2010 par Le Magazine littéraire d’« écrivain solidaire du printemps arabe », estime aujourd’hui que le Printemps arabe est « une erreur ». Dans une interview publiée par Global Post le 29 mai, le lauréat 2011 du prix de la Paix des Libraires allemands, estime que les révolutions arabes représentent « une catastrophe dont seuls les islamistes vont tirer profit ».

Un auteur qui n’a pas hésité par le passé à comparer l’islam au national-socialisme, soulignant au passage les points communs entre cette religion et les nazis : « Il y a des similitudes énormes. Le concept de la conquête des âmes, mais aussi des territoires. Il y a aussi le concept d’extermination de tous ceux qui ne se soumettent pas à l’idéologie de l’Islam ».

Il y a deux ans, Boualem Sansal saluait le Printemps arabe comme une « révolution mondiale», en ajoutant : « Les gens veulent une démocratie universelle, authentique, sans frontières ni tabous. Ils rejettent les dictateurs, l’extrémisme, le pouvoir des marchés, l’emprise étouffante de la religion ». Aujourd’hui, c’est l’inverse : l’islam impose sa loi en Tunisie, en Egypte, en Libye et peut-être bientôt en Syrie. Le nouvel « espace vital » islamique ?

Crédit photo : Das blaue Sofa via Flickr, licence CC.

Philémon Lequeux de la Licra du Bas-Rhin : Dieudonné est un primitif de 4000 ans qui n’a évolué dans aucune civilisation

[box class=”info”] Article reproduit avec l’aimable autorisation des “Hussards de la droite strasbourgeoise”. [/box]

A mesure que la date du spectacle de Dieudonné à Strasbourg approche (le 12 juin prochain au Zénith), c’est la foire d’empoigne entre antiracistes, associations juives (Union des Etudiants Juifs de France [voir Novopress ici]), partisans de la liberté d’expression et auto-proclamés experts.

Les politiques s’en mêlent puisque les candidats aux législatives PS et UMP se pressent du coude pour écrire, tempêter et demander l’interdiction de ce spectacle, ce qui en dit long sur la collusion d’intérêts de ces partis et le clientélisme électoral.

Tout cela est bien beau et nous fait doucement rire. Car Dieudonné est le Golem de l’antiracisme mais cela, il ne faudra pas trop l’évoquer, surtout quand on regarde de plus près la sociologie de son public, composé majoritairement de jeunes, d’immigrés de toutes sortes, notamment maghrébins et Africains.

Nous aurions pu observer de loin tout ce beau monde s’écharper mais le hasard a voulu que l’on tombe sur l’interview faite par la chaine Alsace 20, du président de la Licra du Bas-Rhin, Philémon Lequeux (vidéo ci-dessous)

Il se prononce pour l’interdiction du spectacle. Censure quand tu nous tiens. Il faudra un jour parler du rôle de ces associations subventionnées qui jouent les procureurs publics.

Mais le pire n’est pas là ; le pire c’est ce que dit M. Lequeux car il intervient pour « dénoncer les propos surtout antisémites de ce monsieur qui a 4000 ans, c’est un vieillard de 4000 ans, qui n’a pas évolué dans aucune civilisation et qui prétend partager les hommes pour en faire on ne sait quoi ».

Dans le gloubi-boulga de cette interview, qui ressemble à du français, on comprend pourtant l’essentiel. Que M. Lequeux indique tout simplement que Dieudonné M’bala M’bala, métis noir, est resté un primitif et qu’il n’est pas civilisé.

Chacun jugera de la gravité de ces propos assurément racistes et méprisants. Chacun jugera à quelles extrémités l’antiracisme professionnel mène.

[box class=”info”] Source : Hussards de la droite strasbourgeoise [/box]

Où sont les gens du voyage ? Le point à Nantes, Endoumingue et Villeneuve-Loubet

Où sont les gens du voyage ? Le point à Nantes, Endoumingue et Villeneuve-Loubet

01/06/2012 – 12h30
NANTES (NOVOpress) – Des taggers nantais, regroupés sous l’appellation « Virage à Nantes », sont en émois : il y a quelques jours, ils avaient tagué une énorme inscription le long d’un mur du Quai Gaston-Doumergue sur l’île de Nantes : « Où sont les gens du voyage à Nantes ? ». Le graffiti se voulait à la gloire des gitans et des Roms. Le mur a été nettoyé le 29 mai par les services de Nantes Métropole, selon Ouest-France.

Le quotidien breton évoque une « censure ». Pas sûr que les Nantais, eux, regrettent cet appel en faveur des nomades. En tout cas, les habitants d’Endoumingue (Gers), confrontés à la réalité d’un envahissement de leur commune par des dizaines de caravanes, savent désormais où se trouvent les gens du voyage. Tandis que 150 autres caravanes ont investi illégalement le parc de Vaugrenier à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritime). Là aussi, les Français aimeraient ne pas se poser la question : « Où sont les gens du voyage ? »

Euro 2012 : l’Ukraine se réjouit de son identité, gage de paix civile

01/06/2012 – 10h00
KIEV (NOVOpress) – Lundi, à l’antenne de la BBC, Sol Campbell, l’ancien capitaine de l’équipe d’Angleterre de football, a accusé l’Ukraine d’être sous l’emprise de gangs néonazis ! Une accusation qui tombe à pic alors que les dirigeants européens, François Hollande en tête, songent à boycotter l’Euro 2012 qui se déroulera en Ukraine. Ce pays de l’Europe de l’est organise en effet cette compétition européenne de football en partenariat avec la Pologne, à partir du 8 juin.

L’ex-footballeur a lui aussi appelé au boycott de l’Euro 2012 en lançant à la télévision : « Restez chez vous, regardez-le à la télévision! », n’hésitant pas à mettre en garde les fans de foot de toute envie de séjour dans la patrie de l’actuel président ukrainien, Viktor Ianoukovitch : « Ne prenez surtout pas ce risque car vous pourriez revenir dans un cercueil ! », a-t-il dramatisé.

Le gouvernement ukrainien, qui a le tort aux yeux du camp occidental d’être plus proche de Moscou que de Washington, ne se laisse pas intimider. « Accuser l’Ukraine d’être fasciste et raciste, et le faire de la manière dont le font les médias britanniques, des footballeurs britanniques et des hommes politiques britanniques est tout simplement scandaleux », a déclaré Oleg Volochine, le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères.

Oleg Volochine a rappelé quels étaient les vrais dangers auxquels l’Europe doit répondre en 2012 : « Nous n’avons pas de violences interethniques dans nos rues, comme cela s’est passé à Paris il y a quelques années ou à Londres l’an dernier ». Oleg Volochine peut toucher du bois : une identité préservée, c’est une chance  pour l’avenir du peuple ukrainien.

Crédit photo : rafizeldi via Flickr, licence CC.

Pendant que l’Italie est ravagée par les tremblements de terre, Monti va déjeuner avec les immigrés

Pendant que l’Italie est ravagée par les tremblements de terre, Monti va déjeuner avec les immigrés

01/06/2012 – 08h00
ROME (NOVOpress) —
 Mardi, Mario Monti a affiché ses priorités. À 9 heures du matin, l’Émilie était secouée par un nouveau séisme, qui a encore aggravé la catastrophe humaine, économique et patrimoniale de cette malheureuse région. À midi, le premier ministre italien, flanqué de son ministre de la Coopération internationale et de l’intégration sociale, le catho-immigrationniste Andrea Riccardi, est allé, tout sourire, participer au déjeuner pour SDF de la communauté Sant’Egidio, au Transtévère (l’un des rioni de Rome, sur la rive droite du Tibre). Un déjeuner qui est l’emblème de la préférence étrangère, puisqu’il est essentiellement destiné aux immigrés, même si, avec la crise, de plus en plus de nouveaux pauvres italiens tentent désespérément d’y trouver une place. Selon le quotidien ex-communiste L’Unità la liste des hôtes « est pleine à craquer de Mohammed et de noms Rom ». Le déjeuner de Sant’Egidio avait du reste déjà fait la une des journaux le mois dernier, quand un Marocain, mécontent de devoir attendre pour se mettre à table, avait poignardé un serveur italien et un SDF «roumain ». Politiquement correct oblige, le porte-parole de la Communauté de Sant’Egidio avait alors parlé d’une « explosion de folie individuelle ».

Monti a posé complaisamment devant les caméras avec dans ses bras « Osman, deux ans et demi, né en Italie de parents sénégalais musulmans ». Pour L’Unità, « c’est le symbole de la journée ». Le premier ministre aurait également échangé des plaisanteries avec « Ivan », 36 ans, dont l’origine n’est pas précisée et que d’autres journaux présentent comme « retardé mental ». Monti a ensuite mangé le déjeuner commun : lasagnes, viande hachée avec pommes de terre et épinards, kiwi et fraises. Il est à présumer que tout était halal. Monti, en tout cas, a trouvé son repas « excellent ».

Pendant que l’Italie est ravagée par les tremblements de terre, Monti va déjeuner avec les immigrés
Mario Monti et le Président du Conseil Européen, Herman Van Rompuy, le 22 novembre 2011. Crédit photo : President of the European Council via Flickr (cc)

Cette ostentation immigrationniste risque d’aggraver encore le sentiment d’abandon des sinistrés de la région de Ferrare. Il y a quelques jours, l’un d’entre eux avait écrit au Corriere della Sera leur « rage de ne voir personne parmi les politiciens de premier plan, en dehors de la fugace apparition de Mario Monti, qui accomplisse la visite due à ce territoire ». Il faut dire que, lors du bref passage en question, après le premier séisme, Monti avait été copieusement hué et sifflé par les sinistrés, qui venaient de subir les mesures d’austérité imposées – aux Italiens – par le gouvernement : «Honte à vous, voleurs, vous pouvez rester chez vous ! » Pour essayer d’arranger les choses, le sous-secrétaire à la présidence du Conseil, Antonio Catricalà, avait cru habile d’expliquer : « Monti a été contesté, mais il l’aurait été aussi même s’il n’y avait pas eu de tremblement de terre ». Une fois rentré à Rome, peut-être sous l’effet de ces huées, le premier ministre avait annoncé que les maisons rendues inhabitables par le séisme seraient exemptées de taxe d’habitation cette année.

On comprend que Monti n’ait pas souhaité renouveler l’expérience et qu’il ait préféré aller se faire applaudir par les immigrés – et peut-être, parmi eux, un Italien retardé mental – à la communauté Sant’Egidio.

Image en Une : capture d’écran du site internet rainews24.it