L’hommage des identitaires bretons aux deux femmes gendarmes assassinées

L’hommage des identitaires bretons aux deux femmes gendarmes assassinées

30/06/2012 — 19h30
BREST (NOVOpress Breizh) –
Les 22 et 23 juin dernier, des membres du mouvement Jeune Bretagne se sont rassemblés devant les tribunaux de grande instance (TGI) de Brest et de Nantes. Les militants identitaires ont voulu ainsi rendre hommage aux deux femmes gendarmes assassinées dans le Var.

25 militants à Brest le soir du vendredi 22, une vingtaine de Nantais, le samedi après midi, se sont retrouvés devant les palais de justice de ces deux villes bretonnes pour rendre hommage aux deux femmes gendarmes victimes d’un délinquant multirécidiviste. Recueillement et colère, tels étaient les mots d’ordre des Bretons réunis derrière une banderole « gendarmes assassinés, la justice coupable ? ».

Les militants identitaires ont voulu ainsi clairement mettre en cause une certaine pratique de la justice en France, dénonçant « cette “justice” qui préfère chercher des excuses à la racaille et réduire ainsi considérablement certaines enquêtes policières. Cette justice qui cherche à enlever aux citoyens et aux représentants de l’ordre tout droit à la légitime défense, préférant sans doute que les nôtres tombent sous les coups de la racaille, plutôt que de les laisser se défendre, eux et leurs familles. » Pour eux « la justice, les tribunaux, doivent être des institutions au service du peuple et non pas des laboratoires où des apprentis sorciers distilleraient leurs méthodes folles et criminelles. »

Abdallah Boumezaar, qui a reconnu avoir tué les deux femmes gendarmes dimanche à Collobrières (Var), a été mis en examen et écroué pour homicide volontaire et assassinat. Sa compagne est également poursuivie pour «complicité et dissimulation de preuves». Le couple avait déjà été condamné à de nombreuses reprises. Tandis qu’Abdallah Boumezaar a été incarcéré de mai 2005 à septembre 2011 pour des faits de violences, de rébellion ou de trafic de stupéfiants, sa compagne a elle aussi un casier judiciaire chargé. En novembre 2011, elle avait été condamnée à 3 ans de prison, dont trois mois ferme pour une série de vols.

Le 13 juin dernier Boumezaar comparaissait devant le tribunal correctionnel de Toulon, soit quatre jours avant le drame de Collobrières, pour une affaire de coups et blessures sur sa propre mère. Pour des raisons qui lui sont propres, le parquet s’est refusé à requérir lors de cette audience de comparution immédiate la fameuse peine plancher qui aurait renvoyé l’homme derrière les barreaux et sans doute évité la tragédie.

A propos de la mort des deux femmes gendarmes, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a cru bon de parler d’ « imprévu ». Au vu du passé judiciaire du prévenu et de sa dangerosité, le mot paraît pour le moins inapproprié.

http://youtu.be/U373SphHdvI

Décès d'Olivier Ferrand, député PS et président de la fondation Terra Nova, think tank progressiste

Décès d’Olivier Ferrand, député PS et président de la fondation Terra Nova, think tank progressiste

Olivier Ferrand Novopress

Olivier Ferrand

30/06/2012 — 18h00
PARIS (NOVOpress) — Elu le 17 juin dernier député de la huitième circonscription des Bouches-du-Rhône, le socialiste Olivier Ferrand (photo ci-contre) n’aura pas le temps de marquer la nouvelle mandature. Il est en effet décédé ce samedi d’un arrêt cardiaque, au retour de son jogging. Agé de 42 ans, peu connu du grand public Olivier Ferrand n’en est pas moins devenu au fil des années un personnage incontournable de la social-démocratie. Notamment au travers de la très progressiste fondation Terra Nova, qu’il avait fondée en 2008.

Véritable incarnation de l’hyperclasse mondiale et de son idéologie, Olivier Ferrand a ainsi été conseiller technique pour les affaires européennes du Premier ministre Lionel Jospin, conseiller du représentant de la France à la Convention sur l’avenir de l’Europe, Pierre Moscovici, membre du groupe des conseillers politiques du président de la Commission européenne, Romano Prodi, puis délégué général du think tank « À gauche en Europe », fondé par Dominique Strauss-Kahn et Michel Rocard.

Il a été chargé de mission à l’inspection des finances. Puis il été nommé rapporteur général de la mission « l’Europe dans la mondialisation » présidée par Laurent Cohen-Tanugi (2007-2008). Il a également été le rapporteur adjoint de la commission Juppé-Rocard sur les investissements d’avenir2(2009).

Depuis le 1er novembre 2009, il est chargé de mission à l’ IGPDE (Institut de la gestion publique et du développement économique). Européen convaincu, il est rédacteur en 2004 du rapport « Construire l’Europe politique »3 que Romano Prodi a commandé à un groupe de hautes personnalités présidé par Dominique Strauss-Kahn. Administrateur de l’ONG EuropaNova4, il participe aussi à la rédaction du rapport « Peut-on faire l’Europe sans les Européens ? », remis au Conseil européen de juin 2006.

Ancien Young Leader de la très atlantiste French American Foundation, il était diplômé d’HEC, de Sciences PO et de l’Ena.

A travers de nombreux rapports et études, ainsi que par des tribunes libres publiées par exemple par Libération, Slate, Rue 89, Médiapart ou le Nouvel Observateur, sans oublier des chroniques pour LCI, Terra Nova s’est signalée par une volonté d’adapter le PS et la gauche aux nouvelles réalités ethniques. Proposant ainsi d’abandonner les classes populaires au profit des classes moyennes urbaines et au profit des immigrés. La victoire de François Hollande en mai dernier semble lui avoir donné raison.

Bien entendu, Olivier Ferrand s’opposait à tout ce qu’il lui semblait patriote ou identitaire.

La carrière d’élu d’Olivier Ferrand faisait montre d’un certain nomadisme. Maire adjoint de 2001 à 2007 du 3ème arrondissement de Paris, il tente de se faire élire député de la 4ème circonscription des Pyrénées-Orientales (un échec). Devenu maire adjoint de la ville du Thuir (66), il est donc élu député des Bouches-du-Rhône le 17 juin dernier dans le cadre d’une triangulaire contre l’UMP et le FN.

Crédit photo : LeCardinal/Wikipédia sous licence CC.

Kiosque Courtois du samedi - Logo – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 30/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

[box]Le samedi, une revue de la semaine des “Bulletins de Réinformation” de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio du Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.[/box]

FRANCE

Le quotidien Le Monde, candidat aux prochains Bobards d’or

Vendredi avant-dernier, Kylian, 13 ans, était froidement assassiné par un garçon de 16 ans dans l’enceinte d’un collège de Rennes. Ce fait divers, tragique, aura été l’occasion d’un festival de désinformation. A propos de cet assassinat, les médias du système (La Croix, 20mn, France-soir, Ouest-France, etc., ont parlé à l’unisson d’une « bagarre » entre collégiens, reprenant les termes d’une dépêche AFP.

La vérité, telle qu’elle s’est fait jour à travers les témoignages publiés sur les réseaux sociaux, est que l’assassin, qui pratiquait les sports de combat, terrorisait ses « camarades » du haut de ses 1m80, ce que la grosse presse a traduit par cette formule sibylline : « Il jouait de sa stature athlétique pour en imposer aux autres collégiens ». Le Monde nous dit, parlant de la victime et de son meurtrier, je cite, que « leurs regards se sont croisés ».

Bel exercice de Novlangue, souligne le site Polemia.com. La vérité est que Kylian est mort parce qu’il n’a pas baissé les yeux devant son assassin. Autre désinformation : il a fallu plus de 48h pour que lesdits médias fassent allusion à ce qu’on pouvait lire partout sur Internet : l’assassin est le fils de réfugiés politiques tchétchènes et il est musulman. Toute la journée de dimanche, des jeunes de la nombreuse communauté tchétchène de Rennes se sont regroupés devant la cité judiciaire, attendant la décision des magistrats. « Par solidarité avec notre ami » a expliqué benoîtement l’un d’eux. Jean-Jacques Bourdin qui avait « fait la bourde » de citer à l’antenne de RMC le prénom de l’assassin, Souleymane, fut vite rappelé à l’ordre par l’avocat de ce dernier.

La palme de la désinformation revient au susnommé Monde qui, dans un article en ligne du 25 juin, a délibérément changé le nom du tueur, « Souleymane » devenant « Vladimir ».

Kiosque Courtois du samedi 30/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

Copie d’écran du Monde. Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Le choix de ce prénom de substitution n’est pas anodin. Vladimir est le prénom du président Poutine, régulièrement cloué au pilori par la grosse presse depuis qu’il a mené contre les oligarques prédateurs de l’économie russe sous Gorbatchev et Eltsine (les Abramovitch, Fridman et autres Vekselberg), l’efficace politique que l’on sait. Sa politique de fermeté face au terrorisme tchétchène, une politique plébiscitée par le peuple russe, est également systématiquement dénoncée par les médias de l’oligarchie au nom des « Droits de l’homme ».
Kiosque Courtois du samedi 30/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit
Le quotidien vespéral, qui satisfait ainsi ses deux principaux propriétaires, le mondialiste Matthieu Pigasse (photo), de la banque Lazard, et Pierre Bergé, co-fondateur de SOS-Racisme, vient officiellement d’être désigné comme candidat aux prochains Bobards d’Or par la Fondation Polémia, organisatrice de cette élection parodique destinée à brocarder la servilité de la grosse presse face à l’idéologie cosmopolite du politiquement correct.

Politiquement correct, Le Mondel’est incontestablement. Mais il a aussi le sens du ridicule. C’est ainsi que, le 26 juin, dans son article en ligne, le faux prénom « Vladimir » était changé en la simple lettre « S ».

Kiosque Courtois du samedi 30/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

Copie d’écran. Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

En occultant le prénom de l’assassin, la grosse presse a voulu ne pas alimenter l’« islamophobie » de l’opinion publique française. Mais c’est le contraire qui s’est passé, relève Robert Ménard dans son blog. Les médias alternatifs, Polémia, Fdesousche, Novopress, Le Salon Beige, etc., ont pleinement joué leur rôle de vecteur de vérité dans le monde orwellien des médias du Système.

Portrait d’Abdallah Boumezaar, meurtrier présumé des gendarmes à Collobrières

Abdallah Boumezaar, qui a été mis en garde à vue après le meurtre des femmes gendarmes à Collobrières, est, je cite notre grosse presse : « un jeune homme défavorablement connu des services de police depuis son adolescence ». Ce trentenaire a séjourné à plusieurs reprises en prison pour trafic de drogue, vols, violences. Après six ans passés derrière les barreaux, Abdallah Boumezaar a retrouvé la liberté en septembre dernier. Le 13 juin, il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Toulon pour une violente agression contre sa mère. A la barre, cette dernière confiait : « Il m’a frappée, fracassé la tête contre une porte. J’ai porté plainte. Il voulait me tuer ». Le tribunal avait finalement prononcé une peine a minima de six mois avec sursis, une mise à l’épreuve et une obligation de soins. Le profil de ce tueur démontre qu’il était possible de sauver les deux gendarmes assassinées froidement dans le Var.
Kiosque Courtois du samedi 30/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

Intoxication alimentaire : où l’on reparle de la viande halal

Kiosque Courtois du samedi 30/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

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En fin de semaine dernière, trois enfants ont été hospitalisés durant plusieurs jours à Bordeaux à la suite de la contamination de steaks hachés par une souche de bactérie Escherichia Coli. D’après le Figaro Santé, ces intoxications sont assez fréquentes, à raison d’une centaine de cas par an. Cette bactérie très pathogène, parfois mortelle, est présente naturellement dans les intestins des bovins et peut contaminer ainsi la viande, s’il y a contact. Or c’est pratiquement toujours le cas en cas d’abattage rituel, halal ou casher. En Belgique, il y a deux semaines, une vingtaine de personnes ont été victimes de cette bactérie. Trois ont dû être hospitalisées. La viande provenait de l’abattoir halal de Genk, à l’est du pays.

Politique migratoire : valse‑hésitation du nouveau ministre de l’Intérieur

Dans un entretien qu’il a donné mercredi au Monde, le nouveau ministre de l’Intérieur Manuel Valls s’est naturellement employé à ne pas décevoir les attentes de l’électorat immigré, très favorable au Parti socialiste — on rappellera que, parmi les musulmans qui ont voté au second tour de la récente élection présidentielle, 93 % se sont prononcés en faveur de François Hollande. La doctrine actuelle du Parti socialiste en matière d’immigration est celle de Terra Nova, son principal cercle de réflexions. Dans son rapport « Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ? », paru en mai 2011, Terra Nova était formel : le Parti socialiste doit s’appuyer sur les immigrés extra‑européens s’il veut gagner les élections. Une prédiction qui s’est superbement réalisée en mai et juin derniers.

Kiosque Courtois du samedi 30/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Mais le ministre (photo) ne saurait ignorer le principe de réalité et la profondeur de la crise dans laquelle s’enfonce notre pays. Des immigrés en tant qu’électeurs du Parti socialiste, d’accord, mais aussi de futurs chômeurs et allocataires de l’un des systèmes de protection sociale parmi les plus généreux du monde, alors que les caisses sont vides et que la dette explose… D’où la valse‑hésitation du ministre dans son entretien. « Aujourd’hui, la situation économique et sociale ne permet pas d’accueillir et de régulariser autant que le voudraient certains » affirme‑t‑il, ajoutant : « Il n’y aura pas de régularisation massive des sans‑papiers (sic). Etre de gauche, ce n’est pas régulariser tout le monde et se retrouver dans une impasse ».

Pour Marine Le Pen, l’ancienne et la nouvelle majorité présidentielle mènent exactement la même politique migratoire. « 30.000 régularisations de clandestins par an, c’est ce que faisait le gouvernement Sarkozy, 200.000 entrées d’étrangers par an, c’est ce que fera le gouvernement socialiste, et c’est ce que faisait le gouvernement Sarkozy », a-t-elle lancé jeudi sur BFMTV, attendant du ministre qu’il explique aux Français, je cite « comment, dans un quinquennat, on loge [et] on soigne un million de personnes nouvelles » « Ils travaillent où ces gens-là ? », a-t-elle demandé, estimant que « la situation économique et sociale exige l’arrêt de l’immigration » et déplorant que le gouvernement, je cite encore, ne veuille « pas faire d’économies sur l’immigration », alors qu’il s’apprête à plonger le pays dans « l’austérité » et à procéder à des coupes claires dans les « effectifs de la fonction publique », appauvrissant ainsi « les services rendus à ceux qui paient de plus en plus d’impôts ».

 

MONDE

Belgique : six terroristes islamistes condamnés

Kiosque Courtois du samedi 30/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Six terroristes spécialisés dans le recrutement de nouveaux membres viennent d’être condamné à Bruxelles. Ali Tabich, 38 ans, était leur chef « charismatique », il aurait combattu en 2005 en Irak pour Al‑Qaïda. Abdel Rahman Ayachi, le fils d’un imam bruxellois emprisonné pour terrorisme en Italie, était spécialisé dans la communication sur Internet via des sites islamistes. Samer Azouagh, travaillait pour les services de sécurité du Parlement européen à Bruxelles et avait été envoyé en Syrie par Ali Tabich. Les trois autres terroristes étaient des hommes de mains. Les recruteurs fréquentaient assidument le « Centre islamique belge » de Molenbeek, une banlieue totalement islamisée de Bruxelles. Etant donné le profil de la population carcérale d’Europe, on ne doute pas que nos islamistes pourront tranquillement continuer à recruter.

Un tribunal allemand interdit la circoncision

Les Allemands viennent une nouvelle fois de se faire des amis. Ainsi, selon le jugement délivré mardi dernier par le tribunal de grande instance de Cologne, la circoncision d’un enfant pour des motifs religieux constitue une blessure corporelle passible d’une condamnation. Le tribunal a en effet estimé, je cite, que « Le corps d’un enfant était modifié durablement et de manière irréparable par la circoncision (…) et que cette modification est contraire à l’intérêt de l’enfant qui doit décider plus tard par lui‑même de son appartenance religieuse ». Avec cette jurisprudence, le droit de l’enfant au respect de son intégrité physique prime sur le droit des parents. Cette décision a été immédiatement dénoncée par le Conseil central des juifs d’Allemagne qui y voit, je cite : « Une intervention insensible, gravissime et sans précédent dans les prérogatives des communautés religieuses ».[ Le Conseil de coordination des musulmans en Allemagne (KRM) a également protesté.]

Israël : l’opération « Retour à la maison » bat son plein

Kiosque Courtois du samedi 30/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Les autorités israéliennes estiment à plus de 60.000 le nombre d’immigrés africains – venus essentiellement du Soudan, du Soudan du Sud et de l’Erythrée – qui se trouvent actuellement illégalement en Israël. Deux cent quarante Sud-Soudanais ont déjà regagné cette semaine leur pays à bord de deux avions affrétés par les autorités de l’Etat hébreu. Le ministre israélien de l’Intérieur, Elie Yishaï (photo), a adressé hier un ultimatum aux clandestins originaires de Côte d’Ivoire. « Ils ont jusqu’au 16 juillet pour quitter le pays, a ainsi annoncé le ministre dans un communiqué. Ceux qui partiront avant cette date obtiendront un pécule tandis que les autres seront expulsés ». Fin de citation.

Elie Yishaï, dirigeant du parti talmudique Shass, a précisé que les Ivoiriens qui partiront volontairement toucheront 500 dollars par adulte (soit 400 euros) et 100 dollars par enfant. Des enfants qui, donc, ne seront pas séparés de leurs parents. « Il s’agit d’une étape importante pour le rapatriement des clandestins et le retour d’un sentiment de sécurité pour les habitants de localités israéliennes », a souligné le ministre.

Déjà expert en matière de construction de mur (ainsi du mur de plus de 700 km qui sépare Israël de la Samarie‑Judée, érigé à partir de 2002 sur une idée du travailliste Yitzhak Rabin), l’Etat hébreu édifie actuellement un nouveau mur le long de la frontière égyptienne, celui‑ci pour tenter d’empêcher les infiltrations d’immigrés passant par le Sinaï. Quelque 170 km sur les 250 prévus sont déjà construits et l’ouvrage devrait être achevé d’ici la fin de l’année 2012.

En mai dernier, une manifestation contre l’immigration d’origine sub-saharienne, plus violentes que les autres, avait dégénéré en progroms anti-africains dans le sud de Tel-Aviv. Mises à part quelques réticences du côté des associations de droits de l’homme, cette politique musclée anti-immigrés reçoit l’approbation d’une très large majorité de l’opinion publique juive.

Selon des chercheurs américains, le “racisme” serait « programmé » dans le cerveau humain

Kiosque Courtois du samedi 30/6/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Selon une étude menée par des chercheurs américains et publiée dans la revue Nature Neuroscience, le “racisme” serait directement lié à des mécanismes du cerveau. Cette étude affirme que le fait de considérer une personne comme appartenant à un groupe ethnique singulier est régi par certaines régions du cerveau, en interaction avec d’autres, qui permettent de ressentir des émotions et d’en déduire des jugements. Cette connectivité induirait une forme de jugement automatique envers quelqu’un de différent. Le “racisme” serait donc en partie « programmé » dans le cerveau humain.

 

Mise au point sur la manipulation de Toulouse

Mise au point sur la manipulation de Toulouse

[box class=”info”]Communiqué du Bloc identitaire[/box]

Cette affaire, tristement banale, relève des faits-divers. Elle est pourtant aujourd’hui politique de par la volonté de l’Etat PS et du maire de Toulouse.

Le 30 mars dernier une bagarre violente opposait des marginaux dans le centre de Toulouse. Victime d’un coup de pied au torse, un étudiant chilien de 37 ans tombait au sol. Sa tête frappant un trottoir, l’homme faisait alors un coma. Il serait aujourd’hui hémiplégique.

L’affaire est tristement banale et relève des faits-divers. Elle est pourtant aujourd’hui politique de par la volonté de l’Etat PS et du maire de Toulouse.

Car nous sommes à Toulouse, ville de gauche dont le maire, Pierre Cohen a déclaré voici quelques mois qu’il fallait éradiquer le Bloc Identitaire, par le rapport de force physique au besoin. Toulouse, place forte de l’extrême-gauche qui, depuis plusieurs mois, harcèle le mouvement identitaire à grands coups de manifestations, d’attaques de nuit et de dénonciations injurieuses. Toulouse où la racaille islamiste a également menacé à plusieurs reprises des militants identitaires. Toulouse où les accointances entre le milieu interlope gauchiste et la police politique sont notoires. Toulouse, enfin, où la vaine perquisition du local identitaire s’est faite à l’aube mais sous le feu de caméras et de photographes de presse qui passaient là par hasard, bien sûr.

Jamais, dans aucune ville où il a ouvert des locaux, le mouvement identitaire n’a connu un tel acharnement, autant de manipulations, de haine et de répression.

En trois mois, l’enquête pour identifier l’agresseur de l’étudiant chilien n’avait pas progressé. La victime disait ne se souvenir de rien. Les témoins étaient dans l’incapacité de désigner un agresseur. Cette absence absolue de faits et d’indices, n’a pas empêché la police d’interpeler ce mercredi 13 personnes dont le responsable local du mouvement identitaire. Pour ce faire, l’Etat a envoyé le GIPN ! Cet Etat impuissant face à la racaille, cet Etat qui rampe à la porte des cités interdites, n’a pas hésité à envoyer l’élite de la police pour une enquête de fait-divers qu’il faut à tout prix transformer en affaire politique.

Après 48 heures de garde à vue, tous les interpelés ont été relâchés. Tous ? Non, l’un d’entre-eux a été incarcéré à titre préventif.

A-t-il avoué quoi que ce soit ? Non.

Quelles sont les preuves recueillies contre lui ? Des témoignages confus, contradictoires et peu fiables, de personnes n’appartenant pas au mouvement identitaire.

Mais cette incarcération – annoncée par la police depuis plusieurs jours à divers témoins – est destinée à faire pression sur ce militant. La méthode est digne d’un Etat policier du tiers-monde. Avouez et on vous libèrera…

Face à ces méthodes immondes, le mouvement identitaire dit ici sa totale solidarité avec ce militant incarcéré. Il prévient le maire de Toulouse, le procureur de la République, le ministre de la Justice, Christiane Taubira, et l’ensemble des forces de répression de l’Etat socialiste : aucune persécution, aucune injustice, aucun procès n’empêchera notre combat politique.

Bien entendu, toutes les démarches judiciaires possibles seront entreprises dès lundi afin d’obtenir la libération rapide de ce militant et mettre fin à une incarcération aussi politique qu’arbitraire.

PS : l’autre personne mise en examen dans cette affaire et placée sous contrôle judiciaire n’appartient pas au mouvement identitaire contrairement à ce qui a été indiqué par la presse.

: info@bloc-identitaire.com
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: Service Communication : 06 78 79 31 81
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La campagne de l’UEFA en faveur d’un football européen sans identité

La campagne de l’UEFA en faveur d’un football européen sans identité

29/06/2012 – 12h00
KIEV (NOVOpress) –
Dimanche soir, en finale de l’Euro, le capitaine de l’Espagne, Iker Casillas et son homologue, Gianluigi Buffon, devraient être de nouveau obligés à lire un message de l’UEFA en faveur du « respect de la diversité », juste avant le coup d’envoi du match Italie-Espagne à Kiev.

La même initiative avait eu lieu dès les demi-finales. Le 27 juin, d’une voix mécanique, Iker Casillas a dû affirmer, micro à la main : « Nous devons notre succès à notre esprit d’équipe et à la diversité de nos origines ». Ajoutant : « Nous sommes contre toute forme de discrimination et sommes fiers de soutenir le message de Respect de la diversité de l’UEFA ». Le lendemain, les deux capitaines de l’Allemagne et de l’Italie ont relayé un discours identique avant le coup d’envoi de la seconde demi-finale au stade National de Varsovie.

Cette action fait partie de la thématique Respect de la diversité pour l’UEFA Euro 2012 et s’inscrit dans la « lutte contre le racisme ». Une campagne où « des observateurs vont relever d’éventuels chants racistes, des slogans d’extrême droite ou d’autres signes de discrimination », tandis qu’un numéro spécial permet de dénoncer « les incidents racistes et discriminatoires ». « Respect », « racisme », « diversité », « discriminations »… Une vraie confusion des genres, savamment orchestrée par une propagande bien huilée de l’UEFA en faveur d’un football sans racines. Car le refus du racisme est tout à fait conciliable avec le respect et la promotion de l’identité des peuples.

Crédit photo : Piotr Drabik via Flickr, licence CC.

Italie : débarquements quotidiens, 84 clandestins envahissent une plage au milieu des touristes

Italie : débarquements quotidiens, 84 clandestins envahissent une plage au milieu des touristes

30/06/2012 — 10h00
SANTA MARIA DI LEUCA (NOVOpress) —
Choc brutal jeudi soir pour les touristes qui étaient sur la plage de Santa Maria di Leuca , à la pointe méridionale du Salento, là où saint Pierre, selon la légende, avait débarqué dans sa route vers Rome. Vers 19h45, ils ont vu arriver un canot pneumatique qui a accosté, a fait descendre au moins 84 clandestins, et a repris le large à toute allure. L’embarcation était munie de puissants moteurs hors bord, qui lui ont permis de disparaître rapidement. La Capitainerie du port, il est vrai, s’est surtout inquiétée d’envoyer une vedette en mer pour vérifier que des clandestins supplémentaires n’avaient pas besoin d’être repêchés…

Les carabiniers ont retrouvé – on n’ose dire arrêté – 71 clandestins dans la soirée, dont deux femmes (l’une est enceinte) et cinq enfants de trois à quatre ans. Neuf adultes supplémentaires ont été retrouvés dans la matinée par les carabiniers, et la Guardia di finanza en a intercepté quatre à une gare voisine, alors qu’ils cherchaient à prendre le train. Il s’agit de Pakistanais, d’Afghans et de Bangladeshis. La Repubblica vous rassure, ils se portent tous bien, y compris la femme enceinte, qui a subi les examens d’usage. Ils ont été conduits au centre d’accueil Don Tonino Bello d’Otrante, où ils ont pu se restaurer avant les contrôles d’identité.

Cet énième débarquement dans les Pouilles confirme les prévisions des forces de l’ordre, qui s’attendent à « un été d’“arrivées” quasi quotidiennes. Le flux de clandestins venus de la côte grecque et de l’Afrique du Nord, vu les excellentes conditions de navigation, est continu, comme le montrent aussi les débarquements dans la nuit de mercredi à Reggio Calabria, et jeudi à Catane». Le Salento demeure la zone de débarquement préféré pour les embarcations parties de Grèce. C’est de là, selon toute probabilité, que venait le canot qui a débarqué à Leuca.

Le PS et l’UMP soutiennent le mariage gay

Le PS et l’UMP soutiennent le mariage gay

29/06/2012 –  08h00
PARIS (NOVOpress) –
Une loi autorisant le mariage et l’adoption pour les couples d’homosexuels et de lesbiennes, promise par François Hollande pendant sa campagne présidentielle, sera votée d’ici le premier semestre de 2013, vient de confirmer Dominique Bertinotti, la ministre déléguée à la famille.

Une offensive contre la famille alors que seulement 32 % des Français en âge de voter ont fait le choix Hollande à l’élection présidentielle. Mais pas de nostalgie à avoir de l’ère Sarkozy puisque comme l’a souligné Rachida Dati vendredi matin sur Europe 1, l’UMP « n’a jamais dit non au mariage homosexuel ». « C’est une évidence que les couples homosexuels aient les mêmes droits aujourd’hui », a ajouté l’ancienne garde des Sceaux.

Une enquête de Mark Regnerus, professeur associé de sociologie à l’Université du Texas d’Austin (Etats-Unis), a démontré que les enfants de mères lesbiennes sont significativement différents une fois jeunes adultes dans 25 des 40 facteurs mesurés dans l’étude en comparaison avec ceux qui ont passé toute leur enfance avec leurs deux parents biologiques mariés. Ces analyses constatent chez ces enfants des différences de revenus significativement plus bas, une moins bonne santé physique et mentale et de plus mauvaises relations avec leur partenaire.

Crédit photo : M.V. Jantzen via Flickr, licence CC.

La caillera du jour : Nasri ? Ben Arfa ? Non, Jean-François Copé

La caillera du jour : Nasri ? Ben Arfa ? Non, Jean-François Copé

Comme l’écrit Philippe Randa dans sa Chronique hebdomadaire :

“Si « l’événement » a été rapporté par quelques journalistes, il n’a guère eu d’échos… et on n’a entendu aucune « chienne de garde » du féminisme, généralement si prompte à réagir contre toute atteinte à l’honneur féminin, dénoncer cette pitoyable attitude où la haine le dispute à la grossièreté, la morgue à la goujaterie, surtout vis-à-vis d’une toute jeune femme sans doute alors quelque peu impressionnée par sa fonction.
Nul sourcilleux démocrate, nul auto-proclamé républicain n’a crû bon de fustiger cette intolérable attitude vis-à-vis d’une élue du suffrage universel.”

D’autant plus que Marion Maréchal-Le Pen représentait en l’occurrence ce jour là, en tant que benjamine et comme le veut le protocole, l’ensemble des élus du peuple à l’Assemblée Nationale en étant secrétaire de séance.

Alain Juppé candidat à la tête de l’UMP ?

Alain Juppé candidat à la tête de l’UMP ?

29/06/2012 — 17h35
BORDEAUX (NOVOPress via Infos Bordeaux) — Le maire de Bordeaux devrait annoncer sa candidature à la tête de l’UMP d’ici quelques jours. Ce sont nos confrères d’Atlantico qui révèlent ce matin l’information. « Selon les confidences qu’il a faites à ses proches, il souhaite que l’UMP se concentre sur ses valeurs fondatrices, se situe clairement face au FN et appelle au rassemblement de toutes les familles qui composent la droite et le centre ».

Très critiqué en interne pour s’être dérobé aux dernières élections législatives, Alain Juppé est partisan d’une ligne centriste, comme à Bordeaux où il dirige la ville avec le Modem et des personnalités issues de la gauche. Ce dernier s’était affronté à la stratégie de Patrick Buisson, jugé trop à droite. Il lui sera d’ailleurs très difficile de conserver la mairie, dans une ville où la gauche est désormais majoritaire.

Interrogé sur France Info le 25 mai dernier, sur son intérêt éventuel pour la présidence du parti, le maire de Bordeaux avait pourtant répondu qu’il ne souhaitait pas « pas ajouter sa propre petite musique à la cacophonie actuelle ».

L’Association bretonne en congrès à Redon ce week-end

L’Association bretonne en congrès à Redon ce week-end

29/06/2012 – 16H45
REDON (NOVOpress Breizh) – Le 139ème congrès de l’Association bretonne et de l’Union régionaliste bretonne se tient à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche à Redon (Ille-et-Vilaine) (photo). Arrêt sur la plus ancienne association régionaliste bretonne.

Créée en 1843 par un agronome et un archéologue qui se donnaient pour but de participer au développement agricole et à la connaissance historique et des traditions dela Bretagne, c’est la plus ancienne association bretonne, dont on peut dire qu’elle fut au départ du régionalisme culturel breton.

Si l’archéologie et l’histoire religieuse, politique et économique ont été les domaines les plus développés au cours de ses congrès annuels, aujourd’hui les nouveaux centres d’intérêt de l’Association bretonne sont la défense du patrimoine, de la langue bretonne. Au nombre de plus d’un millier, ses adhérents sont regroupés en « pays » qui ne tiennent pas compte des limites départementales.

L’Association se définit comme un lieu de mémoire – « l’avenir ne se construisant pas sans la connaissance de nos racines qu’elles soient celtes ou chrétiennes » – et un lieu d’appartenance « géographique mais qui ne s’enferma pas dans des limites marquées par la volonté politique d’un moment de l’histoire ». Ce lieu s’élargit d’ailleurs « à tous ceux qui partagent et entretiennent une culture, qu’ils vivent à Quimper, Paris ou Sydney ». Sur le plan économique et social elle se revendique de l’esprit du CELIB.

L’AB se défend toutefois de tout autonomisme. Ainsi dans l’hommage qu’elle rend dans son bulletin 2012 à Yann Fouéré, qui en fût adhérent,  elle écrit : «  il a heurté des Bretons aussi sincères que lui qui ont fait du service de la France leur priorité dans les moments difficiles » ou encore : « Si certains sont séduits par l’idée d’une Europe fédérale, faut-il autant la fonder sur l’antagonisme avec la France pour que s’affirme l’identité bretonne ? »

La proximité de l’Association bretonne à l’Eglise catholique fait que tous les évêques bretons en sont membres de droit, même ceux qui  – à la différence de l’évêque de Vannes Mgr Centène – ne manifestent pas le moindre intérêt à la défense de l’identité bretonne. A noter enfin que Loïc de Châteaubriant, petit fils de l’auteur de la Brière, interviendra à Redon sur « l’organisation territoriale ».

Photo en Une : Eglise abbatiale de Redon. Crédit photo Cbidaud56 via Wikimedia, licence CC.
La réserve ornithologique de l’Étang de Font Merle en danger

La réserve ornithologique de l’Étang de Font Merle en danger

29/06/2012 — 14h50
MOUGINS (NOVOpress via Cannes Identitaire) –
“Dans ce petit coin de nature,…” tout le monde connait cette ritournelle publicitaire.

La réserve ornithologique de l’Étang de Font Merle en danger Cet été, ce petit coin de nature qu’est L’Etang de Font Merle, situé en bordure du parc départemental de la Valmasque sur la commune de Mougins (Alpes-Maritimes), lieu de détente et de promenade dominical bien connu des cannois et des mouginois, aura perdu de sa tranquillité. En effet, depuis avant-hier, cette zone de promenade est le théâtre d’un triste spectacle : près de 200 caravanes et voitures se sont installées dans la plus grande illégalité sur la prairie et côtoient (voir vidéo en bas de l’article) la réserve ornithologique protégée de l’Etang de Font Merle.

Le constat est étonnant : une absence totale des forces de l’ordre pouvant empêcher de nouvelles arrivées (il y a encore de la place sur ces 5 hectare de verdure) et l’état du terrain où sacs poubelle et détritus sont laissés un peu partout.
Les chiens sont attachés aux arbres et des piscines gonflables installées à côté de ces “petites caravane”s tractées par des véhicules “1er prix”…
http://www.cannes-identitaire.com/894/2012/06/letang-de-fontmerle-en-danger/

Aux dernières nouvelles un accord aurait été passé entre les gens de la « communauté » et la préfecture. Les occupants devraient partir le 8 juillet. Qu’en sera-t-il ? En particulier de l’état du terrain…

 

Le Bloc Identitaire Mougins – Cannes s’est insurgé contre cette occupation sauvage qui saccage une réserve naturelle.
Il appelle ceux qui veulent protéger notre patrimoine écologique, à faire entendre leur voix, avec courtoisie mais avec fermeté aussi. Leurs armes : le téléphone, le fax, le courrier électronique :
Mairie de Mougins – Tél. 08 99 69 75 89– Fax : 04 92 92 89 71
Courriel : cabinet@villedemougins.com

La réserve ornithologique de l’Étang de Font Merle en danger

La réserve ornithologique de l’Étang de Font Merle en danger

La réserve ornithologique de l’Étang de Font Merle en danger

Israël : l’opération « Retour à la maison » bat son plein

Israël : l’opération « Retour à la maison » bat son plein

29/06/2012 — 12h40
  JÉRUSALEM (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – L’opération « Retour à la maison »    vise à expulser d’Israël tous les clandestins d’origine sub-saharienne.

Les autorités israéliennes estiment à plus de 60.000 le nombre d’immigrés africains – venus essentiellement du Soudan, du Soudan du Sud et de l’Erythrée – qui se trouvent actuellement illégalement en Israël. Deux cent quarante Sud-Soudanais ont déjà regagné cette semaine leur pays à bord de deux avions affrétés par les autorités de l’Etat hébreu. Le gouvernement ne fait que répondre aux inquiétudes exprimées à de nombreuses reprises par la population juive. Ainsi, en mai dernier, une manifestation contre l’immigration d’origine sub-saharienne, plus violente que les autres, avait dégénéré en pogroms anti-africains dans le sud de Tel-Aviv. Mises à part quelques réticences du côté des associations de droits de l’homme, cette politique reçoit l’approbation d’une très large majorité de l’opinion publique juive.

Rafles policières donc, mais aussi aide au retour… Le ministre israélien de l’Intérieur, Elie Yishaï, a adressé hier un ultimatum aux clandestins originaires de Côte d’Ivoire. « Ils ont jusqu’au 16 juillet pour quitter le pays a ainsi annoncé Elie Yishaï dans un communiqué. Ceux qui partiront avant cette date obtiendront un pécule tandis que les autres seront expulsés ».Le ministre, dirigeant du parti talmudique Shass, a précisé que les Ivoiriens qui partiront volontairement toucheront 500 dollars par adulte (soit 400 euros) et 100 dollars par enfant. Des enfants qui, donc, ne seront pas séparés de leurs parents ! « Il s’agit d’une étape importante pour le rapatriement des clandestins et le retour d’un sentiment de sécurité pour les habitants de localités israéliennes », a souligné le ministre.

Pour le premier ministre Benyamin Netanyahu, c’est carrément le « rêve sioniste » que la présence de ces populations exogènes risquerait de faire disparaître. Et le ministre de l’Intérieur d’appeler : « A protéger le caractère juif et démocratique d’Israël ».

Israël érige également une clôture anti-immigrés à l’ouest du pays…

Déjà expert en matière de construction de mur (ainsi du mur de plus de 700 km qui sépare Israël de la Samarie-Judée, érigé à partir de 2002 sur une idée du travailliste Yitzhak Rabin), l’Etat hébreu édifie actuellement un nouveau mur le long de la frontière égyptienne, celui-ci pour tenter d’empêcher les infiltrations d’immigrés passant par le Sinaï. Quelque 170 km sur les 250 prévus sont déjà construits et l’ouvrage devrait être achevé d’ici la fin de l’année 2012.

Curieusement, ces informations, qui pourraient donner de “mauvaises” idées aux Français et aux Européens, ne font pas les gros titres de la grande presse hexagonale. Un oubli sans doute…

Image en Une : drapeau israélien. Domaine public.
Hugo Lloris est-il terrorisé par les « caïds » chez les Bleus ?

Hugo Lloris est-il terrorisé par les « caïds » chez les Bleus ?

28/06/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –
Hugo Lloris (photo), le gardien de l’équipe de France de football, qualifie de « rapports d’hommes », les graves problèmes comportementaux de certains Bleus à l’Euro (Nasri, Ben Arfa, M’Vila, Ménez), sur le site Le Parisen.fr. Le capitaine des Tricolores ajoute : « Résumer le comportement de 23 joueurs à deux incidents, c’est profondément injuste ».

Le capitaine des Bleus est peut-être victime du syndrome de Stockholm, cette  propension des otages à épouser le point de vue de leurs geôliers par peur et contagion émotionnelle avec ces derniers. Comme à Knysna en 2010. Ou tout simplement, le portier de l’Olympique lyonnais a la mémoire courte. Car il n’y a pas eu « deux incidents » à déplorer, mais plusieurs attitudes scandaleuses : le « Ferme ta gueule » de Nasri en direction de la tribune après son but contre l’Angleterre, puis le « Fils de pute, va te faire enculer, va niquer ta mère !», adressé à un journaliste de l’AFP après le match contre l’Espagne.

On peut citer aussi la rébellion de Ben Arfa contre Laurent Blanc après Suède-France, le refus de M’Vila de serrer la main d’Olivier Giroud, puis de son entraîneur, au moment de son remplacement face à l’Espagne. Ou encore, pendant la même rencontre, l’insulte (« Va te faire enculer !») lancée à la face de l’arbitre et de son capitaine par Ménez. Sans parler d’autres dérapages qui auraient pu être étouffés. Il faut être de mauvaise foi ou être terrorisé par les « caïds » des Bleus pour minimiser ces attitudes qui nuisent tellement à l’image de la France.

Crédit photo : Станислав Ведмидь/Stanislav Vedmid via Wikipédia, licence CC.

Un tribunal allemand interdit la circoncision

Un tribunal allemand interdit la circoncision religieuse des enfants

29/06/2012 – 08h00
COLOGNE (NOVOpress) –
Selon le jugement délivré par un tribunal allemand, mardi dernier, la circoncision d’un enfant pour des motifs religieux constitue une blessure corporelle passible d’une condamnation.

A la suite d’une complication médicale survenue chez un enfant de 4 ans circoncis à la demande de ses parents musulmans, le tribunal de grande instance de Cologne a estimé que « Le corps d’un enfant était modifié durablement et de manière irréparable par la circoncision ». Le tribunal ajoute « Que cette modification est contraire à l’intérêt de l’enfant qui doit décider plus tard par lui-même de son appartenance religieuse ». Avec cette jurisprudence, le droit de l’enfant au respect de son intégrité physique prime sur le droit des parents.

Cette décision a été immédiatement contestée par le Conseil central des juifs d’Allemagne qui y voit « Une intervention insensible, gravissime et sans précédent dans les prérogatives des communautés religieuses ». Le Conseil de coordination des musulmans en Allemagne (KRM) proteste également.

Photo : circoncision religieuse juive. Crédit photo : Cheskel Dovid via Wikipédia, licence CC.
La chimère d'Al-Andalus - Mensuel de l'Observatoire de l'islamisation de juin

La chimère d’Al-Andalus – Mensuel de l’Observatoire de l’islamisation de juin

 

Sommaire, éditorial et vidéo

Sommaire

– L’historien arabisant Serafin Fanjul entre à l’Académie d’histoire espagnole
> Un spécialiste de l’Andalousie qui dénonce le mythe de coexistence heureuse des trois monothéismes.
> La vérité sur les morisques

> Traductions de son livre “La chimère d’Al-Andalous” [Image en Une : Al-Andalus en l’an 1000 (on nomme ainsi la partie de la péninsule ibérique occupée par les musulmans). La Recounquista a déjà libéré une partie de la péninsule, la quasi-totalité ayant été conquise au départ. Cliquer sur l’image pour la voir en entier. Crédit image : Crates, via Wikipédia, licence CC.]

– Dossier: l’Eglise face à l’islam
> étude comparative entre les positions de l’épiscopat français et celles de la FSSPX sur la question islamique.
> Mgr Lefebvre : ce qu’il a écrit sur l’islam
> Pourquoi la régularisation de la situation de la Fraternité St Pie X avec Rome est une chance.

– Portrait: Tareq Al-Suwaidan
> Directeur de la chaîne saoudienne Al-Risala
> Un prédicateur des Frères Musulmans à l’audience mondiale
> Son plan pour le retour du califat mondial

– Allemagne: l’Académie du roi Fadh dans l’œil du cyclone
> l’influence salafiste de l’institution saoudienne
> Son rôle dans les émeutes de Bonn et Solingen
> Des perquisitions judiciaires dans toute l’Allemagne

– Livre: Esclaves blancs, maîtres musulmans
> Le livre de l’historien Robert C.Davis

 

Editorial

Il n’y aura pas de changement
Par Joachim Véliocas. Directeur de la rédaction.

Beaucoup pensent que l’accès au pouvoir de F.Hollande va fondamentalement changer la donne. Droit de vote des étrangers? Il était donné de facto par le gouvernement précédent, qui en naturalisant entre 120 000 et 150 000 étrangers chaque année, fabriquait déjà des électeurs de gauche. Régularisation des clandestins? Depuis 10 ans, Nicolas Sarkozy à l’Intérieur et après 2007 ses proches ont régularisé en moyenne 25 000 clandestins chaque année, jusqu’à signer des accords avec la CGT afin de régulariser les travailleurs clandestins de la restauration…

Les avancées territoriales du Maroc, de l’Algérie et de la Turquie via le financement et le contrôle de Grandes mosquées destinées à devenir des centres de vie sociale pour les colons musulmans, se poursuivra à un rythme régulier, les écoles secondaires musulmanes reconnues par l’état continueront à s’ouvrir. Doucement mais sûrement, le grignotage se poursuivra.

Pour ceux qui s’illusionnent sur une intégration tranquille de peuples entiers dans la civilisation française, nous ne pouvons rien contre leur croyance folle de l’avènement d’un multiculturalisme qui n’a jamais émergé dans l’Histoire, Juge froide et dépassionnée qui ne relate que des juxtapositions de populations.
La chimère d'Al-Andalus - Mensuel de l'Observatoire de l'islamisation de juinComme l’écrit le professeur de littérature arabe et historien de Al-Andalus Serafin Fanjul, qui vient d’entrer le 22 avril dernier à l’Académie d’histoire espagnole pour son expertise sur l’époque de la colonisation islamique dans la Péninsule ibérique :

« L’observation des sociétés antiques et modernes induit des conclusions pessimistes sur le résultat d’une mise de groupes humains aux différences marquées sur une même terre, spécifiquement dues au facteur religieux –mais aussi ethnique et culturel– se faisant un élément désagrégateur majeur qui génère des conflits. […] l’incongruité paradoxale d’un côté, de chanter les merveilles de la coexistence de communautés très distinctes, alors que celles-ci, dès qu’elles disposent de la force nécessaire, essayent de s’imposer et d’effacer les minoritaires, ou– en se donnant une cohésion géographique et démographique– constituent des entités politiques nouvelles et différenciées de l’agglomérat antérieur »

Et Fanjul exhortant à porter la réflexion sur les précédents Yougoslaves, Turcs, Libanais, Phillippins, Indonésiens, Irlandais, Indiens, en ironisant sur les « rencontres, forums, symposiums et colloques » inter-religieux…

Nous avons traduits pour la première fois en français de larges extraits de ses deux ouvrages majeurs :
– “La chimère d’Al-Andalus” (éditions Siglo XXI, 2004 )

“Al-Andalus contre l’Espagne- la construction du mythe”. (2000)
Pour comprendre les dures réalités de l’époque de l’Andalousie musulmane. Les extraits traduits sont à lire dans le mensuel de l’Observatoire de juin.

[box class=”info”] Source : Observatoire de l’islamisation. Le mensuel peut y être acheté et téléchargé en ligne. [/box]

L’Europe vole au secours de l’Espagne et de Chypre

L’Europe au secours de l’Espagne et de Chypre, mais pas sans contrepartie

28/06/2012 — 17h00
BRUXELLES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) —
Les demandes d’aide financière de l’Espagne et de Chypre ont été approuvées mercredi par les ministres des Finances de la zone euro.

Comment seront réglées les difficultés espagnoles ?

S’agissant de l’Espagne, le gouvernement n’appelle pas formellement à l’aide pour combler son déficit public mais pour recapitaliser ses banques, dont la situation est très fragile. Sur la base de rapports d’experts, le premier ministre Mariano Rajoy a chiffré le besoin de ces dernières entre 51 et 62 milliards d’euros. Entre les lignes, le communiqué de Bruxelles laisse comprendre que le montant pourrait être supérieur, sans dépasser toutefois les 100 milliards d’euros.

Par quel moyen l’argent sera‑t‑il versé ?

La somme sera d’abord fournie par le fonds européen de solidarité financière (FESF), avant la mise en place du mécanisme européen de solidarité (MES), qui doit encore être ratifié. Les partenaires européens auront ainsi un droit de regard sur l’utilisation des fonds par le gouvernement espagnol, qui se porte seul garant de leur remboursement. Par ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) ne prêtera pas d’argent à l’Espagne.

Qu’en est‑il du cas chypriote ?

Alors que Chypre prendra la présidence de l’Union européenne le 1er juillet prochain, le pays va être directement placé sous tutelle financière de la troïka (Union européenne, BCE, FMI) comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal. Confronté à un secteur bancaire en détresse et des déséquilibres macroéconomiques majeurs, le pays n’a pas encore chiffré précisément ses besoins, même si des journaux locaux évoquent un montant de 10 milliards d’euros, soit la moitié du PIB de l’île. En contrepartie de cette aide dont le FMI déterminera le montant, Chypre devra procéder à des ajustements budgétaires et à des réformes structurelles, tout comme à un renforcement de son secteur bancaire et financier.

Crédit photo : MPhotographe via Flickr, licence CC.

Le comptoir bancaire, nouvelle église ?

Le comptoir bancaire, nouvelle église ?

[box] Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia. [/box]

[box class=”info”]    Immense talent de plume, François Brigneau est mort le 9 avril 2012. Il était qualifié de « polémiste d’extrême droite ». C’était surtout un essayiste d’une grande finesse et d’une rare profondeur. En guise d’hommage, Polémia publie l’une de ses tribunes de National Hebdo, datée du 25 juin 1992, en plein débat sur la ratification du Traité de Maastricht : quelques mots sur les péripéties politiciennes et de longues considérations sur le remplacement d’une boulangerie par une banque ; des banques qui se multiplient comme des petits pains… L’anecdote conduit François Brigneau à une réflexion profonde sur l’économie et la société. Ce texte pouvait passer pour nostalgique, sinon ronchon, il y a vingt ans, et il apparaît aujourd’hui comme prémonitoire : à enseigner à Sciences-Po en cours d’économie politique… s’il y en avait encore. Un tel texte, que Polémia a été heureux de redécouvrir pour ses lecteurs, est à déguster et à méditer. Le titre est de la rédaction de Polémia. Le titre original était « Sur le départ d’un boulanger ».
Polémia [/box]

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Sur le départ d’un boulanger

Le comptoir bancaire, nouvelle église ?

La Gerbe d’Or à Lyon, la boulangerie des parents d’Henri Béraud où l’écrivain a passé toute sa jeunesse et dont François Brigneau admirait le talent.

Les vieux habitants du quartier sont tristes. Notre boulanger nous a quittés. Il s’appelait M. Dupuy. C’était un homme dans la force de l’âge, grand, costaud, avenant, habillé de blanc, à l’ancienne. Vers midi, le coup de feu, il venait aider sa femme et ses commises. Il faisait le meilleur pain du coin. Du pain cuit et doré, avec de la mie qui n’était pas de la pâte. C’est rare. Parfois le soir, quand j’étais seul, je dînais d’un quignon et d’un bout de fromage, avec un verre de vin, et même deux. Je me régalais.

Sa pâtisserie, aussi, était courue. Chez nous, pas un repas de famille ou d’amis ne se tenait que nous ne commandions un saint-honoré ou un Paris Brest, larges comme une roue de brouette, chez M. Dupuy. Pour nous, il ne les mettait pas dans les présentoirs réfrigérés. Le gâteau restait tendre, souple, moelleux, avec de la crème, ou de la crème chantilly que le froid n’avait pas durcie. C’était bon comme là-bas, dis ! (Là bas, c’est la Cornouaille de mon enfance…). Même mon chien Corvec faisait la différence. Ça se voyait à sa moustache et à son œil, que la félicité rendait humide.

Depuis longtemps une banque avait offert une petite fortune à M. Dupuy, pour sa boutique, son fournil et ses dépendances. Il refusait. Il aimait son métier et sa clientèle. On le voyait à son accueil, à son sourire, à son aisance professionnelle, cette grâce naturelle des gens de métier qui font bien le leur. Et puis il a appris la nouvelle. Dans la galerie marchande de la grande surface, en face de sa boutique, un dépôt de pain allait s’ouvrir. Alors il a fini par céder. Le dernier jour, il y avait plus de monde encore que d’habitude. On arrivait de partout. M. Dupuy était derrière son comptoir, tout pâle, les larmes aux yeux. Il avait sans doute fait une affaire. Il avait certainement subi une défaite. Il le savait. C’est à peine s’il pouvait parler. Il bredouillait : « Au revoir. Merci. Merci encore. » Ma femme acheta deux baguettes alors qu’une nous suffit. Le lendemain tous les stores étaient fermés. Sur la porte, il y avait une pancarte écrite au feutre bleu : FERMETURE DEFINITIVE. J’ai cru remarquer que les majuscules étaient un peu tremblées.

Faire le commerce de l’argent doit rapporter plus que de cuire du pain. Quand je me suis installé ici, voilà quarante ans, il n’y avait pas une banque dans le quartier. Maintenant, dans un rayon de trois cents mètres autour de la maison, il y en a sept. Je compte : la Banque Hervet, la Banque Nationale de Paris, la Banque Populaire de la Région Ouest, le Crédit Agricole, le Crédit Commercial, le Crédit Lyonnais, la Société Générale, sans parler de la Poste, qui fera bientôt plus d’opérations bancaires qu’elle ne vendra de timbres. Ni de la Caisse d’Epargne qui ouvre ma rue, juste devant le monument aux morts de la bataille de Montretout (18 janvier 1871). Souvent, le dimanche matin, des voitures s’arrêtent à cet endroit.
Malgré l’inscription gravée dans la pierre : « Morts pour la Patrie. Passant, souviens toi ! », ce n’est pas pour honorer la mémoire des pauvres tirailleurs des Ternes, qui ne réussirent pas à hisser leurs pièces de 12 sur le parapet de la redoute et furent tirés, comme des canards d’hiver, par les Prussiens embusqués. C’est pour faire la queue au distributeur à billets de l’Ecureuil.

Un glissement de société

A la place de cet écureuil se tenait un admirable épicier à la mode d’autrefois : M. Tessier. Ce n’était pas un vendeur de saucissons industriels et de paquets sous cellophane. Il choisissait ses mélanges de café, qu’il grillait lui même, sur le trottoir, et l’air embaumait. Tout son magasin avait d’ailleurs une odeur riche de légumes secs, de confitures et de pruneaux, à laquelle se mêlait une autre senteur, plus âcre, celle des morues salées entières, qui pendaient, attachées par la queue, aux solives de la resserre.

M. Tessier se tenait dans sa boutique comme un instituteur de jadis – dont il portait la blouse – dans sa classe. Il connaissait ses clients comme l’autre ses élèves. Il avait avec eux de longs entretiens. Il les conseillait, pour les vins, qu’il allait choisir à la propriété et mettait en bouteilles, protégé d’un long et lourd tablier noir. Car la profession n’allait pas sans le costume.

Il me manifestait une certaine considération parce que je n’aimais que le chocolat amer et m’y connaissais assez bien en sardines à l’huile. Je lui avais procuré des marques qu’il ignorait. Il voulut bien reconnaître leur supériorité. Elles venaient de petites maisons traditionnelles. Pêchées le matin, dans la baie, livrées directement du bateau à l’usine, les sardines étaient mises en boîtes, à la main, par de vieilles ouvrières, avec de l’huile d’olive extra. Rien de comparable aujourd’hui, à quelques rares exceptions. Pour baisser les coûts, les produits sont de seconde qualité. Les vieilles sardinières sont mortes. Le poisson arrive on ne sait d’où, à moitié congelé. Le froid tue autant qu’il conserve ; sinon plus. La sardine surtout, fragile et sensible. Son goût change selon les eaux et les côtes où elle fut pêchée. Quel rapport entre la marocaine, la portugaise et la bretonne ? La royan n’est pas la sablaise, pas plus que la sardine de Quiberon n’est celle de Concarneau. Je répétais à M. Tessier ce que mon père, mes oncles, mon grand père m’avaient enseigné. Il m’écoutait. J’étais flatté de son attention. Parfois, quand je passais, il venait sur le pas de la porte. Avec un geste arrondi du bras, il disait : « Bonjour, M. Brigneau ! » Je l’entendais comme : « Bonjour M. Courbet ! » J’étais le Courbet des sardines à l’huile. Ça crée des liens.

M. Tessier, atteint par l’âge, fut remplacé par un Juif d’Afrique du Nord qui flanquait des tournées soignées à sa femme. C’était tout ce qu’il y avait de soigné dans le personnage. Très vite, il transforma ce conservatoire de l’épicerie en Self service. Après quoi, il s’en alla tenir un garage. C’était une raison supplémentaire de continuer à préférer le vélo à l’automobile.

Durant que les enfants grandissaient et cessaient d’être des enfants pour avoir des enfants à leur tour – ça va vite, vous savez, la vie, et l’on est tout surpris, un jour, de se découvrir vieux sans avoir eu jamais l’impression de vieillir… – nous avons vu ainsi disparaître un poissonnier ; une ferme dont le fermier livrait le lait, à domicile, dans une voiture tirée par un cheval ; un menuisier, un boucher, un cours des halles, un horloger, un bistrot avec billard où j’allais taper la belote et commenter les matchs du Stade français en buvant de la bière belge fabriquée par des moines. Ce n’est pas parce que je suis hostile à Maastricht que je ne suis pas sensible aux petits bonheurs de l’Europe.

A la place, nous avons vu naître ces comptoirs bancaires, un Monoprix et des agences immobilières. Comme il y a des glissements de terrain, il y a eu un glissement de société. La quantité a remplacé la qualité. Nous ne retrouvons plus le goût des fruits, des légumes, des œufs… Quand j’étais gamin, en allant à l’école, je passais devant l’atelier du maréchal ferrant. Merveilleux signe de la Providence, la rue s’appelait rue Vulcain. Je vois l’enclume et le brasier qu’un énorme soufflet à chaînette attisait. Le sabot retenu en arrière, le cheval, sur trois pattes, s’ébrouait. Il y avait le tintement des marteaux sur le fer qui s’arrondissait, l’odeur de corne brûlée, les grosses voix des hommes sur des plaisanteries que je ne comprenais pas. Appuyé sur sa masse comme une canne, bardé de cuir, le maréchal ferrant forgeron me semblait un colosse, un demi dieu de l’antiquité, avec une grosse tête ronde, des cheveux bouclés et des bras musculeux. J’éprouvais une étrange impression de force, de puissance, de mystère aussi, que mes petits enfants ne ressentent certainement pas en regardant, à travers les vitres teintées de la Banque Hervet, des employés en veston cravate pianoter derrière les écrans de télé fric.

Je n’ai pas oublié Maastricht

Je devine votre surprise. Vous deviez vous attendre à de tout autres discours. La semaine a été riche en événements qui prêtaient aux commentaires. Nous avons assisté à une activité fébrile sur l’ensemble des fronts parlementaires. Au Sénat, le sergent Pasqua, qui n’aime rien tant que passer pour une vieille ficelle dans une peau de vache, alors qu’il est essentiellement un gros maladroit, s’est fait blouser comme un bleu. A l’Assemblée, alors que Séguin croyait tenir la victoire, un subtil repli stratégique de Mitterrand, feignant de concéder du terrain à l’opposition, permettait au gouvernement d’avancer et d’atteindre ses objectifs. Il y avait la fête à Million souhaitée par Petit Pons, qui avait retrouvé sa fureur canaque :

Million, fumier, cochon,
Ordure ménagère,
Bon anniversaire,
Nos vœux les plus sincères, etc…

Il y avait l’attitude héroïque du RPR, prêt à mourir pour la patrie dans la tranchée des baïonnettes, puis se défilant sans un mot, car seul le silence est grand. Il y avait la renaissance du MRP, que l’on retrouvait dans les mines obliques des centristes, prêts comme avant, prêts comme toujours à trahir la droite pour sortir les socialos de l’impasse. Les sujets ne manquaient pas. Il est curieux que la disparition d’un boulanger m’ait entraîné loin d’eux, alors que l’actualité est torride. Mais regardez bien… J’y suis en plein, dans l’actualité, et pour être précis, dans l’actualité politique.

Quand l’ouverture d’un dépôt de pain industriel, aseptisé et sous cellophane, provoque la fermeture d’une bonne boulangerie traditionnelle, et que cette disparition permet à une nouvelle banque de s’installer ; quand cette banque est la huitième qui pousse dans ce quartier modeste, après onze ans d’un pouvoir socialiste sans partage, ce « petit fait vrai » ne relève pas de l’anecdote. Il traduit, il révèle une réalité politique. Il est l’humble manifestation locale d’une gigantesque opération politique et internationale, préméditée et conduite avec continuité, quelle que soit la couleur du régime apparent, le nom et les visages des gouvernants en place.

Par la destruction de la paysannerie, de l’artisanat, du commerce d’initiatives privées, de la France rurale et de ses quatre piliers : la famille, le métier, l’épargne, la propriété, cette opération tend à soumettre les peuples, écrasés par le crédit et la télévision, à la dictature masquée de l’Usure légale et de l’Argent abstrait.

Jadis, en arrivant de mer, lorsque le petit havre breton se dessinait au fond du golfe, ce qui dominait les maisons et les digues, c’était le clocher. Aujourd’hui, c’est un fronton tout neuf, généralement hideux de forme, qui écrase les toits d’ardoises. Il appartient au Crédit Agricole ou à quelque établissement similaire. C’est la Banque, la nouvelle église, le nouveau temple, où les Grands Prêtres appellent les fidèles au culte de l’Argent imaginaire. Des pièces d’or ou d’argent, de bronze ou de nickel, on est passé aux billets, puis aux chèques, puis aux cartes magnétiques, symboles de l’argent fumée, de la richesse anonyme et vagabonde. L’argent va, vient, circule, se vend, s’achète sans qu’on ne le voie plus jamais. Ce que l’on voit, c’est la Banque. Pendant un siècle on a opposé le Capital et le Travail. C’était un leurre. La vraie puissance, colossale, multiforme, tentaculaire et apatride : c’est la Banque.

Ma boulangerie remplacée par une banque raconte une histoire édifiante à l’échelle du fait divers. Maastricht raconte la même histoire, mais sur écran géant. Maastricht, c’est d’abord l’histoire d’une banque. D’une super banque aspirante et foulante, mais aspirant chez vous et refoulant ailleurs, une immense machine à succion, posée au dessus des nations et des peuples. Il faut l’imposer, de toute urgence, au forcing, voire au forceps, tantôt aux électeurs, tantôt à leurs élus, peu importe, pourvu que ça passe. Cette super banque aura une super monnaie : une monnaie unique. Les super citoyens, disposant de la citoyenneté européenne supérieure à leur citoyenneté d’origine, puisque celle ci ne vaudra plus rien, auront le privilège de se servir de cette super monnaie unique, pour payer un super impôt supplémentaire. Mais attention… Pas un impôt comme les autres. Un impôt exaltant. Un impôt européen.

Les citoyens de Maastricht jouiront d’un autre privilège. Ils pourront franchir les frontières sans passeport. Ils n’auront besoin que d’une carte d’identité européenne, en nylon plastifié, imprimée au laser, indéformable, indéchirable, le triomphe de la technique, et qui ne leur coûtera qu’à peine trois fois le prix du vieux passeport de papa. Quand on pense que sous l’abominable Ancien Régime, quand les Droits de l’Homme et du Citoyen n’existaient pas, on circulait partout en Europe sans papiers, avec des écus dans la poche qui étaient partout acceptés, chacun mesure le progrès.

Enfin, à l’aube d’un réjouissant avenir, ne boudons pas notre plaisir. La seule ombre au tableau, c’est qu’on ne voit pas pourquoi l’on continuerait à franchir les frontières. Ici et là, chez nous, ailleurs, tout sera identique ; uniforme. Les champs, les rues, les maisons, les visages, les cœurs… Ça commence déjà.

Partout ce seront les mêmes dépôts de pain industriel, qui vendront les mêmes baguettes molles et fades, qui ont le goût de l’aspirine. Nulle part on ne trouvera le pain français des villes, couleur de soleil, dont la croûte craquait sous la dent ; ou le pain français des campagnes, bronzé et fariné, où le père coupait des tranches larges comme sa main que l’on enduisait de saindoux. Quel délice !

Je me demande ce que va faire M. Dupuy. Il ne pourra plus ouvrir une boulangerie à son goût. Il sera obligé de placer son argent en monnaie unique à la banque qui l’a délogé. Après quoi tout ira bien. Il ne le verra plus. Il n’en entendra plus parler. Pauvre de lui. Pauvres de nous.

Francois Brigneau
National Hebdo
25/06/1992

 

Epilogue : le 13 avril 2012 François Brigneau fut porté en terre au cimetière de Saint-Cloud, lors d’une cérémonie émouvante. J’imagine que, de l’au-delà, François Brigneau a dû sourire à la vue de ces deux employés de la grande banque qui suivaient son cercueil : car Abel Mestre du Monde, propriété de la banque Lazard, et Christophe Forcari, de Libération, propriété de la banque Rothschild, étaient présents. Certes, ces deux journalistes n’étaient pas venus pour rendre hommage à l’un de leurs plus éminents confrères mais pour établir la liste des nombreux (près de 300) participants aux obsèques du vieux lion diabolisé. Dans son article Abel Mestre ne parla toutefois que d’ « une cinquantaine » de présents. Comme quoi, on peut être employé d’une banque (d’affaires) et ne pas savoir compter…

Jean-Yves Le Gallou

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Jersey et le droit du sang fiscal

Jersey et le droit du sang fiscal

Depuis toujours, la fiscalité exacerbe les questions d’identité nationale – qu’on songe seulement à la révolte du papier timbré dans la Bretagne de 1675. La situation budgétaire dégradée de certains grands pays, même parmi les plus favorables au droit du sol, les conduit à réhabiliter implicitement le droit du sang. Avec le risque de stimuler les identités locales, comme le montre l’exemple de Jersey.

La Bretagne a une frontière commune avec un important paradis fiscal – une frontière maritime. Jersey, la principale des îles anglo-normandes, qui bénéficie d’un statut d’assez large autonomie, pratique l’imposition douce. C’est d’ailleurs une bonne affaire pour ses finances, puisque les riches affluent.

L’exil fiscal est clairement une démarche de droit du sol, tout autant que l’immigration sociale : il revendique le bénéfice des lois du pays de résidence, en échappant à celles du pays d’origine. Mais la ruine de leurs finances publiques pousse les États à rattraper leurs nationaux par le col pour leur appliquer ce qu’on pourrait appeler un droit du sol fiscal. Les États-Unis viennent ainsi d’adopter des lois de délation obligeant les institutions financières du monde entier à signaler les biens détenus à l’étranger par des Américains.

La plupart des grands pays font pression sur les paradis fiscaux pour pouvoir imposer d’une manière ou d’une autre leurs citoyens installés à l’étranger (imaginez que l’Algérie ou la Turquie fassent pression sur la France pour payer elles-mêmes les allocations familiales de leurs nationaux installés dans l’Hexagone…). Pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy comme François Hollande ont annoncé leur intention de taxer les exilés fiscaux. Déjà, sous Sarkozy, une exit tax a été mise en place : les Français qui partent s’installer à l’étranger doivent payer une taxe bien réelle sur leurs plus-values virtuelles (ce que les conseillers fiscaux traduisent ainsi : si vous voulez vous enrichir, quittez d’abord la France).

Pour Jersey, donc, l’étau international se resserrait déjà. Mais voilà qu’en outre le Royaume-Uni lui-même commence à s’offusquer qu’un de ses territoires paie moins d’impôts que les autres. Le Premier ministre britannique, David Cameron, s’en est vivement pris au comédien d’origine irlandaise Jimmy Carr, qui réduit ses impôts grâce à un montage jersiais, tandis que le ministre du budget, George Osborne, annonce un durcissement de la législation.

Jersey a lancé une vaste riposte. Au menu : diversification de ses sources de milliardaires (l’île a créé des représentations en Chine et aux Émirats arabes unis), lobbying contre un changement de loi britannique et préparatifs pour une éventuelle déclaration d’indépendance.

Il est clair qu’une telle issue pourrait donner des idées à d’autres régions à l’identité marquée et aux besoins budgétaires moins criants que ceux des grands États ouverts à la mondialisation.

François Kernan

Crédit photo : PavelD, via Wikimedia, licence CC

Cet article a été publié initialement sur Novopress Breizh.