“Les Chrétiens devront se convertir, payer la jizya ou émigrer” affirme le candidat des Frères Musulmans en Egypte

“Les Chrétiens devront se convertir, payer la jizya ou émigrer” affirme le candidat des Frères Musulmans en Egypte

Le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle. Le second tour opposera le candidat des Frères musulmans [logo en Une] à celui de l’ancien régime et de l’armée.

Selon le média populaire égyptien El Bashayer du 27 mai, traduit par le Washington Times, Muhammad Morsi a déclaré qu’il voulait

parvenir à la conquête islamique de l’Egypte pour la deuxième fois, et faire convertir tous les chrétiens à l’islam, ou bien leur faire payer la jizya” (taxe islamique).

Nous ne permettrons pas que Ahmed Shafiq [principal concurrent à la présidentielle, laique] ou que quiconque empêche notre deuxième conquête islamique de l’Egypte.”

Puis, interrogé sur le vote massif des chrétiens pour son adversaire, il a complété :

“Ils doivent savoir que la conquête arrive, que l’Egypte sera islamique, qu’ils devront payer la jizya ou émigrer”

Concernant la première conquête (sanglante) de l’Egypte, lire l’entretien de l’Observatoire de l’islamisation avec l’historien Louis Chagnon dans le mensuel de décembre 2011. Les chrétiens étaient alors réduits en esclavage et amenés à Médine…

[box class=”info”] Source : Observatoire de l’islamisation. [/box]

[Tribune libre] Lettre ouverte aux candidats aux législatives et dirigeants des partis de droite - Par Eric Martin

[Tribune libre] Lettre ouverte aux candidats aux législatives et dirigeants des partis de droite – Par Eric Martin

Mesdames, Messieurs,

La France est majoritairement à droite. Les récentes élections présidentielles l’ont encore confirmé. Malgré cela, le candidat socialiste l’a emporté. Pour une unique raison: les états-majors politiques de droite obéissent aux diktats de la gauche et des médias « bien-pensants » et refusent toute entente entre les différentes tendances de la droite française.

Certes, nous voyons bien qu’il existe des différences entre les programmes du Nouveau centre, de l’UMP, du CNIP ou du FN.

Mais des différences encore plus grandes existent entre l’ex (?) trotskiste Mélenchon, les libertaires du parti prétendument écologiste, et la gauche social-démocrate. Pourtant, ces différences n’empêchent nullement des accords électoraux, nationaux ou locaux.

Il n’est pas tolérable que cette alliance, si facile à gauche, soit interdite à droite. D’autant plus qu’aucun parti de droite ne se réclame d’idéologie ayant causé, comme le communisme, actuellement si bien en cour, des dizaines de millions de morts. Nous dénions absolument à la gauche toute légitimité pour nous donner des leçons de morale dans ce domaine.

Nous ne vous demandons pas de nier vos différences légitimes. Nous vous demandons de constater qu’il existe plus de différence entre un homme de droite et un socialo-communiste qu’entre deux hommes de droite.

Électeurs de droite, nous vous demandons, à vous qui dirigez les formations politiques de droite, et qui êtes élus grâce à nous, de préférer l’entente à droite à l’alliance avec la gauche. Nous ne pouvons pas admettre que la France soit abandonnée à une minorité d’agitateurs sectaires et irresponsables simplement parce que les élus de droite préfèrent obéir à leurs adversaires que suivre leurs électeurs.

Eric Martin

[box class=”info”] Source : Nouvelles de France, site sur lequel on peut signer cette lettre ouverte qui sera remise, ainsi que les prénom et nom de ses signataires, aux états-majors des principaux partis de droite. [/box]

Hollande : La Finance n'est plus mon Adversaire et à des visages

Hollande : la Finance n’est plus mon Adversaire et à un Visage [vidéo]

François Hollande a choisi Emmanuel Macron comme secrétaire général adjoint de l’Elysée plus particulièrement chargé de l’économie. M. Macron a pour parrain Jacques Attali (il fut membre de sa commission sur la croissance). Depuis des mois, il partageait son temps entre la Banque Rothschild, dont il a été nommé associé-gérant en 2011, et la préparation de l’alternance.

Arnaud Montebourg, lui aussi grand pourfendeur de la finance, a fait le choix de Stéphane Israël pour diriger son cabinet. Il fut la plume de Laurent Fabius, et vient de la banque Rothschild.

Dans la vidéo le journaliste n’a pas cité le “conseiller spécial” choisi par M. Montebourg au ministère : Christophe Bejach, membre du directoire de la compagnie financière Saint Honoré, banque du groupe Edmond de Rothschild.

Emission du 29 mai.

Ayrault : quand un grand cumulard fait la guerre aux cumuls

Ayrault : quand un grand cumulard fait la guerre aux cumuls

Ce sont souvent les grands pécheurs ayant beaucoup de choses à se faire pardonner qui se trouvent à l’origine des réformes mettant fin aux abus qu’ils trouvaient normal de pratiquer jusqu’à ce jour. Sans doute parce qu’ils en connaissent mieux que les autres les tenants et les aboutissants.

Dans son rôle d’éléphant du PS et d’oligarque local, Jean-Marc Ayrault (photo) ne voyait aucun inconvénient à additionner les casquettes : maire de Nantes, président de la Communauté urbaine de Nantes Métropole, député de Saint-Herblain, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.

Comme il n’y a que vingt-quatre heures dans une journée, on voit mal comment le même homme peut effectuer ces quatre métiers dans de bonnes conditions. Certes Martine Aubry a salué – officiellement – l’ « exceptionnel maire de Nantes » (mardi 22 mai à l’Assemblée nationale)… Bien sûr, il existe une astuce rendue possible par la décentralisation et le financement public des partis politiques : on s’entoure d’une armée de collaborateurs qui font, eux, le travail. Si bien qu’on se trouvait dans une situation singulière : Jean-Marc Ayrault était payé par le contribuable pour effectuer des tâches qu’il n’accomplissait, en réalité, qu’à temps très partiel. Un quart de temps ici, quelques heures là-bas…Seule l’indemnité correspondait à chaque fois à un temps complet.

Cette situation fait le bonheur des directeurs de cabinet, aimables technocrates qui, souvent, détiennent la réalité du pouvoir. Les politiques signent le courrier et coupent les rubans, eux instruisent les dossiers et rédigent les discours. Si bien qu’au fil du temps le patron n’est pas celui pour qui les électeurs ont voté. Ce doublon débouche sur un second salaire à la charge du contribuable (le premier pour le président absent, le second pour le directeur présent).

Mais le souci de rédemption vient de saisir cet ancien permanent du MRJC (Mouvement rural de la jeunesse chrétienne) qu’est Jean-Marc Ayrault. Changement de costume oblige : l’élu local soucieux d’entretenir son pré carré a cédé la place au chef de gouvernement en charge des grands dossiers.

On s’en est aperçu dès le vendredi 18 mai lorsque Jean-Marc Ayrault annonce que les ministres devront abandonner leurs fonctions exécutives dans les collectivités territoriales« d’ici fin juin ». La promesse figurait dans le programme de François Hollande et les ministres s’y sont engagés en signant une charte de déontologie.

« A la fin du mois de juin – ce sera une décision qui sera totalement respectée – il n’y aura pas un seul ministre qui sera chef d’un exécutif local ou même adjoint, président d’une société locale, d’un office HLM. Il pourra rester, s’il le souhaite, simple conseiller », explique le Premier ministre (France Inter).

La première victime – toute relative – de ce couperet s’appelle évidemment Jean-Marc Ayrault ; sa carte de visite va subir une sérieuse cure d’amaigrissement. Il restera toutefois conseiller municipal de Nantes et membre du conseil de la communauté urbaine de Nantes Métropole, histoire de garder un œil sur son fief.

En Bretagne, un autre personnage se trouve concerné par cette décision. Il s’agit du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, contraint d’abandonner la présidence du conseil régional. Mais il conservera un pied dans cette honorable assemblée en redevenant simple conseiller régional – un « basier » en quelque sorte. Bien sûr, il ne participera ni aux réunions de commissions ni aux débats – il passera rapidement, prononcera un petit discours pour qu’on ne l’oublie pas, puis s’enfuira pour ne pas rater son avion ou son TGV, méthode qu’utilisait avec talent Marylise Lebranchu, dans les années 2000, lorsqu’elle était ministre de la Justice.Mais il conservera, ce faisant, une position de repli au cas où le maroquin de la Défense lui serait retiré – on n’est jamais à l’abri d’un remaniement ministériel. L’emploi de ministre a un point commun avec un job dans l’intérim, on sait rarement quand la « mission » va s’interrompre.

Outre son attachement très fort à la Bretagne– devenir président de la Région était certainement la grande affaire de sa vie – Jean-Yves Le Drian est un politicien prudent. Aussi ne brûle-t-il pas ses vaisseaux : « Je veux rester très présent dans le paysage breton », affirme-t-il. Il est vrai qu’un ministre de la Défense a de bonnes raisons de multiplier les déplacements en Bretagne : Brest, Lorient, Saint-Nazaire, Vannes, Landivisiau…

Hervé Cadic

Crédit photo : Jean-Marc Ayrault, via Flickr, licence CC.

Article publié sur Novopress Breizh.

Hergé parmi nous

Hergé parmi nous

Au milieu de la déferlante marketing suscitée par la dernière création spielberienne en 2011, en l’occurrence Les Aventures de Tintin : Le secret de la Licorne, le dernier ouvrage de Francis Bergeron est passé relativement inaperçu. Il mérite pourtant que le lecteur, tintinophile occasionnel ou passionné, s’y intéresse.

Ce Georges Rémi dit Hergé, publié dans la collection de biographies non-conformistes de Pardès  Qui suis-je ? , réussit en effet le difficile pari de tracer un portrait complet du père de Tintin en moins de 100 pages.

Une double analyse est déroulée tout au long de l’ouvrage. Tout d’abord celle de l’homme : dessinateur de la jeunesse catholique et scoute, grand conteur d’aventures sans avoir presque jamais voyagé, homme de loyauté qui ne reniera jamais ses amitiés, même les plus difficiles à assumer.

Hergé parmi nousNous y retrouvons Georges Rémi enfant, éduqué dans la petite bourgeoisie catholique belge, profondément marqué par l’expérience du scoutisme. Nous le suivons dans sa réussite de dessinateur génial, qui ne prit pourtant jamais réellement conscience de son génie. Le fil de ses amitiés est déroulé sous nos yeux : amitiés avec d’autres dessinateurs tels que Jam ou Jacques Martin (le fameux créateur d’Alix), amitiés non-conformistes avec Léon Degrelle, Robert Poulet, amitié filiale enfin avec l’Abbé Wallez duquel il dira qu’ “il lui doit tout”. Le portrait, bourré d’anecdotes est conforme à la sentence de Poulet lui-même, Hergé est “un Belge moyen qui avait une sensibilité d’aristocrate”.

L’œuvre d’Hergé n’est pourtant pas négligée et Bergeron, en tintinophile aguerri, réalise un formidable travail de pédagogie. Son exégèse est réalisée en “ligne claire” pour reprendre une expression qu’Hergé n’aurait pas désavouée.

En refermant ces quelques pages, on est pris d’une soudaine et – pas si enfantine – envie de rouvrir quelques albums, en bonne place dans la bibliothèque. Le Sceptre d’Ottokar ? Les Sept Boules de Cristal ?

Qu’importe puisque l’ouvre entière d’Hergé a désormais sa place – originale mais bien réelle – dans nos classiques. Laissons Maître Rémi nous laisser un ultime témoignage : “Si notre vie est un beau voyage avant le grand terminus, tâchons de faire silencieusement et gaiement notre voyage, de profiter des paysages heureux – et de ne pas trop gêner les autres voyageurs”.

Hergé est bien présent parmi nous.

Pierre Saint-Servant pour Novopress

* Georges Rémi dit Hergé par Francis BERGERON, Pardès, 2011. 12€

Les parents sont plus heureux que les gens sans enfants

Les parents sont plus heureux que les gens sans enfants, une publication scientifique le montre

31/05/2012 – 08h00
STANFORD (NOVOpress) – Des chercheurs de trois universités nord-américaines ont constaté que les personnes qui ont des enfants ressentent “des niveaux plus élevés de bonheur, d’émotion positive, et que leur vie a un sens” que les personnes qui n’ont pas d’enfants.

L’étude, à paraitre dans Psychological Science, le journal de l’Association for Psychological Science, mais déjà intégralement lisible ici, est coécrite par des chercheurs de l’Université de Colombie‑Britannique, de l’Université de Californie, et l’Université Stanford. Elle a porté sur trois enquêtes avec des méthodologies différentes concernant la première 6906 personnes, la deuxième 329 et la troisième 186. Avec des âges allant de 17 à 96 ans. Les résultats des trois enquêtes sont concordants.

A comparer avec l’opinion d’auteurs qui font la promotion de la stérilité. Par exemple Corinne Maier, pour qui dans son opuscule No Kid « le sentiment de la famille, le sentiment de classe, et peut-être d’ailleurs de race, apparaissent comme les manifestions de la même intolérance à la diversité, d’un même souci d’uniformité ».

Sean Connery : l’agent 007 se met au service de la cause de l’indépendance écossaise

Sean Connery : l’agent 007 se met au service de la cause de l’indépendance écossaise

30/05/2012 – 18h45
EDIMBOURG (NOVOpress Breizh) – « Yes Scotland » : le Premier ministre écossais Alex Salmond a lancé vendredi dernier la campagne en faveur du « oui » au référendum d’indépendance. Si la date de la consultation n’est pas encore fixée, celle-ci se tiendra en principe au cours de l’automne 2014. La cause de l’indépendance a reçu le soutien remarqué de l’acteur Sean Connery.

« Je veux que l’Ecosse soit indépendante, pas parce que je pense que nous sommes meilleurs que les autres pays mais parce que je sais que nous sommes aussi valables que les autres pays », a déclaré le leader du Scottish national party (SNP) lors du meeting de lancement de la campagne du « oui » qui s’est tenu le 25 mai dans un cinéma d’Edimbourg. Selon lui « les gens qui vivent en Ecosse sont les mieux placés pour prendre des décisions sur l’Ecosse ».

Si, selon les derniers sondages, un tiers seulement des 5,3 millions d’Ecossais envisagent de voir leur pays sortir du Royaume-Uni, cela ne décourage pas Alex Salmond qui affirme que « pour gagner, et bien gagner, nous allons devoir galvaniser tout le peuple du royaume d’Ecosse ».

Farouchement opposé à cette perspective, le Premier ministre britannique David Cameron (conservateur) avait fait le déplacement en février à Edimbourg pour affirmer sa détermination à lutter contre l’indépendance, tout en proposant que l’Ecosse obtienne des pouvoirs supplémentaires en cas de victoire du « non ».

Actuellement, si le Parlement écossais est compétent en matière de santé, d’enseignement, de justice et d’environnement, les domaines régaliens que sont la diplomatie et la défense restent l’apanage du 10 Downing street.

Dans le combat pour l’indépendance, Alex Salmond peut compter sur le soutien de Sean Connery (photo en Une). Dans un message lu lors du meeting, l’acteur écossais a affirmé que le lancement de la campagne pour le « oui » était « un jour historique pour l’Ecosse ». James Bond a définitivement quitté le service de Sa Majesté pour celui de l’Ecosse.

Crédit Photo : administration américaine, domaine public, via Wikimédia
Sur la Nouvelle Droite et Alain de Benoist - Par Dominique Venner

Sur la Nouvelle Droite et Alain de Benoist – Par Dominique Venner

Écrit sous forme de réponses à des questions de François Bousquet, un nouveau livre d’Alain de Benoist se veut une sorte de bilan intellectuel mêlé à de nombreux souvenirs portant notamment sur la généalogie familiale et l’enfance de l’auteur, déjà lecteur boulimique, allergique aux sports. Il se définit lui-même comme un esprit encyclopédique et même un collectionneur compulsif de livres et d’idées. À le lire, on découvre qu’il avait les aptitudes d’un très grand universitaire jonglant avec talent entre les systèmes de philosophie politique brillamment décrits. Il dit parfois son ambition d’affirmer une « conception du monde » (Weltanschauung), sans que celle-ci apparaisse clairement sous sa plume de théoricien quelque peu désenchanté.

On sait que le nom d’Alain de Benoist est étroitement associé au courant de pensée de la Nouvelle Droite (ND), « cette belle aventure de l’esprit » issue de l’aventure d’Europe Action et de la Fédération des Étudiants nationalistes à qui tout un chapitre du livre est consacré. Au fil du temps, dans ses colloques et ses revues, avec un grand dynamisme, la ND récusa le racisme au nom du différentialisme, fit redécouvrir l’héritage païen de l’Europe, introduisit à la connaissance des travaux de Georges Dumézil ou à la pensée de la “Révolution conservatrice allemande”, critiquant aussi vertement l’américanisme et le libéralisme. Elle représenta une immense espérance dont beaucoup conservent la nostalgie.

Sur la Nouvelle Droite et Alain de Benoist - Par Dominique VennerAlain de Benoist est resté la figure intellectuelle dominante de ce que fut la ND, tout en ayant pris ses distances avec certaines orientations initiales. Il s’en explique, justifiant son droit de penser par lui-même en liberté, et donc d’évoluer de façon parfois déroutante pour ses amis. « C’est toujours dans mon propre entourage, écrit-il (p. 260), que j’ai rencontré le plus de résistances, et il n’y a sans doute pas un tournant idéologique que j’ai pris pour lequel je n’ai été obligé de batailler pour imposer ». Il est bien conscient que d’avoir été dans sa jeunesse catalogué d’extrême droite a nui à la diffusion de sa pensée propre : « N’est intellectuellement légitime en France que ce qui vient de la gauche. Un passé d’extrême droite, fût-il lointain, est une tunique de Nessus. » Il n’en avait pas toujours été ainsi. Avant la Seconde Guerre mondiale, les idées qualifiées ultérieurement d’extrême droite, par exemple celles de Charles Maurras, tenaient le haut du pavé en France comme dans la plupart des nations européennes. Ensuite, l’histoire a basculé pour un bon moment.

À partir des années 1980, remarque le mémorialiste, une véritable chape de plomb s’est abattue sur la pensée critique. […] Par cercles concentriques, quantité d’auteurs se sont progressivement vu retirer l’accès aux hauts-parleurs. On n’a pas cherché à réfuter leurs thèses, on leur a coupé le micro. L’important était que le grand public n’ait plus accès à leurs œuvres. » C’était une sorte d’application du gramscisme : ceux qui contrôlent le pouvoir culturel en interdisent l’accès à leurs ennemis. Pourtant, dans une période précédente, Alain de Benoist et la ND avaient réussi une percée remarquable lors de la création du Figaro Magazine première formule, dont ils animaient la rédaction avec la complicité de Louis Pauwels. Ce succès provoqua deux attaques massives durant l’été 1979 puis en octobre 1980 lors de la campagne de diabolisation qui suivit l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic (attentat d’origine proche-orientale, attribué tout d’abord à l’extrême droite). Le résultat fut une épuration du Figaro Magazine sur pression notamment de Maurice Lévy, alors patron de Publicis. Louis Pauwels fut contraint de se séparer des journalistes de la ND. Le Figaro Magazine perdit la moitié de ses lecteurs, mais augmenta ses recettes publicitaires… Preuve de ce qu’est la réalité de la presse dans une démocratie soumise au pouvoir de l’argent.

Ce qui retient l’attention dans les mémoires d’Alain de Benoist, c’est avant tout le cheminement d’un esprit agile et brillant, exceptionnellement doué pour le débat philosophique qui est sa passion. La réalité parvient à lui, moins par l’observation concrète des phénomènes, que filtrée par les théories et les concepts qui en ont été déduits. Ainsi, les immenses bouleversements qui ont affecté l’Europe et le reste du monde depuis la Révolution française, puis la révolution industrielle, le siècle de 1914, le grand recul européen et les ressacs migratoires de la décolonisation, sont appréhendés à travers les interprétations et concepts généralement a-historiques de divers théoriciens. Grâce aux brillantes aptitudes de l’auteur, ces interprétations sont analysées avec une constante clarté. En conclusion, Alain de Benoist peut légitimement dire sa fierté « d’être resté un esprit libre [et] de n’avoir jamais déserté la pensée critique ». Il aurait pu ajouter qu’il est également toujours resté fidèle à un certain idéal européen.

Dominique Venner

Notes

  1. Alain de Benoist, Mémoire vive, entretiens avec François Bousquet, Editions de Fallois, 331 p., 22 €

[box class=”info”] Source : le site Internet de Dominique Venner. [/box]

Gourcuff viré des Bleus : un problème « d’intégration » ?

Gourcuff viré des Bleus : un problème « d’intégration » ?

30/05/2012 – 15h00
LE TOUQUET (NOVOpress) – À la surprise générale, Yoann Gourcuff a été évincé de l’équipe de France de football pour l’Euro dont le coup d’envoi aura lieu le 8 juin prochain en Ukraine et en Pologne. C’est aujourd’hui que Laurent Blanc, le sélectionneur des Bleus, donnera les raisons de ce renvoi. Il est possible que celles-ci ne soient pas uniquement sportives comme nous l’évoquions le 15 mai. Selon Le Parisien de ce jour, le meilleur passeur des Bleus depuis 2008 (huit passes décisives), qui s’est toujours montré décisif lors des matchs internationaux à enjeux, « n’a pas forcément donné des gages d’intégration ».

Le monde à l’envers

C’est donc le joueur breton qui aurait le tort de ne pas s’intégrer à un groupe toujours mené par les « caïds » du fiasco sud-africain de 2010. Un comble ! La question mérite d’être posée : Yoann Gourcuff est réservé, il s’exprime correctement en français, a de la classe et analyse les matchs comme un coach expérimenté. Cette façon d’être différente agace peut-être certains joueurs bas du front, pétris de rap et rivés à la Playstation.

Laurent Blanc est-il sous l’influence de ces « caïds » ? L’Equipe de ce jour donne quelques indices. Le quotidien sportif évoque de nouveau l’hypothèse du mépris de Ribéry, Benzema et Menez à l’égard du meneur de jeu tricolore. Tandis que l’envoyé spécial du journal, Vincent Duluc,  reconnaît que les « tourmenteurs » de Yoann Gourcuff « sont restés au pouvoir ». CQFD.

Crédit photo : Le mensuel de Rennes via Flickr, licence CC.

Limogeage de Bo Xilai à 6 mois des élections du PCC, quelles conséquences pour la Chine ?

Limogeage de Bo Xilai à 6 mois des élections du PCC, quelles conséquences pour la Chine ?

Emmanuel Lincot, intervenant régulier du site d’analyses géopolitiques Realpolitik.tv, évoque la chute de Bo Xilai, ex-membre influent du Comité central du Parti communiste chinois, survenue en mars 2012 : “À près de 6 mois des élections du PCC, Bo Xilai – membre du Bureau Politique et Secrétaire Général de la municipalité de Chongqing (32 millions d’habitants) est limogé. Quelles conséquences pour la Chine ?”

Vidéo realpolitik.tv, la Géopolitique sur le net. Enregistrement du 18 avril 2012.
Crédit photo : DR

Tremblement de terre en Italie : charognards d’en bas, charognards d’en haut

Tremblement de terre en Italie : charognards d’en bas, charognards d’en haut

30/05/2012 – 12h00
BOLOGNE (NOVOpress) – Hier matin, juste avant que l’Émilie-Romagne ne soit frappée par un nouveau séisme, de 5,8 d’amplitude sur l’échelle de Richter (seize morts selon le dernier bilan, 350 blessés, 14.000 nouveaux sinistrés), les journaux locaux revenaient sur le problème des familles d’immigrés, qui sont de très loin majoritaires dans de nombreux camps d’accueil.

Après l’affaire de la sauce bolognaise, qui avait déclenché une émeute dans le camp de San Felice, la Gazzetta di Modena rapportait un nouvel incident (copie d’écran en Une), toujours dans le même camp, à propos d’une louche « impure ». Il y avait deux plats du jour au choix, poulet et côtelettes de porc, mais une jeune musulmane a fait un scandale parce que le cuisinier lui servait un morceau de poulet avec une louche qui avait touché du porc et qui était donc devenue « impure, contaminée ».

Selon Il Resto del Carlino, un certain nombre de travailleurs immigrés, surtout marocains et roumains, commencent à quitter la région dévastée, qui ne les intéresse plus, pour retourner dans leur pays d’origine. Mais ce sont uniquement des hommes seuls : femmes et enfants restent dans les camps.

Le nouveau tremblement de terre a fait repasser, provisoirement du moins, ces problèmes à l’arrière-plan. Parmi les urgences, il y a celle d’empêcher les pillages, non seulement des maisons particulières mais aussi des églises, dont certaines abritent un patrimoine précieux. Deux individus ont ainsi été surpris par des secouristes alors qu’ils étaient en train d’arracher la croix d’une colonne votive, renversée par le séisme. Une patrouille de police a arrêté un groupe de charognards (de chacals, comme on dit en italien). Leur origine n’a été précisée que pour l’un d’entre eux, un mineur issu de l’ex-Yougoslavie, qui a été ramené à sa famille : sa sœur s’en est vivement prise aux agents, ce qui lui a valu d’être inculpée pour menaces et injures à la force publique. Dans un commentaire à l’article de la Gazzetta di Modena, un lycéen, dont le témoignage est à prendre avec précaution, même s’il affirme avoir pris des photos, dit par ailleurs avoir vu de nombreux immigrés non-européens rire et plaisanter devant les ruines de l’église de San Felice.

Mais il y a aussi les charognards d’en haut. Dès l’annonce du nouveau séisme, plusieurs entreprises ont cherché à l’exploiter pour des campagnes de publicité sur les réseaux sociaux. « Peur du tremblement de terre ? Exorcisez la peur avec un bon déjeuner dans l’un de nos 800 restaurants » (pour un service de réservation de restaurants en ligne). « À partir d’aujourd’hui, tu peux absorber les vibrations des tremblements de terre avec Brux !!! » (les protège-dents Brux, dont le PDG a dû s’excuser  pour ce « message inapproprié et de mauvais goût », qui est « loin de notre philosophie de vie et de travail ».

Mais ce qui a le plus indigné les Italiens est un tweet du voyagiste Groupalia Italia : « Peur du tremblement de terre ? Laissons tout tomber et filons à Saint-Domingue ». Devant le déluge de protestations (« Mais vous savez qu’il y a des morts et des gens à la rue ?», « Honte à Groupalia Italia », « Répugnant »), le groupe a cru se rattraper en donnant une couleur humanitaire à sa publicité macabre : « Tremblement de terre pour clarifier le malentendu sur le récent tweet Groupalia versera 1 euro à la Croix Rouge italienne pour tout deal [en anglais dans le texte] acheté aujourd’hui ». Charognards !

Serbie : on ne plaisante pas avec l'hymne national

Serbie : on ne plaisante pas avec l’hymne national


30/05/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) —
 À dix jours de l’Euro de foot, l’affaire fait grand bruit en Serbie, où le sport, prolongation de la guerre selon l’adage, cristallise toutes les passions.

Siniša Mihajlović

Siniša Mihajlović, sélectionneur de l'équipe nationale serbe. Crédit photo : Roberto Vicario via Wikipédia Commons (cc)

Le sélectionneur de l’équipe nationale serbe, Siniša Mihajlović (photo ci-contre), a en effet exclu l’international Adem Ljajić (maillot violet de l’AC Fiorentina, ci-dessus) après que ce dernier eut refusé d’entonner l’hymne national de la Serbie lors du match amical samedi contre l’Espagne.

L’attaquant du club italien de la Fiorentina a informé le sélectionneur “qu’il n’a pas chanté l’hymne national pour des raisons personnelles et qu’il ne changera pas d’avis, raison pour laquelle Siniša Mihajlović lui a demandé de rentrer à la maison”, a précisé la Fédération dans un communiqué.

Ljajić, qui est musulman, alors que la majorité des Serbes sont chrétiens orthodoxes, doit certainement avoir ses raisons mais celles-ci semblent incompatibles avec l’amour du maillot et le respect des symboles nationaux. Cet épisode sera t-il celui d’une longue série pour marquer l’arrivée récente à la tête de l’équipe de Mihajlovic qui exige de ses joueurs qu’ils suivent un code de conduite strict, avec notamment l’obligation de chanter l’hymne national lors des matches internationaux. Simple bon sens diront certains, aberration raciste et xénophobe doit-on penser en ce moment même au ministère des Sports français.

Les Serbes ne cesseront de nous étonner et à l’heure du délitement des nations et du foot business, ils envoient un signe positif au reste de l’Europe.

Photo en Une : crédit Roberto Vicario via Wikipédia Commons (cc)

Grèce : où est l’argent ?

Grèce : où est l’argent ?

30/05/2012 – 08h00
ATHÈNES (NOVOpress) —
Alors que les Grecs s’apprêtent à revoter lors des nouvelles élections législatives qui auront lieu le 17 juin, Christine Lagarde, patronne du Fonds Monétaire International a jeté de l’huile sur le feu avec les propos qu’elle a tenus lors d’une interview au Guardian vendredi. Elle y affirme en substance que la solution évidente aux problèmes que rencontre actuellement la Grèce, serait que les Grecs paient leurs impôts.

Christine Lagarde, patronne du Fonds Monétaire InternationalLe simplisme de la proposition a de quoi étonner de la part de la patronne du FMI, organisation internationale qui on le rappelle, participe à la troïka (avec la Banque Centrale européenne et la Commission de Bruxelles) qui élabore depuis 2010 les différents plans d’aides à la Grèce. Pourquoi déverser des aides de plusieurs centaines de milliards s’il suffisait pour les grecs de payer leurs impôts ?

Il est temps de sortir les calculettes et de faire les comptes.

Nous allons nous limiter aux chiffres depuis le début de la crise des dettes souveraines, sans revenir sur les fonds structurels d’aide européenne que la Grèce reçoit depuis son adhésion à l’UE en 1981, soit environ 141 milliards (dont 70 milliards d’aide au secteur agricole). La renégociation de ces aides est d’ailleurs en cours à la demande des pays nouveaux entrants d’Europe orientale, les fonds structurels européens continuant à être versés de manière trop dissymétrique, toujours en faveur de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne.

En 2010 le premier plan d’aide à la Grèce a couté 73 milliards d’euros aux États membres de l’UE (dont 16,8 milliards à la France). Il s’agissait d’un engagement bilatéral entre les États de la zone euro. Au même moment, fut créé le FESF (Fonds européen de stabilité financière) qui peut prêter aux États en difficultés et émettre des obligations. Il est financé aux deux tiers par les membres de l’Eurogroupe et un tiers par le FMI. Il a prêté à la Grèce en 2010, 173 milliards d’euros (145 milliards provenant des États et 28 milliards du FMI).

Dans le même temps, la Banque centrale européenne a racheté « en douce » et dans la plus grande opacité des titres de dette grecque pour un montant estimé de 45 milliards d’euros.

Il a également été décidé d’alléger à hauteur de 100 milliards les créances de la Grèce détenues par les banques, en échange de quoi les États européens s’engageaient à recapitaliser leurs banques exposées sur la dette grecque. Montant de l’opération : 106 milliards dont 8,8 milliards rien que pour la France.

La Banque centrale européenne a également émis des LTRO (long term refinancing operation) à hauteur de presque 1.000 milliards. Il s’agit d’émettre des prêts à trois ans pour donner des liquidités aux banques à des taux très avantageux (donc de créer de la monnaie par le crédit). Environ 80 milliards d’euros de ce dispositif ont été prêtés aux banques grecques afin qu’elles puissent le reprêter à un taux plus élevé à l’État grec.

La Banque centrale européenne ne peut pas pallier à toutes les urgences, il existe donc un autre dispositif, l’ELA (Emergency Liquidity Assistance). Ce « soutien exceptionnel à la liquidité bancaire » est du ressort des banques centrales et permet d’agir rapidement en cas de blocage du marché interbancaire. Il est théoriquement exceptionnel mais la Banque centrale grecque en fait une utilisation régulière (elle n’est pas la seule, l’Espagne aussi s’y met ces dernières semaines). Ce dispositif doit permettre de refinancer en urgence des établissements bancaires au bord de la faillite en émettant des liquidités.

Au bout du compte c’est la BCE qui paie la facture. Depuis le début de la crise des dettes souveraines ces interventions « exceptionnelles » ont alourdi la facture de 300 milliards d’euros, dont 100 milliards pour la Grèce.

Une autre soupape déguisée du système est le système TARGET2, qui est le système de paiement interbancaire en temps réel des établissements de la zone euro (banques privées et banques centrales). Il est géré par trois banques centrales : la France, l’Allemagne et l’Italie. En jouant sur les lignes de trésorerie (notamment lors du règlement des importations) les pays déficitaires peuvent décaler leurs paiements et se financer sur les pays excédentaires. Là encore ce système fonctionne dans la plus parfaite opacité. Impossible d’avoir une vue d’ensemble des transactions. Une étude allemande tendrait à démontrer que le passif des banques centrales déficitaires pèserait à hauteur de 320 milliards sur les lignes de compte de la Bundesbank. Quant à la France et à l’Italie, impossible d’avoir ne serait-ce qu’une estimation.
En additionnant tout cela , on arrive à un total de 577 milliards d’euros. Théoriquement donnés pour aider « les Grecs ».

Le montant de la dette publique grecque est de 360 milliards d’euros. Elle devrait donc être apurée et payée depuis… Que les Grecs paient ou non leurs impôts. Sont-ils si mauvais élèves que ça d’ailleurs, comme on nous le répète jusqu’à la nausée depuis trois ans ?

Vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, puis gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011, il est maintenant président de la Banque centrale européenne (BCE).

Mario Draghi - Vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, puis gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011, il est maintenant président de la Banque centrale européenne (crédit : European Parliament - cc).

Si l’on se base sur les statistiques d’ELSTAT (l’institut de la statistique grec), les recettes fiscales seraient en moyenne de 90 milliards d’euros annuels, ce qui représente 40% du PIB. C’est dans la moyenne (la France est à 42% par exemple). Évidemment certains douteront de la véracité des chiffres d’ELSTAT. La Grèce a déjà triché par le passé en truquant le montant de sa dette lors de son adhésion à l’Euro. Elle avait fait appel aux bons conseils de Mario Draghi (actuellement directeur de la Banque centrale européenne) et de la banque Goldman Sachs qui lui avaient créé des instruments financiers sur mesure (swaps de change permettant de décaler le paiement des intérêts d’emprunts) pour lever des fonds hors bilan et ainsi camoufler le montant réel de la dette. Mais depuis, les chiffres semblent avoir été trafiqués dans l’autre sens : une enquête préliminaire est actuellement menée par le parquet d’Athènes. Les chiffres du déficit 2009 auraient été gonflés à la demande du gouvernement pour faire accepter aux Grecs le premier plan d’austérité.

Un chiffre très intéressant ressort néanmoins des statistiques d’ELSTAT : le déficit budgétaire, hors charge de la dette, ne serait que de 2,1% du PIB. Quant on sait que le taux d’intérêt d’emprunt des obligations sur la dette grecque est passé, suite à des attaques spéculatives de 4,84% en 2010 à 41,41% aujourd’hui, l’on comprend vite où est passé tout l’argent : au remboursement de la dette, donc des banques.

À méditer, à l’heure où l’UE s’apprête à débloquer une nouvelle tranche « d’aide à la Grèce » pour environ 100 milliards d’euros…

Spoutnik, pour Novopress

[box class=”info”]Richard SulíkSource : Richard Sulík – Solidarita s Gréckom vyjadrená v peniazoch – richardsulik.blog.sme.sk, économiste et homme politique slovaque, fondateur du parti Liberté et Solidarité (SaS). En savoir plus : fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Sul%C3%ADk[/box]
Crédit photo en Une : tom.tziros (2008) via Flickr (cc)

Carcassonne: des fidèles catholiques caillassés en pleine messe

Carcassonne : des fidèles catholiques caillassés en pleine messe

29/05/12 – 16h00
CARCASSONNE (NOVOpress)
– La communauté catholique de Carcassonne a été la cible de violences et plusieurs fidèles ont été très choqués par l’agression dont ils ont été victimes en pleine messe.

En effet, samedi soir, dans l’église Saint-Joseph située dans un quartier multiethnique de la ville, quatre voyous de 14 à 18 ans ont fait irruption au milieu de l’office pour jeter des pierres sur les fidèles, majoritairement âgés.

Toujours aussi courageuse et masochiste, la hiérarchie catholique a cherché à minimiser les faits, les qualifiant « d’agaçants mais peu graves » (curieuse indulgence à comparer avec l’hystérie médiatico-cléricalo-politique au moindre graffiti sur une mosquée ou une synagogue) et s’est surtout inquiétée d’éviter « toute récupération ou amalgame lié à l’origine ethnique apparente des trublions », révélant ainsi au passage malgré elle l’appartenance allogène des agresseurs.

Plus lucide, le Front National de l’Aude a clairement mis en cause des « Maghrébins » dans un « acte de haine envers les catholiques du quartier ».

Crédit Photo : Roger Joseph via Flickr (cc)

Éric Zemmour se fera t il censurer ?

Éric Zemmour se fera-t-il censurer ?

29/05/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo de Radio Courtoisie) — Éric Zemmour, journaliste polémique classé à droite est mis sous pression par ceux qui réclament l’arrêt de son billet politique matinal sur RTL, première Radio de France.

Repris en boucle par l’ensemble de la réinfosphère tant ils tranchent avec le politiquement correct, les billets politiques d’Éric Zemmour qui brocardent tour à tour la pensée unique, le féminisme, la société du spectacle, les fausses révolutions et les faux rebelles ou le syndrome de la culpabilisation sont sur la sellette ? La pression faite sur la direction de RTL en ce sens ne semble pas baisser.

RTL, pour le moment, a démenti avoir statué sur le maintien ou non d’Éric Zemmour à l’antenne. « Aucune décision n’a été prise, fait savoir la direction de la station. La grille des programmes de la rentrée est en cours de révision. Il y aura des aménagements comme tous les ans, mais Eric Zemmour finit la saison comme prévu. »

Comment en est on arrivé là car il s’agit plus ou moins d’une volonté de censure ?

Oui plutôt plus que moins, car une fois Zemmour disparu du paysage, c’est une voix de droite qui disparaîtra du paysage médiatique français, seule Radio Courtoisie (www.radiocourtoisie.fr) et quelques autres exceptions émergeront encore du lot.

En fait, c’est le billet d’Éric Zemmour sur le nouveau garde des sceaux Christiane Taubira qui a mis le feu aux poudres. Dans ce dernier il déclarait notamment “En quelques jours, Taubira a choisi ses victimes, ses bourreaux. Les femmes, les jeunes des banlieues sont dans le bon camp à protéger, les hommes blancs dans le mauvais”. Billet pourtant revu et corrigé par la direction de RTL.

Suffisant pour déclencher la haine des ligues de vertus et de censures comme SOS Racisme et le Mrap. Enfin, il faut noter qu’Éric Zemmour attaque le magazine l’Express pour rumeur malveillante.

Son avocat, Me Olivier Pardo, qui gère déjà d’autres nombreux procès dont Éric Zemmour est partie prenante, attaque le site de l’Express qui annonçait son limogeage en septembre prochain. Olivier Pardo estime que l’article de l’Express participe d’une campagne qui « vise à faire pression sur RTL en faveur du licenciement de son client ». Suite de l’affaire Zemmour dans les prochains jours.

Crédit photo : styeb via Flickr (cc)

La décadence de l'Occident américanisé et orientations philosophiques pour en sortir.

La décadence de l’Occident américanisé et orientations philosophiques pour en sortir

[box class=”info”] Un article d’Yvan Blot, dont la lecture est ardue mais qui a le mérite de nous sortir des considérations quotidiennes. [/box]

Heidegger a eu le mérite de déceler la nature de la décadence qui frappe l’Occident et qui est bien plus grave et plus profonde qu’une simple crise politique. Nous vivons soumis à un système qu’il a appelé le « Gestell », l’arraisonnement utilitaire, et dont le centre, depuis la chute du IIIe Reich et de l’URSS, est désormais aux Etats-Unis d’Amérique.
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Description du « Gestell » totalitaire qui nous asservit La description du Gestell (système d’arraisonnement utilitaire) fait appel aux quatre dimensions de « Geviert », système au sein duquel tout homme vit nécessairement : l’homme vit sur la terre, sous le ciel, parmi les autres hommes et face à la Divinité. Ce système structuré par quatre pôles est inspiré par la métaphysique d’Aristote avec ses fameuses causes matérielle, formelle, motrice et finale.

La société actuelle, société du « Gestell » est construite autour de quatre idoles majeures, la technique, l’argent, la masse et l’ego.

La décadence de l'Occident américanisé et orientations philosophiques pour en sortir.

La société européenne, sous direction désormais américaine, est le résultat d’une évolution qui a conduit à mettre en place ces quatre idoles.

L’utilitarisme, idéologie de la domination de la technique sur nous mêmes

La technique ou plus exactement l’essence de la technique détermine notre société en dehors de notre maîtrise. La technique est à la base, le socle (cause matérielle) du système car elle permet la maîtrise de la nature pour que l’homme puisse atteindre au progrès matériel. Naturellement, il ne s’agit pas du tout de renoncer à la technique en admettant même que ce soit possible. Mais la technique ne domine jamais autant l’homme que lorsqu’il ne s’en rend pas compte (c’est l’idéologie selon laquelle la technique serait « neutre »). Il s’agit de renoncer à la technique comme idole, comme état d’esprit utilitaire dominant toutes autres considérations. L’utilitarisme est l’idéologie de la domination de l’essence de la technique sur nous-mêmes.

L’argent comme idole

La décadence de l'Occident américanisé et orientations philosophiques pour en sortir.L’argent est la cause formelle du système, c’est-à-dire ce qui fixe la norme et motive les actes. Il ne s’agit pas de condamner l’usage de l’argent mais de condamner l’argent comme idole (image : l’adoration du veau d’or de Nicolas Poussin, cliquer sur l’image pour l’agrandir). L’argent ne domine jamais tant que lorsqu’on ignore sa domination : c’est le processus d’oubli de l’être longuement analysé par Heidegger. La domination de l’argent est assurée par l’idéologie de la non discrimination. Celle-ci se montre de façon flatteuse comme voulant assurer l’égalité des hommes mais en réalité, il s’agit de supprimer toute discrimination sauf celle par l’argent afin que l’argent devienne le seul critère sur lequel on juge les hommes. Une société où seule la discrimination par l’argent existe est en réalité monstrueuse, contraire à toutes nos traditions historiques chrétiennes ou nationales. C’est un moyen de détruire l’identité nationale au profit d’un monde matérialiste sans aucune frontière.

Les masses comme matières premières

Les masses sont la cause motrice du « Gestell » car les masses sont manipulables ce qui n’est pas le cas des hommes enracinés et cultivés. De plus, la masse est source de profit : c’est même la loi de l’industrialisation. Le Gestell a besoin d’hommes qui soient de simples matières premières pour le système technique et économique. La matière première utile doit être interchangeable, ainsi les hommes doivent devenir interchangeables, et il ne faut pas que des racines puissent gêner cette interchangeabilité. Si l’homme est attaché à sa lignée, à sa famille, à sa nation, à sa culture, à sa religion, cela est un obstacle à l’interchangeabilité et à l’asservissement. En effet, l’homme libre ne peut sauvegarder sa liberté qu’en ayant des racines. Il s’agit donc de détruire ces racines : il faut s’attaquer à la cellule familiale, pratiquer ce que l’on appelle l’antiracisme dont on a changé le sens : à l’origine, l’antiracisme est le fait de combattre la haine raciale. Ici, il s’agit de s’attaquer à toute forme d’homogénéité ethnique. Voir les déclarations du général américain Wesley Clark pendant la guerre du Kossovo pour justifier le bombardement de la Serbie : les Européens doivent abandonner tout idée d’homogénéité nationale et accepter de gré ou de force le métissage et la « diversité » car c’est le sens de l’histoire. En fait, c’est le but du Gestell qui est d’empêcher l’homme de rester fidèle à son essence pour le rendre manipulable et exploitable.

L’ego contre la transcendance

in d’éliminer tout besoin de transcendance et de sacré. Le Gestell utilise dans ce but les « idiots utiles » comme disait Lénine en assurant la promotion de la laïcité matérialiste. L’homme n’a pas d’autre sens à donner à sa vie que de satisfaire son ego, de rester prisonnier de son ego. Il n’y a rien de plus dangereux pour le Gestell que l’héroïsme motivé par l’amour. Le Gestell est un système qui nie toute aristocratie capable de se dévouer pour une cause extérieure. C’est pourquoi il faut enlever à la jeunesse toute éducation militaire et religieuse afin qu’elle se mette au service du matérialisme marchand et technique. L’idéologie qui justifie avec une apparente générosité cette élimination de la transcendance éthique est celle des « droits de l’homme ». Il est bien entendu évident que les libertés fondamentales sont indispensables à l’homme. Mais les libertés sans devoirs sont périlleuses comme l’a écrit le patriarche de Russie Cyrille Premier, car l’homme n’est pas un saint mais un animal carnivore où son cerveau reptilien peut le mener à commettre des crimes s’il n’est pas sous le contrôle d’une « sainte alliance » entre les cerveaux affectifs et rationnels. Or, le Gestell n’a de cesse de vouloir détruire la force du cerveau affectif (cœur de la personnalité) pour manipuler l’homme. L’individu réduit à un robot calculateur (cerveau du néo cortex) aux services d’instincts de base reptiliens est en effet facile à contrôler par le pouvoir qui gère le Gestell. Ce pouvoir est lui-même soumis au Gestell car toute déviation est sanctionnée par l’exclusion. Ainsi, la boucle est bouclée et le Gestell montre son caractère totalitaire qui est d’autant plus fort qu’il reste inconscient.

L’asservissement de l’homme par le Gestell

Les quatre idoles du Gestell font de l’homme un esclave sans qu’il le sache. La technique l’aliène car l’utilitarisme exacerbé rend l’homme étranger à son essence, incapable de méditation et d’authenticité dans les quatre dimensions de son monde existentiel. L’argent le corrompt et c’est la raison majeure de l’explosion du crime dans les pays qui se réclament des droits de l’homme. Le record de détenus prisonniers est ainsi atteint de très loin par les Etats-Unis. La grande majorité des crimes est due à la recherche de l’argent à court terme et sans aucun scrupule. L’idéologie des droits de l’homme efface la conscience des devoirs, le sens de l’honneur et l’enracinement dans les communautés naturelles, notamment celles de la famille, de la patrie ou du travail.

Si la technique aliène l’homme et si l’argent le corrompt, l’égalitarisme et le conditionnement de masse abrutissent l’homme et lui fait perdre toute recherche de qualité en se dépassant lui-même. Les traditions éthiques du « kalos kagathos » (homme noble et excellent) grec et du christianisme sont progressivement éliminées et l’homme est de plus en plus inculte hors sa spécialité professionnelle utile au Gestell. C’est pourquoi le Gestell qui efface les traditions chrétiennes s’attaque aussi à l’humanisme antique qui a servi de base pour constituer l’homme libre de la civilisation européenne.

Enfin, la libération sans frein de l’ego et de ses besoins, comme l’avait fort bien vu Dostoïevski, perverti l’humain et le rend prisonnier de ses propres vices et besoins. Cette déshumanisation de l’homme, présentée comme une « libération » créé une société décadente qui tend à s’autodétruire. Le manque d’amour au sens chrétien ou platonicien (Agapê en grec) conduit à l’éclatement des familles, à la dénatalité, à l’égoïsme généralisé, surtout au sein des élites, encore plus formatées par le Gestell que le reste de la population.

Voici le schéma qui exprime toute cette corruption :

La décadence de l'Occident américanisé et orientations philosophiques pour en sortir.
Les voies philosophiques de la sortie du Gestell

Face à la maladie du Gestell qui frappe le monde européen et qui le conduit à sa décadence humaine et à sa disparition à terme, on peut opposer termes à termes les valeurs qui doivent permettre de sortir de cet oubli de l’être où nous sommes confinés. Ce retour à l’être de notre humanité est le préalable à toute politique efficace. Sans ce préalable philosophique, la politique est à courte vue et ne peut remédier à une maladie dont elle ignore l’essence.

Le recours à la beauté

Face à l’essence de la technique le recours est à la beauté. Les philosophies existentielles en sont conscientes. Parmi les religions, la plus consciente de cette nécessité est sans doute l’Orthodoxie avec l’amour de la beauté de la Création tel que le prône Dostoïevski. L’utilitarisme technique conduit à la primauté de la laideur est conduit à détruire la terre, aplatir le ciel de l’idéal, massifier et médiocratiser les hommes et effacer tout sens du sacré et du divin, limitant ainsi l’homme à sa seule dimension animale. La recherche de la beauté rend sa place à la méditation sur le monde qui n’est plus alors vu uniquement sous le prisme de l’exploitation utilitaire.

La démocratie : la liberté enracinée dans le cadre national

Face à la domination de l’argent, il faut opposer les valeurs de la démocratie, c’est-à-dire de la liberté enracinée dans le cadre national. La démocratie est la force politique la plus capable de faire obstacle à l’idolâtrie de l’argent, à condition bien sûr qu’elle ne soit pas confisquée par les oligarques du Gestell. Il faut donc une démocratie directe le plus possible qui se combine avec les institutions gouvernementales et parlementaires (référendums). L’affaiblissement des Etats nationaux, par contre, affaiblit la démocratie qui n’est pas le propre des institutions internationales, particulièrement oligarchiques, et renforce les puissances d’argent irresponsables, qui vont jusqu’à s’affranchir des contraintes imposées par le statut de la propriété. On remplace les propriétaires responsables par des gestionnaires sans racines qui cherchent le profit à court terme à la manière des délinquants. On voit les résultats avec les scandales financiers de Wall Street, les oligarques déchaînés sous Eltsine, par exemples.

L’éducation humaniste

La culture met un barrage devant la massification des hommes. C’est tout l’enjeu d’une éducation humaniste qu’il faut retrouver dans sa plénitude. Cette éducation ne peut être purement technique, elle doit avoir des dimensions éthiques, militaires et patriotiques comme c’est le cas de l’éducation nouvelle envisagée en Russie par le président Medvedev. Cette éducation doit trouver sa base dans la culture générale issue des modèles gréco-romains, bien abandonnés aujourd’hui. Le but est le citoyen beau dans son âme et son corps (kalos) et adapté à une existence de dépassement de soi-même vers une perfection divine (agathos). On voit ici que la dimension religieuse ne peut être écartée car la dimension religieuse est ce qui distingue le plus l’homme de l’animal.

La religion met des limites à la tyrannie de l’ego, promue par la soit disant « modernité » actuelle. Le christianisme, qui est la religion qui a forgé la France, ne peut pas être mis au même rang que les autres religions, même si toutes ont droit à la liberté. Cette religion a la particularité d’avoir un Dieu qui s’est fait homme et qui appelle donc l’homme à imiter le Divin. De ce point de vue, il y a d’ailleurs une certaine continuité entre le meilleur de la philosophie grecque (Platon et Aristote) et le Christianisme, notamment dans sa version orthodoxe mais aussi catholique.

Le schéma du monde qui reflète ce que nous venons écrire selon les quatre pôles de l’existence authentique définie par le philosophe Heidegger est donc le suivant :

La décadence de l'Occident américanisé et orientations philosophiques pour en sortir.

Les quatre pôles ci-dessus ont pour but de relativiser les quatre idoles du monde dit moderne qui sont la technique, l’argent, la masse déracinée et l’ego gonflé par ses besoins arbitraires. Il s’agit ici rien de moins que de restituer à l’homme sa liberté authentique. Ce que l’Occident matérialiste appelle la liberté n’en est pas une comme l’avait déjà fort bien vu Dostoïevski. L’homme est asservi à l’utilitarisme technique, à la cupidité déréglée, à la masse conformiste et décervelée, à son propre ego dominé par le cerveau reptilien. Cet appel à combattre pour la liberté est parfaitement symbolisé par saint Georges terrassant le dragon. Il s’agit maintenant de combattre le dragon du Gestell sans se laisser intoxiquer par sa propagande déshumanisante mais qui se fait de façon mensongère au nom de l’homme et de ses droits. Un homme avec des droits sans devoirs ne peut que perdre sa liberté. Ce sont les oligarques qui gèrent le Gestell qui seuls en profiteront. C’est pourquoi le pouvoir doit leur échapper : il doit revenir au peuple et à son bon sens servi par une authentique aristocratie du courage et de l’esprit !

Yvan Blot

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Image : L’adoration du veau d’or, Nicolas Poussin, 1663. Domaine public, via Wikipédia.

Retour réussi pour In Memoriam à la « Tana delle Tigri » - [EXCLUSIF : les photos du concert]

Retour réussi pour In Memoriam à la « Tana delle Tigri »

29/05/12 – 08h00
ROME (NOVOpress)
— Invité à Rome pour la fête nationale du mouvement politico-social italien Casapound, la “Tana Delle Tigri”, c’est devant près de 1500 personnes que le groupe phare et fondateur du « Rock Identitaire Français », In Memoriam, a fait son grand retour sur scène après plus de 10 ans de silence, parmi une dizaine de groupes européens.

Retour réussi pour In Memoriam à la « Tana delle Tigri » - [EXCLUSIF : les photos du concert]Retour plus que réussi pour le groupe qui a enflammé le public et plus particulièrement les quelque 200 français ayant fait le déplacement pour assister à ce concert « historique ».

Enchaînant les titres (Das Kapital, C9M, À jamais idéaliste, Futur proche, Assassins de mon peuple…) avec maîtrise, enthousiasme et conviction, le groupe a montré qu’il n’avait rien perdu de son énergie et de sa fougue. Face à eux, le public reprenait avec ferveur les paroles et de furieux « pogos » secouaient l’assistance.

Des « pogos » qui se termineront tard dans la nuit, après les prestations tout aussi stimulantes des Canadiens Français de Trouble Makers, des Italiens Zetazeroalfa et Ultima Frontiera, concluant un intense week-end de rock’n’roll sous la bannière rouge à tortue noire.

Photo en Une : In Memoriam, le 26 mai 2012 à Rome. Crédit : Novopress (cc)

L’affaire Litvinenko - Medias mensonges ? Par Alexandre Latsa

L’affaire Litvinenko – Medias mensonges ? Par Alexandre Latsa

Le 23 novembre 2006, un “ancien agent des services secrets russes” décède à Londres. Ce décès a agité le monde médiatique pendant des années.Alexandre Litvinenko, ex-lieutenant colonel du FSB (le service de contre-espionnage de Russie) était né le 4 décembre 1962. Il fut un temps chargé de la lutte contre la mafia en Russie, puis il a quitté la Russie après avoir affirmé en 1998 lors d’une conférence de presse qu’il aurait reçu l’ordre d’assassiner le milliardaire russe Boris Berezovksi. Boris Berezovsky n’est pas un inconnu en Russie. Cet homme d’affaires et politique russe est l’un des oligarques les plus célèbres, puisque via ses entrées dans le cercle de l’ancien président russe Boris Eltsine, BAB (Boris Abramovitch Berezovsky) était devenu l’un des premiers milliardaires de la Russie post communiste. C’est lui qui avait contribué politiquement au lancement de la carrière politique de Vladimir Poutine. Pourtant le nouveau président russe ne tarde pas à faire enquêter sur les affaires de Boris Berezovskyen Russie, notamment sa participation à la privatisation de la compagnie aérienne russe Aeroflot. Poursuivi pour fraude et évasion fiscale par le Parquet russe, il s’exile à Londres en octobre 2001.

Presque au même moment (octobre 2001) Alexandre Litvinenko s’envole lui aussi pour la Grande Bretagne (via la Turquie) ou il obtient également l’asile politique, grâce à l’aide logistique d’un homme d’affaire russe du nom d’Alex Goldfrap, proche de Berezovsky. Litvinenko se met à écrire notamment pour le site séparatiste ChechenPress mais soutient également Boris Berezovsky dans ses offensives médiatiques contre le nouveau régime russe de Vladimir Poutine. En 2006, Alexandre Litvinenko devient citoyen Britannique. Son hospitalisation, puis sa mort fin 2006, fera grand bruit. Non seulement l’homme a été empoisonné au Polonium 210 (une substance radioactive), mais cet empoisonnement survient après qu’il ait accusé le FSB d’être a l’origine des attentats de 1999 pour justifier l’intervention en Tchétchénie.

La mort de Litvinenko a entrainé une campagne médiatique sans précédent contre le régime de Vladimir Poutine. Une image est restée : cette photo d’Alexandre Litvinenko sur son lit d’hôpital a fait le tour du monde et elle a choqué les opinions occidentales. L’offensive médiatique a également mis en valeur le fait que cet assassinat d’un ex-agent des services secrets russes avait des relents de guerre froide, ce qui démontrait l’offensive de la dangereuse et nouvelle Russie de Vladimir Poutine. Tout aussi rapidement, un accusé est désigné: Alexandre Lougovoi. Celui-ci a rapidement réfuté les accusations qui le visaient, mais pourtant, quand il a été candidat à la députation en 2007 pour le parti nationaliste LDPR, la presse occidentale a crié à la provocation. Enfin cette affaire a aussi permis à nombre de personnalités russes en exil de mettre en valeur médiatiquement leur statut de “réfugiés résistants” face au nouveau pouvoir russe.

Voilà pour la version officielle médiatisée.

Mais curieusement, le mainstream médiatique, surtout en Angleterre, a manqué d’enthousiasme pour révéler et analyser certains développements (notamment récents) de cette affaire. Il y a de nouveaux témoignages, de nouveaux faits qui font douter de la version officielle. Par exemple, le fait que Litvinenko était depuis 1994 un proche de Berezovski, pour lequel il travaillait de façon officieuse, bien que cela soit illégal et incompatible avec ses fonctions officielles à cette époque.

Ou encore sur les liens d’Alex Goldfarb, spécialiste en physique nucléaire, ancien employé de Georges Soros, puis depuis 2001 directeur d’une ONG, basée a New-York, financée par Boris Berezovsi et qui s’est fortement impliqué dans le soutien aux ONGs dans les pays Baltes ou encore aux révolutions de couleur, notamment en Ukraine en 2004. Cette association a en outre également financé l’obtention de l’asile politique du leader indépendantiste Tchétchène Akhmed Zakayev.

Au-delà de la version médiatisée de cette affaire, en Russie et en Angleterre, les investigations continuent, pour découvrir la vérité. Récemment (24 avril 2012) le député Alexandre Lougovoi a passé des tests au détecteur de mensonges via une société anglaise qui en a tiré comme conclusion sa non culpabilité dans l’affaire de l’empoisonnement d’Alexandre Litvinenko (voir ici). Celui-ci suspecte désormais ouvertement l’ONG suscitée de permettre moyennant finances l’obtention du statut de refugié politique en Angleterre. Curieusement l’annonce de cette non culpabilité évidente d’Alexandre Lougovoi a été totalement exclue du Main-Stream britannique.

Récemment un nouveau témoin est apparu dans l’histoire avec d’intéressantes révélations. Nikita Chekulin, l’ancien directeur dans les années 2000 de l’institut de recherche pour l’utilisation et la conversion des matériaux explosifs (Росконверсвзрывцентр). Mis à l’écart car son institut fut suspecté de vente illicite d’explosifs, Nikita Chekulin fut providentiellement contacté à cette époque par Boris Berezovski qui lui permit d’obtenir le statut de refugié politique en Angleterre. En échange de quoi il lui fut demandé de parler à une conférence organisée à Londres devant divers médias, conférence durant laquelle fut notamment annoncé, via l’aide du spécialiste russe en explosifs Nikita Chekulin, que les attentats de 1999 avaient été organisés par le FSB. Celui-ci accepta, pour affirmer plus tard que le texte de sa déclaration avait été rédigé par … Alex Goldfrap.

La veuve d’Alexandre Litvinenko a fait une prestation très surprenante dans le Talk-Show de Charlie Rose, affirmant que son mari n’avait non seulement jamais été un espion russe mais qu’il travaillait pour les services secrets britanniques. Cela car Boris Berezovski aurait à une époque cessé de le financer et qu’Alexandre Litvinenko se serait retrouvé sans revenus, trahi par celui en qui il croyait le plus. Pourquoi les medias occidentaux n’ont jamais cessé de définir Alexandre Litvinenko comme un espion russe?

Le père d’Alexandre Litvinenko lui aussi est revenu sur ses premières déclarations. Apprenant que son fils avait travaillé pour les services secrets anglais, il affirme désormais que celui-ci était un traitre et que s’il l’avait su, il n’aurait jamais accusé Vladimir Poutine. Veillant son fils le jour de sa mort, il affirme également qu’aucune lettre posthume n’était dans sa chambre d’hôpital et que la fameuse lettre “J’accuse Poutine” de son fils était un faux, probablement écrit par Boris Berezovski ou Alex Goldfrap.

Nikita Chekulin tout comme le père d’Alexandre Litvinenko semblent du reste sérieusement suspecter les opposants russes en exil d’être liés a la mort d’Alexandre Litvinenko. Pourquoi? Peut être parce que celui-ci avait organisé la visite d’un mystérieux Kazakh qui aurait soit disant menacé la vie de Berezovski en Angleterre, lui permettant ainsi d’obtenir son statut de refugié politique. Lorsque Boris Berezovski cessa de le financer, Alexandre Litvinenko s’apprêtait à rentrer a Moscou, pouvant à tout moment révéler tous ces secrets.

Enfin on à beaucoup parlé récemment de manipulations d’images et de créations d’émotions. Cette photo d’Alexandre Litvinenko sur son lit de mort et sans cheveux avait fait le tour du monde et marqué pour longtemps les opinions occidentales.

Pourtant d’après le père d’Alexandre Litvinenko, l’entourage de son fils lui a volontairement rasé les cheveux sur son lit de mort pour que la photo soit plus choquante. Qui croire ? Une chose est certaine, l’affaire Litvinenko n’a sans doute pas fini de livrer de nouvelles révélations…

Alexandre Latsa

[box class=”info”] Source : DISSONANCE, Un autre regard sur la Russie. En français, en russe.
L’article original a été publié sur Ria-Novosti. [/box]