Sortie le 2 mai des « mémoires » d’Alain de Benoist

Sortie le 2 mai des « mémoires » d'Alain de Benoist

27/04/12 – 15h30
PARIS (NOVOpress)
– C’est un événement que tous les amateurs de la pensée iconoclaste et exigeante d’un des derniers grands intellectuels français attendaient avec impatience. Les « mémoires » d’Alain de Benoist, chef de file de la « Nouvelle Droite » et fondateur du GRECE, sortent le 2 mai prochain aux Editions de Fallois.

Sous le tire de « Mémoire vive », l’ouvrage prend la forme d’un long entretien avec François Bousquet, journaliste et ancien rédacteur en chef du Choc du mois, qui retrace le parcours personnel et intellectuel de l’auteur de « Vu de droite », « Demain, la décroissance », « Nous et les autres », « Au bord du gouffre » et tant d’autres ouvrages et articles ayant nourris la réflexions de plusieurs générations de militants politiques.

Sur six pages, la magazine « Causeur » (n°46, avril 2012) publie en avant-première les “bonnes feuilles” de cet ouvrage fondamental.

« Mémoire vive : Entretiens avec François Bousquet »
336 pages ; 15,5 x 22,5 cm ; broché
Prix de vente au public (TTC) : 22 €
ISBN 978-2-87706-793-5

Un député britannique secrètement converti à l’Islam

Un député britannique secrètement converti à l’Islam

27/04/2012 – 13h00
LONDRES (NOVOpress) –
Le parfait dhimmi : c’est ainsi qu’apparaissait George Galloway (troisième à partir de la gauche sur la photo) il y a un mois, après sa victoire écrasante à la législative partielle de Bradford Ouest (Yorkshire). Le député socialiste  (officiellement catholique, fils d’un père écossais et d’une mère irlandaise) avait délibérément mené campagne sur les valeurs islamiques, en association étroite avec les mosquées, pour séduire l’électorat pakistanais et retrouver une circonscription – puisqu’il ne parvenait plus à se faire élire à Glasgow, où il avait été longtemps député. Il s’était présenté comme plus fidèle à la loi islamique que le candidat travailliste, Imran Hussain.

Ce n’était pourtant pas le vrai visage de Galloway. Dans New Statesman, l’hebdomadaire de la gauche intellectuelle, la journaliste Jemima Khan vient de révéler que Galloway « est musulman. Il s’est converti il y a plus de dix ans dans une cérémonie qui s’est déroulée dans un hôtel à Kilburn, au Nord Ouest de Londres, en présence de membres de la Muslim Association of Great Britain. Ses proches le savent. Le reste du monde, y compris les électeurs musulmans de sa circonscription, ne le sait pas ». Dans un entretien avec Galloway « au cours d’un déjeuner halal, sans alcool, dans un café de Bradford », Khan lui a lancé : « Je connais quelqu’un qui a assisté à votre shahadah [la cérémonie de conversion musulmane] ». Galloway n’a rien répondu.

Jemima Khan connaît le sujet : fille du milliardaire Sir James Goldsmith et divorcée du joueur de cricket pakistanais Imra Khan, elle est elle-même une des plus célèbres converties à l’Islam . Selon elle, Galloway s’est marié selon le rite musulman avec Gayatri Pertiwi – une musulmane néerlandaise d’origine indonésienne, qui a trente ans de moins que lui. « George et Gayatri ont accompli le nikah, la cérémonie du mariage islamique, au Théâtre Royal à Amsterdam, il y a quatre semaines, le lendemain de son élection sensationnelle et inattendue à Bradford. Cela signifie probablement qu’ils ne sont pas mariés selon la loi britannique. Galloway a déjà eu deux femmes musulmanes (ce nouveau mariage avec Gayatri est le quatrième au total). Mais, selon la loi islamique, une femme musulmane n’a pas le droit d’épouser un non-musulman – alors que l’inverse est permis ».

Dans une réponse ambiguë, Galloway ne dément pas sa conversion à l’Islam mais soutient qu’il n’a jamais participé à une cérémonie de conversion telle que Jemima Khan la décrit, « que ce soit à Kilburn, Karachi ou Katmandou ». Le New Statesman maintient ses informations.

Khan accuse Galloway d’avoir délibérément joué sur deux tableaux. « Il y a dû avoir des électeurs blancs à Bradford, qui, quoique normalement partisans des travaillistes, ont préféré voter pour le candidat blanc catholique plutôt que pour le musulman basané qui représentait le Labour. Dans le même temps, les électeurs musulmans se réjouissaient de ses allusions – “un musulman est quelqu’un qui n’a pas peur du pouvoir terrestre mais craint seulement le jour du Jugement. J’y suis prêt, j’y travaille et c’est la seule chose que je craigne.” »

Les analystes politiques avaient été frappés, de fait, du résultat obtenu par Galloway dans l’ensemble de la circonscription, « dans les arrrondissements mélangés et à dominante blanche de Thornton & Allerton, Heaton, Clayton & Fairweather Green, aussi bien que dans les arrondissements du centre-ville, qui ont une des populations d’ethnie asiatique les plus fortes de Grande-Bretagne. Bradford West comptait un fort électorat tory, et constituait une cible sérieuse pour les conservateurs aux élections législatives de 2010. Une bonne part de cet électorat tory, comme de l’électorat travailliste, a dû aller à Galloway ».

On parlait beaucoup autrefois des Jésuites secrets, dits aussi Jésuites de robe courte qui, selon l’histoire ou la légende, auraient caché leur appartenance à la Compagnie pour mieux travailler à sa domination. Y aurait-il aujourd’hui des musulmans secrets ? Sont-ils nombreux, parmi tous ceux qui célèbrent sans cesse les valeurs musulmanes et que l’on prend pour des dhimmis – hommes politiques, journalistes, évêques –, à être en réalité, comme George Galloway, des convertis clandestins de l’Islam ?

Crédit photo : gloucester2gaza, via Flickr, licence CC.

Histoire économique. Mairies FN : elles auraient mérité le triple A ! – Par Jean-Yves Le Gallou

Histoire économique. Mairies FN : elles auraient mérité le triple A ! - Par Jean-Yves Le Gallou

L’opinion médiatique est unanime : la gestion des mairies FN (conquises en 1995 et 1997) a été catastrophique, absolument ca-tas-tro-phi-que, vous dis-je. Le Front national lui-même ne cherche pas à démentir : pour certains de ses dirigeants, parce que les maires des villes concernées ont été exclus du FN ; pour les autres, parce que de toute façon on ne peut rien contre une opinion médiatique aussi fermement (même faussement) établie.

Il n’y a qu’un seul problème : cette opinion médiatique est complètement à l’opposé de la réalité. Tous les maires FN, ou ex-FN, ont rétabli la situation financière de leur ville. Ce n’est pas ici une question d’opinion, c’est une question de chiffres.

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Pas une question d’opinion : une question de chiffres

Prenons la ville d’Orange, toujours dirigée par Jacques Bompard. Quand ce militant national a pris la ville en 1995, la dette par habitant s’élevait à 1462€ par habitant ; elle n’est plus que de 79€ par habitant en 2010 : 20 fois plus faible qu’à Carpentras ou Cavaillon ; 40 fois plus faible qu’à Avignon. Et les taux des quatre taxes locales ont baissé. Et pourtant, en 2010, les investissements à Orange restent élevés : 571€ par habitant, plus que dans les autres grandes communes du Vaucluse. Quant au taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, c’est le plus bas du Vaucluse.

Catherine Mégret est devenue maire de Vitrolles en 1997. Ella a été réélue en 2001 (avant de perdre son mandat à la suite d’une annulation survenue dans une période particulièrement difficile pour sa formation de rattachement, le MNR). Mais, là encore, la comparaison des ratios financiers entre 1997 et 2001 montre l’ampleur du redressement financier accompli. L’endettement a baissé, passant de 811 millions de francs à 687 millions de francs ; et ce alors même que la taxe d’habitation a diminué, que le prix de l’eau a baissé de 10% et celui de la taxe des ordures ménagères de 25%. Dans le même temps la capacité d’équipement est remontée.

Une analyse comparable peut être faite sur Marignane dont Daniel Simonpieri fut le maire de 1995 à 2008.

Les campagnes de sidération et de désinformation

Il est d’ailleurs intéressant de rappeler les résultats d’un sondage, publié en 2001 et portant sur l’opinion des habitants de Marseille, Vitrolles et Marignane sur leur municipalité : sur les faits – qualité de la gestion, fiscalité, propreté, sécurité – Vitrolles et Marignane devançaient Marseille. En revanche, Jean-Claude Gaudin jouissait de la meilleure image ! On mesure ici l’effet des campagnes de désinformation et de sidération des médias nationaux ainsi que de France3 Provence et de La Provence.

A Toulon aussi il y a eu redressement financier, selon la Cour des comptes

Reste Toulon. C’est la ville la plus importante prise par le Front national en 1995, une ville qui a cumulé les problèmes et les polémiques. Pourtant, là aussi, le bilan financier est positif. Il y a à l’appui de cette affirmation un rapport de la Chambre régionale des comptes portant sur la période 1995-2005. Certes, le rapport ne va pas sans formuler des critiques : par exemple certaines pratiques anciennes – des avantages sociaux remontant aux années cinquante – ont perduré et l’absentéisme est resté à un niveau élevé. Mais l’encours de la dette par habitant a diminué, passant de 1491€ à 1382€ de 1997 à 2000. La capacité d’autofinancement disponible s’est aussi améliorée.

Cela n’a pas empêché les campagnes de diffamation de durer jusqu’en 2010. Ainsi, lorsqu’un litige opposant Jean-Marie Le Chevallier à son successeur agissant au nom de la ville de Toulon fut tranché par le Conseil d’Etat en faveur de l’ancien maire de Toulon, Le Point titra sur le thème « Toulon, la facture du FN s’alourdit encore ! » alors que le Conseil d’Etat venait simplement de rappeler des règles de droit habituelles. Evidemment tout cela laisse des traces dans les esprits. C’est le but, d’ailleurs…

Un jugement plutôt positif des électeurs

Les électeurs locaux, eux, ont porté un jugement nuancé et souvent positif sur les mairies Front national. Notons d’abord qu’en dehors de Vitrolles, conquise à la majorité absolue en 1997, les mairies de Marignane, Toulon et Orange ne furent gagnées, en 1995, que dans le cadre d’élections triangulaires, les vainqueurs ne commençant leur mandat qu’avec un potentiel de moins de 40% des suffrages. Pourtant trois des quatre maires furent réélus en 2001. Et Jacques Bompard le fut à nouveau en 2008.

Après Orange, Bollène se redresse financièrement

Sa gestion d’Orange a d’ailleurs paru si convaincante que les électeurs de la commune voisine de Bollène ont porté à la tête de leur ville Marie-Claude Bompard, la femme de Jacques Bompard. A Bollène aussi le redressement financier est en cours : ainsi la dette par habitant est passée de 1646€ au 1er janvier 2008 à 1143€ au 1er janvier 2012.

Ces résultats financiers sont d’autant plus remarquables que, durant les mêmes périodes, l’endettement de l’Etat et des collectivités territoriales a explosé. A contrario on peut dire qu’avec une gestion comparable à celle des villes FN, la France aurait gardé le triple A et surtout ne serait pas plombée par l’endettement excessif qui est le sien.

Cette affirmation est, bien sûr, politiquement incorrecte. Mais elle repose sur des faits et des chiffres, ce qui la rend peu susceptible d’intéresser les médias de l’oligarchie. Car dans le monde médiatique les faits comptent peu, les préjugés comptent davantage.

Jean-Yves Le Gallou

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Photo : Hôtel de Ville d’Orange. Crédit photo : Véronique PAGNIER via Wikipédia, domaine public.

Soudan : les causes d’une guerre annoncée – Par Bernard Lugan

Soudan : les causes d’une guerre annoncée - Par Bernard Lugan

Il ne fallait pas être grand clerc pour prévoir que le Nord et le Sud Soudan allaient immanquablement se faire la guerre. Dans le numéro de l’Afrique Réelle daté du mois de juin 2011, j’avais ainsi signé un article titré : « Soudan : guerre pour le saillant d’Abyei ? ». Moins d’un an plus tard, le 10 avril 2012, la guerre a effectivement éclaté à Heglig, zone produisant 50% de tout le pétrole extrait dans le Nord Soudan et qui touche le saillant d’Abyei. Une violente contre-attaque accompagnée de raids aériens contre certaines villes du Sud, dont Bentiu, permit ensuite aux forces de Khartoum de reprendre le terrain perdu ; le 20 avril, après de durs combats, les forces sudistes se replièrent.

Trois grandes raisons expliquent cette guerre :

Soudan : les causes d’une guerre annoncée - Par Bernard Lugan
Soudan (Soudan du Nord)

1) La région d’Abyei et d’Heglig est le homeland de certaines tribus Dinka dont les Ngok. Elle est actuellement occupée par l’armée nordiste. Un référendum devrait décider de l’appartenance d’Abyei au Nord ou au Sud Soudan ; or, les Dinka y ayant été l’objet d’un vaste nettoyage ethnique opéré par les milices islamiques favorables à Khartoum, la composition du corps électoral y a profondément changé.

Soudan : les causes d’une guerre annoncée – Par Bernard Lugan
Soudan du Sud

2) Au mois de juillet 2009, la Cour d’arbitrage de La Haye préconisa le partage de toute la région entre Dinka et Arabes de la tribu des Misseryia sur la base de l’occupation actuelle, entérinant ainsi la spoliation des Dinka, la zone pétrolière d’Heglig étant, elle, définitivement rattachée au Soudan Khartoum.

3) Avant la partition de 2011, le Soudan produisait 470 000 barils/jour dont les ¾ au Sud. Or, les 350 000 barils/jour extraits dans le nouvel Etat du Sud Soudan sont exportés par un pipe line traversant tout le Nord Soudan pour aboutir sur la mer Rouge. Les négociations entre les deux pays portant sur les droits de transport du brut du Sud à travers le pipe line du Nord ont été rompues. Pour ne plus dépendre du Nord Soudan, le Sud Soudan a signé deux accords de désenclavement prévoyant la construction de deux nouveaux pipe line, l’un avec le Kenya et l’autre avec l’Ethiopie. Puis, le 26 janvier 2012, le Sud Soudan a fermé tous ses puits situés à proximité de la frontière avec le Nord Soudan. Avec cette mesure, certes il se pénalisait, mais il privait en même temps le Soudan du Nord des droits de transit de son propre pétrole.

Quand, le 10 avril 2012, le Sud Soudan lança son offensive surprise à Heglig, il n’avait pas pour objectif de s’emparer de cette région, ce que Khartoum n’aurait jamais accepté. Son but était d’y détruire les infrastructures pétrolières afin d’affaiblir encore davantage le Nord Soudan pour le contraindre à accepter, à la fois ses revendications territoriales et celles portant sur le coût du transit de son pétrole en attendant la construction des deux pipe line sudistes.

Bernard Lugan
25/04/2012

* La question de la guerre du Soudan sera développée dans le numéro de mai de la revue l’Afrique réelle.

[box class=”info”] Source : Le blog de Bernard Lugan. [/box]

Crédit des cartes : CIA World Factbook , domaine public.

FN : Sarkozy ne veut pas (ou plus ?) “se boucher le nez” en “entendant” les électeurs du Front National

FN : Sarkozy ne veut pas (ou plus ?) “se boucher le nez” en “entendant” les électeurs du Front National

26/04/2012 – 18h50
PARIS (NOVOpress, en partie via le Bulletin de réinformation)
– Hier sur France Info, pour la première fois, Nicolas Sarkozy a déclaré, que le Front National était “compatible avec la République”, alors même que son parti affirmait jusqu’ici que l’on ne dialoguait pas avec l’extrême droite, et que ce parti n’était pas républicain. Nicolas Sarkozy semble à l’évidence déterminé à capter le maximum de voix du FN, en appelant ses électeurs à “faire barrage à la gauche”, expression sur toutes les lèvres. Cependant il demande les voix mais refuse tout accord.

Dans cette même émission de France Info, le Président a indiqué qu’il lui faut “entendre” les électeurs de Marine le Pen du premier tour sans “considérer qu’il faut se boucher le nez”. Merci pour eux !
“Ces gens-là, si on veut les remettre dans le champ des formations républicaines, il faut s’adresser à eux
“, a-t-il ajouté. Remerci pour eux !

Qu’est ce qui pourrait nuire à cette tentative de mue du président-candidat ?

On peut souligner que ces déclarations sont en contradiction avec son quinquennat, dans lequel Sarkozy à encouragé l’arrivée des socialiste. Besson, Amara, Kouchner ministres, ou Jack Lang au comité de réforme des institutions sont autant d’exemple que ce barrage à la gauche n’est qu’une volonté électorale tactique.

Par ailleurs, aux élections cantonales de 2011 l’an dernier, la ministre de l’Ecologie Kociuzco-Morizet avait déjà appelé à voter PS contre le FN s’il était au deuxième tour. Le numéro un de l’UMP Jean-François Copé, assurait déjà qu’il n’y aurait “jamais d’alliance électorale” avec le Front national, ce que Nicolas Sarkozy a confirmé hier matin.

Qu’en est-il des risques en cas d’élection de François Hollande ?

Hollande, s’il est élu président, sera pour la première fois au pouvoir. Ce que lui reprochent nombre de sympathisants de droite, est une possible hausse des impôts, de la dette, de l’immigration, l’union homosexuelle ou le vote des étrangers. Malheureusement, l’on ne peut que constater qu’en cinq ans sous Sarkozy, la dette publique est passée de 1.200 à 1.700 milliards d’euros, soit + 42 %. Par ailleurs le taux de prélèvements obligatoires a augmenté lui aussi. Enfin, le nombre des naturalisations était à 123.000 en 2002 sous Jospin, il est désormais à 133 000 par an en moyenne depuis 2007. Sans parler de l’expulsion des délinquants étrangers (“double peine” en Novlangue) que Sarkozy a supprimée.

Qu’en est-il du ou des débats entre les deux tours ?

On peut souligner que l’UMP s’agace du refus de François Hollande de participer à trois débats, ce dernier en préférant un seul. En un mot, l’UMP semble s’intéresser  aux débats, contre toute attente, alors qu’en 2002, il n’avait pas été question d’échanger un mot avec Jean-Marie Le Pen.

“Le Voyage à Nantes” fait appel à un acteur qui insulte les Bretons

"Le Voyage à Nantes" fait appel à un acteur qui insulte les Bretons

26/04/2012 – 18h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Pour une vidéo de promotion, la société publique locale Le Voyage à Nantes, chargée des opérations touristiques dans la ville de Jean-Marc Ayrault a fait appel à un acteur qui a tourné la Bretagne en ridicule.

La communauté urbaine de Nantes prépare pour cet été une opération promotionnelle intitulée « Le Voyage à Nantes » dotée d’un budget de 8 millions d’euros. Le vidéaste Gaëtan Chataigner vient de réaliser un clip destiné à faire connaître la manifestation. Il montre un dialogue entre les acteurs Julie Depardieu et Jackie Berroyer. Le second, diction pâteuse et mémoire défaillante, tente de convaincre la première que Le Voyage à Nantes est épatant.

Extrait d'un plan de la vidéo de Chataigner pour Le Voyage à Nantes : Berroyer assis à une table de la brasserie La Cigale

Les Bretons n’oublient pas que Berroyer est cet histrion qui voici quelques années chantait à l’émission « Les Grosses têtes » un morceau de sa composition dont voici le premier couplet : « Ah ! Connaissez-vous bien la Bretagne, avec ses femmes en coiffe et ses hommes vêtus de pagnes, leurs enfants sont hydrocéphales, les garçons sont aussi méchants que les filles sont sales. » Le reste à l’avenant. La chanson était censée être celle d’un mari trompé dont la femme était partie avec un Breton.

« Un sacré coup de bol », avait alors souligné l’UDB. « Imaginons qu’elle ait été séduite par un Algérien, un Camerounais ou un Israélien… En dépeignant ainsi son rival et son pays, le personnage de Jackie Berroyer aurait déjà conduit son créateur devant un tribunal pour propos racistes et xénophobes. »
Il est vrai que pour les Bretons c’est différent, puisqu’après tout ce ne sont que des Européens ! Une plainte pour provocation à la haine raciale avait cependant été déposée par un Collectif breton pour la démocratie et les droits de l’Homme, et évidemment rejetée par le Parquet. La Cour européenne des droits de l’homme a plus tard refusé d’examiner une plainte analogue.

De la part des collaborateurs du maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, le choix d’un tel personnage n’est peut-être pas un hasard…

Deuxième tour : le Crif choisit Nicolas Sarkozy

Deuxième tour : le Crif choisit Nicolas Sarkozy

26/04/12 – 16h30
PARIS (NOVOpress)
– On connaissait la proximité de Nicolas Sarkozy avec le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et son empressement constant envers celui-ci.

Une déférence et un soutien permanent qui se révèlent ne pas être unilatéral puisque le président du Crif, Richard Prasquier, dans une tribune au journal israélien Haaretz, a implicitement soutenu le président sortant en s’inquiétant d’une éventuelle victoire de François Hollande à la présidentielle française.

En effet, s’il affirme penser que le candidat socialiste et le président sortant “ont des opinions similaires sur Israël et l’antisémitisme”, Richard Prasquier se dit préoccupé par les positions des alliés du PS sur ces questions, notamment les Verts qui, selon le président du Crif, “affichent une forte hostilité envers Israël et sont en pointe de toute manifestation”.

Au-delà de la démonstration que le Crif juge l’élection présidentielle française à l’aune des intérêts d’ Israël, la prise du position de Richard Prasquier, qui fait notamment miroir aux appels à voter François Hollande entendus dans diverses mosquées, renforce l’actuelle dérive d’un “vote communautaire” de plus en plus présent.

Crédit photo : Marcel Masferrer Pascual via Flickr, licence CC.

Renégat : Stéphane Durbec dénigre le Front national

Renégat : Stéphane Durbec dénigre le Front national

26/04/12 – 15h30
PARIS (NOVOpress)
– Il aura fallu à Stéphane Durbec plus de 25 ans d’appartenance au Front National et sa mise à l’écart de ses instances dirigeantes pour se rendre compte de “l’horreur” et de “la dangerosité” de ce parti.

Avec toute l’indécence qui sied aux “repentis”, Stéphane Durbec se répand aujourd’hui dans les journaux pour tenter de discréditer et de salir le mouvement dont il fut militant et élu durant de si longues années.

Mordant sans hésitation la main qui l’a nourri, Durbec n’hésite pas désormais à déclarer, dans une entrevue accordée au Figaro, que “le FN monte les français les uns contre les autres” et que sa “dédiabolisation n’est qu’une façade”.

Sans doute dans l’espoir d’un recasage rémunérateur, Stéphane Durbec appelle aujourd’hui à voter pour Nicolas Sarkozy, autre grand spécialiste en fidélité et en honnêteté politique.

Crédit photo : Neno via Flickr (CC)

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

Le samedi 3 décembre 2011 avait lieu le lancement officiel de Solidarité Kosovo Espagne. « Solidaridad Kosovo », sous l’impulsion de Nicolas Mirkovic, devenait ainsi la première antenne européenne de l’association humanitaire française, Solidarité Kosovo, créée en 2004. L’association espagnole n’aura pas mis longtemps à mettre son désir d’aider les populations chrétiennes du Kosovo en action puisque le premier convoi humanitaire de « Solidaridad Kosovo » vient d’avoir lieu au mois d’avril 2012 (soit cinq mois seulement après sa création). Le savoir-faire ainsi que l’aide technique fournie par l’association mère française a permis de gagner un temps précieux dans l’organisation de ce premier convoi.

Le 31 mars dernier, à 7 h du matin, l’équipe de volontaires de Solidarité Kosovo Espagne s’était donnée rendez-vous à Alcala de Henares, au nord de Madrid. Borja, Jorge, Miguel, Hector et la présidente de l’association, Lourdes Simon étaient fin prêts pour s’élancer dans une aventure de huit jours et de plus de 6500 km qui allait les conduire jusqu’au Kosovo. Quel est le but de cette jeune équipe de bénévoles ? Venir au secours de la minorité serbe de cette région, victime comme nous allons le constater, d’une constante violation de ses droits fondamentaux dans l’indifférence totale des grandes organisations internationales.

Après une courte pause, mise à profit pour bien répartir nos dix mètres cubes de chargement entre nos deux véhicules et pour boire quelques cafés bien serrés, nous avons pris la route vers le lointain Kosovo. Nous emportons des meubles, des vêtements, des produits alimentaires, des jouets et du matériel de sport réparti dans un véhicule utilitaire et une voiture logistique.

Après dix heures de route, nous arrivons à Nîmes où notre convoi se divise. Le camion prend la direction du nord, vers Lyon, où nous récupérons Arnaud Gouillon. Arnaud est le fondateur de Solidarité-Kosovo et il a à son actif plus de 18 convois humanitaires au Kosovo ! Non seulement il connaît le Kosovo comme sa poche, mais il parle parfaitement serbo-croate. Arnaud a la lourde tâche de mener le convoi humanitaire espagnol à bon port puis d’organiser les distributions dans les différentes enclaves serbes du Kosovo. Son expérience a été l’un des grands atouts pour la réussite de ce voyage.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de <em>Solidarité Kosovo Espagne</em> - Par  Miguel Gomez
L'équipe fait une halte en bord de route en Serbie

En s’arrêtant tout juste le temps nécessaire pour refaire le plein et se restaurer, nous traversons six pays et au soir du troisième jour nous parvenons aux limites de la région du Kosovo. Nous avons dû patienter trois longues heures au « poste frontière » pour permettre la fouille des véhicules, remplir d’interminables formulaires, les faire tamponner par un officier des douanes et payer une assurance véhicule obligatoire à un prix exorbitant (200€ pour 15 jours pour un véhicule utilitaire!).

Au cours de cette longue attente, nous avons eu l’opportunité d’examiner en détail le système douanier mis en place par les autorités albanaises de Pristina. En étudiant simplement la liste des tarifs d’assurances affichée au guichet, nous avons constaté la première discrimination dont sont victimes les Serbes : les véhicules immatriculés en Serbie sont obligés de payer le double du prix dont nous avons dû nous acquitter pour entrer au Kosovo. Avec un salaire local qui dépasse rarement les 350€ on se demande qui peut être en mesure de payer cela, l’objectif étant visiblement de limiter la venue de Serbes au Kosovo.

A la nuit tombée, une fois les formalités achevées, nous avons franchi la frontière pour nous enfoncer au Kosovo où nous allons séjourner trois jours. Durant le parcours, nous contemplons attristés des paysages désolés, une très grande pauvreté, des maisons en ruines, des routes en très mauvais état, des tonnes d’ordures dans les champs et des rivières gravement polluées.

A notre arrivée, nous avons été reçus avec beaucoup d’amitié et d’affection par notre ami serbe, le diacre Bojan, permanent du bureau humanitaire financé par « Solidarité Kosovo » France, lequel nous a invités à partager un dîner dans la plus pure tradition serbe. Viandes grillées et autres mets typiques ont satisfait nos ventres affamés par trois jours de grignotage sur les routes d’Europe.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez
Nous arrivons avec des provisions pour une vieille grand-mère de Laplje Selo

Le lendemain matin, nous avons repris notre route de bonne heure, en rendant une première visite matinale à une vieille grand-mère malade dont la maison se situe près de la ville de Laplje Selo. La précarité de sa situation nous a beaucoup émus. Cette grand-mère vit seule dans une maison délabrée qu’elle ne parvient plus à entretenir, victime du poids des années. La pension symbolique qu’elle reçoit (environ 60€) ne permet pas de vivre, même au Kosovo. Sans l’aide quotidienne que lui fournit le diacre Bojan grâce au financement de « Solidarité Kosovo », cette grand-mère, comme tant d’autres familles, ne pourrait tout simplement survivre. Nous avons effectué des réparations d’urgence dans son domicile afin de faciliter sa vie quotidienne et nous lui avons laissé des provisions de nourriture et des produits de premières nécessités afin de l’aider à subvenir à ses besoins. Ses larmes en guise de remerciement ont provoqué chez chacun d’entre nous une émotion forte et palpable…

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez
Les sourires et les gestes en disent plus que les mots

Après cette séparation émouvante, nous avons pris la direction de Staro Gracko pour distribuer des jouets, des confiseries et du matériel sportif aux enfants de l’école élémentaire. Comment ne pas ressentir un pincement au cœur en nous rendant sur le lieu où en 1999 des extrémistes albanais ont massacré des habitants de la ville ? Nous avons lu les noms des victimes sur une plaque commémorative qui rappelle la date de naissance de chacune d’entre elles. C’est ainsi que nous avons appris que la plus jeune avait à peine quatre ans.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez
"Monument aux victimes serbes de Staro Gracko en 1999"

Poursuivant notre route, nous avons repris la distribution dans différentes écoles des enclaves de Gracanica et de Kosovska Kamenica. Notre venue a suscité l’intérêt de la télévision locale. Ici, les talents linguistiques d’Arnaud Gouillon ont à nouveau fait merveille car il a répondu en direct aux questions des journalistes. La venue de jeunes Espagnols au Kosovo est un signe d’espoir pour une population qui se sent abandonnée de tous et qui est aux prises avec une situation dramatique.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez
Nous profitons de nos passages télés pour envoyer des messages de soutien

Dans l’après-midi, le diacre Bojan nous a conviés à une promenade dans la ville de Prizren. Cette ville située à l’extrême sud du Kosovo était la capitale de l’empire serbe à l’époque médiévale. Cette ville n’a malheureusement pas été épargnée par les tragédies de 1999 et 2004. Ici nous avons pu observer les conséquences de la guerre et des pogromes antichrétiens. Au cours de ces terribles événements, des extrémistes musulmans ont profané des monastères, vandalisé des monuments et des œuvres d’art et détruit des milliers de maisons. Cette visite de la ville nous a permis de prendre mieux conscience des souffrances du peuple serbe. Voici douze ans, la ville comptait 30 000 chrétiens, aujourd’hui ils sont à peine vingt cinq. Nous pourrions croire que la situation s’est apaisée. Il n’en est rien. Les lieux de culte chrétiens sont protégés par des policiers et entourés de réseaux de fil de fer barbelés. Ces précautions ne sont pas exagérées. La nuit suivant notre départ, la cathédrale de la vierge de Ljeviska, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité, a fait l’objet d’un tir à l’arme à feu.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez
Prizren : le quartier serbe est entièrement détruit, les barbelés sont partout

Le lendemain matin, nous avons repris la distribution d’aide humanitaire dans différents villages situés à proximité de Kosovska Kamenica, dans l’Est du Kosovo, où la triste situation des enfants nous a brisé le cœur. Ces gamins fréquentent des écoles sans chauffage et au mobilier scolaire et sportif dans un état déplorable. Nous avons laissé dans chaque école du matériel scolaire ainsi que des ordinateurs. Chaque enfant a également eu droit à un cadeau qui nous avait été donné par des enfants espagnols d’une école primaire de Madrid. La solidarité n’attend pas le nombre des années.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez
Distribution de jouets dans une école près de Kosovska Kamenica

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

En fin de matinée, nous sommes arrivés au club de foot de la commune de Silovo. Quelques semaines avant notre venue, Ivana Gajic et Arnaud Gouillon s’étaient rendus dans cette enclave dans le cadre du développement des projets de Solidarité-Kosovo. Ils avaient eu un entretien avec le Président du club de foot qui leur avait fait part des difficultés croissantes rencontrées ainsi que des besoins matériels indispensables pour la bonne pratique de ce sport. L’équipe française qui était sur place au Kosovo nous avait alors transmis immédiatement la liste de matériel que nous avons pu récupérer en Espagne et emmener avec nous lors de ce convoi, trois semaines à peine, après la rencontre avec le responsable sportif. Nous avons livré ce précieux matériel directement aux jeunes sportifs de l’équipe de Silovo. A nouveau, ce geste de solidarité a attiré la télévision locale qui a enregistré un entretien en anglais avec Borja Heras.

Dans l’après-midi, nous avions rendez-vous au monastère de Draganac où nous avons remis le reste du mobilier (des lits, des armoires etc.) destiné aux familles serbes environnantes. Les moines nous ont accueillis avec chaleur et gentillesse, nous offrant des produits monastiques artisanaux et répondant à nos questions sur leur situation. Arnaud a été surpris de voir que son ami Ilarion, moine francophone du monastère, parle également parfaitement anglais. La haute culture de ces hommes saints n’a d’égal que l’attachement à leur foi et à leurs terres. Ils nous ont détaillé avec calme et dignité les vexations quotidiennes dont ils font l’objet, le manque de liberté et ce climat persistant de tension qui rend chaque jour incertain.

En fin de journée, nous avions l’intention de visiter le monastère de Visoki Decani en Métochie (Ouest du Kosovo), mais cela fut rendu impossible en raison de la tombée de la nuit et des menaces d’extrémistes, qui avaient signalé leur présence la veille par des graffitis hostiles et insultants à l’égard de la petite communauté monastique.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez
Au monastère de Draganac, avec au centre notre ami le moine Ilarion

Au matin de notre dernière journée au Kosovo, nous nous sommes rendus au monastère de Gracanica, trésor serbe du XIVème siècle inscrit lui aussi au patrimoine mondial de l’Humanité. Ce lieu important de l’histoire serbe avait fait l’objet d’importantes destructions durant l’occupation turque. L’église garde néanmoins sa splendeur d’antan avec ses fresques sublimes et ses voûtes majestueuses. Sur l’un des piliers centraux de l’église, nous découvrons une plaque commémorative « A la France », nous rappelant combien les liens entre la France et la Serbie sont étroits. Nous espérons que notre contribution au projet humanitaire qui a débuté en France voici huit ans, rapprochera également d’avantage le peuple espagnol du peuple serbe.

En début d’après-midi, nous commencions notre voyage de retour en prenant la direction de Belgrade où nous pouvions célébrer le succès de notre mission et reprendre des forces avant les trente heures de route qui nous séparaient de Madrid.

De ce premier voyage de Solidaridad-Kosovo Espagne, nous rentrons au pays avec le sentiment du devoir accompli et enrichis par les rencontres que nous avons faites. La situation humanitaire au Kosovo est cependant très critique pour les populations non-albanaises qui y vivent. Notre désir de faire changer les choses couplé aux souvenirs que nous ramenons avec nous, nous encouragent à poursuivre nos efforts en faveur de la liberté et des droits des minorités chrétiennes du Kosovo.

Miguel Gomez, bénévole espagnol

[box class=”info”] Pour aider l’association humanitaire Solidarité Kosovo, c’est ici. [/box]

[Tribune Libre] L’écrivain Renaud Camus contre F. Hollande, porteur d’une « idéologie remplaciste » et du « chaos »

[Tribune Libre] L’écrivain Renaud Camus contre F. Hollande, porteur d’une « idéologie remplaciste » et du « chaos »

Le parti de l’In-nocence salue le beau succès remporté au premier tour de l’élection présidentielle par Mme Marine Le Pen, sur laquelle il avait reporté ses vœux après avoir constaté l’impossibilité pour son président Renaud Camus d’être lui-même candidat, faute des cinq cents parrainages requis. Mme Le Pen, en ayant près de vingt pour cent des suffrages exprimés, ouvre la voie à une très nécessaire recomposition du paysage politique, où les questions capitales de la contre-colonisation, du Grand Remplacement, de la décivilisation, de l’identité et de l’indépendance nationales pourront peut-être enfin faire l’objet de débats véritables.

Le parti de l’In-nocence constate que parmi les deux seuls candidats restant en lice, l’un, M. François Hollande, quelle que soit l’opinion personnelle que l’on puisse entretenir à son sujet, est porteur d’un projet qui cette fois consacrerait officiellement et sans recours le changement de peuple [on peut voir sur Novopress la vidéo “La France est comme une vieille fille qui élève les enfants des autres” par Renaud Camus]. Non seulement son élection concentrerait tous les pouvoirs de l’État entre les mains d’un seul parti et de ses affidés, elle assurerait le triomphe absolu de cette idéologie remplaciste qui, sous le nom abusif d’antiracisme n’exerce déjà que trop une implacable dictature de l’esprit, toute prête à s’exercer sans le moindre frein, avec le concours d’une justice servile et d’une presse perpétuellement dénonciatrice, sur les corps, sur les biens, sur les carrières, sur les destins.

Le parti de l’In-nocence, dans ces conditions, estime que l’exigence la plus pressante est de faire barrage par tous les moyens au candidat le plus ouvertement et emphatiquement remplaciste, celui qui veut donner le droit de vote aux étrangers non communautaires et qui augmentera encore l’immigration et les droits des immigrés. L’heure est trop grave, l’avenir de la France et de son peuple trop directement menacé, pour que la politique du pire puisse constituer une tentation sérieuse. Il n’est ni possible ni souhaitable de placer une espérance quelconque dans le chaos. Le vote pour Nicolas Sarkozy, si difficile qu’il soit pour ceux qui ont toujours combattu le président de la République sortant comme pour ceux qui l’ont soutenu et qu’il a cruellement déçus, est le seul qui soit encore ouvert pour les résistants au multiculturalisme pseudo-diversitaire ; et il ménage autant que l’autre, sans l’épreuve du chaos immédiat et de la tyrannie idéologique totale, les chances d’une salutaire redistribution des cartes.

Photo : Renaud Camus lors de son intervention pendant les Assises sur l’islamisation de l’Europe du 18 décembre 2010.

Les socialistes n’attendent pas d’arriver au pouvoir pour enclencher la répression !

26/04/12 – 10h00
DIJON (NOVOpress) –
À la suite d’une plainte de François Rebsamen (photo), maire socialiste de Dijon, le responsable des identitaires bourguignons a été entendu le mercredi 25 avril par des fonctionnaires de police dans le cadre d’une enquête préliminaire après une prise de parole des identitaires au conseil municipal en septembre 2011.

François Rebsamen démontre une fois de plus ce que veut dire la liberté d’expression pour le Parti socialiste : la liberté d’être d’accord avec sa vision particulière de la société ou risquer d’être poursuivi en justice si on la refuse.

Voici un bref rappel des faits.

Le 19 août 2011 en plein centre-ville de Dijon, un jeune Européen de 15 ans était lynché aux cris de « On casse du blanc ! » par une bande ethnique. Les deux amis qui l’accompagnaient, l’un maghrébin et l’autre noir, ont assisté impuissants à cette agression aux motivations clairement racistes. Le bilan est lourd : l’adolescent a eu un grave traumatisme crânien.

Devant l’absence de réaction des pouvoirs publics et le silence scandaleux du premier magistrat de la ville, lors du conseil municipal du 29 septembre 2011, les identitaires de Bourgogne ont interpellé le maire sur le racisme antiblancs qui fait des victimes au cœur de sa cité. François Rebsamen leur a rétorqué : « le racisme antiblancs n’est pas celui qui me préoccupe en premier ».

Cette affligeante réponse n’étonne pas de la part d’un homme fier d’avoir voté au sénat le 8 décembre 2011 la proposition de loi accordant le droit de vote aux étrangers, une mesure portant gravement atteinte à notre identité nationale.

Il est paradoxal que ceux qui condamnent une grave agression raciste dont a été victime un mineur soient traités comme des délinquants alors que les agresseurs, parfaitement identifiés grâce aux caméras de surveillance de Dijon, eux courent toujours, prêts à récidiver.

De leur coté les identitaires indiquent que ce ne sont pas des poursuites judiciaires et des menaces qui les feront reculer, et qu’ils seront toujours en première ligne pour défendre l’intégrité de notre peuple. Non à la criminalisation de la pensée, oui à la liberté d’expression !

Crédit photo : Parti Socialiste via Flickr, licence CC.

Virginie : une meilleure prévention des avortements aux Etats-Unis

Virginie : une meilleure prévention des avortements aux Etats-Unis

26/04/2012 – 08h00
RICHMOND (NOVOpress) –
Une nouvelle victoire contre l’avortement industriel. A partir du 1er juillet prochain, en Virginie (Etats-Unis), les femmes qui voudront avorter bénéficieront préalablement d’une échographie. Elles pourront ainsi regarder l’image de leur bébé et entendre battre son cœur. Pendant l’examen, le médecin devra informer les femmes sur « les risques de l’avortement pour la santé, les modalités d’allocations maternité et les possibilités d’adoption ».

La future mère pourra refuser de voir l’image, mais devra passer l’échographie. Seules seront exemptées les femmes ayant subi un viol ou un inceste.

La Virginie est le huitième Etat américain à officialiser cette procédure avant un avortement volontaire. Dans 32 Etats, l’avortement n’est pas remboursé par les fonds publics. Dans 46 Etats, des établissements de santé peuvent refuser de le pratiquer. Enfin, dans 19 Etats, les conseils relatifs « aux risques de cancer du sein, de souffrance du fœtus, ou de dépression en cas d’avortement » sont obligatoires.

Photo : marche pour la Vie aux Etats-Unis. Crédit photo : ElvertBarnes via Flickr, licence CC.

[Tribune libre ] Le 6 mai je prendrai de l’altitude ! Par Jean-Yves Le Gallou

[Tribune libre ] Le 6 mai je prendrai de l'altitude ! Par Jean-Yves Le Gallou

[box class=”warning”]Tribune publiée avec l’aimable autorisation du site Polémia[/box]

Le rôle de Polémia n’est pas de donner des consignes de vote mais d’apporter des éclairages. Voici une analyse de Jean-Yves Le Gallou légitimant l’abstention le 6 mai prochain. Pour lui, au-delà d’une scénarisation artificielle, il n’y a guère de différences sur l’essentiel entre Hollande et Sarkozy. Il ne s’agit pas pour les électeurs de choisir une politique mais d’apporter une légitimité démocratique à l’un des candidats préalablement sélectionnés par l’oligarchie mondiale et les médias. Nous publierons prochainement un point de vue différent de Philippe Christèle prenant, lui, position en faveur du président sortant. A nos lecteurs de décider !

Le 6 mai le spectacle présidentiel prendra fin.

Enfin ! Après six mois de simulacre démocratique, de tyrannie médiatique et de scénarisation théâtrale.

Avec son vrai-faux duel annoncé à l’avance, en forme de prophétie auto-réalisatrice, par les vrais maîtres : les médias et les agences de communication.

Avec la promotion d’un histrion révolutionnaire de carton-pâte et son vrai-faux suspense autour du « troisième homme ». Un vrai-faux suspense permettant de protéger les deux grands duellistes du Système. Et surtout d’empêcher une femme de devenir le deuxième homme !

Avec des médias accordant les deux tiers de leur temps de parole, jusque fin mars, à deux candidats et à deux seuls, au nom de… « l’équité » ; avant de réduire à presque rien les émissions politiques, pendant la campagne officielle, pour contourner la règle d’égalité.

Avec des « petits candidats » volés de leur campagne et scandaleusement traités par les grands seigneurs des médias au mépris aussi extravagant que leurs salaires.

Avec les deux favoris trahissant leurs promesses électorales… avant même l’élection : avec François Hollande annonçant une accélération du retrait des troupes françaises d’Afghanistan et envoyant immédiatement un émissaire à Obama pour apaiser ses inquiétudes ; ou le même Hollande dénonçant la finance à Paris avant d’aller rassurer la City à Londres ; avec Nicolas Sarkozy fustigeant urbi et orbi le halal avant d’expliquer en catimini aux autorités musulmanes et juives qu’il s’opposerait à tout étiquetage de l’abattage rituel !

De qui se moque-t-on ? De l’électeur pardi !

L’électeur n’est pas là pour choisir le président de la République. Il a simplement pour rôle d’apporter une légitimité démocratique à un candidat jugé acceptable par la superclasse mondiale pour représenter ses intérêts en France.

Il y avait de vrais choix au premier tour. Il n’y en a plus au second tour.

Nicolas Sarkozy et François Hollande sont d’accord sur l’essentiel : sur les règles bureaucratiques de l’Europe de Bruxelles, sur la soumission des lois françaises aux juges des Cours européennes de Strasbourg et de Luxembourg, sur l’intégration militaire à l’OTAN, sur l’acceptation des règles du libre-échangisme mondial voulu par l’OMC, sur l’abandon de la souveraineté monétaire à la Banque centrale européenne. Sur tout cela, Hollande ou Sarkozy, quelle marge de manœuvre ? A part les coups de gueule de l’un et les postures de l’autre, quelle différence ?

En politique intérieure, Sarkozy et Hollande sont aussi interchangeables aux yeux des grands lobbies financiers ou communautaires : lors de son dîner annuel, tenu en présence des 1000 plus grands oligarques français, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a fait de Sarkozy son invité d’honneur… tout en se préparant à accueillir Hollande l’année prochaine. Où serait le changement ? La présidente du MEDEF a, elle, fait un pas de deux : au final, Hollande lui paraît aussi patrono-compatible que Sarkozy. Et le lobby homosexualiste s’est vu promettre le mariage gay par Hollande dès 2013, pendant que Sarkozy lui demandait simplement d’être un peu plus patient… bref, d’attendre 2014. Quant à l’enseignement de la théorie du genre à l’école, rien à craindre de Hollande : Sarkozy l’a déjà mis en œuvre !

On me dit aussi que Hollande voudrait donner le droit de vote (aux élections locales) aux étrangers. Mais, sans l’intervention du Raid, le tueur islamiste Mohamed Merah aurait déjà pu voter à l’élection présidentielle puisqu’il était « français » : non par la culture, non par la civilisation, non par le sentiment, mais par les lois acceptées ou votées par Sarkozy !

Des docteurs de la foi et des adeptes du « vote utile » nous disent qu’il faudrait choisir le « mal » pour éviter le « pire » ! Cela, la « majorité silencieuse » le fait docilement depuis trente ans, avec le succès que l’on sait ! Et le mal devient le pire. Car si le mieux est l’ennemi du bien, le mal est l’ami du pire.

Le 6 mai prochain, « faire son devoir électoral » reviendrait donc pour moi à cautionner une tromperie.

En m’abstenant, je refuse d’apporter la légitimité de mon vote à des candidats dont les priorités réelles sont nuisibles aux intérêts du peuple français, à sa substance, à son identité et à sa dignité.

C’est pourquoi, dimanche 6 mai, je prendrai de l’altitude et j’irai méditer sur les cimes.

Marine Le Pen, modèle pour la droite italienne

Marine Le Pen, modèle pour la droite italienne

25/04/2012 – 15h00
ROME (NOVOpress) – Dans le contexte de la déroute du berlusconisme et de la crise à la Ligue du Nord, le score de Marine Le Pen fait rêver en Italie, surtout à La Destra, un petit parti (2,4% aux dernières élections à la Chambre des députés) qui avait fait scission d’Alleanza Nazionale (ex-MSI), en réaction aux virages politiques de Gianfranco Fini. La Destra se pose aujourd’hui en principal interlocuteur italien du Front National : son secrétaire général, Francesco Storace, ancien président de la région Latium et brièvement ministre de la Santé de Berlusconi, avait rencontré Marine Le Pen le 13 avril dernier. Les spécialistes autoproclamés des « droites extrêmes » s’étaient hâtés de dénoncer à cette occasion « le compagnonnage de Marine Le Pen avec l’extrême droite italienne », sans grand écho semble-t-il.

Entre lundi et mardi, les militants de La Destra ont collé à Rome « des milliers d’affiches pour célébrer le grand succès du Front National au premier tour des présidentielles françaises », avec le slogan : « En Italie comme en France, il suffit d’être cohérents ». Le communiqué du parti salue « la capacité de la présidente du Front National à capter un mécontentement général envers l’Europe, en particulier pour une vision politique orientée vers les marchés financiers et qui n’est pas respectueuse de la personne ». Lors de leur entretien du 13 avril, Marine Le Pen et Storace auraient envisagé de travailler ensemble à « un Front européen des nations ». La Destra conclut en affirmant : « Le vent de droite qui souffle depuis les Alpes soufflera bientôt ici aussi ».

S’agissant des contacts avec le FN, La Destra a clairement pris l’avantage dans le camp néo-fasciste sur les « purs et durs » de Forza Nuova. Le secrétaire général de Forza Nuova, Roberto Fiore, s’est réjoui que « 18% des Français aient choisi de voter pour quelqu’un qui a tenu un discours clair contre le centre droit comme le centre gauche, et dont la position économique était clairement de refuser de payer la dette et de retourner à une monnaie nationale ». Fiore a fait savoir qu’il avait « envoyé personnellement ses félicitations à Marine Le Pen par l’intermédiaire du président du groupe européen du Front National, membre du parlament européen et second personnage du FN en importance (sic), Bruno Gollnisch, lequel se rendra en outre le 4 mai à Vérone pour la clôture de la campagne électorale du candidat de Forza Nuova à la mairie, Luca Castellini ».

Mais même dans le grand parti de la droite de gouvernement, le PDL, partenaire officiel de l’UMP au Parlement européen, certains préfèrent ouvertement Marine Le Pen à Sarkozy. L’ancien ministre de la défense de Berlusconi, Ignazio La Russa (issu lui aussi du MSI mais qui a suivi Fini dans tous ses revirements), a déclaré à la télévision avoir « envoyé un message à Marine Le Pen avec mes félicitations pour son prestigieux résultat, supérieur même à ce qu’on attendait, fruit de tant d’engagement et de capacité, d’amour pour son pays et de thèses claires et cohérentes. La leçon que tous devraient en tirer est qu’on ne vainc pas sans la droite ». La Russa espère « avoir bientôt l’occasion de féliciter Marine Le Pen en personne ».

Selon La Russa, « ce n’est pas seulement l’extrême droite, mais aussi la droite qui n’a pas choisi Sarkozy, pour ses choix économiques mais peut-être aussi à cause de sa femme, qui est entrée en politique: je pense à l’affaire Battisti dans laquelle on a dit que Mme Sarkozy s’était impliquée avec des milieux de gauche, ce qui n’a évidemment pas plu aux gens qui se sentent de droite en France, comme cela n’a pas plu en Italie ». Être le mari de Carla Bruni n’est manifestement pas un titre de gloire au-delà des Alpes.

À la Ligue du Nord, l’eurodéputé Mario Borghezio – qui avait accompagné Marine Le Pen lors de sa visite à Lampedusa en mars 2011 –, a lui aussi salué le score de la candidate du Front National, mais pour des raisons différentes. Selon lui, «l’extraordinaire succès de Marine Le Pen aux élections présidentielles françaises est la meilleure confirmation que les positions claires sur l’immigration, l’Europe et le mondialisme rencontrent en Europe un succès croissant. C’est la victoire de quelqu’un qui croit dans les valeurs traditionnelles et dans l’Europe des peuples, et qui défend avec courage notre identité menacée par l’Islam extrémiste. C’est à se demander quel résultat obtiendrait en Italie un leader courageux qui aurait la force de parler clair comme Le Pen».

La seule fausse note dans ce concert d’éloges vient d’un proche de Casapound. Sous le titre « La comédie française », Gabriele Adinolfi appelle à ne pas se laisser tromper par « le pourcentage important, certes significatif comme thermomètre politique, qu’a recueilli une Marine toujours plus “normalisée”». Pour Adinolfi, « Marine n’est pas son père. She’s California dreaming. » Cette dure critique n’empêche pas l’extrême gauche italienne (qui fait de Mélenchon son modèle) de considérer que « le résultat de Le Pen est aussi grave que si Casapound (c’est de ce niveau) avait fait 20% en Italie ».

En Bretagne, François Hollande part à la pêche aux électeurs de Marine Le Pen

En Bretagne, François Hollande part à la pêche aux électeurs de Marine Le Pen

25/04/2012 – 10h00
LORIENT (NOVOpress Breizh) – «Je savais que je devais venir en Bretagne ! Au lendemain du premier tour, je ne me suis pas posé la question. ». Le candidat PS à la présidentielle était en Bretagne hier après midi pour son premier déplacement de campagne après le premier tour. A Quimper comme à Lorient François Hollande a cherché à récupérer les électeurs de Marine Le Pen, sans oublier de faire quelques promesses aux Bretons
.

François Hollande est arrivé sans surprise en tête du premier tour dans la région administrative Bretagne (31,74%) devant Nicolas Sarkozy (25,66%). En troisième position avec 13,58%, Marine Le Pen a réalisé un score jamais atteint dans cette région.

«Nous devons les entendre ». Hier à Lorient le candidat socialiste avait bien en tête ces résultats, ne cachant pas son espoir de récupérer une partie de l’électorat frontiste « ces hommes et ces femmes qui ne savent plus vers qui se tourner » et qui vont « vers des vents mauvais » (sic).

Un exercice difficile pour ce fidèle disciple de Jacques Delors qui a toujours adhéré sans réserve à la doxa mondialiste. « J’en connais qui, agriculteurs, s’interrogent même sur la pérennité de leur exploitation, et de peur de l’avenir se réfugient dans le repli. J’en connais d’autres, ouvriers, qui ne savent pas ce que sera l’avenir tant leur entreprise paraît fragile, les délocalisations hélas trop nombreuses, et puis cette mondialisation, cette Europe trop ouverte, trop offerte, qui vient les frapper dans leurs conditions de vie », déclare-t-il avec une certaine suffisance, confirmant la vision doloriste que l’oligarchie a de cet électorat, considéré – dans le meilleur des cas – comme étant « souffrant », « malade » ou « paumé ».

Mais pas question de changer de discours pour autant : « Je n’excuse rien, mais je cherche à comprendre. Je ne séduis pas ces électeurs par je ne sais quelle surenchère. Je laisse ça à d’autres ! Moi, je ne ferai pas de l’étranger, de l’immigré, la question qui nous séparera dans cette élection présidentielle ! ». On sait que l’immigration est un sujet sur lequel le candidat du PS a toujours, comme le rappelle France-Soir, refusé de se prononcer.

Promettant la création d’un ministère de la Mer– on est en Bretagne – celui que Mélenchon avait aimablement qualifié de « capitaine de pédalo » n’a pas manqué de rappeler sa promesse de ratifier la Charte européenne des langues régionales et minoritaires : « Je suis en Bretagne, en Bretagne fière de sa langue, fière de sa culture, fière de son histoire, qui attend depuis des années que l’Etat enfin ratifie la charte des langues minoritaires et régionales. Eh bien nous le ferons ensemble ! Et nous ferons en sorte que la langue française ne soit en aucune façon menacée, mais que la langue bretonne puisse être enseignée, parlée, diffusée, comme les langues minoritaires.»

Pour la spécificité bretonne ce sera tout. On sait qu’à Rennes, le 4 avril dernier, François Hollande avait été formel : pas question de déplaire à Jean-Marc Ayrault en réunifiant la Bretagne. « Fière de son histoire », cette dernière continuera d’être amputée de la Loire-Atlantique. La reconnaissance de la langue bretonne – à condition de ne pas « menacer le français» (sic) – passe encore, mais de là à modifier les frontières des fiefs tenus par les oligarques socialistes, il ne faut pas rêver.

Crédit photo : François Hollande, licence CC

Par pitié, par de « remake » de 1981 ! Par « Minute »

Par pitié, par de « remake » de 1981 ! Par « Minute »

[box class=”info”] L’éditorial de l’hebdomadaire Minute de ce mercredi 25 avril fait un plaidoyer vibrant mais circonstancié pour le vote Sarkozy au deuxième tour des élections présidentielles.

Cet éditorial rappelle tout d’abord les circonstances de l’élection de François Mitterrand en 1981. Puis développe les raisons que voit son auteur pour que les électeurs de Marine Le Pen au premier tour, évitent en 2012 l’élection de François Hollande, en votant Nicolas Sarkozy au deuxième tour. [/box]

Dimanche 10 mai 1981, 20 heures. Sur les écrans de télévision, un portrait pixellisé se met à apparaître, en commençant par le crâne. Il y a quelques instants de doute puis, hélas, il n’y en a plus. François Mitterrand est élu président de la République. Avec 51,76 % des voix contre 48,24 % à Valéry Giscard d’Estaing, soit 1 065 956 voix d’avance. On décompte aussi 898 984 bulletins blancs et nuls… Merci qui ? Merci Chirac, qui, ayant obtenu 18 % des voix au premier tour, avait ordonné en coulisses, via les réseaux de Charles Pasqua, de faire la peau de Giscard, président sortant, soit en votant blanc, soit, carrément, en votant pour François Mitterrand. Ce dernier confiera à Valéry Giscard d’Estaing quelques semaines avant sa mort : « Vous étiez imbattable. […] Et je n’ai été élu que grâce aux 550 000 voix que m’a apportées Jacques Chirac au deuxième tour. Vous n’avez qu’à regarder les chiffres. Sans ces 550 000 voix qui ont changé de camp, je ne pouvais pas être élu. »

Le but de Jacques Chirac : faire place nette à droite pour reconfigurer celle-ci autour de lui et de son parti, le RPR, et lui permettre d’accéder à la présidence de la République. « Ni M. Giscard d’Estaing ni M. Mitterrand ne veulent changer la société », argumente alors, devant le comité central du RPR le directeur adjoint de la campagne présidentielle de Chirac, un trentenaire ambitieux nommé… Alain Juppé. Lamentable manœuvre. Minable manœuvre politicienne, accomplie sans aucun égard pour l’intérêt national et pour celui des Français, et qui va plonger la France dans quatorze années de « socialo-communisme » comme on disait à l’époque en une formule qui redevient cruellement d’actualité. Quatorze années de socialisme qui ne furent pas même atténuées par les deux cohabitations, tant la Constitution de la Ve République est ordonnée autour du bon plaisir du chef de l’Etat.

 

Que ceux qui avaient 13 ans en 1981 écoutent

Trois décennies plus tard, la tentation ressurgit de faire vivre à la France le « remake » de 1981. Pour les mêmes raisons. Sous les mêmes prétextes. Avec la même inconséquence. En pire. Au moins, le 11 mai 1981, Jacques Chirac avait-il déclaré : « Chacun devra voter selon sa conscience. A titre personnel, je ne puis que voter pour M. Giscard d’Estaing. » La formule était assassine mais il avait fait le « service minimum ». Cette fois, rien de tel. Pour le moment. Et les porte-flingues se sont fait plaisir. L’un, directeur de la campagne du candidat qui a obtenu aussi 18 % (17,90 % pour être précis), affirme sur RMC qu’il votera blanc. L’autre, directeur « stratégique » de la même campagne, va sur Canal + asséner qu’il va « peut-être voter blanc ou revoter Marine Le Pen ». A moins que ce ne soit Charles Martel, Louis XX ou, tant qu’on y est, Jules Ferry ?

« L’expérience est une lanterne sourde qui n’éclaire que celui qui la porte », dit-on en une formule attribuée tantôt à Confucius, tantôt à Louis-Ferdinand Céline. Manifestement, il y a du vrai. Ceux qui avaient 12 ou 13 ans en 1981 – ou n’étaient même pas nés – croient que la gauche et la droite, c’est pareil, et que dès les prochaines législatives, par une levée en masse des électeurs contre la politique de la gauche – tiens ! ce n’est donc pas pareil, finalement ? –, ils vont rafler la mise. Foutaises. Non seulement ils ne vont rien rafler du tout, au contraire de 1986, en raison de la proximité du scrutin législatif avec la présidentielle et de leur refus de tout accord électoral, mais, François Hollande emportant l’Elysée, la gauche encore une fois socialo-communiste disposerait d’absolument tous les pouvoirs.

Le 1er octobre 2011, la gauche a pris possession du Sénat. Il ne s’était écoulé que deux mois quand, le jeudi 8 décembre 2011, par 173 voix contre 166, le Sénat rose-rouge-vert a adopté une proposition de loi constitutionnelle visant à ouvrir aux étrangers non citoyens de l’Union européenne qui résident depuis plus de cinq ans en France la possibilité de voter et d’être élus aux élections municipales… Si le texte, présenté par le groupe Socialistes et apparentés et le groupe Europe Ecologie-Les Verts n’est pas allé plus loin, c’est uniquement parce que la droite était encore majoritaire à l’Assemblée nationale… Ce même texte avait été en effet adopté par l’Assemblée nationale le 20 octobre 1999 alors que la gauche y avait la majorité et que Lionel Jospin était à Matignon. Heureusement, une loi constitutionnelle ne peut être adoptée que par les trois cinquièmes des parlementaires réunis en congrès.

 

L’intérêt national passe avant tout

Hollande élu, il aura cette majorité – que François Mitterrand n’a jamais eue ! – dès le mois de juin. Ainsi que la mainmise sur la totalité des conseils régionaux de métropole, à l’exception de l’Alsace. Ainsi que sur soixante conseils généraux. Ainsi que sur vingt-cinq des trente-sept villes de plus de 100 000 habitants, en des majorités qui, hormis de rares exceptions, réunissent les socialistes, les communistes, les mélenchoniens, les écolos, les trotskistes et on en passe, ce qui relativise infiniment les appels de Jean-Luc Mélenchon et d’Eva Joly à voter pour François Hollande « sans contrepartie », d’autant que celles-ci sont déjà actées par des accords pour les élections législatives et pour les élections locales de 2014 ! Sans oublier, bien sûr, qu’il pourra s’appuyer sur l’écrasante majorité des médias.

Maire d’Orange (Vaucluse), Jacques Bompard, ancien du FN et authentique homme de droite depuis sa jeunesse dans les rangs du mouvement Occident puis aux comités Tixier-Vignancour, sait ce que l’emprise de la gauche sur un pays signifie. « Face au candidat de l’assistanat, de la fiscalité délirante qui frappera autant les travailleurs que les entreprises, du droit de vote pour les étrangers et de l’incitation à l’immigration massive, pas une voix ne doit manquer le 6 mai » à Nicolas Sarkozy a-t-il fait savoir, dès lundi matin, par communiqué. Un appel d’autant plus méritoire que, aux prochaines législatives, il aura face à lui un candidat de l’UMP. Mais cette période cruciale pour l’avenir de la France, Jacques Bompard a su tout de suite définir les priorités : l’intérêt national passe avant tout.

Puisse-t-il être entendu et son appel libérer la parole de ceux qui, ayant œuvré pour le succès de Marine Le Pen, savent très bien que la droite sarkozyste et la gauche rose-rouge-verte, quels que soient les nombreux reproches que l’on puisse faire à la première, ce n’est vraiment pas la même chose.

[box class=”info”] Éditorial de l’hebdomadaire “Minute” du 25 avril 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Photo en Une : François Mitterrand lors d’un meeting en 1981. Crédit photo : Jacques PAILLETTE via Wikipédia, licence CC.

Par pitié, par de « remake » de 1981 ! Par « Minute »

Eglise catholique : Vers une réconciliation avec la Fraternité Saint-Pie X ?

Eglise catholique : Vers une réconciliation avec la Fraternité Saint-Pie X ?

24/04/2012 – 16h30
PARIS (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
La nouvelle a agité la semaine dernière les milieux catholiques. La Fraternité Saint-Pie X serait sur le point d’accepter la main tendue par le Pape Benoit XVI, ce qui mettrait fin à une brouille vieille de plus de 20 ans.

Fondée en 1970 par Mgr Lefebvre, celle-ci critique les orientations prises suite au Concile Vatican II, et s’attache exclusivement à l’ancien rite, dit « extraordinaire ». La rupture a lieu en 1988, avec l’ordination de quatre évêques sans l’accord de Rome. Depuis quelques années, les relations se sont améliorées, grâce notamment à la levée de l’excommunication frappant les prélats de la fraternité, ainsi qu’à la libéralisation du rite tridentin par le motu proprio en 2007.

La Fraternité Saint-Pie X regrouperait plusieurs centaines de milliers de fidèles dans le monde, dont une majorité en France. Forte de près de 600 prêtres et de plusieurs centaines de séminaristes, elle a développé en France son réseau d’écoles, de lieux de culte et de mouvements associés.