Saint–Nazaire : la navale durement touchée par le chômage partiel

Saint–Nazaire : la navale durement touchée par le chômage partiel

31/03/2012 – 17h00
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress Breizh) – Neuf mille jours de chômage partiel vont toucher les salariés des chantiers navals STX de Saint-Nazaire en mai et juin : l’annonce en a été faite jeudi dernier au comité d’entreprise. Une mesure entraînée par le creux de charge que l’entreprise va subir d’ici à la fin de cette année suite au faible nombre de commandes enregistrées en 2011.

« Nous sommes en sous-charge depuis début 2012 (et) les redéploiements auxquels nous procédions déjà en interne ne vont plus suffire pour compenser le creux ». Dans une déclaration faite jeudi à l’AFP le directeur des ressources humaines de STX Christophe Mabit a expliqué les raisons de cette mesure qui va toucher directement 550 salariés des chantiers navals nazairiens. « Le ‘pic de sous-charge’ devrait être atteint en août et la remontée de charge se fera très progressivement à partir de septembre, avec un retour à la normale prévu début 2013 », a précisé le DRH, qui explique « qu’entre la signature d’une commande et l’arrivée de sa charge aux ateliers de fabrication, il s’écoule une année ».

Selon la CGT ce sont les ateliers de production qui seront les plus touchés. Cela concernera près de 550 salariés avec un total de 7.400 jours de chômage en deux mois, ce qui représente une moyenne de 13 jours (soit 1,5 jour par semaine) par salarié concerné. Les autres secteurs touchés sont ceux de l’armement – environ 1 000 jours, de la technique – environ 400 jours et enfin celui de l’établissement – environ 200 jours. L’an passé, 2.386 jours de chômage partiel avaient été programmés par la direction des chantiers navals pour les quatre derniers mois de l’année.

Dernier grand chantier naval établi en France, STX France est détenu pour les deux tiers par STX Europe (filiale du sud-coréen STX Shipbuilding) et pour un tiers par l’Etat français. L’entreprise doit livrer en mai 2012 un paquebot de plus de dix-sept cents cabines pour l’italien MSC, et un autre – initialement commandé par la Lybie de Kadhafi et repris par MSC – pour mai 2013. Un paquebot de grand luxe, d’une capacité de cinq cents passagers doit être livré au printemps 2013 à l’armateur allemand Hapag Lloyd croisières. Sont également programmés la construction, pour la Russie, de deux navires porte-hélicoptères de type BPC, et, pour le compte de l’armateur américain Viking Ocean Cruises de deux navires de croisière de luxe d’une capacité de huit cents passagers.

Photo : Le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Mistral. Crédit photo : Yannick Le Bris, licence cc.
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Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

[box]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des “Bulletins de Réinformation” de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.[/box]

FRANCE

La communauté juive face à l’explosion des violences antisémites

La mort de Mohamed Merah provoque une explosion d’actes antisémites en France. Vendredi avant-dernier, on a ainsi pu voir apparaître à Sartrouville les premiers tags antisémites consécutifs à la mort de Merah, abattu la veille par les hommes du RAID : « Vive Merah », « Vengeance » ou encore « Nique la kippa ». Sartrouville dans les Yvelines, une ville dont les cités accueillent de nombreuses mosquées illégales et radicales. Tags antisémites également à Toulouse et à Pontarlier, nombreuses tombes juives profanées à Nice, Bar‑le‑Duc, Wolfisheim, Périgueux. A Tarbes, cette inscription louangeuse à l’adresse de Merah : « Tu as été un preux chevalier de l’islam. Tu as combattu la merde sioniste et les faux musulmans. Tu es mort les armes à la main. Je te salue Mohamed, mon frère, mon ami… Repose en paix ! ».

Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

A Rouen, un professeur demande à sa classe de faire une minute de silence à la mémoire de Mohamed Merah, dans le cadre d’un « cours sur les minorités » (sic). Alors même que dans de nombreux établissements scolaires de la République, la minute de silence demandée mardi avant-dernier par le ministre Chatel a été fortement perturbée par « certains » élèves. Nombreuses manifestations de soutien à Merah, certaines accompagnées de violences de l’aveu même des forces de l’ordre, propos antisémites, menaces de mort, cinq impacts de balles relevés sur la façade du conservatoire de musique Yitzhak-Rabin de Sarcelles samedi dernier, etc., etc. Selon la police, il s’agit d’une véritable explosion de violences antisémites, face à laquelle la Ligue de défense juive a demandé aux juifs « de cesser l’œcuménisme de circonstance » avec les musulmans, exigeant, de manière quelque peu irénique, que les hadith (les faits et gestes du prophète Mohamed) soient expurgés des nombreux passages appelant au meurtre des juifs…

Etonnants aveux de Gérard Longuet

Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écritPourquoi l’identité du tueur n’a-t-elle été découverte que si tardivement, du moins officiellement. Le ministre de la Défense, Gérard Longuet (photo), s’en explique : « Nous avons perdu un temps considérable parce que certains voulaient absolument que ce soit dans une direction qu’il faille chercher, et pas dans toutes les directions. Il y avait une suspicion sur les anciens militaires en général, suspicion que nous avons épuisée puisque 20.000 dossiers ont été examinés… et 20.000 dossiers ça demande du temps ! ».

Ainsi, pour des raisons purement idéologiques, on a privilégié la piste dite de « l’extrême droite » alors que celle de l’islamiste était infiniment plus probable. Comme l’a rappelé Gilles-William Goldnadel, membre éminent du Crif et donc peu suspect d’affinités avec la « Bête immonde », 1% seulement des attentats commis dans le monde sont le fait de ladite « extrême droite ». Après l’assassinat des militaires à Montauban, on a donc volontairement perdu un temps précieux, donnant au tueur tout loisir de préparer et de perpétrer de nouveaux crimes à l’école Otzar Hatorah de Toulouse. La communauté juive de France en demandera-t-elle des comptes aux autorités de la République ?

Dans un communiqué publié hier, Marine Le Pen réclame la dissolution de l’UOIF, l’Union des organisations islamiques de France

Et l’interdiction du rassemblement du Bourget, où l’UOIF doit réunir son congrès du 6 au 9 avril. La présidente du Front national qualifie de « vaine agitation électoraliste » les mesures prises récemment par les autorités à l’encontre de prédicateurs qui étaient attendus au congrès du Bourget. Pour Marine Le Pen « Les responsables de notre pays considèrent bien l’UOIF comme proche des islamistes, sinon même des terroristes ». Il a fallu les tueries de Toulouse et Montauban pour que le gouvernement décide jeudi d’interdire le territoire national au Palestinien Akrima Sabri, aux Saoudiens Ayed Bin Abdallah Al Qarni et Abdallah Basfar et à l’Egyptien Safwat Al Hijazi, qui devaient tous intervenir au congrès de l’UOIF. Lundi, l’influent cheikh sunnite qatari Youssef Qaradaoui avait déjà été déclaré « indésirable ».

Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écritTous avaient préalablement obtenu des visas d’entrée sur le territoire national… Alors même que leur radicalisme était parfaitement connu des responsables politiques français, et tout particulièrement du ministre de l’intérieur Claude Guéant. Il convient de rappeler que Cheikh Youssef Qaradaoui (photo) est un multirécidiviste de l’appel au meurtre, je cite : « La seule chose que j’espère, au crépuscule de ma vie, c est qu’Allah me donne l’opportunité d’aller au pays du jihad et de la résistance. Ceci, même sur un fauteuil roulant. Je tuerai les ennemis d’Allah, les juifs ». Ou encore : « Tout au long de l’histoire, Allah a imposé aux juifs des personnes pour les punir de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler (…) Si Allah le veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans ».

La tombe de Merah sous haute surveillance policière

Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écritTuile pour le gouvernement français qui aurait préféré que l’encombrant cadavre traversât définitivement la Méditerranée : l’Algérie a refusé de recevoir la dépouille du terroriste. Le maire de Toulouse, Pierre Cohen, ayant refusé le permis d’inhumer dans la Ville Rose, c’est finalement dans le carré musulman du cimetière de Cornebarrieu, dans la banlieue toulousaine, que Merah a été enterré, jeudi soir. La tombe est depuis lors sous haute surveillance : on redoute qu’elle ne devienne le lieu de débordements communautaires, d’un côté comme de l’autre. Par ailleurs, le père de Merah accuse la France d’avoir tué son fils. « Je vais engager les plus grands avocats et travailler le reste de ma vie pour payer les frais » a-t-il déclaré depuis l’Algérie où il réside. M. Merah père dont il convient de rappeler qu’il a fait de la prison en France pour trafic de drogue.

Mohamed Merah était‑il un correspondant des services secrets français ?

Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écritEgypte, Turquie, Syrie, Liban, Jordanie, Israël, Afghanistan, Pakistan… La liste est longue des pays par lesquels est passé Mohamed Merah en 2010 et 2011. Le journal italien Il Foglio et le Canard Enchaîné affirment que l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban voyageait en réalité sous couvert des services de renseignement français. Selon le quotidien italien, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) aurait utilisé Merah comme informateur, obtenant ainsi son entrée en Israël en septembre 2010. Une thèse également accréditée dans un article paru lundi dans le quotidien hébreu Ha’Aretz, qui cite des sources du Shin Bet, le service israélien de renseignements.

Dans La Dépêche du 27 mars, l’ancien patron de la DST, Yves Bonnet, déclare « Mohamed Merah avait manifestement des relations avec la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) comme on l’a appris à travers les déclarations de Bernard Squarcini lui-même [l’actuel patron de la DCRI, photo]. Il était connu de la DCRI, non pas spécialement parce qu’il était islamiste, mais parce qu’il avait un correspondant au renseignement intérieur ». Des propos qui mettent à mal la thèse du « tueur fou isolé » qu’il fallu dix jours pour localiser, thèse néanmoins soutenue par Squarcini dans un entretien au Monde.

L’islamisme s’enracine dans l’islam

L’abbé Eric Iborra, habitué de ce micro, est longuement revenu sur l’islam dans son homélie de dimanche dernier, déclarant : « On voudrait nous faire croire que l’islamisme radical est une exception doctrinalement aberrante et numériquement insignifiante. C’est faux. L’islam repose sur un corpus scripturaire qui est une juxtaposition de dits qui ne possèdent pas de relectures interprétatives autorisées qui permettent de relativiser certains passages. Or, dans le coran, tout est intemporel, tout est sur le même plan. Et, à l’instar du protestantisme, comme il n’y a pas de magistère, ceux qui leur accordent foi en sont réduits au libre examen. C’est pourquoi l’islamisme radical est une option légitime de l’islam et non une de ses déformations, quoi qu’en disent les médias. ».

 

MONDE

Les pays européens devront accueillir toujours plus de réfugiés

Le programme adopté jeudi par le parlement européen a pour but d’installer dans l’Union européenne les personnes qui ont reçu le statut de réfugiés. Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 172 000 personnes devront être « réinstallées » (c’est le terme consacré) en 2012. Le « Fonds européen pour les réfugiés », financé par les Etats de l’Union, déboursera entre 4000 et 6000 euros par réfugié.

Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écritPour Mario Monti (photo), moins l’Europe est démocratique, et mieux c’est…

Le Premier ministre imposé à l’Italie par Goldman Sachs a en effet déclaré apprécier que : « l’Union européenne soit telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, à l’abri des aléas de l’humeur de l’électorat et qu’elle soit éloignée des contraintes électorales ». Un aveu particulièrement cynique sur le fonctionnement oligarchique de l’Europe de Bruxelles.

L’Espagne s’enfonce dans la crise

Les manifestations monstres qui ont secoué l’Espagne n’ont pas empêché le gouvernement conservateur de présenter hier un budget d’une extrême rigueur. Après avoir déjà annoncé des coupes budgétaires de 8,9 milliards d’euros et des hausses d’impôts pour 6,3 milliards, ce dernier entend réaliser de 30 à 40 milliards d’euros de coupes claires dans les dépenses publiques. Dans un pays où près d’un actif sur quatre est sans emploi, le gouvernement veut geler les salaires des fonctionnaires et baisser les budgets des ministères de 15 %.

Pour un responsable de la banque américaine Citi, parfait représentant de l’idéologie européiste qui lamine les peuples, l’Espagne doit comme la Grèce se soumettre à un programme de type Troïka (aide conjointe de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international), comme condition d’obtention d’un soutien accru de la Banque centrale à la dette souveraine espagnole et aux banques espagnoles.

Israël rompt avec le Conseil de l’ONU pour les Droits de l’homme

Israël a annoncé mercredi avoir rompu tout contact avec le Conseil des Nations unies pour les Droits de l’homme (CDH), suite à la décision de ce dernier d’ouvrir une enquête internationale sur les colonies israélienne dans les territoires palestiniens. La mission d’information que le CDH espérait envoyer sur le terrain ne sera donc autorisée à entrer ni en Cisjordanie ni en Israël. Le 22 mars, le CDH avait condamné la construction annoncée par Israël de nouveaux logements pour les colons juifs en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait dénoncé cette résolution, la qualifiant d’ « hypocrite », ajoutant que le CDH disposait d’une « majorité automatique hostile à Israël ». Le texte avait été présenté par le Pakistan au nom de l’Organisation de coopération islamique, avec le soutien d’Etats comme Cuba et le Venezuela. Seuls les Etats-Unis ont voté contre.

Programme nucléaire iranien : propos politiquement incorrects de l’ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique

Kiosque Courtois du samedi 31/3/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Dans un entretien accordé à la chaîne qatarie Al-Jazzera, l’ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Hans Blix (photo), déclare : « [L’Agence] doit être prudente quant aux informations sur le programme nucléaire iranien, qui reposent essentiellement sur les données fournies par Israël et les Etats‑Unis (…) Les Israéliens disent depuis de nombreuses années que l’Iran va mettre au point une bombe nucléaire sans pour autant pouvoir fournir de preuves ».

Par ailleurs, selon le New York Times qui cite des sources proches de la CIA et du Mossad, ni les Etats-Unis ni Israël ne disposeraient à l’heure actuelle de preuves tangibles du développement de têtes nucléaires et de missiles par la République islamique. En novembre 2011, Hans Blix s’était déjà fortement opposé à toute attaque militaire contre l’Iran. Je cite : « L’Iran ne menace personne. Ils n’ont aucun antécédent historique en terme d’agression, ni d’expansion. Ils ont énormément souffert au cours de la guerre contre l’Irak, pendant longtemps. Il n’existe par conséquent aucun signe d’agression ».

Les petits calculs politiciens du candidat Sarkozy

Les petits calculs politiciens du candidat Sarkozy

31/03/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress) –
François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a accusé Nicolas Sarkozy de « manipulation de l’opinion », sur BFM Business, le 30 mars.

Chroniqueur sur Nouvelobs.com, Thierry de Cabarrus, déplore que le candidat de l’UMP en fasse trop sur « la lutte contre l’islamisme ». Bref, pour remporter un deuxième mandat, Nicolas Sarkozy est accusé des pires calculs politiciens.

Comme en 2007, l’hôte de l’Elysée reprend le couplet de la lutte contre l’immigration et du renforcement de la sécurité depuis l’affaire Merah. « Cette stratégie nous a permis de remonter presque dix points en quelques semaines, pourquoi en changer ? », témoigne un proche du candidat dans Aujourd’hui en France du 29 mars. Le titre du groupe Amaury remarque également que le mari de Carla Bruni doit envoyer des messages forts en direction de l’électorat centriste. Une consigne aurait été passée auprès de l’UMP : « On n’attaque pas Bayrou, on le ménage ». Un coup de barre au centre la semaine prochaine ? Une vraie politique pour l’emploi et la sécurité, et contre l’immigration massive et l’islamisation… attendra encore. Place au petit jeu politicien.

Les pays européens devront accueillir toujours plus de réfugiés

Les pays européens devront accueillir toujours plus de réfugiés

31/03/2012 – 10h15
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) – 
Le programme adopté avant hier par le parlement européen a pour but d’installer dans l’Union européenne les personnes qui ont reçu le statut de réfugiés. Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 172 000 personnes devront être « réinstallées » (c’est le terme consacré) en 2012.

Les priorités couvriront les réfugiés irakiens en Turquie, en Syrie, au Liban en Jordanie ; les réfugiés afghans en Turquie, au Pakistan, en Iran ; les réfugiés congolais au Burundi, au Malawi, au Rwanda, en Zambie ; les réfugiés somaliens en Éthiopie ; les réfugiés birmans au Bengladesh, en Malaisie, en Thaïlande, les réfugiés érythréens dans l’est du Soudan, etc.

Le « Fonds européen pour les réfugiés », financé par les Etats de l’Union, déboursera entre 4000 et 6000 euros par réfugié.

Photo : Parlement européen à Strasbourg. Crédit photo : JLogan, domaine public.

DSK : reflet des mœurs politiciennes d’aujourd’hui ?

31/03/2012 – 08h00
LILLE (NOVOpress) –
Chaque jour qui passe apporte son lot de révélations plus fracassantes les unes que les autres sur la vie de Dominique Strauss-Kahn, mis en examen lundi pour « proxénétisme aggravé en bande organisée » dans le cadre des parties fines à l’hôtel Carlton de Lille. Pourtant, la classe politique française ne semble pas s’en émouvoir plus que ça. Comme s’il s’agissait d’une gêne coupable.

Rappel des faits : l’ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) est soupçonné d’avoir participé à l’organisation de parties fines, d’avoir sollicité les services de « fournisseurs » de call-girls pour en faire bénéficier des amis. De plus, les juges lui reprochent d’avoir utilisé un appartement parisien, proche de la tour Eiffel, pour y organiser des rencontres tarifées.

Nouveautés du dossier : Le Parisien a révélé le 29 mars que Titouan Lamazou aurait reçu un « cadeau » de DSK . Traduction : une jeune femme. Le Monde a également publié les procès verbaux des auditions de l’ex-patron du FMI, des 21 février et 26 mars. On y apprend que l’ancien espoir socialiste aux élections présidentielles françaises de 2012, traite les femmes comme du « matériel ». Il écrit notamment dans l’un de ses SMS : « Veux-tu (peux-tu) venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid avec moi (et du matériel) le 4 juillet ? ».

Le Parisien relate certains souvenirs de ce « matériel » : « c’était de l’abattage », témoigne une « amie ». Ou de la « pure consommation sexuelle », estime une escort-girl. Les deux décrivent des scènes « bestiales » ou violentes. Bien avant la révélation de ces scandales, Dominique Strauss-Kahn visait les sommets de l’Etat. Peu de voix s’élèvent à gauche comme à droite pour condamner ce symbole de décadence morale. Un signe qui ne trompe pas sur l’état des mœurs politiciennes en France ?

Crédit photo : International Monetary Fund, via Flickr. License CC.

Dossier nucléaire : l’Iran se trouve de nouveaux alliés‏

Dossier nucléaire : l’Iran se trouve de nouveaux alliés‏

30/03/2012 – 18h30
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) Alors qu’Israël maintient sa pression pour une intervention en Iran, de nouveaux éléments infirment la thèse d’un programme nucléaire militaire à des fins de produire des arme.

Et ces éléments sont à prendre très au sérieux puisqu’ils émanent du Mossad et de la CIA. Les deux services de renseignement affirment je cite « qu’il n’y a pas de preuve que Téhéran possède un programme » selon une source du renseignement américain au New York Times. En outre, les multiples agences de renseignement américaines n’ont pu apporter la moindre preuve du développement de têtes nucléaires et de missiles.

L’Iran a trouvé un nouvel allié en la personne de Hans Blix, ancien Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique.
« L’AIEA doit être prudente quant aux informations sur le programme nucléaire iranien qui reposent essentiellement sur les données d’Israël et des Etats-Unis », a déclaré M. Blix, dans un entretien accordé à la chaîne qatarie Al-Jazzera. Il ajoute : « Les Israéliens disent depuis de nombreuses années que l’Iran va mettre au point une bombe nucléaire sans pour autant pouvoir fournir des preuves ».

En novembre 2011, Hans Blix s’était déjà fortement opposé à toute attaque militaire contre l’Iran.
Selon Blix, je cite : « L’Iran ne menace personne. Ils n’ont aucun antécédent historique en terme d’agression, ni d’expansion. Ils ont énormément souffert au cours de la guerre contre l’Irak, pendant longtemps. Il n’existe par conséquent aucun signe d’agression ». Le journal britannique The Guardian a demandé à l’actuel chef de l’AIEA, Yukiya Amano, à ne pas emboîter le pas aux politiques des Etats occidentaux envers l’Iran. Dans son édition du vendredi 23 mars 2012, le quotidien britannique a critiqué les politiques adoptées par l’AIEA vis-à-vis de Téhéran et a accusé M. Amano de faire preuve d’une partialité exagérée en faveur de l’Occident en ce qui concerne le dossier nucléaire iranien. De son côté, Robert Kelly, scientifique américain, en tête de la délégation envoyée par l’AIEA en Irak, a confié au Guardian que les chancelleries occidentales étaient sur le point de commettre envers Téhéran les mêmes « erreurs » qu’elles avaient déjà commises en Irak.

Photo : une vue de Téhéran. Crédit photo : Ehsan . Domaine public.
Tareq Oubrou : « Il faut que l’histoire de la France soit réécrite à la lumière de la présence musulmane »

Tareq Oubrou : « Il faut que l’histoire de la France soit réécrite à la lumière de la présence musulmane »

30/03/2012 – 16h30
BORDEAUX (via Infos Bordeaux) —
Dans une interview accordée à nos confrères de Libération, l’imam de Bordeaux, Tareq Oubrou répond à différentes questions au sujet des conséquences de l’affaire Mohamed Merah, du nom du meurtrier de confession musulmane, qui a défrayé la chronique ces derniers jours.

Quand Alexandra Schwartzbrod (ancienne correspondante de Libération à Jérusalem) l’interroge sur sa responsabilité en tant qu’imam auprès des jeunes, celui-ci répond : « Je crois surtout que chacun doit assumer ses responsabilités. A commencer par l’école. Il faut que l’histoire de la France soit réécrite à la lumière de la présence musulmane aujourd’hui. Que ce soit en astrophysique, en mathématiques ou en philosophie, la contribution de l’islam à la civilisation occidentale est immense [NDLR : voir en réalité ce qu’il en est dans « Aristote au mont Saint-Michel : Les racines grecques de l’Europe chrétienne » ]. Cela permettrait aux jeunes de culture musulmane de se retrouver dans le programme enseigné à l’école et de ne pas se sentir stigmatisés » !

Ainsi, pour que les jeunes musulmans ne se sentent pas stigmatisés par la société française, il faudrait « que l’histoire de la France soit réécrite ». Les rôles ne sont-ils pas inversés ? N’est-ce pas aux immigrés arrivant en France à s’adapter à la culture, aux valeurs et à l’histoire de France ?

Membre de l’AMG, (Association des musulmans de Gironde) affiliée à l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), Tareq Oubrou est également l’ancien président de l’association « Imams de France ».

Branche des frères musulmans, l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), connaît actuellement une nouvelle polémique concernant son congrès annuel, avec le refus du ministre de l’intérieur [dans un rétropédalage de circonstance] d’accorder un visa à l’un de ses prêcheurs vedettes, l’islamiste Youssef Al-Qaradaoui. Celui-ci qui est un des cheikhs les plus influents du monde musulman, recommande en effet l’extermination physique des homosexuels, la possibilité de frapper les femmes ou encore le meurtre des juifs.

Dans un communiqué de presse, l’UOIF décrit l’islamiste Youssef Al-Qaradaoui comme « un homme de paix et de tolérance qui a œuvré pour l’ouverture et la modération et dont les positions ont toujours été en faveur de la justice et de la liberté des peuples« .

Sur France Culture, Jean Arthuis et Jean-Yves Le Drian s’affirment sans complexes résolument « sécuritaires »

Sur France Culture, Jean Arthuis et Jean-Yves Le Drian s’affirment sans complexes résolument « sécuritaires »

30/03/2012 – 14h30
RENNES (NOVOpress Breizh) – Marc Voinchet était à Rennes hier dans le cadre de la tournée régionale de France Culture baptisée « Inventaire avant élections ». L’animateur avait invité, pour débattre dans les locaux de l’Institut d’études politiques de Rennes, Jean-Yves Le Drian, président du conseil régional de Bretagne (PS) et Jean Arthuis, président du conseil général de Mayenne et sénateur (Union centriste). Une émission au cours de laquelle ces deux invités ont tenu, en matière de sécurité, des propos pour le moins inattendus.

Après avoir donné, avec un plaisir non dissimulé, le résultat du vote des étudiants de l’IEP – 35.89% pour François Hollande, 30% pour Jean-Luc Mélenchon, 8.93% pour E. Joly, 8.04% pour F. Bayrou, Nicolas Sarkozy n’arrivant qu’en 5° position avec un score qui ne sera pas révélé – Marc Voinchet, relayé par Hubert Huertas – chef du service politique de la rédaction de France Culture – et Brice Couturier – chroniqueur dans les matins de France Culture se définissant comme « libéral de gauche » – s’est efforcé de faire dire à Jean Arthuis qu’il pourrait choisir François Hollande au second tour en 2012 au lieu de Nicolas Sarkozy comme en 2007.

Le jeu consista donc à prendre tout ce qui pouvait rapprocher les centristes des socialistes. Sans succès, car Jean Arthuis a une trop longue pratique des débats pour tomber dans un panneau aussi grossier. Cela lui vaudra au final d’être accusé par un Hubert Huertas, toujours aussi aimable avec les invités qui ne partagent pas ses convictions très « gauche bobo », de « pratiquer la langue de bois ».

De langue de bois il n’en fut par contre pas question lorsqu’en fin d’émission Marc Voinchet, tout en se déclarant « assez fier pour n’avoir pas mis en avant la question de l’insécurité », ne pût néanmoins s’empêcher d’y faire allusion en affirmant qu’à Rennes ce sont les jeunes qui la ressentent « du fait de la vidéo surveillance mise en place » (sic).

Réponse immédiate de Jean Arthuis : « l’attente de sécurité, c’est le corollaire, c’est la condition de la liberté ». Et pour ne pas être en reste Jean-Yves Le Drian affirma sans hésitation : « La question de la sécurité, c’est la première des libertés » avant d’ajouter, pour que ce soit bien clair : « En France, c’est la mère des libertés et ceux qui sont les victimes de l’insécurité, ce sont généralement les plus faibles….ce n’est pas acceptable de vivre dans un état de non-droit. » Une position affirmée depuis toujours par Marine Le Pen. Manifestement, sur certains thèmes majeurs de société, les lignes semblent bouger. Au grand dam de certains journalistes, ces « nouveaux chiens de garde » (P. Nizan) du Système.

(à écouter sur France-Culture, à partir de la 33ème minute)

Photo : Jean-Yves Le Drian. Crédit photo : Bretagne écologie, via Flickr, licence cc
La politique en noir et blanc ou Pour qui roule Jean-Luc Mélenchon ?

La politique en noir et blanc ou Pour qui roule Jean-Luc Mélenchon ?

[box] A un mois du premier tour de l’élection présidentielle de 2012, Jean-Luc Mélenchon est porté aux nues dans les médias. Car il entre dans le jeu tactique du candidat Sarkozy, dont il affaiblit les concurrents, et dans la stratégie de la superclasse mondiale car si le sénateur Mélenchon vitupère il ne conteste ni l’immigration, ni le libre-échange ; enfin, il concentre ses coups sur la candidate populiste. [/box]

M. Jean-Luc Mélenchon monterait dans les sondages. Il talonnerait, paraît-il, Marine Le Pen et dépasserait François Bayrou (LeFigaro.fr du 27 mars 2012). C’est la nouvelle que les médias nous diffusent en ce moment sur l’air des lampions.

C’est en tout cas une bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy. Car le candidat du Front de gauche aurait l’avantage de prendre des voix à la fois au parti socialiste et à Marine Le Pen. Il favoriserait en outre une dispersion des suffrages au premier tour dont le président candidat espère profiter. Comme la majorité des journalistes déclare en outre une sensibilité de gauche, tout le monde rame dans le même sens : des pigistes aux commanditaires, pour promouvoir saint Jean-Luc en qualité de populiste fréquentable. Voilà, pour l’oligarchie, ce qui s’appelle joindre l’utile à l’agréable.

Un vieux film nostalgique

L’homme a, il est vrai, un talent oratoire certain : une voix impérieuse qui s’entend, un style gouailleur et la tête de l’emploi. On le verrait bien jouer dans un film policier en noir et blanc à côté de Lino Ventura ou avec Jean Gabin dans La Bête humaine de Jean Renoir.

Car il nous la joue sur un mode nostalgique, Jean-Luc : il nous mime le retour de la gauche laïque du temps des deux Georges : Georges Marchais pour le parti communiste et Georges Séguy pour la CGT. Il nous repasse un vieux film politique mais en version colorisée, badigeonnée d’un soupçon de révolte sur la Place de la Bastille, au son de l’accordéon : cela plaît aux bobos qui, eux, rêvent de revivre Mai 1981 à défaut de Mai 1968.

Jean-Luc excelle à nous renvoyer à l’époque où le monde était simple et écoute son programme électoral comme on verrait de vieilles images d’actualité en cinéma muet : il n’y a qu’à « prendre l’argent où elle est », comme disait le vieux Georges, créer des emplois publics et des logements sociaux, nationaliser et, bien sûr, faire payer les riches. Jean-Luc promet aussi de mettre en place une Constituante, comme en 1946.

A lire son programme électoral on se sent rajeunir : nous ne sommes plus en 2012 mais au mieux en 1970. Cela doit assurément plaire aux papys qui rêvaient d’un grand soir de « justice sociale ». Nostalgie, quand tu nous tiens…

Il a tout compris

Mais Jean-Luc est fine mouche : il a tout compris.
Il a compris qu’il est d’autant plus médiatisé qu’il dirige ses diatribes contre Marine Le Pen. Cela lui donne un brevet d’honorabilité. D’ailleurs, on le voit partout aujourd’hui : à croire qu’il ne se déplace plus qu’entouré d’une meute de paparazzis, comme les stars.
Il est vrai qu’il est nettement plus drôle dans son rôle que NKM, la revêche porte-parole de Nicolas Sarkozy qui déclare préférer voter pour François Hollande plutôt que pour Marine Le Pen, ce qui a un peu troublé la stratégie dudit Nicolas.

L’habit de lumière de l’antirââcisme et de l’antifââscisme

Dans le rôle de procureur public, il endosse alors l’habit de lumière de l’antirââcisme et de l’antifââscisme avec talent : c’est un beau numéro d’équilibriste car, d’un côté, il nous dit qu’il faut lutter contre les patrons et le système de l’argent, mais, de l’autre, il concentre ses attaques sur les identitaires et les populistes qui ne représentent pourtant assurément pas les intérêts du CAC 40.

L’extrême gauche pratique la même escroquerie morale avec constance depuis 1968 : lutter, au nom de la révolution, contre tout ce qui pourrait faire concrètement obstacle… au pouvoir de l’argent-roi. Jean-Luc a repris le filon sans vergogne, pour le plus grand profit du Système.

La révolte, mais pas trop quand même

Mais s’il fait dans un style qui se veut populaire, Jean-Luc reste toujours dans les limites de la décence : car c’est la condition de sa sainteté médiatique. D’ailleurs il se veut « républicain », ce qui en novlangue veut dire « politiquement correct ». Il veut changer, faire la « révolution par les urnes » mais pas trop quand même.

Jean-Luc Mélenchon trouve un écho dans une partie de l’opinion car lui aussi parle concrètement : il parle des salaires, du chômage, de l’école, de la précarité et de la pauvreté. Il promet que nous « vivrons mieux ».

Mais notre joueur de flûte se garde bien cependant d’aborder les vraies causes de la paupérisation en France : le libre-échange mondialiste et l’immigration de peuplement.

Un surplace idéologique

Jean-Luc proclame qu’il faut « désobéir au Traité de Lisbonne » mais ses positions sur l’Europe sont imprécises et inodores. Il faut dire que le sénateur Mélanchon a voté le Traité de Maastricht. Il ne dit rien de l’euro et n’emploie pas le mot « protectionnisme ».

De même, pour lui l’immigration « n’est pas un problème » : il promet d’ailleurs de régulariser les clandestins, de renforcer le droit du sol et d’établir un droit à la naturalisation. Le MEDEF serait content s’il était élu !

Le « peuple » de Jean-Luc date lui aussi manifestement : il remonte à 1970, au temps où certains s’inquiétaient qu’il puisse y avoir un jour un million d’immigrés en France. Un temps qui nous fait rêver rétrospectivement, mais ce n’est plus le nôtre, hélas.

Jean-Luc prône une « Constituante » mais pour promouvoir le régime d’assemblée élue à la proportionnelle, c’est-à-dire le régime des partis. Sa VIe République c’est en fait la bonne vieille IVe République. Il n’est d’ailleurs pas trop favorable au référendum : tout juste le préconise-t-il pour « régler la question du nucléaire ». Sans doute pour complaire aux écolos.

Notre révolutionnaire en cravate rouge déploie ainsi beaucoup d’énergie à faire du surplace politique : c’est vrai que c’est une belle performance !

Un vieux logiciel

Manifestement le logiciel de Jean-Luc date : c’est un logiciel de gauche, au surplus une version dépassée qui n’est plus en vente à la FNAC. C’est pourquoi il plaît au Système et aux nostalgiques.

Car il est sans surprise, Jean-Luc : il ne s’attaque qu’à la surface des choses et surtout aux concurrents de ce bon Nicolas. Avec lui on ne risque pas le changement et on le verra sans doute lors du second tour des présidentielles. C’est sans doute pourquoi il prétend que voter pour lui c’est le « vote utile ». Mais utile à qui finalement ?

Michel Geoffroy
27/03/2012

Voir aussi :
Les convergences paradoxales de l’extrême gauche et de la superclasse mondiale

[box class=”info”] Source : Polémia – 30/03/2012 [/box]

Rouen aussi est Fdesouche !

Rouen aussi est Fdesouche !

30/03/2012 – 10h00
ROUEN (NOVOpress) –
Comme dans de nombreuses villes en France précédemment, c’était mardi au tour de Rouen d’exprimer son soutien au site fdesouche.com ainsi qu’à Pierre Sautarel, mis en examen par le tribunal de Rouen suite à une plainte pour diffamation parce que l’on veut le considérer comme le webmaster de ce site de réinformation (voir Novopress).

Ainsi, une trentaine de sympathisants rouennais se sont réunis devant le palais de justice de Rouen, pour affirmer haut et fort ce soutien. Banderole en main, chants et discours nourris, il y avait parmi eux des militants de Vague Normande et des sociétaires du cercle philosophique “La Onzième heure”. Ces manifestants étaient venus soutenir la liberté de la presse ainsi que la liberté d’expression, mis à mal par la justice et le gouvernement actuel.

Le plaignant, Arezki Dahmani, enseignant de l’université de Paris-XIII, n’avait pas apprécié certains commentaires sur le site fdesouche suite à la publication d’un article concernant sa mise en examen pour “trafic d’influence” et inscriptions frauduleuses d’étudiants chinois.

Notre confrère fdesouche est visé car sa réinformation dérange l’idéologie dominante. François de Souche c’est moi, c’est nous, comme dans les autres villes les manifestants ont affirmé, à Rouen, nous aussi sommes François de Souche !

Bruxelles maintient sous perfusion le régime vietnamien

Bruxelles maintient sous perfusion le régime vietnamien

30/03/2012 – 08h00
HANOI (NOVOpress) –
Selon le site internet du Courrier du Vietnam, édité par l’agence vietnamienne d’information, le vice-Premier ministre Hoàng Trung Hai a « apprécié les bonnes relations entre le Vietnam et l’UE ces derniers temps ». Et pour cause ! L’Union européenne (UE) est l’un des plus importants bailleurs de fonds du régime vietnamien avec 754 millions d’euros octroyés en 2012.

En déplacement à Hanoi le 28 mars, Andris Piebalgs, commissaire au développement de l’Union européenne, a confirmé que Bruxelles renforcerait sa coopération économique avec le Vietnam. En janvier dernier, l’Union Européenne avait aussi manifesté son désir d’inaugurer avec Hanoi « un dialogue de haut niveau sur les droits de l’Homme », tandis que la répression contre la dissidence s’est aggravée depuis 2009.

Mais dans le même temps, l’UE maintient sous perfusion l’une des dernières dictatures communistes au monde. Un nouvel exemple du double discours très prisé par les technocrates bruxellois. A l’image de tout l’argent européen détourné par des pouvoirs corrompus en Afrique depuis des décennies, qui bénéficiera réellement de ces centaines de millions d’euros dans ce pays d’Asie du sud-est : le peuple vietnamien ou les dirigeants à la tête d’une dictature vieille de près de 40 ans ?

Photo : drapeau du Vietnam. Crédit photo : buck82 via Flickr, licence CC.
mohamed-merah.info : le site de ceux qui n'aiment pas Mohamed Merah

mohamed-merah.info : le site de ceux qui n’aiment pas Mohamed Merah

[box]Comme l’a indiqué récemment Novopress, le Bloc Identitaire a lancé une campagne d’affichage “Mohamed Merah, une chance pour la France ?”. En liaison avec cette campagne, ce même Bloc vient de créer un site internet consacré à ce terroriste qui a œuvré à Montauban puis à Toulouse… et à ceux qui ne l’aiment pas : [/box]

Mohamed-merah.info sera l’écho de l’actualité post-mortem de ce jeune délinquant à la double nationalité, racaille condamnée 18 fois, fils d’un père algérien, trafiquant de drogue, qui, aujourd’hui, à l’abri dans son repaire d’outre-Méditerrannée, annonce qu’il veut porter plainte contre la France.

Mohamed-merah.info se veut aussi le point de ralliement de tous ceux qui ne supportent plus les amalgames développés par les grands médias. Non, Mohamed Merah n’était pas un “jeune comme les autres”.

Mohamed Merah n’était pas non plus un “Français d’origine algérienne”. Il était un Algérien de cœur et de nationalité car il possédait deux cartes d’identité, française et algérienne, et c’est d’ailleurs en Algérie que son père veut l’enterrer (inhumation refusée par l’Algérie, Mohamed Merah sera in fine enterré près de Toulouse… Note de Novopress).

[box]Et le Bloc Identitaire d’ajouter : [/box]

Bref, si Mohamed Merah est Raid mort, le combat contre le terrorisme islamique continue sur www.mohamed-merah.info !

Parce que les drames de Toulouse et Montauban ne doivent pas rester un faits divers mais marquer le début d’une véritable prise de conscience populaire, soutenez les Identitaires et la campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?”

11 millions de pauvres en France

11 millions de pauvres en France

29/03/12 – 15h35
PARIS (NOVOpress)
– Le bilan social du sarkozysme et de sa gouvernance libérale est désormais sans appel : selon un rapport de l’Observatoire national de la pauvreté paru aujourd’hui, plus de 11 millions de Français sont touchés par la pauvreté ou l’exclusion, un chiffre en constante augmentation depuis plusieurs années.

Les trois critères retenus pour cette étude sont la “pauvreté monétaire”, “les privations matérielles sévères” et la “très faible intensité de travail”. En 2011, près de 700.000 personnes cumulaient les trois indicateurs.

L’organisme met également en lumière les catégories les plus fragiles de la société française: les familles monoparentales (près de 30% de pauvres), les jeunes (22,5%) ou les femmes âgées (environ 15%).

Par ailleurs, plus inquiétant encore, l’organisme constate que “disposer d’un emploi n’est plus une condition suffisante pour franchir le seuil de pauvreté“, tant l’emploi s’est raréfié et précarisé (chômage, CDD, intérim, temps partiel).

Crédit photos Damien via Flickr (CC)

Survivre à l’effondrement économique ? Les interrogations et les réponses de Piero San Giorgio

Survivre à l’effondrement économique ? Les interrogations et les réponses de Piero San Giorgio

29/03/2012 – 14h00 NANTES (NOVOpress Breizh) – Auteur de « Survivre à l’effondrement économique », Piero San Giorgio, était à Nantes samedi 24 mars en compagnie de l’essayiste Alain Soral. Devant une salle comble – plus de 200 personnes avaient fait le déplacement et les organisateurs avaient dû refuser du monde – les deux hommes ont expliqué comment se préparer psychologiquement et s’organiser pratiquement pour affronter le chaos consécutif à l’effondrement du système économique et politique actuel qu’ils estiment inéluctable. Réalisme ou catastrophisme ?

Auteur de « Comprendre l’empire, demain la gouvernance globale ou la révolte des Nations? », Alain Soral a présenté P. San Giorgio. Après une brillante carrière dans le domaine du marketing, ce dernier, de nationalité suisse, a pris conscience de l’impasse où le conduisait ce travail. Partageant la réflexion d’Alain Soral, il a vendu son entreprise et décidé d’entrer en résistance contre ce qu’il appelle « l’Empire » tout en mettant en œuvre les moyens de survivre. Son livre est le fruit de cette expérience et se veut un manuel pour aider ceux qui veulent suivre son exemple.

Dans une première partie, Piero San Giorgio montre que le modèle de développement actuel est incompatible avec la croissance exponentielle de la population mondiale, qui a déjà atteint 7 milliards d’individus. Les ressources naturelles, comme le pétrole ou les métaux, nécessaires au maintien de la production ou celles indispensables à la vie, comme les terres arables ou l’eau potable, sont en voie d’épuisement dans de nombreux pays. Il cite le cas de l’Egypte, avec ses 80 millions d’habitants, qui importe 80% de sa nourriture ou du Pakistan, avec sa population de 180 millions de personnes, qui va manquer d’eau. Il pose la question de ce qui se passera quand tous ces gens ne pourront plus trouver ce qui est indispensable à leur survie. Dans les pays dits développés, la domination du secteur financier à l’origine de l’explosion des dettes a mis en place les conditions de la crise la plus grave que le monde ait connue car le poids de cette dette devient insupportable. Cela entrainera une récession illustrée par l’exemple de la Grèce. Cela peut aussi favoriser la naissance d’un conflit comme lors des précédentes crises ( 1907 suivi de la guerre de 1914, 1929 de celle de 1939). Le conflit latent avec l’Iran peut en être le déclencheur. Enfin, on ne peut que constater que les principales puissances comme la Chine et la Russie augmentent leur budget militaire.

Or, aujourd’hui, tous les liens sociaux, les identités ont éclaté au profit de l’individualisme. De plus, l’urbanisation et le développement des métiers dits intellectuels comme les avocats ou les financiers, ont fait perdre à la quasi-totalité des habitants des pays développés leur capacité à être autonome. Le jour où se produira le cataclysme, tous les moyens techniques actuels deviendront inopérants.

Piero San Giorgio propose sa méthode de survie à base d’enracinement autour de 7 éléments très concrets : s’assurer d’une source d’eau potable ; savoir produire sa nourriture avec un potager, un poulailler, en chassant ou pêchant, etc. ; se maintenir en bonne santé avec une bonne hygiène ( traitement des eaux usées, déchets…) et se soigner sans le recours des services hospitaliers actuels en apprenant les médecines naturelles, les bases de la petite chirurgie, etc. ; produire son énergie ; connaître les savoir-faire de base comme la menuiserie, la construction, mais aussi maintenir les savoirs intellectuels et artistiques ; être capable de se défendre contre tous les prédateurs, savoir utiliser les armes et y être préparé mentalement ; reconstruire des liens sociaux par cercle concentrique à partir de la famille, des amis, des communautés qui permettront de s’échanger des compétences dans les domaines évoquées ci-dessus.

Il précise qu’il faut investir des moyens financiers même si cette démarche n’est pas réservée aux riches mais surtout du temps. Lui-même a entrepris cette démarche depuis 10 ans et y travaille activement depuis 2005. Il est aussi nécessaire de convaincre ses proches de la justesse de cette action. Il conclut qu’à partir de ce socle culturel et génétique, il sera possible de reconstruire un monde meilleur.

Cet exposé fût suivi d’un échange élargi à l’actualité entre le public et les deux conférenciers. Alain Soral indique qu’il ne croit pas une solution politique dans le cadre électoral ou démocratique. Il pense que les dirigeants de ce qu’il appelle « l’Empire » peuvent déclencher ce qu’ils veulent et faire réélire N. Sarkozy comme ils l’avaient fait pour Boris Eltsine malgré son bilan calamiteux. Les quelques exemples de réaction réussie comme l’Islande, l’Argentine,la France avec le CNR en 1944 sont dus à des circonstances extrêmes (guerre, crise) ou à des situations spécifiques (très faible population islandaise). Il pense que l’oligarchie actuellement au pouvoir est aux antipodes du but fondamental de la politique qui est de faire le bonheur du peuple en créant le plus de solidarité possible et en donnant le maximum, ce qui caractérise la vraie force.

Interrogé par le public, Alain Soral refusera de répondre à toutes les questions de politique politicienne en précisant que cela ne l’intéresse pas, que c’est une perte de temps, que l’important est d’agir pour créer. Il voit que si nous avons raison, ce qui est une satisfaction, nous sommes impuissants. Il a donc lui-même entamé cette expérience d’autonomie et de survie en résidant le plus souvent au Pays basque, province encore traditionnelle, en ayant passé son permis de chasse, en s’entrainant au tir dans un club, en étant professeur de boxe, en pratiquant l’échange, en vivant à l’ancienne dans un réseau paysan.

Tel un Socrate contemporain qui met plus d’importance dans les questions pour élaborer un raisonnement à contre-courant des sophistes actuels que dans les réponses, il a prié ceux qui l’écoutaient de désapprendre le stérile ” Moi, je“, le pathos individualiste, les faux débats, pour canaliser leur énergie vers la survie, c’est à dire à supporter les autres, à être « bien élevé » avec le sens de la hiérarchie comme au Japon, à connaître sa place avec humilité, à pratiquer la générosité. Ayant révélé qu’il recevait de multiples menaces de mort et qu’il s’y préparait, à l’instar de Socrate contraint de boire la ciguë. Comme dans la célèbre chanson de Guy Béart « Il a dit la vérité, il doit être exécuté »…

La DCRI, une police privée ?

La DCRI, une police privée ?

29/03/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress) — Il s’est produit le 16 mars dernier un événement assez inédit dans l’histoire du renseignement français : une centaine d’officiers de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) se sont rassemblés dans le hall du bâtiment hébergeant le service à Levallois. Ils voulaient exprimer leur malaise.

Depuis sa création en juillet 2008 (issue de la fusion RG/DST) la DCRI, comme d’autres corps de l’État, a perdu 12% de ses effectifs au titre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques). Là comme ailleurs, un certain nombre de nominations « de copinage » sont effectuées. La dernière en date, celle d’une jeune femme à peine sortie de l’école comme numéro 3 d’un service, a mis le feu aux poudres. Mais le malaise est plus profond. Les agents s’interrogent sur le sens de leurs missions. Et au vu des controverses qui ont suivi l’affaire de Toulouse on ne peut que leur donner raison.

Leurs missions : surveillance des groupuscules subversifs et potentiellement dangereux, lutte contre le cybercrime, surveillance des entreprises technologiquement sensibles, contre-espionnage, et surtout la prévention et la lutte contre le terrorisme. A ce titre, la surveillance des mouvances islamistes et salafistes était érigée en priorité absolue.

La polémique des ces derniers jours concernant le laxisme de la DCRI vis-à-vis de Mohamed Merah, qui, bien qu’identifié comme « à risque » n’a pas été suivi ou surveillé plus que ça, est justifiée. Mohamed Merah, en plus d’être un petit délinquant multirécidiviste, a attiré l’attention des services après deux séjours en Afghanistan et au Pakistan. Il s’en est expliqué : « Je faisais du tourisme ». Les officiers qui l’ont interrogé n’ont pas du être dupes. Et pourtant rien ne s’est passé. Dossier clos. Pourtant son frère avait déjà été soupçonné d’avoir participé à une filière d’exportation de djihadistes vers l’Irak. M. Merah lui-même avait refait parler de lui (séquestration d’un gamin de quinze ans pour lui faire visionner des vidéos sanglantes du djihad afghan, sorties menaçantes dans la rue avec un sabre en criant « Al-Qaïda »). Cela aurait du attirer l’attention plus poussée des services et pourtant rien. B. Squarcini, le patron de la DCRI se justifie aujourd’hui en expliquant qu’on ne peut pas surveiller des gens qui n’ont encore rien fait. Ah bon ? Pourtant en matière de lutte contre le terrorisme, c’est tout à fait possible de surveiller préventivement.

Revenons en arrière. En 2008. La DCRI, à peine créée va faire son premier « coup » public. Le 7 novembre 2008 des fers à béton sont posés sur des caténaires de lignes SNCF, occasionnant des pannes de TGV et une pagaille monstre dans le trafic ferroviaire. Quatre jours après, un groupe de jeunes gens est arrêté à Tarnac pour « association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste ». La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie déclare le jour même : « Ce sont des individus qui se caractérisent par un refus de tout dialogue démocratique et par un discours extrêmement violent, autant de motifs qui m’ont poussée à renforcer leur surveillance » On peut donc surveiller quand on le veut bien…

Détaillons certains points clés de l’affaire Tarnac, mis en parallèle avec l’affaire Merah, c’est édifiant.

Le point de départ qui signale le groupe de Tarnac à l’attention de la DCRI, c’est une note du FBI qui signale aux services français des individus soupçonnés d’être liés avec des milieux anarchistes terroristes sur le sol américain. La DCRI saute à pied joint sur l’affaire, même si par la suite le FBI, n’ayant rien trouvé de probant, classera l’affaire. Mohamed Merah était également signalé par les États-Unis, mais là rien. Pas d’affolement coté DCRI. On le laisse tranquille.

Julien Coupat et ses amis vont donc, suite à ce signalement, attirer l’attention des services, qui vont notamment se pencher sur un livre publié en 2007 « L’insurrection qui vient », dont ils soupçonnent la tête pensante du groupe de Tarnac d’être l’auteur. Énième pensum dans la lignée situationniste, le bouquin prône la contestation radicale du système et dénote une certaine fascination pour la violence émeutière des racailles des cités. Pour faire court, la jeunesse dorée fantasme main dans la main avec les racailles et les armes à la main. Pas de quoi fouetter un chat. C’est du déjà vu. Et pourtant le livre va être versé au dossier, en tant que « mobile ». Quelques phrases vagues sur la nécessité de « stopper les flux de la société » serait à l’origine des actes de sabotage sur les caténaires… On est sceptique… Mohamed Merah lui, lisait assidument le Coran et des textes djihadistes, qui appellent clairement au meurtre des infidèles et des juifs. Mais ne nous affolons pas dans les services…

Suite à cela, les enquêteurs de la DCRI vont mettre sous surveillance constante le groupe de Tarnac pendant de longs mois (dès le mois d’août 2008) : caméras de surveillance dans la ferme où ils vivaient, écoutes téléphoniques, filatures. Le soir même des sabotages, Julien Coupat et sa compagne étaient suivis par une trentaine de policiers, munis d’équipements infra-rouges et qui pourtant n’ont rien vu (PV de filature). Mohamed Merah, lui, vivait tranquillement sa petite vie, sans que personne n’enquête, ne le file ou ne le surveille un minimum.

L’instruction sur l’affaire de Tarnac suit son cours. A part le livre « L’insurrection qui vient », rien de probant n’a été trouvé. Les 10 accusés sont d’ailleurs en liberté sous contrôle judiciaire, ce qui pour des suspects d’actes terroristes est assez inhabituel…

On peut donc se demander si il n’y a pas eu dans l’affaire de Tarnac une volonté politique de faire un « coup » : ainsi on prouve que le gouvernement fait son travail pour assurer la sécurité des français, et on justifie la fusion DST/RG en mettant au crédit de la DCRI l’arrestation des « terroristes ».

La suite des évènements semble aller dans ce sens. Au lieu de s’occuper de la lutte contre l’islamisme radical qui est théoriquement sa mission prioritaire, la DCRI semble plus se préoccuper de servir les intérêts politiques du pouvoir en place : surveillance de journalistes un peu trop curieux (fadettes dans l’affaire Woerth-Bettencourt), traque des colporteurs de rumeurs sur le couple présidentiel, instrumentalisation des squelettes dans les placards des adversaires politiques (affaire du Carlton) et coup de com’ avec l’affaire de Tarnac. La DCRI est véritablement devenue de fait une police privée au service du président de la République…

Les djihadistes peuvent donc continuer à dormir tranquilles…

Spoutnik, pour Novopress

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Leur obsession pathologique de l’extrême droite, alliée à une incapacité psychiatrique d’envisager que des actes racistes et antisémites puissent être commis par d’autres qu’un blanc occidental, a conduit de belles consciences à écrire, lors des tueries de Toulouse et de Montauban, de grands morceaux d’anthologie. A méditer et à conserver soigneusement. Pour la prochaine fois !

La palme revient sans doute au site Internet agoravox.fr qui a publié deux articles qui resteront à tout jamais gravé dans l’anthologie de la connerie. Leur auteur n’a pas signé ses deux forfaits. Qu’il se manifeste pour recevoir sa médaille d’or. Le premier s’intitule « La peste brune ». Extraits: « A nouveau, un pays européen a subi une attaque meurtrière visant des minorités. Nombreux ont été les propos racistes, et xénophobes ces dernières années, et le lent glissement vers l’extrême droite a des conséquences violentes et imprévisibles. Il est facile aujourd’hui de s’indigner face aux nombreux morts, martyrs de l’intolérance mais que n’aurait-il fallu s’indigner face aux nombreux dérapages de nos représentants et de leurs stratégies de captation des thèmes nationalistes. Aujourd’hui nous sommes tous responsables des tueries de Toulouse et Montauban! » Parle pour toi, Ducon !

« Le profil parfait du tueur d’extrême droite »

Il semble que ce soit le même fin limier de la police politique qui récidive avec « La France sur les traces de « son “Breivik” »: « Le type d’action, par sa violence et son caractère organisé, fait obligatoirement penser à une tuerie à la Breivik réalisée par séquences différentes. » Après avoir déliré pendant des lignes et des lignes sur son Breivik français, notre limier s’interroge soudain: « Reste néanmoins aussi, il ne faut pas l’ignorer, la piste de l’extrémiste islamiste. » Mais avec sa grande perspicacité, il nous rassure: « En banlieue, cela m’étonnerait qu’un jeune armé sache autant organiser pareille opération nécessitant beaucoup d’heures de surveillance, à moins de mettre tout un quartier dans le coup. » La piste islamiste écartée, l’inspecteur Maigret retrouve immédiatement celle de l’islamophobie: « A l’heure actuelle, beaucoup d’indices laissent envisager que le pays vient de se trouver un Breivik, les objectifs du Breivik français sont clairement… anti-communautaristes, et fondamentalement racistes. Le profil parfait de l’homme d’extrême droite, ayant eu un passé militaire, ou passionné de la chose militaire. Ce qui déjà restreint pas mal le champ d’investigation des enquêteurs. »

Nous avons également eu droit à l’analyse d’un certain Dominique Reynié, agrégé de science politique, politologue et professeur à l’institut politique de Paris. Pauvres étudiants de la rue Saint-Guillaume ! Selon cette sommité, « ce passage à l’acte s’inscrit dans une montée générale du populisme en Europe. Je suis convaincu que c’est un événement majeur qui va complètement réorienter la campagne. Le ton de la campagne ne pourra pas être le même. La campagne a été dominée par un ton extrêmement agressif et une rhétorique populiste très présente. Cette rhétorique va devoir cesser… On est dans une pathologie meurtrière liée à des fantasmes sur l’immigration et sur l’antisémitisme, qui sont alimentés un peu par tout le monde. »

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Qui est le roi des cons ?

Autre inconnu qui accède à la notoriété par la grande porte de la connerie: un certain Thierry de Cabarrus, critique politique et cinéma, qui écrit sur le site du « Nouvel Observateur »: « Sarkozy, Le Pen: comment la tuerie de Toulouse stoppe leur campagne haineuse. » Morceaux choisis: « Cette série d’attaques sanglantes contre des personnes innocentes, mais aussi contre des institutions (l’école, l’armée) répond comme un écho terrible aux violences verbales et aux désignations des boucs émissaires qui se sont succédé ces derniers mois… Le Front national, mais aussi l’UMP ont placé au cœur du débat électoral des thèmes stigmatisants comme celui de la “viande halal” ou celui des “civilisations qui ne se valent pas”… La persistance d’un climat de haine, alimenté par d’incessantes violences verbales, par la désignation de “coupables” à tous nos maux, par la mise en cause de communautés religieuses ou culturelles n’est, à l’évidence, pas étrangère au passage à l’acte des déséquilibrés, des extrémistes, des racistes ou des terroristes. »

Terminons en apothéose par celui qui, lorsque les cons voleront, sera chef d’escadrille: l’inénarrable Bernard-Henri Lévy. Avec lui, nous croyons toujours que les abîmes de la connerie sont atteints. Erreur! Il peut toujours se surpasser. Qu’on en juge plutôt. Se remémorant la grande manifestation parisienne ayant suivi la manipulation de Carpentras, il s’exclame: « Il faudrait aujourd’hui, Nicolas Sarkozy et François Hollande en tête, l’équivalent de cette manifestation dans Toulouse endeuillé: place du Capitole, ce haut lieu de notre mémoire nationale où le général De Gaulle vint, le 16 septembre 1945, prêcher l’unité du pays face à un peuple de maquisards FFI, FTP et de rescapés des Brigades internationales en Espagne, un grand rassemblement solennel où toutes les forces politiques viendraient dire, sans nuances, que c’est la France entière qui est attaquée… Avis aux pyromanes de la défense d’une “identité nationale” perçue comme une entité fermée, frileuse, nourrie au ressentiment et à la haine: c’est le contrat social que l’on assassine dans une tuerie de cette sorte. »

Une fois l’identité du tueur connu, tous ces cons se sont tus. Les pancartes ont été remisées. Il n’était plus question de défiler dans les rues.

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Nous savions déjà que pour ces belles consciences, toutes les victimes ne se valent pas. Certaines méritent la compassion. D’autres pas. Nous savons désormais qu’il en est de même pour les assassins. Certains doivent être condamnés. Et d’autres absous. Audiard avait vraiment raison: les cons, ça ose vraiment tout!

Thierry Normand

* « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! » est une réplique “culte” du film “Les Tontons flingueurs”, dialogues Michel Audiard.

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 28 mars 2012 reproduit avec son aimable autorisation ainsi que les dessins d’Aramis. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Hongrie : Jozsef Mindszenty définitivement réhabilité

Hongrie : Jozsef Mindszenty définitivement réhabilité

29/03/2012 – 08h00
BUDAPEST (NOVOpress) –
Une haute figure de la lutte contre le totalitarisme communiste revient dans les feux de l’actualité en Hongrie. L’ancien cardinal dissident, Jozsef Mindszenty, opposant farouche au régime communiste hongrois qui l’avait condamné à la prison à vie, est désormais complètement réhabilité. « Le processus de réhabilitation a été clos officiellement ces derniers jours par l’Office du procureur principal », indique le bureau diocésain d’Esztergom-Budapest.

Jozsef Mindszenty a été emprisonné à vie en 1949 par le régime communiste hongrois, sous tutelle de l’URSS. En 1956, lors de l’insurrection du peuple hongrois contre Moscou, le dignitaire chrétien est libéré et trouve refuge à l’ambassade des Etats-Unis après l’écrasement du soulèvement populaire. Il y passera quinze ans de sa vie, avant de quitter sa patrie. D’abord pour Rome, puis pour Vienne où il décèdera en 1975. En 1991, son corps a été exhumé puis enterré en Hongrie, à Esztergom, haut lieu de l’église catholique hongroise, situé à 40 kilomètres au nord de Budapest (ses reliques en photo). La Cour suprême avait un an plus tôt acquitté Jozsef Mindszenty des accusations retenues contre lui par le régime communiste.

Crédit photo : Ian McKenzie/Flickr sous licence Creative Common

Frontières, immigration, identité, autorité, sécurité : à Nantes, Nicolas Sarkozy tient un discours très « droitier », mais à la crédibilité limitée

Frontières, immigration, identité, autorité, sécurité : à Nantes, Nicolas Sarkozy tient un discours très « droitier », mais à la crédibilité limitée

28/03/2012 – 18h30
NANTES (NOVOpress Breizh) –« L’Europe passoire, c’est fini pour l’immigration ». Nicolas Sarkozy aura tenu hier à Nantes un discours très « droitier » – manifestement tiré de la plume de son très habile conseiller Patrick Buisson. Lutte contre le terrorisme, maitrise des vagues migratoires, importance des frontières, restauration de l’autorité à l’école, identité (« J’ose le mot »), tels étaient les thèmes abordés par le candidat de l’UMP. Reste le bilan du Président, qui ne plaide guère en faveur de sa crédibilité.

Ils étaient venus, ils étaient tous là, pour soutenir « Nicolas » : outre les 7.000 personnes qui remplissaient les gradins du Zénith, on notait au premier rang la présence de l’ancienne Garde des Sceaux Rachida Dati – revenue soudainement en grâce, de Gérard Longuet, ministre de la Défense, de la locale de l’étape Roselyne Bachelot, ministre de la Cohésion Sociale et des Solidarités, de l’ancien ministre Jean-Louis Borloo – pour le côté « social » (?) du casting – de l’ex-ministre de l’intérieur Brice Hortefeux , sans oublier bien sûr Christine Boutin – pour son côté « valeurs judéo-chrétiennes », Nathalie Kosciusko-Morizet, la porte-parole du candidat qui reconnait volontiers préférer voter Hollande que Marine Le Pen et Bernadette Chirac – la célèbre conseillère générale de Corrèze. Même François Goulard, député et Président du conseil général du Morbihan – villepiniste convaincu et jusqu’à présent opposant notoire à N. Sarkozy – avait fait le déplacement. C’est tout dire.

Jean -François Copé assura l’ouverture de la réunion par un appel vibrant à la mobilisation dans ce « grand Ouest français » – la Bretagne n’était manifestement pas au programme de cette réunion nantaise, n’en déplaise à « Bretagne réunie » qui tractait à la porte – « cette terre de conquête », jusqu’à la victoire non seulement à la présidentielle mais aussi aux législatives et aux futures élections locales.

Après avoir salué les personnalités présentes, N. Sarkozy a commencé son intervention de moins d’une heure en dénonçant l’action des permanents CGT qui ont bloqué la diffusion de Ouest -France car il contenait son interview : « Faut-il que vous ayez peur pour nous empêcher de parler ! ». Succès assuré auprès du public.

Après avoir évoqué les drames de Montauban et de Toulouse, il affirma « qu’on ne peut continuer à faire campagne comme si rien ne s’était passé… ». Pour lui, il est maintenant plus nécessaire que jamais de dire la vérité : « le vrai risque est de ne pas parler des sujets qui fâchent ». Une gageure pour Nicolas Sarkozy dont ce sera le fil conducteur de son intervention. A de nombreuses reprises, il affirmera, tel un leitmotiv, « oui, j’ose le dire » n’oubliant pas de dénonçer au passage la “méprisance” (sic) des “cercles dirigeants”.

« Comment intégrer, comment assimiler, si une vague migratoire incontrôlée vient indéfiniment réduire à néant les efforts de la République ? Comment notre société pourrait elle retrouver ses repères, ses marques, s’il y a encore d’autres personnes à intégrer, alors que ceux qui sont là, nous ne parvenons pas à les intégrer?» s’interroge le Président candidat qui semble avoir lu Le camp des saints, le célèbre roman de Jean Raspail. La main sur le cœur il assure, en direction des électeurs du FN, « je veux simplement parler au peuple de France, à la France qui souffre, quel qu’ait été son vote par le passé. »

Pour conserver notre souveraineté, le candidat de l’UMP rappelle « qu’il y a un besoin renouvelé de frontières… non pas comme une ligne Maginot ….mais comme une protection ». Cela est nécessaire pour réguler l’immigration car « la France a le droit de choisir qui elle veut accueillir. » Pour cela, il faudra, selon lui, revoir les accords de Schengen car « l’Europe doit protéger ses frontières » et, sinon, en suspendre l’application. De même, la France doit défendre ses entreprises et ses emplois « puisqu’ailleurs dans le monde, on ne respecte aucune des règles qu’on nous impose ». Ainsi, pour les marchés publics, Nicolas Sarkozy promet de mettre en place l’équivalent des règles américaines pour les réserver aux entreprises françaises ou européennes.

Reprenant quasiment mot pour mot les propos tenus par Marine Le Pen dimanche à Bouguenais, le Président de la République affirme qu’il veut redonner à l’Etat les moyens d’agir et, en priorité, restaurer l’autorité et en finir avec le laxisme « car il ne fait pas reculer la délinquance ». Cela est également, selon lui, indispensable à l’école, où doit être restaurée « l’autorité du maître ou l’autorité du savoir ». Cela l’est également pour empêcher le développement des communautarismes. L’Etat doit aussi s’attaquer aux fraudeurs sociaux ou fiscaux. N. Sarkozy promet qu’un lien sera rétabli entre la nationalité et le paiement des impôts pour lutter contre l’évasion fiscale, tout en se gardant d’évoquer la question, de plus en plus d’actualité, de la double nationalité.

La réussite de cette démarche passe selon lui par le retour de la morale républicaine : « il faut tenir bon sur les droits mais aussi les devoirs » car « il ne peut y avoir de socialisation sans sanction ». Mais cette morale repose sur notre identité : « Nous ne voulons pas changer les valeurs qui sont les nôtres ». C’est ainsi que fonctionnera « le creuset républicain, fabrique de l’assimilation » autour d’une culture commune, d’une histoire commune, d’un destin commun.

Aussi, affirme l’orateur, tout nouvel immigré devra connaître la langue française et les lois principales notamment sur les droits de la femme qui devront être respectés. Pour tous les Français, N. Sarkozy veut promouvoir « une école d’exigence, qui enseignera la politesse, le respect, le sens de l’effort », et – vaste programme – rétablira une égalité des chances, il est vrai bien mal en point aujourd’hui, l’oligarchie en place réservant à ses enfants les meilleures filières, quitte à en concéder quelques strapontins à la seule « diversité ».

Rappelant enfin qu’au cours des cinq dernières années, il a dû affronter des « crises inouïes sans reculer malgré les pressions », le candidat de l’UMP termine son discours en affirmant : « notre bilan est mieux que ce qu’ils en disent », mettant ainsi le doigt sur ce qui constitue son vrai problème. Les résultats du bilan présidentiel sont en effet, pour beaucoup, bien loin des espoirs soulevés par les promesses faites en 2007.

Renouveler cette année l’opération qui avait si bien marché il y a cinq ans, tel est le pari que tente aujourd’hui le Président de la République. Un pari risqué, mais compte tenu du contexte politique, obligé. Reste à savoir ce qu’en penseront les électeurs, dont la naïveté n’est pas – quoi qu’il en pense – sans limites. Réponse, au plus tard, le 6 mai.

Crédit photos : UMP, via Flickr, licence cc.