Election présidentielle : Jacques Cheminade annonce avoir rassemblé les 500 signatures

Election présidentielle : Jacques Cheminade annonce avoir rassemblé les 500 signatures

02/02/2012 – 13h00
PARIS (NOVOpress)
– Tandis que Marine Le Pen, pourtant créditée de près de 20% des voix, peine à rassembler les précieuses signatures, Jacques Cheminade a assuré hier avoir recueilli les 500 promesses nécessaires à sa candidature.

Jacques Cheminade, homme politique indépendant, se présente comme le pourfendeur de l’« oligarchie financière » au pouvoir, il avait recueilli 0,28% des voix au premier tour de la présidentielle de 1995. En 2002 et en 2007, il n’avait pas pu se présenter, ne recueillant pas ses 500 signatures.

Jacques Cheminade, président du mouvement « Soldiarité et Progrès » a également présenté son livre-projet intitulé « Un monde sans la City ni Wall Street ».

Crédit photo : ebarrera/Flickr sous licence CC.

Les “tribunes libres” du jour

Les "tribunes libres" du jour

Au cas où vous ne l’auriez pas noté, chaque personne croisée tient à vous le faire remarquer : « il fait froid ».

En général, les personnes vous communiquant cette précieuse information sont fort souriantes, heureuses de ce nouvel élément de conversation que leur apporte la chute drastique du thermomètre.

Il est alors conseillé de répondre : « Oui, et ce n’est pas parti pour s’arranger », ou « Ils repasseront avec leur réchauffement climatique ! » ou encore « Tant que c’est un froid sec, il ne faut pas trop se plaindre… ».

Si aucune solution de repli n’est envisageable, on peut alors échanger quelques prévisions pour les jours à venir, quelques plaintes solidaires avec les Aveyronnais privés d’électricité (et donc de « Plus belle la vie ») ainsi que diverses recommandations pour lutter efficacement contre ces conditions climatiques extrêmes, stratagèmes habiles et audacieux consistant à ajouter des couvertures sur les lits, à bien se couvrir (surtout la tête !) lorsque l’on sort et à brancher un radiateur d’appoint.

Source : amoyquechault.over-blog.com

24000 euros par mois pour être à la tête d’une école surcotée produisant à la chaîne des clébards aussi serviles que prétentieux camouflant leur nullité et leur bêtise sous un « vade-mecum » culturo-politique façon wikipedia révisé par BHL et Alain Minc, cela pourrait paraître beaucoup, énorme même, indécent en tout cas. Cela pourrait même légitimement susciter des vocations de brigadiers rouges, Georges Besse ayant été liquidé pour (beaucoup) moins que ça… Mais 24 000 euros par mois pour assurer la pérennité du système en lui fournissant à jets continus des « élites » interchangeables, parfaitement lisses et conformes aux dogmes du temps, ce n’est finalement pas si cher payé, surtout au regard des milliards engrangés par les bénéficiaires d’une société carcérale et acéphale dont chaque nouvel étudiant de sciences-po est un empressé kapo.

Source : amoyquechault.over-blog.com

L’Irlande du Nord a commémoré le Bloody Sunday

L’Irlande du Nord a commémoré le Bloody Sunday

02/02/2012 – 8h30
DERRY (NOVOpress Breizh) – l’Irlande du Nord a commémoré le 30 janvier dernier le quarantième anniversaire du Bloody Sunday (en français, Dimanche sanglant). Le 30 janvier 1972, 14 civils qui protestaient pacifiquement  pour la défense de leurs droits civiques, avaient été abattus par les tirs de l’armée britannique.

Dimanche, comme chaque année une manifestation commémorative a eu lieu dans les rues de  Derry. Après un office en hommage aux victimes célébré sous une pluie battante par un pasteur protestant et un prêtre catholique, plus de mille personnes ont défilé dans les rues de la ville, précédées de quatorze étendards de couleur noire.

Après une longue enquête, le gouvernement de Sa Majesté a finalement reconnu, en juin 2010, que les 14 civils tués par les parachutistes le 30 janvier 1972 étaient innocents. Aucun des soldats britanniques n’a été poursuivi en justice.

Mais il n’y aura pas d’enquête sur les évènements qui ont ensanglanté l’Ulster pendant une trentaine d’années. David Cameron a été formel sur ce point en déclarant au Parlement, le 15 juin 2010, « qu’il n’y aurait plus d’enquête ouverte sur le passé. »

Quatorze ans après les accords signés à Belfast en avril 1998, des dizaines de familles réclament toujours que toute la lumière soit faite sur les évènements qui ont fait 3.200 morts. Les victimes du quartier de Ballymurphy à Belfast, où 11 civils ont été tués par les soldats britanniques en août 1971, attendront longtemps que la lumière soit faite sur cette tuerie.

Crédit photo : SeanMack – Licence (cc) via Flickr

Le Monde ou le Maccarthysme journalistique français, par Bernard Lugan

Le Monde ou le Maccarthysme journalistique français, par Bernard Lugan

[box class=info]L’Africaniste français Bernard Lugan s’insurge, dans un article du 28 janvier dernier, des méthodes journalistiques d’un “grand quotidien du soir”. Novopress reproduit cette charge de cavalerie en règle d’un grand historien connu pour ses prises de position courageuses, et à contre-courant. [note de Novopress][/box]

Bernard Lugan
Bernard Lugan

Dans un article d’une rare partialité que Le Monde en date du 27 janvier 2012 consacre au Rwanda, MM. Christophe Ayad et Philippe Bernard me citent de la manière suivante :

« En 2004 il (Jean-Pierre Chrétien) a participé à une commission d’enquête citoyenne, mise en place par l’association Survie, pour dénoncer le rôle de la France. Cela a valu à Jean-Pierre Chrétien de virulentes attaques de l’historien Bernard Lugan, ancien maître de conférences à l’université Lyon-III, proche de l’extrême droite. Ce dernier a écrit plusieurs ouvrages pour innocenter François Mitterrand, l’armée française et l’Église catholique au Rwanda (François Mitterrand, l’armée française et le Rwanda, éditions du Rocher, 2005). Il a témoigné en faveur de génocidaires hutu poursuivis devant le TPIR ».

Le lecteur du Monde aura retenu trois choses :

1) Je serais « proche de l’extrême droite », jugement de valeur permettant de sous-entendre que je ne suis pas crédible et donc par avance disqualifié.

2) J’aurais écrit « plusieurs ouvrages pour innocenter François Mitterrand, l’armée française et l’Église catholique au Rwanda ». L’emploi du mot « innocenter » a son importance car il signifie que pour MM. Ayad et Bernard, le président François Mitterrand, l’armée française et l’Église catholique seraient coupables ou pour le moins complices de ce génocide…

Est cité à l’appui de cette affirmation un livre datant de 2005 dans lequel je défends très exactement le contraire de ce que prétendent me faire dire les journalistes du Monde. J’y reprends en effet en la développant l’idée centrale d’un précédent livre [1] qui est que les conditions du génocide résultent de l’engagement pro Hutu de l’Eglise catholique en 1959, puis de l’obligation démocratique imposée par François Mitterrand au président Habyarimana à partir de 1990… L’on chercherait en vain dans cette problématique une tentative visant à « innocenter » le président Mitterrand et l’Église catholique. Quant à l’armée française comme elle a quitté le Rwanda fin 1993, soit plus de six mois avant le début de ce génocide, elle n’a effectivement aucune responsabilité dans ce drame contrairement à ce que certains obligés de Kigali cherchent à faire croire.

Les journalistes du Monde sont donc pris en défaut de « bidonnage » car :

  • ils n’ont manifestement pas lu mon livre ;
  • ils tirent directement leurs « informations » de sites informatiques spécialisés dans les dénonciations de basse police ;
  • ils omettent en revanche de mentionner un ouvrage plus récent dans lequel je fais le bilan de la question, notamment à travers les travaux du TPIR [2].

3) J’aurais « témoigné en faveur de génocidaires hutu poursuivis devant le TPIR », ce qui serait la suite logique des points 1 et 2. En effet, qu’attendre d’autre d’un « proche de l’extrême droite » qui a osé écrire « plusieurs ouvrages pour innocenter François Mitterrand, l’armée française et l’Église catholique au Rwanda » ?

Le problème est que je n’ai jamais « témoigné en faveur de génocidaires hutu poursuivis devant le TPIR ». A quel titre d’ailleurs aurais-je pu le faire puisque je n’étais pas au Rwanda au moment du génocide et que je n’ai donc pas été le « témoin » des faits qui leur sont reprochés ? En revanche, connaissant intimement le Rwanda où j’ai enseigné et mené des recherches archéologiques durant plus de dix années, pays auquel j’ai consacré deux thèses dont un Doctorat d’État en six tomes, j’ai, pour ces raisons académiques, été six fois assermenté comme Expert par la Cour à laquelle j’ai remis des rapports totalisant près de 2000 pages [3]. Le document joint en annexe et qui émane du Greffe du TPIR permet de mettre en évidence la grave faute déontologique commise par les deux journalistes du Monde.

A leur décharge, il est utile de préciser qu’ils ignorent peut-être que le TPIR étant régi par les règles juridiques anglo-saxonnes, il n’y existe pas d’Experts de la Cour comme en France et que les Experts cités y sont proposés aux Chambres par les parties (Accusation et Défense). Pour chaque affaire, ces experts doivent renouveler leur accréditation, processus long et fastidieux au terme duquel ils sont soit récusés, soit acceptés et dans ce dernier cas, ce n’est qu’après avoir prêté solennellement serment qu’ils deviennent selon le terme anglo-saxon « Witness Expert ».

Le contre-sens fait par les journalistes du Monde pourrait donc s’expliquer soit par une désolante mauvaise foi, soit par une maîtrise incertaine de la langue anglaise ajoutée à des connaissances fragmentaires concernant la Common Law.

La « morale » de cette affaire est claire et elle tient en deux points principaux :

1) Nous avons ici la parfaite illustration du naufrage de la presse française qui a perdu une grande partie de sa crédibilité en raison de son Maccarthysme, du formatage et des insuffisances de ses journalistes. Cette presse militante et moribonde qui ne survit que par les aides de l’État et les abonnements institutionnels n’a d’ailleurs plus aucune influence à l’extérieur de sa niche écologique parisiano-conformiste.

2) Je ne ferai pas de droit de réponse et cela pour deux raisons : la première est qu’il serait caviardé et la seconde parce que je touche beaucoup plus de lecteurs et plus rapidement, avec un simple communiqué diffusé par internet. D’autant plus que nombre des visiteurs de mon blog font suivre mes communiqués à leurs réseaux, ce qui en démultiplie les effets.

Bernard Lugan, le 28/01/12
L’Afrique Réelle : www.bernard-lugan.com


[1] Rwanda: le génocide, l’Église et la démocratie. 234 pages, 22 cartes, Le Rocher, 2004

[2] Rwanda. Contre-enquête sur le génocide. 330 pages, 10 cartes, Privat, février 2007.

[3] Expert assermenté par la Cour dans les affaires Emmanuel Ndindabahizi (TPIR-2001-71-T), Théoneste Bagosora (TPIR-98-41-T), Tharcisse Renzaho (TPIR-97-31-I), Protais Zigiranyirazo (TPIR-2001-73-T), Innocent Sagahutu (TPIR-2000-56-T), Augustin Bizimungu (TPIR- 2000-56-T). Commissionné dans les affaires Edouard Karemera (TPIR-98-44 I) et J.C Bicamumpaka. (TPIR-99-50-T). La synthèse de ces rapports a été faite dans Rwanda : Contre-enquête sur le génocide. Privat. Bernard Lugan (2007)

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