L’écrivain Roger Vercel (1894-1957) dans le collimateur de la nouvelle Inquisition

L’écrivain Roger Vercel (1894-1957) dans le collimateur de la nouvelle Inquisition

29/02/2012 – 18h50
DINAN (NOVOpress Breizh) – La nouvelle Inquisition chargée de faire appliquer le politiquement correct, en tout lieu et à toute occasion, vient encore de se manifester en Bretagne. A Dinan cette fois, où une association demande que soit débaptisé le collège qui porte le nom de l’écrivain Roger Vercel (1894-1957), qui se serait rendu coupable d’écrits antisémites.

Après Alexis Carrel à Sainte Luce (44), Polig Monjarret à Plescop (56), c’est au tour de l’écrivain Roger Vercel (photo) d’être dans le collimateur des ligues de vertu bien-pensantes. Selon une dépêche de l’AFP, la FNDIRP (Fédération nationale des déportés, internés résistants et patriotes), une association proche du Parti communiste, a officiellement demandé courant janvier que soient débaptisés les collèges de Dinan et du Mans qui portent le nom l’auteur de Capitaine Conan. Ce roman, dont Bertrand Tavernier tira un superbe film salué unanimement par la critique, reçut le prix Goncourt en 1934. La FNDIRP a saisi les présidents des Côtes-d’Armor et de la Sarthe, les maires de Dinan et du Mans, les inspections d’académie et les directions des collèges concernés.

A l’appui de sa requête l’association communiste met en avant un article que l’écrivain aurait écrit dans le journal Ouest-Eclair en octobre 1940 pour demander une élimination de «l’emprise juive» dans la littérature. « Il est scandaleux que des établissements de l’Education nationale portent le nom de ce type car enfin l’antisémitisme est un délit en France », a déclaré à France Bleu le représentant de la FNDIRP dans la Sarthe. Une position nouvelle de la part de la mouvance communiste, quand on sait que le quotidien l’Humanité avait publié le 19 septembre 1996 un article élogieux de Simone Vercel, la fille de l’écrivain, intitulé «Roger Vercel, mon père ».

Dans la vieille cité des Côtes-d’Armor cette annonce a créé la surprise. «Je tombe des nues. À aucun moment cela n’a été évoqué au cours de nombreux hommages à cet écrivain local, qui a toujours suscité de l’admiration» fait observer au Télégramme le maire René Benoît. Même avis du bibliothécaire de la Ville, Loïc-René Vilbert, qui affirme dans le quotidien : «Pour avoir connu nombre de ses anciens proches, de toutes opinions, jamais je n’ai entendu la moindre chose sur ce point. Toute l’œuvre de Vercel est pénétrée d’humanisme, et l’homme a été décoré de la Légion d’honneur. Je pense qu’un collège d’historiens compétents doit se pencher sur la question».

Interrogé sur cette affaire, un historien fait part de son étonnement. « Si tous les établissements d’enseignements portant les noms de personnages soupçonnés d’antisémitisme doivent être débaptisés, alors il faut débaptiser d’urgence le célèbre lycée Saint-Louis à Paris, ce roi ayant banni les juifs de France en 1254, avant de les autoriser à revenir moyennant un versement d’argent au trésor royal, pour finalement leur imposer le port de signes vestimentaires distinctifs. Et je ne parle pas de Voltaire, dont les écrits peu élogieux sur les juifs abondent. »

Evoquant le cas de Roger Vercel sur les ondes de France Bleu Armorique lundi dernier, le président PS du Conseil général des Côtes-d’Armor a précisé qu’il allait demander aux archives départementales d’enquêter sur la véracité de ces allégations. « Après on verra si c’est caractérisé, eh bien il y a des procédures pour débaptiser les collèges, (…) si les choses devaient être avérées il faudrait assumer ses responsabilités avec courage et détermination », a conclu Claudie Lebreton. Au moins pour la détermination, on peut lui faire confiance.

Crédit photo : Agence Meurisse, Bibliothèque nationale de France. Domaine public.

[Tribune libre] Montebourg-Pulvar : les arroseurs arrosés – par Yann Vallerie

Tribune libre : Montebourg – Pulvar : les arroseurs arrosés.

29/02/2012 – 17h00
PARIS (NOVOpress) –Quand on stigmatise, insulte, traine dans la boue en permanence une partie de l’opinion publique, il faut toujours s’attendre, un jour ou l’autre, à un retour de bâton.

C’est ce qui arrivé hier soir à Audrey Pulvar et à son mari Arnaud Montebourg, membre éminent du parti socialiste, qui, sortant d’un restaurant du 16e arrondissement parisien, ont été apostrophés et chahutés de manière virulente par un groupe de jeunes gens ne partageant manifestement pas les opinions politiques des deux personnalités citées.

Visiblement ces personnes souhaitaient surtout exprimer (sans doute maladroitement vu les propos rapportés) le ras-le-bol d’une partie de la jeunesse française « Desouche » face au traitement qui lui est réservé au quotidien par les médias et les politiciens de la bien-pensance, toujours prompts à défendre les autres avant les nôtres.

La question n’est pas de débattre des injures qui auraient été proférées hier soir devant les deux socialistes, car il suffit de relire toutes les excuses trouvées aux textes haineux de groupes de rap financés par de nombreuses municipalités socialistes et diffusés sur toutes les ondes pour se dire que finalement, ces insultes ont été faites dans un contexte bien précis, sans pensées réelles (c’est bien ça que Jack Lang, ami d’Arnaud Montebourg, pense quand il déclare « kiffer » le rap ?).

L’interrogation n’est pas non plus de savoir si les salaires mirobolants cumulés d’Arnaud Montebourg et d’Audrey Pulvar permettront à chacun d’acheter de nouveaux vêtements chics, ceux d’hier ayant, aux dires des victimes, subi quelques attaques de houblon.

Mais Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg ont-ils été frappés et envoyés à l’hôpital, comme l’a été récemment cette élue qui a eu le tort de s’estimer partout chez elle pour coller des affiches électorales, y compris à proximité d’une cité chaude marseillaise ?

Ont-ils été menacés puis tabassés, comme c’est le cas, depuis de nombreuses années, lorsque des militants d’extrême-gauche tombent sur des identitaires ou des patriotes souhaitant se rendre à un meeting quelconque ?

Non. Bien entendu. À contrario, Mme Pulvar a été tellement effrayée et choquée par ses agresseurs qu’elle a eu le temps d’envoyer plusieurs messages via « twitter » afin d’alerter l’ensemble de ses amis journalistes et politiques.
Ceci pour à nouveau obliger l’ensemble des Français à subir pendant quelques jours le même message : « la bête immonde est de retour, il faut réagir avant qu’il ne soit trop tard ! »
Quelle aubaine pour le parti socialiste, dont Mr Montebourg a bien failli être le candidat à l’élection présidentielle ! Quelle chance, alors que la campagne présidentielle fait rage, de pouvoir tirer à boulets rouges sur la droite et l’extrême-droite, qui n’ont pourtant rien à voir dans cette histoire ! Quel bonheur de pouvoir à nouveau, encore et toujours, se servir de cet incident insignifiant pour réclamer toujours plus de solidarité, de tolérance, d’intégration, de métissage et de discrimination positive !

Ce matin, la haute société du spectacle et de la politique fait bloc derrière les deux « victimes » de cette « infâme agression ». Dès qu’on touche à « la caste », c’est branle-bas de combat !

Étonnant, car quand des “sauvageons” (comme certains disent) brûlent des voitures, cassent, pillent, rackettent, dépouillent voir même tuent, cette même caste est la première à monter au créneau pour trouver toutes les excuses du monde à des faits autrement plus violents que ceux, encore une fois uniquement rapportés par les victimes, commis hier.

Mme Pulvar, Mr Montebourg : ne vous vient-il pas à l’idée que vous êtes avant tout responsables de la situation d’hier ?

La presse nationale et les politiciens aux manettes depuis 40 ans n’ont ils pas compris qu’ils étaient responsables de ces dérapages, à force d’imposer au peuple qui pourtant n’en veut pas, pèle mêle : l’immigration massive, l’islamisation, le métissage, la discrimination positive, les hausses du prix de l’essence et des énergies nécessaires pour vivre, la baisse du pouvoir d’achat, les licenciements, la dictature des marchés, etc ?
Ce peuple qui ne peut plus s’exprimer librement et qui, même lorsqu’il souhaite changer de société par un simple vote démocratique, est stigmatisé quotidiennement.

La fracture sociale, ethnique, culturelle qui se creuse de plus en plus sur le territoire français est inévitable et amènera, dans les prochains mois, dans les prochaines années, des incidents autrement plus importants que ceux d’hier, prémices d’une guerre civile annoncée. Les procès, la prison, la répression, la censure, l’isolement, l’étouffement économique n’y feront rien…

La caste médiatique et politique parisiano-centrée est un des morceaux isolé, mais puissant de cette fracture française.

Et quand, un mardi soir de février, cette caste sort d’un restaurant chic du 16ème arrondissement parisien, le ventre plein de caviar et de grands crus et qu’elle tombe sur ce peuple de France qu’elle déteste (et qui la lui rend bien), attablé au bistrot, bière à la main, alors l’arroseur quotidien se retrouve arrosé.

Yann Vallerie

L’ancien ministre de l’Economie argentin dénonce les « fausses solutions du FMI »

L’ancien ministre de l’Economie argentin dénonce les « fausses solutions du FMI »

29/02/12 – 15h00
PARIS(NOVOpress)
– C’est dans les colonnes du quotidien Libération que l’ancien ministre de l’Economie argentin Roberto Lavagna, principal artisan du redressement de l’Argentine ruinée par une terrible crise économique il y a dix ans, dénonce fermement l’aveuglement libéral du Fonds monétaire international (FMI).

« Les sorties de crise se font en dehors des chemins tracés par le FMI. Cette institution propose toujours le même type de contrat d’ajustement fiscal qui consiste à diminuer l’argent qu’on donne aux gens – les salaires, les pensions, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l’emploi – pour consacrer l’argent économisé à payer les créanciers. C’est absurde. Après 4 ans de crise, on ne peut pas continuer à prélever l’argent aux mêmes. Or, c’est exactement ce qu’on veut imposer à la Grèce ! Tout diminuer pour donner aux banques. Le FMI s’est transformé en une institution chargée de protéger les seuls intérêts financiers », explique l’ancien ministre, qui n’envisage aucune solution possible à la crise dans le schéma imposé par le FMI et l’Union Européenne.

« Il faut sauver les hommes plutôt que les banques ! », lance-t-il en conclusion de son analyse.

Crédit photo : h de c via Flickr (cc).

Ce que valent les civilisations… Par Dominique Venner

Ce que valent les civilisations… Par Dominique Venner

Ce fut un beau vacarme ! Dans le vif de la campagne présidentielle, le ministre de l’Intérieur avait lâché une petite phrase destinés à faire grimper les sondages dans une opinion excédée par la présence islamique : « Les civilisations ne se valent pas… »

La puissante coterie « culturelle » prit feu comme on l’attendait. Manquait cependant au chœur des indignés un très grand intellectuel, George Steiner, auteur récent d’une page admirative sur la Grèce antique : « L’incandescence de la créativité intellectuelle et poétique en Grèce […] aux Ve et VIe siècles avant notre ère, écrit-il, demeure unique dans l’histoire humaine. À certains égards, la vie de l’esprit n’a été ensuite qu’une copieuse note en bas de page. […] Le “politiquement correct” pénitentiel qui prévaut aujourd’hui et le remord du post-colonialisme aidant, il est délicat ne serait-ce que de poser les questions sans doute pertinentes, de demander pourquoi l’ardente merveille qu’est la pensée pure ne l’a emporté presque nulle part ailleurs (quel théorème nous est venu d’Afrique ?) (1) »

De cette créativité exceptionnelle, les Européens ont hérité. Et cet héritage fut le socle de leur civilisation aujourd’hui fortement ébranlée, mais toujours apte à renaître comme plusieurs fois déjà au cours d’un très long passé. Cette espérance me venait à l’esprit en lisant l’ouvrage que vient de publier Paul-François Paoli, Pour en finir avec l’idéologie antiraciste (2). Chroniqueur au Figaro littéraire et auteur de plusieurs essais, Paoli cite d’ailleurs aussi l’extrait du livre de George Steiner auquel je viens de faire allusion.

Dans le très complet et intelligent décryptage qu’il fait de l’idéologie antiraciste, Paul-François Paoli est en bonne compagnie, apportant une contribution originale aux réflexions développées par Alain Finkielkraut, Renaud Camus, Richard Millet et autres téméraires bretteurs. Il développe une analyse assez remarquable et très complète des causes intellectuelles et historiques qui ont fait de la France, au fil des siècles, la nation européenne la plus déracinée avant de devenir la terre d’élection de l’universalisme puis de l’antiracisme : « Fille aînée de l’Église, puis fille autoproclamée de la Raison avec Descartes, enfin pays des Lumières et de la grande Révolution, à chaque fois nous superposons au peuple français un principe qui en serait l’âme et l’emblème. C’est le fameux discours sur les “valeurs universelles” ».

Les Français sont sans doute les seuls au monde avec les Américains à croire qu’un pays et un principe peuvent se confondre. S’ils le croient c’est que ce leur fut enseigné et répété sur tous les tons de génération en génération au point de s’inscrire dans leurs « représentations ». Or, constate Paoli, à la suite de la décolonisation, on a vu se décomposer le grand récit que les Français avaient raconté au monde depuis quelques siècles. Le pays de Descartes et de la Raison, berceau des Lumières, s’imaginait vouée à être la nation exportatrice des idéaux universalistes de liberté, d’égalité et de fraternité. Ce grand récit, souligne Paoli, a atteint son apogée durant l’Exposition coloniale de 1931. Affreusement affaiblie par le bain de sang de 14-18, l’ex Grande Nation s’est mirée une dernière fois au spectacle de ses colonies. L’effondrement de 1940, la défaite de Diên Biên Phu et la perte de l’Algérie ont scellé la fin de cette illusion.

Et pourtant, « nous continuons d’imaginer que nous avons un “message” à délivrer à l’humanité, de Mayotte à l’Afghanistan en passant par la Libye… » Nous n’avons pas compris que le projet utopique d’unification de l’humanité issu du message chrétien et de la Révolution française, n’intéressait plus personne, pas plus les Chinois que les Musulmans. Après la fin de la guerre d’Algérie, ce qui subsistait de ces idéaux a servi de terreau à l’idéologie antiraciste, instrument du « grand remplacement » décrit par Renaud Camus. Avec un rare courage, Michèle Tribalat, directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED) a décrit de l’intérieur la logique du système : « La réalité, la mise en évidence des faits ne comptent guère. […] Travailler sur l’immigration, c’est partir en mission contre ceux qui pensent mal. […] L’antiracisme idéologique structure l’expression savante et ordinaire sur l’immigration (3) ». Il en était ainsi dans le système soviétique avant son effondrement soudain. La réalité du socialisme ne pouvait être ce que chacun pouvait observer. La perception des victimes était fausse et réactionnaire. On sait ce qu’il est finalement advenu de ce tripotage après 1989.

Dominique Venner

Notes

  1. George Steiner, La Poésie de la pensée, Gallimard, 2011.
  2. Paul-François Paoli, Pour en finir avec l’idéologie antiraciste, François Bourin Editeur, 180 p., 20 €.
  3. Michèle Tribalat, Les Yeux grands fermés, l’immigration en France, Denoël, 2010.

[box class=”info”] Source : Dominique Venner. [/box]

Chômage : les chiffres officiels occultent une partie de la réalité

Chômage : les chiffres officiels occultent une partie de la réalité

29/02/2012 – 12h15
RENNES (NOVOpress Breizh) – La France métropolitaine compte officiellement, depuis la fin du mois de janvier, 2.861.000 demandeurs d’emploi de catégorie A, soit 13.400 de plus qu’en décembre 2011 (+0,5%). La catégorie A concerne les chômeurs sans aucune activité, si l’on ajoute les chômeurs à activité réduite c’est 4,9 millions toutes catégories confondues. Mais au-delà de ces données publiées chaque mois, on peut déplorer l’absence d’études plus précises pour évaluer la réalité du chômage, qui constitue depuis maintenant 30 ans un problème social majeur dans notre pays.

On compte désormais 430.000 inscrits à Pôle emploi de très longue durée (trois ans ou plus), soit un bond de 22,7% sur un an. Le nombre des chômeurs en recherche d’emploi depuis plus d’un an est également en progression constante depuis 2008 (+0,5% encore en janvier 2012).

Au-delà de ces chiffres, il y a la réalité du drame social que constitue le chômage, qui touche la France depuis maintenant trois décennies. Comme le rappelle le quotidien Les Echos, le Gouvernement, qui dispose – notamment avec l’Insee – d’un remarquable appareil statistique, ne s’attarde guère sur le sujet.

Selon Dominique Seux, chaque mois ce sont par exemple près de 500.000 personnes qui perdent ou retrouvent un emploi, soit autant de familles directement touchées. Un chiffre officiel qui n’est jamais évoqué par les médias. Quant à la différence de la fréquence du chômage selon les générations, la dernière étude de l’Insee remonte à plus de cinq ans. Les résultats étaient pourtant édifiants : alors que le chômage a concerné environ un actif sur huit dans la génération qui a plus de 70 ans aujourd’hui, c’est près de la moitié des actifs de vingt-cinq à cinquante ans qui en ont déjà été les victimes au moins une fois dans leur vie. Cette étude, qui n’a semble-t-il pas été renouvelée, ne prenait d’ailleurs pas en compte les effectifs du secteur public, par définition peu ou pas concernés.

Autre aspect de la question – que n’aborde pas Les Echos – celle de l’incidence des flux migratoires sur l’évolution du chômage. Si l’Insee publie le nombre de chômeurs d’origine étrangère (hors Union Européenne) – en 2010 on en comptait 229.000, soit un taux de 23,1% – l’incidence sur le marché de l’emploi de l’arrivée annuelle de près de 200.000 immigrés en situation régulière ne saurait faire l’objet d’une étude. Pas plus que le nombre de chômeurs parmi les Français issus de l’immigration, les statistiques ethniques étant interdites. Il est des réalités que l’oligarchie en place préfère ignorer.

Crédit photo : Véronique Teurlay via Flickr licence CC.

Besançon : nouveau trafic de drogue en provenance d’Algérie

Besançon : nouveau trafic de drogue en provenance d’Algérie

29/02/2012 – 10h00
ALGER (NOVOpress) –
La police vient de mettre la main sur 61 kilos de résine de cannabis, un pistolet automatique 9 mm Parabellum et 165 000 € d’argent liquide à Besançon (Doubs). Pour L’Est républicain, cette affaire pourrait s’inscrire dans « le cadre d’un important trafic de stupéfiants entre l’Algérie et Besançon via Marseille ».

L’Algérie, est une plaque tournante du transit de drogue destinée à l’Europe. Lors de la dernière réunion ministérielle du G8 sur le trafic de drogue en mai 2011 à Paris, le ministre algérien de l’Intérieur, Daho Ould Kabia, évoquait une saisie annuelle en Algérie de 64 tonnes de cannabis.

Le Maroc est aussi une véritable plaie pour la santé de la jeunesse européenne : l’ONU rappelait en juin dernier que la production de résine de cannabis se concentre au Maroc et en Afghanistan. Le royaume de Mohammed VI possède officiellement 47 500 hectares de résine de cannabis dont la production est « destinée principalement pour les marchés de l’Afrique du nord et de l’Europe occidentale et centrale ».

Crédit photo : Luis Sarabia via Flickr, licence CC.

Solidarité européenne : accueillir des enfants de Tchernobyl

Solidarité européenne : accueillir des enfants de Tchernobyl

29/02/2012 – 08h00
LILLE (NOVOpress) –
Le Secours populaire recherche 50 familles d’accueil pour héberger cet été des enfants de Tchernobyl. C’est l’appel lancé sur Europe 1 par Jean-Louis Callens, secrétaire départemental de l’organisation humanitaire (pour écouter l’appel, cliquer ici). Pour la 22ème année, le Secours populaire du Pas-de-Calais organise l’opération « Les Enfants de Tchernobyl ».

Suite à l’accident nucléaire qui s’est produit le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire Lénine, située en Ukraine, le Secours populaire a organisé une opération de solidarité européenne en accueillant plus de 2 000 jeunes dans l’Hexagone. Ils viennent de Biélorussie, un pays limitrophe de la catastrophe de Tchernobyl : deux millions de personnes, dont 800 000 enfants, ont été contaminés. Pendant quelques semaines, ces jeunes Bélarus qui ne sont pas malades, changent d’air et bénéficient de la générosité française. Si vous souhaitez soutenir cette opération, contactez le Secours populaire du Pas-de-Calais. Téléphone : 03 21 71 43 19.

Evénement : le groupe « In Memoriam » en concert à Rome en mai prochain

Evénement : le groupe « In Memoriam » en concert à Rome en mai prochain

28/02/12 – 16h38
PARIS (NOVOpress)
– Comme chaque année, le mouvement social italien CasaPound organise sa fête annuelle baptisée « La Tana del Tigri » (la tanière du tigre) les 25, 26 et 27 mai prochain. Ces trois jours festifs et militants se dérouleront à « Area 19 », l’occupation romaine située à deux pas du stade olympique.

Entre autres animations (conférences, stands, librairie, et même un salon de tatouage…), un événement retiendra tout particulièrement l’attention du public français : le grand retour sur scène, après 10 ans d’absence, du groupe phare du rock identitaire français, In Memoriam.

Un concert à ne pas manquer !

Kiosque étranger : l’Amérique aux premiers Européens

28/02/2012 – 14h00
WASHINGTON (NOVOpress) –
Une ère de terreur intellectuelle vient de prendre fin aux États-Unis. Dans un article publié par l’Independent, le journaliste David Keys rapporte la découverte de plusieurs outils préhistoriques de facture européenne sur la côte Est du continent nord-américain. Ces objets ont été retrouvés à six endroits différents et seraient âgés de 19000 à 26000 ans.
Depuis quelques décennies, des indices pointaient à l’existence d’humains en provenance d’Europe, notamment des traces de foyers dans des grottes ou des artefacts isolés trouvés fortuitement dont l’origine ne pouvait être garantie scientifiquement.
Toutefois, toute hypothèse envisageant la venue d’Européens sur le sol Américains était combattue avec férocité par les tenants d’une préhistoire « politiquement correcte » qui ne voulait accepter qu’une seule colonisation humaine : celles des Amérindiens et refusait donc toute autre explication au peuplement du continent que celle arrivée de Sibérie et dont les traces les plus anciennes se trouvaient sur le site de Clovis dans l’État du Nouveau-Mexique.
Les préhistoriens cherchant d’autres théories se voyaient ostracisés, marginalisés et accusés de racisme ou de suprématisme blanc. Comme on peut s’y attendre de la part d’un journaliste de gauche, David Keys ne souffle mot de cette cuisante défaite du camp de la haine de soi aux États-Unis.
Selon une analyse fine des marqueurs génétiques permet d’envisager que ces populations venues d’Europe se sont mélangées avec celles bien plus nombreuses originaires d’Asie par la suite.

Pour en savoir plus :
“Across Atlantic Ice: The Origin of America’s Clovis Culture”
de Dennis J. Stanford

FabriceRobert2

Fabrice Robert, Filip Dewinter et Gerard Dussouy seront aux assises du 10 mars “la France en danger”

[box class=warning]L’association Nationalité Citoyenneté Identité nous communique[/box]

Plus que quelques jours avant les assises “La France en danger” qui se tiendront le samedi 10 mars à l’espace Charenton, à Paris. Aujourd’hui, présentation de Fabrice Robert, de Filip Dewinter et de Gerard Dussouy.

Fabrice Robert

Fabrice Robert

Fabrice Robert

Fabrice Robert a 40 ans. Marié et père de trois enfants, il réside dans une petite bourgade des Alpes. Après une maîtrise de sciences politiques et un diplôme de troisième cycle dans le domaine de l’information stratégique, il est maintenant consultant en communication. Il est une figure majeure du mouvement identitaire depuis plus de dix ans. Il a fondé le Bloc Identitaire, un mouvement souvent présenté par les politologues comme un aiguillon idéologique et un laboratoire d’idées.
Il est particulièrement attaché au combat culturel et aux méthodes modernes d’influence.

[box class=info]Retrouvez toute l’actualité de Fabrice Robert et du Bloc Identitaire sur www.bloc-identitaire.com[/box]

Filip Dewinter

Filip Dewinter

Filip Dewinter

Né le 11 septembre 1962, il est marié et père de trois filles. Depuis 1987, il est député pour le Vlaams Blok/Vlaams Belang, d’abord au parlement fédéral, puis au parlement flamand comme chef de groupe. Depuis 2009, Filip Dewinter est également sénateur et membre du bureau du parti et président du groupe Vlaams Belang au conseil communal de la ville d’Anvers. Il est le président de l’association des Villes contre l’islamisation, fondée sur son initiative en 2008, et qui regroupe diverses organisations venues non seulement des villes d’Anvers et de Bruxelles, mais aussi de Barcelone, Copenhague, Cologne, Londres, Berlin, Vienne et Paris. Il a déjà publié neuf livres sur des thèmes politiques et les problèmes de la société actuelle : Eigen volk eerst (« Mon peuple d’abord », 1989), Weg met ons ? (« À bas nous-mêmes ? », 1990), Een tegen allen (« Un contre tous », 1991), Immigratie de tijdbom tikt (« Immigration, la bombe à retardement est lancée », 1996), Baas in eigen huis (« Maitre chez soi », 2000), Zerotolerantie tegen kriminaliteit (« Zéro tolérance contre la criminalité », 2005), Antwerpen troef (« Anvers, l’atout », 2006), Zeggen wat u denkt (« Dire ce que vous pensez », 2006) et Inch Allah, de Islamisering van Europa (« Inch Allah, l’islamisation de l’Europe », 2009). Le dernier livre a été traduit et publié en allemand (2010) et en anglais (2012).

[box class=info]Toute l’actualité de Filip Dewinter et du Vlaams Belang sur www.vlaamsbelang.org[/box]

Gerard Dussouy

Gerard Dussouy
Gerard Dussouy

Professeur d’université, auteur d’ouvrages consacrés à la géopolitique et aux relations internationales notamment un récent “Les théories de la mondialité : traité de relations internationales, tome 3” amené à faire date.

Informations pratiques :

[box class=”success”]Prix d’entrée : 10 euros (billetterie ouverte de 9h à 18h) – Espace Charenton – 327 rue de Charenton – 75012 PARIS
Métro : Porte de Charenton (ligne 8, Balard-Créteil)
Stands dédicaces, restauration et buvette.
Contact : nationalite.nci@gmail.comSuivez-nous sur Facebook. Les journalistes souhaitant couvrir l’événement doivent obligatoirement demander une accréditation presse à nationalite.nci@gmail.com
[/box]

Plan d’accès

METRO : ligne 8 direction Balard/Creteil. Station « Porte de Charenton » sortie Espace Charenton (à 180 m.) / ou ligne 6 direction Nation/Charles de Gaulle-Étoile. Station « Dugommier » (à 10 mn à pied de l’Espace Charenton).
BUS : PC 2 et BUS 111. Arrêt « Porte de Charenton » (à 250 m de l’Espace Charenton) ou BUS 87 arrêt « Les Jardiniers » (à 50 m.)
VOITURE : Périphérique extérieur, sortie « Porte de Charenton » (à 2 mn)
ou Périphérique intérieur, sortie » Porte Dorée » (à 3 mn)
ou Autoroute A 4, sortie « Bercy » (à 3 mn)
PARKINGS : 57 Bd Poniatowski (à 250m)
ou Place Lachambaudie (à 600 m)
GARES : Gare de Lyon, Gare de Bercy et Gare d’Austerlitz à proximité. Depuis la Gare de Lyon, prendre le Bus 87 (10 mn trajet pour arrêt Les Jardiniers). Depuis Gare Montparnasse, prendre métro Direction “Nation”, descendre à station “Dugommier” (15 mn trajet puis 5 mn à pied)

N’oubliez pas de signer la pétition contre le droit de vote des étrangers en cliquant ici

« La Démocratie directe, une chance pour la France » de Yvan Blot

« La Démocratie directe, une chance pour la France » de Yvan Blot

« La démocratie, c’est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple.» Abraham Lincoln

En réalité, cet ouvrage traite de la démocratie semi-directe, où le pouvoir est partagé entre le peuple et ses représentants. En France, le régime est dit représentatif : le peuple délègue sa souveraineté au Parlement, au gouvernement et à l’autorité judiciaire. Cette théorie fut fondée au XVIIIe siècle par Montesquieu, dans L’Esprit des lois. Yvan Blot met en lumière les différences qui s’observent entre démocratie semi-directe et démocratie représentative et révèle moult informations inédites sur la démocratie semi-directe, un sujet quasi ignoré en France.

L’oligarchie

« La Démocratie directe, une chance pour la France » de Yvan Blot L’auteur s’emploie d’abord à démonter la démocratie représentative. A l’aune de l’Histoire, Yvan Blot constate que les représentants du peuple ont tendance à s’émanciper de l’intérêt général pour ne servir que le leur. C’est l’oligarchie ou la gouvernance par un petit groupe d’hommes.

Dans les faits, l’exécutif détient l’essentiel du pouvoir en liaison avec de puissants lobbies et cela au détriment du législatif et même de l’autorité judiciaire. Le gouvernement est donc l’auteur principal des lois et la séparation des pouvoirs n’existe plus guère.

De plus, le système des partis, si prégnant dans notre système et tant décrié par le général De Gaulle, est un déni de démocratie. En effet, au sein des partis, les commissions d’investiture ne choisissent pas leur candidat en fonction de leur utilité mais bien en fonction de leur obéissance au groupe parlementaire. Pour être réinvesti, il faut être soumis.

Un citoyen interchangeable

La démocratie semi-directe est alors toujours exclue, sauf en Suisse et, avec de grandes restrictions, aux Etats-Unis, en Italie et en Allemagne. En France, le citoyen est cantonné au rang de spectateur de la vie politique. Il est en fait « une matière première de premier choix », prête à servir. Pour maintenir cet état de fait, les oligarques cherchent à rendre le citoyen interchangeable en le privant de son cadre national. C’est ce qu’explique Heidegger, philosophe bien connu de l’auteur, avec « la destruction de la terre » : l’immigration a été encouragée pour détruire ce qui restait de racines.

Si le citoyen a encore du pouvoir quelque part, c’est bien en Suisse. Yvan Blot illustre son propos en comparant les institutions démocratiques helvétiques avec les nôtres.

Notons d’abord que les élections en Suisse se font selon le scrutin proportionnel, et non, comme en France, selon le scrutin majoritaire où des pans entiers de l’électorat ne sont pas représentés.

Les Suisses disposent de quatre fois plus de droits politiques que les Français.

L’exemple suisse

Le citoyen suisse peut d’abord élire les 200 membres du Conseil national (Chambre des députés), mais aussi et surtout, les 46 membres du Conseil des Etats (Sénat). En France, seuls les grands électeurs peuvent élire les membres du Sénat.

Ensuite, le droit de voter des « objets fédéraux » (en moyenne 4 fois par an), permet au citoyen de poser des questions de politique fédérale nationale. Ce vote intervient après le dépôt d’une initiative populaire ou d’une demande de référendum. En 40 ans, les Suisses ont été consultés 215 fois contre 6 fois en 44 ans en France.

Par ailleurs, les réformes constitutionnelles doivent faire obligatoirement l’objet d’un référendum, ce qui n’est pas le cas en France.

Les Suisses disposent, en outre, du droit d’initiative populaire. Pour aboutir, cette initiative doit recueillir 100 000 signatures en 18 mois. En France le droit d’initiative populaire n’existe que depuis la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 votée par le Parlement. Mais la procédure est bien trop exigeante. Le texte exige la signature de 3,5 millions de citoyens.

Enfin le peuple suisse dispose d’un droit de veto sur les lois, les arrêtés fédéraux et certains traités votés par le Parlement. Il suffit d’une pétition de 50 000 signatures en 100 jours.

Dans les pays qui appliquent la démocratie semi-directe, et Yvan Blot le démontre, les impôts sont plus bas, l’endettement est moindre, la confiance règne entre le peuple et ses institutions, les valeurs d’identité nationale sont mieux défendues.

Un tournant démocratique

En France, nos politiques considèrent que le citoyen n’est pas apte à comprendre l’enjeu des lois. Or l’intérêt des initiatives populaires et des référendums est d’introduire la connaissance « existentielle » des citoyens comme une information décentralisée, loin des oligarques.

Pour changer le cours des choses et renverser nos oligarchies, il est nécessaire d’observer un certain nombre de conditions objectives. Comme lors de la chute du régime soviétique, ces conditions sont l’effondrement de la démographie, de l’économie et des finances. La prise de conscience et la mobilisation des citoyens doit pouvoir anticiper le tournant démocratique.

Lors de son exil, Alexandre Soljenitsyne avait été déçu par la démocratie représentative occidentale. Mais le système suisse était l’exception. « Il rêvait que tout l’Occident se mette à l’école de la Suisse ».

Pierre Bergerault

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia. [/box]

Pour le magazine Okapi, Marine Le Pen « inquiète beaucoup de gens »

Pour le magazine Okapi, Marine Le Pen « inquiète beaucoup de gens »

28/02/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –
Le dernier numéro du magazine Okapi, destiné aux collégiens, consacre un dossier à la gauche et à la droite. « La gauche et la droite, c’est quoi ? Bientôt les élections présidentielles! Mais c’est quoi cette « droite » et cette « gauche » dont on parle tant ? Pour t’éclaircir les idées, Okapi a imaginé une basse-cour en pleine campagne »,  annonce le bimensuel « 100% ado » du groupe Bayard Presse qui édite aussi le journal La Croix.

Okapi a une étrange façon d’« éclaircir les idées » des jeunes. La page 16 (image ci-dessous, cliquer ici pour la voir en plus grand) du dossier présente les principaux candidats à l’élection. Pour chacun d’entre eux, une courte introduction. Le ton est neutre. Sauf pour Marine Le Pen. La candidate du Front national est présentée ainsi : « Candidate du FN (Front national), elle pourrait aussi arriver au second tour. Cela inquiète beaucoup de gens car le FN défend une France fermée, où les Français seraient à tout prix privilégiés par rapport aux étrangers ». Outre le texte engagé, la photo est tendancieuse elle aussi : Marine Le Pen fait la moue, tandis que les autres candidats sont souriants.

Pour le magazine Okapi, Marine Le Pen « inquiète beaucoup de gens »

Un dossier à charge où il n’est pas question de présenter Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, François Hollande ou encore, Nicolas Sarkozy, comme des candidats menant une politique qui pourraient inquiéter « beaucoup de gens », car ils  défendent « une France livrée à la mondialisation », où « les étrangers seraient à tout prix privilégiés par rapport aux Français ».

Pour Okapi, les collégiens doivent bien comprendre que la « méchante » de l’élection présidentielle s’appelle Marine Le Pen. Un bel exemple de propagande passant sous silence les millions « de gens » qui sont pour les idées populistes : arrêt de l’immigration massive, valorisation de l’identité française et européenne, encouragement à la relocalisation de l’économie, refus de l’islamisation de l’Europe, etc.

Le déclin de l’Occident n'est pas linéaire et irréversible, mais quel Occident ? - Par Jean Lucat

Le déclin de l’Occident n’est pas linéaire et irréversible, mais quel Occident ? – Par Jean Lucat

Dans Le Figaro du 09 février 2012, l’ancien ministre des Affaires étrangères d’Israël, Mr Shlomo Ben-Ami, revient sur la notion du « Déclin de l’Occident », qui est un sujet récurrent suite à la crise actuelle aux Etats-Unis et en Europe qui, d’après lui, est essentiellement due aux défaillances éthiques inhérentes au capitalisme américain et aux dysfonctionnements de l’Europe.

Il nous assure cependant que le déterminisme a, au cours de l’histoire, toujours été vaincu par les forces imprévisibles de la volonté humaine et dans notre cas par la capacité extraordinaire de l’Occident à se renouveler, même après des défaites cataclysmiques. Pour lui, notre déclin n’est pas un processus linéaire et irréversible.

L’ancien ambassadeur alerte, toutefois, sur la menace du populisme qui peut surgir des crises économiques. Il cite l’exemple de l’Italie et de la Grèce, pays où des gouvernements de technocrates ont remplacé des politiciens défaillants ainsi que la Hongrie où le premier ministre Victor Orban appelle à un rétablissement autoritaire de l’Etat.

Curieusement, il insiste sur le fait que ces exemples semblent évoquer un passé européen où les échecs de la démocratie se sont traduits par des formes de gouvernement plus « opportunistes ».

Pour l’auteur, les prétendants que sont la Chine ou l’Inde ne sont pas en position de donner des leçons aux autres.

Comme l’Europe a abandonné depuis longtemps toute prétention d’être une puissance militaire et que les Etats Unis vont se redéployer en Asie, le maintien d’une présence militaire en Europe leur semble inutile.

En fait, l’Occident auquel pense Mr Ben- Ami n’a pas grand-chose à voir avec celui auquel nous croyons. Quand il parle d’en relativiser le déclin, il met évidemment les Etats Unis en avant par rapport à la mentalité quasiment « post-historique » de l’Europe.

Il conclue que l’Occident est confronté à des défis difficiles, mais que les valeurs que sont la liberté et la dignité individuelle, au centre de la civilisation occidentale restent le rêve d’une grande majorité de l’humanité.

Il oublie cependant que les peuples existent aussi, peut-être plus que les individus, et que les valeurs de liberté et de dignité sont également les valeurs dont sont imprégnés les mouvements populistes, dont il semble craindre l’influence, suite aux échecs des démocraties capitalistes.

Jean Lucat

[box class=”info”] Source : Normandie Identitaire. [/box]

Photo en Une : Puerta de Alcalá, Plaza de la Independencia, Madrid. Crédit photo : Sanbec, licence CC.
Gudenus : le FPÖ est favorable à une politique d'asile humaine, pas à une philanthropie sans limites

Gudenus : le FPÖ est favorable à une politique d’asile humaine, pas à une philanthropie sans limites

L’on estime à plus de 100 000 les Tchétchènes qui auraient cédé à la tentation de chercher plus de sécurité et plus de confort en Europe, lors et à la suite des deux guerres de Tchétchénie (1994-1996 et 1999-2000). A l’heure actuelle, il y aurait officiellement encore plus de 25 000 réfugiés Tchétchènes – mais plus de 40 000 selon des estimations russes – dans la seule petite Autriche : un afflux massif qui ne va pas sans poser de problèmes.

C’est pour savoir précisément quelles étaient actuellement les conditions de vie sur place, qu’une délégation du FPÖ (Parti autrichien de la liberté) s’est rendue en Tchétchénie. Une démarche qui a été littéralement diabolisée par certains partis politiques, des organisations humanitaires et évidemment les médias, qui les ont accusés de faire des avances à un « dictateur ».

Gudenus : le FPÖ est favorable à une politique d’asile humaine, pas à une philanthropie sans limitesLe chef de file du FPÖ viennois Johann Gudenus (photo), ainsi que le porte-parole du parti pour la politique étrangère, Johannes Hübner, ont souligné qu’ils avaient été précédés l’année dernière par une délégation du Ministère de l’intérieur autrichien qui poursuivait exactement les mêmes buts : renvoyer les Tchétchènes chez eux s’ils ne risquaient plus de poursuites sur place. Après la visite du FPÖ à Grozny, il a également été question de créer en Autriche une structure qui soutiendrait le retour des Tchétchènes dans leur pays, ainsi qu’un centre culturel tchétchène censé en même temps sauvegarder leurs traditions et accélérer leur intégration en Autriche.

Unzensiert.at a interviewé Johann Gudenus à ce sujet :

[question]« Quand est-il prévu de créer ce « centre culturel » chez nous, qui le gérera et quelles en seront les missions ? »[/question]

Johann Gudenus. Lors de nos discussions, le président Kadyrow a suggéré la création en Autriche d’une instance visant à faire des propositions concrètes au 43 000 Tchétchènes actuellement immigrés en Autriche, en vue de leur retour. Il se déclare par exemple prêt à mettre des logements leur disposition. C’est à mon avis une idée très raisonnable, que le FPÖ soutiendra également sur le plan politique. Son but est évident : il s’agit de convaincre le plus possible de Tchétchènes de retourner dans leur pays. La situation là-bas s’est à l’évidence stabilisée. Nous avons pu le constater sur place, et cela a également été reconnu par une délégation du Ministère de l’intérieur l’an dernier. Mais les initiatives concrètes et le financement doivent provenir de la Tchétchénie, ou plutôt de la Russie.

[question]« Comment s’adresser aux Tchétchènes d’Autriche dont bien un tiers sont des clandestins, et les motiver à rentrer au pays? Doit-on attendre d’autres mesures en plus des encouragements d’ordre matériel évoqués par le président Kadyrow ? »[/question]

JG. Les incitations matérielles ne suffiront pas. Et ce tout particulièrement parce que notre gouvernement, et également la ville de Vienne, ont littéralement noyé ces soi-disant réfugiés sous l’argent des contribuables. Mais j’espère que la perspective de pouvoir participer à la reconstruction de leur patrie et à son développement pourra tenter au moins une partie des Tchétchènes d’Autriche.

Les associations de gauche font de bonnes affaires avec les réfugiés !

[question]« De quelle manière répondez vous aux attaques de vos adversaires politiques qui considèrent que le gouvernement actuellement au pouvoir en Tchétchénie est un « régime criminel », que la sécurité n’y est pas assurée, ce qui justifierait une prolongation du statut de réfugié  ? »[/question]

JG. Il est un fait que la sécurité en Tchétchénie s’est notoirement améliorée. Il n’y a pas que nous, les libéraux, qui l’avons constaté lors de notre visite, mais aussi le Ministère de l’intérieur autrichien ainsi que certaines associations de défense des droits de l’homme. Je ne prends pas au sérieux les critiques de gens qui envoient des condoléances à l’occasion du décès de criminels, qui dédient un monument à un assassin comme Che Guevara, participent à des congrès politiques en Corée du Nord et se vantent partout d’avoir des liens avec des politiciens chinois. Et ce d’autant moins que les partis de gauche font d’excellentes affaires en prenant sous leur aile protectrice de prétendus réfugiés. Chaque demandeur d’asile bidon de plus en Autriche améliore les comptes bancaires de la gauche.

Ce n’est pas une visite de courtoisie que nous avons faite en Tchétchénie. Nous avons recherché des renseignements de première main, y compris en rencontrant le président Kadyrow, pour nous informer de la situation sur place. Les questions posées ont été en partie très critiques. C’est là le devoir des responsables politiques dans les zones de crise actuelles ou passées. Celui qui s’y refuse est couard et fainéant. Nous autre libéraux, nous nous positionnons sans ambiguïté en faveur d’une politique d’asile humaine et ciblée, et non pour une philanthropie indifférenciée.

Les espions sont les premiers à expulser !

[question]« Il y aurait en Autriche quelques centaines d’agents tchétchènes. »[/question]

JG. Si le Ministère de l’intérieur affirme avoir identifié en Autriche quelque 300 agents tchétchènes tous en les laissant œuvrer à leur guise, c’est un véritable scandale. S’ils existent réellement, ils sont les premiers à devoir être expulsés. Mais cela nécessite évidemment une volonté politique adéquate qui visiblement fait défaut.

Nous le constatons également aux nombreux prêches haineux d’islamistes radicaux qui peuvent s’exprimer librement chez nous et appeler au djihad. En Allemagne, ils n’auraient depuis longtemps plus de visa d’entrée. La tolérance appliquée à mauvais escient est une marotte socialiste.

[box class=”info”] Source en allemand : Unzensiert.at. [/box]

Photo en Une : le Parlement autrichien, à Vienne. Crédit photo : Jean Fonseca via Wikipédia, licence CC.
« Sexe et dévoiement » : Guillaume Faye, un essayiste sans tabou

« Sexe et dévoiement » : Guillaume Faye, un essayiste sans tabou

27/02/2012 – 12h20
GUERLESQUIN (NOVOpress Breizh) – Dans le cadre des conférences organisées par l’association Ti-Breizh, samedi dernier Guillaume Faye est venu à Guerlesquin présenter « Sexe et dévoiement », l’ouvrage qu’il vient de publier aux éditions du Lore. Près de soixante personnes avaient fait le déplacement pour une rencontre avec l’auteur riche d’enseignements.

Recul du mariage et explosion du nombre de divorces, familles recomposées, influence prédominantes des lobbys gays et féministes, apparition de la théorie dite du « gender», apologie permanente du métissage, explosion de la pornographie sur internet, introduction de nouvelles traditions extra-européennes et tabous d’ordre religieux : devant un public attentif, l’auteur a abordé sans tabou et dans une démarche scientifique de sociologue tous les aspects de la sexualité et des conséquences sociales de ces pratiques telles que celles-ci se présentent dans l’Europe d’aujourd’hui.

A partir de ce constat réaliste et lucide sur un sujet fondamental Guillaume Faye recense ce qu’il appelle des « pathologies » qui, si rien ne change, pourraient entraîner la disparition pure et simple de la société européenne.

Abordant les causes de ce phénomène sans précédent dans notre histoire, il s’interroge : est-ce de manière collective et inconsciente que les Européens acceptent et organisent leur propre suicide ? Face à la submersion migratoire qui s’accélère en Europe, les Européens ont-ils les moyens d’inverser le cours des choses aujourd’hui ? Une politique nataliste et eugéniste peut-elle être mise en place par des gouvernements européens ? Quel est l’avenir des mouvements féministes vis-à-vis de l’influence grandissante de l’Islam en Europe ? Autant de questions auxquelles Guillaume Faye a répondu très librement, apportant à son auditoire des réponses étayées, lucides et nuancées, qui sont développées dans son essai.

Guillaume Faye avait accordé, en janvier dernier, un entretien exclusif à Novopress.

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Guillaume Faye, « Sexe et dévoiement » éditions du Lore, 376 pages, 26 €

L’impact macro-économique de l’immigration – Par Yves-Marie Laulan

L’impact macro-économique de l’immigration – Par Yves-Marie Laulan

[box class=”info”] Cet exposé du président de l’Institut de Géopolitique des Populations a été fait lors du colloque organisé par cet Institut, le 16 février à Paris, sur le sujet “Peut-on raisonnablement calculer le coût de l’immigration” ?

Dans cette analyse très détaillée, en ce qui concerne l’impact macro-économique Laulan arrive à un coût de l’immigration déjà installée en France, de 73,3 milliards d’euros par an, à supporter par la France et les français, amenant à un appauvrissement.

Concernant ce colloque nous avons déjà publié :
– l’exposé de Jean-Yves Le Gallou, “Le coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards d’euros
– et la Synthèse des travaux du Colloque. [/box]

Introduction

A côté des coûts budgétaires, que l’on pourrait qualifier de micro-économiques, bien caractérisés par des écritures comptables inscrites dans un budget – ce qu’ont fait avec talent nos intervenants précédents – on peut identifier des coûts macro-économiques, diffus, quasi invisibles car noyés dans la masse, qui se reflètent dans les agrégats macroéconomiques de la France ou dans la comptabilité nationale ; mais qui existent bien quand même.

Les immigrés constituent désormais un segment important de la population française, soit 12,6% de la population totale Or, quand une large partie de la population change sous l’effet d’une immigration rapide, intense et prolongée –c’est le cas de la France –, on peut imaginer aisément que cette nouvelle population d’immigrés, et de leurs descendants, va exercer une influence significative, d’une part, sur les divers agrégats macro-économiques : consommation, épargne, investissement, qui constituent le produit national, et, d’autre part, sur les grands équilibres économiques qui conditionnent son évolution : endettement, chômage, niveau des salaires, productivité ; sans compter le coût des biens sociaux majeurs que sont la santé, l’éducation et le logement.

 

I L’immigration et les grands agrégats économiques

1°/ Immigration et consommation

Que les immigrés contribuent à la production des biens et des services de la nation est indéniable. Toute la difficulté est de savoir combien.

  • A/ La contribution des immigrés à la production

La seule façon de mesurer la contribution des immigrés aux ressources est de prendre en compte le total cumulé de leurs salaires. En supposant, ce qui est admis, que le salaire moyen des immigrés est de 15% inférieur au salaire moyen en France, cela donne, en cumulé, pour 2,6 millions d’immigrés au travail, environ 37 milliards d’euros sur un total de PIB 1.933 milliards (à prix courants). Il faut y ajouter les impôts et charges sociales qui, selon la comptabilité nationale, représentent 50% des rémunérations, soit 18,5 milliards, ou encore 55,5 arrondis à 56 milliards au total.

  • B/ La consommation des ménages immigrés

La consommation, faute d’épargne significative des immigrés, pourrait être évaluée au montant cumulé des salaires, soit 37 milliards. La consommation des ménages dans les comptes nationaux atteint 1.084 milliards d’euros. La part des immigrés, 10% de la population, devrait donc atteindre 10% de ce total, soit 108 milliards. La différence entre ces deux chiffres, soit 71 milliards, laisse un peu perplexe. Comment cette consommation est-elle financée ?

Il faut supposer que ce soit, en partie, les prestations sociales reçues par les immigrés à divers titres, calculées selon certaines sources à 58,6 milliards, qui permettent de financer cette consommation. A ce chiffre s’ajouterait le montant de la fraude, de la délinquance et du travail au noir, estimé à 13,6 milliards (sans doute bien davantage). Ce qui, avec 72 milliards, permet de retomber à peu près sur nos pieds.

Il en ressort que les immigrés reçoivent à peu près deux fois plus qu’ils ne produisent et que la communauté immigrée vit largement de l’aide sociale et d’activités hors marché. Ce qui, à vrai dire, n’a rien de bien surprenant.

  • C/ La contribution des immigrés à la croissance

Dans ce contexte, il nous reste un dernier devoir à accomplir, à savoir à tordre le cou à ce « canard » persistant, véhiculé par une gauche à la conscience troublée, que « les immigrés sont indispensables à la croissance et qu’ils vont payer pour nos retraites ».

Regardons plutôt ce que disent des chercheurs sérieux, à l’étranger. Aux USA, les travaux de George Borjas, qui fait autorité en la matière, ont démontré de façon irréfutable que le gain annuel procuré par les immigrés était infime : moins de 0,1% du PIB par an. Même son de cloche en Angleterre où les études menées à la demande de la Chambre des Lords (en 2008, citée par Michèle Tribalat) parviennent à des résultats identiques : l’apport économique dû à l’immigration est quasi nul, 0,1% du PIB. Les enquêtes conduites aux Pays-Bas sont également sans équivoque : le PIB global augmente un peu, certes, mais le PIB par habitant, celui qui mesure le niveau de vie, diminue.

L’enseignement principal de ces travaux est que le gain obtenu par le travail des immigrés va aux immigrés eux-mêmes mais nullement à la population d’accueil qui est perdante dans l’affaire.

C’est ce que le simple bon sens aurait déjà donné : l’immigration a un effet d’appauvrissement sur l’ensemble de la population d’accueil, bien que les immigrés eux-mêmes recueillent largement les bénéfices de leur situation.

En France, bien entendu, c’est l’ « omertà » : on ne veut pas savoir.

2°/ Incidence de l’immigration sur l’investissement et le commerce extérieur

Pour l’investissement, la réponse est simple : les immigrés épargnent peu ou pas et ne peuvent contribuer en aucune façon à la formation de capital fixe.

Pour le commerce extérieur, c’est une autre affaire. Certes, on se doute bien que les immigrés ne peuvent apporter de contribution, même minime, aux exportations. Mais il y a un lien direct entre importations et consommation des ménages. Avec une consommation de 108 milliards, et un marché de 7 à 8 millions de consommateurs nouveaux, l’incidence des ménages immigrés sur les importations doit être sensible.

Nos importations, composées aux trois quarts de pétrole et de produits manufacturés ont atteint 537 milliards en 2010. L’application de la règle de proportionnalité donnerait donc un montant de 54 milliards imputables aux produits importés au bénéfice des immigrés.

Avec un déficit commercial de 71 milliards, on pourrait en déduire que la consommation de la communauté immigrée, sans contrepartie productive significative, suffirait à justifier une large part du déficit commercial de la France. On verra plus loin que l’on pourrait en dire autant du déficit budgétaire.

En ce qui concerne la balance des paiements maintenant, on observera des transferts annuels de l’ordre de 5 milliards, le cinquième du total des transferts courants. On observera avec chagrin que ces transferts ne servent pas à financer l’investissement et le développement comme on pourrait le souhaiter mais servent simplement de soutien alimentaire au bénéfice des familles restées au pays.

 

II L’immigration et les grands équilibres économiques

1°/ Immigration et chômage

En septembre 2011, la France comptait 4.176.000 chômeurs, 4.442.000 avec les DTOM, plus de 10% de la population active. Comment mesurer l’incidence de l’immigration sur ce total ?

Les difficultés d’insertion d’une population, peu ou pas qualifiée, sur un marché du travail déjà saturé sautent aux yeux. Avec un taux de chômage de 13,2%, sur les trois millions d’immigrés que compte la population active, 2,6 millions d’immigrés seulement auraient un emploi, 400 000 seraient au chômage.

En fait, pour ce qui concerne l’immigration légale, trois solutions se présentent :

  1. ou bien les immigrés ne trouvent pas d’emplois et sont donc au chômage ;
  2. ou ils trouvent des emplois, mais poussent les natifs vers le chômage ;
  3. ou ils trouvent bien des emplois, mais ce sont des emplois aidés, donc qui coûtent cher à l’Etat.

En conséquence, en termes de coûts :

  • – Le coût des immigrés au chômage serait de 3,4 milliards.
  • – Un emploi jeune sur quatre bénéficie d’une aide de l’Etat qui prend en charge environ 70% des coûts, soit, pour 450.000 contrats, un coût budgétaire de 4,2 milliards d’euros.
  • – Mais le plus important est ailleurs : le coût des natifs chassés par éviction vers le chômage peut être estimé à 22 milliards (à 700 euros par mois, soit 8.500 euros par an, pour 2,6 millions de nouveaux chômeurs natifs).

Le total de ces trois rubriques s’élève donc à 29,6 milliards d’euros.

En d’autres termes, en période de sous-emploi chronique et de quasi-stagnation économique – c’est le cas depuis 10 ans et plus –, l’immigration, quelle soit légale ou non, exerce directement ou indirectement un effet fortement négatif sur les chiffres du chômage et sur les charges budgétaires.

2°/ Immigration, salaires, productivité et désindustrialisation

C’est en quelque sorte le corollaire du cas de figure précédent. L’immigration a, de toute évidence, tendance à tirer vers le bas le niveau moyen des salaires. C’est ce que démontrent abondamment les enquêtes menées à l’étranger, notamment celle de la Chambre des Lords en Angleterre en 2008 (déjà citée par Michèle Tribalat). Aux Etats-Unis, George Borjas, qui fait référence en la matière, a démontré que les salaires des immigrés, notamment les moins qualifiés, exercent un effet négatif d’environ 7% sur le niveau des salaires. On préfère évidemment ne pas trop savoir.

En France on estime le niveau moyen des salaires des immigrés environ inférieur de 15% à celui des natifs, et cela d’autant plus que la grande majorité des immigrés travaillent dans le secteur des services à faible rémunération et à faible productivité : services domestiques (les nounous), restauration et hôtellerie, services de nettoyage, construction, etc.

Tout cela entraîne des conséquences très sévères sur l’économie française.

La première concerne l’investissement productif des entreprises dont on constatera avec inquiétude une lente dérive à la baisse depuis 10 ans. Cela se comprend. Devant une main-d’œuvre abondante et bon marché, l’entrepreneur aura naturellement avantage à substituer du travail au capital, à recruter du personnel à bas coût plutôt qu’investir. Et c’est bien ce que l’on constate. Les dépenses d’investissement en France prennent un sérieux retard, non seulement par rapport à l’étranger, mais aussi par rapport aux performances des années précédentes. De ce déclin tendanciel témoigne aussi la baisse des projets d’investissement industriels constatée ces dernières années.

On assiste donc à une baisse de l’investissement productif privé mais aussi à une tendance à la désindustrialisation de notre pays. L’industrie ne procure plus que 14% de la richesse nationale contre 22% pour la moyenne européenne et 30% pour l’Allemagne. Depuis les années 1980, l’emploi industriel a chuté de 2 millions, de 350.000 postes depuis 2 ans. L’immigration a certainement eu une incidence sur ce phénomène. En France, à ce rythme, on ne fabriquera plus d’avions ou de TGV mais on construira des logements sociaux.

Dernière conséquence, souvent ignorée, et non des moindres, l’effet sur la productivité du travail en France. Chacun sait de quoi il retourne. C’est, en gros, la production tirée d’une quantité donnée de facteurs de production, le travail au premier chef. La productivité reflète le progrès technique. Si la productivité horaire en France apparaît à peu près satisfaisante, sous l’effet du chômage bien sûr, la productivité par salarié, la seule qui a un sens, en vérité, accuse un net déclin, non seulement par rapport à l’étranger (USA, Europe) mais aussi par rapport aux tendances passées, par manque de qualification et de motivations. Sous l’effet d’une immigration de masse, la France est donc tout doucement en train d’emprunter le chemin qui mène au sous-développement économique.

3°/ Pour terminer, on peut estimer que le coût du surendettement des ménages immigrés s’élève à 2,5 milliards.

 

III Regards croisés sur trois coûts sociaux majeurs sous estimés

Que les immigrés soient de grands consommateurs de biens sociaux est une évidence que peu de monde se hasarde à nier. On ne peut manquer de se réjouir de cette générosité institutionnelle en progression constante, qui contribue sans doute à la paix sociale, pour un temps. Le malheur veut qu’elle ait un coût. Cette consommation à caractère social porte notamment sur ces trois secteurs majeurs que sont l’éducation, la santé et le logement.

1°/ L’éducation nationale

Chacun reconnaît la dégradation, grandissante, de notre système scolaire. Certes, des réformes, inutiles ou ineptes, sont passées par là, qu’il s’agisse de la méthode globale ou du collège unique, toujours dénoncées, jamais corrigées. Mais il y a un autre facteur majeur, rarement évoqué : l’immigration.

L’éducation nationale coûte de plus en plus cher, pour de moins en moins de résultats, et d’ailleurs moins d’élèves (sauf d’enfants d’immigrés). Le budget de l’éducation nationale croît d’année en année, près de 61 milliards en 2011, une augmentation de 2% par rapport à l’année précédente.

Mais comment ne pas établir aussi un lien de causalité manifeste entre le dépérissement du système scolaire et l’obligation faite à nos écoles d’accueillir des enfants d’immigrés toujours plus nombreux ? Leur place dans la population scolaire est passée de 14% à 16%, et maintenant près de 18%, en raison d’une fécondité deux à trois fois supérieure à la nôtre, celle des natifs. A cela s’ajoute une concentration très forte dans certaines zones, plus de 60 à 80% selon Michèle Tribalat, précisément celles qui sont le centre de violences permanentes dans les filières techniques, les lycées professionnels, ceux qui accueillent le plus d’immigrés.

« Deux tiers des échecs scolaires concernent les enfants d’immigrés », a déclaré Claude Guéant, à la grande indignation des bien-pensants. C’est peut-être exagéré. Mais ce qu’il y a de sûr c’est que le taux d’échecs scolaires des enfants d’immigrés est le double de celui des autres enfants et que les enfants immigrés sortent deux fois plus souvent que les autres du système scolaire sans aucune qualification.

En fait, l’afflux non maîtrisé d’enfants d’immigrés venant de familles déshéritées dont beaucoup maîtrisent mal la langue française provoque la saturation puis la décrépitude de l’ensemble d’un système scolaire largement plus inadapté à cette mission, quoi qu’on fasse.

Comment calculer le coût social phénoménal résultant d’une situation de ce genre, à savoir une éducation au rabais dispensée aux enfants, tous les enfants de France, qu’ils soient ou non issus de la population immigrée ? Tout à l’heure, on a estimé à 1 milliard environ les coûts spécifiques du système scolaire liés à l’immigration. Je crois que cette évaluation est notoirement sous-estimée. Pour ma part, je pense qu’il faut, une fois de plus, appliquer la règle de proportionnalité : si les enfants d’immigrés forment 18% de la population scolaire, les coûts supplémentaires dus à l’immigration (18% de 61 milliards d’euros) peuvent être évalués à 11 milliards d’euros.

2°/ Immigration et dépenses de santé

Les dépenses de santé liées à l’immigration méritent que l’on s’y attarde. Car ce sont des coûts très importants qui sont en jeu ici et pour lesquels, par chance, l’on dispose d’informations statistiques, donc relativement sûres.

Pour les immigrés clandestins, estimés à plus d’un demi-million, les statistiques de l’Aide médicale d’Etat affichent plus de 200.000 consultations par an pour un coût de 600 millions par an, soit plus de 30% du budget du ministère de la Santé.

Mais l’essentiel est ailleurs, avec la CMU, la Couverture médicale universelle, complétée par la CMUC, complémentaire instituée en 1999 par Martine Aubry (laquelle s’affirme décidément, avec les 35 heures, comme un des grands fossoyeurs de l’économie française). On sait que, sous conditions de ressources minimales, ces deux systèmes permettent un remboursement à 100% des soins de santé, notamment des soins hospitaliers, les plus coûteux.

Les études ont montré que le coût de soins ainsi gratuits était d’environ 13% supérieur au coût moyen de soins hors CMU et provoquaient une augmentation de 20% du volume des consultations. Ce qui n’est guère surprenant. La gratuité a toujours cet effet-là. Observons que cette surconsommation médicale des immigrés souvent en quête de placebos est d’ailleurs attestée par le témoignage de nombre de jeunes médecins installés en grande banlieue parisienne.

En 2007, la CMU concernait 1,5 million de personnes bénéficiaires et la CMUC, avec l’Outre-Mer, 4,5 millions, soit, au total, 6 millions de bénéficiaires. Il s’agit souvent d’une population jeune, féminine et urbaine. Il est logique de penser que sur les 7 à 8 millions d’immigrés dont les ressources sont modestes, une grande majorité sont inscrits à l’un ou l’autre de ces deux régimes.

Par ailleurs, le coût moyen annuel par tête, un secret d’Etat bien gardé, était estimé à environ 1.000 euros en 2006. Combien aujourd’hui ?

Dès lors, le coût total du bilan santé de l’immigration s’établit à près de 6 milliards d’euros par an. Il s’alourdit, avec des flux migratoires de 250.000 par an, d’environ 250 millions d’euros chaque année.

3°/ Le logement

  • a) La location

Les immigrés sont en majorité locataires à hauteur de 75% (90% chez les immigrés d’origine africaine). Ils occupent 70% des logements dits sociaux à loyer faible ou modéré.

Par ailleurs, 50% des loyers (charges comprises) sont couverts par les aides au logement. Le loyer médian s’élève à 430 euros, soit 5.160 euros par an.

Pour 1.370.000 ménages d’immigrés en location, le total représente donc 7 milliards d’euros. Enfin, on estime qu’un locataire sur 3 connaît des difficultés de paiement ou ne paie pas.

Dés lors, le coût, pour la collectivité, du logement des immigrés est de 50% du total des loyers, soit 3,5 milliards pour les aides et 1/3 pour les impayés soit 2,3 milliards, soit 5,8 milliards au total.

A cela s’ajoute naturellement le coût de la rénovation urbaine dans le cadre de la politique de la Ville, soit 21 milliards sur 5 ans ou encore 4 milliards par an.

Le coût du logement des immigrés frôle donc 10 milliards d’euros par an.

  • b) La construction de logements sociaux

Elle fait l’objet d’une demande pressante et permanente. Il n’y aura jamais assez de logements sociaux.

En 2010, l’Etat aura aidé au lancement de 131.000 chantiers, contre un rythme de croisière de 100.000 par an.

A un prix moyen de construction TTC de 1.820 euros au m2, en 2007 le prix unitaire moyen d’un logement de 80m2 ressort à 145.600 (arrondi à 150.000 euros). Ce qui donne un coût annuel de construction de logements sociaux d’environ 20 milliards par an couvert par les financements de l’Etat ou des collectivités territoriales.

4°/ Bilan des coûts

1. Il convient à ce stade d’additionner les coûts sociaux :

  • logement : 30 milliards
  • santé : 6 milliards
  • éducation :11 milliards

soit au total 47 milliards.

2. Mais il faut y ajouter les coûts du maintien de l’ordre : 5,7 milliards, et celui des fraudes et de la délinquance : 13,6 milliards, du surendettement : 2,5 milliards et du chômage : 29,6 milliards, soit 51,4 milliards.

3. A ces coûts il convient d’ajouter les prestations sociales reçues par les immigrés (retraites, famille, vieillesse, allocations diverses), soit 30,3 milliards.

4. Nous arrivons ainsi à un chiffre de 128,7 milliards, dont il faut néanmoins défalquer la contribution des immigrés à la production de richesses, évaluée à 55,5 milliards, ce qui laisse un solde net de 73,3 milliards.

Au total, les coûts nets directs ou indirects de l’immigration s’élèveraient ainsi à 73,3 milliards d’euros.

5°/ Immigration et endettement de l’Etat

En conclusion, la conséquence de tout ce qui précède est : l’endettement de la France, qui a fait couler tant d’encre et qui a manqué de pousser notre pays à la banqueroute.

Qu’il y ait une corrélation étroite entre immigration et endettement public ne fait guère de doute.

C’est ce que nous apprend le rapprochement des séries statistiques du déficit et de l’endettement. Car, quel que soit le chiffre final du coût de l’immigration qui ressortira de nos travaux en fin de journée, cette immigration est, qu’on le veuille ou non, financée en totalité ou en partie par le déficit budgétaire, 85 milliards d’euros, lequel alimente l’endettement de la France, 1.646 milliards d’euros (85% du PIB), dont on a tant parlé et si tardivement. Non seulement il nous a coûté notre cher triple A, mais il sera payé par nos enfants et nos petits-enfants. Financer par l’emprunt une immigration largement composée d’inactifs et d’assistés sociaux, et cela en pleine crise économique et financière, il n’y a qu’en France que l’on voit cela.

 

Conclusions

La France connaît depuis plusieurs années un appauvrissement tendanciel. Le revenu par habitant plafonne depuis dix ans et recule depuis six ans. C’est le prix de la crise, d’un mauvais management de l’économie mais aussi d’une immigration excessive. L’immigration n’enrichit pas, elle appauvrit.

Si les réformes de restrictions budgétaires retenues par le gouvernement sont mises en pratique, ce qui reste à voir, l’immigration, au lieu d’être payée par l’emprunt, sera payée par nos impôts. Ce qui est déjà un mieux. Mais il serait mieux encore de la ramener à un niveau proportionné aux capacités d’intégration ou d’assimilation de la France.

Mais ceci est une autre histoire…

Yves-Marie Laulan

[box class=”info”] Source : Institut de Géopolitique des Populations. [/box]

Italie : L’extrême gauche attaque un siège de CasaPound, 5 blessés

Italie : L’extrême gauche attaque un siège de CasaPound, 5 blessés

26/02/12 – 19h00
FOGGIA (NOVOpress) –
Tandis que les hommes de la Goldman Sachs déchaînent contre CasaPound tout l’appareil répressif de l’État italien, les groupes d’extrême gauche, encouragés par l’impunité, multiplient les actions violentes contre le mouvement et ses militants.

Jeudi, sept militants de CasaPound qui collaient des affiches dans le quartier romain d’Ostie, ont été agressés par un groupe d’une cinquantaine de personnes armées, appartenant aux « centres sociaux » (les squats d’extrême gauche). La police a fini par intervenir et a arrêté six militants de CasaPound (le septième a dû être immédiatement hospitalisé) et dix-huit extrémistes de gauche – beaucoup avaient eu le temps de prendre la fuite. Tous ont été relâchés le lendemain et mis en examen pour bagarre. Le bilan définitif est donc de sept inculpés (dont quatre blessés) pour CasaPound, dix-huit inculpés à l’extrême gauche. Ces chiffres, comme le souligne CasaPound Italia dans un communiqué, suffisent à montrer la disproportion entre les deux groupes et à réfuter l’extrême gauche, qui a eu l’impudence de se dire victime d’une agression préméditée.

Ugo Cassone, conseiller municipal de Rome (centre droit), a dénoncé  « cet énième épisode de violence politique à Rome, perpétré par un groupe de militants d’extrême gauche, qui utilisent systématiquement la prévarication pour empêcher d’autres jeunes de s’exprimer librement. Face à des événements de ce genre, il devient urgent de réfléchir au comportement de certaines franges de la gauche et à la nécessité de fermer et d’évacuer tous ces centres sociaux, qui commettent régulièrement des actions violentes, contrôlant de manière quasi militaire des quartiers entiers de notre ville ».

Comme pour afficher son sentiment d’impunité, l’extrême gauche a récidivé presque immédiatement à Foggia dans les Pouilles, où CasaPound inaugurait son nouveau siège, « La Carapace » (image en Une). Une cinquantaine d’extrémistes, casqués et armés de bâtons, ont commencé par faire exploser des pétards puis ont tenté de prendre d’assaut le local, où se trouvait une vingtaine de personnes. Les militants de CasaPound ont courageusement défendu leur siège, qui n’a subi aucun dommage. Mais le prix à payer a été lourd: cinq militants ont été blessés et ont dû être transportés aux urgences ; l’un est dans un état assez grave. Une jeune fille enceinte a fait un malaise et est actuellement en observation.

CasaPound souligne le comportement indigne des « forces de l’ordre ». Quoique « La Carapace » ait été couverte de graffitis menaçants la nuit précédente, un seul véhicule de police, avec des agents en civil, avait été envoyé pour surveiller l’inauguration. Un des agents a du reste perdu ses nerfs et a brandi son arme de service en menaçant de tirer, on ne sait trop sur qui. À l’issue de la lutte, la police, sans doute par affectation d’impartialité, a arrêté deux des agresseurs d’extrême gauche mais aussi le responsable local de CasaPound, Rocco Finamore, qui a été emmené au commissariat alors même qu’il avait subi plusieurs blessures au visage et avait besoin de recevoir immédiatement des soins. Enfin, un agent a confisqué à un militant de CasaPound un caméscope avec lequel il avait filmé l’agression, « détruisant irrémédiablement des images précieuses qui auraient pu établir de manière indiscutable comment les choses s’étaient passées ».

Aux dernières nouvelles, tout le monde a été remis en liberté. Cinq militants d’extrême gauche ont juste été assignés à résidence : une indulgence qui ne manque pas d’étonner, si on la compare par exemple au traitement subi par Alberto Palladino (« Zippo »), responsable de CasaPound Italia dans le IVème arrondissement de Rome, jeté en prison sous les flashs des photographes de presse, pour des accusations qui, à supposer même qu’elles soient fondées, sont infiniment moins graves.

Au secours ! Sarkozy prétend « réinventer » la France !

Au secours ! Sarkozy prétend « réinventer » la France !

Article publié avec l’aimable autorisation de la fondation Polémia.

[box class=”info”] De Gaulle se faisait « une certaine idée de la France » ; Sarkozy prétend la « réinventer ». Au-delà de l’exubérance des propos de campagne, Michel Geoffroy propose un décryptage de la signification du mot « changement ». Un mot au cœur des campagnes électorales depuis quarante ans. Un mot qui traduit en fait une volonté de déconstruire la France, « ce cher et vieux pays » (De Gaulle).
Polémia [/box]

Lors de la réunion qu’il a tenue le 6 février 2012 à Annecy, M. Nicolas Sarkozy, qui se présente comme le « candidat du changement » (sic) a notamment déclaré « Tout, absolument tout est à réinventer… Nous ne pouvons pas construire un nouveau monde, une nouvelle Europe avec les idées d’hier, nous ne pouvons pas construire une nouvelle France avec les idées du passé ». Ces propos méritent qu’on s’y arrête. Car ils caractérisent l’oligarchie.

Le « changement » permanent, rejeton de l’idéologie des Lumières

Au secours ! Sarkozy prétend « réinventer » la France !Le thème du « changement » est en effet au cœur du Système : il plonge ses racines dans l’idéologie des Lumières.

Il a donc longtemps été l’apanage de la gauche, du « parti du mouvement » précisément, face à une droite conservatrice de l’ordre social.

L’idéologie des Lumières pose en effet en principe qu’il est non seulement possible mais aussi souhaitable de reconstruire la société à partir de la seule raison, en se libérant notamment des croyances et coutumes « obscurantistes ». C’est ce qu’on appelle aussi le « constructivisme », qui repose sur l’illusion que la raison humaine serait suffisamment forte pour concevoir et faire fonctionner durablement une société idéale à partir de rien. Les partisans des Lumières croient en outre que le coût humain d’un tel changement entrepris au nom du progrès est toujours négligeable.

Mais pour construire le paradis sur terre, il faut d’abord déconstruire l’ancien monde pour « libérer » l’homme. C’est ce mouvement de déconstruction que la gauche nommait « progrès ». Car pour les hommes des Lumières, le passé n’est que ténèbres.

La démocratie entendue comme la dictature des factions « éclairées »

L’instrument politique de cette déconstruction a été l’Etat et la démocratie politique entendue comme la dictature des factions « éclairées » sur les assemblées élues, phénomène que l’on nomme aussi Révolution. L’égalitarisme a constitué la justification idéologique principale de cette déconstruction.

Avant les Lumières, les gouvernants concevaient les peuples et les nations comme une propriété qu’il fallait défendre et faire fructifier en bon père de famille, dans le respect des droits de ceux qui composaient la société (les « états »).

Avec les Lumières, l’Etat ne protège plus la société : il doit au contraire la transformer, de gré ou de force.

Car la volonté du peuple n’est licite que si elle se conforme à la définition que ces « éclairés » donnent au mot « progrès » : sinon elle devient factieuse, contre-révolutionnaire, rebelle ou populiste. Ce peuple-là n’a plus droit à la parole : il mérite les Colonnes infernales (contre la Vendée rebelle ou les Etats confédérés du Sud, également rebelles), le goulag, la police ou la censure.

Le bougisme comme stade suprême du politique

En un siècle, sous l’influence idéologique de la gauche, le changement est ainsi devenu le maître mot du politique. Tout politique doit changer quelque chose pour exister. Car changer revient à progresser : tel est le credo des Lumières. Par construction, on doit préférer le changement, quel qu’il soit, au statu quo.

En 1981 encore, le parti socialiste ne craignait pas de prendre pour slogan : « Changer la vie ». Rien que cela ! Nous sommes entrés dans l’ère du « bougisme », du changement pour le changement.

Pourtant, à la fin du XXe siècle, le thème du changement n’est plus le monopole de la gauche : il a été repris en effet par l’oligarchie occidentale à son profit.

L’oligarchie mondialiste fille spirituelle de la gauche

L’oligarchie a repris les mots de la gauche, mais en les plaçant cette fois au service des puissances d’argent.

On dit que le diable est le singe de dieu : la gauche socialiste et communiste prétendait changer la vie pour sortir du capitalisme. L’oligarchie occidentale change au contraire notre vie, mais c’est… pour mieux la placer au service des intérêts financiers, comme les Grecs en font en ce moment l’expérience paroxystique.

L’oligarchie, avec M. Sarkozy, nous promet des lendemains qui chantent, comme hier l’avant-garde des communistes. M. Sarkozy nous promet ainsi un « nouveau monde » et une « nouvelle France ». Un écho, non pas à la « belle province » canadienne mais à « la France réinventée » que préconise de son côté le MEDEF dans son document Besoin d’Aire. C’est sans doute un heureux hasard.

On saluera l’outrecuidance de ces messieurs et dames qui prétendent tirer un trait sur notre histoire millénaire, pour reconstruire notre pays. Toujours l’utopie de la page blanche !

« Tout, absolument tout est à réinventer », nous dit le bon docteur Sarkozy. Tout serait donc à jeter aux poubelles de l’histoire, à commencer, on le sait, par La Princesse de Clèves ? Par exemple l’idéologie des droits de l’homme qui est effectivement une « idée du passé » ? Ou bien le préambule de la Constitution de 1946 qui appartient aussi « au passé » ?

Mais d’où leur vient de science certaine qu’il faut nous changer, nous les Français de souche ? Le général De Gaulle se faisait une certaine idée de la France, ce « cher et vieux pays ». M. Sarkozy, lui, prétend la réinventer. Au secours !

Car c’est une supercherie que de prétendre fonder une nation en faisant table rase de son histoire et de son passé. M. Sarkozy prétendrait-il réussir là où le communisme en 70 ans de dictature a échoué ?

Déconstruire pour les marchés

Le principal argument de l’oligarchie en faveur du « changement » consistait à soutenir que la France devait s’adapter à la mondialisation des échanges et à la concurrence plus vaste que cela impliquait. De ce changement, en particulier de modèle social, naîtrait une meilleure compétitivité et la prospérité pour tous.

Pendant 20 ans on a donc soumis notre pays et nos voisins européens à la potion libre-échangiste et à la déconstruction des protections qui l’accompagne nécessairement. Aujourd’hui les résultats sont là : chômage structurel, désindustrialisation, immigration, déficits publics, démoralisation du peuple français, et… augmentation de la profitabilité des grandes entreprises transnationales. La France a effectivement « changé » mais pas en mieux pour tout le monde !

Les oligarques ont alors changé… de discours. Comme le déclarait M. Guéant, il faut « changer la France pour qu’elle reste elle-même » (Le Monde du 2 mars 2011). On admirera la dialectique digne du Sapeur Camember qui se jetait à l’eau pour éviter la pluie ! C’est le changement de son modèle social qui permettra de le préserver !

Sortons les apôtres du changement !

Mais pourquoi une nouvelle France ? La France actuelle ne conviendrait-elle pas ? Ce n’est pourtant pas le point de vue des immigrés qui sont chaque jour plus nombreux à s’installer chez nous et qui trouvent manifestement très bien notre pays.

En outre, ce sont les oligarques qui exercent le pouvoir sans partage depuis la fin du XXe siècle, ceux qui ont façonné la France et l’Europe dans laquelle nous vivons, qui nous expliquent maintenant qu’il faudrait tout recommencer. Ce besoin de « reconstruction » sonne comme un aveu d’échec.

Il faut donc décoder leur discours : ce n’est pas pour les Français qu’il faut réinventer la France, mais bien pour la finance. Nuance.

Tous ces messieurs trouvent qu’ils n’en ont pas fait assez dans la déconstruction. Pour les Talibans du changement il faut toujours accélérer les réformes !

« Reconstruire la France » c’est lui demander de s’oublier

« Reconstruire la France », cela veut dire en réalité présenter des finances publiques et sociales en équilibre pour rassurer les investisseurs internationaux. Cela veut dire payer les dettes publiques mais sans inflation, pour rembourser les gentilles banques qui prêtent aux Etats. Cela veut dire aussi déconstruire toutes les protections sociales qui constituent une entrave à la mobilité de l’emploi. C’est aussi, bien sûr, maintenir les frontières ouvertes, car nos grandes entreprises ont besoin du commerce international pour faire des bénéfices ; elles ont aussi besoin d’immigration et de « diversité » pour peser sur les salaires des autochtones. Cela veut dire un enseignement professionnel de qualité et une recherche financée sur fonds publics, pour soulager les budgets de nos chères entreprises. Cela veut dire, enfin, être un atlantiste bien gentil et non un adepte de la bête indépendance nationale.

Bref, « reconstruire la France » c’est lui demander de s’oublier. C’est lui demander de préférer tout le monde aux Français de souche. C’est la faire devenir anglaise et protestante, voire musulmane, ce qui ne sera pas un problème si elle parle anglais et si elle se place au service de nos alliés qui nous aiment tant… Comme l’écrivait M. Sarkozy en 2006 (Témoignage, Editions XO 2006, pp. 277 et 280) : « Je pense que les Français attendent une France d’après… C’est une France où l’expression “Français de souche” a disparu. » Nous voilà avertis sur la nature de la reconstruction que nous promet M. Sarkozy !

Mais, au fait, plutôt que de changer la France, pourquoi ne pas changer de gouvernants ? Ne serait-ce pas finalement plus simple et beaucoup moins coûteux ?

Michel Geoffroy

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Image : Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (1647-1707), l’un des textes fondateurs qui inaugure le mouvement des “Lumières” en France.