[Tribune Libre] Droit au casse PIP – Par Diane Fischer

[Tribune Libre] Droit au casse PIP - Par Diane Fischer

PIP : Poly  implant prothese.

Ma maman m’a toujours dit : «  mieux une jolie petite paires d’abricots bien à toi qu’une grosse paire de melons en plastock ». A croire qu’elle avait encore raison…

Par où commencer ? Passer sur le billard pour une paire de gros nibards c’est tout simplement nul. Non passer sur le billard et dépenser 4000 euros pour une paire de gros nibards ça rime à quoi ? Non, pardon, passer sur le billard , dépenser 4000 euros  et se retrouver avec une paire de prothèses contenant un additif pour carburants ( le Baysilone), ainsi que du Silopren et du Rhodorsil, utilisés dans l’industrie du caoutchouc  fallait-il s’y attendre ? Oui, en partie. En réalité, les produits provenaient d’entreprises de composants industriels et chimiques qui n’avaient jamais été testés cliniquement pour leur éventuelle nocivité sur l’organisme. Cela dit,  les femmes ayant eu recours à la pose de ces prothèses n’étaient pas censées le savoir, c’est un fait.

Donc deux coups de gueule : le premier contre tous ces produits soi-disant inoffensifs ou réputés bon pour la santé qui ne sont en réalité que du poison. Ces produits bien souvent peu ou pas contrôlés envahissent de plus en plus nos hôpitaux, des médecins de mèche avec de grands laboratoires pharmaceutiques  jouent avec  la santé de leurs patients. De plus, il est à noter que  les ratés de la chirurgie esthétique se multiplient  en même temps que sa pratique se banalise. Des femmes mal informées  se retrouvent bien souvent face à des médecins peu scrupuleux, les résultats en sont désastreux.

Le deuxième coup de gueule contre tous ces artifices. C’est moche, bien souvent on ne voit que ça et surtout ça n’est pas nous. Et comme ce qui va sans dire va encore mieux en le disant : n’oublions pas mesdames, que les canons de beauté du 21ième siècle sont dictés respectivement par des homosexuels  en quête perpétuelle d’androgynie,  ou par des fans de porno avec des actrices hongroises de 19 ans. N’oubliez pas non plus que même de sublimes actrices sont aidées par le dieu Photoshop. Simplement restons belles, rebelles… et naturelles.

Diane Fischer

[box class=”info”] Source : le webzine féminin Belle et Rebelle. [/box]

La revue “Eléments” et Homère – Sur Méridien Zéro ce soir 22 janvier

La revue Eléments et Homère - Sur Méridien Zéro ce soir 12 janvier

Ce dimanche 22 janvier 2012 (23 h à 0h 30) la webradio Méridien Zéro recevra la rédaction de la revue “Elements” à l’occasion de la sortie de son dernier numéro. Sera également présent, Olivier Meyer qui nous parlera de son dernier ouvrage intitulé “Homère, guides et citations”.

[box class=”warning”]Méridien Zéro diffusera en direct de 23h à 0h30 via les sites Méridien Zéro, Radio Bandiera Nera et Europa Radio.[/box]

La revue Eléments et Homère - Sur Méridien Zéro ce soir 12 janvier

Kiosque Courtois du samedi 21/1/2012 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi - Logo – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des “Bulletins de Réinformation” de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre “Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo” de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte.[/box]

FRANCE

La France a perdu son triple A

Kiosque Courtois du samedi 21/1/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Le triple A, c’était le précieux talisman comme le disait Alain Minc, le conseiller de l’ombre de Nicolas Sarkozy. En fait, tous les indicateurs de l’économie et des finances françaises étant au rouge, notre pays ne méritait plus cette note. Depuis quelques semaines, l’exécutif anticipait d’ailleurs l’événement, à coups de déclarations lénifiantes. Marine Le Pen voit dans la décision de l’agence américaine Standard & Poor’s une validation de son projet de retour au franc. « On est entré dans la première étape de la spirale de l’éclatement de la zone euro » a ainsi diagnostiqué la présidente du Front national. Au‑delà des taux plus élevés dont la France devra s’acquitter sur les marchés, ce sont les collectivités territoriales, les établissements publics et les entreprises dont l’Etat est actionnaire qui vont eux aussi voir leur note abaissée. Mardi, la même agence Standard & Poor’s a déjà dégradé la note de la SNCF ainsi que celle d’EDF et sa filière RTE, plaçant par ailleurs Aéroports de Paris sous surveillance négative. La Caisse des Dépôts, l’Unedic, la ville de Paris mais aussi La Poste, France Telecom pourraient bientôt être affectés à leur tour. Une hausse des taux devrait entraîner pour les ménages une augmentation du coût du crédit immobilier et du crédit à la consommation.

La droite populaire tente de copier Marine Le Pen

Kiosque Courtois du samedi 21/1/2012 – L’actualité de la semaine en écrit La Droite populaire, poisson‑pilote de l’UMP pour décourager son aile droitière de voter pour le Front national, poursuit sa stratégie en singeant de plus en plus effrontément le parti de Marine Le Pen. Ainsi, le député UMP Brigitte Barèges (photo) n’a pas hésité à utiliser l’expression « préférence nationale » pour l’accès à l’emploi. La « préférence nationale » est une des mesures phares du programme du Front national depuis de nombreuses années. Dans son projet électoral présenté le 19 novembre, le Front national propose d’appliquer cette « priorité nationale » pour l’emploi notamment. Ainsi, je cite : « les entreprises se verront incitées à prioriser l’emploi, à compétences égales, des personnes ayant la nationalité française. Les administrations respecteront également ce principe », peut‑on notamment lire dans le document présentant les projets du parti lepéniste. Rien de tel, bien sûr, dans le programme de l’UMP dont font partie Mme Barèges et ses amis de la Droite populaire.

Qualifiées naguère encore de « xénophobes » par la pensée unique, les théories protectionnistes ont le vent en poupe

La dictature libre-échangiste qui sévit depuis le début des années 80 vit‑elle ses derniers instants ? Dans leur livre « Inévitable protectionnisme », Franck Dedieu, Benjamin Masse‑Stamberger et Adrien de Tricornot dénoncent les dérives d’un système économique à la renverse. Dans les années 80, les tenants du libre échange nous promettaient une « mondialisation heureuse », avec une élévation planétaire du niveau de vie et une réduction des écarts salariaux.

C’était sans compter sur le nomadisme des grands groupes industriels qui trouvent toujours un pays aux coûts de main‑d’œuvre moins élevés. Ainsi, les travailleurs chinois vivent dorénavant sous la menace d’une délocalisation vers un voisin plus pauvre, comme le Vietnam par exemple.

Le corps électoral français semble séduit par les thèses protectionnistes. Selon un sondage Ifop de juin 2011, une large majorité de sympathisants socialistes, Ump, Vert et Front national sont favorables aux barrières douanières aux frontières de l’Europe. Jusqu’à l’avènement de la crise mondiale, la quasi‑totalité du personnel politique professait un avis négatif sur le protectionnisme. Alors même que Maurice Allais, seul prix Nobel français d’économie, en défendait le bien-fondé : « La libération des échanges n’est possible, n’est avantageuse, n’est souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux économiquement et politiquement associés, groupant des pays de développement économique comparable » déclarait il en 1999 dans « La mondialisation ».

Sommet pour l’emploi : un simple coup de com’ du candidat Sarkozy

Kiosque Courtois du samedi 21/1/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Le président de la République a présidé mercredi un énième « sommet sur l’emploi », rebaptisé pour la circonstance « sommet sur la crise ». Après une loi en faveur du travail et du pouvoir d’achat en 2007, un plan de relance de l’économie en 2008‑2009, un plan de réduction des déficits publics en 2011, il fallait bien une nouvelle initiative pour ne pas rester sur la dégradation du triple A de la France par Standard & Poor’s… Le président a annoncé la mise en œuvre à court terme de nouvelles mesures, dont beaucoup sont consensuelles : les emplois sans charges sociales pour les jeunes dans les très petites entreprises, le renforcement des effectifs de Pôle emploi, la facilitation du recours au dispositif de chômage partiel, l’intensification de la formation des chômeurs, TVA sociale, etc. Economisés sur d’autres postes de dépenses, ce sont environ 430 millions d’euros qui seront ainsi consacrés à l’emploi. Soit le même montant qu’en 2009, alors que la situation économique a nettement empiré, la compétitivité des entreprises françaises se dégradant aussi vite que le taux d’emploi. Difficile de comprendre pourquoi ces mesures, supposées salvatrices, n’ont pas été mises en place plus tôt ! Après cinq ans de présidence Sarkozy, les électeurs de droite ont des raisons d’être déçus par les résultats de l’incessant activisme présidentiel.

Le ministère de la Culture censure un historien

Kiosque Courtois du samedi 21/1/2012 – L’actualité de la semaine en écrit En novembre 2010, Guy Pervillé (photo), professeur d’histoire à l’université de Toulouse, est chargé par le ministère de la Culture de rédiger un article objectif sur la fin de la guerre d’Algérie. Intitulé « Commémorations nationales 2012 », le texte a été amputé de longs passages jugés historiquement incorrects. L’universitaire accuse aujourd’hui le ministère de l’avoir censuré pour la première fois en quarante ans de carrière. Les passages censurés évoquent notamment des violences perpétrées par le FLN contre la population française, après les accords d’Evian, accords qualifiés d’« utopie » par l’auteur.

MONDE

Triple A : Grande Bretagne sur le fil du rasoir, mais aussi l’Allemagne

Kiosque Courtois du samedi 21/1/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Le Royaume-Uni, dont la dette et le déficit budgétaire structurel sont plus élevés qu’en France, redoute d’être le prochain sur la liste des déclassés de Standard & Poor’s. Si, pour leur part, les Allemands se réjouissent d’avoir conservé le triple A de la principale agence de notation, ils se gardent de tout triomphalisme. La France est en effet le premier client de l’Allemagne et la baisse de la réputation de votre principal client n’est jamais une bonne nouvelle. D’autre part, l’agence Egan-Jones, également américaine, vient de dégrader la note de nos voisins d’outre-Rhin, arguant entre autre de l’énormité de l’investissement financier de l’Allemagne dans le Fond Européen de Stabilité Financière, une Allemagne qui apporte à elle seule plus de 27 pour cents des 440 milliards d’euros de ce fonds, un effort financier gigantesque qui représente pour la première économie européenne la bagatelle de quatre points et demi de PIB. Sans le dire, tous les pays de la zone euro craignent que ce Fond Européen de Stabilité Financière soit aussi dégradé, alors qu’il est à peine mis en place. De son côté, l’agence Fitch s’apprête à dégrader six pays de la zone Euro d’ici la fin du mois de janvier, mais l’Allemagne n’est pas dans la liste de Fitch.

Vers un hiver islamo-bolchevique en Tunisie ?

Kiosque Courtois du samedi 21/1/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Samedi dernier, des milliers de Tunisiens se sont rassemblés dans le centre ville de la capitale pour commémorer le premier anniversaire de la chute de Ben Ali. Ce rassemblement populaire s’est vite transformé en conflit ouvert entre le parti islamiste Ennahda (photo) au pouvoir et les salafistes d’un côté, le parti communiste ouvrier tunisien et les laïcs de l’autre. Devant les marches du théâtre national salafistes et islamistes ont scandé « Mort à Israël ». Dans le camp adverse, on pouvait admirer des drapeaux rouges frappés de la faucille et du marteau, ainsi que des portraits de Che Guevara et de Nasser. Ambiance…

Les salafistes, deuxième force politique égyptienne

Kiosque Courtois du samedi 21/1/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Alors que les Frères musulmans constituent la première force du pays, les salafistes représentent désormais un quart du nouveau parlement égyptien. Le parti Al‑Nour, fondé quatre mois après la révolution par une organisation salafiste d’Alexandrie a fait un tabac aux dernières élections. Al‑Nour prône le retour aux valeurs de l’islam. Si le parti défend en façade un état moderne, ni laïque, ni théocratique, l’application progressive de la charia est le pivot de son programme. Pour le moment, la question de l’application des peines islamiques est bien entendu soigneusement éludée.

Kiosque Courtois du samedi 21/1/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Chronique de l’islamisation de l’Europe : 43 % des écoliers bruxellois sont musulmans

C’est ce qu’indique une étude du CRISP, un Centre de recherche sociopolitique belge, sur l’enseignement des différentes religions dans les écoles belges.

Dans l’enseignement officiel, la religion islamique est désormais nettement majoritaire à Bruxelles, tant en primaire qu’en secondaire, avec plus de 40 % des élèves, loin devant la religion catholique, avec moins de 20 %.

 

 

 

Refroidissement des relations entre Israël et les Etats‑Unis

Kiosque Courtois du samedi 21/1/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Alors que Jérusalem ne fait pas mystère de sa volonté d’en découdre au plus vite avec l’Iran, Washington ne semble plus favorable à une intervention militaire contre la république des mollahs. Cette divergence de taille entre les deux alliés sur cette question hypersensible pour Israël vient de se manifester par le report sine die d’un exercice conjoint prévu dans le cadre de la coopération militaire entre les deux puissances. Cette quasi-annulation arrive après la charge du vice‑Premier ministre israélien, Moshe Yaalon (photo), qui s’est déclaré « déçu » par l’attitude de Barack Obama envers l’Iran, qu’il a jugée trop timorée. Début novembre 2011, le même Yaalon avait déclaré : « Il faut espérer que le sale boulot soit fait par d’autres, mais [il faut aussi] se comporter comme si nous ne pouvions compter que sur nous‑mêmes ». Fin de citation. Ne soyons pas dupes : les Américains restent quoi qu’il en soit les alliés indéfectibles de l’Etat hébreu, l’appareil d’Etat américain étant trop investi par les intérêts sionistes. Et inversement, les Israéliens ne peuvent se passer des finances et de l’appui international américains. Mais les Israéliens ont du mal à se faire à la liberté de ton de Barack Obama à leur égard, les précédents occupants de la Maison Blanche s’étant toujours docilement alignés sur les intérêts et le discours de l’Etat hébreu

« Les droits de l’homme ne prescrivent pas le suicide national »

La Cour suprême israélienne, par six voix contre cinq, a confirmé et prorogé la loi de 2003 interdisant aux Palestiniens et Palestiniennes mariés à des Israéliennes ou des Israéliens d’acquérir la citoyenneté israélienne et un droit de résidence permanente. Cette loi interdit en fait aux Palestiniens/ennes qui ont la citoyenneté israélienne, les Arabes israéliens donc, de se marier avec des Palestiniens/ennes, sous peine d’être obligés/ées de quitter Israël pour vivre leur union dans un territoire palestinien. En 2006, la Cour suprême avait jugé cette loi anticonstitutionnelle, la présidente de la Cour estimant à l’époque que la liberté de se marier et de fonder une famille est la base des principes démocratiques. La Cour est donc revenue sur sa position passée, certains juges arguant, je cite, que : « Les droits de l’homme ne prescrivent par le suicide national ». En effet, si les femmes palestiniennes étaient autorisées à devenir des citoyennes israéliennes, les Palestiniens deviendraient rapidement majoritaires dans le pays. On peut toujours rêver que cette position pragmatique soit un jour celle de la classe politique française et de ses laquais médiatiques.

Agenda

Kiosque Courtois du samedi 21/1/2012 – L’actualité de la semaine en écrit Pour le 218e anniversaire du martyre du roi Louis, le 21 janvier 1793, plusieurs commémorations auront lieu aujourd’hui et demain. Des messes de requiem seront célébrées ce samedi 21 janvier à 11 heures en l’église Saint Eugène, à midi à la basilique royale de Saint‑Denis, à midi également en l’église Saint Germain l’Auxerrois, à 18h30 à Saint-Nicolas du Chardonnet et à 19h au centre Saint-Paul. Dimanche à 10h30, une messe sera célébrée en la Chapelle expiatoire. Enfin, la traditionnelle marche aux flambeaux en mémoire du roi se déroulera dimanche à 18h au départ de la Madeleine. Par ailleurs, n’oubliez pas la Marche pour la Vie, qui aura lieu demain dimanche. Départ à 14h30 de la place de la République, arrivée vers 16h place de l’Opéra.

 

Costa Concordia : un naufrage symbolique

Costa Concordia : un naufrage symbolique

[box class=”info”] Le naufrage du Costa Concordia est survenu le jour même, où l’Europe était sévèrement sanctionnée par la dégradation de la note de neuf de ses pays par l’agence Standard & Poor’s. Coïncidence tragique ou signe prémonitoire ? Michel Geoffroy parle de « naufrage symbolique ».
Polémia [/box]

Les anciens Romains croyaient aux présages. Le naufrage inattendu du navire de croisière Costa Concordia dans la nuit du vendredi 13 janvier n’en est-il pas un ?

Disneyland flottant

Que sont ces bateaux de « croisière » sinon de gigantesques casinos flottants, symboles de la démesure et du bling-bling contemporains ?

Le Costa Concordia était une sorte d’autobus à 15 ponts qui faisait le tour de la Méditerranée. Une croisière à l’américaine : à bord, on bronze, on mange, on boit, on s’amuse et surtout on dépense son argent 24 heures sur 24. Car il faut rentabiliser au maximum l’investissement ! C’est pour cette raison que ces bateaux sont devenus de véritables villes flottantes : plus les passagers sont nombreux, plus grands sont les profits ! Les passagers se comptent désormais par milliers à bord de ces Disneyland flottants. Quand les passagers débarquent quelque part, c’est pour visiter en troupeau les curiosités locales ; pour ne pas se perdre dans la foule, chaque croisiériste porte d’ailleurs un badge de couleur, en fonction de sa « bordée ». C’est l’âge de la « culture » de masse et du divertissement standardisé et programmé ! Adieu le charme des navires d’antan : place au commerce.

Dans ces gigantesques bateaux tout est automatique, tout est informatisé, tout est tracé par GPS. Un chef-d’œuvre de technique et de sécurité !

Le Titanic était aussi un chef d’œuvre de technologie pour l’époque : mais il a coulé tragiquement en 1912, d’une façon imprévisible. Et avec lui la Belle Epoque, qui va bientôt disparaître dans les tranchées de la Grande Guerre et dans la révolution bolchevique de 1917.

Le naufrage du Costa Concordia n’est-il pas, lui aussi, symbole de celui d’une époque ?

Le naufrage du meilleur des mondes

Le Costa Concordia était à l’image de la société occidentale contemporaine : un « meilleur des mondes » pour ceux qui peuvent payer, tout plein d’illuminations et de strass. Mais au premier choc tout ce paysage à la Potemkine s’effondre et le capitaine disparaît. Le choc provient de quelques rochers qui ne figuraient pas sur les cartes. Pas de chance : le pilote automatique était débranché. Adieu la sécurité technologique ! Et puis le commandant semble avoir voulu passer trop près de la côte. Car dans le meilleur des mondes, les hommes ne réagissent jamais comme les experts l’avaient planifié…

Le commandant aurait quitté prématurément le navire au mépris de toutes règles et traditions. Les traditions maritimes se perdent ! Mais faut-il vraiment parler de commandant au cas d’espèce ? Le mot hôtelier serait sans doute plus approprié, car ces « bateaux » sont en réalité des hôtels flottants, avec des centaines de cabines climatisées, dotées de minibars et de télévisions par satellite, et de nombreux restaurants. Ah oui, bien sûr, il y a la télévision dans les cabines : vous ne voudriez tout de même pas que les « croisiéristes » profitent de la croisière pour lire ou pour regarder la mer !

Le cosmopolitisme à l’œuvre

Le Costa Concordia était aussi une ville cosmopolite : outre les passagers, le millier d’hommes d’équipage étaientt de 40 nationalités différentes. Comme en Seine-Saint-Denis ! Sans doute un bon moyen de diminuer les charges salariales pour les armateurs, qui sont les vrais bénéficiaires du système. Mais, hélas, les rescapés disent que ces marins – dont beaucoup étaient asiatiques – ne parlaient ni italien ni anglais. Dans cette Tour de Babel flottante on ne se comprenait pas !

Ce n’était pas trop grave quand il s’agissait de verser des cocktails ou de faire les chambres. C’est devenu un problème quand il a fallu manœuvrer dans un navire en perdition, utiliser les chaloupes ou rassurer les passagers gagnés par la panique. Comme quoi la « diversité » n’est pas un avantage, ni en mer ni à terre.

La chute

Tout le monde a vu les images de ce navire échoué, couché sur le flanc. Quelle triste représentation de l’effondrement proche d’une société réduite au spectacle, aux loisirs et au culte du Veau d’or ! Quel triste spectacle que cette mosaïque d’hommes et de femmes, agglutinés les uns aux autres, dans leurs gilets de sauvetage réglementaires, mais qui ne se comprennent plus et qui découvrent que leur « paradis » devient un enfer liquide ! Mais les armateurs, eux, ne s’estiment pas responsables du désastre. Ils sont bien au chaud et au sec. Vraiment cette situation ne vous rappelle rien ?

Les Européens sont comme les passagers du Costa Concordia si mal nommé : ils attendent qu’un vrai commandant se préoccupe enfin de les mener à bon port, plutôt que de s’occuper des profits des commanditaires.

Michel Geoffroy

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Photo : naufrage du Costa Concordia. Crédit photo : Il Fatto Quotidiano via Flickr, licence CC.

Interview de Nicolas Bay : « Marine Le Pen incarne une réelle alternative »

Interview de Nicolas Bay : « Marine Le Pen incarne une réelle alternative »

[box class=”info”] A l’occasion de la venue de Marine Le Pen dimanche à Bordeaux, Nicolas Bay a accordé un entretien à Infos Bordeaux. Porte-parole de la candidate à l’élection présidentielle, celui qui est « conseiller sur les questions d’immigration » livre son point de vue sur ce début de campagne. [/box]

Infos Bordeaux : Quelle est votre réaction aux derniers sondages donnant Marine Le Pen aux alentours de 20% ?

Nicolas Bay : Quand on analyse avec précision les sondages d’intentions de vote depuis 1 an, il apparaît que Marine Le Pen est en hausse constante avec des pics lors des périodes de forte médiatisation. Après une phase de consolidation ces derniers mois, on observe une nouvelle hausse récente depuis que Marine Le Pen a présenté son projet ainsi que le chiffrage de celui-ci, aucun de ses concurrents n’osant se livrer à cet exercice de crédibilité et de transparence. Marine a une longueur d’avance certaine sur ses adversaires et incarne une voie réellement alternative aux ornières dans lesquelles l’UMP et le PS ont conduit la France et les Français depuis 30 ans. Plus que jamais, nous pouvons créer la surprise le 22 avril en arrivant en tête du 1er tour.

Quels sont les principales thématiques de sa campagne ?

N.B : L’actualité place la question des finances publiques et de l’économie en sujet principal de la campagne électorale. Et deux visions s’opposent clairement : celle de Hollande-Sarkozy et Bayrou qui sont mondialistes, qui souhaitent encore plus de fédéralisme européen et qui refusent de protéger notre économie, nos emplois et nos travailleurs. De l’autre, celle de Marine Le Pen qui souhaite mettre fin au système mortifère du libre-échange de la disparition des frontières, en rétablissant un état fort, stratège et protecteur.

Les plans de rigueur imposés aux Français pour sauver l’euro et les banquiers ne sont plus supportables alors que notre pays compte de près de 5 millions de chômeurs et 8,2 millions de personnes (14% de la population française) qui vivent en dessous du seuil de pauvreté !

Mais d’autres thèmes vont bien sûr être abordés au cours de la campagne. L’immigration reste un problème grave et, dans ce domaine, l’échec de Sarkozy est patent : 200 000 titres de séjour délivrés chaque année (120 000 sous Jospin entre 1997 et 2002). S’agissant de l’insécurité, la situation continue de s’aggraver avec 45% de hausse des atteintes aux personnes depuis 9 ans. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant puisque le gouvernement UMP a supprimé 3000 postes de policiers et gendarmes chaque année depuis 5 ans…

Pensez-vous que Nicolas Sarkozy puisse relancer une dynamique lors de cette campagne présidentielle ?

N.B : Sarkozy avait utilisé les idées du Front National pour se faire élire en 2007. Mais les promesses n’ont pas été tenues. Non seulement, il n’a pas fait ce qu’il avait promis, mais il a souvent faire le contraire ! Beaucoup de Français avaient été dupés. Ils ont cru en Sarkozy, pensant qu’il incarnerait la fameuse « rupture ».

Aujourd’hui, la déception est à la mesure de l’espoir qu’il avait suscité : immense ! Dans ces conditions, et sans sous-estimer son habileté, il m’apparaît difficile pour Sarkozy de créer une dynamique autour de sa candidature.

Vous êtes « conseiller sur les questions d’immigration » de Marine Le Pen. L’inversion des flux migratoires est-elle toujours d’actualité ?

N.B : La France subit une immigration massive et incontrôlée. Il est urgent en effet d’inverser la tendance. Voici les principales mesures que Marine Le Pen souhaite mettre en œuvre :

Réduction en 5 ans de l’immigration légale de 200 000 entrées par an à 10 000 entrées par an (division par 20).

Suppression du regroupement familial.

Réduction drastique du nombre de demandeurs d’asile admis à rester en France.

Remise en cause des accords de Schengen sur la libre circulation des personnes : la France reprendra le contrôle de ses frontières.

Réduire la durée maximale de la carte de séjour de 10 ans actuellement à 3 ans renouvelable avec un strict contrôle des conditions d’obtention.

Suppression du droit du sol et réforme en profondeur du code de la nationalité française afin que l’acquisition de la nationalité ne soit plus une simple formalité administrative.

Expulsion systématique de toute personne qui entre ou se maintient illégalement sur le territoire national.

Suppression des pompes aspirantes de l’immigration clandestine, telle que l’Aide Médicale d’Etat, réservée aux migrants clandestins.

Suppression, dans le droit français, de la possibilité de régulariser des clandestins.

Application de la priorité nationale pour l’emploi, le logement et les aides sociales.

Propos recueillis par Bertrand Lescure pour Infos Bordeaux

[box class=”info”] Source : Infos Bordeaux. [/box]

Après la perte du triple A de la France – Par Yves Marie Laulan

Après la perte du triple A de la France - Par Yves Marie Laulan

Les Américains ont une expression très plaisante pour désigner aimablement ce genre de situation : « He had it coming » que l’on peut traduire par : « C’est bien fait » ou « Il l’a bien cherché ».

En effet, la décision de Standard and Poor’s, lourde de conséquences, sanctionne, qu’on le veuille ou non, – car c’est bien d’une sanction qu’il s’agit – l’échec d’un homme, d’une stratégie, et la ligne de conduite adoptée pour gérer les affaires de l’Etat.

L’échec d’un homme

Le président de la République est sanctionné pour son inconstance et son imprévisibilité. Il a fait preuve tout au long de son mandat de son incapacité chronique à dégager une vision d’ensemble des problèmes de la France et à mener une politique cohérente de long terme, et cela dans les domaines les plus divers. Bien au contraire, il a trop souvent agi par foucades successives, par coups de tête irraisonnés, parfois même franchement déraisonnables. C’est la décision impromptue d’aller, toutes affaires cessantes, écraser la minuscule Libye, sous le fallacieux prétexte de sauver des vies humaines menacées, en fait pour redorer, pour quelques semaines seulement, son blason auprès d’une opinion publique désabusée. Et que dire de la navrante loi sur le génocide arménien destinée à racoler in extremis les voix de la communauté arménienne, au risque de sacrifier nos intérêts économiques en Turquie. Comme si la France n’avait pas assez d’ennemis !

L’échec d’une stratégie

De toute évidence, la France a souffert d’une mauvaise gouvernance économique. Car Nicolas Sarkozy a fondé sa politique économique depuis 5 ans sur le bluff, c’est-à-dire l’annonce fracassante de décisions non suivies d’effet. Notamment, depuis le retour de la crise, dans un monde dominé par l’image, il espérait sans doute qu’en se posant en défenseur de l’euro et protecteur des Français dans la tourmente, grâce aux multiples navettes Paris-Bruxelles, en duo avec Angela Merkel, il donnerait le change aux marchés et aux agences de notation. C’était prendre les analystes internationaux pour plus naïfs qu’ils ne sont.

En fait, cette partie de poker menteur reposait sur une idée fixe : ne pas prendre le risque de causer le moindre chagrin, ne serait-ce qu’à une fraction, même minime, d’un électorat de plus en plus rétif à l’approche des élections – dans le même esprit, la départementalisation de Mayotte, dont la France n’a pas fini de payer l’addition pour des années et des années, n’avait d’autre justification que de récupérer une poignée de voix pour les présidentielles. Sous prétexte de la crise, puis des élections, les plans de rigueur, dont le gouvernement a longtemps refusé de reconnaître la nécessité (même le mot était tabou) n’ont fait qu’effleurer légèrement la pointe de l’iceberg de la dépense publique. On a prétendu économiser 8 milliards d’euros sous l’annonce fallacieuse de la rigueur là où il eût fallu, en réalité, faire dix fois plus, c’est-à-dire comprimer le budget de 80 milliards, et non de 8, en faisant porter l’essentiel de l’effort sur le budget social devenu obèse à force de mesures catégorielles démagogiques. En fait, au fil des années, le gouvernement a plus ou moins perdu la maîtrise de la dépense publique et il n’a aucune idée de la façon dont il pourrait reprendre la main. Le pari de Nicolas Sarkozy a été de croire qu’il pourrait « bluffer » les agences de notation en les abreuvant de déclarations de bonnes intentions, jusqu’au jour tant attendu de l’élection présidentielle, en avril 2012. Après, on verrait bien. Pari perdu !

Une ligne de conduite inadaptée à la conduite des affaires de l’Etat

Autoritaire et capricieux, Nicolas Sarkozy est un homme seul qui ne consulte guère et n’écoute aucun conseil. Il ne connait pas le travail en équipe mais professe, en revanche, un certain mépris pour les hommes qui l’entourent. Le premier ministre a été ramené au statut de simple « collaborateur » et les ministres à la dimension, encore plus modeste, de « sous-collaborateurs ». Il ne supporte apparemment aucune contradiction, surtout pas celle apportée par les faits. Cette légèreté se retrouve dans le choix des hommes (et des femmes) qui est une affaire de simple opportunité momentanée en dehors de toute considération de compétence. C’est le cas de Christine Lagarde, sycophante appliquée de Nicolas Sarkozy quand elle était aux Finances où elle s’était bien gardée d’attirer l’attention de son maître sur les risques, pourtant manifestes, du déficit et de l’endettement. Et cela avant d’aller prêcher la vertu fiscale, une fois nommée au FMI. Belle constance dans les idées ! Quant au sémillant Baroin à la voix de baryton langoureux et à la mèche accrocheuse, mais franc-maçon de poids, sa place serait sans doute plus justifiée dans un film de « crooner » qu’à l’austère Bercy. Il est vrai que son rôle principal consiste à commenter les événements parus dans la presse de la veille. Mais à choisir systématiquement des marionnettes pour occuper des postes aussi chargés de responsabilité qu’aux Finances, surtout en période de crise, on court le risque d’en récolter les fruits : l’irresponsabilité et l’absence de crédibilité.

On observera, pour conclure, que Nicolas Sarkozy reste plus que jamais fidèle au mythe bien français qu’il est suprêmement important d’envoyer des copains à des postes de haute responsabilité internationale dans l’espoir d’avoir la haute main sur ces institutions : c’est la nomination au FMI du célèbre DSK avant que ce dernier ne sombre dans la délinquance sexuelle, promptement remplacé par Christine Lagarde au généreux sourire. En fait, au FMI comme ailleurs, ces institutions ne sont pas gérées par une personnalité charismatique capable de faire la pluie et le beau temps, comme la presse française, toujours aussi inculte, s’en est laissée convaincre avec DSK, mais par un corps technique solidement charpenté et largement indifférent aux influences partisanes (sauf en ce qui concerne, bien entendu, celle des Etats-Unis et encore).

 

***

 

Sur les conséquences de la perte du triple A, qu’aujourd’hui les porte-paroles en service au gouvernement s’efforcent risiblement de minimiser – après les avoir dramatisées à l’excès – on sait qu’elles seront quand même sévères, surtout dans le contexte économique actuel : c’est le renchérissement du coût de refinancement de notre endettement, l’affaiblissement de toute la zone euro que l’on prétendait défendre, le risque de voir les taux d’intérêt monter d’un cran à tous les niveaux, y compris celui des ménages, et cela en pleine stagnation économique. Les dégâts ne sont pas secondaires et la pente à remonter sera encore plus rude. Et de quel crédit, de quelle autorité notre président va-t-il pouvoir se prévaloir auprès de ses interlocuteurs étrangers après une telle perte de prestige ? Il ne lui reste plus qu’à bombarder Monaco ou le Liechtenstein pour réaliser l’union sacrée des Français autour du drapeau et de sa personne.

Mais cette nuée sombre est quand même traversée par quelques rayons de soleil qui redonnent une clarté d’espoir aux gens en place au gouvernement. C‘est que la Providence, bonne mère, leur a désigné comme adversaires à gauche une galerie de clowns réunis comme rarement dans l’histoire électorale de notre pays. Imaginons le pâle Hollande, amaigri au point d’en devenir diaphane, élu président pour s’entourer d’une équipe de choc formée de Ségolène Royal, de Martine Aubry, de Jack Lang bien sûr, assistés de l’inévitable, l’ inusable Jacques Attali, qui n’en est pas à un retournement de veste près. Pourquoi, tant qu’à faire, ne pas nommer à ce gouvernement l’ineffable Eva Joly, gracieuse fille d’Eve, comme ministre de l’Industrie chargée de démanteler la filière nucléaire française ? Mais voilà que l’extrême gauche de Jean-Luc Mélanchon donne à son tour de la voix et menace de rendre « coup pour coup » aux agences de notation. Il s’agit, sans nul doute, dans l’esprit de ce pitre, d’envoyer une escouade de gauchistes lancer des pétards dans les bureaux de Standard and Poor’s comme il faisait autrefois à l’école.

Non, décidément, avec des mauvais plaisants de cet acabit, la partie est loin d’être perdue pour une UMP menacée de naufrage et son président.

Yves Marie Laulan

Pour plus de détails sur ce sujet, voir mon article « fin de mandat » en date du 10 décembre 2011.

[box class=”info”] Source : Le blog de Yves-Marie Laulan. [/box]

L’Orchestre des Pays de la Loire recrute au Pays du matin calme

L’Orchestre des Pays de la Loire recrute au Pays du matin calme

21/01/2012 – 10h30
NANTES (NOVOpress Breizh) – Une polémique futile autour du contrat de travail d’une artiste coréenne devrait être l’occasion de poser une question plus sérieuse : un orchestre essentiellement financé par les contribuables ne devrait-il pas recruter par priorité des musiciens formés aux frais des contribuables ?

« Violoniste coréenne : polémique à Nantes » : ce titre barre toute la une de Presse Océan ce vendredi 20 janvier. Alain Gralepois, président de l’Orchestre national des Pays de la Loire, dit avoir été contacté par Richard Samuel, préfet du Maine-et-Loire, qui lui aurait demandé pourquoi l’ONPL recrutait une musicienne coréenne et non française. M. Gralepois, qui se trouve être aussi secrétaire de la fédération de Loire-Atlantique du Parti socialiste, voit dans cette simple interrogation téléphonique un « dérapage » lié à « la politique d’immigration conduite par le gouvernement ».

Le préfet s’en défend et dénonce une « instrumentalisation politique ». Il est vrai que le timing de la révélation étonne : l’affaire date en réalité du 19 décembre dernier. Presse Océan ne dit pas pourquoi elle est publiée seulement aujourd’hui. La campagne électorale y serait-elle pour quelque chose ? Le doute est permis.

Richard Samuel, un préfet originaire de la Guadeloupe, ne saurait être soupçonné de racisme d’un point de vue politiquement correct ! A-t-il commis un excès de zèle ? Peut-être, mais pas celui que M. Gralepois invoque : de son propre aveu il a avalisé le recrutement de la jeune Coréenne avant même d’avoir recueilli l’avis de la direction du travail !

Quant au fond de l’affaire, la liste des musiciens de l’ONPL révèle que la préférence nationale ne règne pas dans la formation. Parmi ses 106 musiciens, on relève des noms russes, japonais, américains, bulgares, etc. Le chef d’orchestre, John Axelrod, est américain. Un seul des trois violons supersolistes, Gérard Klam, est français ; les deux autres sont l’un Roumain, l’autre Coréenne (il s’agit de Ji-Yoon Park, cause involontaire de ce tapage).

Posée ou pas par le préfet, la question de la préférence nationale n’a rien d’absurde. Le budget de l’ONPL, de l’ordre de 10 millions d’euros, est couvert à 80 % par des subventions des collectivités locales. On pourrait concevoir que la formation accueille par priorité des musiciens issus des conservatoires de la région, à commencer par celui de Nantes, financé à 96,5 % par les contribuables. Ces établissements forment chaque année des centaines d’artistes professionnels, qui ont parfois du mal à trouver un emploi. Fût-ce en Corée.

« Chinese Walk » : la chanson identitaire d’Amanda Lear

« Chinese Walk » : la chanson identitaire d’Amanda Lear

21/01/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –
Dans une interview accordée à Psychanalyse Magazine en mars 2004, Amanda Lear reconnaissait être « victime d’une sorte de schizophrénie » au niveau de son « image publique ». Elle le prouve une nouvelle fois avec son nouvel album, « I don’t like Disco», elle qui fut pourtant la reine… du disco à la fin des années 1970 avec son tube européen, « Follow me ».

« Chinese Walk » : la chanson identitaire d’Amanda LearLe nouveau contre-pied d’une artiste capable du meilleur : ses relations avec Salvador Dali, Brian Jones (fondateur des Rolling Stones), David Bowie ou Roxy Music, mais aussi du pire aux « Grosses têtes » de Philippe Bouvard ou ses participations à diverses émissions paillettes en Italie et en France.

Mais, « I don’t like Disco» réserve une bonne surprise : le titre « Chinese Walk », certainement le meilleur de ce  seizième album de l’ex-égérie de Salvador Dali. Tant sur le plan musical que celui du texte, transcendé par un véritable souffle identitaire. Amanda Lear l’annonce : les Chinois « arrivent », ils sont des « milliards », « marchent ensemble », « unis comme des frères ».

La chanteuse rappelle une évidence : la force et le succès des Chinois, résident dans une solide identité. Mais la grande question est de savoir si le capitalisme à la sauce chinoise aura raison de cette formule gagnante. « Will you find happiness in a world made by money. And fame? You believe it but will you go till’ you forget your name? », chante en anglais Amanda Lear. Une façon de rappeler qu’en Chine comme ailleurs, la mondialisation menace l’identité des peuples…

Piémont : Immigration clandestine, prostitution et vaudou

Piémont : Immigration clandestine, prostitution et vaudou

20/01/2012 – 18h00
TURIN (NOVOpress) – Après l’escroquerie à la Nigériane, faudra-t-il bientôt parler de proxénétisme à la Nigériane ? La police d’Ivrée, dans la province de Turin, a arrêté hier un couple de Nigérians, qui avaient déposé une demande pour obtenir le statut de réfugiés politiques. Logés pendant l’examen de leur dossier, aux frais du contribuable italien, à l’hôtel Ritz de la ville (grandes vues panoramiques sur les Alpes, ambiance raffinée, tout confort dans les chambres, climatisation, Wi-Fi, écran plat, TV satellitaire avec SKY GOLD), les époux sont accusés d’exploitation de la prostitution et d’aide à l’immigration clandestine. La victime était une de leurs compatriotes, contrainte à se vendre dans les rues sous la menace de rites vaudous.

Une affaire similaire avait été découverte en mai dernier, à Turin même. Deux Nigérians, mari et femme de 28 et 34 ans, gérants d’un « African market » avaient été arrêtés par la police pour trafic de personnes, exploitation de la prostitution, réduction en esclavage ainsi qu’aide à l’immigration clandestine. La victime était une Nigériane de 22 ans, qui avait payé plusieurs dizaines de milliers d’euros à un passeur pour immigrer clandestinement en Italie, avec étape à Paris. Une fois arrivée à Turin, elle avait été livrée à ce couple de compatriotes, et pour la forcer à se prostituer, soumise à un rite vaudou durant lequel elle avait été contrainte de boire une mixture qui paraît avoir provoqué de graves lésions à ses organes reproducteurs.

Crédit photo : Adam Crowe via Flickr, licence CC.

MegaUpload : la cyberguerre a commencé

MegaUpload : la cyberguerre a commencé


20/01/2012 – 16h15
NUMERAMA — Dès jeudi soir après l’annonce de la fermeture de MegaUpload par les autorités américaines, les Anonymous ont attaqué certaines cibles symboliques en représailles. Ce n’est pas une première, mais cette fois une cyberguerre a commencé. Mise à jour : Voir notre analyse de l’acte d’accusation

C’est sûr, il y aura un avant et un après MegaUpload. Non pas pour le piratage, qui trouvera refuge ailleurs comme il l’a toujours fait depuis la fermeture de Napster en 2001. Non pas pour l’offre légale, pour laquelle les ayants droit trouveront toujours des prétextes à ne pas en favoriser le développement. Mais pour la traduction des rapports de force sur Internet entre les pouvoirs publics et les internautes.

En s’attaquant à MegaUpload, ça n’est pas seulement un site utilisé par les internautes pour accéder à des contenus illicites qui est visé par une procédure judiciaire. C’est l’un des tous premiers sites les plus visités au monde qui est brutalement fermé pour l’ensemble du globe par les autorités américaines, alors-même que l’ensemble des protagonistes arrêtés et mis en examen n’ont aucun rapport avec les États-Unis et sa législation. Et alors-même que beaucoup d’utilisateurs, certes très certainement minoritaires, utilisaient les services de MegaUpload pour stocker des contenus personnels ou professionnels auxquels ils ne peuvent plus aujourd’hui accéder.

L’affaire MegaUpload fera prendre conscience du pouvoir immense qu’ont les autorités sur le moindre site internet dont ils peuvent provoquer la mort du jour au lendemain, en saisissant ses serveurs et ses noms de domaine. C’est aujourd’hui MegaUpload, mais chacun sent bien qu’un tabou est tombé et que d’autres sites pourront suivre et suivront.

Menée au lendemain du blackout contre la loi SOPA, l’opération ressemble déjà à la goutte d’eau qui provoquera une véritable cyberguerre civile mondiale entre internautes activistes qui se sentent de plus en plus censurés sur l’internet qu’ils ont fondé, et les pouvoirs publics qui veulent préserver une certaine conception de l’ordre public. Il n’est pas surprenant que dès l’annonce de la fermeture de MegaUpload par le FBI, les Anonymous se sont mis en action avec virulence pour attaquer et mettre à bas certains des sites les plus symboliques, devenus immédiatement inaccessibles :

  • Justice.gov
  • RIAA.org
  • MPAA.org
  • UniversalMusic.com
  • Hadopi.fr

Il est à parier que cette liste n’est qu’un début et que les attaques durent longtemps. Ca n’est pas seulement MegaUpload et ses dirigeants qui ont été visés, mais ses centaines de millions d’utilisateurs, parmi lesquels se trouvent nombre des plus actifs dans la protection de la liberté d’expression. Sur Facebook, la page du FBI est prise d’assaut par des internautes aux cris de “Free MegaUpload” (“libérez MegaUpload”), et les actions vont se multiplier.

Vouloir faire respecter l’ordre public sur Internet est on ne peut plus normal de la part des autorités légales. Mais nous sommes convaincus à Numerama que l’ordre public ne sera rétabli en matière de droits d’auteur que s’il y a enfin un retour de balancier qui permette de redonner sa légitimité au droit d’auteur.

Le droit d’auteur ne peut être respecté par l’oppression et la contrainte. Il doit l’être par l’acceptation. C’est tout l’enjeu des années qui viennent. Depuis 10 ans chaque “victoire” contre le piratage n’a fait que générer du piratage plus efficace encore. Rien ne dit ce soir que MegaUpload fera exception. Nous faisons même le pari du contraire.

[box]Auteur : Guillaume Champeau pour Numérama. Article sous licence cc publié le 20/01/2012. Source : numerama.com[/box]

La police iranienne lance une opération « anti Barbie »

La police iranienne lance une opération « anti Barbie »

20/01/12 – 15h30
TEHERAN (NOVOpress)
– C’est une affaire des plus sérieuses puisque la police iranienne, peu connue pour son sens de l’humour, a lancé une vaste campagne de répression contre les poupées Barbie et les magasins de jouets qui les commercialisent.

“Les magasins qui vendent ces poupées commettent un délit et la police agira contre eux”, a ainsi déclaré un responsable de la police qui a également annoncé la fermeture judiciaire de plusieurs dizaines de magasins de jouets.

Selon les autorités, le crime de la célèbre poupée est de véhiculer la culture permissive et décadente occidentale.

Interdites sur le territoire de la république islamique, les poupées Barbie entrent en Iran en contrebande et sont vendues « sous le manteau » dans des magasins de jouets mais aussi dans certaines épiceries.

On se souvient que l’Iran avait lancé il y a quelques années la production nationale de poupées Sara et Dara pour contrer les poupées Barbie mais celles-ci semblent peiner à concurrencer l’attraction suscitée par l’icône occidentalo-américaine.

Crédit photo : diwong via Flick (cc)

En Allemagne et en France, l’Etat dépense beaucoup pour la « face lumineuse » de l’islam

En Allemagne et en France, l’Etat dépense beaucoup pour la « face lumineuse » de l’islam

20/01/2012 – 14h00
BERLIN (NOVOpress) –
En Allemagne comme en France, l’Etat monte au créneau pour valoriser l’islam. Outre-Rhin, le premier département de théologie islamique a été inauguré le 16 janvier à l’Université de Tübingen (Bade-Wurtemberg). Dans cette université publique, l’arabe devient une matière obligatoire. Trois autres centres d’étude islamique devraient ouvrir prochainement dans le pays de Goethe.

En France, malgré la crise économique, l’Etat et le Louvre déboursent 30 millions d’euros pour ouvrir l’été prochain un pavillon des Arts de l’islam au sein du musée national. Le coût total s’élèvera à 100 millions d’euros, financés également par l’Arabie saoudite, le Maroc, le Koweït, l’Azerbaïdjan et le Sultanat d’Oman. But de l’opération : « Présenter la face lumineuse d’une riche civilisation à travers une approche large de mondes très divers : andalou, mamelouk, ottoman », précise Le Point.fr. Des millions d’euros qui passeront sous silence la face cachée de l’islam : esclavage à grande échelle, persécution des opposants à la charia, islamisation de l’Europe…

Crédit photo : Francisco, licence CC.

Mise en service du système radar américain en Turquie

Mise en service du système radar américain en Turquie

20/01/2012 – 12h00
ANKARA (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Le déploiement d’un système radar de détection antimissile précoce sur le sol turc par l’Oncle Sam risque de faire monter la tension entre les États-Unis et l’Iran d’un cran.

Situé dans la province de Malatya dans l’est de la Turquie, il a déjà déclenché la fureur des autorités iraniennes. Selon le site « Turquie News », le président du Parlement iranien Ali Larijani a déclaré à la presse turque que le radar américain n’était “profitable à aucun pays musulman”. Pour le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, il s’agit d’un système « purement défensif contre toute menace balistique ».

Crédit photo : gouvernement fédéral des États-Unis d’Amérique,, domaine public.

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (4/4)

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (4/4)

Clément Mesdon revient ici sur ce que fut la politique coloniale de la France. Alors que le débat sur la colonisation « a échappé aux historiens pour être monopolisé par des groupes mémoriels » (B. Lugan), c’est en historien authentique, soucieux de retracer la réalité de ce qu’il décrit, que l’auteur aborde la question coloniale. Traitant d’une question qui demeure trop souvent passionnelle, l’auteur s’est efforcé d’instruire à charge et à décharge le dossier d’un phénomène qui, s’il a concerné la France au premier chef pendant moins d’un siècle, s’est manifesté à toutes époques et en tous lieux. Et qui se perpétue aujourd’hui sous des formes qui, pour être nouvelles, n’en sont pas moins aussi importantes.

Exposition coloniale Paris 1931 : une France persuadée de sa mission universelle
Reste à esquisser le plus délicat, cette confrontation culturelle entre une France sûre d’elle dans la plupart des domaines et des populations dépourvues des savoir-faire qui garantissent la suprématie ou en tout cas l’indépendance. La plupart des colonisés ont souffert de cette arrogance propre à tous ceux qui se croient les maîtres du monde mais beaucoup se sont laissés fasciner par leurs maîtres et d’autres encore se sont mis à l’école du conquérant pour lui prouver leur valeur.

Le regard du colonisateur a été, trop souvent, dénué de toute bienveillance. Un racisme qui n’avait pas besoin de s’appeler ainsi hiérarchisait les hommes, « naturellement ». Mais Gide put observer que les cadres supérieurs des colonies étaient beaucoup plus ouverts, curieux et respectueux que les fonctionnaires subalternes, les petits colons et les commerçants, tous « petits Blancs » venus dans les colonies pour trouver une position sociale qu’ils n’auraient jamais eu en métropole. Ils vivaient comme des expatriés, à la française, et ne regardaient pas leur environnement sinon pour le travail et le profit. Ceux de ces hilotes qui passèrent ou s’établirent en Indochine durent souffrir car l’adaptabilité culturelle des élites fut remarquable. Ainsi, à titre d’exemple, durant la période coloniale, on n’imprima pas moins de 16 000 ouvrages en quôc ngu (romanisation de la langue vietnamienne) traitant de tous les domaines. La vulgarisation scientifique fut le fait d’auteurs de culture binaire comme Nguyen Cong Tien (1892-1971) et Hoang Xvan Han (1909-1926). Et si André Malraux eut quelques soucis avec l’autorité coloniale pour sa feuille anticolonialiste, on ne comptait pas moins de 128 quotidiens et 176 revues ou bulletins en 1939 !

Quand l'Afrique inspirait la Bretagne : faïences de Quimper créées à l'occasion de l'Expo coloniale de 1931

Une nouvelle culture était en germe comme en Algérie d’ailleurs et, dans les deux cas, elles armèrent les militants nationalistes. La reconnaissance vint moins vite pour l’Afrique noire dépourvue de langues écrites mais les avant-gardes parisiennes (cubisme, dadaïsme, surréalisme) donnèrent toute sa place à l’« art nègre ». Quant à l’ethnologie, inutile d’insister sur l’importance de chercheurs comme Paul Rivet, Marcel Mauss, Marcel Griaule, Michel Leiris, Jacques Berque ou Jean Rouch. Plusieurs prirent fait et cause pour les indépendantistes, avec une bonne dose de naïveté dont ceux-ci firent bon usage. Mais tous ont livré un « corpus » de travaux qui constituent le socle de tout ce qui se fait aujourd’hui sur ces matières. Un mot encore pour saluer l’Ecole française d’Extrême-Orient (fondée en 1900) qui ressuscita les sites khmers autour d’Angkor.

Evoquant le proche passé culturel de son pays, Samuel Sidibé, directeur du musée national du Mali à Bamako rappelle toute l’importance de l’Institut français de l’Afrique noire qui depuis Dakar ordonna collectes et recherches. S’il regrette que la recherche coloniale ait donné trop d’importance à l’appartenance ethnique et aux objets rituels, sacrés (négligeant ainsi ceux qui relevaient du domaine domestique) il n’oublie pas de stigmatiser l’artificialité culturelle de dirigeants entêtés à constituer une culture « nationale » visiblement introuvable (Médiapart, août 2010).

La colonisation française doit être approchée dans toute sa complexité. Son échec, inévitable et probablement salutaire pour les deux parties n’empêche pas de la regarder comme une ouverture originale au monde ; une manifestation première de ce que l’on appelle aujourd’hui la mondialisation ; la mise en place de circuits d’échanges, biens matériels et biens culturels auxquels il ne manquait que la parité. La désillusion et le procès sont venus des suites de la décolonisation. Les Africains par exemple ont perdu beaucoup de temps. Ce que regrettent des panafricanistes comme Cheikh Hamidou Kane qui déplore qu’on en soit resté au maillage territorial de l’époque coloniale. Il salue au passage les mérites des deux grandes fédérations coloniales françaises. Un point de vu partagé par le sénégalais Dialo Diop (opposant au président Wade) lorsqu’il s’en prend aux « pires fantoches de l’époque néo-coloniale (…) incapables de conserver les acquis de l’époque coloniale, en dissolvant par exemple les fédérations… » (Médiapart, août 2010).

La colonisation de l'Europe : arrivée d'Africains clandestins en Italie

Depuis les années 60 du siècle passé, les flux migratoires se sont inversés. Ils mettent en relation les pays européens, vieillis, « pleins », au summum de leurs capacités productives et des pays issus des empires coloniaux, jeunes, débordant d’une main d’œuvre sous-employée qui rêve d’un nouvel Eldorado. La logique et le bon sens, tels que l’entendent les oligarchies marchandes qui régentent le continent européen, voudraient qu’ils fournissent une main d’œuvre à l’Europe. Car l’Europe est pour la première fois de son histoire devenue un continent de migrants. 40 millions sont nés dans un autre continent soit plus de 10 % de la population européenne. Cette colonisation de peuplement et les incidences qu’elle a sur la vie des peuples d’Europe sont aujourd’hui au cœur du débat politique. La « décolonisation » de l’Europe risque fort d’être la question politique majeure du siècle qui commence.

Clément Mesdon

– Le premier article est ici.
– Le deuxième est ici.
– Enfin le troisième est ici.

Source : Novopress Breizh.

L’immigration colonise la télévision en Europe

L’immigration colonise la télévision en Europe

20/01/2012 – 08h00
AMSTERDAM (NOVOpress) –
Selon une étude de Médiamétrie New On The Air, l’immigration s’impose aussi massivement à la télévision en Europe. Dans tous les genres : documentaires, publicités, émissions de téléréalité et jeux. Aux Pays-Bas, dans l’émission No place like home, des immigrés, en passe d’être expulsés, sont testés sur leurs connaissances du pays où ils sont implantés. Le gagnant remporte une somme d’argent lui permettant de refaire sa vie… dans son pays d’origine. Autre version néerlandaise, la série West side stories se consacre au multiculturalisme à Amsterdam.

En Angleterre, le documentaire Mixed Britannica suit les histoires d’amour de plusieurs couples mixtes. En Suède, avec Ensamkomande flyktingbarn, le téléspectateur découvre le quotidien de sept clandestins de moins de 18 ans. En France, également, depuis de nombreuses années, les principaux rendez-vous de téléréalité mettent l’accent sur une vision du monde métissée : Koh-Lanta, Star Academy, Secret Story, etc. De même, les divertissements mettant en scène l’immigration sont mis en valeur sur le petit écran : Omar et Fred, Jamel Comedy Club, etc. Dans chacun de ces pays, une propagande médiatique à gros budgets en faveur des minorités visibles au détriment… de la majorité invisible.

Crédit photo : espensorvik via Flickr, licence CC.

Pour fêter le baptême du Christ, 90 000 moscovites plongent dans l’eau glacée

Pour fêter le baptême du Christ, 90 000 moscovites plongent dans l'eau glacée

19/01/12 – 18h45
MOSCOU (NOVOpress)
– Rien de mieux qu’un bain glacé pour raviver l’ardeur de sa foi… C’est ce qu’ont dû penser les plus de 90 000 moscovites qui ont célébré la fête de la Théophanie (Epiphanie chez les catholiques) en plongeant dans la nuit du 18 au 19 janvier dans l’eau glacée sur différents sites de la ville.

Le nombre des courageux baigneurs, qui a presque doublé par rapport à l’année dernière, démontre une nouvelle fois le regain de religiosité que connaît la Russie.

A l’occasion de cette fête, 111 églises et cathédrales moscovites ont célébré des messes solennelles et distribué de l’eau bénite pour commémorer le baptême de Jésus Christ dans le Jourdain à l’âge de 30 ans par Saint Jean Baptiste.

Chronique littéraire : Le mythe de l’hexagone, d’Olier Mordrel

Peu importe que l’on juge favorablement ou défavorablement les engagements et les prises de positions de cette figure historique du mouvement breton que fut Olier Mordrel; figure historique tout aussi controversée que “maudite” et “sulfureuse”, dès lors qu’elle est vue à travers le prisme du politiquement correct et du parti pris  idéologique. Là ne se situe pas la question.

“LE MYTHE DE l’HEXAGONE”, paru en 1981 chez l’éditeur Jean Picollec, constitue un ouvrage de référence fondamental, au propos d’une valeur intemporelle, et que je ne saurais trop vous conseiller de lire, de relire, de faire lire, de découvrir ou de redécouvrir. Comme son titre l’indique, Mordrel y démonte point par point, sous la forme d’un magistral rappel historique concernant chacune de ses régions,  le mythe du prétendu “Hexagone”, ce mythe tenace sur lequel prétendent s’appuyer les diverses chapelles du nationalisme français, et auquel s’accrochent plus largement tous les adeptes de la croyance jacobine en une prétendue nation “une-et-indivisible”.
Ainsi que le rappelle l’auteur avec brio, celle-ci ne constitue en aucune manière une nation digne de ce nom, puisqu’elle est en réalité composé d’au moins vingt nations très différentes -qualifiées de façon dévalorisante de “régions”-, annexées sous la contrainte au prix d’une acculturation intensive et d’une confiscation de leurs prérogatives légitimes, sur fond de centralisme administratif aux relents impérialistes, voire colonialistes. Du reste, ces annexions ne remontent bien souvent pas à la nuit des temps, contrairement à une croyance trop largement répandue. Ce n’est en effet qu’en 1532 qu’un traité d’union a été conclu entre la France et la Bretagne, cette dernière étant restée autonome jusqu’en 1789, date de la suppression de son autonomie et de son annexion pure et simple. Ce n’est qu’avec le traité des Pyrénées, en 1659, que le “Nord-Pas de Calais” fut en grande partie annexé par la France, la conquête militaire ayant été parachevée vingt ans plus tard, en 1679. Ce n’est que depuis 1769 que la Corse a été annexée par la France. Quant au Comté de Nice et à la Savoie, ils n’ont pour leur part été annexés qu’en…1860 ! Etc etc. Les exemples sont légion, et en réalité, peu nombreuses sont les régions qui sont “françaises” de très longue date. Ce constat vient nous rappeler l’importance capitale de la seule alternative permettant de respecter réellement l’autonomie, l’identité et la diversité des peuples et des nations réels : celle d’un fédéralisme intégral, interne comme externe, non seulement à l’échelle des actuels Etats-Nations, mais aussi, beaucoup plus largement, à l’échelle continentale tout entière.
“LE MYTHE DE L’HEXAGONE” d’Olier Mordrel est malheureusement épuisé depuis longtemps, et n’a hélas  encore fait l’objet d’aucune réédition à ce jour. Chose infiniment déplorable, eu égard à la grande qualité de l’ouvrage, ainsi qu’à la portée du message qu’il délivre. Espérons vivement qu’un éditeur prendra prochainement l’excellente initiative de remédier à ce très regrettable état de fait. En attendant, vous pourrez toujours, moyennant quelques efforts de recherche et un peu de chance, faire l’acquisition de l’objet à prix variables chez les bouquinistes, via Internet ou ailleurs.
Pour conclure cette rapide présentation, rien de mieux que de reproduire ici cette fort pertinente citation de Pierre-Joseph PROUDHON, qui conserve aujourd’hui toute sa valeur : « La nation française actuelle se compose d’au moins vingt nations distinctes, et dont le caractère observé dans le peuple et chez les paysans est encore fortement tranché… Le Français est un être de convention, il n’existe pas… Une nation si grande ne tient qu’à l’aide de la force. L’armée permanente sert surtout à cela. Ôtez cet appui à l’administration et à la police centrales, la France tombe dans le fédéralisme. Les attractions locales l’emportent » .

Hans CANY

MYTHE_HEXAGONE.jpg

Quatrième de couverture :
Tout au cours de l’Histoire, il apparait toujours deux Frances, face à face, qui se haïssent au point souvent de s’entretuer. rien de tel dans les autres pays européens : ils ont tous connu des conflits internes, mais pas ce perpétuel antagonisme.
Le spectacle de la France, par ailleurs, proclame la même absence d’unité, qu’il s’agisse des appartenances historiques de la moitié de ses provinces, des orientations géographiques de ses diverses parties, des cultures populaires qu’on y rencontre, des types humains…
Par contre, le système et les institutions politiques que Paris a imposés aux peuples que réunit l’Hexagone depuis les débuts de la monarchie, loin d’exprimer sa diversité fondamentale, sont les plus unifiés du monde et, même quand il est question de décentralisation, l’Etat fait un tabou de son “une-et-indivisibilité” !
C’est cette conclusion choquante dont Olier Mordrel -l’homme qui a derrière lui soixante ans de lutte pour les libertés bretonnes- découvre les origines et les causes. En arrachant à l’ombre et au silence les réalités vivantes que comprime l’Hexagone, en faisant justice des légendes apologétiques qui prétendent justifier le tabou, il jette sur la France une lumière qui en découvre la vraie nature, et autorise l’espoir d’une renaissance que paralysent aujourd’hui les idées stéréotypées et sclérosées.
Il faut reléguer aux archives le mythe de l’Hexagone et rendre la parole à la diversité, synonyme de vie et de liberté.
Ce livre traite du problème et de l’histoire de toutes les contrées de l’Hexagone : de la Flandre à la Guyenne, de la Corse à la Normandie, de la Franche-Comté au Pays Basque, de la Bourgogne au Languedoc, de l’Alsace à la Bretagne, de la Savoie au Pays Toulousain.

Allemagne : une musulmane enceinte consulte un médecin homme. Le mari tue le bébé à coups de poing

19/01/2012 – 16h00
BERLIN (NOVOpress) – La semaine dernière, en Allemagne, un homme de confession musulmane a frappé plusieurs fois sa femme dans le ventre parce qu’elle avait consulté un médecin homme. Les coups de poing ont provoqué une hémorragie cérébrale du bébé. La mère en était à 7 mois de grossesse. Malgré un accouchement en urgence, le bébé est mort peu après.

L’enfant n’étant pas encore né, l’homme ne sera pas inculpé pour meurtre mais pour « avortement ».

Source allemande