Crise économique : les Français ont soif de protectionnisme

Crise économique : les Français ont soif de protectionnisme

29/12/2011 – 14h00
PARIS (NOVOpress) – 
Dans une interview accordée au Parisien, Le politologue Stéphane Rozès, estime « qu’une grande majorité de Français veut un protectionnisme national, considéré comme une solution possible face à la crise, et donc au chômage ». Un protectionnisme économique familier des Etats-Unis, de la Chine ou du Japon par exemple.

L’UMP, le parti au pouvoir, est en complet décalage avec cette attente des Français contre la mondialisation. En début de semaine, Hervé Novelli, secrétaire général adjoint de l’UMP, déclarait que « le protectionnisme n’est pas moderne ». Les Français semblent comprendre, eux, que la mondialisation, c’est plus de chômage et d’immigration. Une réalité tristement… moderne.

Crédit photo : Hugo, via Flickr, licence CC.

Abdallah Zekri désinforme sur la réalité des profanations anti-religieuses en France

Abdallah Zekri désinforme sur la réalité des profanations anti-religieuses en France

29/12/2011 – 12h00
CARCASSONE (NOVOpress) –
Suite à la détérioration, lundi, d’une trentaine de tombes d’anciens combattants musulmans au cimetière de Carcassonne (Aude), Abdallah Zekri, président de l’Observatoire des actes islamophobes, a mis l’accent sur l’explosion des « actes d’islamophobie » dans les cimetières français. Cette déclaration, consistant une nouvelle fois à poser les musulmans comme les premières victimes des profanations de cimetières en France, cache une autre réalité.

Selon le groupe d’études sur la politique de prévention et de lutte contre les profanations des lieux de culte et des cimetières, ce sont les chrétiens qui sont particulièrement visés : + 33 % de profanations par rapport à 2009. En 2011, 434 actes de dégradation ont été enregistrés sur des sites chrétiens, 41 sur des sites musulmans et 34 sur les sites juifs. Plutôt qu’une réalité « islamophobe », il faudrait parler d’une actualité christianophobe dans l’Hexagone, mais c’est moins médiatique.

Le chef de l’administration britannique s’interroge : le Royaume-Uni existera-t-il encore dans quelques années ?

Le chef de l’administration britannique s’interroge : le Royaume-Uni existera-t-il encore dans quelques années ?

29/12/2011 – 10h20
LONDRES (NOVOpress Breizh) – « Nous allons être confrontés, dans les prochaines années à venir, à d’énormes défis, tels que celui de préserver l’unité du Royaume-Uni ». Dans un article publié dans The Telegraph, Sir Gus O’Donnell, Secrétaire du Cabinet, se demande si l’Union sera en mesure de surmonter la pression en faveur d’une indépendance de l’Ecosse.

Sir Gus (photo), qui est à la tête de quelques 440.000 fonctionnaires en Angleterre, en Ecosse et au Pays de Galles, affirme que l’avenir de l’Union sera l’un des « nombreux défis » que le monde politique britannique aura à surmonter au cours des années à venir. Les politiques et les hauts responsables de la fonction publique ont été clairement mis en garde par le Secrétaire du Cabinet qui va prendre sa retraite le 1er janvier prochain.

Dans cet article du Telegraph Sir Gus estime en outre que la Grande-Bretagne est également confrontée à d’autres défis majeurs, comme ceux d’une économie chancelante, ou encore d’une certaine routine que la fonction publique doit impérativement surmonter si elle veut aider la Grande-Bretagne à reprendre le chemin de la croissance.

Certains ministres conservateurs ont accusé les fonctionnaires d’entraver les politiques visant à redonner de l’élan à l’économie : « Il ne suffit plus désormais que la fonction publique se contente de répondre à un climat économique dégradé ; elle doit devenir un acteur majeur de la reprise et de la croissance. » Mr O’Donnell ajoute que les députés ont trop souvent tendance à promulguer des nouvelles lois pour traiter les problèmes, ce qui accroît la charge de travail des fonctionnaires. Il encourage les ministres et les hauts fonctionnaires à changer cette approche pour prendre davantage de risques, de façon à ce que les fonctionnaires puissent « tirer les leçons de leurs erreurs ». « Nous devons devenir plus créatifs et innovants dans la manière de résoudre les problèmes sans recourir sans cesse à la mise en place de nouvelles règles, » a-t-il ajouté.

Sir Gus considère que la principale réussite et la grande fierté de sa carrière longue de 32 ans a été, alors qu’il était au Trésor, d’avoir aidé la Grande-Bretagne à rester en dehors de l’euro, à l’encontre du souhait de Tony Blair qui était alors premier ministre. Et d’ajouter à ce propos : « Je suis fier de l’analyse approfondie, étayée de preuves, qui a été réalisée sous le dernier gouvernement, et qui a fait pencher la balance en faveur du choix de ne pas joindre l’euro. Sans cela, les difficultés actuelles seraient bien plus grandes.

Crédit photo : UK in Canada, via Flickr. Licence CC.

Désindustrialisation : 900 usines ont été fermées en France en 3 ans

Désindustrialisation : 900 usines ont été fermées en France en 3 ans

29/12/11 – 08h00
PARIS (NOVOpress)
– C’est un chiffre impressionnant et effrayant qui reflète l’état de déliquescence de l’industrie française : 900 usines ont été fermées et près de 100.000 emplois perdus en France au cours des trois dernières années.
Dans le même temps seules 460 usines on été créées soit une disparition nette de 440 unités industrielles.

C’est une étude du journal économique « Les Echos » qui révèle cette situation alarmante.

Délocalisations, dérégulation, concurrence mondiale… le paysage industriel français est aujourd’hui sinistré et l’année 2012 s’annonce également difficile selon les auteurs de l’étude.

Les secteurs les plus préservés sont l’aéronautique, l’agroalimentaire et le luxe ; et les plus sinistrés l’automobile, la chimie et la métallurgie.

Crédit photo : Eric Verkleeren, via Flickr, licence CC.

Italie : pas de subventions publiques pour un film pro-euthanasie

28/12/11 – 23h00
TRIESTE (NOVOpress) –
C’est une victoire pour les catholiques mais aussi pour tous ceux, catholiques ou non, qui veulent mettre de l’ordre dans les subventions publiques à la culture. Le Conseil régional du Frioul-Vénétie julienne vient de voter un ordre du jour interdisant à la région de financer des films qui ne rentrent pas dans les finalités de la loi régionale de 2006. Aux termes de celle-ci, « le soutien de la région concerne les œuvres audiovisuelles réalisées dans les formats considérés comme de plus grande portée régionale, tels que les courts-métrages, les documentaires et les films d’animation ; ou qui développent des thématiques liées au territoire ; ou qui valorisent, en utilisant les langues en question, les minorités linguistiques historiques présentes dans le territoire du Frioul-Vénétie julienne ; ou qui présentent un intérêt particulier et une portée régionale propres à susciter l’attention dans un cadre national et international ».

La production concrètement visée est La Belle au bois dormant du réalisateur septuagénaire Marco Bellocchio (photo), ex-maoïste spécialisé depuis bientôt cinquante ans dans le film « contestataire » subventionné, à forte orientation anticatholique. Son nouveau film, dont le tournage devait commencer en janvier dans le Frioul, en particulier à Udine, s’inspire de l’histoire d’Eluana Englaro, qui avait passé 17 ans en coma végétatif après un accident de la route, et dont l’alimentation artificielle avait finalement été interrompue dans une clinique d’Udine en février 2009, à l’issue d’une longue bataille juridique et politique qui avait profondément divisé la société italienne. Tout en se défendant de faire une œuvre de propagande, Marco Bellocchio n’a pas caché qu’il entendait développer dans son film « une position laïque ». Selon lui, « aujourd’hui, après Eluana Englaro, il y a de plus grandes restrictions sur le principe de la fin de vie, qui reflètent les positions catholiques. Je crains que notre société ait reculé ». Un financement régional était prévu, par la Film Commission du Frioul-Vénétie julienne.

Les premiers à réagir ont été les conseillers régionaux de l’Union du Centre, un petit parti issu de la démocratie chrétienne, mais ils ont pu transcender les clivages partisans et obtenir le soutien de conseillers catholiques du Popolo della Libertà (centre droit) comme du Parti démocrate (centre gauche), ainsi que de la Ligue du Nord et de Futuro e Libertà (parti de Gianfranco Fini). L’ordre du jour a finalement été signé par une trentaine de conseillers régionaux et a été voté à la majorité de l’Assemblée, le gouvernement régional n’ayant pas pris position.

Pour le président du groupe de l’Union du Centre et premier signataire de l’ordre du jour, Edoardo Sasco, « les finalités de la loi sur l’audiovisuel ne prévoient en aucune façon des financements pour des productions cinématographiques comme le film sur l’histoire d’Eluana Englaro, mais elles concernent la promotion du territoire, sans compter que le fait de soutenir une production privée et à but lucratif risque d’être considéré comme une aide d’État». Le thème prévu est en outre profondément diviseur pour la société italienne. Sasco appelle à « n’instrumentaliser en aucune manière un drame humain comme celui d’Eluana Englaro, dans lequel on doit respecter les diverses positions et sensibilités apparues à cette occasion ».

Selon le président de la Commission de la culture du Conseil régional, Piero Camber (Pdl), «la Film Commission a été créée comme un instrument de promotion des beautés et des richesses de la région. Que le Frioul-Vénétie julienne soit étiqueté comme la région de l’affaire Englaro n’apporte rien, étant par ailleurs entendu que le choix d’un père [Beppino Englaro, qui s’était battu pour faire interrompre l’alimentation artificielle de sa fille] ne peut être jugé par personne».

À gauche, Sergio Lupieri, conseil régional du Partito Democratico, dit avoir signé sans hésitation l’ordre du jour appelant la région à ne pas subventionner le film sur Eluana Englaro. « Je considère qu’il s’agit d’une affaire extrêmement privée et personnelle, sur laquelle chaque aspect risque d’être instrumentalisé, en transformant un tel drame humain en quelque chose d’autre ». « Le risque d’une instrumentalisation de l’histoire d’Eluana, conclut Lupieri, est trop grand et nous ne devons absolument pas le courir».

Crédit photo : Filippo Caranti via Wikipédia, licence CC.

Le FPö et la Lega Nord discutent immigration et droit d’asile à Milan

28/12/11 – 17h00
PARIS (NOVOpress via Lionel Baland)
–Le 19 décembre 2011, la Ligue du Nord a invité des représentants du FPÖ à un échange d’idées à propos des questions d’immigration et d’asile.

La réunion a été organisée à Milan par le Député européen de la Ligue du Nord Fiorello Provera en collaboration avec le groupe du Parlement européen « Europe de la liberté et la démocratie ». Le Président du FPÖ Heinz-Christian Strache, le Député européen Andreas Mölzer, le Président du FBI (FPÖ-Bildungsinstitut – Institut de formation du FPÖ) Hilmar Kabas, les Conseillers municipaux de Vienne David Lasar et Johann Gudenus, l’ancien Ministre italien de la Ligue du Nord Roberto Maroni étaient présents. Un représentant du gouvernement israélien a présenté le danger que constitue pour Israël l’immigration illégale.

“Nicolas Sarkozy est le politique qui s’est le plus moqué de moi” : Entretien avec Brigitte Bardot [EXCLUSIF]

"Nicolas Sarkozy est le politique qui s'est le plus moqué de moi" : Entretien avec Brigitte Bardot [EXCLUSIF]

[box class=”info”] Alors que l’année 2011 s’achève, il nous paraissait intéressant de dresser un bilan de la lutte en faveur de la protection des animaux avec Brigitte Bardot, présidente de la fondation qui porte son nom.

C’est très rapidement et tout naturellement qu’elle a accepté de répondre aux questions de Novopress.

Un entretien sous forme de cri du cœur et de révolte face à la passivité du gouvernement français en matière de protection animale, notamment concernant l’abattage rituel.[/box]

 

1 – Novopress – Madame Bardot, quel bilan tirez vous de cette année 2011 en ce qui concerne la condition animale et les maltraitances qui leur sont faites ?

BB – En France, les animaux sont toujours considérés comme de la bouffe, des objets, des cobayes, alors rien ne bouge et rien ne bougera tant que nous n’aurons pas pris conscience qu’ils sont des êtres sensibles. L’homme se dit supérieur aux autres espèces animales alors cela devrait lui donner une responsabilité supérieure mais c’est tout le contraire. 2011, ne m’a pas apporté beaucoup d’espoir mais il y a eu la présentation du « Brigitte Bardot », fleuron de la flotte Sea Shepherd qui se trouve, actuellement, en Antarctique pour combattre les baleiniers japonais. L’autre bonne nouvelle c’est la fermeture effective des frontières européennes aux produits issus de la chasse aux phoques. Les autorités canadiennes annonçaient l’abattage de 400 000 phoques cette année, il y en a eu moins de 40 000 en fait puisque le marché européen ne leur est plus ouvert.

2 – Vous avez félicité récemment Vladimir Poutine pour son action de protection des phoques notamment. Estimez vous que la France a un grave retard en ce qui concerne la protection animale ?

BB – Si j’ai félicité Vladimir Poutine c’est justement parce qu’il vient de mettre à mort l’industrie de la chasse aux phoques. Il fallait que cela se sache et mon intervention a eu un écho formidable au Canada alors j’espère que cela découragera les chasseurs de partir semer la mort sur la banquise. En France nous avons une politique mollassonne, rétrograde lorsqu’il s’agit de défendre les animaux, j’ai honte de mon pays, honte d’obtenir des résultats à l’étranger mais pratiquement jamais ici.

3 – Les abattages rituels se multiplient en France et en Europe. Les Pays-Bas viennent de revenir sur l’interdiction qu’ils en avaient faite. Quelles actions envisagez-vous pour l’année 2012 afin de vous opposer à ce qui constitue à la fois une maltraitance envers les animaux et une modification profonde de nos traditions ?

BB – J’ai tout tenté pour m’opposer à ces abattages barbares, j’ai même été trainée devant les tribunaux et condamnée pour avoir dénoncé la cruauté de ces égorgements à vif. En France, nous n’avons pas le droit d’en parler alors qu’ils se sont généralisés. En Ile de France par exemple, 100 % des abattages se font sans étourdissement préalable. Cette viande est distribuée avec les certifications halal ou casher mais aussi vendue pour tous les consommateurs, sans étiquetage spécifique.

C’est scandaleux car les consommateurs sont pris en otage. D’après un rapport de l’INRA, les bovins peuvent mettre jusqu’à 14 minutes pour perdre conscience après avoir eu la gorge tranchée ! Quatorze minutes de souffrance extrême car la bête est suspendue, se retrouve sur la chaine de découpe alors qu’elle est toujours consciente, c’est une honte. En 1962 je me suis battue pour obtenir que les animaux soient étourdis avant d’être abattus, la réglementation française et européenne a imposé cet étourdissement préalable mais l’exception pour l’abattage rituel est devenue la règle générale en France. Alors je demande aux consommateurs de réagir, de ne plus consommer d’animaux pour ne plus être complices de cette horreur qui est le quotidien de nos abattoirs.

"Nicolas Sarkozy est le politique qui s'est le plus moqué de moi" : Entretien avec Brigitte Bardot [EXCLUSIF]

[box]Ci-dessus, affiche de plusieurs associations de défense des animaux et en particulier de la Fondation Brigitte Bardot que l’ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité) a voulu interdire il y a un an. Pour plus de détails sur cette affaire voir http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/actu.php?id=40295. Cliquer sur l’image pour l’agrandir. [/box]

 

4 – Vous sentez vous écoutée par les politiciens français et notamment Nicolas Sarkozy ?

BB – Non, Nicolas Sarkozy est probablement le politique qui s’est le plus moqué de moi. Je l’ai rencontré à deux reprises, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur puis lorsqu’il a accédé à la présidence. Chaque fois il m’a fait la promesse d’imposer l’étourdissement des animaux avant leur saignée sans exception lors d’un abattage rituel… Il a fait exactement le contraire et ses ministres de l’Agriculture et de l’Intérieur ont sabordé les projets européens allant vers une meilleure information des consommateurs. J’ai soutenu Nicolas Sarkozy car j’avais confiance en lui, maintenant que je connais mieux le personnage, je n’ai plus du tout confiance en lui et en sa politique.

5 – Les élections présidentielles approchent. Allez-vous tenter de peser sur le débat public ?

BB – Oui, ma Fondation interviendra auprès de tous les candidats pour leur présenter nos attentes et leur demander de se positionner. Nous participerons également à une grande marche unitaire, le 24 mars à Nîmes, pour interpeller publiquement les candidats.

6 – Comment faire pour les lecteurs qui souhaiteraient vous aider, rejoindre votre association ?

BB – Ce n’est pas difficile, ma Fondation ne vit que par la générosité de ses donateurs, avec mes coups de gueule à répétition contre le gouvernement vous imaginez bien que nous ne recevons aucune subvention, du reste nous n’en voulons pas, alors nous avons besoin du soutien le plus large pour pouvoir continuer le combat en toute liberté. Nous lancerons dans les prochains jours notre nouveau site internet où vous trouverez toutes les informations nécessaires pour mener, avec nous, le combat contre l’exploitation animale. En attendant, je souhaite, à vous et à vos lecteurs, une très belle Année 2012 !

Comment les écoles de journalisme enseignent le conformisme (Polémia)

Partis politiques, associations, entreprises, personnalités, tout le monde a besoin des médias et de ce fait personne n’ose les critiquer… C’est en partant de ce constat que Polémia, insoumis aux médias de l’oligarchie, propose aujourd’hui un point de vue critique sur ces garde-fous du système, en invitant un jeune étudiant en journalisme.

La parole à l’étudiant.

Si les journalistes ne critiquent jamais le système, c’est qu’ils vivent grâce à lui et partagent ses valeurs. Dès leur formation, c’est le conformisme et non l’esprit critique qui est enseigné. Deux facteurs prépondérants expliquent cet état d’esprit :

· La structure des écoles dont l’influence des directives publiques est très importante
· La pression du milieu et la déontologie journalistique

Structure des écoles :

Il existe 3 types d’écoles :

– CELSA (Centre d’Etudes Littéraires et Scientifiques Appliquées) : école publique détenue à 48% par l’Etat. Elle fonctionne comme les grandes écoles. Le concours d’entrée très difficile permet de recruter un profil particulier d’élite.
– Ecoles sous statut associatif, dont le diplôme est reconnu par la profession (les syndicats) et par l’Etat
– Ecoles privées, plutôt orientées vers l’information et la communication, que vers le journalisme à proprement parler.

Bien que de structures différentes, ces écoles subissent toute l’influence de l’Etat. Notamment les écoles sous statut associatif, qui s’associent aux grandes universités pour délivrer des doubles-diplômes, mais l’Etat a donc un droit de regard plus important grâce à ce partenariat.

De plus ces écoles sont soumises à différentes directives dont la « Charte de la diversité pour les médias ».

A la suite d’une enquête du CSA concernant la « diversité » dans les médias en 2009, une commission de 30 experts s’est réunie pour penser la « diversité » dans les médias, c’est-à-dire permettre aux français d’origine étrangère d’être beaucoup plus présent dans les médias. Leur but est donc de trouver les moyens facilitant à ces populations l’accès à la profession de journaliste. Donc en premier lieu aux lieux de formation.

Ces nouveaux journalistes seront les mieux à même d’entretenir et de promouvoir le système.

Suite aux conclusions de cette commission, les épreuves de recrutement pour ces écoles ont donc été changées, notamment celle de culture générale, jugée trop discriminante. « On ne recrute pas des copies mais des personnalités », dixit Science-Po. Plusieurs partenariats ont également été créés, dans cette même optique. L’Institut Supérieur de journalisme de Lille, prestigieuse école s’est associée au Bondy blog : un groupe de jeunes des banlieues voulant changer la vision qu’a la France de ces jeunes.

Toujours dans ce même objectif, on trouve des mouvements, comme la très puissante French American Foundation, qui a réfléchi sur la couverture médiatique de l’immigration. Pour l’améliorer, elle propose aux jeunes journalistes de plancher sur le thème « Médias et immigration : pour une couverture médiatique juste et équilibrée » via des concours et des bourses à gagner.

La structure même de ces écoles fabrique également la connivence des élites. Prenons Science-Po pour exemple. Un journaliste qui sort diplômé de cette école aura passé cinq ans sur les mêmes bancs que le banquier, le commercial, le politique, l’homme d’affaires et le politique. S’il a des infos compromettantes sur l’un d’entre eux, voudra-t-il les divulguer ? Mettre dans une situation embarrassante un ami ? Perdre son réseau de grande école ? Le journaliste de cette formation est donc lié au reste de l’élite et n’est pas indépendant.

Pression du milieu et « déontologie journalistique »

Les journalistes ont une très haute estime d’eux même et de leur travail. Ils considèrent qu’ils ont une responsabilité, qu’ils sont garants des valeurs du système ; « valeurs du système » qu’ils ne contestent donc jamais (humanisme, démocratie représentative, féminisme et antiracisme).

Les formateurs, les professeurs partagent cette vision du monde et ne font donc pas venir d’intervenants avec qui ils ne seraient pas d’accord idéologiquement. Les jeunes journalistes sont donc formés par des personnes qui croient aux valeurs du système et ne sont pas entrainés à ce qu’on leur expose un point de vue différent, encore moins à le prendre en compte dans leur compréhension du monde.

La déontologie journalistique, savoir ce que l’on a le devoir de dire, permet de hiérarchiser les informations, et pose la question : doit-on traiter ou non un événement ? Dans le système de valeurs humanistes, une manifestation pro clandestins a beaucoup plus d’importance qu’un rassemblement nationaliste à qui il faut de toute façon éviter de faire de la pub. Cette discrimination de l’information est le fait des salles de rédaction des grands médias qui décident de ce qui doit faire l’actualité. Les cours de déontologie des écoles permettent aux étudiants de savoir comment traiter tel ou tel sujet sensible de société. Encore une fois, les personnes formatrices ne représentent pas la diversité des opinions, mais sont toujours main-stream.

Aucun esprit critique n’est réellement demandé dans les écoles de journalisme. En effet, une remise en question d’une information n’est ni souhaitée, ni encouragée à partir du moment où elle émane d’une source officielle : AFP, Reuters ou AP, les trois principales agences de presse.

Cependant avec l’arrivée d’internet, l’omerta des médias du système sur certains sujets a été court-circuitée, permettant aux personnes intéressées par un sujet, de trouver des informations non-officielles sur le web. Mais celles-ci n’étant pas reprises dans les médias de l’oligarchie, elles ont bien peu de valeurs face aux informations officielles.

De plus, le flot continu des tweets, des infos via les réseaux sociaux et des sites d’infos alternatifs, n’est absolument pas assimilable par une seule personne et l’on se rend compte qu’il est difficile de se passer de la capacité de synthèse d’une salle de rédaction, toute orientée fût-elle.

Discussions :

Le doute ne se vend pas, il faut mieux avoir le « scoop ». Prendre du recul et des pincettes avec une information qui pourrait faire vendre dans le contexte économique actuel (perte des revenus liés à la publicité) n’est donc pas encouragé.

Situation économique. Au fil des ans, la profession de journaliste s’est largement précarisée avec une nette augmentation des pigistes. Payer un journaliste des mois pour une enquête particulière coûte trop cher, on se contente souvent de recycler l’information des agences de presse car l’investigation coûte trop cher.

Indépendance de la presse. Il faut relativiser, la presse n’a jamais été vraiment indépendante du pouvoir en place. Le problème est qu’aujourd’hui, elle fait croire qu’elle est libre et indépendante, alors qu’elle est le plus parfait serviteur du système

Polémia
26/12/2011

L’esprit des choses : Mystérieuse cheminée – Par Jean-Michel Diard

L'esprit des choses : Mystérieuse cheminée - Par Jean-Michel Diard

Le Père Noël y est dit-on passé, il y a quelques jours, et, avec les premiers froids, elle a repris la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter. De nouveau, nous sommes fascinés par la danse des flammes, le chant des bûches et cette odeur si particulière qui imprègne les vêtements, qu’elle vienne du bois de pommier, de chêne, de pin ou des vieux ceps de vigne.

L'esprit des choses : Mystérieuse cheminée - Par Jean-Michel Diard
Image d'Épinal, XIXème siècle. Licence : domaine public.

La cheminée aura connu une longue et glorieuse carrière. Il n’y a pas si longtemps (moins de deux siècles!), elle offrait encore chaleur et nourriture à tout un continent. Des colossales cheminées seigneuriales – où un bœuf entier pouvait rôtir à la broche –, aux âtres paysans où la marmite murmurait en permanence, accrochée à la crémaillère, elle était l’âme de la maison. C’était autour d’elle que se tenaient les veillées et que se réglaient maints conflits familiaux.

Puis, il n’y a finalement pas si longtemps, nos aïeux en ont eu assez de griller par devant et d’être frigorifiés par derrière. Avec la révolution industrielle sont arrivés le charbon de terre et surtout de nouvelles façons de se chauffer, plus efficaces et plus économiques. Le calorifère et le chauffage central se sont introduits dans les habitations aristocratiques et bourgeoises, tandis que, dans les fermes et les maisons de village, le poêle faisait une entrée en force.

Car si les campagnes furent les dernières à l’abandonner, elles ne furent pas les moins féroces à l’égard de la pauvre cheminée. Délaissée, elle y fut l’objet des pires outrages. On y a voulu à toute force oublier ce vestige d’un temps honni où la vie était décidément trop dure, le temps d’avant la modernité, d’avant la radio et l’automobile. La cheminée a été transformée en vulgaire placard, en réserve à charbon, voire carrément démolie. Offense suprême, son conduit a subi l’introduction du tuyau du poêle, quand ce n’était pas celle du fil de l’antenne de télévision. On l’a rejetée comme on a rejeté les vêtements traditionnels, le patois ou le latin à la messe, sous prétexte de progrès et de modernité.

Il faut rendre cette justice aux « néo-ruraux » d’avoir mis fin à la catastrophe. Ces nouveaux venus à la campagne, appelés « rurbains » par les sociologues, ont su rendre vie à la belle au feu dormant. C’est souvent à eux que l’on doit la remise en état du vieux foyer devenu parfois un peu trop neuf. Eux les premiers ont redécouvert le plaisir des flambées de jadis, à leur façon bien sûr. On nous parle alors de « qualité de vie » sans trop préciser d’ailleurs ce qu’on met dans cette curieuse expression. Nostalgie? Ce serait trop simple. Si, aujourd’hui, la cheminée a retrouvé droit de cité y compris dans les constructions neuves, c’est qu’elle répond à un obscur et vague besoin, qui ne répond à rien d’utilitaire puisque le foyer n’est plus que rarement la source principale de chaleur et que l’on n’y cuit plus nos aliments.

D’abord, c’est autour du feu de cheminée que se rassemble la famille, ou ce qui aujourd’hui en tient lieu. On se rassemble devant la cheminée, pas devant le radiateur, ni même devant ce substitut disgracieux qu’est le foyer fermé (l’insert).

Alors que les structures traditionnelles sont mises en cause et même violemment combattues, il y a cette recherche lancinante de la communauté per due, d’une identité qui s’effiloche implacablement. La cheminée est un refuge, le rappel de ce qui nous relie au passé. Elle rend visible le lien mystérieux qui nous rattache à ce Moyen Age où elle naquit après la disparition de l’hypocauste romain.

Surtout, la cheminée, c’est le foyer, et pas seulement au sens strict du mot. C’est elle qui transforme un abri ou un refuge en véritable chez-soi. Image du soleil central de la cité (comme l’était à Rome le feu perpétuel des vestales), elle fait de notre habitation une véritable cité en miniature, une cité où les vivants conversent avec ceux d’avant, ceux qui ont construit, vécu, peiné ou ri dans les mêmes murs. La coutume de la pendaison de crémaillère n’est que le lointain écho de tout cela.

Comme si nous n’arrivions pas à oublier que, grâce à la cheminée, notre maison n’est au bout du compte qu’une reproduction, à nos mesures, du cosmos.

 Jean-Michel Diard

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 28 décembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

L'esprit des choses : Mystérieuse cheminée - Par Jean-Michel Diard

Bernard Lugan dépose plainte contre Bruno Julliard-Landau (PS)

28/12/11 – 12h00
PARIS (NOVOpress)
– Bernard Lugan tient à faire savoir qu’il vient de déposer plainte pour injure publique contre M. Bruno Julliard-Landau, membre du conseil de Paris, adjoint au maire de Paris chargé de la jeunesse et secrétaire à l’éducation du Parti socialiste.
Le mercredi 21 décembre 2011, dans l’émission Happy Hour présentée par M. Thierry Ardisson, M. Bruno Julliard-Landau a en effet traité Bernard Lugan de « raciste » et d’« antisémite ».
Pour mémoire, le 30 juin 2004, la Cour d’Appel de Lyon a condamné Bruno Julliard- Landau à payer à Bernard Lugan la somme de 4200 euros à titre d’amende, plus les frais de justice, pour l’avoir accusé de « négationnisme ».
Monsieur Julliard-Landau qui exerce de hautes responsabilités au Parti socialiste a dans cette affaire un comportement bien peu républicain. Lors de la même émission télévisée il a en effet déclaré qu’il considérait sa condamnation du 30 juin 2004 pour diffamation comme un honneur, insultant en cela l’institution judiciaire.

[Tribune libre] Russie : enquête sur une tentative de déstabilisation – Par Olrik

[Tribune libre] Russie : enquête sur une tentative de déstabilisation - Par Olrik

La nouvelle a inondé la toile comme un raz-de-marée. Il suffisait de taper le mot « élections russes » sur un quelconque moteur de recherche pour que des centaines et des centaines de sites ou de blogs reprenant tous la même dépêche – la plupart du temps à peine retouchée – soient recensés. Cette dépêche faisait état, sans ambages, de fraudes massives aux élections législatives russes du 4 décembre et reprenait comme une vérité biblique un obscur sondage attribué à l’ONG « l’Observateur citoyen ». Or ce sondage, qui a été en fait publié par l’institut FOM, n’est désormais curieusement plus en ligne. Après qu’il ait été rendu public par l’ONG animé par Dmitri Orechkine et repris en boucle par toutes les agences de presse de la planète, ce sondage controversé qui mettait « Russie unie », le parti de Medvedev, à 30% au lieu des 49,5 validées par la commission électorale russe n’est donc plus consultable… Notre enquête commence donc par une étrange et inexplicable disparition. Le sondage qui déclencha l’intense bronca médiatique mondiale et légitima à travers toute la Russie une brulante agitation a disparu… La raison en est simple, ce sondage était un faux grossier !

 

La fraude est-elle réellement ce qu’on en a dit ?

Mais alors qu’en est-il réellement des fraudes qu’une presse occidentale n’a pas manqué de qualifier de massives ? L’ensemble des irrégularités observées par l’ONG Golos, prétendument indépendante, a été recensé sur le site http://www.kartanarusheniy.ru/. Dans une tribune libre publiée sur l’agence de presse RIA Novosti, l’analyste francophone de la vie politique russe, Alexandre Latsa, s’est livré à un examen méticuleux de tous les cas de fraude. Loin de l’hystérie médiatique occidentale, force est de constater que la baudruche d’un vaste truquage électoral se dégonfle immédiatement. Au total, 7780 incidents divers ont été relevés

lors des dernières élections législatives russes. Cependant, si l’on ramène ces cas litigieux à ceux ne concernant que des « plaintes pour fraude au niveau de la comptabilisation des voix », le chiffre s’effondre littéralement pour ne totaliser qu’à peine 437 incidents. Et encore, ces incidents ne concernent à chaque fois que des écarts de 100 à 300 voix tout au plus. Par ailleurs, l’essentiel d’entre eux se concentre dans les régions du Caucase (une zone quasiment en guerre, ceci expliquant peut-être cela) et dans celle de Moscou. Or, en prenant la fourchette haute des voix en litiges simplement sur la ville de Moscou, on totalise à peine 20.000 votes douteux. Peut-on décemment imaginer que 20.000 voix en litige auraient permis au parti Russie unie de doubler son score sur Moscou ? En comparaison, rappelons qu’aux USA 100.000 voix avaient disparu aux législatives de 1982 à Chicago et que 19.000 bulletins litigieux furent comptabilisés à la présidentielle de 2000 rien qu’en Floride.

Après analyse des éléments à charge, rien ne vient établir que cette élection fût outrancièrement truquée ou que le score de Russie unie fût frauduleusement gonflé. Au contraire, le résultat en recul du parti majoritaire, dont la tête de liste était Medvedev et dont d’ailleurs Poutine s’était démarqué, démontrerait plutôt une normalisation du jeu politique – nous rappellerons aux journalistes occidentaux que Poutine n’est plus membre de Russie unie et œuvre actuellement à la création d’un nouveau parti panrusse. En outre, tous les observateurs s’accordent pour reconnaitre que les temps de paroles entre les compétiteurs ont été scrupuleusement respectés, ce qui, cela dit en passant, est malheureusement de moins en moins le cas en Occident et notamment en France. L’existence même de larges manifestations dénonçant la validité des résultats et qui se sont déroulées sans heurts ni violences, prouve à elle seule qu’un niveau supplémentaire de maturité démocratique a été franchi en Russie. Ajoutons encore que des organisations politiques rassemblant à peine 10% des électeurs entrent au parlement au moment même où en France un parti réunissant entre 17 et 20% des intentions de vote n’a et n’aura sans doute aucun député. Il est donc triste de constater que même sur ce terrain, la Russie se trouve en position de donner des leçons de démocratie à un pays comme la France.

 

L’ONG Golos est-elle aussi indépendante qu’elle le prétend ?

Mais alors pourquoi une telle agitation dans les chancelleries occidentales ? Pour la comprendre, il suffit de renifler qui se cache derrière l’ONG Golos que dirige M. Gregory Melkoyants, au cœur de la polémique. Cette ONG, qui se présente comme indépendante, s’est montrée extrêmement intrusive dans le processus électoral russe sous prétexte de l’observer. L’Observateur citoyen, une autre ONG également très impliquée dans la controverse et souvent citée par les médias occidentaux, se révèle n’être qu’un des multiples pseudopodes de l’ONG Golos. C’est donc bien Golos l’acteur central de l’agitation. Or si l’on remonte les ficelles de son financement, on découvre que Golos est financée non seulement par la Commission européenne, mais aussi et surtout par le gouvernement américain via l’USAID, une officine plus que controversée et soupçonnée de servir de paravent à la CIA. L’association Golos figure également sur la liste des ONG assistées par la National Endowment for Democracy (NED), une fondation qui s’emploie, depuis 1991, à étendre l’influence de Washington dans tout l’espace ex-soviétique et relaie les directives du Conseil de sécurité nationale étatsunien (NSC). Cerise sur le gâteau, les médias russes ont publié un échange mail dans lequel la responsable de Golos demandait aux responsables de l’USAID combien l’ONG pourrait leur facturer « des dénonciations de fraudes et d’abus ». On est ici vraiment loin d’une ONG indépendante !

 

Qui se cache derrière Alexeï Navalny ?

Bref, tout indique que nous assistons en Russie à une tentative de déstabilisation selon les méthodes bien éprouvées, notamment en Ukraine, des révolutions de couleur. Mais les simples agissements d’une ONG n’auraient pas suffi. Parallèlement à cela, il s’est déployé sur Internet un intense activisme de bloggeurs dont le plus célèbre, Alexeï Navalny, présente un pedigree plus que troublant. Surfant sur la légitime exaspération populaire que suscite en Russie la corruption à tous les niveaux de l’Etat, cet ex-boursicoteur de 35 ans, encore inconnu il y a trois ans, est devenu la figure de proue de l’opposition à Poutine au point d’en faire désormais un candidat crédible à la présidence de la Russie. D’abord proche des Libéraux pro-occidentaux, Navalny a pris part à la « Marche russe », une manifestation annuelle rassemblant les diverses « extrême-droites » russes et organisée par l’ultra-nationaliste Dmitri Demouchkine. Ce surprenant ralliement ne laisse rien au hasard et le journaliste Oleg Kachine l’analyse bien ainsi : « l’opposition libérale peine à rassembler, il va donc chercher les bras là où ils sont, c’est-à-dire auprès des Russes de la classe moyenne qui se sentent menacés par l’immigration».

Seulement voilà, Navalny traine derrière lui des casseroles qui ne manquent pas de plonger les plus sceptiques dans la circonspection. Diplômé de l’université américaine de Yale, il y a suivi le World Fellows Program, un projet créé par le président de l’université Richard Levin en coopération avec l’ancien président mexicain Zedillo (proche de George Soros) afin de « créer un réseau global de leaders émergents ». Ses participants ont l’honneur d’être formés par des agents étatsuniens ou britanniques notoires comme Lord Malloch Brown (ancien du Foreign Office), Aryeh Neier, présidente de l’Open Society Institute de George Soros, ou encore Tom Scholar, l’ancien chef de cabinet de Gordon Brown. Autre révélation à son sujet : après s’être fait piraté sa boite mail, on apprend que Navalny est salarié de l’association américaine NED (toujours elle) et en lien étroit avec Alexandre Belov, le représentant d’une milice xénophobe viscéralement anti Kremlin: l’ex-DPNI. Lorsqu’il s’agit d’alimenter l’instabilité sociale en Russie, toutes les compromissions semblent donc permises ! En outre, nous n’évoquerons pas ici le cas d’Édouard Limonov, gourou punk des Nationaux-bolcheviques russes, dont les gesticulations outrancières et les provocations burlesques auront finalement fait le jeu du très discrédité libéral Garry Kasparov avec qui il finira par s’allier au mépris de toute cohérence politique élémentaire. Sur ce point nous renvoyons nos lecteurs à l’excellent livre d’Emmanuel Carrère « Limonov », aux éditions POL.

 

Que pèsent réellement les Libéraux ?

Sans s’étendre sur les finalités géopolitiques et économiques attendues d’un telle déstabilisation, il est permis de douter des progrès démocratiques qui pourraient en ressortir. Rappelons que le rapport des forces en Russie est largement défavorable au courant libéral, et ce de manière écrasante. Le parti Iabloko* plafonne à 4% dans les sondages et peine à mobiliser parmi la population russe, même issue de la classe moyenne. Hormis les libéraux minoritaires, l’ensemble des forces politiques ayant pignon sur rue en Russie sont farouchement anti-occidentales. C’est d’ailleurs la seule position commune par-delà le caractère extrêmement hétéroclite des participants aux grands rassemblements de contestation du 11 et 24 décembre – 30.000 et 50.000 manifestants à Moscou, ce qui reste un succès très relatif pour une agglomération de 14 millions d’habitants. On pouvait y voir en grande majorité des Ultra-nationalistes, des Monarchistes russes, des Communistes radicaux du Front de gauche, quelques Anarchistes, des Nationaux-bolcheviques et, noyés au milieu de tout ça, une maigrichonne poignée de Libéraux esseulés. Pire encore, lors du rassemble du 24 décembre dernier, les principales personnalités du courant libéral comme Garry Kasparov ou Alexeï Koudrine ont été copieusement huées par la foule.

Seul l’intrigant Alexeï Navalny semble jouir d’une réelle célébrité en jouant des malentendus et en surfant sur l’exaspération populaire contre la corruption. On est vraiment loin de ce vent libéral et démocratique chanté par les médias occidentaux. Rappelons également que les leaders du KRPF** (parti communiste) et du LDPR** (nationalistes) – qui ne se sont pas privés de contester les résultats des élections législatives – ont qualifié le rassemblement du 12 décembre de « bêtise orange » et de « machination des services secrets américains ». Rien n’indique donc que la déstabilisation profiterait in fine aux forces pro-occidentales. Ce serait même certainement tout le contraire qui adviendrait. La Russie reste un pays convalescent en proie à de vieux démons. La corruption est endémique et les mafias restent puissantes. A l’instar des révolutions arabes, une révolution des neiges ne ferait qu’ouvrir un boulevard aux franges les plus extrémistes et incontrôlables de la société russe.

Olrik

* Parti libéral russe dont la plupart des leaders sont, soit comme Vladimir Ryzhkov salariés par la NED, soit comme Boris Nemtsov en contact régulier avec des sbires du milliardaire américain George Soros.

** Le KRPF et le LDPR sont avec Russie juste (gauche nationaliste) les trois organisations ayant rassemblé suffisamment de suffrages pour siéger au nouveau parlement. Toutes trois, quoiqu’opposées à Russie unie, sont farouchement nationalistes et anti-occidentales.

[box class=”info”]Source : Le blog des hussards de la Droite Strasbourgeoise.  [/box]

La fondation Brigitte Bardot va porter plainte contre le service vétérinaire de Roissy

La fondation Brigitte Bardot va porter plainte contre le service vétérinaire de Roissy

28/12/11 – 08h00
PARIS (NOVOpress)
– La Fondation Brigitte Bardot a décidé de porter plainte contre le service vétérinaire de l’Aéroport de Roissy. Le motif de cette action et que ce service aurait euthanasié une centaine d’oiseaux captifs arrivés illégalement du Mexique, alors que, selon La Fondation, ceux-ci auraient du être soignés et réexpédiés dans leurs pays d’origine.

La fondation Brigitte Bardot a reçu le soutien de la Ligue pour la protection des Oiseaux qui va porter plainte conjointement.

Les deux associations sont particulièrement scandalisées par l’action du service vétérinaire du fait que la méthode d’euthanasie utilisée a été la congélation soit une lente agonie pour les animaux.

« Nos associations intensifieront également en 2012 leur combat pour l’ouverture d’un centre adapté à l’accueil des animaux victimes du trafic international et saisis dans les aéroports parisiens » ont notamment affirmé les deux associations.

Sopo : un dogme, “Le racisme anti-blanc est une notion forgée par l’extrême-droite et le Front National” [audio]

Sopo : un dogme, "Le racisme anti-blanc est une notion forgée par l'extrême-droite et le Front National" [audio]

Pour Dominique Sopo (photo), président de SOS Racisme, c’est un dogme qui n’admet pas la discussion “Le racisme anti-blanc est une notion qui a été forgée par l’extrême- droite et par le Front National”. Ce n’est rien d’autre.

Dans Carrément Brunet (RMC). Aucune discussion n’étant possible avec Dominique Sopo (intolérance quand tu nous tiens !), Eric Brunet -l’animateur de l’émission- est obligé d’arrêter le débat.

Dans la mise en évidence du racisme anti-blanc il faut noter le rôle particulièrement actif des Identitaires par exemple lors du procès d’Houria Bouteldja.

Crédit photo : Parti socialiste, licence CC.

Pour Jean-Marc Ayrault « Noël » est-il un gros mot ?

Pour Jean-Marc Ayrault « Noël » est-il un gros mot ?

27/12/2011 – 14h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – « A toutes et à tous je souhaite de bonnes fêtes et une très belle année 2012, l’année du changement ». Le 23 décembre, sur son blog, Jean-Marc Ayrault a présenté ses vœux à ses concitoyens. Rien de plus normal en cette fin d’année, sauf que le maire de Nantes se garde bien de faire la moindre référence à la fête de Noël.

Cette disparition n’étonnera pas tous ceux qui ont constaté que les animations municipales de Noël, dans la cité des Ducs de Bretagne, ont supprimé quasiment tous les symboles traditionnels de cette fête – sapin, étoile, crèche, Père Noël et ses rennes – et ne sont plus que d’anonymes illuminations à l’image d’un centre commercial de la société marchande.

Fête chrétienne célébrant la naissance de Jésus de Nazareth, Noël est pourtant célébré depuis le IVe siècle chaque 25 décembre. On sait qu’avant l’apparition du christianisme cette date correspondait, dans la tradition européenne, aux fêtes païennes du solstice d’hiver. « Noël, fête de la mémoire, fête de la famille, fête du souvenir, fête de la foi et de l’espérance a traversé siècles et millénaires sans mourir », constate le philosophe Alain de Benoist*. Une fête profondément enracinée donc, pour les croyants comme pour les non-croyants, en particulier dans la culture des peuples d’Europe.

En s’abstenant de citer le mot de Noël, Jean-Marc Ayrault entend sans doute, en bon mondialiste, éviter tout vocable susceptible de heurter la « diversité » ou de troubler le « vivre ensemble ». Dans un pays « multiculturel », il est des références qu’il vaut mieux, selon lui, éviter. Alors quoi de plus « neutre », de plus « universel », que de souhaiter simplement « bonnes fêtes », sans plus de précision ? Etonnante évolution de la part de celui qui fut, durant son adolescence, militant du Mouvement rural de la jeunesse chrétienne.

François Hollande, dont Jean-Marc Ayrault a été nommé récemment « conseiller spécial », n’a manifestement pas les mêmes pudeurs à l’égard des fêtes islamiques. «Ces jours-ci, nous célébrerons la grande fête de solidarité et de partage qu’est l’Aïd-al-Fitr. A l’issue du mois de jeûne du Ramadan, temps fort de joie, d’échange de vœux et de présents, elle illumine la vie et les demeures de millions de nos compatriotes de culture musulmane. Issue d’une longue tradition et porteuse de riches héritages culturels, par les valeurs qu’elle porte et l’idéal social qu’elle vise, elle s’inscrit pleinement dans cette démarche d’universalité », écrivait en septembre dernier le candidat socialiste à la présidentielle.

Aujourd’hui s’il est de bon ton, pour les hiérarques du PS, de rendre un hommage appuyé à l’Islam, évoquer le simple mot de Noël leur semble par contre incongru. « Le mot ‘ouvrier’ n’est pas un gros mot » aurait dit un jour Pierre Mauroy à Jospin. Il semble bien, pour Jean-Marc Ayrault, que celui de Noël en soit un.

* Fêter Noël, Editions Atlas 1982

Image en Une : La nativité, par G. de la Tour. Cliquer sur l’image pour la voir en entier.

Films pour l’histoire : “La valise ou le cercueil”

Films pour l'histoire : "La valise ou le cercueil"

Films pour l'histoire : "La valise ou le cercueil"

Ce film retrace la véritable histoire des Français d’Algérie. Il dit toute la vérité sur les évènements tragiques qui ont contraint à l’exode forcé de plus de 1 200 000 personnes et causé la mort de plus de 200 000 autres.

Plus d’une vingtaine de témoins (pieds noirs, harkis, militaires, appelés…) racontent le destin tragique de l’Algérie Français et démontent point par point tous les silences et mensonges entourant cette page peu glorieuse de l’Histoire de France.

Pour avoir d’autres renseignements (en particulier lieux et horaires de projections du film) ou soutenir la diffusion de ce film vous pouvez vous rendre sur le site internet de l’Association “La valise ou le cercueil”.

Contre la réunification de la Bretagne, le premier vice-président des Pays de la Loire en appelle au métissage

Contre la réunification de la Bretagne, le premier vice-président des Pays de la Loire en appelle au métissage

27/12/2011 – 10h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Après le maire de Nantes et le président de la région des Pays de la Loire, les seconds couteaux entrent à leur tour en action contre la perspective d’une réunification de la Bretagne…

Christophe Clergeau, représentant local du socialisme propret, n’est pas un habitué des envolées verbales. À 43 ans, ce secrétaire régional du PS qui cultive encore un air de gendre idéal est premier président du conseil régional des Pays de la Loire. Le conseil compte pas moins de quinze vice-présidents pour 93 membres, mais occuper la première place confère légitimement des espérances : le président actuel vient de fêter ses 71 ans.

L’homme semble avoir tout misé sur la région et sur le système. Il évite les élections où il se présenterait seul face aux citoyens et n’occupe qu’un poste d’élu municipal dans la banlieue nantaise. La fin des Pays de la Loire serait aussi celle de son plan de carrière.

Chargé de l’économie au sein du conseil régional bien qu’il n’ait jamais travaillé en entreprise et soit titulaire d’un DEA d’analyse des politiques publiques, il est plutôt familier du vocabulaire éco-techno : « projets innovants », « politiques de développement », « filières d’excellence », etc. Mais l’adoption de l’amendement Le Fur-de Rugy l’a évidemment mis hors de lui. « Cet amendement disparaîtra dans la suite de son examen au Parlement », assure-t-il dans son blog.  Pas trop sûr quand même de cette élimination annoncée, il embouche la même trompette standardisée que Jacques Auxiette et Jean-Marc Ayrault : interdiction de réunifier la Bretagne sans l’avis des Angevins, Manceaux et autres Vendéens. « Je ne peux me résoudre à cet écartèlement », écrit-il même, lui qui se résout fort bien à l’écartèlement de la Bretagne.

Mais cette première contradiction en amène bientôt une autre, plus amusante, en conclusion de son billet : « Je pense métissage et identités plurielles avant de penser appartenance, je crois être ainsi fidèle à mon combat et aux valeurs de la gauche ». Pourtant, si l’identité est son ennemie et le métissage son idéal, Christophe Clergeau ne redoute pas la consanguinité politique : fils de la députée de Nantes Marie-Françoise Clergeau, il n’a fait carrière qu’en politique, grâce au parti socialiste !

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Christophe Clergeau, qui fut brièvement chargé de cours à Rennes à l’occasion d’un doctorat inachevé, n’a pas que des adversaires en Bretagne. Un article de Louis Bouveron publié dans la soirée du 24 par l’Agence Bretagne Presse sous le titre « Christophe Clergeau, vice-roi des pays de Loire, donne la tête la première dans le sottisier » n’aura duré que la journée de Noël. Le 26 au matin, la page correspondante ne contenait plus que la mention : « Désolé, Cet article id=24356 n’existe plus! »…