Dans votre agenda : Roland Dumas sur Méridien Zéro dimanche soir

Dans votre agenda : Roland Dumas sur Méridien Zéro dimanche soir

Méridien Zéro, la “webradio” alternative, reçoit Roland Dumas dans ses studios dimanche 2 octobre à partir de 23 heures.

Ancien ministre des affaires européennes et porte-parole du gouvernement Mauroy, Ministre des relations extérieures sous le gouvernement Fabius, Ministre d’État et ministre des affaires étrangères sous les gouvernements Rocard, Cresson et Beregovoy – pour ne citer que ces fonctions -, c’est un homme de premier plan que Méridien Zéro aura le privilège de recevoir.

Dans votre agenda : Roland Dumas sur Méridien Zéro dimanche soirSoyez donc au rendez-vous ce dimanche à 23 heures pour une rencontre exceptionnelle entre un ex-baron du PS et l’équipe d’animateurs dissidents qui ne manqueront pas avec la pertinence qu’on leur connait de vous faire découvrir plus en amont cette personnalité phare de la Vème République.

Faites vous les relais de la voie dissidente, rebelle, autonome, sociale, nationale et radicale en diffusant ce message à vos proches.

[box class= »warning »]Méridien Zéro diffusera en direct de 23h à 0h30 via les sites Méridien Zéro, Radio Bandiera Nera ou Europa Radio.[/box]
Crédit photo : France Diplomatie via Flickr

Clandestins tunisiens : nouvelle émeute au Centre d’accueil de Brindisi, 11 policiers blessés

Clandestins tunisiens : nouvelle émeute au Centre d’accueil de Brindisi, 11 policiers blessés

01/10/2011 – 16h15
BRINDISI (NOVOpress) — Après Lampedusa, Brindisi, ou de l’art d’éteindre un incendie pour le rallumer ailleurs. En transférant les Tunisiens de Lampedusa dans d’autres centres d’accueil, le gouvernement italien n’a fait que déplacer l’émeute.

Il y a dix jours, 62 clandestins s’étaient déjà enfuis du Centre d’identification et d’expulsion de Restinco, à côté de Brindisi, en arrachant les grilles et en défonçant le portail. Il ne semble pas qu’ils aient été retrouvés. On avait rempli à nouveau le centre avec 84 clandestins, tous en provenance de Lampedusa. Ils se sont révoltés avant-hier soir, en poussant ce que les journalistes italiens appellent « leur cri habituel de “Liberté, liberté” » – c’est beau la francophonie.

Outre la police, une unité anti-émeutes a dû intervenir. 18 Tunisiens ont ensuite profité de la nuit pour s’enfuir : ils ont arraché les portes, qu’ils ont utilisées pour forcer un passage dans la clôture. Cinq ont été retrouvés hier, les autres étaient encore recherchés dans les campagnes autour de la ville. On compte 11 blessés parmi les forces de l’ordre.

Comme l’explique avec complaisance le journaliste du Nuovo Quotidiano di Puglia, « ce qui pèse sur ces émeutes à répétition, c’est malheureusement l’expulsion : tous les hôtes du centre savent que, après six mois de résidence, on retourne à la maison. Le quitte ou double pour la communauté tunisienne consiste donc à chercher la liberté par la fuite, en déchaînant comme hier une sorte d’enfer. […] Mais peu leur importe, puisqu’ils savent que derrière ces grilles, il y a la liberté, un ami ou un parent qui les attend en France ou en Allemagne ».

[box class= »info »]Sources : www.ansa.it et www.quotidianodipuglia.it[/box]

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit

[box class=info]Le samedi, une sélection des principaux sujets de la semaine des biens connus Bulletins de Réinformation de Radio Courtoisie. Ce Kiosque est présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles.

Novopress a publié dès samedi matin, en différé, l’audio de ce Kiosque Courtois dans la fenêtre « Radio Courtoisie : le bulletin de réinfo » de sa colonne de droite. Pour ceux qui préfèrent lire qu’écouter, en voici le contenu sous forme de texte enrichi d’images et d’une vidéo.[/box]

FRANCE

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Scandale Hortefeux : une affaire dans l’affaire Karachi. En fin de semaine dernière, Le Monde révélait le contenu d’une conversation téléphonique en date du 14 septembre entre Brice Hortefeux et Thierry Gaubert, laissant penser qu’avant même que le procès-verbal d’audition ne soit versé au dossier, Hortefeux était informé des déclarations à la police de la princesse Hélène de Yougoslavie, l’épouse de Gaubert. Ce dernier, un proche de Sarkozy, a été mis en examen le 21 septembre par le juge van Ruymbeke dans le cadre de l’affaire de corruption présumée lors de la présidentielle de 1995, dite affaire Karachi. « Elle balance beaucoup apparemment, Hélène », disait entre autre Hortefeux à Gaubert. Hortefeux  a avancé qu’il s’était fondé sur des « rumeurs journalistiques », une explication aussi tordue que celle des « Auvergnats », puisqu’aucun journal n’avait encore publié la nouvelle de la déposition de l’épouse de Gaubert. Le parquet de Paris avait donc décidé d’ouvrir une enquête préliminaire pour «violation du secret professionnel et recel». Brice Hortefeux a été entendu vendredi matin dans les locaux de la PJ des Hauts-de-Seine d’où, selon ses termes, il est ressorti « soulagé ».

Les syndicats de magistrats jugent que cette procédure est un leurre et que Hortefeux ne risque rien, puisque le Parquet est sous tutelle de l’exécutif et que la Direction centrale de la police est peu susceptible de se mettre en cause elle-même pour la fuite présumée. Cette enquête préliminaire ne serait donc pour eux qu’une façon de déminer la polémique lancée par un communiqué de l’Elysée en date du 22 septembre, après la mise en examen de Nicolas Bazire, (autre proche de Sarkozy dont il était témoin lors du mariage avec Carla Bruni), communiqué dans lequel la présidence assure, je cite, que : « le nom du chef de l’Etat n’apparaît dans aucun des éléments du dossier, et n’a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier ». Une affirmation qui laisse supposer que l’Elysée a pris connaissance du dossier, ce qui est illégal. Les familles des victimes de l’attentat de Karachi ont par ailleurs porté plainte contre Brice Hortefeux pour « subornation de témoin » et « entrave à la manifestation de la vérité ». Pour leur avocat, Me Olivier Morice, Brice Hortefeux a poussé son ami Thierry Gaubert à exercer « des pressions et des menaces » sur son épouse pour qu’elle « revienne sur son témoignage » devant les enquêteurs. Le même Brice Hortefeux est également menacé par une autre procédure, une citation directe devant le tribunal correctionnel pour « menaces et intimidation ». Selon le Nouvel observateur, il aurait parlé de « fracasser » l’avocat des familles de victimes de l’attentat de Karachi. Rappelons qu’Hortefeux est actuellement pressenti pour être le directeur de la campagne présidentielle du possible candidat Sarkozy. Le scandale Karachi pue décidément par tous les pores, jusqu’au sommet de l’Etat.

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Pour près de trois-quarts des Français, les politiciens du système sont des ripoux. 72 % des Français estiment que les élus et dirigeants politiques sont « plutôt corrompus », contre 19 % d’un avis contraire, selon un sondage TNS‑Sofres publié mercredi sur Canal+. Le candidat à l’investiture socialiste François Hollande (photo), invité à commenter ce sondage, a déclaré le comprendre, je cite : « à la lumière des scandales révélés ces dernières semaines », ajoutant néanmoins qu’il « ne le partage pas ». Quand on lui demande si les hommes politiques français sont corrompus, le député de Corrèze répond ainsi clairement « non ». Une autosatisfaction de ravi de la crèche, dans le droit fil de la « normalité » d’un parti pourri par les scandales Baylet, Guérini, Navarro, Pupponi (par ordre alphabétique), parallèlement à la nauséabonde saga DSK naturellement.

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit La gauche obtient la majorité absolue au Sénat. Un résultat historique, car c’est la première fois que la gauche va diriger la Haute Assemblée. Une victoire somme toute logique. En effet, la gauche dirige la majorité des départements, la quasi-totalité des régions et de nombreuses grandes villes. Or les sénateurs sont élus… par des élus. A noter que les communistes, qui ne pèsent rien dans l’opinion publique, y disposeront d’un groupe. L’une des premières réactions au passage à gauche du Sénat fut celle de Martine Aubry, qui s’est réjouie de pouvoir enfin mettre en œuvre le droit de vote pour les étrangers. Celui‑ci avait en effet toujours été bloqué par la Haute Assemblée. Pour SOS Racisme, cette victoire de la gauche représente, je cite : « un espoir » de voir adopter le droit de vote des étrangers. Des réactions qui témoignent de la mutation politique de la gauche. Les étrangers constituent dorénavant la nouvelle base électorale d’un Parti socialiste qui a visiblement renoncé à représenter les classes populaires.

Journée de grève, le 27 septembre, dans l’éducation nationale. Avec un taux de participation situé entre 30% selon le ministère et 50% selon les syndicats Pour la première fois, les syndicats de l’enseignement privé appelaient eux aussi à la grève. En ligne de mire de la colère des professeurs : les suppressions de postes et l’application du principe de non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

L’association SOS Education fait remarquer (vidéo ci-dessous) qu’en 30 ans, le budget de l’Education nationale s’est accru de 60 milliards d’euros, en euros constants, alors même que l’on compte 600.000 élèves en moins ; que pour abriter les administratifs de l’Education nationale, ce que Claude Allègre avait en son temps appelé le « mammouth », il faudrait construire 10 tours Montparnasse ; et que le nombre actuel de professeurs permettrait théoriquement de faire des classes de moins de 15 élèves, alors qu’elles sont dans les faits de plus de 30. Les syndicats de gauche n’ont pas remis en cause le dogme du collège unique, n’ont pas voulu s’interroger sur l’aptitude supposée des enseignants à gérer des problèmes d’ordre ethnique dont le pouvoir politique se défausse sur eux,  pas plus qu’ils ne se sont posés la question de l’autorité du professeur, dans une société dont la faillite morale est patente. Une société finalement à leur image.

Soseducation

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écritMarine Le Pen affirme être sur écoute. « Ça fait très longtemps. J’en ai eu la démonstration : des gens viennent me dire la teneur exacte de la conversation que j’ai tenue, au détail près » a déclaré hier la présidente du Front national sur iTélé. Pourquoi ne porte‑t‑elle pas plainte ? « Et comment voulez‑vous que je le prouve ? » a répondu Marine Le Pen. « Je suis dans l’opposition moi, je n’ai pas tous les moyens que peuvent avoir un certain nombre de personnes ». Interrogée sur d’éventuelles démissions de responsables impliqués dans le scandale des écoutes téléphoniques illégales du Monde, Marine Le Pen a fait observé, je cite : « quil va y avoir des élections, les Français doivent arrêter de se faire marcher dessus, ils doivent redresser la tête », ajoutant, je cite encore : « Le gouvernement de l’exemplarité : voilà ce que les Français doivent exiger en 2012 et évidemment, ça va être difficile de trouver cela et au PS et à l’UMP ». Fin de citation.

Nouveau ralliement à Marine Le Pen. Un républicain de gauche, qui avait fait campagne pour Jean‑Pierre Chevènement en 2002, a annoncé mardi qu’il ralliait le Front national. Bertrand Dutheil de La Rochère, qui estime que le parti de Marine Le Pen représente la seule alternative républicaine, a été immédiatement exclu du parti chevènementiste. Il a répondu au « Ché », qui faisait part de sa tristesse, qu’il ne voulait pas être contraint de voter, je cite : « pour un quelconque Bébé Delors ».

Arnaud MontebourgLa démondialisation prônée par Arnaud Montebourg (photo), l’un des candidats à la candidature socialiste, n’a décidément bonne presse ni à gauche, ni chez les écolos. « Idée ringarde » pour Manuel Valls, autre candidat à la candidature – qui vient par ailleurs de déclarer être lié, je cite : « de manière éternelle à Israël ». « Fausse bonne idée » pour le cosmopolite Daniel Cohn‑Bendit, pour lequel je cite : « l’espace national n’est pas un espace économique viable ». Montebourg, qui a piqué ses idées dans le programme du Front national, se garde d’ailleurs d’aller jusqu’au bout de la logique de la démondialisation, laquelle exige l’inversion des flux migratoires, autrement dit la relocalisation des peuples sur leurs aires culturelles de souche.

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Pour Kemi Seba, « L’Afrique a besoin de tous ses exilés ». Kemi Seba (photo) s’est fait connaître en France en fondant la Tribu Ka, groupe d’auto‑défense de la communauté noire prônant le retour des Africains sur la terre d’Afrique, le développement séparé et le refus du métissage. L’identitaire panafricaniste  a décidé de quitter l’Europe début 2011 pour rentrer dans son pays, le Sénégal, afin de contribuer, je cite : « au développement de son peuple ».  Dans un entretien exclusif à l’agence Novopress publié le 26 septembre, Kemi Saba appelle une nouvelle fois à un retour vers « l’Afrique-mère » des Africains émigrés en Europe afin de développer leur terre d’origine. Une position curieusement peu relayée par les partis patriotes et nationalistes européens qui pourrait voir en lui un allié objectif.

 

MONDE

Selon le quotidien en ligne américain WorldTribune, en Syrie, l’administration Obama traite directement et prioritairement avec la confrérie des Frères musulmans. Le « Parti de la réforme », l’une des composantes de l’opposition démocratique syrienne, a publiquement protesté contre ces rencontres américano‑islamistes qui vont à l’encontre de l’établissement d’une démocratie pluraliste laquelle, je cite : « donnerait leur place aux importantes minorités alaouite, chrétienne et kurde ». Washington a par ailleurs multiplié les déclarations dans la tonalité de sa politique systématique d’ingérence dans les régimes arabes d’inspiration laïque, lesquels garantissent les libertés de leurs minorités religieuses. Pour les Etats‑Unis, il s’agit manifestement de renforcer l’épouvantail islamiste sur l’ensemble de l’aire arabo‑musulmane dans l’optique d’un choc des civilisations qui précipiterait le monde dans un conflit de haute intensité, seul susceptible de maintenir les Etats‑Unis dans leur rang d’hyperpuissance.

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Une victoire des femmes en terre d’islam. Le roi Abdallah Arabie Saoudite vient en effet de leur accorder le droit de vote. Elles sont également admises à « siéger » à l’assemblée consultative, mais uniquement par téléconférence. Elles ne pourront toujours pas conduire une voiture ou voyager seules, sans parler naturellement du port obligatoire du voile ou des mariages forcés. Nos « chiennes de garde » ont encore du boulot à l’export en terre d’islam…

En Egypte, les élections législatives pourraient voir la victoire des Frères musulmans. Selon un récent sondage, 35% des Egyptiens soutiennent la confrérie islamiste des Frères musulmans. Ils sont également 58% à ne vouloir élire qu’un président musulman. Plus des trois quarts des Egyptiens estiment que la relation entre chrétiens et musulmans n’est pas problématique, alors même que les chrétiens coptes, qui représentent près de 10% de la population, sont la cible régulière de violences liées à leur religion. Interdits depuis 1954, les Frères musulmans sont considérés comme la force politique la mieux organisée du pays. Après la chute du président Moubarak, la confrérie a formé un parti politique légal pour pouvoir participer aux élections de novembre prochain.

Quand vous lisez que l’Union européenne promet « une aide massive » afin de, je cite : « résorber le chômage, rétablir les équilibres au niveau du développement régional et stimuler la relance économique », vous applaudissez des deux mains. Oui, mais lisez jusqu’au bout : cette « aide massive » va être octroyée… à la Tunisie. Alors même que le chômage a continué d’augmenter en France (+4,3% sur un an)  Une  annonce qui devrait ravir les millions de Français qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté.

Kiosque Courtois du samedi 1/10/2011 – L’actualité de la semaine en écrit Nous terminerons par un hommage à deux éminents historiens récemment décédés. Lucien Jerphagnon, membre fondateur du Centre international d’études platoniciennes et aristotéliciennes d’Athènes, et François-Georges Dreyfus (photo), tous deux collaborateurs réguliers de la Nouvelle Revue d’Histoire, dirigée par Dominique Venner. Né dans une famille juive alsacienne, François‑Georges Dreyfus s’était converti au protestantisme dans les années 1950. Gaulliste, maurassien, auteur entre autre d’une iconoclaste « Histoire de Vichy », François-Georges Dreyfus était par ailleurs patron d’émission à Radio Courtoisie.

« Nevermind » de Nirvana : 20 ans déjà…

Nevermind de Nirvana : 20 ans déjà…

01/10/2011 – 13h00
SEATTLE (NOVOpress) –
La musique de Smells Like Teen Spirit a marqué une génération. Ce morceau, alternant refrains rageurs, riffs électriques et couplets lents, est devenu la chanson la plus connue de Nirvana. Le début d’un mythe. Elle est extraite de Nevermind, le deuxième album du groupe de Seattle, sorti le 24 septembre 1991. Quelques mois plus tard, l’album explose toutes les ventes.

Nevermind de Nirvana : 20 ans déjà…Vingt ans plus tard, la maison de disques, Universal, a flairé le bon coup. CD simple, coffret, version double CD… elle vient de rééditer Nevermind. Sur la pochette, le bébé nageur est toujours là, prêt à mordre un hameçon au bout duquel flotte un dollar.

Nirvana exprimait avec cette image le refus manifeste de l’argent roi. Paradoxalement, dans la foulée de Nevermind, une mode a vu le jour à l’aube des années 1990, véhiculant la haine de soi et de la société consumériste : le mouvement grunge avec ses cheveux gras, chemises à carreaux et jean’s déchirés. Le phénomène devient alors commercial.

Le leader de Nirvana, Kurt Cobain ne le supporte pas. Rongé par ses tendances suicidaires et son addiction aux drogues dures, il se tire une balle dans la bouche le 5 avril 1994. La société de consommation venait de dévorer l’un des siens. Un beau gâchis.

Les « petits pois » du Figaro entre « gauchisme larvé » et « sarkozysme disciplinaire » [Tribune libre]

Les « petits pois » du Figaro entre « gauchisme larvé » et « sarkozysme disciplinaire »

[box] Article publié avec l’aimable autorisation de Polémia.[/box]

Le Figaro obéit à une double logique : le « gauchisme » de salle de rédaction de la majorité de ses rédacteurs et le sarkozysme militant de sa direction. Le traitement de l’affaire de Karachi – une alouette d’information, un cheval de contre-attaque – a donné lieu à une passe d’armes entre la direction (Etienne Mougeotte, ex-TF1) et la Société des journalistes dont l’excellent Stéphane Durand-Souffland, Bobard d’Or 2010 [1]. Nos lecteurs trouveront le compte rendu de l’échange direction/syndicat du 26 septembre 2011.

Polémia

Traitement des « affaires » et implication personnelle d’Etienne Mougeotte auprès du président de la République La SDJ fait part des nombreuses réactions recueillies dans la rédaction, selon lesquelles Le Figaro traite de manière insuffisante et caricaturale les affaires mettant la droite en difficulté comme, pour n’évoquer que la plus récente, Karachi, dans laquelle apparaissent les noms de Nicolas Bazire, Thierry Gaubert et Brice Hortefeux, proches de Nicolas Sarkozy. Nous estimons que le déséquilibre entre le premier papier, non signé (garde à vue de Nicolas Bazire et mise en examen de Thierry Gaubert), et la pleine page de contre-attaque de l’Elysée nuit à la crédibilité du journal. D’autant que l’un des directeurs-adjoints avait donné au comité la consigne de traiter l’info par un « zoom ». Voici la réponse d’Etienne Mougeotte : « Nous faisons un journal d’opinion, politiquement engagé, qui couvre l’actualité de manière honnête. On n’est pas là pour emm… la droite, c’est comme ça. Cela dit, nous n’avons eu aucun retard sur l’information concernant Bazire, il y avait même sa photo, ce qui n’a pas dû lui faire plaisir. Je ne sais pas pourquoi ce papier n’était pas signé, il n’y avait aucune raison à cela. Si un de mes adjoints avait estimé qu’il fallait faire un « zoom », c’est une bêtise mais ce qui compte c’est ce qui a été publié. Pour être bien au Figaro, il faut épouser les idées du Figaro. Pour autant, jamais le journal ne défendra ce qui est contraire à la loi, et nous suivrons cette actualité comme les autres. Je note que nous restons excellents sur l’affaire Servier. »

DSK, Valls, Hollande et Banon

La SDJ interroge également la direction au sujet d’une manchette de cet été, faisant de la date de l’audition comme simple témoin de François Hollande dans le cadre de l’affaire DSK/Tristane Banon l’information la plus importante du jour. Cette manchette était illustrée par deux photos juxtaposées de François Hollande, candidat à la primaire socialiste, et de Tristane Banon, créant un choc visuel inapproprié. Etienne Mougeotte reconnaît « une erreur » qui doit « servir de leçon » pour l’avenir. « Ce n’est pas la manière de faire du Figaro, admet-il. Cette info ne valait pas 5 colonnes. On fait ce genre d’erreur quand l’actu est pauvre » et qu’on doit absolument monter un sujet en manchette.
Les « petits pois » du Figaro entre « gauchisme larvé » et « sarkozysme disciplinaire »Bien qu’il ne s’agisse pas en l’espèce d’un montage ou d’une retouche, la SDJ rappelle le précédent dit de « la bague de Rachida Dati » : Etienne Mougeotte l’avait également déploré, et il avait déjà promis à l’époque que cela servirait de leçon pour l’utilisation des photos.

Nous attirons l’attention de la direction sur le cas de Manuel Valls, opposant local du propriétaire du Figaro dont il est difficile de parler dans les colonnes du journal – sa photo a été récemment retirée d’un article. Etienne Mougeotte répond, laissant implicitement entendre que Manuel Valls n’est pas « tricard » au Figaro : « On le traite astucieusement… ce qui est paradoxal pour le responsable le plus à droite du PS. Nous n’avons pas de contentieux avec lui, il a été invité du Talk. »

Enfin, nous revenons sur les informations publiées dans plusieurs titres, notamment Le Monde, faisant état d’une implication personnelle d’Etienne Mougeotte dans la campagne de réélection de Nicolas Sarkozy, en particulier au sein d’un groupe de conseillers animé par Jean-René Fourtou. Voici sa réponse, extrêmement ferme : « J’ai pris un café à trois ou quatre reprises chez Fourtou. Je fais ce que je veux, avec qui je veux. Je vois beaucoup de monde – pas souvent Nicolas Sarkozy –, beaucoup de gens me demandent leur avis et vous seriez étonné de savoir de qui il s’agit. En tout état de cause, je reste un journaliste. Je n’ai jamais été encarté dans aucun parti politique et ne le serai jamais. Je ne suis pas un conseiller officiel ou officieux de Nicolas Sarkozy. Mes loisirs, je les passe au golf, pas à l’Elysée. »

La SDJ prend acte des propos d’Etienne Mougeotte, qui a toujours reçu ses représentants à leur demande et n’a jamais refusé de répondre à aucune question. Mais elle regrette que tout débat au sujet des choix éditoriaux soit systématiquement mis au compte, généralement sur le ton de l’apparente plaisanterie, d’une sorte de gauchisme larvé. La SDJ entend continuer à jouer son rôle, qui consiste à faire remonter à la direction le sentiment de la rédaction, qu’il soit positif ou critique. Cela participe de la vie d’une rédaction comme la nôtre, qui n’est pas composée de petits pois. Le débat interne appartient à l’ADN du Figaro.

Société des Journalistes du Figaro

Réunion du 26 septembre 2011

Pour la direction : Etienne Mougeotte et Jean-Michel Salvator

Pour la SDJ : Nicolas Barotte, Martin Couturié et Stéphane Durand-Souffland

[1] Communiqué de Polémia – 20/04/2010 – 23 h Première cérémonie des Bobards d’or

[box class= »info »] Source : Correspondance Polémia – 30/09/2011 [/box]

Image : de Tropical Boy, licence CC.

Eva Braun : l’amante d’Hitler ne cadrait pas avec la propagande nazie

Eva Braun : l’amante d’Hitler ne cadrait pas avec la propagande nazie

01/10/2011 – 10h00
MUNICH (NOVOpress) –
Vivre au quotidien aux côtés d’Adolf Hitler, pas évident ? Pourtant, Eva Braun a fait le choix de partager le destin du dictateur allemand pendant 16 ans jusqu’à en mourir pour lui en 1945 dans un Berlin cerné par les Soviétiques. Comme des centaines de milliers d’Allemands ordinaires avant elle. Fascination, amour, aveuglement idéologique… l’historienne allemande Heike Görtemaker vient de consacrer une biographie au Seuil à la compagne d’Hitler.

Eva Braun : l’amante d’Hitler ne cadrait pas avec la propagande nazie Un ouvrage qui sort du lot. Car à travers la vie d’Eva Braun, Heike Görtemaker s’attaque au récit de la vie privée du chef nazi et de son entourage. Elle brosse une relation tout en contraste du couple. D’un côté, une propagande qui présente Adolf Hitler comme dévoué jour et nuit à l’Allemagne et à la cause nationale-socialiste. De l’autre, une jeune femme « blonde, sportive, attirante, heureuse de vivre », écrit Heike Görtemaker.

Eva Braun aimait la mode, le jazz, le cinéma et lisait les livres d’Oscar Wilde, auteur homosexuel pourtant interdit en Allemagne dès 1933. Une image bien éloignée de la femme allemande plantureuse, destinée à être une mère soumise, véhiculée par l’Etat nazi. L’historienne remet ainsi en question la légende d’une jeune femme frivole et inconsciente. Sous sa plume, Eva Braun se révèle une femme engagée politiquement, pleine de contradictions. Un récit passionnant sur une personnalité complexe qui ne correspond pas vraiment aux clichés du IIIème Reich.

En Lorraine comme en Bretagne, Arcelor-Mittal réduit fortement son activité

En Lorraine comme en Bretagne, Arcelor-Mittal réduit fortement son activité

01/10/2011 – 08h30
NANTES (NOVOpress Breizh) – L’inquiétude règne parmi les 600 salariés du site d’Arcelor-Mittal de Basse-Indre, une commune de l’agglomération nantaise. La direction de l’entreprise a en effet annoncé hier, lors d’un CE extraordinaire, sa décision de recourir au chômage partiel pour le dernier trimestre 2011. Une situation qu’on retrouve en Lorraine où le groupe indien a décidé l’arrêt temporaire de la filière liquide Lorraine qui intervient dès le 1er octobre
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Selon les déclarations d’un militant CGT à Ouest-France, l’entreprise « est confrontée, depuis juin, à une baisse progressive des commandes, ce qui affecte la production… Alors qu’on tournait en 5X8 et à plein pot jusqu’en juin, on est tombés à un rythme en 3X8, 4 jours par semaine au lieu de 7 jours sur 7 (2) et à 12 postes au lieu de 21. » Toujours selon celui-ci « La perte financière pour les salariés (indemnisés à hauteur de 75 % du salaire brut, soit environ 90 % du salaire net), représente entre 20 et 30 % si l’on inclut la perte de l’indemnité d’astreinte pour le travail en 5X8... ».

En lorraine, ce sont 1511 salariés dont 595 des sites de Florange (CDI, intérimaires et apprentis) et 390 sous-traitants qui vont être touchés par cette fermeture. Pour justifier celle-ci, le magnat indien de l’acier invoque une baisse des commandes, due notamment « aux conséquences de la sécheresse » sur le marché de l’acier.

Après l’arrêt du haut-fourneau P3 le 6 juin dernier, c’est le P6, second haut-fourneau dela Fensch, qui va à sont son tour être arrêté dès demain, de même que la totalité du train à chaud et ce pour une période indéterminée. Une décision qui pourrait être lourde de conséquence, car rallumer un haut-fourneau est une opération délicate et aucune date n’a été annoncée pour la reprise de l’activité.

Pour certains cette fermeture s’explique surtout par une stratégie purement spéculative du groupe visant à réduire l’activité des sites de Lorraine pour maintenir le prix de l’acier à un haut niveau, ce qui lui procure des marges confortables. Alors que le site de Dunkerque tourne à plein régime et que Fos-sur-Mer achève sa rénovation, Arcelor Mittal n’a procédé, depuis de nombreuses années à aucun investissement en Lorraine. N° 1 mondial de la sidérurgie, le groupe a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de près de 59 milliards d’euros pour un résultat net de 2.200 millions d’euros.

Interrogé sur ce dossier, Eric Besson, ministre chargé de l’Industrie, s’est borné à dire en réponse à une question de Michel Liebgott (PS, Moselle) qu’il « espérait pour le début de l’année prochaine » le redémarrage du haut fourneau mis en veille par Arcelor-Mittal à Florange. « Le groupe Arcelor (…) continue à présenter un programme précis et chiffré de maintenance, qui permettra de maintenir l’outil de production dans de bonnes conditions et le redémarrage que nous espérons – je dis bien nous espérons – pour le début de l’année prochaine ». Une phrase qui en dit long sur le pouvoir, en 2011, d’un ministre de l’Industrie face à une multinationale indienne, dans un secteur aussi stratégique que la production d’acier.