[Mise à jour] Catastrophe annoncée. Par Vincent Revel

[Mise à jour] Catastrophe annoncée. Par Vincent Revel

17/07/2015 – FRANCE (NOVOpress) – Censure du Ministère de l’Intérieur, qui ne souhaite pas voir circuler les images de la guerre qui se déroule sur notre sol. – NOVOpress a reçu en date du 16 juillet 2015 le message ci-dessous, d’un service du Ministère de l’Intérieur, nous informant que l’image qui servait à illustrer l’article nous mettait hors la loi. Cette image, choquante certes, ne montrait rien d’autre qu’un aspect de la guerre qui a commencé dans notre pays, et que nous souhaitions porter à l’attention de nos lecteurs. Force est de constater que de montrer la réalité est devenu illégal et serait faire “l’apologie du terrorisme”. Dans la même veine, c’est ainsi qu’une Ségolène Royal peut déclarer avec aplomb que “la piste terroriste n’est pas privilégiée” pour l’explosion du site pétrochimique de Berre-L’Étang. Circulez, rien à voir…

Expéditeur: OCLCTIC-PHAROS <xxxxxxxxx@interieur.gouv.fr>
Date: 16 juillet 2015 09:49:24 UTC+2
Destinataire: contact@novopress.info
Objet: Détection d’un contenu contraire à la loi – URGENT
Répondre à: xxxxxxxxx@interieur.gouv.fr

Bonjour,

L’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication (OCLCTIC) a constaté la présence d’un contenu qui contrevient aux dispositions de l’article 227-24 du code pénal : Diffusion d’un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine […] lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur.
En l’espèce, il s’agit de la photographie de la tête décapitée de la victime de l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier.

Ce contenu est visible à l’adresse suivante : https://fr.novopress.info/190383/catastrophe-annoncee-vincent-revel

En conséquence, et conformément à l’article 6 de la LCEN, nous vous avisons de la présence de ce contenu en date du 16/07/2015 à 09h30.
Dés lors, votre connaissance des faits litigieux est présumée acquise.
Merci de bien vouloir nous informer, par retour même voie, de la suite que vous donnerez à cette notification.

Cordialement.


10/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Parallèlement au train à grande vitesse (TGV), qui nous a propulsés dans le monde moderne des nouvelles technologies, nous avons eu aussi, en France, le GMC (Giscard-Mitterrand-Chirac) qui nous a plongés dans la névrose et l’immobilisme.

L’historien Jacques Marseille avait déclaré au début du quinquennat de Sarkozy que « ce qui avait plombé Jacques Chirac était précisément de n’avoir rien fait. » Il avait aussi ajouté, avec un espoir mal placé, « que Nicolas Sarkozy, soit en recul dans les sondages devrait l’inciter, compte tenu de son tempérament, non pas à faire du Jacques Chirac, ce qui serait dramatique pour le pays mais à opérer la grande rupture en matière d’éducation, d’emploi et de dépenses publiques. »

Aujourd’hui, en 2015, nous savons tous, sauf les inconditionnels de Sarkozy, que ces souhaits n’ont pas été entendus. Nos hommes politiques, à l’image de François Hollande, manquent de plus en plus de charisme, de volonté. Ils n’ont plus la réalité du quotidien. Leurs connaissances en Histoire et en géopolitique sont faibles pour ne pas dire nulles. Je ne cesse de répéter qu’ils ne possèdent plus l’attachement charnel à leur patrie. Ils appartiennent à une oligarchie, déconnectée des intérêts des peuples et de la vraie vie. Ils ne souhaitent plus se prétendre les héritiers d’une tradition.

Bien au contraire, en bons petits soldats du politiquement correct, ils espèrent mêmes être les premiers de la classe dans la déconstruction des nations. C’est sans doute l’une des raisons qui les empêche de se confronter à la dure réalité du choc des civilisations et du problème majeur de l’immigration de masse qui enracine durablement l’islamisme dans nos vies. Aujourd’hui, nous construisons l’avenir de nos enfants sans se soucier de notre héritage et des intérêts de notre nation. Cela équivaut à donner de la vitesse à notre ancien GMC pour le lancer droit dans le mur !
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L’Occident profondément malade…mais il reste un espoir ! Par Vincent Revel

L’Occident profondément malade…mais il reste un espoir ! Par Vincent Revel

Comme nombre d’entre vous, je n’ai plus aucune illusion, plus aucune attente particulière vis-à-vis de nos hommes politiques. Ceux qui savent à quoi risque de nous mener l’idéologie cosmopolite du moment, savent très bien qu’il est utopique de parler d’un islam de France tellement cette religion est étrangère aux grands principes européens.

Quand Manuel Valls, Premier ministre socialiste, déclare la main sur le cœur que « l’islam est en France pour y rester » tout en demandant à la laïcité «  de mieux connaitre » cette religion pour mieux lui faire une place, il y a de quoi nous inquiéter. L’ordre du jour à l’Assemblée nationale est de « permettre à l’islam de se développer en France » ! Là est la première préoccupation de nos élus ! Pour mieux répondre aux attentes de la communauté musulmane présente en France, très bien formulée par Dalil Boubakeur (un besoin de 5000 mosquées et le remplacement d’églises vides par des mosquées), tout est mis en œuvre pour que demain cette religion-politique, fortement opposée à la laïcité, à la démocratie, susceptible en de nombreuses régions du monde d’engendrer les pires crimes et les actes les plus abjectes, devienne incontournable jusqu’au risque de remettre en cause notre mode de vie, notre héritage civilisationnel.

Parallèlement à cette politique mise en œuvre depuis bientôt vingt ans, qui contraint les Européens à accepter l’intolérable et un risque de remplacement ethnique, culturel et cultuel, une volonté d’effacement agit au sein de nos institutions. Comme le dit René Marchand, auteur de Reconquista ou mort de l’Europe,

« jamais dans l’histoire on n’aura vu des peuples apporter un concours aussi actif à une entreprise mettant en cause leur existence, des individus participer avec autant d’efficacité à leur asservissement, une civilisation anticiper sa disparition avec autant d’empressement. »

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Opération Barkhane ! Tribune libre par Vincent Revel

Opération Barkhane ! Tribune libre de Vincent Revel

Sacré général Hollande ! Souvenez-vous, février 2013, notre chef de guerre, qui aujourd’hui a endossé le costume du sauveur du monde libre, nous expliquait avec le plus grand sérieux, au début de l’Opération Serval au Mali, que nos hommes étaient présents au Sahel pour une durée de deux mois. En juin 2013, en fin spécialiste de l’Afrique et de la géopolitique, il certifiait : « nous voyons que nous sommes maintenant dans la dernière phase de l’opération. » Juin 2015, c’est-à-dire deux ans plus tard, nous pouvons logiquement constater que la situation est évidemment toute autre avec l’Opération Barkhane.

La zone de tension s’est considérablement agrandie. Les islamistes sunnites ont la capacité de fragiliser plusieurs pays. Le Centrafrique, le Mali, le Niger, le Cameroun, le Nigéria sont régulièrement touchés par des attaques terroristes. La Lybie sombre dans un chaos qui nous rappelle celui de la Syrie. Mais rassurons-nous, le général Hollande et son ministre des Affaires étrangères Fabius gèrent formidablement bien le secteur. Il était tout à fait sensé d’être aussi optimiste en 2013 avec une zone à contrôler grande comme huit fois la superficie de la France ! Nos hommes, seuls soldats européens sur le front, avancent à l’aveugle avec du matériel vieillissant (certains engins ont plus de 40 ans !) et doivent obéir à des politiques qui étaient quand même prêts, faut-il le rappeler, à armer les djihadistes en Syrie ! Nous envoyons nos soldats combattre sans réellement prendre conscience ce que nous combattons et sans réellement leur donner les moyens d’accomplir leurs missions. Nous ne nommons pas explicitement nos ennemis.

En employant le terme de terroristes nous esquivons maladroitement et dangereusement nos responsabilités en ne pointant pas distinctement du doigt les véritables causes des conflits. Pourtant, les événements parlent d’eux-mêmes ! L’Islam sunnite connaît sur tous les continents un réveil violent et conquérant et une grande partie de ses croyants se radicalisent.

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Fin du récit national ! Tribune de Vincent Revel

Fin du récit national ! Tribune de Vincent Revel

« Quels trésors de noblesse et de poésie, quelles richesses matérielles aussi représentent ces églises de France que nous sommes en train de laisser s’écrouler ! Il n’y a pas sur terre de France deux églises rurales qui soient en tous points pareilles, pas plus qu’il n’y a deux feuilles identiques dans la vaste forêt. Eglises romanes, églises gothiques, églises de la Renaissance, églises de style baroque, toutes portent un témoignage magnifique, le plus puissant, le plus abondant des témoignages, en faveur du génie français… Elles sont la voix, le chant de notre terre. » Voici un bien bel hommage de Maurice Barrès à ce qui donne une âme à nos villages ! Hommage encore plus poignant lorsque l’on sait que ces édifices religieux ont pour la plupart été construits sur des lieux de culte païens plus anciens, nous rappelant l’origine de nos sociétés, nos racines profondément enfoncées dans cette terre que nos ancêtres occupent depuis plus de 2500 ans.

En brisant l’unité nationale, en s’attaquant à l’histoire de notre pays par le biais de la transmission à l’école, en faisant des Français un peuple de bâtards sans origine précise où chaque minorité détient le droit de s’approprier notre mémoire, nos politiques assument pleinement leur volonté de déconstruction.

Leur logique, inscrite dans une dynamique néo-libérale, allergique aux mots partie, peuple, frontière, nation, fierté, répond parfaitement à l’esprit de repentance qui anime nos élus depuis bien trop longtemps. Comme le dit l’historien Pierre Nora, « les nouveaux programmes portent une forme de culpabilité nationale qui fait la part belle à l’islam, aux traites négrières, à l’esclavage, et qui tend à réinterpréter l’ensemble du développement de l’Occident et de la France à travers le prisme du colonialisme et de ses crimes. » Jamais un peuple n’a accepté avec une telle intensité que l’on salisse la mémoire de ses anciens avec autant de mépris. Jamais un peuple n’a accepté que l’on enseigne à ses enfants la honte de soi et la haine de son pays. Jamais un peuple ne s’est soumis aussi docilement face à la trahison de ses élites ! Notre vie trépidante de néo-consommateurs nous éloigne de plus en plus de notre identité. Alors que cette dernière est attaquée de toute part, notre esprit de résistance ne répond plus. Incapable de nommer correctement les choses, nous esquivons les débats, les difficultés en faisant mine de ne rien voir, de ne rien comprendre. L’angélisme de nos dirigeants, dicté par un bien vivre ensemble qui sent de plus en plus le communautarisme sectaire, relayé sans cesse par nos médias, déteint sur l’ensemble de la société. Lire la suite

Pédagogie dite « moderne » ! Tribune libre de Vincent Revel

Pédagogie dite « moderne » ! Tribune libre de Vincent Revel

Que l’on soit à Mossoul ou à Paris, la même logique domine les esprits. Comme le dit Vincent Badré, dans sa chronique qu’il réserve à La Nouvelle Revue d’Histoire, pendant que « les islamistes crient leur victoire et détruisent les statues de l’ennemi » (photo au musée de Ninive, Irak) nos penseurs modernes et leurs sbires « étouffent l’enseignement du latin et négligent le patrimoine historique ».

Avec quelques nuances dans les moyens adoptés, une volonté de destruction anime les politiques entreprises aussi bien sur les bords de Seine que sur ceux de l’Euphrate et du Tigre.

En Irak et en Syrie, les islamistes ne font qu’assumer pleinement la loi coranique et, malgré les indignations des uns ou des autres, appliquent scrupuleusement, sans tromperie et sans hypocrisie, leur programme de remplacement pour laisser place au pire régime théocratique.

C’est bien pour cette raison que l’attitude de la France, en tant que co-responsable de la situation dramatique en Syrie, est inacceptable. Il était prévisible qu’en fragilisant l’autorité légale de la Syrie la menace islamiste sunnite, déjà présente en Irak, ne pouvait que se renforcer dans la région. Les indignations et les craintes vis-à-vis de Palmyre et de son passé romain et grec proviennent aujourd’hui des mêmes autorités qui voulaient, il y a de ça moins de deux ans, armer les djihadistes en guerre contre les soldats de Bachar el-Assad. Cette irresponsabilité et cet amateurisme sont révoltants.

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L’ami américain ! Tribune libre de François Revel

L’ami américain ! Tribune libre de Vincent Revel

En cette période de tensions, où le choc des civilisations nous ramène à la dure réalité des relations internationales, l’Union européenne a fait le choix de l’exception, de la différence en abdiquant toute volonté de puissance. Niant les rivalités et les conflits ancestraux, soumises à l’utopie du bien vivre ensemble et à la nouvelle religion des droits de l’hommisme, obéissant en bons petits soldats aux injonctions de leur maître américain, les têtes pensantes de Bruxelles vivent dans un monde où seule la pensée néo-libérale est perçue comme idée de progrès.

Sur ce principe, toutes les compromissions sont justifiées, aussi bien celles qui mènent aux pires atrocités comme celles qui compromettent sérieusement les intérêts de notre continent.

Depuis les bombardements sur Belgrade en 1999, le Kosovo en est l’exemple le plus flagrant.

Dans le seul but de servir la géostratégie américaine, la France ainsi que l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni n’ont pas hésité un seul instant à s’associer à la plus grande épuration ethnique effectuée sur le continent européen depuis la Seconde Guerre mondiale. En mettant la nation serbe à genoux, Washington, Paris et Bruxelles ont sciemment participé au déplacement de plus de 200.000 Serbes, Tziganes et Goranis au Kosovo.

En créant volontairement une zone de conflit dans les Balkans avec la question albanaise, les Etats-Unis ont endossé le rôle du partenaire inévitable.

Comme le dit Aymeric Chauprade, le but de l’opération fut soigneusement planifié pour atteindre des objectifs multiples. Entre l’éviction de la Russie d’une de ses anciennes zones d’influence, l’installation sur le long terme du complexe militaire Camp Bondsteel, le contrôle de l’énergie entre la mer Caspienne et l’Adriatique, la mainmise sur l’exploitation des ressources minérales du Kosovo, le soutien indirect aux minorités susceptibles d’affaiblir les adversaires de l’oncle Sam et la « déstabilisation des Européens », le Kosovo « moderne », régie d’une façon mafieuse, avec une forte identité islamique, est devenu le symbole premier de l’échec politique de l’Union européenne. En abandonnant les Serbes à leur triste sort, en fermant les yeux sur les exactions de l’UCK albanaise et en laissant les Etats-Unis prendre en main les opérations dans le sud-est de l’Europe, Bruxelles a donné un signal fort d’impuissance et de renoncement.

 

De ce fait, ne soyons pas étonnés, comme fait mine de le faire le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, de voir aujourd’hui la Macédoine confrontée au risque de connaître à son tour une terrible guerre ethnique.

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Le cas Ménard ! Tribune de Vincent Revel

Le cas Ménard ! Tribune de Vincent Revel

Pendant de nombreuses années, Robert Ménard a été l’homme que l’on désirait inviter sur les plateaux télés. Sa fréquentation était recherchée voire même espérée. En tant que fondateur et président de Reporters sans frontière, sa voix était écoutée et ses actions étaient suivies avec le plus grand intérêt. Son combat s’est toujours résumé à défendre la liberté de la presse et la liberté d’expression. De ce fait nul ne pouvait contredire Monsieur Ménard. Sur les cinq continents, il fut amené à faire entendre la conception qu’il avait du métier de journaliste. Digne héritier de Voltaire et du Siècle des Lumières, il ne transigea jamais avec cet objectif.

Sur sa fin de carrière, réussie à plus d’un titre, et suite à des retours prolongés sur notre territoire, il prit du recul avec son milieu professionnel et ouvrit réellement les yeux sur la réalité politique, sociale et démographique de notre douce France et cet instant fut probablement vécu comme un choc. Les années 2000 furent sans aucun doute une révélation lui faisant comprendre que ce pourquoi il avait combattu toute sa vie n’existait plus chez lui.

Son pays était devenu un lieu où le politiquement correct pouvait envoyer des individus devant les tribunaux, où les nouveaux censeurs d’une République à l’agonie pouvaient décider arbitrairement qui avait droit à la parole et qui devait être ostracisé sans aucun moyen de défense. Cette analyse explique en grande partie l’engagement récent de Robert Ménard. La pensée unique qui tenaille les libertés individuelles, née de l’idéologie progressiste libérale, implique, comme nous le dit Jean-Claude Michéa dans son ouvrage Les Mystères de la Gauche, à déconstruire, « à désinstaller, une à une, toutes les traces et toutes les racines du passé ou à défaut, à ne devoir s’en souvenir que sur le mode religieux de la repentance. »

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Les bobos ! Tribune de Vincent Revel

Les bobos ! Tribune de Vincent Revel

Pour clarifier ce que j’entends par bobo, je vais reprendre la définition qu’Alain Finkielkraut nous donne dans son ouvrage L’identité malheureuse. Le bobo, « nouveau type humain », est né avec Mai 68. « Comme son nom l’indique, celui-ci n’est pas né de rien, mais du croisement entre l’aspiration bourgeoise à une vie confortable et l’abandon bohème des exigences du devoir pour les élans du désir, de la durée pour l’intensité, des tenues et des postures rigides, enfin, pour une déconstruction ostentatoire. Le bobo veut jouer sur deux tableaux : être pleinement adulte et prolonger son adolescence à n’en plus finir. »

Ce qui veut dire que le bobo se croit être cool, attaché au camp des gentils puisque partisan sans condition du multiculturalisme et progressiste jusqu’au bout des ongles. De ce fait, il est plus que prévisible car il se veut non conformiste alors qu’en réalité son discours et son attitude correspondent à la pensée unique. Il est dans l’air du temps tout en se voulant rebelle. Il déteste plus que tout l’histoire de son peuple. Son péché mignon ultime est de se définir citoyen du monde. C’est un adepte du sans-frontiérisme, souvent proche du sans-papiérisme.

Comme le dit Régis Debray dans son Eloge des frontières, il adhère sans restriction à « une idée bête qui enchante l’Occident : l’humanité, qui va mal, ira mieux sans frontières. » Ces dernières sont devenues à sa vue un blocage insupportable au grand melting-pot et aux échanges de marchandises, de capitaux et de personnes soi-disant librement consentis. Paradoxalement, le bobo, malgré son militantisme pour le droit à la différence, vit pour une globalisation uniformisante. L’exotisme est pour lui un exutoire car c’est un grand sentimental dans une version télé-réalité pour les riches.

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Les Batailles qui ont changé l’Histoire, de Arnaud Blin

Les Batailles qui ont changé l’Histoire – par Arnaud Blin

Source : Realpolitik.tv.

Cette recension a été publiée dans le numéro 4 de Conflits. Si vous souhaitez acheter ce numéro au format numérique, rendez-vous sur la e-boutique de Conflits en cliquant ici.

C’est au milieu du XIXe siècle que l’historien britannique J.F.C. Fuller publie ses Batailles décisives du monde occidental. Reflet de son époque, celles-ci étaient toutes des batailles remportées par les Occidentaux. Longtemps les orientalistes avaient négligé les faits militaires des sociétés non occidentales. Cela se justifiait, pour certains, par le fait qu’elles avaient été aisément vaincues au xixsiècle par l’Europe. Il fallut la victoire de Mao en 1949 pour que l’on s’intéressât à l’antique stratège chinois Sun Zi, pourtant traduit en français avant la Révolution française. On peut aussi s’étonner qu’il n’y ait aucune étude, avant ces dernières années, consacrée à l’histoire militaire de l’Empire ottoman qui fit trembler l’Europe de la chute de Constantinople (1453) au second siège de Vienne (1683) ou sur l’empire qui a connu la plus longue durée, celui des Byzantins.

Les Batailles qui ont changé l’Histoire, de Arnaud BlinL’excellent ouvrage d’Arnaud Blin, un des stratégistes les plus remarquables de sa génération, auteur entre autres d’un Tamerlan (Perrin, 2008) tout à fait original, remet en perspective les batailles à l’échelle du monde non occidental et cherche à déterminer en quoi elles ont été décisives.

Son choix, discutable comme tout choix, a le mérite de réhabiliter des batailles considérées généralement comme secondaires parce qu’elles n’ont pas engagé de gros bataillons. Parmi celles-ci, la plus importante n’est-elle pas la chute de Tenochtitlan/Mexico en août 1521 par une troupe d’Espagnols de moins de deux mille hommes, renforcés par des contingents indiens désireux d’en finir avec la tyrannie aztèque ? En une opération combinée terrestre et lacustre dirigée par un capitaine de génie alliant le sens politique, la diplomatie et la stratégie – sans même évoquer le courage physique – un empire est abattu. L’Amérique latine aura ainsi été constituée comme un « extrême Occident » par une poignée d’Ibériques.

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Insécurité, islamisme : du déni de réalité à l’orchestration de la peur, la nouvelle stratégie de l’oligarchie

Insécurité, islamisme : du déni de réalité à l’orchestration de la peur, la nouvelle stratégie de l’oligarchie

Source : Polémia

Par Michel Geoffroy, essayiste.

♦« La peur soutenait déjà un fructueux commerce sécuritaire. Elle devient aujourd’hui un puissant moyen de sidération des autochtones à qui l’on apprend ainsi très tôt à raser les murs ».


La novlangue au service du déni d’insécurité

Face à l’augmentation de la délinquance, conséquence de l’idéologie laxiste qu’elle a mise en œuvre, l’oligarchie a d’abord inventé dans les années 1980 le fameux sentiment d’insécurité, une sorte de phobie d’extrême droite qui faisait, selon elle, voir la réalité sous un jour trop sombre. Elle a aussi inventé le concept d’incivilités qui permettait de banaliser la progression des délits, notamment ceux imputables aux jeunes issus de l’immigration.

On nous a ainsi expliqué, par exemple, qu’il était traditionnel de brûler des voitures à la Saint-Sylvestre. Car chaque fait divers se trouvait dépeint sous des couleurs les plus lénifiantes possibles : on nous présentait les délits voire les crimes comme incompréhensibles car intervenant toujours jusque-là dans des quartiers populaires mais tranquilles ou sans histoire (*). On ne comprenait donc pas le coup de folie qui avait pu saisir les auteurs de ces actes : sans doute parce qu’un banal vol de sac à main, une drague ou une bagarre par balles avait mal tourné. Bref, ce n’était pas vraiment la faute de ces individus bien connus des services de police, mais plutôt le fait de victimes de la malchance, du chômage et de la discrimination.

La novlangue au service du déni d’islamisme

L’apparition de délits commis par des personnes se réclamant de l’islam a subi le même traitement politico-médiatique. On a ainsi assisté à la négation systématique du caractère islamiste de ces agissements, comme par exemple lors des attaques commises en France à la Noël 2014.

L’oligarchie a donc mis l’accent sur le caractère isolé de ces loups solitaires, victimes d’une autoradicalisation pathologique. Même si ensuite on découvrait que leurs proches faisaient l’objet de poursuites ou que des filières avaient été démantelées !

Ou bien on les présentait comme des individus au comportement incompréhensible ou incohérent, comme par exemple dans le cas du profanateur du cimetière de Castres. Ou bien encore des individus dérangés, ce qui permettait d’ôter toute signification autre que médicale à leurs actes. On a même été jusqu’à nous présenter l’auteur musulman d’un attentat à l’arme automatique en Belgique comme un amateur d’armes !

Pas d’amalgame

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NKM en opposante à… l’UMP

NKM en opposante à… l’UMP

01/05/2014 – FRANCE (NOVOpress via Présent)
NKM en opposante à… l’UMPLa nouvelle appellation de l’UMP « Les Républicains » est contestée à gauche, à droite, au centre et même parmi les sympathisants de l’UMP majoritairement opposés à cette métamorphose. C’est pourquoi la sémillante Nathalie Kosciusko-Morizet, dite NKM, a dû monter au front, dans les colonnes accueillantes du Figaro, pour en assurer la défense et l’illustration.

La justification de cette réincarnation constitue une étonnante autocritique de l’UMP de la part d’une de ses dirigeantes !

Il faut, dit-elle, se débarrasser « d’un nom associé pendant plus de deux ans à un parti qui n’a pas été à la hauteur des attentes des Français et de ses militants. » Et d’énumérer ses maux : la guerre des clans, une élection ratée à la tête de l’UMP, les « affaires ». Quelqu’un qui ignorerait qui est NKM supposerait qu’il s’agit d’un leader de la majorité, lequel ne dirait pas autre chose qu’elle, qui est devenue opposante de l’intérieur à l’UMP.

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Ma criminelle indifférence pour le Français Atlaoui - Tribune de Flavien Blanchon

Ma criminelle indifférence pour le Français Atlaoui – Tribune de Flavien Blanchon

Je fais des efforts. J’essaie de ne pas souhaiter, pour que cette exaspérante hystérie trouve du moins un autre objet, que l’Indonésie fusille au plus vite M. Serge Areski Atlaoui (photo). Quoi que ce personnage ait commis, il n’est pas responsable de ceux qui le soutiennent. Mais qu’on ne me demande pas de me lamenter sur sa possible exécution. L’indifférence est le mieux que je puisse faire.

En temps ordinaire, aux yeux de la caste politico-médiatique, être Français est tout sauf un titre à la considération. Le Français est naturellement coupable, pour les crimes de ses pères et pour son propre racisme, et ceux qui l’agressent, le volent ou l’assassinent sont toujours des victimes.

Jamais vous ne lirez dans les journaux que la petite Française Jeanne ou Marie a été violée et torturée, le jeune Français Paul ou Pierre tabassé et laissé pour mort. La moindre suggestion qu’il ne serait pas aberrant, en France, de faire une différence entre les Français et les autres, déchaîne des flots d’indignation.

Tout change dès lors que le détenteur plus ou moins improbable d’un passeport français a des ennuis judiciaires à l’étranger. En ce cas, il est invariablement innocent. Celle-ci passe des mois dans un ranch où des prisonniers sont torturés dans les caves, sans rien voir ni entendre et sans non plus se demander de quoi vit donc son beau basané. Ceux-là avaient ramassé en toute innocence des enfants qu’ils avaient pris pour des orphelins, pour les vendre par bonté d’âme à des bourgeois français en mal de parentalité.

Et M. Areski Atlaoui n’a rien trouvé d’étrange à ce qu’on lui offrît d’aller faire un peu de soudure au noir en Indonésie, en gagnant chaque semaine plus que le revenu annuel moyen du pays : il le valait bien !

Ce serait à croire que le peuple qui s’est longtemps fait gloire d’être le plus spirituel de la terre n’est désormais composé que de jocrisses et d’enfants de chœur.

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L’Etat continue à rechercher des réductions de dépenses

L’Etat continue à rechercher des réductions de dépenses

29/04/2014 – FRANCE (NOVOpress)
C’est ce qu’on appelle le marathon budgétaire. Cette course à la réduction des dépenses publiques a pris un nouveau tournant hier. L’Etat devra réduire ses dépenses de 2,8 milliards d’euros supplémentaires, en 2016 par rapport à la loi de programmation budgétaire votée à l’automne dernier.

Pour effectuer ces réductions, Manuel Valls a envoyé à tous ses ministres des lettres de cadrage leur intimant de continuer à chercher des dépenses à éliminer.

Selon le journal économique les Echos, ces lettres de cadrage donnent des objectifs chiffrés clairs : 1 % de réduction de la masse salariale ainsi que 3 % de réduction des autres dépenses. Ces 2,8 milliards d’euros de réductions s’inscrivent dans un plan plus large. Michel Sapin et Christian Eckert, respectivement ministres des Finances et secrétaire d’Etat au budget avaient annoncé la semaine dernière un nouveau plan de réduction de 4 milliards d’euros pour 2015 et 5 milliards pour 2016.

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Terroristes expulsés d’Italie : les associations musulmanes déposent des recours pour les faire revenir

Terroristes expulsés d’Italie : les associations musulmanes déposent des recours pour les faire revenir

28/04/2014 – ITALIE (NOVOpress)
Devant la menace croissante du terrorisme islamique, en particulier sous forme d’infiltrations parmi les « réfugiés », le gouvernement italien s’est enfin décidé à prendre quelques mesures. Il y a deux semaines, le ministre de l’Intérieur Angelino Alfano a ainsi annoncé l’expulsion de deux Tunisiens, les frères Jouini et Mohamed Ghazi, « impliqués dans des activités de terrorisme de matrice islamique ». Jouini Ghazi, 29 ans, était clandestin en Italie et s’était signalé par ses appels au djihad sur les réseaux sociaux. Il avait notamment exalté sur Twitter le massacre de chrétiens coptes par les musulmans de l’Isis. Mohamed, 30 ans, avait déposé une demande de permis de séjour, qui n’avait pas abouti, et « il partageait avec son frère », dans le parler gendarmesque du ministre Alfano, « des circuits relationnels sous le signe d’une interprétation radicale du credo islamique ». Ni l’un ni l’autre ne travaillaient mais « ils fréquentaient la mosquée locale » à Vérone.

Au total, le ministre se vante d’avoir expulsé depuis décembre « trente-deux personnes liées à l’extrémisme islamique » – ce qui, rapporté aux dizaines de milliers de clandestins débarqués, ne fait pas beaucoup.

Si partielle et tardive qu’elle soit, l’expulsion de ces clandestins djihadistes a suffi à susciter les protestations de leurs coreligionnaires. Izzedine Elzir, président de l’Ucoii (Union des communautés et organisations islamiques en Italie), la plus grande organisation musulmane de la péninsule, a annoncé vendredi que « des recours seraient déposés auprès des tribunaux italiens et auprès de l’Union européenne » pour obtenir le retour des terroristes. L’Ucoii, a-t-il précisé, ne le fera pas directement mais par ses relais : « Des associations de volontaires feront respecter l’état de droit » qui, selon lui, « n’a pas toujours été respecté ».

D’après Il Giornale, l’avocat d’Oussama Kachia, un Marocain expulsé pour ses déclarations sur Facebook en faveur de l’Isis et ses menaces de mort contre les « infidèles », a d’ores et déjà déposé un recours au Tribunal administratif du Latium.

Crédit image : copie d’écran du deuxième lien de notre article. DR.

Pour Chloé, Aurélie et tous les autres !

Pour Chloé, Aurélie et tous les autres ! Tribune par Vincent Revel

28/04/2014 – FRANCE (NOVOpress)
En Hollandie, comme sous l’ère Sarkozy d’ailleurs, les vies brisées ne nous enseignent rien. Médiatiquement, elles servent juste à créer de l’émotion, une indignation passagère strictement contrôlée. Elles permettent aux incapables et aux fautifs de se justifier en donnant l’illusion d’être des personnes responsables. Mais au rythme de la désinformation continue, ces vies brisées entrent vite dans l’oubli pour l’immense majorité des consommateurs d’images que sont devenus les citoyens dociles de la Vème République.

Après bien d’autres, Chloé et Aurélie (photo) rejoignent la cohorte des innocents sacrifiés sur l’autel d’un système décadent. Ce qui est le plus tragique, c’est d’écouter, sans résistance, les leçons de morale de ceux qui devraient normalement garantir notre sécurité et dont les échecs s’affichent jour après jour. Dans un esprit soixante-huitard, libéral et libertaire, mondialiste et sans-frontiériste, ils continuent de transformer les coupables en victimes et les victimes en coupables, sans jamais se remettre en cause.

Face à l’ignominie, notre peuple, en voie de dislocation, ne réagit plus que par intermittence par le biais de marches blanches.

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La guerre pour l’Eurasie va-t-elle s’accentuer ? Par Alexandre Latsa

La guerre pour l’Eurasie va-t-elle s’accentuer ? Par Alexandre Latsa

George Friedman (photo), président du très célèbre « think-tank » Stratfor, spécialisé dans le renseignement et employeur de certains exécutants des révolutions de couleurs, a récemment donné une longue interview dans laquelle il a expliqué sans langue de bois les intentions stratégiques américaines en Europe et en Eurasie.

L’intéressé nous explique ce que les initiés en géopolitique savaient déjà: à savoir que l’Amérique souhaite conserver son statut de première puissance mondiale et continuer à régenter les affaires de la planète. A ces fins, les Etats-Unis sont déterminés à empêcher tout imprévu, y compris en Eurasie, zone dans laquelle ils ne sont pas en position de force.

Cette incapacité de l’Amérique à exercer un contrôle sur le cœur de l’Eurasie a au moins deux raisons : l’existence de puissances régionales déterminées et dont la puissance militaire est en augmentation (Chine, Russie…) mais aussi un déséquilibre démographique qui mettrait la puissance militaire américaine en totale infériorité en cas d’affrontement sur le terrain.

George Friedman revient sur l’exemple historique de l’alliance entre l’Allemagne (nazie) et de la Russie (Soviétique), et rappelle que seule une alliance entre ces deux puissances continentales ayant une complémentarité naturelle “risquerait” de devenir un concurrent sérieux pour les Etats-Unis.

Le développement d’un corridor de sécurité américain (et non de l’Otan, comme l’explique clairement l’intéressé) au sein des Etats de la nouvelle Europe (Roumanie, Etats baltes, Bulgarie, etc.) peut être perçu comme la traduction de la volonté de Washington de ne pas miser uniquement sur Berlin. L’explication du président de Stratfor va plus loin: Washington s’interroge sur la loyauté et sur les intentions de l’Allemagne, et Washington doit s’assurer qu’une alliance Berlin-Moscou ne puisse pas voir le jour.

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Mgr Ricard : Nouveau compagnon de route de l’islam ? Tribune de Thierry Breton

Mgr Ricard : Nouveau compagnon de route de l’islam ? Tribune de Thierry Breton

26/04/2014 – BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux)
L’Histoire ne se répète pas. Elle bégaie. Nous sommes le 30 juin 1974. Georges Marchais, secrétaire général du parti communiste français, est accueilli au congrès de la Jeunesse ouvrière chrétienne par 30.000 jeunes qui entonnent l’Internationale. Parmi ces compagnons de route du communisme se tient un homme d’Eglise. Il s’agit du Cardinal-archevêque de Paris, François Marty. 25 avril 2015. La Mosquée de Pessac accueille les fidèles du Rassemblement des musulmans de la ville. Un homme d’Eglise se tient au milieu d’eux. Il s’agit du Cardinal-archevêque de Bordeaux, Jean-Pierre Ricard (photo).

Il y a quarante ans, des millions de Chrétiens et tant d’autres hommes de bonne volonté étaient persécutés par le communisme. Berlin en Allemagne. Budapest en Hongrie. Prague en Tchécoslovaquie. Le goulag en Union Soviétique. Les Chinois face à la folie maoïste. Partout, la misère, le sang et la mort. Au nom d’un livre, le Capital de Marx ! L’Eglise ne voulait pas voir. Elle le répétait : le communisme est une idéologie qui prône l’égalité et la fraternité entre les hommes. Elle constatait, avec raison, que tous les communistes n’étaient pas des assassins. Beaucoup étaient d’honnêtes travailleurs et de bons pères de famille. Les évêques de France pouvaient donc chanter les louanges du communisme en ignorant le sang des martyrs.

Le temps a passé. Aujourd’hui, les Chrétiens et tant d’autres innocents sont massacrés par l’islam. Coptes égorgés. Femmes violées. Chrétiens brûlés vifs. Villages décimés. Génocide planifié. Partout, la désolation, les larmes et la terreur. Au nom d’un livre, le Coran dicté à Mahomet. L’Eglise ne veut toujours pas voir. Elle répète : l’islam est une religion de paix, d’amour et de tolérance. Elle souligne, à juste titre, que tous les musulmans ne sont pas des terroristes. Loin s’en faut. Les évêques, Monseigneur Ricard en tête, tressent donc des lauriers à l’islam en étouffant la voix des victimes qu’on assassine.

Les évêques d’hier ne se donnaient pas la peine d’étudier le communisme. Ceux d’aujourd’hui ne se fatiguent pas à comprendre l’islam. Ils répètent : pas d’amalgame. La vie de Mahomet, le Coran et les hadiths ne méritent pas leur attention.

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Charles Martel et la bataille de Poitiers : mythe ou réalité ?

Charles Martel et la bataille de Poitiers : la désinformation

Par Laurent Wetzel, haut fonctionnaire de l’Education nationale à la retraite, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, agrégé d’histoire, auteur de Ils ont tué l’histoire-géo (éd. François Bourin, 2012).

♦ J’ai été saisi d’étonnement en découvrant, le 19 avril, sur le site Les Inrocks, l’article d’un certain Jean-Marie Durand, spécialiste des « idées », intitulé « Tu parles, Charles Martel ! La déconstruction d’un mythe identitaire », consacré à l’essai, paraît-il « éclairant », de deux « historiens », William Blanc et Christophe Naudin, Charles Martel et la bataille de Poitiers. De l’histoire au mythe identitaire.

« La plus puissante des familles franques, dans le pays de Metz, devint célèbre au temps qu’elle avait pour chef Charles, surnommé Martel parce qu’il a écrasé, comme avec un marteau, les Arabes qui avaient envahi la Gaule ».


A en croire cet idéologue et ces deux « historiens », bien décidés à terrasser les « historiens islamophobes », « la bataille de Poitiers est un événement mineur de notre histoire, qui « ne doit sa survie mémorielle qu’à l’utilisation qui en a été faite, depuis les années 1880, par l’extrême droite et le courant nationaliste » » ; « elle n’est pas historiquement le choc que beaucoup d’autres ont imaginé » ; « les grandes figures de l’enseignement sous la IIIe République – Jules Michelet et Ernest Lavisse – ne lui ont consacré que peu d’attention, Jules Michelet minimisant la bataille et le manuel Lavisse ne lui consacrant pas une ligne ».

On reste interdit devant tant de contre-vérités.

Jules Michelet, qui a publié son Histoire de France des origines à la mort de Louis XI, entre 1833 et 1844, sous la Monarchie de Juillet et non sous la IIIe République, soulignait au contraire dans cet ouvrage l’importance de ladite bataille :

« Les Sarrasins, maîtres de l’Espagne, s’étaient emparés du Languedoc. De la ville de Narbonne, leur innombrable cavalerie se lançait audacieusement vers le nord, jusqu’en Poitou, jusqu’en Bourgogne, confiante dans sa légèreté et dans la vigueur infatigable de ses chevaux africains. La célérité prodigieuse de ces brigands, qui voltigeaient partout, semblait les multiplier ; ils commençaient à passer en plus grand nombre : on craignait que, selon leur usage, après avoir fait un désert d’une partie des contrées du Midi, ils ne finissent par s’y établir. Une rencontre eut lieu près de Poitiers entre les rapides cavaliers de l’Afrique et les lourds bataillons des Francs (732) […]. Charles Martel poussa jusqu’en Languedoc, entra dans Nîmes et essaya de brûler les Arènes qu’on avait changées en forteresse. »

Ernest Lavisse, en 1913, dans son manuel pour le cours moyen, 1re et 2e année, a consacré en réalité trente lignes à Charles Martel, à l’invasion arabe et à la bataille de Poitiers. J’en extrais celles-ci :

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