Présidentielle, deux dynamiques différentes entre Le Pen et Macron

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le week end dernier, Marine Le Pen et Emmanuel Macron se qualifiaient pour le second tour de la présidentielle française. Mélenchon et Fillon, qui rêvaient de créer la surprise ces dernières semaines, ont été mis sur la touche. La soirée électorale fut sans ambiguïté : les cinq premiers, s’ils n’ont pas tous appelé explicitement à voter pour Macron, ont rejeté l’idée de se prononcer pour Madame Le Pen. Aussi, au soir du premier tour, les pronostics étaient clairs : 34 % des voix pour Marine Le Pen et 66 % pour Emmanuel Macron.

Et où en sommes nous aujourd’hui ? Selon le sondage publié hier par Ifop Fiducial, Marine Le Pen est à 39,5 % des suffrages, tandis que Macron est à 60,5 %. Selon celui publié aujourd’hui par OpinionWay, Marine Le Pen est à 40 %, Emmanuel Macron à 60 %.

Comment peut-on expliquer cette évolution ? Plusieurs points sont à regarder : le premier est probablement le fait que les sondages du soir de la présidentielle étaient influencés par les prises de paroles successives des hommes politiques qui appelaient à voter Macron. Le second est probablement la différence entre les préoccupations qui sont différentes pour les deux candidats. Alors que Marine cherche toujours à créer la surprise, Macron donne l’impression de l’avoir déjà gagnée et de penser à l’après.

Des différences de comportement pourraient être aussi importantes. Pour 61 % des Français, Marine Le Pen a fait un début de campagne du second tour meilleur que celui de Macron. En cause, bien évidemment, le dîner de ce dernier à La Rotonde, alors que Marine Le Pen visitait un marché du nord de la France.

Quel point de leur programme les candidats ont-ils mis en avant ?
Si Marine Le Pen a passé hier la matinée avec des marins pêcheurs, alors que Macron visitait Sarcelles, ce n’est pas une coïncidence. Tous deux cherchent à mettre en avant l’idée de la France qu’ils se font. Et ce n’est vraiment pas la même…

RTL Le Maire Marocain

Le scoop de RTL : Bruno Le Maire « court après un Marocain » !

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est un scoop de RTL, passé inaperçu, alors que la révélation est pourtant stupéfiante : Bruno Le Maire « court après un Marocain » ! Oui, il s’agit bien de l’ancien candidat à la primaire de la droite, qui soutient désormais Emmanuel Macron ! Et il n’est pas le seul ! Selon Eric Zemmour, qui a divulgué cette information hier matin sur RTL durant sa chronique, « tous les anciens juppéistes » courent eux aussi « après un Marocain », ainsi que Jean-François Copé !

En fait, il semble que RTL ait embauché le célèbre stagiaire de BFM TV, réputé pour ses bandeaux défilants très approximatifs. Bruno Le Maire ne court évidemment pas « après un Marocain », comme il est affiché à l’écran (à revoir ci-dessous à partir de 2 mn), mais « après un maroquin », c’est-à-dire un portefeuille ministériel.

Comme disait Zemmour à propos de l’Education nationale : « Le niveau ne baisse pas, il s’effondre. » En dessous du niveau de la mer… Méditerranée.

Zemmour Domenach Calvi RTL

Eric Zemmour : « Mélenchon a été le seul digne dans cette histoire »

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : En débat ce matin sur RTL face à Nicolas Domenach, Eric Zemmour ne s’est pas montré choqué par les réjouissances d’Emmanuel Macron au soir du premier. Pour lui, « Macron a gagné au soir du premier tour », du moins, a-t-il corrigé, « il y a neuf chances et demi sur dix qu’il ait gagné ».

Concernant les visites de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron à Whirlpool, Eric Zemmour pense « que c’est de la com’ de tous les côtés. » « Tout cela n’est pas très intéressant », dit-il, ajoutant :

« Ce qui m’intéresse, c’est ce que cette élection signifie […] Nous sommes revenus en 1848 avec une lutte des luttes entre les vainqueurs et les vaincus de la mondialisation, entre les pauvres et ceux qui profitent du système. »

A la question posée par Yves Calvi : « Pensez-vous que Marine Le Pen puisse être élue présidente de la République », Eric Zemmour, tout en trouvant « grotesque » les appels au « front républicain », estime que « Marine Le Pen a très peu de chances d’être élue ». Mais il note que « Mélenchon a été le seul digne dans cette histoire ».

Le candidat de La France insoumise doit s’exprimer ce matin sur sa chaîne YouTube.

Macron, le mondialisme contre la France, par Eric Letty

Macron mondialisme Monde et VieLe 23 avril, le parti du mondialisme a acquis une sérieuse chance de diriger la France. Par son passé, son programme, ses soutiens, Emmanuel Macron est le champion de la Finance que François Hollande, voilà cinq ans au Bourget, avait désignée comme son « ennemie » et qu’il aura en réalité portée au pouvoir si, comme il y a lieu de le redouter, le candidat d’« En marche ! » l’emporte sur Marine Le Pen au deuxième tour.

Au moins l’enjeu est clair : selon qu’ils voteront pour l’un ou l’autre des candidats, les Français choisiront le mondialisme ou la France.

Emmanuel Macron avait beau feindre, le 23 avril, d’en appeler aux « patriotes », il reste un produit marketing créé par ce que l’on appelait autrefois la « fortune anonyme et vagabonde », les forces de l’Argent, qui, en mettant à son service leur puissance médiatique, ont donné à celui qui fut administrateur de Rothschild, secrétaire général adjoint de François Hollande à l’Élysée, ministre de l’économie du gouvernement socialiste, le moyen de se déguiser en homme du renouveau, de la page vierge et du rassemblement au-dessus des partis. Un comble ! Son avènement, s’il est élu, sera un sacre médiatique.

Il suffit de considérer ses soutiens (au-delà de la sphère financière) pour comprendre qui est le candidat d’« En Marche ! » : on y trouve Alain Minc à côté de Cohn-Bendit, Robert Hue près d’Alain Madelin, Bernard-Henri Lévy et Laurent Bigorgne, le directeur de l’Institut Montaigne. Sans oublier son pygmalion, Jacques Attali, qui était présent le 23 avril au dîner organisé à la Rotonde (le
« Fouquet’s » était sans doute trop chargé de souvenirs…).

Hors-système, Macron ? Il est au contraire, selon le mot de Laurent Wauquiez (qui semble ne plus s’en souvenir) « l’incarnation de l’élite mondialisée ».

Au-dessus des partis ? Il en ramasse au contraire les transfuges et les porte-gamelle, au point d’apparaître comme le canot de sauvetage luxueux de la Hollandie. Qu’est-il d’autre, en effet, que le clone de François Hollande, sans bedaine, ni teinture et la cravate à l’endroit ? Il n’en diffère sur aucun des grands sujets de politique, intérieure ou extérieure.

Avec lui, la France sera encore plus ligotée par l’Europe, vassalisée par l’Allemagne, inféodée à la politique américaine, elle avancera plus vite sur la voie du libéralisme libertaire, renoncera davantage à son identité, à ses racines chrétiennes, aux grands principes sur lesquels s’est bâtie sa civilisation (dont il ignore l’existence…), sera encore plus ouverte à l’immigration, plus exposée aux conséquences du libre-échangisme. C’est l’effarante leçon de démocratie que l’on peut tirer de ce premier tour : malgré toute l’impopularité de Hollande, les électeurs ont placé son héritier en tête !

À quelques nuances près, la distance n’est pas grande non plus entre Emmanuel Macron et François Fillon. Ils appartiennent au même système et cette proximité explique qu’il n’ait pas fallu attendre plus cinq minutes après la publication des premiers résultats, pour que le candidat de la conservation appelle à voter en faveur de son homologue progressiste.

En face, Marine Le Pen porte le drapeau de l’indépendance et des libertés françaises pour lesquelles, voilà cent ans, nos grands-parents ont versé leur sang et auxquelles, avant eux et avant nous, des générations de Français ont travaillé.

Ce qui est en jeu, désormais, c’est l’existence même de la France, cette « petite fille moqueuse et tendre, qui n’appartient à personne » dont parlait Bernanos, et que les amis d’Emmanuel, si nous les laissons faire, vendront demain, nue, sur le marché aux esclaves de la finance internationale.

Eric Letty

Editorial du n° 939 du Monde & Vie daté d’avril 2017

eric-zemmour

Zemmour : « Pour Mélenchon, Marine Le Pen n’est pas un adversaire mais un rival »

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans ce second tour d’élection présidentielle, « il y a comme un manque », constate Eric Zemmour, un brin moqueur : « Pas de jeunes dans la rue. Pas de cris “le fascisme ne passera pas“. Pas d’émission sur France Télévisions pour rappeler les heures les plus sombres de notre histoire. Tout fout le camp. » « Le front républicain a des ratés », ajoute-t-il, avant de railler ainsi :

« Heureusement, il reste les représentants des religions chrétienne, juive, musulmane pour se mettre comme un seul homme derrière Emmanuel Macron. L’habitude, sans doute, de croire en un seul Dieu. »

« Pourtant, enchaîne l’éditorialiste, tout avait commencé sur les chapeaux de roue. A la manière des dirigeants socialistes le soir du 21 avril 2002, François Fillon s’était empressé d’annoncer son ralliement à son rival heureux […] Mais Jean-Luc Mélenchon, lui, ne jouait pas le jeu et refusait de se coucher devant le nouveau maître ». 

Pour Eric Zemmour, ce n’est apparemment pas une surprise. Selon lui, il n’est pas étonnant que Mélenchon « se soit d’instinct montré le plus revêche au front républicain » :

« Dans sa campagne, le candidat de la France Insoumise a basculé dans le nouveau clivage entre le peuple et les élites, entre le bas et le haut, refusant de rester dans les vieilles cases de l’affrontement droite-gauche. Pour Mélenchon, Marine Le Pen n’est pas un adversaire, mais un rival. Emmanuel Macron a voulu inaugurer une nouvelle ère, il est servi. »

Macron

Emmanuel Macron s’en prend frontalement à Mélenchon et à Cambadélis

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron s’en prend frontalement à Jean-Luc Mélenchon et à Jean-Christophe Cambadélis dans un entretien avec la presse régionale à paraître demain. A l’adresse du candidat de La France insoumise, qui a fait savoir qu’il ne ferait pas connaître son choix entre Marine Le Pen et le leader d’En Marche !, Emmanuel Macron a ces propos :

« Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas montré à la hauteur des espoirs qu’il avait soulevés. La décision qu’il a prise ne ressemble pas au combat de sa vie. Elle illustre en cela une partie des ambiguïtés de l’extrême gauche française, qui refuse de travailler dans un cadre républicain à des solutions pragmatiques et qui a oublié le cœur de son combat contre le totalitarisme. »

Vis-à-vis du premier secrétaire du Parti socialiste, il est encore plus expéditif :

« M. Cambadélis est gentil, il a fait 6% au premier tour. La question n’est pas de savoir s’il votera une loi demain, la question est de savoir comment il se comporte pour le deuxième tour et comment il prépare ses législatives. Ces gens là n’ont pas compris le monde dans lequel on est, ce n’est pas grave, on fera sans eux. »

Pas très habile alors que les reports de voix des électeurs de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon sont très loin d’être assurés…

Marine Le Pen triomphe chez Whirlpool, par Caroline Parmentier

Alors qu’Emmanuel Macron joue la partie comme si elle était déjà gagnée, Marine Le Pen est allée le chercher sur le terrain, réalisant un coup remarquablement réussi. Le tournant de la campagne ?

Lorsque Marine Le Pen apprend qu’Emmanuel Macron n’ira pas à la rencontre des ouvriers désespérés de Whirlpool en grève contre la délocalisation de leur usine en Pologne mais restera calfeutré derrière les murs de la Chambre de commerce avec quelques représentants choisis de l’intersyndicale, elle se rend à l’usine. Où elle est accueillie comme un sauveur. Elle multiplie les accolades et les selfies avec les employés qui la plébiscitent.

« Les ouvriers de Whirlpool sont victimes de la politique économique de M. Macron. », lance-t-elle.

Marine Le Pen le promet :

« Avec moi, Whirlpool Amiens ne fermera pas. J’en prends l’engagement. Rien n’est plus important que le sort des salariés qui pourraient subir une décision scandaleuse prise par une multinationale avide de profits. »

Quand Macron est informé du tour que lui a joué sa rivale, il décide de rejoindre les lieux dans la panique. Les images sont désastreuses. Accueilli devant les caméras aux cris de « Marine présidente », par des huées et des sifflets, encerclé par des hommes et des femmes en colère, il est vivement interpellé : « Comment maintenir de l’emploi alors qu’en Pologne ils sont payés 2,75 euros de l’heure ? », « Et pourquoi tout le Nord, il vote Front national ? », « Vous nous serrez les mains M. Macron, on a les mains propres ? » [NDLR : Bien avant Whirlpool, une vidéo assassine avait montré Macron se désinfectant soigneusement les mains avec des lingettes antibactériennes après avoir serré la main à des ouvriers]. Mercredi d’ailleurs, il réclamera malencontreusement un « hygiaphone » pour dire un mégaphone… « Vous vouliez pas venir, vous l’avez fait parce que Marine est venue ! » A plusieurs reprises BFM épouvantée, coupera le son.

Toute la journée, les médias de Drahi vont ramer pour rattraper l’effet catastrophique. Le soir, les commentaires de BFM sont à hurler de rire : « Finalement, Macron s’est très bien débrouillé non ? Qu’en pensez-vous cher ami ? ». « Pour moi, il sort gagnant. » « Un à zéro pour Marine Le Pen ? ». « Non, non, match nul, tout au plus. »

Malheureusement, le matin même sur LCI, Jacques Attali, soutien et père spirituel d’Emmanuel Macron, a oublié de se taire. Il qualifie la délocalisation de Whirlpool et ses 300 emplois supprimés, d’« anecdote ». Il sera sévèrement recadré par l’équipe d’En Marche.

Whirlpool sera-t-il le « Florange » de Macron ? Marine est à l’offensive. Elle a dix jours sur le terrain et un grand débat d’entre-deux tours pour montrer aux Français qui est Emmanuel Macron.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2017

Marine Le Pen catholiques

Les catholiques divisés face au vote pour ou contre Marine Le Pen

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: A dix jours du second tour de l’élection présidentielle qui opposera Marine Le Pen à Emmanuel Macron, les catholiques semblent se diviser sur la question du vote. La position hostile au parti de Marine Le Pen traditionnellement affichée par la Conférence des évêques de France ne fait plus l’unanimité chez les catholiques.

Hier, le site de l’hebdomadaire Valeurs actuelles a ainsi relayé une tribune co‑signée par cinq membres du réseau l’Avant‑Garde, dont le philosophe Thibaud Collin et le journaliste Jacques de Guillebon, qui appelle à voter en faveur de Marine Le Pen le 7 mai. Or, même si les arguments avancés ne sont pas de nature religieuse, l’ancrage catholique de ces personnalités est explicite, en particulier lorsqu’ils évoquent la dimension métaphysique du choix entre « l’humain faussement augmenté » et « l’humain conscient de sa faiblesse », cette faiblesse légitimant le maintien de frontières protectrices, en premier lieu celles de la nation.

Au-delà des fidèles laïcs, qu’en est‑il de l’état d’esprit des clercs et de la hiérarchie ecclésiale ? S’il est en général assez délicat pour un prêtre ou a fortiori un évêque de se démarquer publiquement de la position de la Conférence des évêques de France, certains d’entre eux, réunis au sein du collectif Antioche, ont néanmoins tenu à faire savoir qu’ils donneraient leur voix au FN. Dans un communiqué transmis le 26 avril à plusieurs sites de la réinfosphère, dont Le Salon beige et Riposte catholique, ces ecclésiastiques regrettent le « deux poids, deux mesures » qui affecte selon eux les prises de position de la Conférence des évêques. Ils expliquent ne pas pouvoir en conscience voter pour Macron qu’ils jugent « ultralibéral oligarchique, mondialiste, transhumaniste, technocratique, anti-famille, européiste, euthanasique, abortif et eugéniste assumé ». Une belle litanie, assurément…

Faut‑il en conclure que le tabou du vote FN est définitivement levé dans l’Eglise catholique ? Il est difficile d’anticiper l’effet de telles tribunes sur le comportement majoritaire des catholiques, et il est de toute façon peu probable que le vote catholique puisse faire basculer une élection où le candidat Macron est crédité de plus de 60 % d’intentions de vote par les derniers sondages.

Pourtant, le débat ouvert à cette occasion pourrait connaître de nouveaux développements, à l’image de la récente confrontation par livres interposés entre Laurent Dandrieu et Erwan Le Morhedec à propos du lien entre foi catholique et identité. Sur son blogue Koztoujours, Erwan Le Morhedec s’est d’ailleurs empressé d’annoncer dès mardi qu’il voterait pour… Macron, quoique sans enthousiasme.

Jean-Paul Garraud

Jean-Paul Garraud, ancien député UMP : « Macron fera pire que Hollande »

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’ancien député UMP Jean-Paul Garraud, candidat LR aux prochaines législatives dans la circonscription de Libourne (Gironde), ne votera pas pour Emmanuel Macron, quelles que soient les consignes données par Les Républicains, de Nicolas Sarkozy à Alain Juppé en passant par François Fillon, et quelles que soient les menaces proférées à l’égard de ceux qui émettraient une opinion divergente.

Jean-Paul Garraud, qui est aussi président de l’Association professionnelle des magistrats et avait fait ardemment campagne en faveur de François Fillon, l’affirme dans un communiqué : « Je ne voterai pas pour E. Macron. »

Celui qui fut membre de La Droite populaire créée par Thierry Mariani s’en explique en ces termes :

« E. Macron n’a pas la stature d’un président de la République. Il n’a pas d’expérience, pas de véritable programme. Il ne fera pas mieux que F. Hollande, il fera même pire. La France ne peut se payer le luxe d’un nouveau désastre. »

Et d’ajouter, sibyllin ou allusif selon la lecture que l’on en fait :

« La France est en danger, ce n’est pas le moment de fuir ses responsabilités. »

Christian Estrosi va-t-il demander l’exclusion de celui qui aurait pu devenir ministre de la Justice en cas de victoire de François Fillon ?

Whirlpool Marine Le Pen

Whirlpool : un fait de campagne majeur, par Gabriel Robin

Gabriel RobinAvons-nous assisté à un événement historique ? Quoi qu’il puisse se passer par la suite, les images resteront longtemps gravées dans les mémoires. Alors qu’Emmanuel Macron était en discussion avec les représentants syndicaux du site Whirlpool d’Amiens, à la chambre de commerce de la Somme, Marine Le Pen se rendait concomitamment devant l’usine à la rencontre des salariés, déclarant : « Je suis ici à ma place, exactement là où je dois être, au milieu des salariés de Whirlpool qui résistent à cette mondialisation sauvage, à ce modèle économique honteux. Je ne suis pas en train de manger des petits fours avec quelques représentants qui, en réalité, ne représentent qu’eux-mêmes ».

Marine Le Pen a montré une grande empathie à l’égard de ces ouvriers français, sacrifiés sur l’autel des profits. En effet, le cas Whirlpool est emblématique d’un phénomène plus visible que jamais : la disparition du tissu industriel français. Pourquoi les propriétaires du site Whirlpool d’Amiens souhaitent-ils délocaliser en Pologne alors même que l’usine réalise d’importants bénéfices ? Pour deux raisons bêtes comme chou. D’abord parce que les règles du commerce mondial les y autorisent et que la France ne fait rien pour s’en protéger. Ensuite, parce que les économies réalisées sur les coûts du personnel leur permettront de dégager toujours plus de dividendes pour leurs actionnaires. On le constate depuis des décennies sans que personne n’y trouve rien à redire.

Jacques AttaliPour le mentor d’Emmanuel Macron, l’inénarrable Jacques Attali, le sort de ces salariés relève de « l’anecdote ». C’est du moins ce qu’il a déclaré lors d’un entretien accordé à la chaîne LCI. Que sont ces 300 individus, ayant le plus souvent des familles à charge, pour ce monstre froid d’arrogance technocratique ? Très précisément des variables d’ajustement. Il ne connaîtra pas la misère du déclassement, pour lui ou pour sa famille. Peu lui chaut, donc, qu’une usine soit fermée et qu’avec elle, un territoire – en l’occurrence la Somme – continue de péricliter.

Il a même affirmé que « les ouvriers » devraient « se prendre en main » ; à l’image d’un jeune soutien de Macron, Charles Horache, qui a écrit : « Ah oui, ils préfèrent Le Pen à Macron parce que, sinon, on va devoir travailler et se laver les cheveux. »

Un tel mépris de classe laisse sans voix. Au-delà, il s’agit d’une preuve d’irrespect à l’égard de cette France sortie des radars, frappée par la récession, le chômage de masse et les conséquences les plus désastreuses de la mondialisation. Contrairement à ce que pense monsieur Jacques Attali, les mesures prônées par Marine Le Pen ne sont pas « démagogiques » mais bel et bien raisonnables. Elle entend garder l’appareil productif en France, refusant d’abandonner pleinement notre pays à la fumeuse théorie de la connaissance qui plombe la zone euro depuis plus de dix ans, date à laquelle a été décidée la stratégie de Lisbonne qui nous conduit dans le mur de la croissance zéro.

En outre, elle veut armer la France dans la mondialisation, pour qu’elle soit plus juste et que tout le monde y gagne. Bref, choisir la France plutôt que choisir la finance !

Les salariés ne s’y sont pas trompés, lui réservant un accueil très chaleureux. De l’autre côté, Emmanuel Macron était reçu sous les sifflets. C’est un tournant majeur de la campagne.

Peut-on parler d’un imprévu dans l’histoire ? Nous le saurons le 7 mai.

Se font face deux candidats assumant des idées politiques chimiquement pures. On pourrait tomber dans le piège du miroir, en jugeant que l’un défend la « droite du travail et la gauche des valeurs » et l’autre « la droite des valeurs et la gauche du travail ». Ce ne serait pas totalement faux mais un peu simpliste. Idem pour le clivage qu’aimerait faire surgir Emmanuel Macron, en opposant son progressisme à la réaction qu’incarnerait Marine Le Pen. Car qui peut décemment croire que l’abolition des frontières, économiques ou civilisationnelles, soit un progrès pour les Français ?

Gabriel Robin
secrétaire général du Collectif Culture

Texte repris de Boulevard Voltaire
(avec l’aimable autorisation de l’auteur)

Marion Maréchal Whirlpool RTL

Marion Maréchal-Le Pen : Whirlpool est « un tournant dans la campagne »

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Marion Maréchal-Le Pen a estimé que la venue de Marine Le Pen à l’usine Whirlpool avait été « un tournant dans la campagne » présidentielle. « Elle a eu un accueil absolument excellent fait de marques de sympathies […] quand, à l’inverse, Monsieur Macron, contraint et forcé de se rendre sur ce piquet de grève, car ça n’était pas initialement prévu […] a reçu un accueil plus que froid, c’est le moins que l’on puisse dire. » Et l’élue de Vaucluse d’enfoncer le clou en assénant que Emmanuel Macron « est le continuateur de toute la politique qui a permis que cette usine arrive à se faire délocalisée”.

Interrogée par Elisabeth Martichoux, Marion Maréchal-Le Pen a répondu à l’appel de Nicolas Sarkozy à voter pour Emmanuel Macron : « Ce n’est pas surprenant […] Cette droite n’a eu de cesse de trahir, elle continue même quand elle n’est plus là à trahir ses électeurs […] Quand on a passé son temps à combattre la gauche, M. Macron et François Hollande, je ne vois pas comment ces gens peuvent appeler à voter pour M. Macron et demain vouloir constituer une majorité contre M. Macron, ça n’a aucun sens. »

François Fillon

Les trois fautes de François Fillon, par Michel Geoffroy

François Fillon a été éliminé au premier tour de la présidentielle, alors même qu’il y a encore un an les « Républicains » pensaient gagner l’élection à l’issue de la catastrophique présidence Hollande. Le candidat « de la droite et du centre » a en outre précipité, par son échec, sa famille politique dans le chaos. François Fillon a commis trois fautes capitales.

François Fillon 2La naïveté

D’abord, il n’a pas pris au sérieux la machination médiatique et judiciaire qui se tramait contre lui. En tant que représentant de la France d’en haut, François Fillon ignorait manifestement l’engagement idéologique d’une certaine justice, comme les patriotes en font chaque jour la triste expérience.

Pire encore : il a trouvé le moyen de déclarer que s’il était mis en examen, il renoncerait à sa candidature, ce qui ne pouvait qu’inciter les manipulateurs à continuer de plus belle leur opération. Il s’est rendu aux convocations des juges, espérant naïvement que cela serait porté à son crédit.

Par son attitude soumise, il a donc encouragé l’intrusion du pouvoir judiciaire dans le processus électoral.

La contrition stupide

Ensuite, il n’a pas su se défendre. La politique reste un combat et un rapport de forces et non pas une aimable discussion entre Bisounours. En politique la seule défense qui tienne consiste à désigner et à attaquer son ennemi principal. François Fillon ne l’a pas fait.

Au lieu de contre-attaquer, en particulier sur les nombreuses zones d’ombre de la candidature et du patrimoine d’Emmanuel Macron, François Fillon a plaidé coupable. Il n’a cessé de s’excuser sur tous les tons, démontrant par là-même involontairement la pertinence des accusations portées contre lui.

Il a pris la pose du martyr. Ce n’était plus une campagne électorale, mais le martyre de saint Sébastien, criblé de flèches médiatiques ! Il a certes prétendu à la fin dénoncer le complot mené contre lui : mais on attend toujours les révélations qu’il promettait !

François Fillon a ajouté à la naïveté la contrition stupide.

La trahison gratuite

Enfin, au soir du 23 avril 2017, il a immédiatement appelé à voter au second tour pour Emmanuel Macron, qui était pourtant le bénéficiaire réel de la machination médiatique et judiciaire ourdie contre lui. Pourquoi une telle précipitation ?

A la naïveté et à la contrition stupide, François Fillon a ajouté la trahison gratuite.

Car par cet appel précipité François Fillon a déchiré en un instant toutes les illusions que l’on pouvait encore avoir sur sa personne : François Fillon n’était qu’un clone d’Alain Juppé et l’instrument symbolique du naufrage politique de la droite politicienne – des politiciens sans convictions qui s’empressent maintenant de prendre le train En Marche ! sans aucune vergogne pour sauver leurs places.

Fillon et Mélenchon, deux attitudes contraires dans l’adversité

Il est frappant de comparer le comportement de Jean-Luc Mélenchon et de François Fillon au soir du premier tour de la présidentielle, alors que leurs résultats et leur déception sont très proches.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas accepté sa défaite et n’a pas appelé à voter pour Emmanuel Macron. Son discours était digne et empreint d’émotion. François Fillon a fait exactement l’inverse. Il s’est empressé de se frapper la poitrine en se confessant une nouvelle fois. Son propos était comme sa campagne, morne, et François Fillon n’a paru retrouver un semblant d’énergie que pour attaquer… « l’extrême droite ». Même le discours comparable de Nicolas Sarkozy au soir du second tour de la présidentielle perdue de 2012 avait une autre allure !

François Fillon n’était pas l’homme d’Etat que ses électeurs attendaient. Il est venu, il n’a rien vu et il n’a pas su vaincre. Comme auraient dit les anciens Chinois : « Il n’avait pas le mandat du Ciel ».

Vae victis ! comme disaient nos ancêtres !

Michel Geoffroy

Texte repris de la Fondation Polémia

Jean-Frédéric Poisson

Jean-Frédéric Poisson renvoie dos à dos Marine Le Pen et Emmanuel Macron

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Contrairement à Christine Boutin, et alors que son soutien était espéré, Jean-Frédéric Poisson n’appellera pas à voter pour Marine Le Pen. Il s’en est expliqué dans Famille chrétienne :

« D’abord, il reste entre le Front national et moi des désaccords de fond et des divergences de principe sur la dignité de la personne humaine, sur une vision de l’Europe qui ne me semble pas adaptée. Ensuite, le programme économique du FN – qui ressemble à un programme de gauche – me semble être un risque pour la France. Je considère enfin qu’il existe un très grand risque de blocage institutionnel si Marine Le Pen emporte cette élection. »

Le successeur de Christine Boutin à la présidence de Parti chrétien-démocrate (PCD) ne votera pas pour autant pour Emmanuel Macron :

« Je ne vois pas ce qui peut justifier un moindre danger qu’on verrait chez Emmanuel Macron par rapport à ce que peut représenter Marine Le Pen. Le chemin proposé par Marine Le Pen est celui d’une sorte d’isolement et de blocage. Le chemin d’Emmanuel Macron est celui de la déstructuration, de la soumission définitive à la logique financière. Lui est entièrement gouverné par l’idée que la finance et l’économie doivent absolument piloter l’ensemble des relations sociales et l’ensemble des décisions. C’est un projet politique qui porte en soi beaucoup de dangers, notamment l’asservissement de la personne humaine à la logique économique. »

Jean-Frédéric Poisson ajoute :

« Ensuite, Emmanuel Macron n’a aucune intention de combattre avec l’énergie qui convient le communautarisme et l’islamisme radical, ni même de trouver sa juste place à un islam raisonnable dans la société française alors que l’islam représente clairement un risque de fractionnement de la société. Troisièmement, il y a dans son programme une faiblesse absolument indigne sur tous les sujets régaliens et de société, pour ne pas dire, des trous béants. »

Marine Le Pen Whirpool

Marine Le Pen acclamée par les ouvriers de Whirlpool à Amiens

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen a créé l’événement ce matin en se présentant à l’usine Whirlpool d’Amiens, dont les ouvriers sont en grève pour dénoncer la délocalisation de leur usine en Pologne. Cette visite, tenue secrète, est intervenue alors que Emmanuel Macron s’entretenait dans le centre ville, loin des ouvriers, avec l’intersyndicale. Marine Le Pen a été accueillie avec une ferveur à la hauteur de sa promesse : si elle est élue, a-t-elle assuré, l’usine Whirlpool d’Amiens ne fermera pas.

Serge Galam Abstention

Présidentielle : l’« abstention inavouée » pourrait faire gagner Marine Le Pen

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Serge Galam, physicien, chercheur au CNRS et membre du Cevipof, le Centre de recherches politiques de Sciences Po, estime que même en étant donnée largement perdante par les sondages, Marine Le Pen peut-être élue présidente de la République, en raison de ce qu’il appelle « l’abstention inavouée », dont il a tiré une formule mathématique.

Il s’en est expliqué ce matin dans Bureau de vote sur RMC :

« Si Marine Le Pen obtient 42% des voix, ce qui n’est pas impossible, contre 58 pour Macron, normalement elle perd l’élection. Mais si 90 % des gens qui ont dit qu’ils votaient pour Le Pen le font, et que dans le même temps seulement 65 % des gens qui annonçaient qu’il allait voter Macron le font effectivement, c’est alors Marine Le Pen qui gagne l’élection avec un score de 50,07 %. »

Serge Galam ajoute :

« Ce n’est pas que les sondages se trompent, c’est qu’ils ne peuvent pas prendre en compte cette abstention inavouée. Il y a des gens qui n’osent pas dire qu’ils vont s’abstenir. »

Macron présidentielle

Le premier tour de la présidentielle confirme les clivages déjà identifiés

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Le premier tour de la présidentielle a davantage suscité des explications d’ordre anecdotique ou conjoncturel, pourtant, il révèle de véritables fractures géographiques et sociologiques dans les votes, à l’image de celles constatées lors du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen.

Les résultats démontrent qu’Emmanuel Macron, mais aussi Jean‑Luc Mélenchon obtiennent leurs meilleurs résultats dans les zones urbaines. Ainsi, à Paris, Emmanuel Macron obtient quasiment 35 % des suffrages exprimés. Corrélativement, Marine Le Pen obtient peu de suffrages dans les villes, sauf à Marseille, Toulon et Perpignan.

Emmanuel Macron perce même dans les départements dits de droite, comme les Hauts‑de‑Seine, la Seine‑et‑Marne et les Yvelines. On notera de curieux contrastes ; dans des départements où Marine Le Pen est en tête, Macron reste en tête dans les grandes agglomérations, comme c’est le cas à Chartes et à Amiens.

Il y a aussi un contraste géographique du vote entre l’Ouest et le reste de la France. Marine Le Pen réalise ses meilleurs résultats à l’Est d’une ligne qui va du Havre à Perpignan. Ainsi, elle améliore ses résultats où elle était dans une situation favorable, comme c’est le cas dans l’Aisne, où elle passe de 26 % à 35 %. Elle progresse dans les zones où elle était forte, mais elle régresse là où son implantation était déjà faible.

Quant à François Fillon, il rétrécit l’assise territoriale de la droite. En effet, le député de Paris ne fait pas que baisser par rapport à Nicolas Sarkozy en 2002. Il n’est en tête que dans six départements, dont la Sarthe ou la Mayenne, mais il recule en Champagne, dans les Hauts‑de‑France et dans l’Est. Fait significatif, en Vendée, Fillon est devancé par Macron.

Pour conclure, il y a bien deux France. L’électeur aisé, de la France paisible de l’Ouest, aura préféré Macron à Fillon. Inversement, Marine Le Pen est en tête dans la France rurale et périphérique et dans la France du Nord et du Sud.

Les deux France sont bien polarisées. S’il y a recomposition dans le champ politique, l’implantation des uns et des autres dans les différents territoires jouera certainement un rôle. La mondialisation a certainement été une ligne de fracture entre Macron et Le Pen. L’amorce, peut‑être, d’un nouveau clivage.

Amsterdam salafisme

Amsterdam : l’influence du salafisme s’accroît sur les mosquées marocaines

26/04/2017 – AMSTERDAM (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: L’influence du salafisme sur les musulmans néerlandais augmente. De plus en plus souvent formés en Arabie saoudite, les imams néerlandais se revendiqueraient de cette tendance rigoriste de l’islam, qui prétend retourner aux sources du prophète Mahomet.

Ainsi, selon des chiffres des services secrets néerlandais, sept mosquées marocaines sur les vingt-deux qui relèvent du royaume chérifien à Amsterdam seraient sous influence salafiste. Pour quatre autres, cette influence serait plus modérée, mais notable.

Ce démenti cinglant à la vision idyllique d’un islam intégré dans le melting-pot néerlandais se fonde sur l’analyse des sermons, des conversations en ligne ainsi que des échanges avec des membres des communautés musulmanes concernées.