Bruno Mégret

Bruno Mégret : « La question identitaire et la question européenne sont intimement liées »

17/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Bruno Mégret avait créé un parti, le MNR, visant à incarner une droite nationale différente de celle du Front national. Ce fut un échec, ce qui ne veut pas dire que, vingt ans plus tard, le parti présidé maintenant par Marine Le Pen occupe tout l’espace et donne toute satisfaction… Longtemps retiré de la vie politique française, Bruno Mégret sera présent demain samedi 18 novembre au 3e Forum de la Dissidence. Avant cet événement dédié à la refondation de la droite (« Face à Macron : une bonne droite ! », il a répondu aux questions de la Fondation Polémia.

Bruno MégretPolémia : Qu’est-ce que la droite pour vous ?

Bruno Mégret : Pour moi, la droite, c’est d’abord une vision du monde. C’est prendre en compte le monde tel qu’il est, croire qu’il n’y a pas de déterminisme, que l’histoire est aussi le fruit de la volonté des hommes. C’est voir en chaque personne un être libre et donc responsable de lui-même et de ses actes. C’est aussi savoir que les hommes n’existent pas seuls. Ils ne s’épanouissentqu’au sein de communautés qui leur donnent une place dans l’espace et le temps.

Être de droite c’est donc aussi croire à l’importance des racines, des traditions et de l’héritage. C’est être attaché à la notion de peuple et de civilisation. C’est aussi être porté par une volonté de dépassement qui a d’ailleurs toujours été l’apanage de la civilisation européenne.

Mais, aujourd’hui, la droite, c’est aussi un combat parce que ce sont les valeurs de droite qui sont attaquées par la nouvelle gauche maintenant au pouvoir avec M. Macron. Cette nouvelle gauche est en effet internationaliste, favorable aussi bien à l’ultralibéralisme qu’à l’immigrationnisme et, à ce titre, elle représente un danger majeur pour notre identité. Elle est aussi « libertaire », adepte de la déconstruction sociétale, et constitue de ce fait une menace pour nos valeurs.

Le clivage droite gauche est donc plus actuel que jamais et il porte cette fois sur l’essentiel. Car si la droite ne sauve pas notre identité et nos valeurs, notre civilisation disparaîtra.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir ?

Comme dans toutes les périodes de décadence, beaucoup de gens savent ce qu’il faudrait faire. Le problème c’est de le faire. Or, la droite dite républicaine n’existe plus politiquement pour s’être soumise à la gauche et au Système.

Quant à la droite nationale, elle n’incarne pas une force crédible pour s’être enlisée dans un programme et une stratégie passéistes.

Aujourd’hui, il faut une droite nouvelle. Peut-elle émerger des décombres du parti républicain ? Peut-elle surgir de la rénovation du Front national ? Viendra-t-elle de l’éclosion d’une force nouvelle ? Nous sommes à la croisée des chemins.

En quelques mots, quelle sera le teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la dissidence ?

Je pense que la droite nouvelle doit s’adapter au monde multipolaire qui est le nôtre aujourd’hui et comprendre que la question identitaire et la question européenne sont désormais intimement liées. Si l’on veut faire l’Europe en détruisant nos identités, ça ne marche pas, comme le montre l’Europe bruxelloise. Si en revanche on veut défendre notre identité en tournant le dos à l’Europe, comme l’a fait le Front national pendant la campagne présidentielle, ça ne marche pas non plus.

Je m’efforcerai donc d’ouvrir des perspectives sur ces questions majeures en proposant de faire bouger les lignes. Car, pour rester fidèle à ses valeurs, la droite nouvelle qui est nécessaire à notre pays doit se mettre à l’heure du choc des civilisations.

Entretien repris du site de Polémia

Tous dans la rue le 25 novembre à Paris : « Face aux islamistes : défendons l’Europe ! »

Islamistes Attentats 321 Morts15/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ces dernières années, l’Europe est régulièrement frappée par des attentats commis au nom de l’Islam. Les islamistes ont déclaré la guerre à notre civilisation et leurs cibles sont notre peuple, notre mode de vie. Nous n’oublions pas leurs victimes et n’accepterons jamais de vivre sous leur menace !

Le temps n’est plus aux mots ni aux bougies. Nous devons réagir, manifester notre colère, mais surtout montrer notre détermination à ceux qui pensent pouvoir nous terroriser et nous intimider.

Samedi 25 novembre, deux ans après les attentats du Bataclan, Génération Identitaire organise une grande manifestation à Paris. Des bus seront organisés au départ des grandes villes de France. Face aux islamistes, défendons l’Europe !

Toutes les informations sur l’événement Facebook

Football et étrangers ne font pas bon ménage en Belgique

16/11/2017 – BELGIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce week-end à Bruxelles des émeutes ont éclatés suite à la sélection de Maroc pour la Coupe du monde 2018. 2000 à 3000 fans marocains ont détruit des installations du marché de Noël, des voitures ont été brûlées, des vitrines cassées et des magasins pillés, et 212 personnes ont été blessées.

La police est intervenue tardivement avec des canons à eau pour disperser les assaillants. Les pompiers se sont faits attaquer, ce qu’Éric Labourdette, syndicaliste chez les pompiers de Bruxelles a dévoilé hier, décrivant les fans marocains comme des bandes de sauvage.)


Renaud Camus CNRE

Renaud Camus et Karim Ouchikh fondent le Conseil national de la résistance européenne

Renaud Camus Karim Ouchikh15/11/2017 – COLOMBEY (NOVOpress) : Depuis Colombey-les-deux-Eglises, où se trouve enterré le général de Gaulle, l’écrivain Renaud Camus, accompagné de Karim Ouchikh, le président du Siel, a annoncé la fondation du Conseil national de la résistance européenne (CNRE). Le théoricien du Grand Remplacement a prononcé un important discours que nous vous livrons ci-dessous dans son intégralité.

renaud-camus« L’immigration est devenue invasion, l’invasion submersion migratoire.

La France et l’Europe sont cent fois plus colonisées, et plus gravement, qu’elles n’ont jamais colonisé elles-mêmes. La colonisation irréversible, c’est la colonisation démographique, par transfert de population.

Certains disent qu’il n’y a pas colonisation parce qu’il n’y a pas conquête militaire. Ils se trompent. L’armée de la conquête, ce sont les délinquants petits et grands, tous ceux qui rendent la vie impossible aux Français en leur nuisant de toutes les façons imaginables, des trop fameuses incivilités jusqu’au terrorisme, qui n’en est que le prolongement.

Tous les auteurs d’attentats ont fait leurs premières armes dans la délinquance de droit commun. Il n’y a d’ailleurs pas de terroristes. Il y a un occupant qui, de temps en temps, exécute quelques otages, nous, comme l’ont toujours fait tous les occupants. J’appelle occupants tous ceux qui se déclarent tels, ou s’affichent tels par leur comportement.

Le changement de peuple, la substitution ethnique, le Grand Remplacement, sont l’événement le plus important de l’histoire de notre pays depuis qu’il existe, puisqu’avec un autre peuple l’histoire, si elle continue, ne sera plus celle de la France.

La France a toujours à merveille assimilé des individus qui désiraient l’être, elle ne peut pas assimiler des peuples, et encore moins des peuples hostiles, vindicatifs, voire haineux et conquérants. Il faut une vanité sans nom, et une méconnaissance totale de ce que c’est qu’un peuple, pour imaginer qu’avec une population changée la France serait encore la France. Tous les mots sont menteurs mais le plus menteur de tous est celui de français, hélas. Il n’y a pas de djihadistes français, par exemple. S’ils sont djihadistes ils ne sont pas français.

Croire qu’il n’y a en France que des Français est une illusion totale. Il y a des envahisseurs et des envahis, des colonisateurs et des colonisés, des occupants et des occupés.

On ne met pas fin à une colonisation sans le départ du colon : l’Algérie en son temps nous l’a assez montré, hélas — bonne occasion pour nous de souligner, au demeurant, la différence de civilisation.

On ne met pas fin à une occupation sans le départ de l’Occupant. Il n’est d’autre issue que la remigration.

Les mêmes qui la déclarent impraticable veulent faire venir en Europe quarante millions de migrants, quand ce n’est pas deux cents millions. Ils proclament l’homme entré dans une ère de migration générale. Qu’il migre et remigre, alors. Ce qui est possible dans un sens doit bien l’être dans l’autre, avec plus de moyens et de douceur.

L’heure n’est plus à la politique, aux élections, aux partis. 2022 est trop loin, le changement de peuple sera alors trop avancé, les remplaçants seront les arbitres de la situation, à moins qu’ils n’en soient tout à fait les maîtres. Et il n’y a, de toute façon, aucune chance de l’emporter jamais à un jeu dont l’adversaire possède toutes les cartes et dont il a fixé toutes les règles.

Le pouvoir, ses banques, ses juges et ses médias veulent la substitution ethnique. Ils ne nous en protègent pas, ils l’organisent et la promeuvent. Ils ont drogué le peuple à l’accepter, par l’enseignement de l’oubli, la déculturation, la censure, la répression et les injections permanentes de haine de soi.

Ils n’importent pas des travailleurs, d’autant qu’il n’y pas de travail et qu’il y en aura de moins en moins. Ils importent de futurs consommateurs, qu’ils ne se donnent même plus la peine de faire passer pour des réfugiés puisque l’immense majorité de ces migrants vient de pays où il n’y a pas la moindre guerre : orphelins, malades, jeunes gens aventureux ou conquérants, adolescents qui se sont disputés avec leurs parents ou qui ont eu maille à partir avec la police, commerçants qui ont fait de mauvaises affaires.

Vous dites que ces futurs consommateurs n’ont pas d’argent. Détrompez-vous, demain ils auront le vôtre, car les prétendus transferts sociaux ne sont, à la vérité, pas grand chose d’autre que des transferts ethniques.

L’Europe est le premier continent qui paie pour sa propre colonisation.

Un spectre hante l’Europe et le monde. C’est le remplacisme, la tendance à tout remplacer par son double normalisé, standardisé, interchangeable : l’original par sa copie, l’authentique par son imitation, le vrai par le faux, les mères par les mères porteuses, la culture par les loisirs et le divertissement, les connaissance par les diplômes, la campagne et la ville par la banlieue universelle, l’indigène par l’allogène, l’Europe par l’Afrique, l’homme par la femme, l’homme et la femme par des robots, les peuples par d’autres peuples, l’humanité par une posthumanité hagarde, indifférenciée, standardisée, interchangeable à merci.

De toutes les manipulations génétiques le Grand Remplacement, sorte de GPA appliqué à l’ensemble de la planète, est la pire. Le génocide par substitution, selon l’expression d’Aimé Césaire, est le crime contre l’humanité du XXIe siècle. Il est d’ailleurs bien singulier que les écologistes arrêtent à l’homme leur louable souci de biodiversité.

Le remplacisme s’estime désormais assez fort pour prendre en main directement la gestion du parc humain, sans intermédiaire. En France, Emmanuel Macron, qui en est dans le monde, avec Justin Trudeau, le représentant le plus achevé, a déjà neutralisé la microcosme, renvoyé dans leurs foyers les principaux acteurs de la vie politique française depuis trente ans, peuplé l’Assemblée de fantoches à sa solde, composé un gouvernement de rencontre, fait éclater tous les grandes partis. Il ne gouverne pas, il gère, comme il le ferait une banque ou une société anonyme.

Il sort de la politique par l’économie, par la finance et la gestion d’entreprise. Nous voulons en sortir par l’histoire. La question de l’indépendance ou de l’asservissement d’une grande nation, de la survie ou de la disparition d’une grande civilisation, ce n’est pas de la politique, cela : c’est de l’histoire.

Charles de Gaule — que nous célébrons aujourd’hui près de sa tombe, pour l’anniversaire de sa mort —, Charles de Gaulle à Londres, ce n’était pas de la politique. Jean Moulin à Lyon ce n’était pas de la politique. Jeanne d’Arc à Chinon non plus, ni Gandhi à Calcutta, ni aucun de ceux qui se sont levés pour l’indépendance de leur pays et pour la dignité de leur peuple.

Ce dont nous avons besoin aujourd’hui ce n’est pas un nouveau parti, pas même une union des droites : le refus du totalitarisme remplaciste n’est pas moins de gauche que de droite.

Ce dont nous avons besoin c’est le rassemblement de tous ceux qui opposent un grand Non à l’islamisation et à la conquête africaine. Ce qu’il faut c’est un Conseil National de la Résistance, de la résistance européenne, car toutes le nations européennes sont invitées à mener à nos côtés le combat pour le salut de notre civilisation commune, celte, slave, gréco-latine, judéo-chrétienne et libre-penseuse.

Renaud Camus OuchikhMon ami Karim Ouchikh, président du Siel, et moi, Renaud Camus, avons décidé de constituer précisément cela, un CNR, ou CNRE. Nous proposerons publiquement de se joindre à nous à toutes les personnalités qui nous semblent animées du même désir de sauver notre pays et nous élargirons ainsi notre comité, par cooptation. Mais tous les Français et tous les Européens qui pensent comme nous sont invités à se mettre en relation avec nous et à nous apporter leur soutien.

L’objectif est de constituer une force telle qu’il soit, dans l’idéal, inutile de s’en servir.

Cela dit, si par malheur il se trouvait que la seule alternative qui nous fût laissée soit la soumission ou la guerre, la guerre alors, cent fois. Elle n’aurait d’ailleurs rien de civil, malgré le nombre des collaborateurs et des traîtres. Elle s’inscrirait plutôt dans la grande tradition des combats pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour la libération du territoire et pour la décolonisation.

Il faut sortir enfin de l’ère coloniale, dont nos colonisateurs nous disent tant de mal tout en nous colonisant. Il faut arrêter une bonne fois, si possible au-dessus de la Méditerranée, le balancier fou des colonisations et contre-colonisations.

Vive la France libre. Vive la civilisation européenne.

Renaud Camus »

Le site du CNRE est ici.

PMA GPA Ludovine de La Rochère

Le juteux commerce de la Procréation médicalement assistée (PMA) à l’étranger

15/11/2017 – ESPAGNE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Un article de Sciences et Avenir qui prend pour prétexte la « Journée nationale de l’infertilité » révèle le juteux commerce de la PMA (procréation médicalement assistée) à l’étranger. C’est l’Espagne qui a l’une des législations les plus souples en la matière.

Ainsi, l’Institut valencien de l’infertilité de Madrid assure accueillir chaque année 5 000 couples, surtout hétérosexuels, mais aussi femmes seules ou homosexuelles. Parmi eux de nombreux Français et Italiens. L’institut offre ovocytes et spermatozoïdes, et l’accent est mis sur la sélection génétique des embryons.

« Ensuite, les patientes sont renvoyées chez elles, et c’est au système de santé de leur pays de les prendre en charge et de couvrir les coûts liés à leur grossesse. »

Et quels sont ces coûts ?

« Quand nous abordons la question du coût de la PMA, écrit Sciences et Avenir, la spécialiste refuse de nous répondre. Selon nos informations, il faut compter plusieurs milliers d’euros. »

En février dernier, cet institut a fusionné avec un groupe américain pour devenir le plus grand groupe de reproduction assistée dans le monde. Il est présent dans 13 pays et réalise environ 300 millions de chiffre d’affaires.

Carlos Puigdemont assouplit sa position sur l’indépendance de la Catalogne

15/11/2017 – CATALOGNE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le 13 novembre dernier, au quotidien belge Le Soir, l’ancien dirigeant indépendantiste Carlos Puigdemont a déclaré : « Je suis disposé et j’ai toujours été disposé à accepter la réalité d’une autre relation avec l’Espagne » et de poursuivre par : « Moi qui ai été indépendantiste toute ma vie, j’ai travaillé pendant trente ans à obtenir un autre ancrage de la Catalogne dans l’Espagne ! »

Mais pourquoi un changement de position comme cela? Carlos Puigdemont a remporté la consultation et l’immense manifestation de soutien dont nous avons parlé hier devrait le conforter dans sa position. Mais il n’est pas sur dans cette position de pouvoir être réélu. Car c’est là que le bât blesse. En effet, il avait déclaré qu’il ne serait candidat que si sa candidature était issue d’un consensus. Or, ses alliés de gauche avec le maire de Barcelone en tête est de moins de moins proche du président en exil. De plus, son parti est en retard dans les sondages.

Et Mariano Rajoy le président espagnol lui part en campagne. 
Il était à Barcelone ce week-end pour lancer la campagne de son parti majoritaire dans le pays, le Partido Popular. Il y a donc 3 lignes qui se dessinent aujourd’hui. Celle pro-Espagne tenu par le parti de droite classique de Mariano Rajoy au pouvoir, celle de la gauche républicaine de Catalogne qui s’alliera surement avec l’extrême gauche, tenant d’une rupture simple et immédiate avec l’Espagne, et celle de Puigdemont qui serait entre les deux. Mais ne pas oublier que c’est lui qui a déclaré quand même l’indépendance, fin octobre.

Pour rappel, lors des dernières élections, les indépendantistes avaient eu la majorité en siège à l’assemblée mais pas en voix en rassemblant 47,8 % en 2015.

Pologne Marche Indépendance 2017

Pologne : une foule immense de patriotes polonais dans les rues de Varsovie

La Marche de l’Indépendance organisée par les nationalistes chaque 11 novembre à Varsovie dérange de plus en plus. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer l’incroyable quantité de fake news produites par les grands médias à son sujet. Deux exemples de mensonges particulièrement grossiers, parmi bien d’autres. Le journal Le Monde expliquait dans un article publié lundi : « À l’unisson, les manifestants ont scandé des slogans appelant à la violence et à la xénophobie, tels que : « La Pologne pure, la Pologne blanche. » Le Washington Post publiait quant à lui la photo d’une banderole appelant à prier « pour un holocauste islamique », en prétendant qu’une telle inscription avait été brandie samedi à Varsovie. Il s’agissait en fait d’une banderole déployée il y a deux ans sur un pont de la ville de Poznań et cela n’avait rien à voir avec la grande marche patriotique organisée par les nationalistes à Varsovie. Quant à la clameur « à l’unisson » citée par Le Monde, c’est une invention qui devrait valoir au Monde une pastille rouge dans son propre Décodex.

Si cette Marche de l’Indépendance dérange, c’est qu’il s’agit de la plus grosse manifestation patriotique en Europe, et qu’elle attire chaque année une centaine de milliers de patriotes. Pire encore pour les médias libertaires, le mot d’ordre de cette année était : « Nous voulons Dieu. »

Autre outrage à la bien-pensance, alors que ce sont des mouvements nationalistes qui organisent la manifestation, la plupart des participants sont des patriotes qui ne sont absolument pas liés à ces nationalistes et qui ne partagent pas leurs convictions, mais qui partagent leur attachement pour la patrie et leur foi catholique.

Point de cordon sanitaire pour enfermer les nationalistes en Pologne, car contrairement à ce qu’en disent de nombreux médias qui évoquent une marche « fasciste » ou « néonazie », les nationalistes polonais sont des nationalistes chrétiens qui rejettent tous les totalitarismes : fasciste, national-socialiste, communiste, LGBTiste…

Pire encore pour la gauche libertaire, y compris polonaise, depuis l’arrivée au pouvoir du PiS en 2015, la Marche de l’Indépendance est protégée par la police contre les attaques des antifas et l’on n’assiste plus aux provocations policières qui étaient, selon toute probabilité, organisées par le gouvernement précédent. Le président du comité organisateur de la Marche de l’Indépendance le reconnaît d’ailleurs lui-même : beaucoup des manifestants sont des sympathisants du PiS et non pas du mouvement nationaliste.

On voit en effet à cette marche beaucoup de jeunes, mais aussi des personnes âgées et des familles, et encore des prêtres en soutane, etc. C’est une foule variée qui participe à cet événement patriotique qui vient d’en bas, et qui doit son succès, selon les représentants de la droite du gouvernement que nous avons pu interroger avec l’équipe de TVLibertés et du Visegrád Post envoyée pour couvrir l’événement, au fait que ce genre de commémorations avait été négligé par les gouvernements successifs et que l’on assiste en Pologne à un renouveau du patriotisme et de l’intérêt pour l’histoire et la tradition du pays, en particulier au sein de la jeune génération qui vote, précisons-le, massivement à droite.

Olivier Bault
correspondant de Présent en Pologne

Article paru dans Présent daté du 15 novembre 2017

Politique Identitaire Cattin

Jean-David Cattin : « Seule une politique identitaire peut assurer notre pérennité »

« Seule une politique identitaire peut assurer la sécurité, la prospérité mais aussi la pérennité de la civilisation et des nations européennes », affirme Jean-David Cattin, directeur national des Identitaires et membre de la campagne « Defend Europe ». Le 18 novembre prochain, il participera au 3e Forum de la Dissidence. Avant cet événement dédié à la refondation de la droite, il répond aux questions de la fondation Polémia.

Jean-David Cattin Politique identitairePolémia : Qu’est-ce que la droite pour vous ?

Jean-David Cattin : Les identitaires se réclament volontiers de droite identitaire. Aujourd’hui beaucoup sont ceux à en faire de même et cela ne peut être que réjouissant. Cette appellation ne doit cependant pas être qu’un produit d’appel électoral. Il faut qu’elle engage et aboutisse sur des mesures, comme la mise en place d’une politique de remigration. Les électeurs français se sont détournés de Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2012 car ils ont bien compris que l’identité pour lui n’était qu’un argument marketing et en aucun cas une préoccupation sincère.

Il y a aujourd’hui une forte envie de droite mais pas de n’importe quelle droite. Une droite qui ne cède pas au terrorisme intellectuel de la gauche, à la culpabilisation ; une droite d’action et de conviction. Et cela moins pour des raisons intellectuelles que des raisons existentielles.

Les Français soucieux de préserver leur mode de vie, leur identité et qui refusent la dépossession de leur terre savent bien que ce n’est pas à gauche qu’ils trouveront celui qui va les défendre. De Macron à Mélenchon, en passant par Hamon et les partis qu’ils représentent, l’identité est vue comme un archaïsme et un obstacle qu’il s’agit de dépasser voire de détruire.

Partout dans le monde, l’identité et la question civilisationnelle structurent la vie politique. Il est temps que la droite française s’en rende compte et soit à la hauteur de l’histoire.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir ?

Il n’y a plus de politique, la classe politique s’est contentée ces dernières années de gérer la mondialisation et les flux migratoires et parfois de les accélérer. Il n’y a pas de vision à long terme, on se laisse bercer par l’illusion de la fin de l’histoire. Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, nous a montré qu’avec un peu de volonté politique, il était possible de changer les choses. Presque seul contre l’avis des pays européens les plus puissants, il a mis en place une barrière pour stopper les flux de clandestins et a refusé les quotas de “migrants” que la Commission européenne voulait lui imposer.

Il s’agit aujourd’hui de convaincre que seule une politique identitaire peut assurer la sécurité, la prospérité mais aussi la pérennité de la civilisation et des nations européennes. Il faut refuser le fatalisme et finalement commencer à refaire de la politique.

En quelques mots, quelle sera la teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la Dissidence ?

À travers l’évocation de la mission Defend Europe, j’aimerais faire prendre conscience qu’il est possible de faire quelque chose, que l’action politique peut influencer le réel. Beaucoup a été fait ces dernières années dans le combat des idées, il est temps aujourd’hui de traduire cela par l’engagement politique. Dans le combat électoral, comme dans l’engagement militant, le désespoir et le défaitisme ne sont pas de mise. Au contraire il existe aujourd’hui un boulevard pour ceux prêts à défendre leur peuple et leur civilisation.

Chard Révolution 1917 Poutine

Poutine et les Russes boycottent le centenaire de la Révolution de 1917

Il y a tout juste 100 ans, les bolcheviks s’emparaient du palais d’Hiver de Saint-Pétersbourg. Novembre 1917, dans le calendrier grégorien, correspond à octobre 1917, véritable tournant dans l’histoire du XXe siècle. Et peut-être même dans l’histoire de l’humanité. Des dizaines de millions d’hommes l’ont cru, en tout cas. Et des dizaines de millions d’autres sont morts pour en avoir douté ou l’avoir refusé.

On pouvait craindre que, dans la Russie de 2017, certes démarxisée, cet anniversaire ne passe pas inaperçu. Et bien si, justement.

Le 7 novembre, à Moscou, les nostalgiques de 1917 ou plus exactement les adeptes du communisme, n’étaient pas plus d’un millier pour défiler, sous les portraits de Lénine et de Staline, drapeaux rouges au vent. « Le pouvoir aux soviets ! », scandaient les manifestants, reprenant ainsi le vieux slogan léniniste de 1917.

Les bolcheviks étaient minoritaires, alors. Mais que dire des bolcheviks de 2017 ? Un millier de manifestants dans une ville de douze millions d’habitants ? L’âge moyen des processionnaires (70 ans) laisse penser que le retour des soviets n’est pas pour demain.

On aurait pu penser, vu de France, que Vladimir Poutine, emporté par un élan patriotique syncrétiste, ne replace la révolution bolchevique de 1917 dans une continuité historique russe. Il n’en est rien. Poutine n’était pas du côté des maigres bataillons de nostalgiques du totalitarisme.

Bien plus, le gouvernement a tout fait pour réduire à une gesticulation les commémorations de la révolution.

En ce qui concerne la manifestation des vétérans moscovites, les processionnaires, arrivés à 16 heures, ont été dispersés à 18 heures, et le défilé s’est déroulé entre deux haies de policiers dont on ne savait s’ils étaient là pour protéger les manifestants de la vindicte populaire, ou pour leur interdire tout contact avec les badauds. Pendant ce temps, le président Poutine commémorait une victoire russe de novembre 1612 sur ses voisins polonais, événement d’assez faible ampleur, mais qui fut néanmoins l’élément déclencheur de l’accession au pouvoir de la première branche Romanov, l’année suivante. Il est difficile de montrer plus clairement à quelle tradition politique se rattache le président russe.

Le proto-communisme de 1793

L’anniversaire des purges staliniennes de 1947, le mois dernier, avait, lui, été commémoré. Car ce pan-là de l’histoire du pays passionne les Russes, qui veulent comprendre comment un système basé sur la « dictature du prolétariat » a pu engendrer, comme l’écrit Stéphane Courtois, « le premier régime totalitaire de l’histoire ».

Il y a deux semaines, le président Poutine a refusé d’assister à un spectacle de « son et lumière » sur la prise du palais d’Hiver. Et interrogé par des journalistes occidentaux sur la commémoration de la révolution de 1917, le porte-parole du Kremlin a répondu avec ironie à ses interlocuteurs : « Pourquoi faudrait-il fêter quelque chose ? Je ne comprends pas votre question. »

En France, le legs de la Révolution n’a pas été remis en cause. Même si le parti communiste est dans le coma, le proto-communisme de 1793 continue à imprégner les esprits, en tout cas bien davantage que partout ailleurs, à commencer par la Russie.

Francis Bergeron

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 11 novembre 2017

Immigration : l’incroyable confrontation devant les caméras

07/11/2017 – DANEMARK (NOVOpress)
Cette vidéo vient du Danemark.

Mme Støjberg, ministre de l’Intégration, essaie de visiter un centre pour les migrants n’ayant pas pu bénéficier du droit d’asile, et donc ayant vocation à être renvoyés dans leur pays d’origine.

Regardez…

Document repéré par bvoltaire.fr.


Droite dissidence Geoffroy

Michel Geoffroy : « La droite constitue le dernier espoir des Européens »

Michel Geoffroy sera présent au 3e Forum de la Dissidence qui aura lieu le 18 novembre prochain à Paris. A quelques jours de ce grand événement, il répond à trois questions.

Polémia : Qu’est-ce que la droite pour vous ?

Michel Geoffroy : Le clivage gauche/droite a changé de contenu au XXIe siècle : il n’oppose plus les collectivistes aux défenseurs de la propriété privée des moyens de production comme au XXsiècle, mais les libre-échangistes, les atlantistes, les libertaires, les déconstructeurs et les immigrationnistes – qui constituent le nouveau positionnement de gauche – aux défenseurs de l’identité, de la souveraineté, de la liberté des peuples européens, comme du respect des cultures et de la multipolarité du monde,  qui constituent le nouveau positionnement de droite.

La gauche incarne aujourd’hui l’alliance destructrice du néo-libéralisme, du mondialisme et du libertarisme. La droite a donc vocation à rassembler tous ceux qui s’opposent à cette alliance chaotique. Et c’est pourquoi elle constitue le dernier espoir des Européens.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir ?

La crise identitaire que vous évoquez renvoie à un mal plus profond : tout simplement la décadence de l’Europe, beaucoup plus prononcée à l’Ouest qu’à l’Est de notre continent.

Ce déclin a avant tout des causes idéologiques, morales et culturelles : il découle principalement de l’individualisme radical, de la vision cosmopolite des droits de l’homme, de la soumission à la seule loi de l’argent, de l’ethno-masochisme, de la repentance et du nihilisme. Et de l’incapacité qu’ont les Occidentaux, désormais, à se projeter dans l’histoire comme le montre l’effondrement catastrophique de leur démographie.

On ne sortira de cette crise profonde qu’en rejetant toutes ces fausses valeurs mortifères, incarnées aujourd’hui dans la doxa politiquement correcte. Ce que la vieille droite n’a pas eu le courage de faire.

En quelques mots, quelle sera le teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la Dissidence ?

Je vais m’efforcer de démontrer que contrairement à ce que prétendent les médias de propagande, l’élection d’Emmanuel Macron ne marque pas une rupture mais un simple aboutissement.

Macron n’a pas tué la gauche en effet : il a au contraire consacré son ralliement désormais sans complexe au néo-libéralisme mondialiste. Comme il a donné une tribune à l’extrême gauche immigrationniste en faisant de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, sa seule opposition.

Et Emmanuel Macron n’a pas non plus tué la droite pour la raison que celle-ci s’est tout simplement suicidée : la droite institutionnelle est morte parce qu’elle a trahi son héritage et ses valeurs. Et la droite nationale est morte parce qu’elle s’est trompée à la fois d’époque et de stratégie en ne sachant pas profiter du déclin historique de la droite de gouvernement.

L’élection d’Emmanuel Macron tire la conclusion politique d’un double ralliement qui a mis 30 ans à se concrétiser : le ralliement de la gauche au néo-capitalisme d’une part et le ralliement suicidaire de la droite de gouvernement à l’idéologie de la gauche, d’autre part.

C’est pourquoi il y place désormais pour une nouvelle alternative de droite, face à la Nouvelle Gauche installée incarnée par Emmanuel Macron.

Entretien repris du site de la fondation Polémia

Catalogne

Indépendance ou non ? Ces Catalans expliquent leur choix

06/11/2017 – CATALOGNE (NOVOpress)
Une langue, une culture mais surtout un besoin d’indépendance. France 24 est allé à la rencontre de Catalans qui comptent défendre leur identité.

Extraits choisis :

Nous revendiquons nos racines, notre culture dans lesquelles nous avons toujours grandi. Nous voulons tout ça. Nous avons aidé l’Espagne à grandir mais elle ne fait que s’infliger de la souffrance.

(…)

Les Catalans votent parce qu’ils se voient comme une nation avec le droit de décider d’eux-mêmes.


sharia califat Britain

Des « califats localisés » implantés dans de nombreuses villes d’Europe, par Yvan Blot

Yvan Blot

Yvan Blot

Dans la revue du ministère des Affaires étrangères russe, La Vie internationale, on trouve un article du rédacteur en chef Armen Oganessian qui s’inquiète de la création de « califats localisés » dans les villes d’Europe occidentale. Il constate que le grand nombre d’immigrés illégaux de religion musulmane est un obstacle à leur intégration.

Se retrouvant entre eux, dans un milieu perméable aux réseaux islamistes, ces populations constituent de plus en plus des enclaves où règnent la charia et les tribunaux islamistes. Les États sont dans l’incapacité d’enrayer cette évolution.

Selon M. Oganessian (*) :

« L’apparition de communautés monoethniques et monoreligieuses, une sorte d’enclaves fermées, a poussé à la faveur de l’autorisation de construire des mosquées accordées aux musulmans. C’est l’Arabie Saoudite qui a financé en large partie ; (…) les mosquées ont dressé une barrière entre les musulmans et la société ouest-européenne (…) selon l’institut de l’Orient de l’Académie des sciences de Russie. Et tout cela s’est opéré dans le cadre des droits et des libertés garantis par les constitutions démocratiques des pays occidentaux. (…)

« L’éducation des jeunes, les cours de Coran, l’arbitrage des conflits entre musulmans, entre travailleurs immigrés et employeurs, entre membres de la communauté et institutions, tout cela se faisait au sein des enclaves où l’autorité, incontestable et en dernier ressort, est détenue par l’imam.

« Les tribunaux de la charia ont commencé leurs activités dans presque l’ensemble de l’Europe occidentale en dominant les diasporas musulmanes et en se substituant aux cours de justice de l’État. Les tribunaux de la charia en Europe sont financés en majeure partie par le Qatar. Ces enclaves musulmanes incrustées en Europe sont désignées par le terme expressif de “califat localisé” ».

Ces territoires sont de fait sous la loi islamiste, notamment en ce qui concerne le statut des femmes, toute autre religion que l’islam est de facto interdite de séjour et rien ne s’oppose sérieusement à la diffusion des idées djihadistes.

Califat MolenbeekDans ces zones peuplées d’immigrés clandestins non recensés par la police (sauf dans quelques pays sérieux comme la Suisse et la Norvège), l’activité de recrutement et de formation des nouveaux djihadistes échappe aux forces de l’ordre. Ces petits « califats localisés » sont des territoires où les imams islamistes font régner la loi islamiste, la charia, et où les tribunaux islamistes concurrencent les tribunaux de l’État d’accueil.

Ces petits califats ont aussi pour tâche d’empêcher toute forme d’intégration de leur population à la population d’accueil. Ils ont leurs formes d’économie parallèle et laissent le trafic de drogue s’épanouir si c’est nécessaire économiquement. Ils peuvent aussi le combattre si nécessaire. Ce trafic est destiné à l’exportation en dehors du califat localisé. A l’intérieur du califat localisé, la consommation de drogue est étroitement contrôlée comme toute forme de délinquance d’ailleurs.

Les services de police du pays d’accueil se félicitent parfois de voir la délinquance diminuer dans certains blocs d’immeuble. La prostitution disparaît, la consommation de drogue se réduit, et les incidents liés à la petite délinquance sont beaucoup moins nombreux. Mais il ne faut pas s’en féliciter de façon superficielle. Cela signifie généralement que les islamistes révolutionnaires ont pris le contrôle de la population et notamment de la jeunesse.

Superficiellement, le calme et l’ordre règnent. Mais certaines activités fleurissent en secret comme le trafic d’armes. Dans les pays occidentaux, notent les spécialistes russes, la population est désarmée (sauf certains pays comme la Suisse ou les États-Unis) mais les islamistes sont à peu près les seuls à accumuler les armes de façon occulte.

La législation sur le port d’armes est ridiculisée. On sait qu’un terroriste sur les Champs-Élysées à Paris avait obtenu six ports d’arme différents dans différentes préfectures et pourtant il était sur le fichier S des suspects en terrorisme !

On ne peut pas dissocier le problème du terrorisme de celui de l’immigration clandestine, comme le veut la pensée officielle en Occident. Le terrorisme a des petites bases où peuvent s’exercer le recrutement et la formation des guerriers de l’islam révolutionnaire. Ces bases sont les territoires où les immigrés clandestins, ou légalisés pour certains, s’entassent en grand nombre de façon incontrôlée. Ces bases géographiques sont le socle des activités islamistes révolutionnaires, ce sont les « califats localisés ».

Califat FranceIl est à souhaiter que le califat de Syrie et d’Irak, Daech, disparaisse militairement de ces pays grâce aux forces russes, à l’armée syrienne, à l’armée irakienne, aux pechmergas kurdes et aux forces occidentales d’appoint.

Mais même une telle victoire, qui semble proche aujourd’hui, n’empêchera pas le terrorisme de fleurir à partir des petits califats localisés dans les banlieues des villes d’Europe occidentale ou d’ailleurs.

L’idéologie islamiste révolutionnaire va continuer à se répandre dans une jeunesse qui a perdu ses repères religieux, nationaux et culturels, même en l’absence d’un centre étatique visible. On a connu cela avec le socialisme révolutionnaire avant la révolution bolchevique en Russie. Les militants révolutionnaires organisaient des réseaux à partir de petites bases très structurées dans certains milieux ouvriers.

Mao Tsé Toung a très bien dit que le militant révolutionnaire n’est efficace que s’il vit au sein du prolétariat comme le poisson dans l’eau. L’eau nourricière est présente pour nos djihadistes d’aujourd’hui et de demain dans les « califat localisés ».

La notion russe de « califat localisé » nous paraît très précieuse pour l’observation et la lutte antiterroriste dont nous avons besoin dans notre société déracinée. Ces califats sont des noyaux d’enracinement pour les terroristes à venir et doivent donc être combattus comme tels et non tolérés par des pouvoirs publics inconscients.

Outre l’action pour empêcher la multiplication des califats localisés, il faut aussi réarmer moralement le pays, mais, comme disait Kipling, ceci est une autre histoire !

Yvan Blot
ancien député, haut fonctionnaire

(*) La Vie internationale, 2016, page 110.

Texte repris du site de la Fondation Polémia

Guerre de Crimée

La Petite Histoire – La guerre de Crimée, premier conflit moderne

24/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Premier conflit moderne, avec ses tranchées et ses photo-reporters, la guerre de Crimée a engagé la France de Napoléon III aux côtés de l’Angleterre contre l’empire Russe. Partant de la désintégration de l’empire Ottoman, ce conflit impopulaire aura vu les armées s’enliser, dans le froid et la faim, décimées par les maladies, pour des résultats contestables. Que faisait la France dans cette guerre, comment a-t-elle débuté et que doit-on en retenir ? C’est ce que Christopher Lannes vous propose de découvrir dans ce nouvel épisode de La Petite Histoire pour TV Libertés.

Eric Zemmour Wauquiez

Eric Zemmour célèbre « le bonheur des nations homogènes » à l’Est de l’Europe

24/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « La République tchèque vient après l’Autriche qui vient après la Pologne, qui vient après la Slovaquie, qui vient après la Hongrie », a égrené Eric Zemmour ce matin sur RTL, analysant le nouveau succès électoral des « populistes ». Partout à l’Est en effet, les mêmes causes produisent les mêmes effets :

« Mêmes élections qui tournent autour de la question migratoire et de l’islam. Même victoire d’une droite qui les rejette sans état d’âme. Même rapprochement électoral avec une extrême droite qui fait fi de tous les tabous issus de la Seconde Guerre mondiale. Même bras de fer avec la Commission de Bruxelles qui dénonce les atteintes à l’état de droit. » Mais aussi « même mépris des Etats européens contre les populistes. Et mêmes leçons de morale des dirigeants français et allemands. »

Mais qui sont-ils vraiment, ces peuples qui votent comme bon leur semble ? En fait, « ces peuples rejettent un libéralisme qui serait obligatoirement libertaire comme il l’est chez nous depuis Mai 68. Ils refusent aussi des institutions européennes qui leur imposeraient un quota de migrants ou le mariage gay » :

« Les joies de la diversité qui font le bonheur de la France, de l’Allemagne et de l’Angleterre ne leur font nulle envie. Ils ne veulent ni des mosquées, ni du djihad. »

Et puis, poursuit Eric Zemmour, qui a de la mémoire et sait que ces pays sont tous issus de l’empire des Habsbourg, « l’histoire [aussi] les rassemble » et les a conduits à vouloir retrouver

« le bonheur des nations homogènes où la confiance règne parce qu’on partage la même culture et la même histoire »

Or leur histoire, justement, a longtemps croisé la route de l’islam, raconte Eric Zemmour :

« La Hongrie a été occupé trois siècles par l’empire ottoman. Vienne a subi deux sièges, le dernier remonte à 1683. Alors, c’est une troupe européenne dirigée par un général polonais qui repoussa l’envahisseur musulman. Le roi de France, Louis XIV, ne leva pas le petit doigt. Trois siècles… c’était hier. »

Jour férié musulman Schulz

Martin Schulz est prêt à instaurer un jour férié musulman en Allemagne

17/10/2017 – ALLEMAGNE (NOVOpress) : Président du SPD, le parti social-démocrate, Martin Schulz n’a, a priori, rien contre l’instauration d’un jour férié musulman en Allemagne. « Il faut réfléchir à la proposition », a déclaré l’ancien président du Parlement européen après que Thomas de Maizière, le ministre de l’Intérieur d’Angela Merkel, en a émis l’idée ! Il s’agirait de garder les fêtes chrétiennes pour l’ensemble de l’Allemagne – il est trop bon ! – mais de créer des jours fériés musulmans dans certaines régions, « là où vivent beaucoup de musulmans ».

Cette déclaration a suscité un véritable tollé parmi les conservateurs, et Alexander Dobrindt, l’un des principaux dirigeants de la CSU, l’allié bavarois de la CDU de Merkel, y a opposé une fin de non-recevoir dans les colonnes du Bild :

« Notre héritage chrétien n’est pas négociable […] Introduire un jour férié de l’islam en Allemagne, pas question. »

 

Élections en Autriche : les conservateurs arrivent en tête et pourraient gouverner avec les populistes

16/10/2017 – AUTRICHE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les Autrichiens votaient hier pour élire leurs représentants au Conseil national. Les résultats de ces élections législatives sont moins bouleversants que ceux de la récente élection présidentielle, qui avaient vu la débâcle des deux grands partis.

Ce sont les conservateurs qui l’emportent assez largement, avec plus de 31 % des voix

C’est donc l’actuel vice-chancelier, Sebastian Kurz, 31 ans, qui devrait être amené à composer une coalition. Cette mission incombe en effet au parti arrivé en tête. Deux solutions s’offrent à lui. Soit reconduire la grande coalition actuelle avec les sociaux-démocrates, mais le chancelier actuel, le social démocrate Christian Kern, a exclu cette hypothèse, soit se tourner vers le parti des « libéraux », c’est à dire les populistes conduits par Heinz Christian Strache.

Ces deux partis sont en effet dans un mouchoir de poche !

Les résultats officiels donnent le FPÖ légèrement devant le SPÖ, les deux autour de 27 %. Mais c’est sans compter les votes par correspondance qui seront dépouillés jusqu’à jeudi ! Au total, les instituts de sondage placent les sociaux démocrates devant les populistes. Un beau succès quand même pour le parti de Strache, qui gagne 6 points par rapport aux précédentes élections. A noter par ailleurs que les Verts s’effondrent, victimes notamment d’une candidature dissidente.

Le FPÖ est-il en passe de revenir au pouvoir ?

C’est très probable : les populistes sont en position de faiseurs de roi, puisqu’ils pourraient former une majorité tant avec les conservateurs qu’avec les sociaux-démocrates. Mais l’hypothèse la plus crédible est une alliance « noire bleue », entre conservateurs et populistes. Kurz a fait de la maîtrise de l’immigration un important thème de campagne. C’est ce qui lui a permis de remobiliser l’électorat conservateur et de faire retomber le FPÖ. La priorité donnée par les électeurs à la lutte contre l’immigration semble mettre la gauche hors du jeu.