Le lobby du foot business veut son stade

Le lobby du foot business veut son stade

07/10/2011 – 19h00
LYON (NOVOLyon) –
L’association Carton Rouge, qui conteste le projet de construction du stade des Lumières (OL Land) à Décines (photo ci-dessus), entend bien donner de la voix lors des primaires socialistes de ce weekend. Elle envisage de voter NON au projet en glissant dans les urnes plus de 60 000 faux bulletins de votes. Par cette action, l’association souhaite interpeller le Parti socialiste et notamment le Maire de Lyon sur les méfaits de ce projet. Le Parti socialiste avait dès 2009 apporté son soutien au projet. Selon l’association « un parti démocrate ne peux pas faire le bonheur de sa population contre son gré ». Cette logique incite donc l’association à investir les bureaux de votes. A noter que l’UMP avait également apporté son soutien au projet dès 2009 par le biais de la secrétaire d’Etat au sport, Rama YADE. Rappel : le projet OL Land, lancé en 2008, prévoit la construction d’un complexe sportif dans la ville de Décines. Son achèvement est prévu en 2014.

Foot businessIl est également prévu de construire une zone commerciale, un hôtel, un centre de loisirs, des boutique et des bureaux, mais aussi de nombreuses infrastructures de transports. Ce projet est financé par l’Olympique lyonnais (OL), la Ville de Lyon et le Sytral mais aussi par des investisseurs privés tel que Vinci. L’association Carton rouge n’est pas l’unique opposant puisque de nombreuses associations et conseils municipaux contestent la légitimité d’un tel projet. Ils reprochent en premier lieu le gaspillage d’argents publics et l’absence de contrepartie financière à long terme pour les villes de Lyon et de Décines. Selon l’association Carton Rouge, « ce projet ne crée aucun emploi, aucun revenu supplémentaire pour l’agglomération, que des dépenses qui viennent alourdir un peu plus les déficits de l’état, du Sytral et du Grand Lyon ». Les futurs revenus iraient directement dans la poche de l’OL, puisque le complexe serait la propriété du club. Le président, Jean-Michel AULAS ne s’en cache pas, en affirmant qu’une manne de 100 millions d’euros annuel devrait être générée, alors que le stade de Gerland ne rapporterait annuellement que 21 millions. Logiquement d’autres associations emboitent le pas de Carton Rouge, en dénoncent le concept à la mode de foot business. Cette nouvelle conception du football se fait au détriment de ce sport aux origines populaires, qui régnait dès les années 50 sur la pelouse de Gerland. Sur la question d’un réel avantage pour l’équipe au niveau sportif, les arguments avancés ne tiennent pas. La capacité du stade de Gerland suffit amplement. De plus, l’actuel stade véhicule un héritage historique et familial fort puisqu’il est classé au patrimoine depuis 1967 et qu’il accueille l’Olympique lyonnais depuis plus d’un demi siècle.

Il est à souligner également la réelle influence d’un lobby autour de l’Euro 2016. Il regroupe aussi bien le maire de Lyon , que le président du club, mais aussi des instances étatiques (cf rapports Séguin et Besson), la LFP, la FFF… Ce lobby, par son pouvoir, laisse ainsi peu d’espoir aux associations lyonnaises, excepté lorsque l’imprévu est au rendez-vous. Il a, en effet, été découvert des ruines gallo-romaines sur le site du projet !

Mais surtout l’opposition au Grand Stade symbolise la lutte contre la société d’ultra-consumérisme et la perte des repères traditionnels. En attendant, le projet est en attente de permis de construire, puisque le terrain visé par le club est considéré comme non constructible. En dépit des problèmes techniques rencontrés et de la ferveur de Lyonnais soucieux de leur environnement et de leur valeurs, le lobby du foot business semble peser plus lourd.

[box class=”info”]Crédit photo : OL Land/HOK Sport architecture. Sinon : DR[/box]

[Football] Tirage au sort des compétions internationales : un système inégalitaire en faveur des gros clubs

[Football] Tirage au sort des compétitions internationales : un système inégalitaire en faveur des gros clubs

06/10/2011 – 07h45
PARIS (NOVOpress) —
 Pour les amateurs du ballon rond, le tirage au sort est toujours excitant : va-t-on visiter enfin le Kp d’Anfield ou la butte qui sert de virage à Oiseaux-les-Champs ? Assistera-t-on à une réception musclée de la part de West Ham ou bien cela sera-t-il une balade de santé au Luxembourg ? Allons-nous nous prélasser sur les bords de la Méditerranée ou se rafraîchir à Dunkerque ?

Le système mis en place par les instances officielles du football tronque toutefois complètement la réalité de l’enjeu, à savoir le “système des chapeaux”. Ce système, équitable sur le papier, est perverti selon l’équation : les meilleurs clubs, faisant partie du premier chapeau, ne joueront pas les uns contre les autres ; les clubs plus modestes, c’est-à-dire les petits chapeaux, joueront contre les gros clubs, ce qui équivaut à peu de chances d’exploits.

Un exemple typique : chapeau n°1 pour les éliminations de l’EURO 2012, qui compte l’Espagne, l’Allemagne, les Pays Bas, l’Italie, l’Angleterre, la Croatie, le Portugal, la France, la Russie. Si le Brésil était Européen, sans doute n’aurait-il pas joué dans un chapeau inférieur…
Chapeau n°6 : Azerbaidjan (le pays que personne ne sait situer sur une carte mais connu par tous Français après leur défaite à Auxerre 10-0 un soir de septembre 1995…), le Luxembourg, Malte, les Iles Féroé, Andorre et Sain Marin !

Il en va de même pour les coupes d’Europe.

Il semble qu’une mesure de bon sens consisterait à abolir un tel système destiné exclusivement à protéger les gros club, à leur réserver les « belles affiches » (c’est-à-dire celles qui vont faire de l’audience et du chiffre) pour les matchs de phase finale et en résumé, à dépopulariser un peu plus le football pour en faire un spectacle de foire, toujours plus rentable.

Pierre Lartificier, pour Novopress

Crédit photo : Wales vs. Montenegro, match disputé le 2 septembre 2011 à Cardiff. Auteur : Jon Candy, via Flickr (cc)

[Football / Pays-Bas] Hooliganisme : des criminels pas comme les autres ?

05/10/2011 – 06h30
ROTTERDAM (NOVOpress) —
 Le maire travailliste de Rotterdam (Pays-Bas), Ahmed Aboutaleb, a récemment annoncé qu’il ferait diffuser sur les écrans publicitaires de sa municipalité les visages des supporters ultras “hooligans” du club néerlandais de la ville, le Feyenoord, réputés parmi les plus radicaux du pays.

À l’origine de cette initiative, une descente de 50 fans de Rotterdam dans les bureaux du président du club, Eric Gudde. La menace n’a semble-t-il pas avoir fait effet sur les hooligans : seuls trois supporters se sont rendus à la police.

Si l’on peut s’interroger légitimement quant à la violence de certains supporters, cette nouvelle proposition fait débat : au-delà de l’aspect éthique d’une pareille démarche, pourquoi se contenter de placarder seules les photos de supporters de football certes violents, et non pas celles des trafiquants de drogue, pédophiles ou autres violeurs ?

Pierre Lartificier, pour Novopress

Crédit photo : stefanoost via Flickr (cc)

Montebourg : « La mondialisation du football fait des dégâts dans les consciences »

Montebourg : « La mondialisation du football fait des dégâts dans les consciences »

04/10/2011 – 08h45
PARIS (NOVOpress) — Dans un entretien au journal Libération, le candidat à la primaire socialiste poursuit son combat pour la démondialisation dans le cadre du football.

Il rappelle les dégâts que le foot moderne fait sur les petits clubs, asphyxiés par les gros clubs riches et puissants. « Ce qu’on appelle le foot business a détruit l’économie réelle du sport, c’est-à-dire là où l’on forme, l’on entraine, l’on amène une population autour d’autres choses que du spectacle. ».

Gageons que l’intéressé poussera son raisonnement dans tous les domaines de la société.

Pierre Lartificier, pour Novopress

Crédit photo : Parti Socialiste / Philippe Grangeaud / Solfé communications – image sous licence creative commons

Tout sur "la face cachée" de Ribéry

Tout sur la face cachée de Ribéry

« La face cachée de Franck Ribéry »26/09/2011 – 14h30
PARIS (NOVOpress) –
Jeudi prochain, Gilles Verdez et Matthieu Suc promettent des révélations explosives dans un livre (ci-contre) sur « La face cachée de Franck Ribéry ». La fiche de présentation de cet ouvrage, évoque des « révélations sur ses mauvaises fréquentations, ses coups fourrés, la vérité sur ses relations avec Gourcuff… » Les deux journalistes avancent également des « témoignages exclusifs de personnes impliquées dans ses affaires de mœurs ».

Retour sur un parcours très chaotique. A partir de 2006, Franck Ribéry s’islamise sous l’influence de sa belle-famille marocaine. Début 2009, son ancien agent, Bruno Heiderscheid, brosse déjà un portrait peu reluisant de l’attaquant, en confiant à un journal luxembourgeois : « Ribéry se plaît à tromper les gens, en exhibant sa religion musulmane, en priant publiquement avant chaque match devant les caméras de télévision alors qu’il mène une véritable double-vie en fréquentant régulièrement des filles dans des relations extraconjugales » .

Un an plus tard, éclate le scandale Zahia : soupçonné de proxénétisme, Franck Ribéry fait couler beaucoup d’encre avant le lancement du Mondial 2010. Le 29 avril, Paris Match s’intéresse aux amis de Bilal Yusuf Mohammed (son nouveau prénom musulman). « Certains ressemblent à des chanteurs de gangsta rap », relate l’hebdomadaire. Pendant la Coupe du monde sud-africaine, Franck Ribéry fait partie des « caïds » à l’origine du plus grand scandale de l’histoire du football français. Suite à ce fiasco, les Français retiendront cette image grotesque d’un Ribéry venant verser des larmes de crocodile en tongs sur le plateau de Téléfoot. Le natif de Boulogne-sur-Mer a tout faux.

A partir de ce moment, le divorce est consommé avec les Français. Le joueur du Bayern Munich est systématiquement sifflé par le public tricolore. Il refuse alors les interviews en français… Après ses blessures à répétition à Munich, ses aventures extraconjugales et des prestations transparentes chez les Bleus, Ribéry revient au cœur de l’actualité en juillet dernier. L’ex-joueur de l’OM se présente alors comme l’égal de Lionel Messi… le meilleur joueur du monde ! Il y a quelques jours, nouvelle provocation : il révèle le nouveau prénom de son premier fils : « Le glaive de l’islam ». Décidément, Bilal Yusuf Mohammed fait tout pour se mettre à dos les Français.

Le fils de Franck Ribéry s’appellera "Seïf El Islam"

Le fils de Franck Ribéry s’appellera “Seïf El Islam”

22/09/11 – 20h30
PARIS (NOVOpress)
– Hommage au « Guide » libyen déchu, simple coïncidence ou communion islamique dépassant frontières et continents ?

Quoiqu’il en soit, le nouveau-né du couple Franck Ribéry et Wahiba, venu au monde le 16 septembre dernier, se prénommera « Seïf El Islam » comme le fil préféré du colonel Mouammar Khadafi

C’est au cours d’une interview accordée au site allemand TZ Online que Franck Ribéry a révélé le prénom de son fils: « Seïf el Islam », le « glaive de l’Islam » en arabe.

Un prénom qui fleure bon la France et l’amour de ses traditions pour le fils de l’attaquant de l’équipe nationale et ex-amant de la sulfureuse Zahia.

[kiosque étranger] Rugby : la Nouvelle-Zélande battue par l'Espagne

[kiosque étranger] Rugby : la Nouvelle-Zélande battue par l’Espagne

12/09/2011 13h10
WELLINGTON (NOVOpress) –
La presse populaire anglaise fait ses choux gras de la défaite d’une équipe masculine de rugby néozélandaise, battue 25 à 20 par une équipe de rugby féminin espagnole.

Mais voilà, comme le fait remarquer David Scholefield dans les colonnes du Daily Mail, les joueurs de l’hémisphère sud avaient oublié leurs maillots au vestiaire et affrontaient, nus comme des vers [ce qui est le principe de cette équipe spéciale, note de Novo], d’accortes Ibériques qui, elles, avaient choisi de jouer vêtues.

Le haka des joueurs insulaires a particulièrement déstabilisé les joueuses espagnoles qui ont eu du mal à se concentrer et a démarrer en force la partie contre leurs adversaires masculins avant de finalement se reprendre et de l’emporter.

Si la qualité du jeu était modeste, cela n’a pas empêché les photographes et les spectateurs de mitrailler les joueurs dont aucun détail n’a échappé aux objectifs.

Décès du cascadeur Bryan Jensen

Décès du cascadeur Bryan Jensen lors du “Kansas City Air Show”

22/08/2011 – 00h15
TOPEKA (NOVOpress) —
 Bryan Jensen, pilote et cascadeur “star” outre-Atlantique est décédé samedi 20 août dans le crash de son biplan, “The Beast”. Très connu pour sa maîtrise et son habileté à exécuter des figures acrobatiques complexes à grande vitesse, il pratiquait le vol de compétition depuis près de 17 ans, après une longue carrière de pilote.

L’accident est survenu alors qu’il exécutait ses figures en plein ciel. L’appareil s’est écrasé en piqué sous les yeux de milliers de personnes, à l’occasion d’un spectacle aérien important, le Kansas City Aviation Expo Air Show. Bryan Jensen pourrait avoir perdu connaissance après une figure particulièrement difficile, les “g” encaissés par les pilotes pouvant provoquer des évanouissements temporaires.

[box class=”info”]Crédit photo : beastairshows.com[/box]

Bretagne : Vallée des Saints, sept nouvelles statues inaugurées dimanche

Bretagne : Vallée des Saints, sept nouvelles statues inaugurées dimanche

10/08/2011 – 10h00 CARNOËT (NOVOpress Breizh) – Dimanche prochain sept nouvelles statues seront inaugurées sur le site de la Vallée des saints à Carnoët dans les Côtes d’Armor. Pour marquer l’évènement une randonnée partira de Carhaix pour rejoindre le site de Sant Gweltaz.

Organisée par Philippe Abjean, président de la Vallée des saints, cette marche de 20 kilomètres, baptisée Kan ar Vein -le chant des pierres-, empruntera en partie l’une des anciennes voies romaines qui desservaient la cité gallo-romaine de Vorgium, à l’origine de Carhaix. Le départ est fixé à 7h30, au camping municipal, pour 5 heures de marche. Des parcours réduits sont possibles au départ de Sainte-Catherine, à Plounévézel (14km) et de Pont-ar-Gwin, à Carnoët (10km). Un grand pique-nique est prévu à l’arrivée, où un stand de dégustation de bières bretonnes accueillera les randonneurs.

Après l’inauguration des nouvelles statues (saint Tugdual, saint Hervé, saint Clair, saint Carantec, saint Idy, saint Thelo, et saint Kireg) en début d’après midi, l’historien Frédéric Morvan, spécialiste du Moyen Age, donnera une conférence sur le thème « Le Poher au XIIIe siècle : rupture ou évolution ? ». A 16h, Youenn Péron (bombarde-biniou) et Gwenola Larivain (flûte-violon) donneront un concert de musique traditionnelle bretonne.

La journée prendra fin par une balade historique commentée par Jean-Paul Rolland, avant de laisser place à la danse avec un fest-noz sur plancher, à la ferme du Cosquer. Une soirée animée par les Frères Morvan, Loened Fall, Pti Tom, Le Roux David, Merc’hed Kantonier Karnoed,Bour Bodros Quinted, Klev, Clec’h et Oges. De quoi conclure dignement une journée marquée du sceau de l’identité bretonne.

Le Stade rennais : avant tout Breton ?

Le Stade rennais : avant tout Breton ?

05/08/2011 – 21h00
RENNES (NOVOpress) –
Le Stade rennais football club (SRFC) s’est qualifié pour les barrages de la Ligue Europa. Rennes affrontera l’Etoile Rouge de Belgrade les 18 et 25 août. Pour arriver à ce stade de la compétition, l’équipe entraînée par Frédéric Antonetti a éliminé jeudi, au Stade de la route de Lorient, la modeste formation géorgienne Métallurgiste Roustavi (2-0).

Pendant la rencontre, diffusée sur Canal + Sport, l’un des commentateurs de la chaîne cryptée, Philippe Jeannol, a trouvé « étonnant » que l’équipe de Roustavi soit uniquement composée… de joueurs géorgiens. Le journaliste aurait pu s’étonner aussi de la démarche inverse du Stade rennais : son effectif, au coup d’envoi, alignait sur le terrain huit hommes sur onze aux racines africaines ! Les deux seuls Bretons sur la pelouse s’appelaient Romain Danzé, né en 1986 à Douarnenez et Julien Féret, né quatre ans plus tôt à Saint-Brieuc (Côtes d’Armor). Etrange pour un club dont le président, Patrick Le Lay, se déclare “avant tout Breton” (voir vidéo ci-dessous).

Étonnant ? Non, car depuis plusieurs saisons, les « Rouge et Noir » (surnom de l’équipe de la capitale de la Bretagne) évoluent aux couleurs de l’Afrique en terre celte, à l’image du capitaine sénégalais, Kader Mangane (photo)… naturalisé français en mai dernier. Et cela continue de plus belle pour la saison 2011/2012 avec les retours de Badiane, N’Diaye, les recrutements de Mavinga et Pitroïpa ou les premiers contrats professionnels de Sissoko et Diarra.

Cette politique outrancière ne porte pas ses fruits pourtant : le club propose un jeu très physique, laborieux et cantonné aux seconds rôles. Même si l’arrivée cet été de Julien Féret a pour but d’insuffler plus de créativité. Ainsi, la saison dernière, le Stade Rennais s’est effondré dans la dernière ligne droite du championnat. « Une vilaine habitude » peut-on lire sur le site de Sport +.

Dans les tribunes, les supporteurs se lassent, déboussolés par une équipe bien éloignée de l’identité bretonne et française de leur ville. Cette négation identitaire touche tous les clubs à des degrés divers. Alors que la première journée de Ligue 1 démarre samedi soir, le championnat français est plus que jamais coupé en deux, entre des dirigeants obnubilés par une logique financière et mondialiste, et des supporteurs en attente d’authenticité.

Mehdi Baala, modèle de fair-play ? [vidéo]

Mehdi Baala, modèle de fair-play ? [vidéo]

Les deux athlètes français Mehdi Baala et Mahiedine Mekhissi, médaillés olympiques à Pékin, ont été suspendus provisoirement par la Fédération française d’athlétisme (FFA). Ils devront s’expliquer devant une commission disciplinaire pour leur altercation lors de la réunion à Monaco vendredi soir.

Sport et identité : L’équipe de Bretagne n’a pas été invitée au Tour de France

Sport et identité : L’équipe de Bretagne n’a pas été invitée au Tour de France

A l’heure où les équipes cyclistes professionnelles ressemblent à des multinationales, certains font de la résistance. Les Basques espagnols ont créé l’équipe Euskadi-Euskaltel. Et en France, Bretagne-Schuller a pour ambition de constituer une formation 100 % bretonne, avec des coureurs qui défendent les valeurs de la région. Ce qui ne plaît pas aux organisateurs du Tour de France : ils ont refusé d’inviter les Bretons…

Jeudi 14 juillet, c’était la fête nationale, mais sur le Tour de France, dans les Pyrénées, lors de l’ascension menant à Luz-Ardiden, c’était le pays basque qui tirait un feu d’artifice. Sur le bord de la route, des milliers de spectateurs portaient un tee-shirt orange. C’est la couleur du maillot de l’équipe « espagnole » Euskadi-Euskaltel. Créée en 1994 par Euskadi, la communauté autonome du Pays basque, elle a pour particularité de n’être composée que par des coureurs basques, ou formés dans la région.

Magie du sport : au sommet, c’est Samuel Sanchez, coureur d’Euskadi, qui a remporté l’étape ! Il est rassurant de voir gagner une équipe qui cultive son identité, à l’heure où le cyclisme s’est mondialisé, où certaines formations sont des mosaïques dont l’argent est l’unique ciment. Chez Leopard-Trek, l’équipe de Andy et Fränk Schleck (deux frères luxembourgeois qui visent la victoire à Paris), on trouve ainsi deux Allemands, un Hollandais, un Suisse, un Danois, un Belge, un Australien… Se dessine pourtant une réaction. Cette année, Katusha aligne une équipe 100 % russe. Régionalisme avec Euskadi, nationalisme avec Katusha, certains rabat-joie voient dans cette tendance l’expression d’une volonté politiquement incorrecte.

Ils ont la mémoire courte. Jusqu’en 1961, avant que la publicité et les sponsors ne transforment les coureurs en hommes-sandwiches, il y avait sur le Tour des équipes nationales. Coppi et Bartali défendaient les couleurs de l’Italie, Koblet et Kubler arboraient la croix helvétique, Louison Bobet était le leader de l’équipe de France. Et participaient également des équipes régionales : l’Ile-de- France, le Nord, le Sud-Est… et même, au début des années 50, une sélection d’Afrique du Nord ! Il y a une région où l’on n’a pas oublié cette époque héroïque, c’est la Bretagne. En 1947, sous le maillot de l’équipe bretonne de l’Ouest, Jean Robic a gagné le premier Tour d’après-guerre. Bien que né dans les Ardennes, il avait passé toute son enfance à Radenac, dans le Morbihan, où son père tenait un magasin de cycles. Après sa disparition en 1980, la mairie lui a consacré un musée, et une rue porte son nom.

Les organisateurs jouent un mauvais Tour à la Bretagne

En Bretagne, pays de tradition, on a ainsi décidé de renouer avec les grandes heures du passé. Dès 2005, le conseil régional a soutenu l’équipe amateur Jean Floc’h, qui est aujourd’hui devenue l’équipe professionnelle de Bretagne, parrainée par le distributeur automobile Schuller (photo de l’équipe 2011 en haut de l’article). Patron de l’équipe et vice-président de Schuller, Joël Blévin n’a qu’un objectif, composer une équipe 100% bretonne. Le maillot donne le ton : du noir et du blanc, les couleurs du drapeau de Bretagne. L’entraîneur, Emmanuel Hubert, est un Breton de Fougères. Et sur les 16 coureurs de l’effectif, on compte déjà 10 Bretons « pure souche ». Parmi lesquels Johan Le Bon, né en 1990 à Lannion dans les Côtes-d’Armor.

Sport et identité : L’équipe de Bretagne n’a pas été invitée au Tour de FranceGrand espoir du cyclisme français, il a été champion du monde junior en 2008. Le rêve, pour l’équipe Bretagne-Schuller, c’est de participer au Tour de France. Cette année, ça se présentait bien – après un départ en Vendée, trois étapes se disputaient en Bretagne. Mais les organisateurs n’ont pas invité l’équipe Bretagne-Schuller. Ils ont préféré sélectionner la formation hollandaise Vacansoleil, dont le leader, l’italien Riccardo Ricco, a en février dernier frôlé la mort après s’être autotransfusé ; ou encore l’équipe italienne Lampre, dont 13 coureurs font l’objet d’une enquête judiciaire pour dopage ! Aussi, quand le Tour est passé en Bretagne, sur le bord de la route des banderoles sont apparues pour exprimer la déception de tout un peuple : « Bretagne : terre de vélo… Quand Bretagne-Schuller sur le Tour ? ». Seuls les organisateurs ont la réponse.

Pierre Tanger
[box class=”warning”]Article paru ce mercredi dans “Minute” du 20 juillet. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Saint-Etienne : Quand les hooligans terrorisaient le Tour de France !

Saint-Etienne : Quand les hooligans terrorisaient le Tour de France !

[box class=”info”]A l’heure où la « Petite Reine » arpente les routes de France, seuls les soupçons de dopage viennent encore entacher l’image de cette compétition cycliste mondialement renommée. Les centaines de kilomètres d’asphalte avalés quotidiennement par les coureurs sont envahis d’étape en étape par des milliers de spectateurs venus des quatre coins de l’Hexagone afin d’encourager tout au long des trois semaines de course ces véritables « forçats de la route ». Le Tour de France conserve ainsi – tant bien que mal – son étiquette de course conviviale et populaire contre vents de seringues et marées de transfusions sanguines. Pourtant cette image « bon enfant » était loin d’être gagné à ses débuts, et pour des raisons tout autre que les scandales actuels, comme en témoigne ce fait divers régional…[/box]

Le 9 juillet 1904, lors de la deuxième édition de la « Grande Boucle », les coureurs cyclistes entament la seconde étape marathon de 374 kilomètres qui part de la capitale des Gaules, et les emmènent jusqu’aux rives méditerranéennes de la cité phocéenne. Aux petites heures de la matinée, le peloton des favoris arrive sur les dernières pentes du col de la République (1 161 mètres), sur les hauteurs de Saint-Étienne. Il s’agit alors du premier franchissement d’un « 1 000 mètres » sur l’histoire du Tour de France, à une époque où les géants alpins et pyrénéens étaient soigneusement évités. A quelques hectomètres du sommet, Antoine Faure – Stéphanois natif de Lyon – démarre brusquement et prend une longueur d’avance sur la tête du peloton. Au passage du point culminant, se tient sur le bord de la route près de 200 individus armés de gourdins et de pierres. Faure s’engage avec conviction et passe sans encombre aux milieux des supporters stéphanois. Mais la haie va subitement se refermer sur le peloton qui arrive. Une pluie de coup va alors s’abattre sur les poursuivants « qui ne sont pas du pays » aux cris de « tuez-les ! ». Le Valdôtain Maurice Garin (photo) – premier vainqueur de l’épreuve l’année précédente – reçoit une pierre au visage et de multiples coups de bâton aux genoux et aux bras. Il finira tout de même l’étape en n’ayant plus que l’usage d’un seul bras ! Son frère César est lui aussi roué de coups. Auguste Daumain est renversé sur le bas-côté. Blessé, il réussit cependant à se relever et à prendre la fuite. Quant au « diavolo rosso » piémontais Giovanni Gerbi, il va se retrouver littéralement assailli puis assommé sur son vélo : il perdra un de ses doigts, tranché net sur son guidon ! Beaucoup d’autres coureurs anonymes se verront à leurs tours molestés par ces « hooligans » d’un autre âge. Les voitures officielles de course vont également être accueillies par les garagnas (« garnements, vauriens » en parler gaga). Ce n’est que sous le retentissement des coups de feu de la maréchaussée que la foule se disperse.

L’étape sera encore marquée par de nouveaux incidents avec jets de pierre lors du passage du peloton à Nîmes. L’auvergnat Hippolyte Aucouturier dit « Le Terrible » franchira finalement le premier la ligne d’arrivée à Marseille de ce véritable parcours du combattant, mais il sera quelques temps après disqualifié pour « irrégularités graves » laissant ainsi le gain de cette seconde étape à… Antoine Faure ! Le 23 juillet consacrera à Paris un jeune artésien d’à peine 20 ans, Henri Cornet (record d’âge en cours pour un vainqueur du Tour de France), suite à la disqualification du malheureux rescapé Maurice Garin pourtant arrivé trois heures plus tôt.

Saint-Étienne, capitale du cycle, se verra privé de « Grande Boucle » pendant près d’un demi siècle. Il faudra attendre l’année 1950 pour que le Tour consente à réemprunter les pentes du terrifiant col de la République… mais sans ses hooligans !

Football : un but impressionnant des San José Earthquakes

Football : un but impressionnant des San José Earthquakes

15/07/11 – 19h30
PARIS (NOVOpress) – Le gardien du club californien “San José Earthquakes”, David Binghams, marque ici un but particulièrement précis et spectaculaire à l’occasion d’un match disputé contre l’équipe du très british et très réputé West Brom, au grand dam de son confrère Boaz Myhill. Les États-Unis comptent derrière la Chine le plus grand nombre de licenciés avec plus de 24 millions de joueurs de “soccer”.

“On soigne mieux les chevaux de course que les coureurs cyclistes !”

Le docteur Jean-Pierre de Mondenard, un des plus grands spécialistes mondiaux du dopage, est le consultant de « Minute » pour cette 98ème édition du Tour de France.

Minute : Les coureurs ne se dopent pas à l’insu de leur plein gré. Ils sont assistés par ce que vous appelez des spécialistes du « dope niveau ». Qui sont-ils ?

Jean-Pierre de Mondenard : Imaginez que Bernard Hinault [quintuple vainqueur du Tour de France en 1978, 1979, 1981, 1982 et 1985, Ndlr] était massé par un soigneur qui était boulanger de profession ! Les temps ont changé… Aujourd’hui, les spécialistes du « dope niveau » sont d’authentiques médecins qui bafouent leur éthique. La nature humaine est telle que ces médecins deviennent rapidement les copains du champion et n’ont plus qu’une ambition : le faire gagner pour être associé à ses succès. Leur serment d’Hippocrate se transforme en serment d’hypocrite. Pour eux soigner la performance passe avant la santé des sportifs.
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Autriche : "Le sport n'est pas bon pour les femmes", selon le vice-président de la communauté islamique autrichienne

Autriche : “Le sport n’est pas bon pour les femmes”, selon le vice-président de la communauté islamique autrichienne

24/06/2011 – 08h00
VIENNE (NOVOpress) – Une vague d’indignation parcourt l’Autriche. Son objet ? Les déclarations ‘sur les femmes et le sport’ de M. Ahmet Hamidi, vice-président de la Communauté religieuse islamique (Islamischen Glaubensgemeinschaft – “IGG”), prononcées lors d’un débat à Wiener Neustadt (Basse-Autriche) il y a quelques jours.

Alors qu’une question était posée par le public au sujet des leçons de natation pour les jeunes filles musulmanes, M. Hamidi a répondu : “trop de sport n’est pas bon pour le corps féminin, cela est clairement établi : (…) des troubles hormonaux et une diminution de la densité osseuse en sont le résultat.” Détail qui cloche : Ahmet Hamidi n’est pas seulement le vice-président de la Communauté religieuse islamique, c’est aussi un médecin respecté et un inspecteur technique de l’instruction religieuse islamique au sein du Conseil scolaire de Vienne.
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