Mila: qui n’a dit mot consent

59% des jeunes soutiennent les harceleurs et se prononcent pour l’interdiction du blasphème. Céline Pina s’inquiète: l’Affaire Mila nous parle de la fin de notre république, selon elle.

En ce début février, le sondage révélé par Charlie Hebdo suite à l’affaire Mila et portant sur le droit au blasphème a de quoi faire frémir. Une jeune fille risque sa vie alors qu’elle n’a rien fait de mal et 50% des Français, au lieu de la soutenir, défendent la sacralisation d’une religion en utilisant les mots des islamistes, dont un qui fut naguère beau mais justifie aujourd’hui toutes les soumissions : le respect.

Pire encore, dans ce sondage, ceux qui font le plus profession d’inhumanité sont les plus jeunes. Entre un être humain menacé et les justifications de ceux qui le menacent, 59% des 18/25 ans soutiennent les harceleurs et se prononcent pour l’interdiction du blasphème. Et pourtant dans le contexte actuel, on ne parle pas en théorie. La question n’est pas hypothétique. Le réel montre ce qu’induit la notion de blasphème : la validation de la haine d’autrui qui peut aller jusqu’à la justification de l’assassinat et du terrorisme. L’histoire des caricatures de Mahomet nous l’a déjà raconté. Cela s’est fini par le massacre de Charlie Hebdo. Aujourd’hui, il suffit de lire les insultes adressées à Mila, et de constater que sa sécurité ne peut plus être assurée, pour en avoir un nouvel exemple.

Nous nous demandons quel monde nous allons laisser à nos enfants, mais si la vraie question était à quels enfants, nous allons laisser le monde ? À des jeunes droits, debout et courageux comme Mila, ou à des nervis et des lâches comme ceux qui la menacent de mort et de viol parce qu’elle ose critiquer l’islam, eux-mêmes flanqués de la longue cohorte des imbéciles qui lui apporte son soutien.

Respect, frérot !

Au vu de tous ceux qui, de fait, cautionnent les menaces, en croyant en appeler au « respect », il faut être clair : ils ne sont pas dans le camp du Bien et de la tolérance. Ils ont choisi le camp des salauds, ils se sont fait les valets de la violence et les complices d’actes et de paroles plus qu’odieuses. Aujourd’hui, si la vie de Mila est en danger, c’est aussi et surtout à cause de leur complaisance. Si le tollé contre cette injustice était unanime, notre indignation serait son bouclier, la révolte de la jeunesse, son armure et la réaction des élites, son épée. Face à cela, ses harceleurs baisseraient les yeux, il n’y aurait pas d’affaire et nous ne tremblerions pas en redoutant que nos enfants, pour un mot sur l’islam, pourraient voir leur vie gâchée.

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Les Identitaires relogent un SDF français – « Les nôtres avant les autres »

Depuis de nombreuses années, Génération identitaire organise des maraudes hivernales auprès des sans-abri dans plusieurs villes de France. A l’occasion du lancement de sa campagne d’hiver 2019-2020, l’organisation de jeunesse rappelait que si la France compte près de 150 000 sans-abri, leur traitement diffère beaucoup selon qu’ils appartiennent aux « migrants » ou à la population « de souche ». L’Etat avait d’ailleurs su organiser dans des délais très courts l’hébergement de milliers de clandestins en 2015 et 2016, à l’époque où Bernard Cazeneuve était ministre de l’Intérieur. Une efficacité pour les « autres », qui n’a pas manqué de surprendre après des décennies d’impuissance politique à traiter dignement les plus pauvres des « nôtres ».

David contre Goliath, les Identitaires ont décidé, pour la huitième année consécutive, d’aller apporter soutien moral et aide matérielle à ces derniers, délaissés par l’humanitarisme officiel et la bien-pensance médiatique. Cet engagement de terrain des militants identitaires avait suscité l’ire des associations antiracistes subventionnées en 2013, poussant SOS Racisme à intenter une action en justice à l’encontre de Damien Rieu. Poursuivi pour « provocation à la haine raciale », le courageux porte-parole des Identitaires avait été relaxé en 2015. Dans son délibéré, le tribunal rappelait que « les propos incriminés n’excèdent pas les limites du débat public dans une société démocratique », c’est heureux.

Mickaël, 32 ans, a été relogé

Doit-on rappeler quelques chiffres ? Dans un récent article, nos confrères de L’Incorrect rendaient compte d’un rapport récent de l’association Emmaüs Solidarité. Parmi les 22 000 individus auxquels cette dernière est venue en aide en 2017, seuls 3 % étaient Français. 3 % ! 95 % provenant de pays hors Union européenne. Dans les centres d’urgence, la situation est encore plus marquée et ce chiffre atteint les 98 %.

Fin janvier, Clément Martin, actuel porte-parole de Génération identitaire, rencontrait Mickaël, lors d’une maraude parisienne. Ce jeune sans-abri de 32 ans, à la rue depuis plusieurs années, lui explique alors « son désarroi de voir le gouvernement d’Emmanuel Macron s’occuper davantage des migrants que des Français à la rue ». Un témoignage qui résonne fortement avec le constat que font chaque année les Identitaires sur le terrain, à Paris comme à Lyon, au Mans comme à Strasbourg. Lançant alors une campagne de levée de fonds en ligne, les Identitaires ont réuni en une semaine la somme nécessaire au relogement temporaire de Mickaël, jusqu’à la fin de l’hiver. Leur objectif ? Aider cet artisan français malmené par la vie à retrouver un emploi et faire les démarches administratives nécessaires à sa réinsertion. Une « première » qui ne s’arrêtera probablement pas là : « La solidarité française et européenne doit se mettre en place pour sortir les nôtres de la rue et leur permettre un avenir meilleur. »

Pour aider Mickaël, contactez Génération identitaire ou faites un don sur la cagnotte Leetchi mise en place sous le nom « Génération Solidaire »

Pierre Saint-Servant

Article paru dans Présent daté du 10 février 2020

Cet islam politique qui s’installe en France

Depuis une dizaine d’années seulement, un islam intégriste noyaute les banlieues et obtient un pouvoir grandissant grâce à son investissement électoral et associatif, décrit François Pupponi.

Maire de Sarcelles pendant vingt ans, de 1997 à 2017, et habitant de cette ville depuis plus de cinquante ans, François Pupponi a tout vu : la pauvreté grandissante de certains quartiers, l’écart qui se creuse entre ce territoire perdu de la République et les grandes métropoles, « l’ensauvagement des “ jeunes issus de la diversité” », l’une des plus violentes manifestations antisémites depuis 1945 et enfin l’irruption il y a peu d’un islam radical gangrenant tous les milieux, associatif, cultuel, sportif et social. C’est donc avec les yeux de l’expérience qu’il décrit dans un livre témoignage, les Émirats de la République, comment des musulmans fondamentalistes prennent le pouvoir dans les municipalités et finissent par être une menace pour la République, au grand dam de la communauté musulmane elle-même et des autres habitants. Un récit instructif et riche d’enseignements.
Découvrez cet entretien paru dans Valeurs Actuelles.

Valeurs Actuelles : Vous avez été maire de Sarcelles pendant vingt ans. Que retenez-vous le plus de votre longue expérience d’élu ?
François Pupponi : Je retiens surtout que, malgré les bonnes volontés, les quartiers de la ville se sont paupérisés. Cette paupérisation est allée de pair avec une communautarisation. Les communautés présentes, musulmane, catholique, juive, se sont toutes rapprochées du fait religieux. Il y a ainsi un retour du religieux très impressionnant dans ces quartiers. Cela a été favorisé par la chute des grandes idéologies et le besoin de se rassurer dans un monde instable. Si les habitants de Sarcelles de ces communautés ont toujours été croyants, ils sont devenus de plus en plus pratiquants.

Vous titrez votre livre : les Émirats de la République. En revenant d’Israël, Macron a parlé d’un « séparatisme » : y a-t-il plusieurs France ?

Clairement. Pour moi, la France est divisée en trois. Il y a d’abord les grandes métropoles, qui sont les lieux du développement de la culture et de l’économie. Ce sont des territoires très mixtes où tout se passe plutôt bien. Il y a ensuite la France des banlieues qui, elle, est ghettoïsée et communautarisée. Puis la France de l’entre-deux regroupant des zones qui périclitent, en pleine désertification. On vit très bien dans les grandes métropoles et on vit mieux dans les banlieues car la politique de la ville a, depuis trente ans, amené des moyens d’investissement et des services publics conséquents. En revanche, les zones intermédiaires vivent dans un sentiment complet de relégation. Les “gilets jaunes”, c’est cette France-là. C’est la France qui n’a plus aucun espoir, qui voit son environnement s’écrouler. Cela explique pourquoi il y a eu peu de “gilets jaunes” issus des grandes métropoles et des banlieues.

On a récemment beaucoup parlé de l’affaire Mila, cette adolescente homosexuelle qui a reçu de nombreuses menaces de mort après avoir critiqué l’islam sur Instagram. Quel regard portez-vous sur cette histoire ?

Aujourd’hui, la France est confrontée à un problème majeur : une radicalisation de certains membres de sa communauté musulmane. Celle-ci, dans sa grande majorité, ne crée pas de troubles sérieux. Mais elle a décidé depuis une dizaine d’années d’afficher et de pratiquer sa religion de manière ostensible, sans plus se cacher comme avant. La plupart le font en respectant les lois de la République. Ils se défendent aussi davantage et beaucoup ont réagi aux propos de cette jeune fille. Il est malheureux que cela ait été de cette manière Parallèlement à cela, beaucoup de Français découvrent cet islam qui s’affiche et certains le vivent très mal. Cela fait monter l’islamophobie. La situation est très compliquée et nous sommes au bord d’une vraie fracture. Il faut réfléchir plus que jamais à comment intégrer l’islam en France. Le problème est que des détenteurs d’un islam intégriste essaient en même temps de prendre le pouvoir.

Ce qui est marquant aussi dans cette affaire est le silence d’une partie des élites médiatiques face aux menaces adressées à la jeune fille. Vous dites d’ailleurs dans votre livre qu’une certaine « gauche niqab » est « réactionnaire », pourquoi ?

Cette gauche-là voudrait à la fois être tolérante et accepter les revendications de certains musulmans, mais elle est aussi très intolérante vis-à-vis des autres. Elle se radicalise et est capable de passer des accords avec des tenants d’un islam rigoriste pour gagner des élections. C’est la négation de ce que devrait être une gauche humaniste et laïque. Cela s’explique par le fait que cette gauche-là a une espèce de culpabilisation vis-à-vis des enfants d’immigrés. Elle est, en effet, anticolonialiste dans son histoire : lors de la guerre d’Algérie, elle était anti-OAS et pro-FLN. Elle était aussi un grand défenseur des immigrés qu’elle considérait exploités par le grand capital et les grandes industries françaises. Or aujourd’hui, une partie de ces enfants d’immigrés basculent dans une vision très rigoriste de la religion. Cette gauche ne sait alors plus quoi faire et est perdue par rapport au combat qui a été le sien quand elle découvre comment évoluent les gens qu’elle a toujours défendus. S’ajoute à cela le combat propalestinien auquel une partie de la gauche, notamment socialiste, s’est toujours ralliée. Il y a eu une évolution idéologique et cette gauche se retrouve ainsi à combattre aux côtés de musulmans à la vision très fondamentaliste de la religion.

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I-Média – Face au courage de Mila, la soumission des médias

10/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Lundi 3 février, Mila, qui est menacée de mort pour avoir critiqué l’islam, était invitée dans l’émission Quotidien de Yann Barthès.

Courageuse, elle n’a rien lâché. Au contraire de nombreux journalistes et chroniqueurs qui nous ont donné un exemple parfait de soumission.


Trois radiations demandées par la Préfecture, par Franck Deletraz

Les leçons de l’affaire Harpon et du carnage perpétré par cet islamo-terroriste à la préfecture de police de Paris en octobre 2019 ont-elles vraiment été tirées ? C’est ce que certains auront peut-être été tentés de croire en apprenant cette semaine que ladite préfecture avait récemment demandé la radiation de trois policiers pour cause de « radicalisation ». Sauf que, à en croire les chiffres révélés mardi par le ministre de l’Intérieur, ce ne seraient pas moins de « 106 cas » qui seraient actuellement « étudiés », dont 80 ont déjà été classés faute de preuves suffisantes…

Une véritable « faillite collective »

Mercredi dernier, à mi-parcours de ses travaux, la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’affaire Harpon, présidée par le député LR Eric Ciotti, rendait publics les premiers éléments d’un rapport qui promet d’être accablant pour les autorités. Allant jusqu’à faire part de la « sidération » de l’ensemble de la commission face à une telle « accumulation de dysfonctionnements majeurs, structurels, fonctionnels et organisationnels », et face à « l’amateurisme » incroyable de la DRPP, Ciotti dénonçait une véritable « faillite collective ». Rappelant notamment qu’il y avait eu « une accumulation de signes » en amont de la tuerie, que son auteur « n’aurait jamais dû rester dans un service aussi sensible », ou encore que « son habilitation secret-défense aurait dû lui être retirée » depuis longtemps, Ciotti et le rapporteur de la commission, Florent Boudié (LREM), mettaient enfin l’accent sur l’absence quasi totale de « culture de la vigilance de la vulnérabilité ». Bref, une situation proprement hallucinante et inconcevable au moment où, de l’aveu même de ceux qui nous gouvernent, la France est en guerre contre l’islamisme. Or, qu’en est-il aujourd’hui ? Mercredi, on apprenait que la préfecture de police de Paris avait transmis trois dossiers de demande de radiation de ses fonctionnaires pour cause de « radicalisation » à la DGPN : deux premiers visant des agents remarqués pour leur « pratique rigoriste de la religion musulmane » et leur « comportement prosélyte », toujours en cours d’instruction, et un troisième concernant un agent administratif dont « la pratique rigoriste de l’islam a des répercussions sur son travail », déjà entre les mains de la fameuse commission paritaire créée en 2017 pour statuer sur les cas de fonctionnaires présentant une menace pour la sécurité publique. Une « première », comme le soulignent les grands médias.

Quand la discrimination devient vitale

Une « première »… en deux ans d’existence ! Et alors même que, selon les chiffres avancés mardi par Castaner lui-même, pas moins de « 106 cas » de fonctionnaires suspectés de radicalisation seraient actuellement étudiés, rien que dans la police nationale ! 106 cas sur lesquels, d’ailleurs, 80 ont d’ores et déjà été classés sans suite, officiellement parce qu’« infondés ou fantaisistes », officieusement parce que l’administration s’est surtout montrée incapable d’apporter la preuve de leur dangerosité. Ce qui veut dire que depuis octobre 2019, seuls quatre policiers ont été suspendus, et neuf se sont vu confisquer leur arme de service ! Des chiffres qui montrent bien que l’Etat, en réalité, se refuse à prendre la mesure du danger qui nous menace. En effet, alors que toute nation en guerre, pour des raisons de sécurité évidentes, pratique une discrimination bien légitime en interdisant purement et simplement l’accès à l’ensemble des postes clefs de sa défense et de sa sécurité aux personnes susceptibles d’avoir un lien (même lointain) avec l’ennemi, la France macronienne, elle, s’entête de manière suicidaire, pour sauver un « vivre ensemble » auquel elle est la seule à croire, à faire un tri absurde entre « radicalisés », « non radicalisés », « en cours de radicalisation », « radicalisés mais gentils »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 février 2020

Éric Zemmour : « Les immigrés viennent en France pour profiter de notre mode de vie mais plus ils sont nombreux, plus ils tuent ce mode de vie français. »

Belloubet paradigme de la terrorisation, par Jean-Gilles Malliarakis

Les déclarations lamentables sur l’affaire Mila de l’actuelle garde des Sceaux capitulaient, ce 29 janvier, devant une des revendications fondamentales de l’islamisme. Celui-ci réclame la reconnaissance d’un délit de blasphème ; quelques lâches, terrorisés, lui en concèdent le bien-fondé. Elles ont attisé une colère exceptionnelle. Et celle-ci s’est exprimée à juste titre, bien au-delà de l’opposition de droite.

Commençons par la sphère politique. Les tribunaux médiatiques parisiens s’emploient actuellement, par ailleurs, dans la perspective des municipales, à diviser et à minimiser le poids des opposants de droite. Cette mini-crise est parvenue à les réunir dans une position commune.

Zeus rend fou ceux qu’il veut perdre. Et les cafouillages gouvernementaux contrarient l’intention stratégique de ce pouvoir macronien, de plus en plus chancelant, dans la pratique, et cependant péremptoire dans les affirmations de ses prétendues certitudes. Ils donnent ainsi une occasion de s’unir, au-delà de clivages en voie de devenir factices, à tous les amis de la Liberté.

Dans une excellente tribune libre [1], Élisabeth Badinter, Élisabeth de Fontenay, Marcel Gauchet, Jacques Julliard, Jean-Pierre Le Goff, toutes personnalités courageuses que l’on étiquetterait difficilement à l’extrême droite, ont su dresser le procès du conformisme politiquement correct des nouveaux dhimmis : “nous paierons cher cette lâcheté“.

Franz-Olivier Giesbert, à sa manière provocatrice habituelle, pose la question “La France, nouveau Pakistan ?” Et de remarquer, à très juste titre, n’en déplaise à Talleyrand, que “tout ce qui est exagéré n’est pas insignifiant. Aussi outrancière soit-elle, écrit-il, la question posée par le titre de cet éditorial mérite d’être posée, tant sont mauvais les vents qui soufflent aujourd’hui sur la France.”[2]

Les reculades du pouvoir face à l’islamisme fournissent des arguments et des ailes à Francis Bergeron, vieux camarade des luttes anticommunistes. Dans Présent, utile petit quotidien qu’il dirige, journal privé de subventions et de recettes publicitaires, jamais cité dans les revues de presse, son analyse, difficilement réfutable, développée ce 30 janvier dénonce ainsi le rôle de “porte-parole de la Ligue islamique“[3] joué par Mme Belloubet.

Il me semble avoir malheureusement, dramatiquement, raison.

La relation entre cette femme du monde et la sinistre mais habile confrérie des Frères musulmans peut paraître hypothétique, sinon controuvée. Son évocation sera immanquablement dénoncée pour conspirationniste. Votre chroniqueur s’empresse donc de le dire : certes, non, Mme Belloubet ne reçoit, ni directement ni indirectement de consignes, ni de Youssef al Qaradawi, ni de l’un quelconque des cache-nez des adeptes de feu Hassan el Banna, telle l’UOIF devenue Musulmans de France. Organisation interdite comme terroriste par de nombreux États, notamment en Égypte où elle était apparue en 1928, mais solidement implantée dans 79 autres pays, bénéficiant du soutien financier du Qatar, aujourd’hui maîtresse de la Turquie sous la férule de Recep Tayyip Erdogan, c’est son réseau d’influence qui inspire le projet du régime actuel d’organisation d’un islam “de France”. Mme Belloubet n’en représente qu’un fragile petit pion.

Appelée en 2017 aux responsabilités ministérielles, non par le soutien d’une légitimité électorale mais par le jeu technocratique du nouveau pouvoir, quand elle s’exprime, on la sent en effet sous l’emprise d’une Terreur rampante.

Cette terrorisation exemplaire ressemble fort à l’ombre permanente de la menace que font peser les criminels islamistes les plus violents et les plus malfaisants.

Un récent rapport[4] émanant de la DGSI tiendrait pour contrôlés par ce que l’on désigne du mot pudique de “communautarisme” quelque 150 quartiers dûment cartographiés. À noter que ce terme fonctionne comme cache sexe indistinct, à l’instar de ceux de “radicalisé”, voire de “la religion”. Éléments de langage imposés par le conformisme politiquement correct, chacun sait qu’ils s’appliquent en l’occurrence à une seule “communauté”, une seule “religion”, une seule “radicalité”. Le public se montre de moins en moins dupe de ce genre de camouflages, incitations à la colère.

Le 18 janvier le chef de l’État était pressé de parler[5] par l’ancien maire strauss-khanien de Sarcelles François Pupponi. On présente encore celui-ci comme un député PS. En fait, s’il siège aujourd’hui, au sein de cette Chambre d’enregistrement qu’on appelle encore Assemblée Nationale en tant que député du Val d’Oise, c’est aux côtés des radicaux-socialistes.

“Parlez Monsieur le Président” semble-t-il demander au maître des horloges. Les Français savent qu’en 2017, une partie d’entre eux, sur la promesse d’un nouveau monde, ont voté pour des communicants, mais qu’ils ont porté au pouvoir des clowns. En 2020, les citoyens et les contribuables de ce pays n’attendent plus des paroles. Ils exigent des actes.

[1] Publiée par L’Express le 31 janvier
[2] cf. son éditorial dans Le Point N° 2475 du 30 janvier 2020
[3] cf. éditorial en ligne de Présent N° 9543, en ligne le 30, édition papier datée du 31 “Belloubet en porte-parole de la Ligue islamique”
[4] Révélé le 18 janvier par le Journal du Dimanche
[5] Entretien réalisé par Emmanuelle Souffi, à propos du livre qu’il vient de consacrer aux “Émirats de la République.”

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Affaire Mila : les masques sont tombés !

L’affaire Mila – à l’origine, une vulgaire empoignade de cours de récréation – a été abondamment commentée et de nombreux masques sont déjà tombés, à commencer par celui du délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), Abdallah Zekri.

De même, l’intervention alambiquée de notre garde des Sceaux, qui a semblé entériner le retour du délit de blasphème, aura permis aux observateurs les plus progressistes de prendre conscience du double jeu des macronistes à l’égard des islamistes. Le masque du gouvernement luttant contre le salafisme est donc tombé. Au cours des débats passionnés provoqués par l’affaire, des observateurs plus conservateurs ont également pu faire admettre à leurs interlocuteurs que si Mila avait insulté Jésus-Christ, elle n’aurait reçu aucune menace de mort. Le masque qui cachait la vacuité intellectuelle de ceux qui renvoient dos à dos « toutes les religions » est ainsi tombé à son tour.

Des commentateurs encore plus avisés ont su, de leur côté, démasquer tout à la fois ceux qui s’interdisent de critiquer l’islam au nom du respect et ceux, parmi les musulmans, qui s’indignent de bonne foi. Ainsi, questionnée par Guillaume Roquette pour Le Figaro, Ferghane Azihari a assené trois vérités bien ciselées : premièrement, a-t-il expliqué, « la liberté d’expression n’a pas été conceptualisée pour que l’on puisse parler de météo, mais pour que l’on puisse aussi tenir les propos les plus outranciers sans être inquiété physiquement ». Ensuite, a-t-il précisé, « assimiler la critique de l’islam à du racisme, c’est sous-entendre que les musulmans sont une espèce de sous-hommes incapables de prendre une distance critique à l’égard de leur religion ».

Pour lui, c’est précisément là un présupposé raciste. Et comme il ne souscrit pas à ce racisme et à cette infantilisation, Ferghane Azihari a finement ajouté : « Les musulmans doivent être capables d’entendre que leur religion puisse être perçue comme nuisible, délétère ou rétrograde sans que cela ne déchaîne ce genre de passions […] et si, ma foi, ils ne sont pas capables de le faire, c’est bien que leur religion a un problème. »

Mais il restait encore d’autres groupes à démasquer. Pour ce faire, il faut à la fois rappeler les propos de l’avocat de Mila et se livrer à un petit exercice d’imagination… Imaginons donc que Mila ait insulté Jésus-Christ et qu’une horde de catholiques vengeurs ait inondé les réseaux sociaux d’injures homophobes accompagnées de menaces de viol et de meurtre ! Des tombereaux d’insultes offusquées se seraient abattus sur l’Église ; tous les dignitaires de la République, du procureur concerné jusqu’au président de la République, y seraient allés de leur petite déclaration publique ; un rassemblement de soutien aurait été organisé sur la place du Trocadéro et tous les mouvements de gauche auraient répondu présent. Des heures d’émissions auraient été consacrées aux lynchages des ignobles cathos appelant au meurtre ; et les responsables locaux des associations lycéennes se seraient relayés sur les plateaux pour proposer à Mila de l’accueillir dans leur établissement…

Or, que dit Maître Richard Malka, l’avocat de Mila ? Que l’on ne trouve pas de lycées susceptibles d’accueillir Mila, en garantissant sa sécurité, et qu’elle n’a reçu aucun soutien d’aucune association de gauche, pas même des associations féministes ou LGBT.

Et là, les masques sont tombés par dizaines : beaucoup d’associations, pour la plupart subventionnées, ne sont pas là pour défendre les opprimés mais pour faire du bruit médiatique au service du pouvoir, au prix d’une lâcheté et d’une incohérence qu’il faut être aveugle pour ne pas voir.

François Falcon

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

De Londres à Gand, en passant par Dieuze – La barbarie islamiste se déchaîne, par Franck Deletraz

Deux personnes grièvement blessées à l’arme blanche à Londres, plusieurs autres poignardées à Gand, les gendarmes de Dieuze attaqués au couteau… Alors qu’au cours des dernières 48 heures, la barbarie islamiste aura frappé pas moins de trois fois en Europe, nous sommes, une fois de plus, atterrés par les révélations faites par les grands médias sur le profil des assaillants, dont tout laissait à penser qu’ils passeraient à l’acte, et par cette incompétence incroyable, criminelle, dont font preuve les gouvernements européens dans leur lutte contre l’islamo-terrorisme.

Une cascade d’attentats

Lundi, après avoir reçu l’appel téléphonique d’un individu leur annonçant « qu’il était militaire, qu’il allait y avoir un carnage à Dieuze et qu’il se revendiquait de l’EI », les gendarmes de Dieuze faisaient l’objet d’une attaque au couteau par un jeune homme de 19 ans, qui a fait deux blessés. Parvenu à pénétrer jusque dans les bureaux de la caserne, l’agresseur, « un jeune militaire, en formation initiale depuis deux mois et actuellement en période probatoire », tentait de poignarder un gendarme, le blessant légèrement au bras, avant d’être lui-même blessé par un tir à l’abdomen. Si, à l’heure où nous écrivions ces lignes, presque rien n’avait fuité sur l’agresseur, et si le parquet national antiterroriste ne s’était pas encore saisi de l’affaire, tout laissait cependant à penser qu’il s’agissait bien d’une nouvelle attaque islamo-terroriste. Rappelons que la veille, déjà, l’Europe avait été frappée à deux reprises par les islamistes. A Gand où, sur ce boulevard très fréquenté qu’est le Bevrijdingslaan, un individu armé d’un couteau avait poignardé au moins deux passants, avant d’être neutralisé par les policiers. Mais surtout à Londres où, dans le quartier de Streatham, l’islamo-terroriste Sudesh Amman, pourtant bien connu des services de police, et prétendument « sous surveillance depuis un certain temps », avait grièvement blessé à l’arme blanche deux personnes, avant d’être abattu par les policiers, lors d’une attaque officiellement revendiquée lundi par l’Etat islamique.

Sudesh Amman, un cas emblématique

Une dernière affaire hautement révélatrice du laxisme criminel dont font preuve la plupart des gouvernements européens face à cette menace pourtant omniprésente et croissante qu’est l’islamo-terrorisme. Car, très rapidement, on apprenait que ledit Sudesh Amman, âgé de 20 ans, venait tout juste de sortir de prison. Un cas proprement hallucinant : interpellé en mai 2018 par la police britannique, Sudesh Amman, chez qui les enquêteurs avaient saisi plusieurs armes, et dans les appareils numériques duquel plus de 349 000 fichiers multimédias comprenant des tutoriels pour fabriquer une bombe, des vidéos de propagande islamiste, ainsi que des messages prouvant sa volonté de commettre un attentat avaient été découverts, avait en effet été condamné en novembre 2018 à trois ans et quatre mois de prison pour 13 infractions terroristes différentes ! Lors de son procès, le commandant antiterroriste de la police de Londres avait même fortement insisté sur sa très grande dangerosité, expliquant notamment que dans un bloc-notes récupéré chez Amman, celui-ci avait rangé en tête de ses « objectifs de vie » la « mort en martyr ». Et pourtant, cela ne devait pas empêcher la justice britannique de le remettre en liberté à la fin du mois de janvier dernier, avant même d’avoir purgé la moitié de sa peine ! Un véritable scandale judiciaire qui n’est pas propre, hélas, à la Grande-Bretagne. Car, si l’on reprend la liste des nombreux attentats islamistes qui ont ensanglanté l’Europe durant ces dernières années, on s’aperçoit que tous leurs auteurs (à quelques rares exceptions) étaient parfaitement connus des services concernés avant de passer à l’acte, et ont tous ou presque, à un moment ou à un autre de leur parcours, été abusivement remis en liberté par les justices française, belge ou encore allemande. Un laxisme totalement inconcevable et qui montre bien que l’Europe, dans sa quasi-totalité, n’a toujours pas pris conscience de la gravité du péril sans précédent qui pèse aujourd’hui sur elle.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 février 2020

Des SDF critiquent les associations et l’Etat qui « favorisent les migrants » – Génération Identitaire reloge l’un d’eux

Greta Thunberg ou la nouvelle éco-religion, par Clément Martin (Les Identitaires)

Le nihilisme constitue le trait marquant de nos sociétés contemporaines. Envahi par le doute et privé de repères identitaires, moraux et spirituels, l’homme européen cherche à combler ce vide par toutes sortes de loisirs et d’excès destructeurs (drogues, sexe, surmenage, etc.)

Mais certaines idéologies profitent également de cette crise existentielle pour prospérer au point de s’apparenter à de véritables religions.

Ce n’est certes pas nouveau. A partir du XVIIIème siècle, avec le déclin progressif du christianisme, sont apparues des « religions politiques » ou « religions séculières » dont la vocation messianique était d’instaurer le paradis terrestre (jacobinisme, communisme, fascisme, etc.)

Largement discréditées par les horreurs du XXème siècle qui ont montré que le fameux « sens de l’Histoire » ne débouchait pas nécessairement sur une félicitée universelle, les grandes idéologies progressistes réapparaissent néanmoins sous d’autres formes telles que le droitdelhommisme, l’antiracisme, etc.

Alain Finkielkraut l’avait d’ailleurs prophétisé dès 2005 : « l’antiracisme sera au XXIème siècle ce qu’a été le communisme au XXème siècle ». Antiracisme aujourd’hui consacré par un droit pénal de nature religieuse qui « rétablit le crime de blasphème » et « empêche de dire ce que l’on voit, de dénoncer les mécanismes qui sont en train de détruire nos sociétés et notre civilisation » selon les mots du professeur Jean-Louis Harouel.

Mais avec la montée en puissance de l’idéologie écolo-gauchiste, appuyée par l’intégralité du système politico-médiatique, nous sommes en passe de franchir un cap.

De l’écologie à l’éco-religion

Il ne s’agit plus seulement de contrôler nos pensées, mais également nos actions : nous avons ordre de conformer l’ensemble de notre vie à cette nouvelle croyance religieuse qui rencontre un succès grandissant parce qu’elle neutralise le besoin de penser et l’angoisse qui l’accompagne.

« L’idéologie, c’est ce qui pense à votre place » écrivait déjà le philosophe Jean-François Revel.

L’écologie de gauche prend donc les citoyens en charge, répond aux questions, envahit notre vie, absorbe nos pensées et finit par singer le religieux : elle a ses prêtresses (Gréta Thunberg), ses excommunications (Roger Federer sommé de se séparer de son sponsor pas suffisamment « écolo »), sa vision apocalyptique (disparition de la planète d’ici 10 ou 20 ans) et ses grands rassemblements (plus d’un million de participants aux marches pour le climat).

Les nouveaux convertis doivent tout changer : des restaurants fréquentés aux modes de déplacements, des marques de vêtement aux groupes de musiques, des jouets pour enfants aux produits ménagers…tout et chacun doit devenir « éco-responsable ».

Il ne s’agit évidemment pas de faire ici l’apologie du gaspillage ou de la pollution, mais de prendre conscience que l’éco-religion va bien au-delà de ces préoccupations de bon sens car elle forme désormais un kit de vie, un prêt-à-penser et à agir, qui donne du sens à la vie de ses adeptes.

Répété et automatique, le rituel exorcise l’angoisse et procure une satisfaction morale. Et du rituel à la mystique, il n’y a qu’un pas.

Les limites politiques de l’éco-religion

Sous perfusion médiatique constante, le développement de l’éco-religion s’est traduit dans les urnes aux élections européennes de mai 2019, où le parti Europe Écologie Les Verts (EELV) est arrivé en 3ème position avec 13 % des voix.

De même, la plupart des instituts de sondage annoncent une forte poussée du vote éco-gauchiste aux élections municipales de mars 2020.

Cette tendance émane pour l’essentiel de citoyens bien insérés économiquement (elle touche peu la France périphérique) mais de plus en plus dépolitisés. Leur vote est davantage l’expression de leur croyance et de leur volonté de la répandre que d’un réel combat idéologique dont les soubassements leur échappent bien souvent. Ces nouveaux électeurs n’appartiennent pas à la gauche radicale qui constitue le substrat structurel d’EELV. De la secte marginale à la religion de masse, les sociologies évoluent nécessairement.

Les écologistes de gauche sont donc confrontés à une problématique majeure. Pour continuer à prospérer électoralement et espérer conquérir le pouvoir, ils doivent se désenclaver de l’extrême-gauche et capter de nouvelles « parts de marché ».

C’est là que le bât blesse. Car même si Yannick Jadot (tête de liste EELV aux européennes) l’a bien compris, la base de son parti continue de revendiquer son identité marxiste et ce décalage n’est pas sans créer de tensions. Yannick Jadot a ainsi créé la polémique en déclarant récemment : « dans des municipalités où vous avez des gens qui sont sans étiquette, ou même divers droite, qui font du 100 % bio dans les cantines, des jardins partagés, de la rénovation urbaine, [il faudra] prendre nos responsabilités ». Le même Jadot qui s’était déjà fait remarquer en affirmant : « l’écologie, ça n’est pas la gauche » (3).

A l’inverse, élu secrétaire national des Verts au mois de décembre 2019, Julien Bayou n’a pas hésité, dès son discours inaugural, à revendiquer un héritage radical en se vantant d’être le fils d’une porteuse de valises pour le FLN islamiste pendant la guerre d’Algérie.

Le piège : installer une nouvelle bipolarité au détriment du camp identitaire

Un tel ancrage à gauche empêchera les écologistes d’accéder au pouvoir et avant cela, de constituer la seule opposition sérieuse et crédible aux macronistes.

C’est pourtant bien cette novelle dichotomie artificielle que le camp « progressiste » cherche à substituer au clivage actuel opposant la Macronie aux patriotes. Car il permettrait une fois pour toute d’évacuer les préoccupations identitaires qui, élection après élection, continuent d’obséder les Français. Des moyens colossaux sont ainsi déployés pour lobotomiser la jeunesse et lui faire craindre une hypothétique « apocalypse écologique » qui constitue une immense diversion face à l’apocalypse migratoire, bien réelle celle-là.

Les Identitaires ont toujours défendu une vision de l’écologie enracinée, respectueuse des peuples et des traditions, seule à même de permettre l’émergence d’une véritable « civilisation écologique » selon l’expression d’Hervé Juvin. Elle est tout le contraire de l’agitation déstructurée d’une Greta Thunberg qui mêle à la lutte contre le réchauffement climatique un antiracisme tendance indigéniste et le combat contre le « patriarcat ».

Oui à l’écologie, non à Greta Thunberg !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Bertrand Cantat, chanteur, assassin, gauchiste – par Francis Bergeron

Le procès en diffamation contre l’hebdomadaire Le Point, perdu par Cantat le 16 janvier, écartera-t-il définitivement l’assassin de Marie Trintignant des projecteurs ? L’odieux personnage, qui fut un temps le héros de la bien-pensance, a de plus en plus de mal à trouver des défenseurs.
A sa sortie de prison, en 2007, pourtant, il restait encore fréquentable. Sa chanson Un jour en France, où il dénonçait la montée du Front national, lui assurait un brevet éternel de la part du camp du bien, malgré le « dérapage » de 2003 :

Un autre jour en France
Des prières pour l’audience
Et quelques fascisants autour de 15 %
Charlie défends-moi
C’est le temps des menaces
On n’a pas le choix pile en face
Et aujourd’hui je jure que rien n’se passe
Toujours un peu plus

FN, souffrance
Qu’on est bien en France
C’est l’heure de changer la monnaie
On devra encore imprimer le rêve de l’égalité
On ne devra jamais supprimer celui de la fraternité
Restent des pointillés yeah, yeah, yeah

Qu’un chanteur connu et son groupe, Noir Désir, offrent de si jolies paroles à son public était apparemment suffisant pour se faire pardonner le passage à tabac mortel de Marie Trintignant. Certes le suicide de son épouse Kristina, par pendaison, en 2010, alors que lui-même était dans la maison, avait éloigné de lui certains de ses inconditionnels, mais le noyau dur de la bien-pensance résistait.

« Nous avons tous décidé de mentir »

En novembre 2017, Le Point a publié un article intitulé « Cantat, enquête sur une omerta ». Il additionnait les témoignages sur la dangerosité du stalinien chantant. Surtout, ces témoins avouaient qu’on leur avait demandé, pendant des années, de cacher ce qu’ils savaient de la violence du personnage. On y apprenait que dès 1989 il avait tenté d’étrangler sa maîtresse du moment. Mais, expliquaient ses anciens amis, « nous avons tous décidé de mentir. Nous étions tous sous son emprise. Et nous pensions qu’il se soignerait ».

En 2017, lorsque paraît l’article du Point, la thèse de l’« accident » était encore défendue par une partie de la gauche, le journal Les Inrockuptibles, par exemple. Or Le Point révélait donc que la violence de l’individu à l’égard des femmes était connue, que ses victimes étaient nombreuses, mais qu’une conspiration imposait le silence. Le procès contre Le Point entrait dans un schéma d’intimidation : empêcher les médias de reprendre l’information. La stratégie n’était pas mauvaise, puisque Cantat poursuivit sa carrière… et ses violences.

Mais depuis lors, les choses ont évolué : à présent, ce sont les féministes qui entrent dans la danse, c’est-à-dire des militantes, souvent lesbiennes, qui ont entrepris une croisade contre les hommes. Cette croisade passe par la dénonciation des « féminicides ». La mode aidant, le courant mainstream tout entier s’est emparé de ce thème. Les « féminicides » font désormais l’objet d’un comptage officiel.

Dans ce nouveau contexte, la cause de Cantat a du plomb dans l’aile. Car il est devenu un symbole : celui du mâle qui persécute et harcèle des femmes jusqu’à les tuer. A présent, ses spectacles sont presque systématiquement annulés.

La décision du tribunal correctionnel met un terme définitif à la morgue du tabasseur antifasciste, et probablement aussi à sa carrière, lui qui préparait un grand come-back cette année.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 31 janvier 2020

Philippe Bilger, sur l’affaire Mila : « On fait toujours une sauvegarde particulière pour ce qui concerne la religion musulmane parce qu’on a très peur d’être traité d’islamophobe »

Philippe Bilger Union des droites

Le procureur de la République de Vienne a annoncé – le jeudi 30 janvier – avoir classé sans suite l’enquête portant sur la nature des propos de Mila, l’adolescente menacée de mort pour avoir insulté l’islam sur les réseaux sociaux.

Voici les explications de Philippe Bilger :

Le procureur de la République de Vienne a annoncé, ce matin, avoir classé sans suite l’enquête portant sur la nature des propos de Mila. Elle avait pour seul objet d’exprimer une opinion personnelle à l’égard d’une religion. Entre-temps, Nicole Belloubet est revenue sur ses propos au sujet de l’atteinte à la liberté de conscience.
Comment analysez-vous tout cela ?

Il y a un double dysfonctionnement. Le procureur a très bien fait de classer la procédure, mais il aurait mieux fait de ne pas ordonner une enquête à l’encontre de Mila. Il a pris pour prétexte qu’il fallait connaître les motivations de ceux qui l’avaient traînée dans la boue et insultée.
Dans un premier temps, Nicole Belloubet a proféré une absurdité. Insulter une religion n’est pas porter atteinte à la liberté de conscience, puisque chacun est libre de croire ou de ne pas croire dans la religion. Je le dis d’autant plus volontiers que moi-même je n’aime pas qu’on insulte les religions. Dire que cela porte atteinte à la liberté de conscience est une absurdité. Personne n’est tenu, dans son for intérieur, d’aimer ou de détester une religion ou de ne pas en avoir.
Il y a un étrange mélange d’absurdité politico-judiciaire sur des sujets sensibles.

Est-ce propre à la religion musulmane ?

Je pense, en effet, qu’on fait toujours une sauvegarde particulière en ce qui concerne la religion musulmane parce qu’on a très peur d’être traité d’islamophobe. On crée parfois une sorte d’équilibre factice et artificiel entre toutes les religions. Jusqu’à nouvel ordre, le judaïsme n’a jamais créé de problème. Au contraire, les actes et les propos antisémites augmentent. C’est, d’ailleurs, un vrai souci. Le christianisme, et le catholicisme en particulier, est souvent traîné dans la boue. Il tend malheureusement souvent l’autre joue, mais c’est la conception dévoyée de l’islam qui crée des problèmes. Comme on a très peur, on n’a pas de courage intellectuel, médiatique et politique. On éprouve toujours le besoin de mettre les autres religions sur le même plan comme si elles posaient des problèmes. C’est une absurdité !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

À Marseille, des immigrés clandestins n’hésitent pas à perturber une célébration traditionnelle chrétienne