Le fils de la victime de l’attentat au Stade de France : “On est complètement laissé-pour-compte”

13/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
On est vraiment complètement laissé-pour-compte“, a déclaré ce lundi 13 novembre, Michaël Dias, fils de la victime de l’attentat au Stade de France.

J’ai refusé de saluer le Président, je me suis mis en retrait“, a-t-il poursuivi.


Des supporters marocains font la fête devant la sépulture du Soldat inconnu

13/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Et voila ce qui se passe devant la sépulture du Soldat inconnu, un soir de 11-Novembre…



Attentats du 13 novembre: “Ne pas baisser la tête, ne pas baisser les bras”

13/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
A la Une de la presse française, la commémoration du deuxième anniversaire des attentats du 13 novembre, à Paris.

Deux ans après, la France «reste marquée par ce drame», écrit la Croix, qui a recueilli les témoignages de victimes, dont celui de Paul, blessé au Bataclan. Il y a un an, Paul comparait ses angoisses à un «petit sac à dos un peu trop lourd». «Eh bien, c’est devenu un gros sac de randonnée», témoigne-t-il aujourd’hui. «En 2016, il fallait se remettre en selle», guérir physiquement, faire retirer sa balle dans le dos, reprendre le travail, revivre, donc. Mais maintenant, c’est dans la tête que ça coince, selon Paul, qui raconte les crises de panique qui subsistent, «comme un aiguillon du malheur»: «s’il y a un bruit soudain ou quelqu’un qui surgit près de moi, j’ai le cœur qui s’emballe. Cela dure dix ou quinze minutes et puis ça passe. Mais deux heures après, je suis lessivé».
«La vie reprend son cours, les gens finissent par oublier… pas nous». Paul, et tous les Français, auxquels la Croix demande de «persévérer»: «les Français peuvent être fiers du calme avec lequel ils ont fait face à ces événements», salue le journal. «Ils n’ont pas cédé à la peur. Ils ne se sont pas abandonnés à des sentiments de haine ou de vengeance. Ils n’ont pas cherché de bouc émissaire. Il faut poursuivre dans cette direction avec persévérance. La menace demeure, d’autant plus diffuse à appréhender qu’elle est diffuse. Elle est là pour longtemps. Mais il ne faut ni baisser la tête, ni nous replier sur nous-même

La menace est là pour longtemps, confirme le patron du renseignement français, la DGSI, dans les colonnes du Figaro. Selon Laurent Nunez, la volonté des militants du groupe Etat islamique d’attaquer la France serait «intacte», l’Hexagone demeurant une «cible majeure» de l’organisation djihadiste. «Le bruit de fond de cette menace est permanent. Ce qui nous préoccupe, ce sont toujours des projets d’attaques terroristes préparées par des équipes encore implantées dans les zones de combats, en Syrie et en Irak», déclare-t-il, ajoutant que «la propagande de Daech est (également) très active pour inciter (ses partisans) à frapper là où ils vivent».

Le spectre des attentats, hante «en permanence l’exercice du pouvoir», d’après Libération, qui raconte comment François Hollande, puis Emmanuel Macron, ont appris à «gouverner sous la menace terroriste», comment une nouvelle façon de gouverner se serait imposé à l’Elysée, où le chef de l’Etat doit être prêt à agir à tout moment. «En temps normal, raconte Libé, le président reçoit des «synthèses sécurité renseignement» deux fois par jour, un rythme peut qui monter jusqu’à une demi-douzaine en cas de crise». Des points d’information quotidiens, auxquels s’ajoute chaque semaine le Conseil de défense et de sécurité nationale. Libération évoque une «obsession terroriste» qui «irradie tous les sujets de sécurité publique».


Robert Ménard : « Bien sûr, on fera une crèche cette année ! »

Robert Ménard

Le Conseil d’État a définitivement tranché : la crèche de la mairie de Béziers est interdite.

Pour Robert Ménard, cette décision de justice ne concerne que la crèche de 2014 : depuis lors, des crèches plus adaptées, mieux insérées dans les festivités de la ville, ont été présentées. Il ne désespère donc pas de convaincre le Conseil d’État de changer de position pour ces autres crèches, qui font chacune l’objet d’une plainte spécifique… mais aimerait aussi vivement qu’on cesse de les harceler !

Robert Ménard, le Conseil d’État a définitivement tranché l’affaire qui oppose la ville de Béziers à l’État depuis trois ans. Vous n’avez pas le droit d’installer une crèche dans la mairie de Béziers. Quelle est votre réaction face à cette décision du Conseil d’État ?

Tout d’abord, je rappelle que cette décision ne concerne que la crèche de 2014. Ce n’est pas une décision qui concerne les crèches en général, mais bien cette crèche-là !
Or, depuis 2014, un certain nombre de jurisprudences et de positions du Conseil d’État sont venues préciser ce qui est permis en matière de crèches dans les mairies.
Depuis trois ans, nous présentons des crèches différentes, des crèches plus adaptées, plus insérées dans les festivités de la ville, et des crèches plus culturelles.
Je ne désespère pas, car il y a d’autres contentieux. Il y a un contentieux initié chaque année par les mêmes organisations, la Ligue des droits de l’homme, les Libres penseurs…
Toutes ces personnes vivent largement avec notre argent et leurs plaintes sont leur fonds de commerce. Nous avons donc une plainte à chaque fois. Je pense qu’on en aura encore une cette année, car nous ferons bien sûr une crèche cette année. C’est pourquoi j’espère que le Conseil d’État changera de position quand il aura étudié les autres crèches de la ville.

S’il ne s’agit que de 2014, qu’en est-il des crèches 2015, 2016 ou 2017 ?

À chaque crèche, nous avons des poursuites différentes. Cela donne lieu à toute une batterie de décisions.
Il y a d’abord les référés. Ils ont chaque fois été perdus jusque-là .
Ensuite, une décision de fond est rendue, puis un appel et enfin éventuellement, de nouveau, le Conseil d’État.
Ce n’est pas comme le titre la presse locale : « L’État dit non au maire de Béziers. »
En réalité, l’État a dit non à une crèche construite en 2014.
Je ne désespère pas de convaincre le Conseil d’État. Mais, en même temps, arrêtons de nous harceler ! C’est quand même invraisemblable !
On se pose la question de savoir si on va refaire venir en France des djihadistes et leur famille qui ont choisi de trahir ce pays et on ne me laisse pas mettre une crèche dans mon hôtel de ville parce que ce serait attentatoire à je-ne-sais-quoi. C’est peut-être attentatoire à une conception djihadiste de la laïcité.
J’ai une conception libérale de la laïcité.
Bien sûr que chaque religion doit pouvoir s’exprimer de façon paisible, mais on ne va pas éradiquer toutes les traces du catholicisme dans l’Histoire de France et pourchasser chacune des crèches de nos hôtels de ville.

Cette décision n’intervient-elle pas en écho à la polémique de la statue de saint Jean-Paul II de Ploërmel ?

Absolument.
La moitié des peintures de la salle de mon conseil municipal sont religieuses.
Que dois-je faire ? Dois-je les enlever et les brûler ? Cela ne rime à rien.

Encore une fois, je suis respectueux de la laïcité, mais une laïcité ouverte, tolérante et qui ne consiste pas à pourchasser ce que nous sommes et à nier notre histoire.
À Béziers, comme dans le reste de la France, nous ne sommes pas un pays de tradition musulmane, mais de tradition judéo-chrétienne. Il ne s’agit pas de déclarer la guerre aux autres religions. Chaque année, lors de l’inauguration de la crèche, sont présents évidemment les représentants du culte catholique, mais aussi du culte musulman.
Il y a des messages de solidarité de toute part. L’an dernier, 23.000 personnes sont venues visiter la crèche de Béziers dans une ville de 77.000 habitants. En lisant les livres d’or, il est facile de se rendre compte qu’ils ont été signés par des gens de toutes confessions, ou d’aucune confession, qu’ils soient agnostiques ou athées. Chacun se félicitait de cette initiative.
Pour les catholiques, c’est évidemment d’abord et avant tout la naissance du Christ, et pour ceux qui ne le sont pas, non seulement ils respectent nos croyances, ils ajoutent que c’est une belle façon de rendre hommage à la famille.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le forum de JeuxVideo.com : méga-trolls ou catharsis ?, par Jean-Yves Le Gallou

I-Média JeuxVideo.com

11/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le site JeuxVideo.com est victime de l’acharnement de journalistes pour avoir osé s’attaquer à la journaliste Nadia Daam. C’est tout une caste, estime Jean-Yves Le Gallou dans I-Média sur TV Libertés, qui, prenant pour cible JeuxVideo.com, défend son pré-carré : le pouvoir de dénigrer sans en payer les conséquences.

Egalement au sommaire de ce numéro :

Le zapping d’I-Média

Le journaliste Samuel Laurent appelle à la fermeture de comptes Twitter pour « trolling ». Invité dans l’émission C à vous sur France 5, le journaliste des Décodeurs a qualifié Sébastien Jallamion de « troll d’extrême droite ». Réaction d’Anne Elisabeth Lemoine animatrice principale de l’émission : « On ne peut pas fermer leur compte ? »

Saint-Laurent et Bergé, « deux être malades sexuellement ».

I-Média 167 parlait de l’hommage mitigé rendu à Pierre Bergé lors de sa mort. Une modération étonnante qui s’explique après les révélations fracassantes de son ancien chauffeur Fabrice Thomas dans son ouvrage Saint-Laurent et moi : une histoire intime.

Trump 1 an après : les médias en lutte

Les médias toujours en guerre contre Donald Trump. Belliqueux, raciste, gamin, retour sur 1 an de couverture sur le président américain toujours détesté par la presse mondiale.

Les tweets d’I-Média

La meilleure garantie pour remporter un prix littéraire, serait de parler des nazis. L’idée a été relevée par le Huffington Post : depuis vingt ans, un quart des ouvrages primés par les quatre principaux prix littéraires ont trait à la Deuxième Guerre mondiale.

Paradise Paper, touchez pas au patron

Dans le cadre des nouvelles révélations sur l’évasion fiscale, les journalistes ciblent particulièrement certaines personnalités. La Une du Monde du 9 novembre évoque Bernard Arnault, Julien Clerc, etc. Xavier Niel (propriétaire du Monde) est évoqué, mais dans un petit encart au milieu du journal.

Pascal Praud, buzzer sans se laisser intimider

Bad Buzz en enfilade pour Pascal Praud. L’animateur star de C-News fait l’objet de toutes les critiques pour avoir osé s’opposer à l’antiracisme béat. La presse dénonce un dérapage et même une agression.

Levée de l’immunité de Marine Le Pen : une faute du gouvernement Macron

Chard Marine Le Pen Daesh

Présent Marine Le Pen DaeshL’affaire, on la connaît : Marine Le Pen est harcelée judiciairement depuis 2015 au motif qu’elle a diffusé sur son compte twitter des images de crimes islamistes. Cette diffusion n’était pas gratuite : candidate à la présidentielles, Marine avait subi, au cours d’un débat sur BFM TV, l’ignominie d’un parallèle opéré entre le Front national et l’État islamique. C’était une façon de répondre : « Taisez-vous ! Regardez donc ce qu’est l’État islamique ! »

Le ministre socialiste Bernard Cazeneuve avait lancé la procédure. Le ministre ex-socialiste Nicole Belloubet l’a reprise à son compte, et a saisi le bureau de l’Assemblée nationale qui s’est exécuté et vient donc de décider la levée de l’immunité parlementaire de la présidente du FN.

Cette décision est sans doute la première vraie faute politique du gouvernement Macron.

En effet, aux yeux de l’opinion, cette mesure est parfaitement incompréhensible : la punition de ceux qui dénoncent les exactions de Daesh, en raison précisément de cette dénonciation, nécessite des contorsions explicatives auxquelles les médias ne se risquent d’ailleurs pas. La nouvelle a simplement été commentée comme découlant d’une application de la loi (laquelle ? Pourquoi ?). Dans un éditorial spécialement fielleux, Le Parisien explique par exemple que Marine Le Pen ne saurait « se placer au-dessus des lois ». Mais encore une fois, en quoi dénoncer les crimes de l’État islamique vous place au-dessus des lois ? Cette question n’a toujours pas reçu de réponse claire, ce qui donne le sentiment d’une simple mesure destinée à persécuter un adversaire.

Marine Le Pen a d’ailleurs immédiatement réagi :

« Mieux vaut être un djihadiste qui rentre de Syrie qu’une députée qui dénonce les abjections de l’État islamique : on prend moins de risques judiciaires. »

La formule tourne sur Internet, et les conversations de bureau et de comptoir montrent l’incompréhension générale d’une opinion publique spécialement choquée.

Seule explication rationnelle à cette décision : une volonté de faire un « coup politique », en montrant à la gauche, aux déçus du PS, que l’équipe Macron n’a pas complètement glissé à droite, qu’elle reste vigilante à l’égard du Front national, maintenu à l’écart par des artifices comme cette levée d’immunité. Le gouvernement est « et de gauche et de droite » : après les ordonnances, qualifiées de droite, voici donc une mesure de rééquilibrage sur la gauche.

Ce calcul est une erreur, car le gouvernement mesure mal l’évolution de l’opinion sur le danger islamique, et aussi sur le besoin d’identité, qui libèrent la parole.

Autre erreur des stratèges de l’Élysée (en supposant que Madame Belloubet ait agi sur ordre) : alors même que Mélenchon, décrété opposant préféré, connaît un énorme trou d’air, pour partie personnel et pour partie politique, la reprise des persécutions à l’encontre des plus patriotes, dans un contexte de malaise grave, notamment au sein de la police et de l’armée, pourrait se révéler une chance pour le FN. Cette persécution inquiète et ressoude. M. Macron aurait voulu remobiliser les sympathisants du FN qu’il ne s’y serait pas pris autrement. C’est déjà ce que l’on constate, d’un bout à l’autre du pays.

Francis Bergeron

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 10 novembre 2017

Les Gay Games placés sous la tutelle d’Emmanuel Macron et de Pierre Bergé

Gay Games

Gay Games Pierre Bergé09/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron et Pierre Bergé sur la même affiche ? C’est fait ! Le président de la République a accordé son « haut parrainage » aux prochains Gay Games, sorte de jeux Olympiques homosexuels qui auront lieu en août prochain à Paris et qui avaient choisi Pierre Bergé pour président d’honneur et continuent de se réclamer… de son autorité morale ! L’hebdomadaire Minute, qui consacre deux pages à ces Gay Games dans son numéro de cette semaine, rapporte que c’est le ministre des Sports, Laura Flessel, qui a décidé Emmanuel Macron à parrainer cette manifestation :

« C’est en effet en tant que marraine de la candidature de Paris aux Gay Games 2018 que la quintuple médaillée olympique opère depuis 2013, écrit Minute. Et, coup de bol, l’épéiste est devenue ministre des Sports. “J’ai porté ce combat en tant que citoyenne, en tant que femme, en tant que sportive, je le porterai maintenant en tant que ministre“, a-t-elle confié à Têtu. On comprend mieux que son premier déplacement, en tant que ministre, ait été pour se rendre au « Refuge », où l’attendait d’ailleurs Manuel Picaud – que le monde est petit ! [Manuel Picaud est coprésident des Gay Games, Ndlr] –, « afin d’échanger avec des jeunes victimes d’homophobie ou de transphobie, et entendre leurs propositions pour améliorer l’accès à la pratique du sport pour tous“, étant apparemment entendu qu’il est difficile d’être homosexuel et sportif, ce dont témoigne la carrière d’une certaine Amélie Mauresmo… »

Gay Games Macron

De plus, bien qu’ils s’en défendent, les Gay Games ne se contentent pas de réclamer le « respect » pour les LGBT, mais apparaissent comme une opération de prosélytisme, du moins si l’on en croit Marlène Schiappa, le secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, qui, devant la presse réunie au stade Charléty, a conclu son discours par ces propos de Marguerite Duras :

« Tous les hommes sont en puissance d’être des homosexuels. Il ne leur manque que de le savoir, de rencontrer l’incident ou l’évidence qui le leur révélera. »

Commentaire cinglant de Minute : « Ou de se trouver sous la mauvaise douche au mauvais moment ? […] Acceptez-nous tels que nous sommes ou devenez comme nous ? Venez participer à une épreuve sportive… ou venez vous initier aux délices de l’homosexualité ?

Eléments tirés d’une enquête à lire dans son intégralité
dans le n° 2646 de Minute daté du 8 novembre 2017

 

Islamisme : la grande naïveté de Macron comparée au réalisme de Trump

trump-macron-paris-islamisme

09/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Sous le titre « Terrorisme : Trump plus lucide que Macron », Ivan Rioufol a publié, le 1er novembre, un comparatif accablant entre la réaction du Président américain après l’attentat islamiste commis le jour même à New York et la politique en la matière conduite par la France sous la direction d’Emmanuel Macron. Nous le publions ci-dessous.

« Je viens juste d’ordonner à la Sécurité intérieure de renforcer notre programme de vérification déjà extrême. Etre politiquement correct, c’est bien mais pas pour ça ! »

Donald Trump a posté ce tweet, ce mercredi matin à 2 h 26 (heure française), peu après l’attentat islamiste à New York, près du site du World Trade Center. Sayfullo Saipov, un jeune Ousbek, au volant d’une camionnette, a tué huit personnes et en a blessé 11 avant d’être blessé lui-même par la police. Des témoins l’ont entendu crier Allah Akbar. Le tueur était arrivé aux Etats-Unis en 2010. Il bénéficiait d’une carte verte. Il était chauffeur chez Uber. Autre tweet du président américain : « Nous ne devons pas permettre à l’Etat islamique de revenir ou d’entrer dans notre pays après l’avoir vaincu au Moyen-Orient et ailleurs. Assez ! »

En France, c’est une politique inverse qui est suivie par Emmanuel Macron. En ressort une grande naïveté, qui ne peut qu’inquiéter.

En dépit des attentats islamistes qui frappent le pays – Laura et Mauranne, assassinées à Marseille, étant les dernières victimes – l’état d’urgence a été levé ce 1er novembre. Le dispositif arrêté par la nouvelle loi sur la sécurité intérieure, publiée mardi, maintient certaines protections. Elles resteront néanmoins en deçà de celles que permettait l’état d’urgence. Il était en en vigueur depuis les attentats de novembre 2015. Lors de son discours à la Sorbonne, fin septembre, le chef de l’Etat s’était fait également l’avocat de l’accueil : « Faire une place aux réfugiés est notre devoir commun », avait-il déclaré en s’engageant à renvoyer ultérieurement, sans dire comment ni sur quels critères précis, les déboutés du droit d’asile.

C’est bien le politiquement correct, dont s’est affranchi le président américain, qui lie les mains du président français. A l’évidence, la menace salafiste reste sous-évaluée par les pouvoirs publics.

Lundi, sur RTL, le ministre de l’Intérieur a reconnu que seules 11 mosquées salafistes avaient été fermées (et certaines vont rouvrir) alors que la France en compte plus d’une centaine. Gérard Collomb a confirmé également que sur les 250 djihadistes déjà revenus en France après avoir combattu en Irak ou en Syrie, 110 sont en liberté, même s’ils sont suivis par la DGSI. Il est à craindre que les demandes de rapatriement de nombreux autres combattants islamistes encore sur place ne soient entendues par ce gouvernement, qui se veut exemplaire dans la défense des droits de l’homme.

Or ces droits ne sont évoqués par les égorgeurs et autres barbares, qui redoutent la justice locale, que pour être violés ultérieurement par leurs bénéficiaires.

Le procès Merah […] a montré le gouffre entre la contre-société salafiste qui s’est installée dans les cités et la République bonasse qui continue de ne rien voir. Celle-ci n’a toujours pas compris qu’une guerre avait été déclarée contre elle, au nom d’un islam porteur d’un projet de société.

Contrairement à ce que dit Macron, ce ne sont pas les crises sociales ni le réchauffement climatique qui motivent les terroristes, mais la haine de la France et de l’Occident. Oui, Trump a tout compris.

Texte repris du blog d’Ivan Rioufol

Nicolas Hulot : Vert le départ ? – par Etienne Defay

Chard Nicolas HulotIl s’était donné un an pour tester son utilité, pourtant six mois plus tard, les éditorialistes se prennent pour des bookmakers anglais et parient sur son futur départ. Certains le croient inéluctable, pourtant Nicolas Hulot est toujours en poste.

Las, le numéro trois du gouvernement Philippe (une place plus que flatteuse pour un ministre de l’Ecologie) n’en finit plus d’avaler des couleuvres. Première défaite en date : le glyphosate. Il défendait une interdiction sous trois ans, son confrère de l’Agriculture voulait cinq à sept ans et Matignon quatre ans. Puis, telle Alexandre le Grand, Bruxelles trancha le nœud gordien en imposant cinq ans. L’Agriculture, Matignon et Bruxelles, c’était beaucoup pour un ministre fût-il combatif.

Deuxième couleuvre, celle-ci hautement symbolique puisqu’elle portait sur le nucléaire, le cheval de bataille des Verts de tout pays. En effet, le ministre avait tablé sur une baisse de l’activité nucléaire de 50 % en 2025, hier il a admis que ce serait plutôt 2035.

Le lecteur pourra à juste titre s’étonner qu’une telle concession puisse provoquer de si grands remous mais reculer sur le nucléaire pour un ministre de l’Ecologie, c’est un peu comme si l’Eglise catholique reniait un dogme. Ça ne se fait pas. Les évêques de l’église verte ont d’ailleurs hurlé à l’excommunication, Greenpeace parle « d’une erreur extrêmement grave », Ségolène Royal l’avait déjà taclé sur le glyphosate en évoquant, si Hulot devait lâcher aussi là-dessus « un changement de pied incompréhensible ».

Le plus amer reste certainement le député européen Yannick Jadot qui s’exclame qu’« annoncer qu’on n’arrivera pas à respecter cet objectif simplement parce qu’on a écouté le lobby nucléaire, je trouve ça regrettable ».

Le député européen qui ne cache pas son agacement devant le rapport peu flatteur du soldat Hulot dénonçant en lui « la caution du gouvernement ». Quant à Corinne Lepage, elle estime que Nicolas Hulot « a mangé son chapeau ». Une charge que le fondateur d’Ushuaïa encaisse pour le moment sans broncher tout comme il porte le joug sans renâcler. A ceux qui l’accusent de trahison, il rétorque qu’il n’a pas changé d’avis parce qu’il est ministre mais qu’il a simplement « découvert la complexité du sujet ».

Nicolas Hulot va même plus loin, il affirme que « tout le monde savait que l’objectif 2025 n’était pas atteignable, sauf dans une brutalité excessive ». Est-ce là le réveil d’un idéaliste frotté à la réalité de l’exercice du pouvoir ou l’aveu d’impuissance d’un ministre face à la conjugaison des forces de Bruxelles et des lobbies ?

Sans doute les deux, comme l’un ne va plus sans l’autre. La question demeure, à force de voir son verre se vider, le Vert va-t-il être contraint de vider ses bureaux du boulevard Saint-Germain ? La question est posée, les paris sont ouverts.

Etienne Defay

Article et dessin de Chard parus dans le quotidien Présent

Légion d’honneur : Macron patronne la chasse à l’homme blanc !

Homme blanc Légion d'honneur Patrie

On avait déjà les féministes qui chassaient, devant les caméras, les mâles blancs harceleurs, ces « porcs ». On avait Delphine Ernotte, présidente de France Télévision, qui affirmait qu’on « a (sic) une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans, et ça, il va falloir que cela change » (1). On avait aussi ceux qui veulent que l’orthographe devienne « inclusive », pour échapper à l’horrible domination lexicale des mâles blancs français. On avait aussi ces PDG tout contents de dire qu’entre un candidat de souche et un autre « issu de la diversité », ils donnaient la préférence au second. Nous avons maintenant un président de la République qui entend réformer les conditions d’attribution de la Légion d’honneur. D’après le porte-parole du gouvernement, Jupiter estimerait en effet son attribution à la fois trop large et trop dominée par les « mâles blancs de plus de 60 ans » (2).

Désormais la chasse aux Blancs de sexe (pardon : de genre) masculin est donc ouverte au plus haut niveau de l’Etat !

On a les priorités que l’on peut.

A vaincre sans péril…

L’expérience présidentielle prouve en effet que les réformes importantes se font durant les six premiers mois du mandat : ensuite elles sont nettement plus difficiles à conduire. Emmanuel Macron, dont les bonnes opinions plafonnent à 40% dans les sondages, entame donc son sixième mois de mandat avec cette réformette de la Légion d’honneur : mauvais présage, auraient dit les Romains !

Il est vrai qu’il est nettement plus facile de morigéner la Grande Chancellerie que de rétablir l’autorité de l’Etat dans les zones dites de « non-droit », de réguler l’immigration ou de lutter contre l’appauvrissement des Français !

« A vaincre sans péril on triomphe sans gloire », écrivait Pierre Corneille. Mais peut-être Emmanuel Macron n’a-t-il pas lu Le Cid puisqu’il affirme n’avoir jamais rencontré la culture française ? (3)…

La doxa du Système

En s’en prenant aux « mâles blancs de plus de 60 ans », Emmanuel Macron couvre surtout de son autorité présidentielle la doxa du Système sur les vertus supposées de la « diversité », de la « mixité sociale » et du « métissage ».

Déjà, lors de la campagne présidentielle, en déplacement à Marseille le candidat Macron avait surtout vu « des Arméniens, des Comoriens, des Italiens, Algériens, Marocains, Tunisiens, Maliens, Sénégalais » (4). Car, en digne représentant de l’oligarchie, Emmanuel Macron ne se sent manifestement à l’aise que lorsqu’il n’est pas en présence de Français de souche, a fortiori lorsqu’ils sont de sexe masculin, blancs et âgés. Est-ce pourquoi il faudrait « changer la France » ? Parce que trop blanche et trop masculine à son goût ?

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Mais pourquoi s’en tenir à la Légion d’honneur ? Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Pourquoi, par exemple, ne pas créer un impôt sur les Blancs ? ou les obliger à porter un signe distinctif ?

Ou pourquoi ne pas ouvrir, dans les lieux publics ou dans les transports urbains, par exemple, des espaces « sans Blancs » comme il y a des espaces non-fumeurs ?

Ce n’est pas une plaisanterie : aux Etats-Unis, les « minorités » exigent déjà une journée « sans Blancs » dans certaines universités. On enlève aussi la statuaire grecque, jugée trop blanche par les Afro-Américains. Et on autorise les étudiants « non blancs » à ne pas suivre les cours de littérature anglaise, au même motif. Et les universitaires « caucasiens », comme on dit aux Etats-Unis, d’acquiescer par ethnomasochisme et pour ne pas être taxés de « suprémacisme ».

Les Français de plus en plus indésirables chez eux

Du fait de l’accumulation de ces discours mais aussi de ces initiatives, les Français blancs, et aussi hétérosexuels par la même occasion, ont le sentiment, non seulement de n’être plus chez eux en France, mais aussi de devenir de plus en plus indésirables dans leur propre pays.

Car, à en croire tous ces oligarques mais aussi toutes ces autorités publiques, il y en aurait donc trop dans les médias, trop dans les assemblées, trop dans les conseils d’administration, trop dans certaines écoles ou dans certains quartiers (pas assez « populaires » pour cette raison) et donc finalement trop aussi dans l’ordre national de la Légion d’honneur. Bref : il y aurait trop de Français en France.

Ceci n’est pas du racisme ?

Magritte aurait pu en faire, à la place de sa célèbre pipe, un tableau intitulé : « Ceci n’est pas du racisme ».

Car ne croyez pas, bien sûr, que la chasse aux hommes blancs soit de nature raciste. Non pas du tout ! La justice nous le rappelle : le racisme anti-Blancs n’existe pas puisque les races humaines n’existent pas : CQFD ! Seuls les Blancs – ces cochons – sont racistes, tenez-le-vous pour dit.

On devrait d’ailleurs dire, conformément au politiquement correct, « perçu comme Blanc », puisque les races ne sont – comme chacun a désormais l’obligation réglementaire de le croire en Europe occidentale – qu’une illusion de la perception, qui frappe avant tout les personnes d’extrême droite. Comme les sexes, d’ailleurs, qui ne sont bien sûr qu’une construction personnelle de nature culturelle, comme on l’apprend à nos enfants.

La chasse aux Blancs : l’incitation à la haine ethnique

Bien entendu, tous ces bobos et ces bourges parvenus qui nous vantent en permanence les vertus de la « société ouverte », du « vivre-ensemble » et de la « mixité sociale » n’envisagent en aucune façon d’appliquer à eux-mêmes et à leurs proches ces mots d’ordre. Ils ne font profession de chasser le « mâle blanc dominateur » qu’à des fins électoralistes et politiques : chez eux, le pouvoir reste en effet exercé par ces mêmes mâles blancs, que ce soit dans le monde de la finance, de l’entreprise et des médias, c’est-à-dire dans le réacteur du Système !

En engageant la chasse à l’homme blanc, les oligarques s’efforcent de séduire l’électorat d’origine étrangère, qui est lui-même travaillé par le communautarisme. Précisément pour remplacer un électorat autochtone qui leur échappe.

Et au moment où certains rappeurs de nos « banlieues populaires » font profession de « niquer la France » et où les « jeunes » méprisent les « faces de craie », les « mécréants » et autres kouffars, cette chasse officielle à l’homme blanc ne peut qu’encourager la propagation de la haine ethnique dans notre pays. A quelle fin, sinon pour mieux briser l’homogénéité des nations européennes, afin d’asseoir la domination durable de l’oligarchie ?

Il ne faut pas s’y tromper : cette chasse au mâle blanc cache la haine de l’oligarchie pour les peuples européens.

Il serait temps que les « perçus comme Blancs » se réveillent.

Michel Geoffroy

Texte repris du site de Polémia

Charte des Patriotes : Florian Philippot révèle ses contradictions, par Marc Limeuil

Florian Philippot et Thiébaut

08/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Publiée hier, la Charte des Patriotes, le parti créé par Florian Philippot, révèle au grand jour les contradictions de celui qui n’a rien de la belle mécanique intellectuelle qui manquerait au Front national. Florian Philippot fait clairement prévaloir ses idées progressistes sur la souveraineté populaire.

Outre que, dans cette Charte qui comprend vingt-six points, la question de l’immigration, réduite aux seuls clandestins, n’arrive qu’en vingt-et-unième position – alors que le « bien-être » des animaux, ces « êtres sensibles », est le point n° 6… –, Florian Philippot affirme dans le même article 23, d’un côté que « le gouvernement doit se concentrer sur les grands problèmes de la nation et laisser à la société le soin de définir son modèle de société, par des outils comme le référendum d’initiative populaire », et de l’autre, à la ligne suivante, que « Les Patriotes respectent les derniers choix de société comme le mariage pour tous », défini comme ressortant de « l’épanouissement de chacun dans un respect scrupuleux des libertés individuelles ».

Or, rappelons-le à l’auteur de cette « charte » qui ferait rigoler n’importe quel jury de son cher Sciences Po, ce n’est pas « la société » qui a décidé d’imposer le « mariage pour tous », mais le gouvernement de l’époque, et celui-ci l’a fait contre l’avis de « la société », qui avait justement réclamé un référendum sur le sujet par le dépôt, au Conseil économique social et environnemental (Cese) d’une pétition signée par près de 700 000 personnes !

Celle-ci avait été jugée irrecevable, sans doute au grand soulagement de Florian Philippot, qui sera aimable d’indiquer, dans une prochaine mouture de sa « charte », quels sujets peuvent être soumis à référendum… et quels sujets ne doivent surtout pas l’être.

Marc Limeuil

Jean-Yves Le Gallou : seuls les banquiers et les lobbies ont pleuré Pierre Bergé

Le Gallou Pierre Bergé

07/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le 8 septembre mourait l’homme d’affaires et propriétaire du Monde Pierre Bergé, sans que l’on sache encore que le producteur américain Harvey Weinstein serait passé pour un « enfant de chœur » à côté de lui selon la formule de son accusateur post-mortem, l’un de ses anciens amants. Avec le recul, il n’est pas inintéressant d’effectuer un retour sur l’hommage médiatique mitigé qui lui avait été rendu, seuls les banquiers et les lobbies ayant pleuré sa mort comme l’expliquait Jean-Yves Le Gallou sur le plateau de TV Libertés.

Danièle Obono, Houria Bouteldja, Sonia Nour : ces femmes qui insultent la France

Chard Obono

Danièle Obono, Houria Bouteldja, Sonia Nour. Ces trois femmes ont en commun de haïr la France et de l’insulter. Elles se soutiennent mutuellement. Islamo-collabos, racistes et antisémites, elles tiennent des propos criminels voire dangereux. Comme la négation de la radicalisation ou l’apologie du terrorisme islamiste. De qui accepterait-on de tels « dérapages » répétés ?

Danièle Obono plaît beaucoup aux médias. Après avoir affirmé que le comportement d’un chauffeur de bus qui refuse de conduire un bus souillé par les mains d’une femme ne relève pas de la radicalisation islamiste (voir l’interview de Ghislaine Dumesnil qui lui répondait dans Présent du 3 octobre), Obono va encore plus loin et fait corps avec la racialiste Houria Bouteldja.

Dimanche au micro de Radio J, la députée de la France Insoumise s’est lancée dans une défense enflammée de la femme porte-parole des Indigènes de la République (PIR) qui s’est illustrée à de multiples reprises, par ses déclarations communautaristes mais aussi antisémites et homophobes.

« Je considère Houria Bouteldja comme une camarade, c’est dans le mouvement antiraciste que je l’ai connue, c’est dans ces luttes-là que l’on s’est battues. »

Que pense Mélenchon de la substitution du concept de la lutte des races à celui de la lutte des classes et de la complaisance à l’égard des thèses racistes et antisémites ? On aimerait bien l’entendre là-dessus.

Leurs « martyrs »

La justice vient d’ordonner la réintégration à la mairie de la Courneuve de Sonia Nour, militante communiste et collaboratrice du maire PCF. Elle avait été suspendue par le maire Gilles Poux, après un tweet qualifiant l’auteur de l’attaque de Marseille de « martyr ».

Le 2 octobre, au lendemain de l’égorgement au couteau de Mauranne et Laura par un djihadiste se revendiquant de l’Etat islamique, Sonia Nour écrivait : 

« Quand un martyr égorge une femme et poignarde une autre là ça fait du bruit. Terrorisme, du sang, civilisation Bla Bla Bla…. Par contre que le terrorisme patriarcal nous tue tous les deux jours, on l’entend moins votre grande gueule. »

Le tribunal administratif de Montreuil a ordonné qu’elle soit réintégrée dans ses fonctions, « jusqu’à ce que le tribunal statue sur le fond de l’affaire ».

Sonia Nour va donc pouvoir continuer à faire entendre son discours islamo-indigéniste dans nos banlieues et nos cités. Elle qui se présente sur son compte Twitter comme une « militante décoloniale », accusant la France qu’elle « emmerde » selon ses propres termes, d’être « raciste, patriarcale, psychophobe, bourgeoise, communautaire, consanguine et maltraitante ». Thèses ordinaires des Indigènes de la République. Houria Bouteldja est d’ailleurs montée au créneau pour défendre Sonia Nour dénonçant « des méthodes expéditives et lâches » contre elle. Et maintenant la députée Obono monte au créneau pour défendre Bouteldja et la boucle est bouclée.

En qualifiant de « martyr » l’assassin de Maurane et Laura, outre l’ignominie de ces propos à l’égard des familles des victimes, c’est pour apologie du terrorisme que Sonia Nour doit être traduite en justice. Elle nous expliquera ce qu’il y a d’héroïque et de saint à égorger des jeunes femmes de 20 ans, à massacrer 130 personnes dans une salle de concert, à lancer un camion tueur sur une foule d’innocents ou à mettre une balle dans la tête d’une petite fille juive de huit ans.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 8 novembre 2017