Les musulmans victimes de discrimination en France ?

Lorsque le conseiller régional Rassemblement national de Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul, exige en pleine séance plénière qu’une mère accompagnatrice retire son voile, c’est tout le débat sur la place des musulmans au sein de la société française qui a ressurgi. Fatima s’épanche alors dans les médias français, évoquant cet ostracisme permanent dont les musulmans seraient les victimes. La polémique s’amplifie, le débat enfle, chacun apporte son grain à moudre à l’affaire.

Pour Abdallah Zekri, président de l’Observatoire national contre l’islamophobie rattaché au Conseil français du culte musulman (CFCM), dont il est aussi un délégué général, l’affaire est déjà entendue : « Pour certains hommes politiques, tous les maux de la France viennent des [8 millions de] musulmans et de l’islam, c’est leur fonds de commerce », affirme-t-il sur les ondes de France Info.
Les musulmans, les enfants maudits de la République que le reste de la nation voue aux gémonies ? C’est ce que sous-entend un sondage IFOP commandé par la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) et la Fondation Jean Jaurès. Selon cette étude, 42 % des musulmans affirment avoir été victimes d’une forme de discrimination liée à leur religion. La police responsable ? 28 % parlent d’un racisme ordinaire lors de contrôles de police ou encore 17 % lors d’une recherche d’emploi. Pour François Kraus, de la Fondation Jean Jaurès, les attentats islamistes de 2015 ont contribué à créer un amalgame entre une majorité intégrée et une minorité radicalisée. Et si le gouvernement dénonce la montée du communautarisme, Abdallah Zekri rétorque en pointant du doigt ces « maires des grandes villes, qui ont parqué les Noirs et les Arabes dans des banlieues qui sont devenues ingérables ».

Le CFCM va même plus loin. En aval d’une rencontre avec le président Emmanuel Macron, fin octobre, et après la tentative d’incendie de la mosquée de Bayonne, l’organe de représentation des musulmans de France décrit une « hystérie islamophobe agressive, voire criminelle qui s’est installée dans notre pays ». Le culte musulman qui compte, parmi ses élus, deux membres de l’Union des organisations islamiques de France, un mouvement lié à la ligue des Frères musulmans. Cette dernière désignée comme terroriste par plusieurs pays comme l’Egypte ou la Russie, mais jugée interlocuteur crédible pour la République française.

La Fondation Jean Jaurès entend pourtant nuancer la portée de ce sondage, préférant parler de « musulmanophobie » en lieu et place d’« islamophobie ». Tout est dans la nuance. Relayé par la presse à grand renfort d’articles, il a tout le goût de la culpabilisation. Exit celui paru peu de temps avant, qui, curieusement, montrait un autre visage de la réalité musulmane en France. Dans ce sondage publié par l’IFOP-Le Point, 27 % d’entre eux estiment que « la charia devrait s’imposer par rapport aux lois de la République », et pour 37 % que « c’est à la laïcité de s’adapter à l’islam, et non l’inverse ». Une progression de 10 % en 20 ans, nous indique le magazine Marianne. Pourtant tout n’est pas aussi manichéen qu’il y paraît. En 2018, le ministère de l’Intérieur a fait publier les chiffres annuels sur les faits à caractères antisémites, antichrétiens et antimusulmans. 1 063 actes antichrétiens avaient été recensés contre à peine 100 pour les musulmans. A chacun d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

Jean-Louis Leroy

Article paru dans Présent daté du 7 novembre 2019

Attentat à la préfecture – Xavier Raufer : « L’un m’a dit : “On a recâblé Mickaël Harpon car c’est tellement pas lui” »

08/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Un mois après l’attaque au couteau de la préfecture de police de Paris, qui a coûté la vie à quatre fonctionnaires de police, Xavier Raufer revient pour Boulevard Voltaire sur la personnalité de Mickaël Harpon, auteur de ces crimes.

Le criminologue a pu, en effet, s’entretenir avec ses anciens professeurs, ce qui, semble-t-il, n’a pas encore été fait par la police.

Pour certains de ces enseignants, Mickaël Harpon a été « marabouté ». Des révélations qui font entendre un autre son de cloche…


Un repenti de la théorie du genre avoue avoir tout fabriqué

06/11/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Christopher Dummitt, professeur assistant d’histoire culturelle à l’université Trent au Canada fut l’une des références mondiales majeures en matière de « genre ». Il avait coutume de professer que « pratiquement toutes les identités ne sont qu’une construction sociale et que l’identité n’est qu’une question de pouvoir ».

Soudain, animé de louables scrupules, le professeur Dummitt vient de faire son mea culpa dans une confession publiée par le magazine en ligne australien Quillette. Il y avoue n’avoir propagé ses théories en matière de théorie du genre, que pour se conformer au politiquement correct ! Il reconnaît que son raisonnement n’a jamais reposé sur le moindre fondement scientifique confessant, « J’ai honte, j’ai tout inventé de A à Z ».

Et de poursuivre plus loin :

Mes recherches ne prouvaient rien, ni dans un sens ni dans l’autre. Je partais du principe que le genre était une construction sociale et je brodais toute mon argumentation sur cette base.

Puis il conclut par un appel indiquant que « tant que la validation par les pairs ne sera que le dépistage d’un entre-soi, idéologique il nous faudra n’accepter qu’avec énormément de prudence toute « expertise » portant sur la construction sociale du sexe et du genre ».

Si un tel mea culpa est tout à fait bienvenu, on ne peut que constater que le mal est fait. Saluons tout de même l’honnêteté de ce chercheur qui tranche avec le conformisme idéologique et le manque de rigueur scientifique observés par la plupart de ses collègues. On regrettera aussi qu’une telle autocritique n’ait pas été imitée dans les milieux universitaires français, et que ses conclusions ne soient pas parvenues aux oreilles des responsables de notre Éducation nationale !

Immigration : l’aveu d’impuissance du pouvoir, par Ivan Rioufol

Face à l’immigration, le gouvernement ne lèvera pas le pied. Le durcissement de la politique macronienne, annoncé ce mercredi, se traduira en fait par une consolidation de l’immigration économique (13%) et de l’immigration étudiante (32%). Les règles d’accès à la santé gratuite pour les demandeurs d’asile seront certes un peu plus strictes. Mais l’Allocation pour demandeur d’asile (ADA), qui aimante en France les réfugiés déboutés de pays voisins, ne fait pas partie des suppressions envisagées. Une fois encore, le pouvoir se paye de mots en laissant croire en sa détermination à aborder un sujet qui, dans le laxisme qu’il laisse voir, obsède une partie de l’opinion. Une fois encore, la macronie met en scène la grande mascarade qui, depuis deux ans et demi, caractérise ce quinquennat de l’esbroufe. Emmanuel Macron participe volontiers à la promotion de la panique mondialiste sur le Grand réchauffement, qui justifie l’arrivée en Europe de “réfugiés climatiques”. En revanche, il avalise la critique du Grand remplacement, cette expression interdite.

Ce phénomène de substitution de population, en action dans certains points du territoire français, est la cible de tous les dénégationnistes. Ceux-ci font tout pour sous-estimer l’immigration de masse et ses refus de s’intégrer. Pourtant, même le démographe bien-pensant Hervé Le Bras le reconnaît aujourd’hui (1) : “Je pense que d’ici à une génération, un Français sur deux aura au moins un parent ou un grand parent d’origine étrangère“.

L’aveuglement collectif sur la réalité de l’immigration et ses conséquences sert de prétexte à la poursuite de mesures impensées. Entendre Edouard Philippe déclarer ce matin : “Nous voulons reprendre le contrôle de notre politique migratoire” fait penser à une blague. L’impuissance publique est intimement liée à l’occultation des réalités. Dans Le Figaro de mardi, le député (LR), François Cornut-Gentille, rappelle l’absence de mesures démographiques fiables pour dresser des diagnostics sérieux sur la Seine-Saint-Denis. Il écrit : “Selon nos interlocuteurs, les étrangers en situation irrégulière seraient 150.000, 250.000 voire 400.000”. Semblablement, le nombre de musulmans en France oscille de 5 millions à plus de 10 millions. Certains avancent le chiffre extravagant de 20 millions. Comment concevoir une politique dans un tel brouillard ?

Reste qu’en choisissant de n’imposer des quotas qu’à l’immigration de travail, le gouvernement ne touche ni au regroupement familial ni aux filières universitaires parfois détournées de leur objet. Il veut même atteindre l’objectif de 500.000 étudiants étrangers en 2027 ! Rappelons qu’en 2018 la France a accueilli 122.000 demandeurs d’asile, délivré 255.000 cartes de séjour et pris en charge 40.000 mineurs non accompagnés, sans compter les clandestins. Il faudrait un coup de frein. Mais c’est sur l’accélérateur que le gouvernement appuie, avec l’immigration économique et universitaire. Gare à la casse en 2022 !

(1) L’Express, 25 septembre 2019

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 novembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Comment Guy Fawkes est devenu un symbole de protestation ?

07/11/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
On retrouve le masque de Guy Fawkes chez les Anonymous et dans les manifestations pro-démocratie à Hong Kong. Un masque symbolisant la défense de la liberté. Mais d’où vient ce masque ?

Qui est Guy Fawkes ? Et pourquoi certains mouvements se sont appropriés ce symbole ?


Grand Remplacement en Europe : la France en voie de submersion

Polémia continue son tour d’Europe du Grand Remplacement. Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède puis l’inquiétante submersion démographique de la Belgique, l’espoir d’une réaction politique au Danemark, le désastre multiculturel britannique, le suicide de l’Allemagne, les tentatives de résistances de l’Autriche, l’espoir naissant en Italie, la spirale infernale en Espagne, l’islamisation galopante des Pays-Bas, le bon élève portugais, la lente chute de la Suisse et la crise migratoire en Grèce… c’est au tour de la France d’être étudiée par Paul Tormenen.
Et, malgré les dénégations obscurantistes de nombreux apôtres du vivre-ensemble, la situation démographique française est dramatique.

La France connait depuis plusieurs décennies une immigration massive. En dépit de la volonté d’une majorité de français d’y mettre un terme, les flux qui arrivent chaque année dans le pays ne font qu’augmenter. L’immigration et le communautarisme accélérèrent une transformation profonde de la population du pays. Pendant ce temps, le Président de la République multiplie les déclarations bravaches comme autant de coups d’épée dans l’eau face à une situation qui semble le dépasser chaque jour davantage.

Une immigration récente

Contrairement à ce que certains historiens voudraient nous faire accroire, la France n’est pas un vieux pays d’immigration. Des immigrants ont commencé à arriver en nombre avec la première révolution industrielle à la fin du 19e siècle. Les nouveaux arrivants étaient Belges, Italiens, Polonais, etc.

L’essor de l’économie durant les « trente glorieuses » a réactivé une immigration issue notamment d’Espagne, du Portugal, de Yougoslavie et d’Afrique. L’autorisation du regroupement familial à partir de 1976, des titres de séjour accordés sans compter et le dévoiement du droit d’asile ont favorisé ces dernières décennies une immigration extra-européenne massive.

Les flux d’arrivées

Alors que les flux d’immigration étaient déjà élevés pendant les trente glorieuses, les arrivées légales et illégales en France ne font qu’augmenter dans la période récente.

Le nombre de premiers titres de séjour accordés chaque année à des ressortissants extra-européens est passé de 204 000 en 2010 à 264 800 en 2018. La part de l’immigration de travail parmi ceux qui entrent légalement en France est très faible et ne représente que 12 % en 2018.

Le solde migratoire (entrées moins sorties) des immigrés est à un niveau élevé et fait ressortir, sur la seule année 2017, 191 000 étrangers supplémentaires. L’Afrique est le premier continent d’origine des immigrés.

– En matière d’immigration illégale, les chiffres des entrées sur le territoire ne sont plus communiqués depuis 2019 par l’administration. Le Pôle national d’analyse migratoire rattaché au Ministère de l’intérieur estimait en 2018 que le nombre de clandestins qui entrent annuellement en France est passé de 26 000 en 2014 à 79 500 en 2017.

De nouvelles filières d’immigration sont en pleine expansion dans notre pays. Elles s’appuient sur des dispositifs comme l’aide sociale à l’enfance et l’asile pour parvenir à l’installation en France. Le très faible taux d’expulsion agit comme un sauf conduit aux étrangers se prévalant indument soit de leur minorité, soit d’une protection au titre de l’asile.

– Les jeunes étrangers sont de plus en plus nombreux à se prévaloir de leur minorité pour demander une prise en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Selon le Ministère de la justice, « seules » 17 000 nouvelles personnes déclarées mineures non accompagnées ont été recensées en 2018. Ces chiffres font l’impasse sur le nombre total d’étrangers arrivés sur le territoire qui ont demandé la protection au titre de leur âge et qui même déboutés de leur demande ne repartent pas dans leur pays.

– Les demandes d’asile ont doublé depuis 2013. Alors que 66 250 demandes étaient faites cette année-là, elles étaient 123 600 en 2018. La France fait partie avec l’Allemagne des pays comptant non seulement le plus de demandes d’asile en Europe, mais elle est aussi un des seuls pays européens qui voit les demandes d’asile augmenter. La France subit les flux secondaires de l’asile : les déboutés dans d’autres pays européens tentent leur chance en France, un pays dont le Président a affiché en début de mandat sa priorité de « mise à l’abri » de tous les migrants.

Le nombre d’arrivées de mineurs étrangers et de demandeurs d’asile a atteint une importance telle qu’une répartition administrée sur le territoire national a été mise en place. Ces dispositifs constituent un indice supplémentaire de la politique de peuplement en marche forcée conduite par le gouvernement.

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« Stop à l’islamophobie »: mon immense lassitude

Libération, toujours dans les bons coups, a relayé un appel de cinquante personnalités à manifester dans la capitale contre la « stigmatisation » des musulmans de France, le 10 novembre. Leur mot d’ordre? « Stop à l’islamophobie ». On note au passage que Jean-Luc Mélenchon clarifie sa ligne politique, en se rangeant du côté de ceux qui ont pu ricaner des morts de Charlie Hebdo. Une tribune d’Aurélien Marq.

Le 10 novembre se tiendra à Paris une manifestation intitulée « STOP à l’islamophobie », voulant agir « contre la stigmatisation des musulmans de France ». Elle est précédée d’une tribune qui rassemble LFI, EE-LV, le NPA, Génération.s, l’UNEF, des intersectionnels et des activistes de l’islam politique. A son annonce dans Libération, j’ai ressenti une grande lassitude. Encore… Que faudrait-il donc faire pour qu’ils comprennent ?

Islamophobie: un mot piégé

J’aimerais insister sur le fait que la critique, la peur ou même l’hostilité envers l’islam ne doit pas être confondue avec une quelconque stigmatisation des musulmans, de France ou d’ailleurs. Confondre des individus avec une de leurs croyances est un non-sens. Ce sont les islamistes et les indigénistes qui prétendent qu’une personne ne peut rien être d’autre qu’une émanation de sa religion ou de sa communauté, pas nous. Mais à quoi bon ?

J’aimerais retracer l’histoire de ce terme « d’islamophobie », mot-piège conçu et répandu par les islamistes dans le but explicite d’imposer via le droit international le retour du délit de blasphème, pour criminaliser toute critique de l’islam, à commencer par celle venant des apostats de l’islam et plus encore des musulmans humanistes. Mais à quoi bon ?

J’aimerais m’attrister de cette tribune qui acte le ralliement d’une grande partie de la gauche à l’islam politique. Jean-Luc Mélenchon, à la tête de ce qui était il y a peu encore le troisième parti de France, se retrouve du côté de ceux qui ont ri des morts de Charlie Hebdo. Mais à quoi bon ?

J’aimerais rappeler que le nombre des actes anti-musulmans en France ne cesse de baisser, heureusement. Seuls les chiffres du CCIF disent le contraire, mais ils comptabilisent comme hostiles à l’islam des fermetures de mosquées islamistes – preuve qu’à leurs yeux le « véritable islam » n’est pas l’islam humaniste, mais le fréro-salafisme. Mais à quoi bon ?

Guerre d’usure

J’aimerais évoquer le refus acharné de la plupart des représentants officiels de l’islam d’admettre la part de responsabilité de leur religion dans les attentats commis en son nom, pour imposer sa loi, et conformément à ses textes. Dire que ce refus entre pour une large part dans toute hostilité envers l’islam en général. Mais à quoi bon ?

J’aimerais parler des provocations presque quotidiennes de l’islam politique, véritable guerre d’usure. De cette militante qui ose déclarer « ils ont détruit ma vie » parce qu’on lui a demandé d’ôter son voile devant son fils, quelques jours après qu’un islamiste ait pris quatre vies, faisant des orphelins dont aucun n’a bénéficié du soutien médiatique qu’a eu cette femme. De cet activiste qui sous-entend qu’un département de France serait interdit à un ministre de la République, et qui affirme haut et fort que les musulmans « ne sont pas dans un projet d’assimilation » alors qu’il se dit ami du Président théoriquement « garant de l’intégrité du territoire ». De ceux qui trouvent « raciste » que l’on critique le sexisme qui consiste à refuser de serrer la main du sexe opposé. Mais à quoi bon ?

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Mélenchon : des problèmes avec l’islam ? Que nenni !

Jean-Luc Mélenchon

Comme un Georges Marchais, un Jean-Marie Le Pen et quelques autres champions de la gouaille tribunicienne ou du raccourci idéologique, Jean-Luc Mélenchon est ce que l’on appelle « un bon client » pour les médias. Qu’on l’invite en radio ou sur un plateau de télé, c’est le spectacle assuré. Tonitruances, postillons, télescopages historiques, amalgames et outrances verbales, le numéro est depuis longtemps rodé.

Ainsi, invité, dimanche, de France Info et France Inter, le patron de La France insoumise a nié qu’il y ait quelque problème que ce soit avec les musulmans et même l’islam. Certes, l’homme étant malin, il s’est bien gardé de prononcer le mot mais confond à dessein les pratiquants et la religion qu’ils pratiquent.

Tout ce qui déraille chez nous – si déraillement il y a -, c’est la faute à Macron. Il l’a dit d’emblée à ses interlocuteurs : « Vous devriez commencer par dire que le président de la République a jeté de l’huile sur le feu. C’est lui qui a appelé à la “société de vigilance”, c’est lui qui a montré du doigt la culpabilité des musulmans dans l’affaire de la préfecture de police de Paris alors que, maintenant, on sait tous qu’il s’agit d’un détraqué et de quelqu’un qui était très mal dans sa tête et dans sa peau. » Dieu merci, tous les gens mal dans leur peau n’égorgent pas leurs collègues de bureau au nom d’Allah le miséricordieux !

De tout cela, on aurait tort de tirer des conclusions, dit Mélenchon. Ça n’a strictement rien à voir avec la religion et si ce malheureux avait, sur une clé USB, des milliers de documents dont des vidéos de décapitation, c’est sans doute parce qu’il n’avait pas pu s’abonner à Netflix.

Le problème, ça n’est pas l’islam, c’est Macron et, derrière lui, « des gens qui jouent avec le feu ». « L’unité de la France est en cause », dit-il. Pas faux. En revanche, il se pourrait qu’on diverge sur l’analyse. « J’ai l’avantage d’avoir vécu une très grande partie de ma vie parmi les musulmans. Aussi bien lorsque j’étais garçonnet, au Maroc [il est né à Tanger NDLR], ensuite dans les villes où j’ai vécu », poursuit le député de Marseille. « Je n’ai jamais ressenti le danger que certains disent ressentir. » Ah bon, mais « C’est qui, “certains” ? », demande la journaliste. « Ceux qui y ont intérêt… », répond mystérieusement Mélenchon. On n’en saura pas plus.

Mélenchon aime l’Histoire, surtout pour l’arranger à sa sauce.

« J’ai réfléchi comme tout le monde, dit-il, car c’est terrible, ce qu’on voit, cette haine des musulmans, cette stigmatisation d’une religion. Pendant mille ans, on a persécuté les Juifs. Le roi Saint Louis leur a mis la rouelle, ensuite, on les a expulsés de France. Ensuite, le roi Louis XIV a persécuté les protestants… À quoi tout cela a-t-il pu servir, sinon à créer du malheur et de la division ? Et comment sommes-nous sortis de tout cela ? Par la laïcité et la citoyenneté. »

Certes, concède Mélenchon, le communautarisme musulman a « toujours été un problème par rapport à l’idée républicaine ». Toutefois, « en même temps, on ne peut pas dire que c’est une menace » en France. La vraie menace est ailleurs : « Le problème, ce n’est pas le voile. Ce sont les dividendes excessifs donnés aux actionnaires. » Non, mais…

La démonstration est limpide : les musulmans d’aujourd’hui sont les juifs et les protestants d’hier. Ils seront nos victimes désignées dans la nouvelle guerre de religion qui s’annonce, une guerre qui va les voir tous massacrés par les affreux mécréants que nous sommes.

On l’a compris, la religion de Mélenchon s’appelle syllogisme : les musulmans sont gentils, leur religion est l’islam, donc l’islam est gentil. CQFD.

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Ce que dit la guérilla de Mantes-la-Jolie – par Alain Sanders

Un clou chasse l’autre. Les gesticulations de Macron tous azimuts, celles d’Edouard Philippe en Seine-Saint-Denis, le papy flingueur de Bayonne, le service public façon CGT à la SNCF, les petites lâchetés de Blanquer, etc. ont remisé les actes de guerre perpétrés le 25 octobre dernier à Mantes-la-Jolie (sic) au rayon des faits divers « trois p’tits tours et puis s’en vont ». Et pourtant…

Ce n’est pas la première fois que Mantes-la-Jolie, située à une encablure de Magnanville où a été égorgé par un islamiste (avec de nombreuses complicités dans le coin) un couple de policiers, tristement connue pour son quartier ethnique du Val Fourré (sur lequel des millions d’euros ont été déversés depuis vingt ans), défraie la chronique.

Mais dans le contexte préinsurrectionnel actuel où l’on voit les quartiers dits « sensibles » s’enflammer au moindre prétexte (Les Mureaux, Trappes, Limeil-Brévannes, Etampes, Chanteloup-les-Vignes, etc.), les scènes de guerre de Mantes-la-Jolie et, plus récemment encore, celles de Béziers, sont le signe très fort de ce qui nous pend au nez – et plus seulement dans les zones de non-droit – si on n’y répond pas autrement qu’en faisant du bruit avec la bouche. Le coup du karcher sarkozien et les rodomontades du kéké marseillais Castaner, personne n’y croit plus depuis longtemps.

« Des actes de guerre civile », a dit Gilbert Collard au lendemain des « heurts » (comme ont dit les médias de la dhimmitude). Il n’a pas tort. Sauf que le mot civile est de trop. Les racailles ont attaqué avec des mortiers et des cocktails Molotov aux cris de « Tuez-les, tuez-les tous ! Tuez les flics de l’Etat colonial ! » : on est au-delà de l’habituel racisme anti-flics. Ils ne se sentent pas Français – ce qui accréditerait, si tel était le cas, l’appellation « guerre civile » – mais comme des « colonisés » en guerre, une guerre assumée et revendiquée, contre l’Etat français étiqueté « colonial ».

On ne va donc pas régler tout ça à la Castaner ou à la Nuñez, féroces contre les Gilets jaunes (le « de souche », ça se trique sans états d’âme), mais tétanisés face aux « d’origine ». Ils se gardent d’ailleurs bien d’aller au-delà de la condamnation (manquerait plus qu’ils les approuvent…) de ce qu’ils appellent des « violences ». Au Val Fourré, les émeutiers sont chez eux, comme des poissons dans l’eau, protégés, inassimilés et fiers de l’être, comme dirait Yassine Belattar (cet « humoriste » très proche de Macron). Ce n’est pas un hasard si l’une des aventures du Hussard, Le Hussard fonce dans le tas (Auda Isarn), commence devant la gare de Mantes-la-Jolie, un véritable caravansérail qui provoque cette réaction d’un des personnages : « Je vous écoute. Mais je ne vais pas rester seule dans un quartier qui ferait passer la casbah d’Alger pour la promenade des Anglais… »

Le guet-apens (mashadat apens en arabe), qui est le b.a.-ba de la guérilla, est devenu tellement habituel que les pompiers, comme cela a été le cas à Mantes-la-Jolie, ne se dérangent plus quand on les appelle pour des voitures en feu. Des policiers entraînés qui reculent (faute d’ordres musclés, il faut bien le dire) devant des assaillants prêts à tout, alors des pompiers armés de leurs lances à eau, macache…

En 1364, Du Guesclin fit rentrer Mantes (maintes fois pillée et occupée par les Anglais) sous la domination du roi de France. La ville doit son surnom de « jolie » à Henri IV qui y retrouvait Gabrielle d’Estrées. Mon Dieu, rendez-nous Du Guesclin et ses fidèles Bretons ! Pour faire le job qui s’impose et que leur République est incapable de faire…

Alain Sanders

Article paru dans Présent daté du 4 novembre 2019

Islamisme : naufrage de la gauche collabo, par Ivan Rioufol

Le gratin des collabos de l’islamisme a signé son entrée dans l’Annuaire de Honte. En effet, plus de cinquante personnalités ont appelé, vendredi dans Libération, à manifester contre l’islamophobie, le 10 novembre à Paris. Alors que bilan officiel des actes racistes en France pour 2018 a recensé 100 actes antimusulmans, soit le plus bas niveau depuis 2010, les signataires assurent : “Depuis des années, la dignité des musulmanes et des musulmans est jetée en pâture (…) Depuis des années, les actes qui les visent s’intensifient”. En réalité, seuls les actes antisémites (541) ont bondi de 74% en 2018, majoritairement sous la pression de la judéophobie islamique. Les actes antichrétiens (1063) sont restés stables. Mais le récent attentat contre la mosquée de Bayonne par un vieux cinglé, ajouté à la remarque faite par un élu RN à une mère portant le hidjab dans une enceinte publique, ont suffi à ces militants de l’islam pour faire passer les musulmans de France pour les victimes d’un racisme “en raison de leur foi”.

La lutte contre l’islamophobie n’est plus seulement la bannière des fondamentalistes, qui cherchent à criminaliser la critique de l’islam politique et à réintroduire le délit de blasphème. Ce combat est devenu également celui d’une gauche qui s’est perdue dans la flatterie d’une idéologie totalitaire, violente, sexiste, judéophobe. A côté d’organismes infiltrés par l’islamisme comme le CCIF ou l’Unef, ou de militants comme Yassine Belattar, Rokkaya Diallo ou Edwy Plenel, se retrouvent dans Libé les noms de Jean-Luc Mélenchon (LFI), Philippe Martinez (CGT) Yannick Jadot (EELV), Olivier Besancenot (NPA)…

Ce pacte entre l’islamisme et la gauche communautariste n’est, à dire vrai, pas une surprise. Ces deux mondes partagent une même détestation de l’Occident et de ses libertés. Mais ce front vient opportunément consolider la stratégie de victimisation de l’islam politique, qui pousse les exaltés à la confrontation avec leurs opposants. Samedi, une manifestation islamiste anti-Zemmour, organisée devant CNews, a laissé déborder un ahurissant flot de haine et de menaces. Abdelaziz Chaambi, militant de la Coordination contre le racisme et l’islamophobie et fiché S, a tout d’abord dénoncé “la poignée de sionistes” qu’il croit voir dans une partie du PS. Il a ensuite rendu hommage à ses “frères de Gaza“. “Gaza, c’est l’islam qui résiste et qui se bat contre l’armée sioniste”, a-t-il déclaré sous les applaudissements d’une petite foule. “Maintenant il faut se battre !“. Parlant d’Eric Zemmour, Chaambi l’a présenté comme “un bâtard né d’un mariage incestueux entre les politiques et les médias“.

Il a poursuivi : “Ils ont fabriqué un monstre. Une bête immonde, quand elle est nourrie de nourriture avariée, elle nous chie sur la gueule. Quand elle mange de la nourriture franco-française, elle nous chie des Caroline Fourest, des Bruckner, des Praud, des Zemmour, des Morano, des Rioufol, des Clavreul, des Bouvet, des Odoul. Et quand ce monstre mange du couscous ou de la harissa il nous chie des Zohra Bitan, des Lydia Guirous, des Zineb El Rhazoui “.
Voici avec qui la gauche traîtresse et ses censeurs ont choisi de faire cause commune. Est-il besoin de commenter davantage ce naufrage?

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 novembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Robert Ménard : « Je suis abasourdi et en colère, c’est un crime de brûler une école, c’est inacceptable ! »

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une école primaire, un collège et plusieurs véhicules ont été incendiés dans le quartier de la Devèze, à Béziers.

Le maire de la ville, Robert Ménard, exprime sa colère et son incompréhension.

Un collège, un gymnase et une école ont été incendiés cette nuit à Béziers. Des mortiers ont également été tirés sur la police et les pompiers. La ville de Béziers a-t-elle déjà connu un tel niveau de violence ?

Je n’avais jamais vu ça ! Une telle violence de la part d’une minorité de personnes est stupéfiante ! Cela me laisse abasourdi, écœuré, en colère et déterminé à faire en sorte que ces gens aillent là où ils doivent aller, c’est-à-dire en prison.
C’est un véritable crime que de brûler une école. 300 enfants seront privés d’école lundi matin. Nous allons évidemment mettre en place un système d’accueil pour ceux qui ne peuvent vraiment pas rester chez leurs parents, mais ce n’est pas acceptable. Il ne faut pas tolérer de tels agissements.
Ce quartier est un quartier de la politique de la ville, c’est à dire un quartier où l’État a investi beaucoup d’argent. En 20 ans, on aura investi près de 300 millions d’euros. Aucun quartier de ma ville n’a bénéficié d’autant d’argent. Et regardez où on en est. C’est un vrai scandale. C’est un échec. L’intégration et tout ce qu’on dit autour de la politique de la ville sont un échec. Il suffit de regarder ce qui s’y produit.

Avez-vous une idée de la raison de cette attaque ? Quelle raison, même absurde, pourrait-on trouver à de tels agissements ? Purement gratuit ? Halloween ?

Je n’en sais rien. Ce sont les mêmes qui brûlent des voitures à la Saint-Sylvestre. Maintenant, ils ont deux rendez-vous par an. Ils tombent sur tout ce qui est sous leurs yeux. Si ça se trouve, ce sont leurs petits frères et petites sœurs qui sont dans cette école. Ils y ont même peut-être été. Et ils ne trouvent rien de mieux que de brûler cette école. Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire pour eux ? Ils nous ont déjà brûlé des aires de jeux. Il y a une aire de jeux, proche de cette école, qui a été brûlée 15 fois. J’ai arrêté de la réparer, parce que je n’en peux plus de dépenser l’argent des contribuables pour des choses qui brûlent systématiquement. Il faut être terrible avec eux et ne plus rien laisser passer.

Que peut faire un maire dans ces cas-là ? Qu’est-ce qui est en votre pouvoir ?

On envoie bien notre police municipale, mais ça ne suffit pas. Il y a bien un commissariat sur place, mais il ferme à 18 h… Cette situation n’est pas possible. Il est vrai que le préfet a envoyé des CRS. Ce soir, il y en aura et demain, il y en aura d’autres. C’est une bonne chose, il faut que la présence policière soit permanent à la Devèze. Il faut rassurer les honnêtes gens.
La grande majorité des habitants de la Devèze sont d’honnêtes gens qui veulent être tranquilles. Ils ont le droit à la sécurité. La sécurité est la première preuve de solidarité, d’amour même, que l’on doit à nos concitoyens. Nous ne sommes pas capables de leur donner, parce que l’État met de l’argent pour supprimer des barres d’immeubles pour les remplacer par des villas et construit des équipements collectifs. On va refaire une école dans ce quartier. Mais faut-il que je la transforme en bunker pour qu’elle reste debout ?
Alors, bien sûr il faut des logements et des équipements, mais il faut en parallèle se donner les moyens d’assurer la sécurité. Je vous rappelle que Béziers n’a pas bénéficié de la nouvelle mesure de police du quotidien. Un certain nombre de villes ont été choisies, mais pas Béziers. J’espère et j’exige que ma ville puisse en bénéficier.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Reportage – Manif anti-Zemmour à la sauce islamiste

« Zemmour le virus islamophobe » est « un bâtard engendré par un mariage incestueux entre les politiques et les médias. Ils ont fabriqué un monstre », n’hésite pas à affirmer le fiché S Abdelaziz Chaambi. Le ton des différents discours prononcés samedi devant le siège de CNews est ainsi donné, oscillant entre menaces, haine, grossièretés et dénonciations. Distribution de bons et mauvais points aussi pour les annonceurs, tous nommés, suivant qu’ils poursuivent ou non leur campagne publicitaire pendant les émissions auxquelles participe Eric Zemmour.

Pierre Serne, porte-parole du parti de Benoît Hamon et conseiller régional d’Ile-de-France, explique avoir saisi le procureur de la République contre les propos tenus par Zemmour. Mais ne pensez pas que le polémiste soit le seul journaliste pointé du doigt. Il est le symbole de tous ceux que les islamistes honnissent. Un certain nombre seront nommément cités, tels le patron de Sud Radio (qualifié de « pire que Zemmour »), Pascal Praud, Elisabeth Lévy ou Charlotte d’Ornellas, tous accusés, par leurs paroles, de rendre possible le passage à l’acte des islamophobes !

Mauvaise foi aussi lorsque l’attaque de Bayonne est montée en épingle mais qu’aucun attentat islamiste n’est évoqué. Les musulmans peuvent manifester et prêcher la haine, cracher leur venin dans la rue et sur les réseaux sociaux tandis que les Identitaires qui défendent notre patrie et nos valeurs sont censurés.

Pour leur montrer que nous sommes encore chez nous, prêts à résister à l’invasion, soyons nombreux le 17 novembre à Paris pour la manifestation organisée par Génération identitaire, « Face aux islamistes, défendons la France ! »

Hélène Rochefort

Article paru dans Présent daté du 4 novembre 2019

L’islamisme et la paralysie des idéologues de gauche, par Jean-Gilles Malliarakis

L’audition, ce 30 octobre, du préfet Lallement devant une commission de l’Assemblée nationale ouvre un nouveau champ de réflexion. Et, dans son ensemble d’ailleurs, l’affaire Mickaël Harpon remet en cause la doxa politiquement correcte, à propos de l’islamisme.

On découvre en effet, au gré de ce dossier, des concepts inattendus. Les députés travaillant très officiellement sur “l’attaque” du 3 octobre dans l’enceinte de la préfecture de police, font ressortir, qu’ils le veuillent ou non, un certain nombre de notions nouvelles.

Et celles-ci contredisent largement les idées reçues, lesquelles dans notre malheureux pays, viennent de la gauche et de ses idéologues.

Court-circuitant la notion de terrorisme (article 421 du Code pénal), on nous dit en effet que l’intéressé n’a pris ses ordres auprès d’aucun “calife”. Il ne se rattache pas plus au défunt al Baghdadi, – que nous ne regrettons certes pas mais dont la mort ne change pas grand-chose, – que du bien vivant Recep Tayyip Erdogan. On nous révèle que les services spécialisés n’enquêtent pas dans ce sens.

On nous dit simplement que ce sinistre traître était simplement atteint d’un “délire mystique” alimenté par une idéologie, le fondamentalisme islamique.

Cela veut donc dire que cette forme de délire d’inspiration islamiste peut tuer. Dont acte.

Cela veut dire que ce “mysticisme” lui-même appelle, et par conséquent aussi ce qui l’alimente, appelle, tout autant que le “terrorisme”, puisqu’ils tuent eux aussi, un traitement répressif. Ils nécessitent une riposte policière et pénale, riposte fondée sur des définitions légales inédites à ce jour, riposte qui requiert l’appui des citoyens, riposte qui impose particulièrement la mobilisation des fonctionnaires. La négligence, a-t-on découvert, a provoqué l’incendie de Notre-Dame : en face, à la préfecture de Police, la même insouciance coupable a laissé un serpent se réchauffer au sein des services censés protéger les citoyens.

On doit donc désormais se préoccuper grandement de cette absence de vigilance. Ceux qui ont repéré les changements d’attitude fort significatifs du converti salafiste Harponne ne les ont pas signalés soulignent les enquêteurs. Ses scandaleux propos de 2015, approbateurs sur l’attentat de Charlie Hebdo, n’ont donné lieu à aucune sanction. Toute cette déplorable inaction pourrait donc, à l’avenir, être considérée comme de la complicité.

Un sophisme courant consiste à nous objecter les sacro-saints principes de la laïcité qui se définirait comme liberté “de croire ou de ne pas croire”.

Une telle affirmation ne veut rien dire.

En quoi, en effet, est-on libre “de croire”, selon cette formule, dans la France républicaine ? Il ne s’agit pas, en l’occurrence de dire que l’on peut légalement professer que la terre est plate, encore qu’une telle contre-vérité n’entraînera pas de poursuites judiciaires.

La laïcité, c’est-à-dire la liberté religieuse telle que définie par la loi de 1905, concerne exclusivement au départ les diverses formes du judéo-christianisme en déplorant qu’elles n’aient cessé de se combattre entre elles depuis 2000 ans.

Sur ce point, au moins, je crois que nous sommes tous d’accord. Nous ne voulons plus jamais en France de saint-barthélemy, quel que soit le camp qui la provoque, ni de révocation de l’édit de Nantes. Ce sont en effet leurs déchirements, aux temps de la Guerre de Trente Ans (1618-1648) que les rose-croix du XVIIe siècle prétendaient dépasser. C’est à ces diverses confessions que pensaient au XVIIIe siècle les constitutions d’Anderson fondatrices de la franc-maçonnerie spéculative anglaise, laquelle prohibait en 1717, et condamne encore, l’athéisme[1]. C’est à elles que se réfère l’édit de tolérance du roi Louis XVI de 1787, la déclaration de 1789, quand elle affirme (article 10) que “nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.” ce sont elles, également, et elles seules, que le concordat de 1801 en France, le sanhédrin de 1807, puis la loi de séparation de 1905, eurent la prétention d’organiser, etc. Ajoutons, à deux siècles de distance, que les diverses familles spirituelles de nos pays européens doivent d’autant plus aujourd’hui savoir dépasser leurs divergences qu’elles se trouvent confrontées aux mêmes adversaires.

L’islamisme a-t-il été du nombre, tout au long de notre histoire ? À la vérité, au départ, non. Pas plus que la Turquie n’a d’autre place que celle des menaces qu’elle a incarnées pendant des siècles et qu’elle réaffirme aujourd’hui.

Une mosquée, lieu de prédication, et non de “culte”, ne devrait donc pouvoir s’installer et prétendre rayonner légalement, – à l’instar de la pagode bouddhiste, par exemple, qui ne dérange personne, – qu’à la condition de prouver désormais, pour chacune d’entre elles, que sa prédication n’est pas contraire à la cohabitation sociale et n’incite pas à la haine. Non pas entre des “communautés”, car ce concept n’existe pas en droit français, mais entre les personnes.

En effet “La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui” (article 4 de la déclaration de 1789).

Contrairement à ce que l’on entend trop souvent, il est dans notre république des opinions interdites. J’ai cru comprendre que tout ce qui s’apparente à l’hitlérisme, à son apologie, à l’expression d’une quelconque nostalgie, y compris par voie de collection d’objets fétiches, est susceptible de poursuites judiciaires. Rien de plus compréhensible. Je m’étonne seulement quant à moi, que le stalinisme et le maoïsme qui ont fait quantitativement, et sur une plus longue période, dans un plus grand nombre de pays, des millions de morts ne soient pas mis sur le même plan. D’autres croyances, d’ailleurs, sont légitimement suspectes et nous les appelons des sectes.

Tant que toutes ces questions ne sont pas résolues, on ne doit pas accepter comme deuxième religion de France, la première religion de l’Arabie.

[1]Ce qui la distinque et l’oppose à la franc-maçonnerie dominante en France, celle du grand orient qui a éliminé en 1877 toute référence au “grand architecte de l’univers”.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Port du voile islamique: que font nos voisins européens ?

04/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Les sénateurs ont voté une proposition de loi interdisant le port de signe religieux, dont le voile, aux parents accompagnant les sorties scolaires. Le débat est houleux et prouve que la classe politique déchire toujours sur le sujet. Mais qu’en est-il de nos voisins européens ?