Et voilà la PMA ! Cela passera peut-être comme une lettre à la poste… ou pas. Sont-ils prêts à ce risque-là ?, par Gabrielle Cluzel

C’est parti. Édouard Philippe a promis la PMA. Le sociétal, c’est facile : quand on patine sur tous les dossiers, on fabrique du succès artificiel à bon marché. Il va réussir la « PMA », pensez, déjà son camp l’a applaudi à l’Assemblée.

Pourtant, tous les sondages le montrent, le sujet n’est pas du tout « prioritaire » pour les Français. Qu’importe. Ça plaît à une minorité qui le soutient et l’a porté.

Le plus croquignolet est qu’évidemment, Édouard Philippe se disait lui-même opposé à la PMA en 2013. Qu’importe. La mode est à l’écologie, et donc à la politique de l’éolienne. D’où vient le vent ? Il paraît que la population serait « prête ».

Un récent sondage de l’IFOP, publié ce jeudi matin, montre en effet que 6 Français sur 10 sont favorables à la PMA pour toutes. A-t-on vu, pourtant, une seule pancarte réclamant la PMA sur les ronds-points ? Qu’importe la contre-performance de François-Xavier Bellamy aux européennes, le dénigrement par un certain nombre de Républicains de ses options conservatrices qui auraient signé son échec : le sondage La Croix-IFOP indiquant que les catholiques auraient majoritairement voté Macron rassure. La réaction sera faible !

Sauf que.

Sauf que personne n’avait prévu la mobilisation du mariage pour tous. Et cette fois, les réseaux sont déjà là, structurés. Prêts à être mobilisés. Ils échoueront peut-être in fine, comme la dernière fois, mais Emmanuel Macron devrait se souvenir que François Hollande n’a jamais pu se représenter, et que cet épisode-là n’y est pas étranger.

Sauf que Les Républicains qui dénoncent ces choix passés sont ceux qui n’y avaient jamais adhéré, et que l’on traînait sur les tribunes, où ils se faisaient d’ailleurs siffler (comme Valérie Pécresse) par des manifestants méfiants. Ils ne sont donc en rien des témoins d’une évolution des mentalités à droite.

Sauf que l’électorat catholique « plus diplômé et âgé que la moyenne » – tel que décrit par Jérôme Fourquet dans La Croix -, qui aurait été « une des clés du score honorable » de LREM aux dernières élections, pourrait être troublé s’il va à la messe et écoute un tout petit peu son clergé prêcher sur le sujet. Rappelons, au passage, que 36 % des catholiques ont voté Bellamy ou Bardella : les plus jeunes et les plus déterminés, ceux que l’on a vus gambader lors de LMPT, avec, six ans plus tard, au vu de leur natalité dynamique, des effectifs augmentés.

Sauf que les Français n’ont peut-être pas la mémoire de poisson rouge qu’avec facilité et mépris on leur imagine souvent. Ils n’ont pas digéré la grossière entourloupe Maastricht. Dans un tout autre genre, ils n’apprécieront peut-être pas qu’on leur ait vendu, à l’époque, le mariage pour tous en leur jurant, croix de bois croix de fer, que cela ne déboucherait pas sur la PMA, vous n’y pensez pas… et que l’on nous susurre aujourd’hui, le même refrain, avec un autre couplet, pour la GPA : jamais ça !

Sauf que, dès que l’on n’utilise plus l’acronyme obscur PMA et le « pour toutes » orwellien qui repeint d’un vernis de justice lénifiant tout cela, la réalité et le bon sens reprennent leurs droits : un autre sondage récent de l’IFOP montre que, pour 82 % des Français, « un père et une mère ont des rôles différents et complémentaires », que pour eux, encore, « les enfants nés par PMA ont le droit d’avoir un père et une mère ».

Sauf que la droite conservatrice qui transcende le vote Bellamy et Bardella pourrait trouver là le terrain d’union, le ciment d’unification qui lui manquait et que certains appelaient de leurs vœux.

Sauf que les gilets jaunes eux-mêmes, que l’on dit peu sensibilisés aux sujets sociétaux, tout occupés qu’ils sont à survivre – encore qu’ils sachent mieux que tout le monde l’importance des solidarités familiales et du lien filial -, pourraient trouver fort de café qu’on leur fourgue une réforme qui alourdirait le budget de la Sécurité sociale – sachant qu’on créerait un précédent : celui d’un remboursement sans pathologie à la clé – alors que leurs hôpitaux ferment.

Imaginons que se réalise l’hypothèse, peu probable mais possible, souhaitée en tout cas tant par Éric Zemmour que Marion Maréchal, d’une convergence des luttes ? Cela mérite d’y réfléchir avant de se lancer…

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Michéa l’hérétique et les Inquisiteurs des Temps Modernes

Dans Mystère Michéa, portrait d’un anarchiste conservateur, Kevin Boucaud-Victoire fait la démonstration que le philosophe Jean-Claude Michéa est le meilleur perturbateur contemporain! Il bouscule les pouvoirs économiques, universitaires et médiatiques, n’en déplaise à toute une partie de la gauche…

S’il est une chose qui caractérise la période actuelle, c’est bien le brouillage et la reconfiguration en profondeur des axes théoriques, idéologiques, sociologiques, politiques, méthodologiques qui structuraient les schémas de réflexion dominants depuis de nombreuses décennies.

La crise des Gilets Jaunes a ainsi tout récemment permis de mettre sur le devant de la scène intellectuelle des modèles et grilles d’analyse innovants (comme ceux de Christophe Guilly ou Jérôme Fourquet pour ce qui concerne l’analyse de la société française), et qui ont trouvé dans cet événement une résonance particulière, illustrant de façon manifeste la vitalité novatrice de leurs propos. Dans le domaine de la réflexion de type philosophique et politique, la pensée de Jean-Claude Michéa a pareillement fait et trouvé son chemin selon des voies originales et un public conquis depuis plus de vingt ans.
N’en déplaise à ses très (trop) nombreux détracteurs !

Michéa l’hérétique

A ceux tout d’abord qui, détenteurs du pouvoir universitaire et de sa mécanique normative, voient d’un mauvais œil qu’un simple prof de philo de lycée montpelliérain vienne se piquer de théoriser et articuler des concepts sans leur en demander l’autorisation, sans se prévaloir préalablement de leur onction et sans nécessairement respecter le formalisme abscons qui règne en la matière… Michéa n’a que faire des incontournables adoubements de chapelles qui les caractérisent. Sans non plus passer par les fourches caudines des systèmes de légitimation intellectuels et médiatiques habituels. De ce point de vue, et tout en refusant par principe tout passage télévisé (ce qui rend crédible sa critique de la société du spectacle), Michéa parvient à ringardiser dans le même mouvement les impostures pseudo-philosophiques d’un Bernard-Henri Lévy mais aussi les postures d’autorité post-marxisantes et pontifiantes d’un Badiou en bout de course.

A ceux qui, ce faisant, se servent des circuits institutionnels de légitimation des productions intellectuelles pour faire valoir leurs présupposés idéologiques devenus outils de domination sociale et culturelle, au sens gramscien du terme, et dont ils sont à la fois les rejetons baby-bommers, les prescripteurs et les usufruitiers. En l’occurrence, quel fol hérétique faut-il que soit ce Monsieur Michéa pour oser critiquer et formaliser avec autant d’aplomb le libéralisme économique, capitaliste, en l’articulant avec une critique salutaire du libéralisme culturel issu de la théorie du Progrès, dont les tenants du pouvoir intellectuel, culturel, médiatique et universitaire contemporain sont précisément les plus parfaites incarnations ?

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Le Sénat renonce à prolonger de deux semaines le délai pour avorter

12/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Actuellement, l’avortement peut être pratiqué jusqu’à 12 semaines de grossesse. Vendredi soir, le Sénat avait adopté un amendement au projet de loi « santé » qui repoussait ce délai à 14 semaines. Le gouvernement et la majorité sénatoriale de centre-droit n’y étaient pas favorables, mais l’ancienne ministre socialiste Laurence Rossignol avait profité de l’hémicycle clairsemé pour faire passer son amendement.

Le Sénat est finalement revenu sur ce vote hier soir.

La majorité sénatoriale a demandé une seconde délibération, ce que le gouvernement a accepté. C’est à une large majorité qu’un second vote a rejeté l’amendement : le délai pour pratiquer l’IVG restera donc à 12 semaines, du moins pour le moment.

Mais le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ne ferme pas la porte.

Elle s’est surtout opposée à la proposition de Laurence Rossignol pour des raisons de forme, estimant que « les conditions [du vote n’avaient pas été] satisfaisantes ». Elle n’a pas fait part de sa position sur le fond, renvoyant à un « débat légitime ».

Il n’est pas exclu que La République en marche se rallie à l’amendement de Mme Rossignol, au nom du « pacte Simone Veil ».

Ce pacte que Nathalie Loiseau a promu tout au long de la campagne aux européennes consiste à « harmoniser par le haut les droits des femmes en Europe ». Or le délai légal maximal pour pratiquer un avortement – hors raisons médicales – s’élève à pas moins de 18 semaines en Suède.

Les « progressistes », selon l’adjectif mis en avant par le président Macron, pourraient y voir une marge de progrès.

Grand Remplacement en Europe. La Belgique en voie de submersion

Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède, au tour de la Belgique de passer au scalpel de Paul Tormenen. Chez nos voisins, la situation est assez catastrophique.
Au 1er janvier 2018, sur les 11,3 millions d’habitants que compte la Belgique, près de 17 % étaient nés à l’étranger (1,9 million de personnes). Certes, ce chiffre ne fait pas la distinction entre immigrés extra-européens et Européens. Mais il ne tient compte ni des clandestins ni des demandeurs d’asile ni, bien entendu, des descendants d’immigrés.
Les histoires belges sont censées faire rire, celle-ci ferait plutôt pleurer…

Si la Belgique a connu au 20e siècle plusieurs vagues d’immigration, celle qui est en cours se caractérise par son ampleur et son caractère « subi » par une partie de la population. Les revendications communautaristes et la radicalisation d’une frange de la population immigrée provoquent des réactions contrastées chez les wallons et les flamands. En Belgique, comme dans d’autres pays européens, la question migratoire et identitaire est devenue centrale dans la vie politique du pays.

Du 20e siècle à aujourd’hui

Une première vague d’immigration a été organisée dans la période de l’entre-deux guerres mondiales, sous la pression du patronat belge de l’industrie lourde.L’immigration de travail a ensuite été relancée dans les années 1960. Les pays d’origine des immigrés appelés à travailler notamment dans les mines étaient alors essentiellement européens (Italie, Espagne, Grèce). A partir de 1964, des accords bilatéraux ont été conclus avec des pays de culture musulmane (Maroc, Turquie, Algérie) afin de faciliter l’accueil de travailleurs étrangers(1). Indépendamment de toute considération culturelle, l’immigration familiale a également été favorisée, afin, selon certains dirigeants du pays, de faire face au vieillissement de la population (2).

Depuis la fin des années 1980, la Belgique connait une nouvelle vague migratoire. Alors que les flux annuels étaient relativement stables des années 50 aux années 80, avec des entrées comprises entre 40 000 et 60 000 (3), le regroupement familial et les demandes d’asile ont contribué à faire augmenter considérablement les arrivées d’étrangers. Plus d’un million d’entre eux sont ainsi entrés légalement en Belgique entre 2000 et 2010 (4).

Sur la seule période 2009 – 2011, le regroupement familial, qui représente près de la moitié des titres de séjour délivrés, a permis à 121 000 étrangers de s’installer légalement en Belgique. Un sénateur belge, Alain Destexhe, parle de l’« effet domino » du regroupement familial, en raison des différentes possibilités de faire venir de l’étranger les membres de la famille (4).

Depuis 2007, le nombre annuel d’arrivées d’étrangers en Belgique dépasse invariablement les 100 000. En 25 ans, la population immigrée (de nationalité étrangère ou belge) a doublé. La croissance annuelle de la population d’origine étrangère est estimée quant à elle entre 1 et 5 % (5). Au 1er janvier 2018, sur les 11,3 millions d’habitants que compte la Belgique, 16,7% est né à l’étranger (1,9 million de personnes) (6). Ces chiffres ne tiennent compte ni des clandestins présents sur le territoire non recensés ni des demandeurs d’asile qui sont inscrits au registre d’attente.

La concentration d’étrangers est surtout perceptible dans les grandes villes. Par exemple, dans l’agglomération bruxelloise, les étrangers sont presque aussi nombreux que les citoyens belges (7). La ville d’Anvers compte désormais plus d’immigrés que d’autochtones (8).

Les flux secondaires de la demande d’asile

Outre l’immigration clandestine, la Belgique subit comme la France des « flux secondaires » de demandeurs d’asile. De plus en plus de demandeurs d’asile en Belgique ne viennent pas d’arriver sur le continent européen. Ils ont été déboutés de leur demande dans un autre pays et tentent leur chance en Belgique (9). Le phénomène, qui illustre la faillite du « système » d’asile européen, trouve son origine dans le durcissement des politiques migratoires des pays scandinaves et de l’Allemagne. Cette pratique de « guichet » aurait concerné un demandeur d’asile sur trois en 2018. Plus globalement, entre 1991 et 2015, 517 000 demandes d’asile ont été déposées dans le pays.

L’origine des immigrés a changé

Si les Européens sont toujours majoritaires dans la population étrangère, les Turcs (155 701 personnes) et surtout les Marocains (309 166 au 1er janvier 2016) représentent de forts contingents. Parmi les étrangers ayant acquis récemment la nationalité belge, ces deux dernières nationalités figurent en tête (10).

Selon le Pew Research Center, la population musulmane représente 7,6 % de la population belge, soit près de 796 000 habitants. En fonction de la politique migratoire choisie dans les prochaines années (de l’immigration zéro à une politique d’ouverture contrôlée des frontières), le « think tank » américain estime que la population musulmane pourrait représenter entre 11% et 18% de la population à l’horizon 2050(11).

Coût de l’immigration

Pour la seule année 2018, 23 400 personnes ont introduit en Belgique une demande de protection internationale (12). Le coût annuel des demandeurs d’asile en matière de minimas sociaux est passé de 120 millions d’euros en 2014 à 200 millions d’euros en 2018. Il faut ajouter à ces chiffres les dépenses pour l’accueil des demandeurs d’asile, qui ont plus que doublé entre 2014 et 2016, pour atteindre 524 millions d’euros (13).

Plus globalement, le taux d’emploi des immigrés non issus de l’Union européenne est inférieur de 20 % à celui des natifs (14). Cause ou conséquence de ce phénomène, 70 % des bénéficiaires des prestations d’assistance sociale sont d’origine non belge selon un universitaire belge, Bea Cantillon (15).

« La Belgique finira arabe »

Cette prédiction n’émane pas d’un dangereux complotiste. Elle a été formulée par une journaliste Fawzia Zouari, dans les pages du journal « Jeune Afrique » pour résumer « l’islamisation des esprits », en particulier parmi une partie de la jeune génération de culture musulmane (16). Si la population musulmane est minoritaire, son importance devient en effet croissante et surtout plus visible. L’islamisation se manifeste de plusieurs façons : dans les croyances, les convictions, les comportements, la pratique religieuse et la vie politique.

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Xavier Raufer : « La mondialisation du terrorisme, notamment islamiste, a été foudroyante »

11/06/2019 – INTERNAIONAL (NOVOpress)
La mondialisation du crime, un thème souvent évoqué, mais rarement abordé en profondeur.

Sputnik a interrogé Xavier Raufer, enseignant au CNAM, auteur de Le crime mondialisé aux Editions du Cerf. Terrorisme, délinquance, trafic de migrants, le criminologue s’attaque aux idées reçues.

Plongée dans l’univers du crime sans frontières.


Islamisme, occultation et désinformation, par Jean-Gilles Malliarakis

Son nullissime prédécesseur semblait avoir compris. Aux deux habiles journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, qui l’interrogeaient en 2016, Monsieur Patate avait bel et bien déclaré : “Qu’il y ait un problème avec l’islam, c’est vrai. Nul n’en doute“< (1)⇓. Au contraire, dès 2017 lors de sa campagne présidentielle, le candidat Jupiter se signale par son silence sur la question. Puis, en 2018, changement de pied apparent : le 9 juillet, dans son discours au Congrès, le Grand Réformateur médiatique annonce sa volonté de donner toute sa place à sa propre interprétation du vieux serpent de mer de l'islam français. Ce jour-là, il considère "une lecture radicale, agressive de l'islam qui se fixe pour but de mettre en cause nos règles et nos lois de pays libre, dont les principes n'obéissent pas à des mots d'ordre religieux". Et qui de mieux placé pour résoudre le problème que Hakim el Karoui ? Relation mondaine du président, issu du monde omniscient de la finance, on le tient à ce titre, parmi ses pairs, pour parfaitement habilité à instituer l'islam de France. Depuis des années l'intéressé prétendait déplorer que plus d'un quart des Français musulmans fussent partisans d'un islam "sécessionniste". Urgence [presque] plus prioritaire encore que son homologue climatique : les intégrer, de gré ou de force. Dans sa précédente chronique(2)⇓ votre serviteur jugeait pertinent de souligner l'incompatibilité absolue entre : - d'une part la loi de 1905 : elle peut être considérée comme fondatrice de ce que nous appelons laïcité. Elle a été inscrite dans la Constitution. Elle ne saurait se confondre avec un certain laïcisme persécuteur anticlérical(3)⇓ : elle est, en réalité, une loi de liberté religieuse. Cette liberté, comme toutes les libertés, se trouve limitée par un ordre légal, et elle est reconnue aux diverses familles spirituelles françaises(4)⇓, - et, d'autre part, les idées, mais aussi les pratiques de l'islamisme, au sens contemporain(5)⇓ du mot. Grosso modo on peut considérer que celles-ci sont mises en œuvre, avec un rayonnement mondial, depuis la fondation des Frères musulmans en 1928. Pourquoi cette incompatibilité radicale est-elle systématiquement niée ? Dans un remarquable petit livre publié en 2016(6)⇓, Jean Birnbaum l'explique. Il souligne d'abord (p. 95) que "la génération 68, celle dont on a assez dit combien elle a marqué la France, ses pouvoirs politiques, intellectuels et médiatiques, cette génération 68, donc, est une génération algérienne et en vérité une génération FLN." Or, il démontre plus loin (p. 96), et c’est même la thèse centrale de cet auteur, peu suspect de sympathies droitières(7)⇓: "En 1962 comme en 2016, la génération FLN ne peut envisager l’islam que comme la religion des dominés."

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Journaliste passé à tabac par les fidèles d’une mosquée : cet insupportable « silence assourdissant » des médias

Voilà encore une affaire qui en dit long sur l’inconcevable et inadmissible silence – voire complaisance – observé par la quasi-totalité des médias (surtout audiovisuels) devant la conquête de notre sol opérée depuis des années par l’islamisme et ses suppôts.
Pourtant, la victime étant cette fois-ci un journaliste de la très politiquement correcte France 3, certains auraient pu croire que cette agression allait immédiatement entraîner une levée de boucliers de la profession, comme celle-ci a si bien su le faire lors des manifestations de Gilets jaunes. Mais c’était compter sans leur inénarrable veulerie dès lors qu’il s’agit de dénoncer les agissements délictueux et/ou criminels de ce tabou suprême qu’est devenu l’islam en France.

Imam et trafiquant d’êtres humains

Révélatrice, cette agression l’est aussi de la conquête rampante de la France par l’islam, de ces morceaux de plus en plus nombreux de notre pays qui échappent à l’autorité de l’Etat au profit de celle des imams et de la charia. C’est en effet en voulant prendre quelques images lundi après-midi devant la mosquée As-salam de Petit-Couronne, non loin de Rouen, pour illustrer son reportage sur le procès de l’imam « local », Mohamed Baraeikechighaleshi, que ce journaliste a été violemment agressé. Un imam « local » dont les médias nationaux ont, là encore, assez peu parlé, mais dont le parcours et les agissements sont pourtant édifiants : Iranien de 39 ans, installé en France depuis 2016 avec le statut de « réfugié politique », cet individu, devenu imam sur notre sol, a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer à trois ans de prison, dont un an avec sursis, pour avoir facilité des mois durant des traversées de clandestins vers la Grande-Bretagne, notamment en achetant et en livrant des bateaux pneumatiques sur lesquels embarquaient des groupes de migrants. Condamné avec lui à 18 mois de prison, dont neuf avec sursis, mais non incarcéré : Mouhamed W., un Sénégalais de 29 ans, fidèle parmi les fidèles de la mosquée de Petit-Couronne, qui servait, lui, d’intermédiaire entre l’imam et les passeurs… Bref, un scandale qui justifiait amplement ce reportage, surtout dans un pays si attaché à la sacro-sainte liberté de la presse.

Molesté et séquestré par les fidèles musulmans

Mais pas pour les habitués de la mosquée de Petit-Couronne qui, bien décidés à chasser de « leur » territoire les infidèles un peu trop curieux, ont d’abord bousculé et mis au sol le journaliste, ont dégradé puis dérobé sa caméra, puis ont fini par l’emmener manu militarià l’intérieur de la mosquée, où ils l’ont séquestré jusqu’à ce que la police réussisse à les convaincre de le relâcher. Blessé et choqué, le journaliste, qui s’est vu prescrire une incapacité totale de travail de cinq jours, a immédiatement déposé plainte pour coups et blessures, vol et dégradation. Tandis que Pascal Prache, procureur de la République à Rouen, a annoncé qu’une enquête avait été ouverte pour « vol avec violences commis en réunion » et que le principal auteur des faits, interpellé par les policiers, avait été placé en garde à vue. Quant à la direction régionale de France 3… Dénonçant vaguement « des entraves régulières à la pratique de notre profession », elle a déclaré envisager – mais envisager seulement – de « se constituer partie civile ». Courage, fuyons…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 juin 2019

[Vidéo] L’impôt, le peuple et le truand

06/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’économie s’étouffe, la croissance s’étrangle, la richesse s’enfuit et le peuple gronde ? C’est, paraît-il, encore et toujours la faute de… L’impôt ! Il est l’une des cibles favorites de nos gouvernants, alors que son versement concrétise le consentement collectif à faire société.

Un jeu dangereux puisque c’est grâce à lui que les Etats s’élèvent et se protègent, quand son délitement précipite invariablement leur chute. Surtout que de l’antiquité jusqu’à la France contemporaine, ce n’est pas l’idée de participer au pot commun qui attise vraiment la colère populaire, mais bien le manque de transparence et de justice fiscale…


Grand Remplacement en Europe. La folie suédoise

Avec le présent article sur la Suède, Polémia ouvre un « tour d’Europe » sur l’immigration extra- européenne dans quelques pays européens. L’objectif est de dresser un panorama de la situation dans plusieurs pays, dont certains ont connu durant les dernières années une transformation rapide de leur population, sur le plan ethnique, religieux, social et culturel.

Le concept de Grand Remplacement

Peut-on qualifier le processus migratoire qui est à l’œuvre dans différents pays européens de « grand remplacement » de la population ? Ce terme est désormais utilisé par les partisans de l’immigration pour désigner une théorie complotiste, voire dangereuse et caricaturer les arguments des opposants à l’immigration de masse. Le fait que l’auteur de l’attentat commis le 15 mars à Christchurch en Nouvelle Zélande ait fait référence au « grand remplacement » a été du pain béni pour nombre d’éditorialistes, qui ont utilisé l’occasion pour jeter le bébé avec l’eau du bain. Pour ce sujet-là comme pour d’autres, la caravane passe, les chiens aboient. Les éditorialistes et politiciens de grand chemin ne voudront jamais admettre l’impasse dans laquelle ils nous ont menés.

Renaud Camus a eu le mérite de traduire avec cette expression une réalité sensible, empirique, qui s’offre à chacun de nous : l’immigration extra-européenne est devenue massive, particulièrement dans les « zones urbaines ».

Néanmoins, à l’instar d’Alain de Benoist, force est de constater qu’en Europe, le pouvoir politique n’organise pas l’éviction de natifs pour mettre à leur place des étrangers, souvent extra-européens. Des européens de souche (des « natifs au carré », pour reprendre l’expression de la démographe Michèle Tribalat désignant les européens dont les deux parents sont nés dans le pays de résidence) ne sont pas « remplacés » par un processus volontaire.

Ils sont moins nombreux en raison d’une faible natalité et de la mortalité. Les immigrés et les descendants d’immigrés, issus de façon croissante d’Afrique, sont quant à eux de plus en plus nombreux, à cause de la politique menée par nos gouvernants. Le grand remplacement doit donc s’entendre comme une politique migratoire volontariste, qui aboutit à un changement profond dans la composition de la population et qui a de multiples impacts. Ce phénomène est observable dans plusieurs pays européens, comme nous allons tenter de le démontrer.

La Suède

La Suède est un exemple assez édifiant de la transformation de la population d’un pays européen. Alors que le pays a connu une immigration européenne modérée jusque dans les années 60 (1), la proportion d’étrangers, essentiellement extra-européens, a augmenté significativement depuis les années 1970. La dite « crise des migrants » en 2015 a entraîné un pic dans l’afflux de non européens en Suède. Elle en subit encore aujourd’hui certaines conséquences.
Une politique migratoire débridée jusqu’en 2015

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Quand l’idéologie transgenre s’oppose à l’égalité homme femme

04/06/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Cece Telfer a été autorisée à participer aux Championnats universitaires d’athlétisme féminin, alors qu’il est né homme. La raison est qu’elle s’identifie comme femme maintenant, et a baissé son taux de testostérone. Elle bat désormais de nombreux records, non sans susciter la polémique.

Depuis le 25 mai dernier, Cece Telfer empile les performances de haut niveau dans les épreuves féminines de sprint du Championnat universitaire d’athlétisme. Des performances qui ne font pas que des heureux, certains estimant que la jeune femme de 21 ans dispose d’un avantage injuste sur ses concurrentes.

Selon les règles de la NCAA, un homme biologique est en effet autorisé à concourir en tant que femme à condition qu’il abaisse son taux de testostérone pendant une année.

Athlète aux résultats plutôt moyens lorsqu’il participait aux épreuves masculines, Cece Telfer a franchi un cap en changeant de catégorie, et se mêle désormais aux meilleures femmes au niveau national.

Attentat de Lyon : des médias très peu curieux

À la veille des élections européennes du 26 mai 2019, une bombe éclatait au centre de Lyon faisant une quinzaine de blessés, sans revendication. Une rapide enquête menée grâce aux caméras de vidéo-surveillance aboutissait à l’arrestation de Mohamed Hichem M., 24 ans, dont les prénoms seuls étaient connus et dont le patronyme restait inconnu au jeudi 30 mai, et même dans nombre de cas connu seulement sous les dénominations euphémisantes de « suspect » ou « d’étudiant ». Revue de presse.

Un anonymat parfait

Pour Le Figaro du 28 mai, on signale « un étudiant algérien de 24 ans, ancien étudiant en informatique. » Le terme « suspect » est employé six fois, on parle de « jeune homme » mais on n’en saura pas plus ce jour là. Pour Le Point édition digitale du 27 mai et du 28 mai, on en restera à « l’étudiant algérien », tout en assurant qu’ « aucun élément ne le relie à la mouvance islamiste radicale ». Toujours dans le même hebdomadaire et toujours sous la signature d’Aziz Zemouri le 29 mai « le principal suspect est passé aux aveux » mais « l’étudiant » demeurera complètement anonyme. Même pudeur charmante pour Ouest-France édition papier du 29 mai qui ne consacre que quelques lignes à un « suspect peu loquace » dont on ne saura que fort peu de choses sinon qu’il s’agit d’un « algérien de 24 ans » alors que ses deux prénoms sont connus depuis plus de 48h.

Un demi-anonymat et un gamin sympathique

Libération du 27 mai titre « fin de traque pour le suspect, qui reste muet ». L’article parle ensuite d’un étudiant de 24 ans, Mohamed Hichem M. arrivé en France au second semestre 2017. Le Progrès de Lyon du 30 mai à beau se demander « qui est Mohamed Hichem M ? », nul ne connaîtra son patronyme, mais on apprendra que ses parents et son frère, tous en situation irrégulière, ont été entendus. Le Parisien du 28 mai a retrouvé Islaam, un camarade d’Oran de Mohamed Hichem. Sans surprise ce dernier est un garçon adorable : « Hichem est comme mon frère. Il n’a jamais été violent, tout le monde l’adore ici. Il est musulman, fait la prière et le ramadan, mais n’est pas du tout un extrémiste… il ne ferait jamais de mal à quelqu’un ». On apprendra toutefois qu’il est en situation irrégulière et vit de cours d’informatique donnés sur internet.

Pour La Croix édition digitale du 30 mai, on en restera à Mohamed Hichem M. un algérien de 24 ans mais on peut apprendre que l’enquête « a mis en évidence des recherches sur internet relatives au djihad et à la fabrication d’engins explosifs ». Le Monde digital du 29 mai à 10h41 ne parle que « d’un homme de 24 ans » et il faudra attendre le 30 mai à 8h39 pour connaître ses deux prénoms et l’initiale de son nom de famille, un garçon « plutôt agréable, serviable, qui faisait du sport ». L’article précise qu’il n’a jamais fréquenté d’école informatique en France, sans visa étudiant et profitant de visas de court séjour.

Les principaux médias analysés n’emploient que les prénoms alors que le nom de famille M. devrait être facile à identifier avec une enquête rapide. Mieux (ou pire), certains préfèrent éviter un traumatisme à leurs lecteurs en ne parlant très vaguement que d’un étudiant ou bien d’un jeune homme. De mauvais esprits verraient là une volonté de cacher certaines informations pour de bonnes raisons (ou de mauvaises) demeurées cachées, un peu trop soigneusement.

Tribune reprise du site de l’OJIM

Quand Nike utilise la philosophie de l’islam dans son slogan “Ne changez pas qui vous êtes, changez le monde”

Prière islamique aux Invalides, des militaires réagissent !

Lettre ouverte à Mgr de Romanet, évêque aux armées françaises

« À force de tout voir l’on finit par tout supporter… A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer… A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter… A force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! »
Saint Augustin

Monseigneur,
Pour la première fois de son histoire, et nous l’espérons ardemment, pour la dernière fois, l’appel à la prière islamique a été chanté dans la cathédrale des Invalides pour le vingtième anniversaire de la “paix” au Kosovo le mercredi 22 mai dernier.
L’Adnan sunnite a ainsi été chanté dans l’enceinte de l’Eglise des Soldats. En voici, pour mémoire, les paroles :

Allah est le plus grand
J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah
J’atteste que Muhammed est le messager de Allah
Venez à la prière
Venez à la félicité,
La prière est meilleure que le sommeil.
Allah est le plus grand.
Il n’y a de vraie divinité hormis Allah.

Certes on nous dira qu’il s’agissait d’un « concert pour la paix intitulé “L’homme armé, messe pour la paix” de Karl Jenkins, chanté par le chœur et l’orchestre de la « Philharmonic » du Kosovo, organisé à l’initiative de “l’ambassade de la république du Kosovo” pour marquer le vingtième anniversaire de la “fin” de la guerre au Kosovo et “rendre hommage sans considération ethnique à la France et à l’armée française qui ont contribué à la paix dans les Balkans” selon les mots de “l’ambassadeur du Kosovo” à Paris, M. Qëndrim Gashi. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une profanation, infiniment scandaleuse autant que douloureuse à nos cœurs d’officiers et sous-officiers français et chrétiens.

Nous savons bien sûr que le Diocèse aux Armées est utilisateur et non affectataire de la cathédrale Saint Louis des Invalides. C’est le Musée de l’Armée qui en est l’affectataire et nous savons également que le Diocèse n’est pas décisionnaire des « concerts » qui s’y déroulent et n’a pas été associé au contenu du présent « concert » organisé sous l’égide de l’ambassade du Kosovo à Paris.

Sans préjuger des responsabilités qui seront établies dans cette affaire, et notamment celles de l’autorité décisionnaire, sans insister sur le caractère douteux de la soirée de concert ainsi organisée par le représentant d’un État pour le moins controversé, certes reconnu par la France mais non reconnu par l’ONU, il apparaît aux signataires de cette lettre qu’il y a là un événement d’une gravité exceptionnelle : le coran psalmodié (en chaire !) dans une église catholique, et quelle église ! La Cathédrale des Soldats !

Par ailleurs, il nous semble indispensable qu’à l’avenir le Diocèse aux Armées soit désormais systématiquement saisi par les autorités décisionnaires de toute demande d’organisation de « concert » ou autre événement « artistique » dans ce haut lieu de la Foi chrétienne, si symbolique et important pour nos Armées françaises.

En espérant que vous nous ferez connaître les suites réservées à notre demande, nous vous prions, Monseigneur, de bien vouloir agréer l’assurance de notre très respectueuse considération.

Les officiers généraux, les officiers supérieurs, les officiers et sous-officiers soussignés :
GAR (2S) Frédéric BETH, GCA (2S) André-Marie d’ANSELME, GCA (2S) Claude ASCENSI, GCA (2S) Henry CLEMENT-BOLLEE, GCA (2S) Bruno CLEMENT-BOLLEE, GCA (2S) Michel FRANCESCHI, GCA (2S) Bertrand de LA CHESNAIS, GCA (2S) Maurice LE PAGE, GDI (2S) Philippe CHATENOUD, GDI (2S) Jacques DARCOS, GDI (2S) Michel FRUCHARD, GDI (2S) François GAUBERT, GDI (2S) Jean MAURIN, VA (2S) François de PENFENTENYO, GDI (2S) Claude REGLAT, GDI (2S) Henri ROURE, GDI (2S) Jean-Pierre SOYARD, GBR (2S) Yves BERAUD, GBR (2S) Dominique CHRISSEMENT, GBR (2S) Bernard COCHIN, GBR (2S) André COUSTOU, GBR (2S) Roland DUBOIS, GBR (2S) Marc de FRITSCH, CA (2S) Claude GAUCHERAND, GBA Daniel GROSMAIRE, GBR (2S) Christian HOUDET, GBR (2S) Marc JEANNEAU, GBR (2S) Etienne LECLERE, GBR (2S) Bruno LE FLEM, GBR (2S) François LEGRIER, GBA (2S) Antoine MARTINEZ, GBR (2S) Jean-Paul MICHEL, GBR (2S) Marc PAITIER, GBR (2S) Jean-Bernard PINATEL, GBR (2S) Jacques RAYMOND,
COL (ER) Jean ALLARD-MEEUS, MC1 (ER) Patrick BARRIOT, COL (ER) Yannick BLEVIN, CV (ER) Jean BROCH, CV (H) Jean de CORBIERE, COL (ER) Jean-Jacques DOUCET, COL (ER) Dominique DUVAL, COL (ER) Jean-Baptiste de FONTENILLES, COL (ER) Jacques de FOUCAULT, CV (H) Xavier GUILHOU, MC1 (ER) Patrick GUYON, COL (H) Patrick HAYS, COL (ER) Jacques HOGARD, COL (ER) Patrick LALLEMAND, COL (ER) Xavier MASSON-REGNAULT, COL (ER) Philippe MIAILHES, COL (ER) Georges MICHEL, COL (ER) Jean-Jacques NOIROT, CRC1 Jean-Claude PHILIPPOT, COL (ER) Frédéric PINCE, COL (ER) Philippe RIDEAU, COL (ER) Michel ROBARDEY, COL (ER) Henri de SAINT BON, CV (ER) François SAVY, COL (ER) Gildas SONNIC, CRC1 (ER) André SUTY, COL (ER) Gérard VANSTENNE, COL (ER) Patrick VAUGIEN, COL (ER) Thierry VINCENT,
LCL (ER) Arnaud d’ANSELME, LCL (ER) Georges BENINTENDI, LCL (ER) Michel BOUZY, LCL (ER) Bernard CHAIN, LCL (ER) Gilles DEMOL, LCL (ER) William DUBOSQ, LCL (ER) Pierre-Marie FERRAN, LCL (ER) Alain GRANDJEAN, LCL (ER) Christian HYVERNAT, LCL (ER) Pierre LAMY, LCL (ER) Hervé LANCRENON, LCL (ER) Bruno de MARIGNAN, LCL René MERCURY, LCL (ER) Gilles MICHEL, LCL (ER) Olivier MONTEIL, LCL (ER) Jacky PEDEMONTE, LCL (H) Hervé de PENFENTENYO, LCL (ER) Benoit de RAMBURES, LCL (R) Frédéric SÉNÉ, LCL (ER) Frédéric TENAIRI, LCL (ER) Eric VALLETTE d’OSIA, LCL (ER) Patrick WOOMER, CES (H) Laurent MORANDINI, Henri-Paul FAVALIGNA (Officier Honoraire des Troupes de Marine), Alexandre TROUBETZKOI (ancien du 24ème Bataillon de Chasseurs, LV (H) Jean-Louis VENTURA, CNE (ER) Gérard GRANDGEON, ADJ (R) Serge LANGLADE, ADJ Jean-Noël PISCEDDA.

Paris le 1er juin 2019.
(Liste à jour à la date du 2 juin)

Copie à :
Son Excellence Mgr le Nonce Apostolique en France
Son Excellence Mgr le président de la Conférence des évêques de France
M. le Général de corps d’armée gouverneur militaire de Paris
M. le Général de corps d’armée (2S) gouverneur des Invalides
M. le Général directeur du Musée de l’Armée

NDLR : GAR : général d’armée ; GCA : général de corps d’armée ; GDI : général de division ; VA : vice-amiral ; GBR : général de brigade ; CA : contre-amiral ; GBA : général de brigade aérienne ; COL : colonel ; CV : capitaine de vaisseau ; MC1 : médecin-chef de 1ère classe ; CRC1 : commissaire en chef de première classe ; LCL : lieutenant-colonel ; CES : chef d’escadrons ; CNE : capitaine ; LV : lieutenant de vaisseau ; ADJ : adjudant.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La prière musulmane récitée dans l’église Saint-Louis-des-Invalides

Incrédulité, honte et colère en découvrant ces images publiées sur le compte Twitter du site Fdesouche : la prière musulmane récitée en chaire – là où nos curés n’osent plus monter depuis des décennies – dans l’église Saint-Louis-des-Invalides, la cathédrale du diocèse aux armées françaises. Une prière récitée à l’occasion des vingt ans de paix au Kosovo, précise Fdesouche. Devant le tabernacle. Mais peut-être l’avait-on vidé de sa Présence pour l’occasion…

C’était le 22 mai dernier. L’ambassade du Kosovo en France avait organisé un concert en hommage aux victimes du conflit au Kosovo. « Sans considération ethnique et pour rendre hommage à la France et à l’armée française qui ont contribué à la paix dans les Balkans », expliqua l’ambassadeur Qëndrim Gashi, comme l’a rapporté Le Figaro. La Philharmonie du Kosovo, sous la direction de Baki Jashari, interpréta l’œuvre de Karl Jenkins, L’Homme armé : une messe pour la paix, composée en 1999. Une œuvre qui se veut universelle en reprenant des textes de diverses religions : ordinaire de la messe des catholiques, psaumes de la Bible et… appel à la prière islamique. Fallait-il, pour autant, que cet appel à la prière soit interprété dans une église ? En chaire, qui plus est – montée en chaire qui n’est pas sans rappeler celle de l’imam, le 29 mai 1453, dans l’église Sainte-Sophie de Constantinople tombée aux mains des Ottomans, église dans laquelle les prêtres venaient d’être massacrés alors qu’ils célébraient la messe ? La réponse par une autre question : imagine-t-on une messe de Mozart, dans laquelle est proclamée la foi catholique, chantée dans une mosquée ? Réaction d’un ami de Boulevard Voltaire, arabophone et originaire d’un pays où les chrétiens eurent à combattre les armes à la main pour survivre : « C’est scandaleux »…

La paix au Kosovo ? Je repense alors à cette petite église du monastère de nonnes orthodoxes de Devič, au cœur du Kosovo. Un jour, les Albanais musulmans y crevèrent symboliquement les yeux des icônes, comme le faisaient les Turcs autrefois. L’une des religieuses fut même violée. Cinq ans plus tard, ce même monastère fut de nouveau attaqué par des centaines d’Albanais musulmans. Les religieuses furent évacuées de justesse et le monastère partiellement détruit par le feu. Une vieille histoire qui remonte aux croisades, me direz-vous ? Effectivement, c’était en 1999 et en 2004, durant ces vingt ans de paix célébrés aux Invalides.

En 2011, je commandais le contingent français au Kosovo. Une section de soldats français protégeait alors en permanence ce monastère. Je reçus deux sénateurs – un socialiste, un UMP – en mission parlementaire pour étudier l’utilité de notre présence sur ce théâtre d’opération. Étonnement du sénateur UMP : est-ce bien utile de garder ce monastère ? Je dus le traîner dans l’église pour lui montrer les stigmates encore récents du sacrilège, lui décrivant le déferlement de haine qui s’était abattu sur ce modeste sanctuaire. Mais pourquoi ces bonnes sœurs ne vont-elles pas dans un autre monastère en Serbie ? me demanda ce sénateur. Pourquoi, Monsieur le Sénateur ? Mais tout simplement parce que, depuis le XVe siècle, en ce lieu, existe un monastère chrétien. Ces religieuses sont chez elles, ici.

Et aujourd’hui, en cette église Saint-Louis, au cœur de l’hôtel des Invalides, fondé par un roi très chrétien, c’est la prière mahométane qui est récitée ! Certes dans un concert. Que penserait Mère Anastasia, mère supérieure du couvent de Devič, en voyant ces images, elle qui y entra alors qu’elle n’avait encore que 15 ans ? Que penserait Mère Makaria, supérieure du monastère de Sokolica, sur les hauteurs de Mitrovica ? Elle qui me dit un jour : « Ne laissez pas faire en France ce que nous avons laissé faire ici au Kosovo » (je cite de mémoire).

Il y a des jours où l’on a envie de pleurer.

Georges Michel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire