Que l’on m’appelle Mademoiselle…

Que l’on m’appelle Mademoiselle…

…jusqu’à l’heure du mariage.

La récente polémique relayée à grands renforts par les médias français sur la revendication des féministes visant à faire abolir des fiches administratives – mais aussi du langage courant- l’utilisation du “Mademoiselle” a inspiré à la rédaction de Belle et Rebelle quelques réflexions.

“Mademoiselle”, affreux synonyme d’un patriarcat fasciste et liberticide ? Hum…

D’abord, nous, à B&R, nous aimons -nous aimions, pour les femmes mariées- nous faire appeler Mademoiselle. Déjà, parce que ça change de cet horrible “Miss” ou pire “la Miss” terriblement symptomatique de cette société en déliquescence, sans repères et sans destin.Ensuite, parce que c’est joli, élégant et courtois.

Aussi, parce que c’est initiatique. Un jour on vous appelle Mademoiselle, un autre, Madame, parce que vous aurez juré amour à un homme, que vous vous serez donnée entière à celui que vous aimez et qui vous aime. Celui pour qui vous perdrez le nom de votre père et votre “Mademoiselle”, cet homme vous devra beaucoup. La promesse d’un amour pour toujours… Allez, si certaines bataillent pour les avancées du féminisme, je ne vois pas pourquoi nous, à B&R nous ne bataillerions pas pour l’amour pour toujours…

Sur le blog d’un odieux connard (sic!), on peut trouver à peu près tout ce qui peut être dit sur le sujet. N’hésitez pas à jeter un œil à cet article charnu et fort amusant.

Et surtout, donnez-nous votre avis. Tenez-vous à ce qu’on vous nomme Mademoiselle ? Détestez-vous cela ? Cela nous intéresse.

Louise Demory

[box class=”info”] Les lectrices de Novopress peuvent aller donner leur avis sur le site du webzine féminin Belle et Rebelle qui est la source de cet article.[/box]

Les héros contemporains morts pour la France vont avoir leur monument

Les héros contemporains morts pour la France vont avoir leur monument

14/10/11 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– C’est place Vauban, à Paris, que devrait être inauguré un site à la mémoire des soldats morts pour la France depuis 1963 et la fin de la guerre d’Algérie.

Ils sont plus de 600 à être tombés pour le drapeau depuis cette date et auront désormais droit, sous réverse des dernières validations étatiques, comme leurs prédécesseurs, à un lieu de mémoire et de reconnaissance.

C’est à la demande du général Elrick Irastorza, chef d’état-major de l’armée de terre, que les autorités françaises ont adopté l’idée d’un tel mémorial qui pourrait être inauguré dans un peu plus d’un an et demi.

Pour les promoteurs de ce projet, il s’agit de « marquer la reconnaissance nationale » envers ces hommes tombés pour la France sur de nombreux théâtres extérieurs, et mettre à l’honneur le « soldat gardien de la Cité ».

[box class=”info”]Crédit photo : Pedro Layant sous licence Creative Common[/box]

Victoire judiciaire pour les vignerons frondeurs du Bordelais

Victoire judiciaire pour les vignerons frondeurs du Bordelais

13/10/2011 – 16h30
BORDEAUX (Infos Bordeaux) – En septembre dernier, plusieurs vignerons assignés devant le tribunal d’instance de Libourne par le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) – pour refus de payer leurs cotisations –, ont déposé une Question prioritaire de constitutionalité (QPC).

Selon leur avocat, Me Georges, la question prioritaire de constitutionnalité s’appuie sur une décision de la Commission européenne de décembre 2008, qui estime que les cotisations volontaires obligatoires, exigées par le CIVB, sont des ressources publiques, avalisées dans le code rural français sans que leur constitutionalité n’ait été analysée.

Le tribunal d’instance de Libourne leur a donné raison en renvoyant la QPC devant la cour de cassation. « La justice vient de dire que lorsqu’une interprofession réclame une cotisation volontaire, cela n’a rien d’évident », s’est félicité Me Frédéric Georges, qui espère désormais que la Cour de cassation saisisse le Conseil constitutionnel.

Selon le Comité d’action des vignerons de Bordeaux, dont font partie les vignerons incriminés, « c’est une grande victoire ». Son président, Dominique Techer, justifie les raisons de son combat : « les vignerons de Bordeaux et ceux d’ailleurs, ont aujourd’hui de bonnes raisons de suspendre le paiement de cotisations sur la légalité desquelles la justice elle-même s’interroge ». « Si les adhésions étaient libres, seuls 3% des vignerons paieraient leurs cotisations (…) qui sont une très grosse charge et un impôt inéquitable ».

[box class=”info”]Crédit photo : Infos Bordeaux[/box]

[Kiosque étranger] Britannique, une identité en voie de disparition ?

[Kiosque étranger] Britannique, une identité envoie de disparition ?

13/10/2011 – 13h30
LONDRES (NOVOpress) – Dans un article publié par le quotidien de gauche anglais The Guardian, le journaliste Severin Carrell rend compte d’une enquête auprès des lecteurs sur la notion d’identité nationale à laquelle ils se rattachent.

Le résultat est sans appel, la majorité des habitants du Royaume Uni rejette l’appellation « Britannique » au profit d’une identité plus enracinée, moins associée avec le multiculturalisme. Privilégiant de se considérer comme Écossais, Anglais, Gallois ou Nord-Irlandais.

Immigration clandestine en Italie : des « indigentes » dans une villa de 700.000 euros

Immigration clandestine en Italie : des « indigentes » dans une villa de 700.000 euros

13/10/11 – 11h00
PARIS (NOVOpress) –
La garde mobile de Bolzano a saisi hier à Pergine Valsugana (photo) (Trentin-Haut Adige) une villa de onze pièces de 400 mètres carrés, d’une valeur de 700.000 euros, qui est au nom de trois résidentes de Bolzano officiellement déclarées indigentes. Cela fait plus de dix ans que ces femmes ne déclarent pas cette propriété et ne paient aucun impôt, tandis qu’elles perçoivent à Bolzano l’ensemble des aides sociales ainsi que la contribution pour indigents de l’Ipes (l’Institut pour le logement social). Au total, elles ont touché 600.000 euros des services sociaux.

Ces femmes sont impliquées dans l’enquête “Mezzaluna” qui, depuis décembre dernier, a permis de démanteler une organisation criminelle spécialisée dans l’aide à l’immigration clandestine, l’escroquerie, la fabrication de faux papiers et le blanchiment des profits correspondants. Cinq personnes ont pour l’instant été arrêtées, 20 ont été inculpées.

Pendant ce temps, des familles italiennes vivent à 5 personnes dans une voiture, dans l’indifférence absolue des services sociaux.

Crédit photo : Dart Altair. Licence CC.

Nombre record de PV : les automobilistes traits comme des vaches à lait

Nombre record de PV : les automobilistes traient comme des vaches à lait

11/10/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –
Le nombre des amendes, qui pèsent sur le dos des automobilistes, explose : 7,5 millions en 2010. Soit une hausse de 13% par rapport à 2009. Un record qui ne tient pas compte des amendes infligées par les polices municipales. La baisse du nombre de places de stationnement dans les centres-villes et l’arrivée des tablettes numériques permettant la distribution électronique de PV, expliquent surtout ce phénomène.

Ainsi, grâce à ces tablettes numériques, les pervenches gagneraient 30% de temps dans la rédaction des PV par rapport au classique carnet à souche. Selon Rémy Josseaume, président de la commission juridique de l’association 40 Millions d’automobilistes, les pervenches sont également motivées par une politique du chiffre : « Les agents verbalisateurs ont, semble t-il, eu des consignes pour verbaliser plus pour gagner plus », affirme le juriste et docteur en droit.

Les Français préfèreraient certainement que les pouvoirs publics mettent autant d’énergie et de technologies à lutter contre les braquages, trafics de drogue et d’armes générés par l’immigration sauvage. Une réalité autrement plus dangereuse qu’un « arrêt ou stationnement gênant »

Ce que révèle l’affaire “Mohamed vs Babu”, par Simon Charles [tribune libre]

Ce que révèle l'affaire "Mohamed vs Babu", par Simon Charles [tribune libre]

Paris, octobre 2011 : comme tous les jours, une altercation éclate dans le métro. Mohamed, ressortissant égyptien “en situation irrégulière” s’en prend à une jeune femme. De manière plus ou moins agressive, en fonction des témoignages. “Babu”, un Indien hindou, fraîchement débarqué en France lui aussi, intervient. Les deux hommes sortent du métro. Sur le quai, ils en viennent aux mains. Mohamed pousse alors “Babu”, qui chute sur les rails et s’électrocute. Il meurt sur le coup. Mohamed est mis au placard, “Babu” devient le héros du métro. Il fait la une des journaux.

Les média s’emparent de l’histoire. Après Steve Jobs, ils trouvent un deuxième héros en l’espace de quelques jours. Quelle aubaine. Entre Steve Jobs, combattant de l’Occident (marchand), inventeur de gadgets “made in Asia” pour dépressifs en tout genre, porte-étendard de l’individualisme consumériste… et “Babu”, le gentil “migrant” venu pour fuir la misère et travailler, qui intervient pour sauver une jeune femme de la barbarie : ah quelle belle semaine mes amis ! Comme les médias en parlent, les gens en parlent. Des machines à café aux tables de restaurant d’entreprise, “Babu” devient le sujet de conversation obligatoire. Et puisque les gens en parlent, le gouvernement DOIT s’en mêler. Il envoie donc deux ministres, dont Frédéric Mitterand (certainement attiré par les talents de “jeune boxeur” de la victime), rendre un vibrant hommage au héros. Une petite loi pour compléter le tableau, peut-être ?

On sait que ce mécanisme en quatre temps (fait divers – reprise médiatique – émotion collective – réaction gouvernementale) régit dorénavant la “vie politique” de notre pays. Nicolas Sarkozy, et les autres politiques dans son sillage, doivent ainsi avoir une opinion sur tous les sujets. Ils peuvent être appelés sur tous les fronts, y compris les plus grotesques. Emportés par le tourbillon de l’émotion et du court-terme, ils n’ont aucune vision de l’avenir d’un pays qu’ils dirigent à vue, au gré des tempêtes médiatiques. Qu’importe, il leur faut bouger, être présent, éteindre un par un les incendies émotionnels activés par l’emballement médiatique. On peut estimer qu’avec cette affaire “Babu”, on a touché le fond du délire médiatique. En effet, chose de plus en plus fréquente, les médias se sont cette fois-ci lourdement trompés. Ils ont déclenché l’emballement à partir d’un postulat faux et précipitamment acté : “Babu” DOIT être un héros.

Pourquoi ce dernier doit-il l’être ? Parce que l’agresseur est un clandestin égyptien, tout simplement. Ce nouveau fait divers en plein Paris pourrait accentuer le réveil des ardeurs et le sentiment de ras-le-bol anti-immigrationiste de la part des Français. Ces derniers qui n’hésitent pas à afficher de plus en plus leur intention de vote, et leur sympathie pour les courants patriotes, à l’aube des prochaines échéances électorales. La démocratie est en danger. Mais “Babu” constitue un excellent rempart contre les risques de déviance idéologique. Dans son rôle, il est parfait. L’agresseur est immigré MAIS le sauveur est lui aussi immigré. OUF !

Sauf qu’hélas, “Babu” ne serait finalement pas le sauveur rêvé. Il n’est semble-t-il pas ce héros artificiel que nous ont trop vite fabriqué les médias. En effet, selon les premiers élements de l’enquête et notamment ceux émanant de la vidéo-protection (version orwellienne du mot “vidéo-surveillance”), il s’avèrerait que “Babu” aurait cogné le premier. Qu’il n’aurait pas agi seul, mais avec une bande de copains indiens. Que Mohamed n’aurait pas agressé la victime, mais lui aurait simplement “proposé des bonbons” avant de se concentrer sur “son portable et son Facebook” – dixit son avocat. Enfin, que Mohamed aurait simplement repoussé “Babu”. Bref, la “défense” met un sacré bâton dans les roues de la version officielle médiatico-gouvernementale. C’est que Frédéric Mitterand doit se sentir bien bête après un tel hommage, non ?

La position du système, celle de compenser l’agression commise par un immigré clandestin par l’intervention héroïque d’un autre immigré, est en effet totalement ébranlée par la réalité des faits : en plein coeur de Paris, une bande d’Indiens s’en est pris à un Egyptien qui était agressif. Qui a raison ? Comment cela s’est-il passé ? Quand parlera la fameuse jeune femme agressée dont personne ne dit mot ? Autant de questions qui demeurent, et auxquelles seule une enquête prodonde pourra répondre.

Une enquête sur un fait particulièrement grave, puisqu’il y a mort d’homme. Un fait divers grave, également, pour le système dès lors que le déroulement nous oriente vers deux conclusions qui mettent à mal le politiquement correct ambiant :
– il s’agit là d’une énième manifestation (dramatique cette fois-ci) de l’insupportable tension quotidienne qui règne dans le métro et les transports franciliens.
– l’affaire s’oriente vers un conflit “inter-ethnique” au sein d’une société multicurelle dont l’échec se révèle chaque jour un peu plus, tant cette dernière se mue en une jungle multi-raciste.

Parlant de la demande de libération de son client, l’avocat de Mohamed a mis le doigt là où cela fait mal : « Le juge a préféré le laisser en détention provisoire car il craint à la fois que Mohamed ne fuie et que sa libération ne crée un émoi dans la communauté indienne ». Tout est dit. S’il est libéré, Mohamed peut donc en effet fuir et retourner en Egypte. S’il est condamné, et si l’injustice se ressent, les membres de la communauté égyptienne descendront-ils dans la rue ? Se retrouveront-ils en face de ceux de la communauté indienne, eux-aussi choqués ou véxés ? C’est donc dans un climat de tension communautaire que l’affaire se déroule.

Plus que toute autre chose, l’affaire “Babu” souligne ce que jamais la République jacobine n’osera accepter : la communautarisation et la ghettoïsation de sa capitale, devenue une ville dégénérée, ultra-violente et multi-raciste.

Petits renoncements entre amis (et grandes lâchetés entre dhimmis) [tribune libre]

Petits renoncements entre amis (et grandes lâchetés entre dhimmis) [tribune libre]

[box class=”info”] Par Grégory Pons de “Business Montres & Joaillerie, La Lettre internationale des marchés horlogers”. [/box]

Quelques marques suisses ont commencé à retirer les croix de leurs logos pour ne pas froisser la sensibilité de certains islamistes au Proche-Orient : une reculade éthiquement choquante et stratégiquement inepte, à court comme à long terme…

••• « HARO SUR LA CROIX SUISSE »
(À PROPOS DU CHEMIN DE CROIX DE CERTAINES MARQUES)…

Petits renoncements entre amis (et grandes lâchetés entre dhimmis) [tribune libre]La fameuse croix blanche sur fond rouge est l’emblème national depuis le XIXe siècle, mais, sur tous les champs de bataille européens, cette flamme servait de ralliement aux soldats confédérés depuis le XIVe siècle. Dénué de toute connotation religieuse précise, la croix blanche sera interdite en Suisse par Napoléon Bonaparte, quand les Français avaient annexé la « République helvétique » (1798-1803), parce qu’il était un symbole de l’Ancien régime. C’est aujourd’hui le seul drapeau carré du monde (avec celui du Vatican)…

••• PLUS FORTS QUE NAPOLÉON BONAPARTE, certains Etats musulmans n’ont même plus à occuper militairement la Suisse pour bannir la croix rouge ! « Haro sur la croix suisse » : un reportage de la TSR (vidéo ci-dessous) vient de nous révéler comment Swatch, Tissot ou Victorinox avaient effacé la croix suisse de leurs produits pour les vendre en Arabie séoudite. Ce qui revient à accepter la posture morale du dhimmi, dénomination des non-musulmans qui ont conclu avec les Musulmans, dans les pays d’Islam, un « traité de reddition » (dhimma), qui les maintient en état de médiocre infériorité, mais avec la vie sauve, pourvu qu’ils adoptent un profil bas (voir la notice Wikipedia à ce sujet). Ce reportage de la TSR montre d’ailleurs à quel point la « police religieuse » du royaume wahhabite est assez indifférente à cette histoire de croix suisse, mais aussi à quel point le Swatch Group avait largement intériorisé cette « dhimmitude » en prenant les devants et en pratiquant l’autocensure préalable…

 

••• LA QUERELLE EST SANS GRAVITÉ, si ce n’est qu’elle révèle pour le moins une grande lâcheté morale, et, au pire, un renoncement instantané à son identité pour de basses raisons commerciales. Pas beau du tout ! Une attitude confortée par les autorités commerciales suisses, qui en viennent à considérer – contre toute évidence historique – que la croix suisse pourrait être une « signe religieux » capable de choquer dans certains pays. A ce stade, on devrait aussi supprimer ce symbole suisse de la queue des avions, sur la couverture des passeports et sur les plaquettes de chocolat [qui se vendent d’ailleurs avec la croix suisse dans les supermarchés arabes, sans provoquer d’émeutes islamistes !]

••• CETTE DÉMISSION IDENTITAIRE est une pente savonneuse sur laquelle il y aurait péril à s’engager. Il y a quelques jours, des propagandistes islamistes (groupe Second@s Plus) réclamaient d’ailleurs, en Suisse même, l’abandon de la croix sur le drapeau national suisse ! Leur leader, Ivica Petrusic exigeait logiquement l’adoption du drapeau de l’ancienne République helvétique : c’est dire à quel point il se situe déjà dans une logique d’occupation. Ce qui fait de ceux qui céderaient à ce genre d’injonctions, en Suisse comme ailleurs, de simples « collabos » : on sent d’ailleurs dans le film de la TSR la tentation d’un chantage sur le thème « Des croix suisses chez nous contre des minarets chez vous ». Pas beau du tout…

••• LA QUESTION DES « CROIX HORLOGÈRES » EST RÉCURRENTE : déjà en 2004, dans son n° 2 (page 2), Business Montres mettait en garde contre les délires d’un « politiquement correct » qui poussait à enlever les croix des écoles et des armoires, en attendant de le faire des logos horlogers. Nous y sommes… et le cirque ne fait que commencer…

Patek Philippe pourrait (devrait ?) ainsi retirer de ses codes identitaires la croix de Calatrava, qui était le symbole de la Reconquista espagnole et de quelques-unes des plus sanglantes défaites militaires jamais infligées aux Musulmans. On sait que les monarques de la dynastie séoudienne adoraient les Patek Philippe à leur effigie : il n’est plus du tout évident que leurs descendants, plus intégristes wahhabites que jamais, tolèrent de voir leurs augustes portraits sous le signe de cet insigne des maudits Croisés…

Vacheron Constantin pourrait (devrait ?) se passer de la croix de Malte qui signe ses montres : on fête ces jours-ci l’anniversaire de la fameuse bataille de Lépante (7 octobre 1571), terrible défaite navale infligée aux Musulmans de la Sublime Porte, à l’issue de laquelle les chevaliers à la croix de Malte avaient humilié le sultan ottoman en laissant traîner ses drapeaux islamiques dans la mer. Imaginons un instant qu’un ouléma un peu chatouilleux en prenne ombrage ? En fait, Vacheron Constantin a déjà fait retirer cette croix de Malte sur les marchés musulmans (Business Montres du 7 octobre, info n° 8 sur ce « Coup de gueule »)…

Rolex pourrait (devrait ?) mettre à l’ombre sa couronne comtale : n’était-elle pas celle des nobles Croisés en Palestine, ou encore celle de Roland, héroïque défenseur du défilé de Roncevaux contre les guerriers basques islamisés, le 15 août 778, dans les Pyrénées françaises ? Au passage, il faudra mettre en veilleuse la Chanson de Roland

Le Swatch Group pourrait (devrait ?) modifier définitivement son propre logo, marqué de cette infâmante croix suisse, qu’il attache également aux logos de Swatch ou de Tissot…

[…]

Après, il ne restera plus qu’à bannir le porc de toutes les cantines horlogères, pour ne pas risquer que les montres soient contaminées par des molécules en provenance de cet impur rhallouf. En revanche, croissants obligatoires pour le petit déjeuner. Et on interdira plus tard les chaussures dans les manufactures, pour purifier les ateliers [à l’image des mosquées] de toute présence potentielle de cochon…

Ensuite, on calera les montres GMT sur le fuseau horaire wahhabite de La Mecque. On remplacera les timbres des répétitions minutes [à trop forte connotation campanaire chrétienne] par des simulations micro-mécaniques du muezzin dans son minaret [de quoi relancer l’industrie des boîtes à musique]. Au passage, on débaptisera Sainte-Croix pour ne pas offenser les clients des montres qui y seraient réalisées. Et ainsi de suite : comme disait Pierre Dac (ou le Sapeur Camember), « quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites »…

••• LA VEULERIE IDENTITAIRE N’EST JAMAIS PAYANTE, surtout dans une confrontation avec des cultures qui valorisent le rapport de force : toute concession formelle et toute forme de courtoisie respectueuse des différences est interprétée comme un recul et comme une démission. Il est dès lors vain de céder, puisqu’un effort de fermeté s’avère toujours payant. Ce n’est pas en retirant les croix liées à l’horlogerie qu’on vendra plus de montres : baisser son pantalon n’a jamais été une tradition horlogère bien considérée dans les vallées suisses…

[…]

Grégory Pons

[box class=”info”] Source et l’article complet sur “Business Montres & Joaillerie”. [/box]

Lettre aux enfants européens (nés en 2011) : devenez des hommes [tribune libre]

Lettre aux enfants européens (nés en 2011) : devenez des hommes [tribune libre]

[box class=”info”] Par Michel Geoffroy.[/box]

Mes pauvres enfants, vous êtes nés dans un monde finissant et vous allez participer à son agonie. Vous, les jeunes Occidentaux, votre cauchemar ne fait que commencer.

Vous avez échappé à l’avortement et vous êtes nés dans ce qui reste de la famille en Europe. Elle sera peut-être « monoparentale », c’est-à-dire réduite à une seule personne. Ou bien constituée de deux personnes aux noms différents, voire de même sexe. Vos grands-parents, vous les verrez de temps en temps, pour qu’ils vous fassent des cadeaux ou pour qu’ils vous « gardent » pendant que vos parents travaillent ou s’amusent ; avant qu’ils ne rejoignent l’hospice car ils finiront aussi par gêner. Vos parents divorceront un jour, sans doute, s’ils se sont mariés (un mariage sur deux finit en divorce selon les statistiques). Votre famille se réduira au droit de visite.

Vous n’aurez pas le réconfort d’avoir beaucoup de frères et de sœurs car la démographie occidentale s’effondre : vous n’aurez que des copains, des potes et des adresses Internet. Vous n’aurez que des amis en silicone. Cela vous suffira puisque de toute façon vous allez passer 4 heures par jour devant la télévision. Le reste du temps, vous écouterez de la musique déracinée avec vos copains en « boum », en « boîte » ou sur votre MP3 et vous tapoterez sur votre téléphone-ordinateur-appareil photo-GPS portable.

Vous lirez peu et rarement de vrais livres. L’accès à la culture ne vous sera pas accordé sauf si vos parents sont riches. On vous dressera ainsi à rester des éternels spectateurs du monde : des objets et non des sujets de l’histoire.

L’école publique ne vous apprendra rien de votre passé, de votre histoire, de votre culture, de vos racines ou de votre religion. Elle vous apprendra seulement à respecter les commandements de l’idéologie dominante et qu’il est normal de copuler avec vos petits copains et copines. Elle vous apprendra à vous repentir de votre civilisation, à mépriser vos ancêtres et à suspecter vos parents. A la cantine on vous fera manger halal car il ne faut pas discriminer vos petits camarades musulmans. On vous apprendra à consommer et à céder à ce que vous croirez être vos libres pulsions, alors que vous serez seulement victimes de la suggestion publicitaire omniprésente.

Si vos parents ont un peu d’argent, vous vous inscrirez à l’université puisque tout le monde y va, bien que vous ne sachiez pas bien l’orthographe, à la différence de vos arrière-grands-parents qui n’avaient que leur certificat d’études primaires mais qui savaient lire, écrire et compter et qui connaissaient les chefs-lieux de départements. Avec un peu de patience vous obtiendrez un diplôme, comme tous les autres, et vous devrez alors chercher du travail. Comme tous les autres, car vous entrerez dans un monde où le travail durable est un privilège rare, désormais.

Chard - Ascenseur social, pour toi c'est l'escalier Vous serez en concurrence avec le monde entier : avec les Chinois et les Indiens qui fabriquent chez eux ce que l’on vous somme d’acheter, et avec les Africains qui sont installés en Europe. Des législations compliquées, destinées à empêcher de « discriminer » tout le monde sauf vous, ont en outre été mises en place. Il faudra vous contenter de peu si vous voulez travailler. Il faudra aussi faire preuve de docilité et de mobilité car la délocalisation de l’emploi industriel est désormais la loi. Et puis, compte tenu des prix de l’immobilier – car c’est le seul bien qui n’a pas encore été dévalué par les crises financières à répétition –, il vous faudra beaucoup vous déplacer entre votre domicile et votre travail, et de plus en plus longtemps puisque les centres villes sont de plus en plus chers. Et vous voyagerez dans les transports collectifs bondés car les routes sont saturées ou interdites.

Vous vivrez dans des banlieues et non plus dans des villes, des villages et des campagnes, comme vos ancêtres. Vous logerez entre le centre commercial, le centre culturel et le parking. La nuit, il vous faudra éviter de circuler pour ne pas rencontrer des « jeunes », des criminels récidivistes ou des contrôles de police musclés. Le mieux pour vous sera de rester chez vous à regarder la télévision. Vous y verrez des tas de choses auxquelles vous ne pourrez jamais accéder mais cela vous fera rêver, avant de vous endormir. Et cela vous donnera l’idée de vous endetter un peu plus pour acheter des objets inutiles que vous aurez « vus à la télévision ».

Mais il vous faudra éviter d’être malade, surtout si vous n’avez qu’un emploi à durée déterminée. Parce que les systèmes de sécurité sociale font faillite et qu’on remboursera mal vos dépenses médicales. Et parce qu’un arrêt de longue durée peut signifier un début de chômage, la dégringolade sociale irrémédiable dans un pays où 10% de la population n’a pas d’emploi.

Vous n’apprendrez pas le métier des armes puisque le service militaire a été aboli et qu’il est interdit de posséder des armes. Vous n’apprendrez pas à protéger votre nation, votre foyer, vos proches. Si vous êtes militaire de carrière on vous enverra guerroyer au loin, jouer les mercenaires de l’OTAN.

Vous n’apprendrez pas à être un citoyen qui participe à la vie de la cité. Non, si on vous fait militer ce sera pour des causes lointaines : on vous fera faire de « l’humanitaire » ou sauver les bébés phoques. On vous consultera sur pas grand’ chose d’important ; on vous laissera tranquille ; on vous demandera seulement de voter pour les candidats choisis par la télévision.

On vous apprendra à être un bon petit sujet docile, une gentille « ressource humaine » au service de l’économie, qui fait confiance aux institutions, aux conseils d’administration des entreprises et aux experts financiers pour vous « protéger ».

Il faudra aussi vous habituer à respecter les multiples prohibitions dont on a rempli votre vie, pour votre bien : trier sagement vos déchets ménagers, ne pas rouler trop vite, mettre votre ceinture de sécurité, ne pas fumer, ne pas manger trop sucré ou trop salé, ne pas boire plus d’un verre de vin, ne pas transporter d’objet pointu et coupant dans les avions et surtout ne pas avoir de mauvaises pensées.

Il faudra aussi que vous appreniez à être minoritaire. Minoritaire dans le monde, car les Européens ne représenteront plus que 7,5% de la population mondiale en 2050. Minoritaire à l’échelle de l’Union européenne élargie, car cette union n’est qu’un nain politique. Minoritaire dans votre pays, car vous devrez vous « ouvrir » aux us et coutumes de tous les peuples qui vous feront l’honneur de venir s’installer en France, si vous ne voulez pas qu’on vous accuse de « racisme » et subir les foudres de la justice. Minoritaire, il faudra que vous appreniez à baisser les yeux dans la rue.

Avec un peu de chance vous durerez ainsi au moins 80 ans, dans la solitude ou en la partageant avec un autre individu que vous aurez rencontré. Avec votre petite retraite et les quelques économies qui auront survécu aux différentes crises financières, vous traînerez votre vie inutile et sans but. Peut-être aurez-vous décidé de faire des enfants pour qu’ils profitent à leur tour de ce paradis terrestre ? Mais il faudra vous résigner à ce qu’ils n’aient pas une meilleure situation que la vôtre.

A moins que dans un suprême effort vous ne rejetiez ce système : que vous décidiez d’être des hommes et des Européens, comme vos ancêtres. Alors tout ce qui précède n’aura été qu’un mauvais souvenir ou qu’un affreux cauchemar.

Michel Geoffroy

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia. [/box]

Crédit photo : Carin Araujo. Libre de droits.

Les universités françaises à la peine

Les universités françaises à la peine

08/10/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – Le classement mondial des universités ne fait pas la part belle aux universités françaises. Après le classement de Shanghaï d’août dernier, qui plaçait la première université française à la 40ème place, le classement du Times Higher Education enfonce le clou au sujet de la faiblesse des universités françaises.

Sept universités américaines se classent parmi les dix premières et 75 parmi les 200 premières.  Dans le classement du Times Higher Education, le premier établissement français, l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm n’arrive qu’en 59ème position et devance la très prestigieuse école Polytechnique qui occupe la 63ème position.

Si la France figure au 10ème rang mondial des pays comptant le plus d’universités au classement, elle reste derrière le Canada, la Suisse, l’Australie, le Japon et la Suède. Cette enquête a reposé sur une série d’indicateurs comprenant la recherche, les financements privés aux universités, l’enseignement, l’activité internationale et les citations dans les revues.  De son côté, la Commission européenne a annoncé son propre classement pour 2013.

[box class=”info”]Photo : la Sorbonne. AmitLev/Flickr sous licence creative common[/box]

Steve Jobs va-t-il être canonisé ? [tribune libre]

Steve Jobs va-t-il être canonisé ? [tribune libre]

[box class=”warning”]Texte repris avec l’aimable autorisation du blog A moy que chault[/box]

L’incroyable retentissement médiatique ainsi que le déferlement « spontané » d’hommages et d’émotion qu’il suscite font du décès prématuré de Steve Jobs, l’ex-patron d’Apple, un énième révélateur de l’état de déliquescence de l’échelle de valeurs nos contemporains.

Dépôts de fleurs anonymes devant les « Apple Store », Facebook en larmes, Twitter au bord de la dépression, les dépêches et articles qui s’accumulent dans tous les médias, les « cyber-livres de condoléances » qui fleurissent partout… « A Steve Jobs l’humanité reconnaissante! »… Et pendant que le monde s’étrangle de douleur devant la dépouille du milliardaire créateur de gadgets, chaque jour disparaît dans l’indifférence absolue qui un grand historien (Dreyfus), qui le dernier éditeur digne de ce nom (Dimitrievic), qui un brillant philosophe (Jerphagnon), tandis que nos vieux continuent à pourrir et crever dans des mouroirs anonymes et que les cercueils de nos soldats tombés en Afghanistan défilent dans des rues désertes et silencieuses…

Ah qu’elle a bon coeur notre époque, qu’elle est sensible et généreuse de ses larmes quand il s’agit d’honorer les vrais héros du temps ! Il faut dire que Steve a tant apporté aux existences de nos contemporains, il a même inventé et développé les seules choses qui comptent encore dans celles-ci : les joujoux technologiques, ces bidules clignotants et sifflants, quelque part entre le hochet pour enfant débile et la perfusion pour toxicomane en manque, sans l’usage desquels leurs jours seraient inutiles, vides et vains.

Honneur donc à toi, Steve, grand pourvoyeur de zombis, ami éternel des autistes de tous pays, qui, par ton génie incomparable, a réussi l’exploit de faire de la communication le contraire de l’échange et a ainsi posé les lumineux jalons d’une nouvelle civilisation, celle des eunuques technolâtres à encéphalogramme plat. Repose en paix, tu n’as vraiment pas démérité.

[box class=”info”]Crédit photo : capture d’écran de la page d’accueil du site d’Apple/Novopress[/box]

 

“Chez Eram, on provoque gratos”, par Louise Demory [tribune libre]

“Comme disent mon papa, ma maman, et la troisième femme de mon papa, la famille, c’est sacré.” “Comme disent mes deux mamans, la famille c’est sacré.” “Comme disent ma maman, et son petit copain qui a l’âge d’être mon grand frère, la famille c’est sacré.”

Voici les phrases d’accroche de la dernière campagne de publicité Eram, mais si, vous savez, les chaussures bon marché ! ?

On voit donc, en 4 par 5, dans le métro, dans la rue, l’avènement de la « nouvelle famille ». Une famille sans papa, mais avec deux mamans (fort jolies d’ailleurs – plus glamour en tout cas que celles des pages société du parisien, vous savez, Dominique et Marithé…) ; on y voit également des familles décomposées-recomposées, avec des enfants de toutes les couleurs. Y sont représentés évidemment, les néo couples de type « femme cougar/homme ado ».

Déjà il dit qu’il voit pas le rapport

Alors nous y voila, ce qui a fait sensation dans la presse, ce n’est pas la teneur même des publicités – qui si l’on tient à ce que ses enfants vivent dans un cadre familial le plus équilibré possible, peut sinon choquer, en tout cas interpeller – Non, ce qui a fait sensation, c’est que les associations catholiques annoncent à coup de communiqués qu’elles désapprouvent la promotion de ce type de famille, qui d’ailleurs, soit dit en passant, reste encore marginal.

Quoi, que voudrait les défenseurs invétérés de la liberté d’expression et de la copulation anarchique ? Que les ligues catholiques défendent le modèle de la famille homoparentale ? le divorce ? Et puis quoi encore ? L’avortement ? L’euthanasie ? Après tout, demande t-on aux associations de défense des enfants de défendre le travail des mineurs ? La liberté sexuelle des délinquants pédophiles ? Non que je sache… alors que s’étonne t-on que des assos cathos s’indignent devant des pratiques qui vont à l’encontre de leurs préceptes ?

Vraiment, il s’agit là de s’insurger à bon compte contre un ennemi commun un peu facile et qui a le dos rond…

De toute façon, Eram fait faire ses chaussures en Chine ou ailleurs dans le tiers monde. Leurs chaussures ne sont pas toujours en cuir (pourtant le prix lui, l’est…) et les modèles sont pompés (hihi) sur ceux des grandes marques.

Louise Demory

[box class=”info”] Source : le webzine féminin, Belle et Rebelle. [/box]

 Jean-Paul II continuera à bénir Lyon [vidéo]

 Jean-Paul II continuera à bénir Lyon [vidéo]

06/09/2011 – 20h20
LYON (NOVOLyon) –
Mardi 4 octobre, en mémoire de la venue du Pape Jean-Paul II à Lyon, une imposante statue de l’ancien pape a été dressée sur l’esplanade de la basilique de Fourvière. Œuvre de l’artiste sculpteur, Élisabeth Cibot, d’une hauteur de 3 mètres, Jean-Paul II est représenté de plein pied et regarde la ville de Lyon en la bénissant, reproduisant le geste du 5 octobre 1986 (jour de la venue du pape à Lyon). Le coût de 200.000 euros a été entièrement payé par le mécénat et la Fondation Fourvière. L’œuvre a été bénie hier à 18 heures par le cardinal Philippe Barbarin.

Cette statue ne fait pourtant pas l’unanimité dans les rangs catholiques, puisque pour Bernard Yvernogeau (prêtre dans le 8ème arrondissement à Lyon) ce monument est une “horreur et un mépris pour les pauvres”. “200.000 euros pour cette foutue statue alors que l’Eglise se plaint tout le temps qu’elle n’a pas d’argent. L’évangile il est où, là ? Merde” (sic).

Bordeaux : des étudiants s’opposent à la remise de diplôme de Judith Butler

Bordeaux : des étudiants s’opposent à la remise de diplôme de Judith Butler

06/10/2011 – 10h15
BORDEAUX (via Info Bordeaux) — Hier soir avait lieu à la faculté de Bordeaux III la remise des insignes docteur Honoris Causa à la très polémique philosophe américaine, Judith Butler. Cette distinction délivrée par Patrice Brun, président de la faculté, est une preuve de plus de la complaisance de l’université française pour la théorie du Genre.

Féministe homosexuelle, celle-ci a élaboré une théorie sur le genre à partir des années 70 et son livre « Trouble dans le genre. Pour un féminisme de la subversion » (publié en France en 2005). La diffusion de cette idéologie subversive au sein des lycées et des universités fait l’objet d’une réaction sans précédent de la part des parents d’élèves et de près de 200 parlementaires (les personnes ne seraient plus définies comme hommes et femmes, mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités : homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuel !).

Hier, une dizaine d’étudiants bordelais ont donc tenu à manifester leur désapprobation en lançant des slogans hostiles à Judith Butler et en agitant des pancartes.

[box class=”info”]Source : info-bordeaux.fr[/box]

[Football] Tirage au sort des compétitions internationales : un système inégalitaire en faveur des gros clubs

[Football] Tirage au sort des compétions internationales : un système inégalitaire en faveur des gros clubs

06/10/2011 – 07h45
PARIS (NOVOpress) —
 Pour les amateurs du ballon rond, le tirage au sort est toujours excitant : va-t-on visiter enfin le Kp d’Anfield ou la butte qui sert de virage à Oiseaux-les-Champs ? Assistera-t-on à une réception musclée de la part de West Ham ou bien cela sera-t-il une balade de santé au Luxembourg ? Allons-nous nous prélasser sur les bords de la Méditerranée ou se rafraîchir à Dunkerque ?

Le système mis en place par les instances officielles du football tronque toutefois complètement la réalité de l’enjeu, à savoir le “système des chapeaux”. Ce système, équitable sur le papier, est perverti selon l’équation : les meilleurs clubs, faisant partie du premier chapeau, ne joueront pas les uns contre les autres ; les clubs plus modestes, c’est-à-dire les petits chapeaux, joueront contre les gros clubs, ce qui équivaut à peu de chances d’exploits.

Un exemple typique : chapeau n°1 pour les éliminations de l’EURO 2012, qui compte l’Espagne, l’Allemagne, les Pays Bas, l’Italie, l’Angleterre, la Croatie, le Portugal, la France, la Russie. Si le Brésil était Européen, sans doute n’aurait-il pas joué dans un chapeau inférieur…
Chapeau n°6 : Azerbaidjan (le pays que personne ne sait situer sur une carte mais connu par tous Français après leur défaite à Auxerre 10-0 un soir de septembre 1995…), le Luxembourg, Malte, les Iles Féroé, Andorre et Sain Marin !

Il en va de même pour les coupes d’Europe.

Il semble qu’une mesure de bon sens consisterait à abolir un tel système destiné exclusivement à protéger les gros club, à leur réserver les « belles affiches » (c’est-à-dire celles qui vont faire de l’audience et du chiffre) pour les matchs de phase finale et en résumé, à dépopulariser un peu plus le football pour en faire un spectacle de foire, toujours plus rentable.

Pierre Lartificier, pour Novopress

Crédit photo : Wales vs. Montenegro, match disputé le 2 septembre 2011 à Cardiff. Auteur : Jon Candy, via Flickr (cc)

[Kiosque étranger] Londres, la fracture ethnique s’accentue

[Kiosque étranger] Londres, la fracture ethnique s'accentue

05/10/2001 – 13h30
LONDRES (NOVOpress) –
Dans un article du Daily Mail, Kate Loveys rapporte les inquiétudes de David Levin, directeur de la City of London School for boys, lequel avertit que la ville de Londres poursuit une ségrégation ethnique qui la conduit à une situation comparable à celle de Johannesburg durant l’apartheid.

Cet éducateur mentionne des exemples frappants. Une école peut compter 97% d’enfants pakistanais, alors que, dans une autre, ils seront pratiquement tous Africains de l’Ouest.

Dans quelques années, prévient-il, du fait d’une ethnicisation volontaire des zones d’habitat, les enfants seront scolarisés selon leur appartenance ethnique.

Les Bulgares dénoncent l’impunité dont jouissent les Roms

Les Bulgares dénoncent l’impunité dont jouissent les Roms

04/10/2011 – 14h15
SOFIA (NOVOpress) – Le ras-le-bol de la population bulgare à quelques semaines d’échéances électorales majeures ne cesse d’enfler et pourrait s’inviter dans la campagne présidentielle. En cause, la cohabitation problématique des Bulgares avec la communauté rom, marquée par de fortes tensions. Des Bulgares qui n’hésitent pas à signifier leur mécontentement en défilant massivement dans les principales villes du pays. Faisant suite à la manifestation des militants du parti populiste Ataka dans la capitale, ce sont en effet plusieurs milliers de jeunes qui se sont rassemblés dimanche à Plovdiv, deuxième ville de Bulgarie. Avec pour mot d’ordre la lutte contre le laxisme gouvernemental généralisé envers les agissements délictueux des Roms.

Ces récriminations surviennent suite au décès d’un jeune Bulgare renversé par un minibus transportant des Roms et notamment les petits-fils de celui que l’on nomme le « Roi Kiro », patriarche local des Roms du village de Katounitsa. Cette mort suspecte aux yeux des Bulgares de Katounitsa a mis le feu aux poudres déclenchant une vendetta à l’encontre du patriarche (vidéo ci-dessous). Mais ce sont surtout les délits commis par le « Roi Kiro » qui exaspèrent la population Bulgare. Kiril Rachkov, de son vrai nom, est en effet impliqué dans la production illégale d’alcool et dans des réseaux de proxénétisme et de mendiants qui inondent de nombreux pays européens.

Depuis, les manifestations de solidarité avec les habitants de Katounitsa essaiment quotidiennement dans toute la Bulgarie, où sont scandés des slogans dénonçant l’impunité des Roms. Une impunité qui exacerbe les tensions déjà vives au sein d’une population bulgare affrontant les affres de la crise et des inégalités socioéconomiques, en plus de la délinquance rom. Une criminalité qui n’est pas prête d’être endiguée, comme le reconnaît Antonina Jeliazkova, directrice du Centre international d’études des minorités : « Chez les Roms, on en est déjà à la troisième ou quatrième génération sans éducation et sans aucune chance sur le marché du travail, et la criminalité grimpe en flèche ». Même si l’antienne de l’absence d’éducation est évoquée, la criminalité des Roms reste problématique au sein de l’Union Européenne quoi qu’en dise la très xénophile Mme Reding, vice-présidente de la Commission européenne et commissaire européen chargé de la Justice, des Droits fondamentaux et de la Citoyenneté.

De leur côté, les élites politiques, grands responsables de la situation, ne prennent pas la mesure du véritable sentiment de ras-le-bol des Bulgares et préfèrent se cacher derrière les habituels salamalecs envers la communauté rom. Le président Parvanov a même annoncé le financement colossal d’un programme d’intégration des Roms, soit plus de 700.000 personnes, par l’Union européenne.

Un programme évidemment financé par les deniers des populations européennes exsangues de par une situation économique délétère et l’incompétence chronique de leurs dirigeants politiques.

[box class=”info”]Photo : capture d’écran de la vidéo sur les affrontements entre Roms et Bulgares à Katounitsa[/box]

Antonin Scalia, juge à la Cour suprême américaine

Antonin Scalia, juge à la Cour suprême américaine

04/10/2011 – 08h00
NEW YORK (NOVOpress) —
Antonin Scalia, juge à la Cour suprême américaine : « Si je pensais que la doctrine catholique tient la peine de mort pour immorale, je démissionnerais »

Dans la galerie des bêtes noires de la gauche américaine, et plus encore européenne, Antonin Scalia tient une place de choix. Les médias français lui collent systématiquement l’étiquette d’« ultra-conservateur ». La débauche d’émotion sélective créée par l’exécution de Troy Davis, après le refus d’un ultime sursis par la Cour suprême, dont Scalia est le plus ancien membre, n’a fait qu’aggraver les choses.

Il y a huit jours, Scalia a prononcé un discours très remarqué devant la faculté de droit de l’Université Duquesne de Pittsburgh. Le juge, fils d’un immigré sicilien et fervent catholique, père de neuf enfants, avait été invité pour célébrer à la fois le centenaire de cette université catholique, fondée par les Pères du Saint-Esprit – elle porte le nom de Michel-Ange Du Quesne de Menneville, gouverneur général de la Nouvelle France sous Louis XV –, et les 25 ans de sa propre nomination à la Cour suprême, par Ronald Reagan en 1986.

Une poignée d’abolitionnistes (9 personnes selon la presse) a saisi cette occasion pour monter une protestation contre la peine de mort. Le juge Scalia a alors expliqué à ses auditeurs : « Si je pensais que la doctrine catholique tient la peine de mort pour immorale, je démissionnerais. Je ne pourrais pas faire partie d’un système qui l’impose. »

Cette déclaration vaut depuis au juge un déluge de critiques. Certains catholiques progressistes ont appelé les évêques américains à le reprendre publiquement : « un des catholiques les plus influents du pays a clairement déformé la doctrine catholique sur une question fondamentale de droit à la vie, et les évêques répondent par le silence. Vont-ils continuer à laisser Scalia égarer les catholiques ? »

Dans le magazine Time, sous une vaste photo d’une manifestation en faveur de Troy Davis, la journaliste Amy Sullivan oppose à Scalia la dernière version du Catéchisme de l’Église catholique, avec le paragraphe ajouté en 1998, d’après l’encylique Evangelium vitae de Jean-Paul II (1995) :

« L’enseignement traditionnel de l’Eglise n’exclut pas, quand l’identité et la responsabilité du coupable sont pleinement vérifiées, le recours à la peine de mort, si celle-ci est l’unique moyen praticable pour protéger efficacement de l’injuste agresseur la vie d’êtres humains.

Mais si des moyens non sanglants suffisent à défendre et à protéger la sécurité des personnes contre l’agresseur, l’autorité s’en tiendra à ces moyens, parce que ceux-ci correspondent mieux aux conditions concrètes du bien commun et sont plus conformes à la dignité de la personne humaine.

Aujourd’hui, en effet, étant données les possibilités dont l’État dispose pour réprimer efficacement le crime en rendant incapable de nuire celui qui l’a commis, sans lui enlever définitivement la possibilité de se repentir, les cas d’absolue nécessité de supprimer le coupable “sont désormais assez rares, sinon même pratiquement inexistants” (Evangelium vitae, n. 56) ».

Evangelium vitae disait exactement : « Aujourd’hui, cependant, à la suite d’une organisation toujours plus efficiente de l’institution pénale, ces cas sont désormais assez rares, sinon même pratiquement inexistants ».

Amy Sullivan accuse dès lors Scalia de vouloir défendre la peine de mort en profitant « de la plus petite échappatoire » offerte par la doctrine catholique, à savoir le mot « pratiquement » dans le Catéchisme.

Qu’on soit ou non d’accord avec les idées de Scalia, l’honnêteté devrait pourtant obliger à rappeler qu’il s’était expliqué avec beaucoup de clarté et de rigueur dans un article célèbre, « La justice de Dieu et la nôtre », paru en mai 2002 dans la revue First Things, où il avait déjà souligné qu’il ne revenait pas à un juge d’être pour la peine de mort mais qu’un juge qui croirait la peine de mort immorale n’aurait pas d’autre choix que de démissionner.

Citant saint Paul (Romains 13, 4 : « le prince est pour toi ministre de Dieu pour le bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant ministre de Dieu pour tirer vengeance de celui qui fait le mal, et le punir »), Scalia souligne que ce passage « représente le consensus de la pensée occidentale jusqu’à une époque très récente ». Le juge déclare franchement qu’il n’est donc « pas d’accord avec l’enyclique Evangelium Vitae et avec le nouveau Catéchisme de l’Église catholique (ou plutôt la toute dernière version du nouveau Catéchisme de l’Église catholique), selon lesquels la peine de mort peut seulement être imposée pour protéger plutôt que pour venger et, puisque (dans la plupart des sociétés modernes) elle n’est pas nécessaire pour ce premier objet, elle est mauvaise ».

Scalia relève que la position sur la peine de mort d’Evangelium Vitae et du Catéchisme de l’Église catholique ne constitue pas un enseignement obligatoire pour les catholiques, qui sont seulement tenus de « lui prêter une attention sérieuse et respectueuse. Il serait remarquable qu’il en fût autrement – à savoir que deux paragraphes dans une encyclique [Evangelium Vitae] qui est presque entièrement consacrée, non au crime et au châtiment, mais à l’avortement et à l’euthanasie, visent à écarter avec autorité (si cela se pouvait) deux mille ans de doctrine chrétienne. 
J’ai donc prêté à cette nouvelle position une attention sérieuse et respectueuse – et je ne suis pas d’accord ».

La majorité des catholiques américains semble être de l’avis de Scalia. D’après une enquête de 2010 du Pew Research Center de Washington, 60% des catholiques (contre 62% de l’ensemble des Américains) sont pour la peine de mort, 32% opposés (contre 30% de l’ensemble des Américains). L’origine ethnique plus que la religion est le critère décisif : parmi les Blancs, 74% des protestants évangéliques, 71% des protestants non-évangéliques, 68% des catholiques sont pour la peine de mort ; la proportion est de seulement 37% chez les protestants noirs et de 43% chez les catholiques hispaniques.

Crédit photo : mission américaine à Genève. Auteur : Eric Bridiers, via Flickr