La guerre au XXIe siècle

La guerre au XXIe siècle

[box] La présente contribution vise à dresser un panorama d’ensemble de la problématique du conflit en ce début du XXIe siècle. Le domaine militaire comme d’autres domaines de la vie sociale a été profondément affecté par les bouleversements intervenus à la fin du XXe siècle : « mondialisation », révolution de l’information, mutation dans les rapports de puissance. De tout temps, l’art de la guerre a été marqué par des transformations profondes, inspirant la réflexion de grands théoriciens. Par les quelques explications suivantes, qui se réfèrent à différentes études publiées, l’auteur de ces lignes souhaite apporter certains éclaircissements pour une meilleure compréhension du phénomène de la guerre dans ses formes actuelles. [/box]

Le conflit asymétrique et la mise en cause de la RMA

Les revers subis par les forces Américaines et leurs alliées sur les deux théâtres où elles furent engagées mais aussi les mécomptes de l’armée Israélienne lors de son offensive en juillet 2006 contre le Hezbollah ont généré de larges développements sur l’asymétrie allant au-delà du strict aspect militaire.

Contestant le dogme d’une primauté de la technologie comme assurance de la victoire, des experts avisés ont ouvert la réflexion, appréhendant le conflit aussi bien dans sa conduite qu’au travers des facteurs politique, sociologique, économique qui pèsent de manière déterminante sur cette conduite.

Bernard Bradie, cité par Cyrille Caron, constate dans un entretien au Monde du 25 août 2007 que : « L’essentiel de la violence internationale ne repose plus aujourd’hui sur l’emploi des forces conventionnelles, mais sur l’expression plus ou moins coordonnée, plus ou moins organisée de violences sociales de toute nature…. On comprendra que la menace se déplace des Etats vers les sociétés».

L’observation est importante puisque de nos jours les guerres opposent rarement des Etats entre eux, dans un affrontement direct, mais des organisations non étatiques à des Etats ou ces organisations entre elles. Ainsi, le conflit, comme acte de belligérance, a basculé dans des tournures multiples où la notion de bataille a disparu et où l’usure par la durée a pris une place déterminante (21).

Depuis plus de cinquante ans, dans un contexte d’affranchissement envers les puissances dominantes et d’altération d’un modèle de l’Etat propre à la pensée occidentale, la violence guerrière a pour expression marquante ces luttes où « l’insurgé », le « rebelle », le « terroriste », « le milicien », usent de moyens bien éloignés des principes westphaliens du droit des gens pour défaire plus politiquement que militairement l’adversaire. Parmi les premiers à appréhender ces guerres subversives et à définir, de manière différente, les moyens d’y faire face figurent David Galula (22) et Roger Trinquier (23). Galula, officier français, qui vécut et mourut dans l’ombre, est considéré comme l’un des meilleurs théoriciens de la contre-insurrection, auteur de Contre-insurrection : Théorie et pratique, auquel des généraux américains se référèrent face à leurs déboires irakiens et afghans.

Ces dernières années, nombreuses furent les études sur ces conflits asymétriques, forme de la guerre subversive, pour lesquels la « solution politique » est le substitut à la victoire militaire. Vincent Desportes remarque que « les vulnérabilités politiques étant devenues l’un des facteurs essentiels de la faiblesse des forts, les restrictions à l’utilisation de notre puissance de destruction vont croissant » (24). En se référant à son analyse, il est possible de mettre en exergue au moins quatre éléments qui distinguent, d’un point de vue politique, les situations respectives des belligérants. Il s’agit du temps, des enjeux, des pertes et de l’attitude des opinions publiques. Ces facteurs sont, bien évidemment, liés.

D’abord, les conflits dits asymétriques s’inscrivent dans la longue durée, perçue, du côté occidental, comme un enlisement, éloignant pour « l’insurgé » la perspective d’une défaite. En termes d’enjeux, le Général Vincent Desportes souligne que « lorsque les intérêts sont élevés, le fort peut adopter un comportement dur facilitant sa victoire ; quand la survie n’est pas en cause l’engagement est moins absolu et moins durable ». La perception des intérêts n’est pas la même pour les gouvernants et les experts de l’analyse géopolitique, d’un côté et la société civile, de l’autre. Le rapport à la mort ayant profondément évolué au sein des sociétés occidentales, celles-ci ne supportent plus que des pertes modestes, lesquelles ne touchent que des soldats professionnels (dans les conflits asymétriques, la proportion des pertes humaines entre les deux camps est en moyenne de un à huit (25). De plus, au-delà de l’émotion suscitée, la mort au feu, risque inhérent au combat, est maintenant susceptible de déclencher l’action judicaire par la plainte des familles. Il est difficile, à ce jour d’en mesurer les conséquences, puisque la seule procédure engagée en France n’est qu’à son début (26). Mais la mise en cause du commandement dans la conduite d’une opération militaire qui n’a opposé que des combattants pourrait avoir des répercussions considérables quant aux règles d’engagement et à l’initiative des chefs. Tout cela, bien sûr, forme une opinion publique qui appréhende les évènements au travers du regard médiatique et du pouvoir de l’image. La brutalité n’étant plus « politiquement correcte », « la coercition n’est plus durablement utilisable en contre-insurrection ». Mais les limites ne valent que pour l’un des camps, elles ne contraignent que le « fort ».

Soumises à l’astreinte politique, les armées occidentales si elles détiennent une suprématie dans le domaine de la technologie, elles n’en présentent pas moins un niveau de vulnérabilité par rapport à celle-ci. Les dernières innovations civiles, d’un usage aisé, sont largement diffusées à travers la planète autorisant le développement d’armes artisanales d’une redoutable efficacité (27). En outre, certaines milices et groupes de guérillas sont équipées d’armes performantes en dotation dans les armées les plus modernes. Ce fut le cas, notamment, du Hezbollah face à l’armée Israélienne lors de son offensive de juillet 2006. Ainsi, d’une certaine manière l’avantage technique des armées occidentales est tempéré par de « menus transferts de technologie » qui accroissent le risque et peuvent « les conduire à prendre des mesures de protection sans commune mesure avec la menace réelle ».

Au vu de ces constats, la prééminence de conflits non conventionnels où l’adversaire adopte selon les termes du Général Vincent Desportes « une stratégie de contournement » conduirait à mettre en cause la pertinence de la RMA. Cependant, il faut être attentif au sens donné à celle-ci. Lorsqu’elle est vue comme une transformation totale de la guerre où la technique est en elle-même l’instrument de la victoire, elle ne saurait répondre aux attentes. En revanche, si elle est considérée à sa juste place, c’est-à-dire une disponibilité de l’information pour une aide à la décision, alors elle est susceptible de constituer un atout majeur, sachant que tous les systèmes utiles ne sont pas encore créés.

La guerre probable

Dans le prolongement des réflexions précédentes et en les élargissant, le Général Vincent Desportes a introduit la notion de Guerre probable , titre d’un livre qu’il a publié en 2008. Elle est définie comme « la guerre irrégulière, celle qui se moque de nos meilleures technologies et se conduit, par dessein autant que par nécessité, au cœur de nos sociétés », non plus entre les sociétés. Cette guerre probable, « guerre d’adaptation », se conduit au sein des populations devenues actrices et enjeux majeurs des conflits, ceux-ci relevant alors de l’ordre asymétrique.

Si l’essai du Général Desportes caractérise la guerre probable sous ses différents aspects et qu’il exprime, là encore, une appréciation sur le rôle dévolu à la technologie, allant à l’encontre de la « vraie nature de la guerre », il vaut aussi par ses prémisses. En vertu de « la règle fondamentale du contournement », l’adversaire, altérité, nullement assujettie aux normes édictées par son rival, a la faculté de renverser une situation au moyen d’une « surprise stratégique ». Il est nécessaire de s’y préparer en restant ouvert à toutes les éventualités.

Les guerres nucléaires et les guerres classiques demeurent des possibilités que le maintien d’arsenaux adaptés permet de prévenir. La guerre la plus « probable », celle à conduire « au sein des populations », asymétrique, suppose de développer, en parallèle, les moyens conventionnels correspondants. Mais il ne faut pas exclure « un affrontement du fort au fort » où l’adversaire pour obtenir l’ascendant usera d’une « surprise stratégique (28) », évitant l’action symétrique et tous ses effets de puissance par une réduction des fondements de celle-ci en recourant, par exemple « à des attaques informatiques ou à des armes à impulsion électromagnétique ». Vincent Desportes remarque que cet adversaire « agira de manière préférentielle dans des espaces hors limites ».

La Guerre hors limites (29) est, justement, le titre d’un ouvrage de deux colonels Chinois : Qiao Liang et Wang Xiangsui. Dépassant la notion traditionnelle du combat pour lequel sont développés des « armes de conception nouvelle », ils avancent l’idée de « nouveau concept d’arme ». Elle relève « d’une vision des armes au sens large, qui considère comme armes tous les moyens qui dépassent le domaine militaire mais qui peuvent être utilisés au combat ». « Tout ce qui peut bénéficier à l’humanité peut aussi lui nuire ». La guerre peut alors recouvrir d’autres formes : la guerre commerciale, la guerre financière, la nouvelle guerre terroriste (effraction de réseaux informatiques, par exemple), voire la guerre écologique. L’objectif demeure d’assujettir l’adversaire à sa propre volonté. « Ceux qui sont experts dans l’art de la guerre soumettent l’armée ennemie sans combat… (30)» écrivait Sun Tzu.

Les sociétés militaires privées

Les sociétés militaires privées (ou SMP), phénomène particulièrement étudié en France par Georges-Henri Bricet des Vallons, sont des prestataires de services dans les domaines de la sécurité et de la défense à l’attention des gouvernements mais aussi des organisations internationales, des ONG ou de simples entreprises privées. Elles ont connu une expansion notable depuis le début du siècle avec les interventions américaines en Irak et en Afghanistan.

Le recours au mercenariat n’est pas une pratique nouvelle. Dans l’Antiquité, les Dix Mille, des Grecs (Xenophon, l’Anabase), servirent le Perse, Cyrus le Jeune luttant pour s’emparer du trône de son frère Artaxerxès II. Les Grandes compagnies acquirent une triste célébrité durant la guerre de Cent ans et les condottieres, chefs d’armées de mercenaires, mirent « leur art et leur expérience » au service des Républiques italiennes de la Renaissance. Au début des années soixante après l’indépendance de l’ancien Congo Belge, Moïse Tshombé fit appel à des mercenaires, « les affreux », pour assurer la défense du Katanga en sécession. Il s’agissait encore à cette époque de l’aventure individuelle de « soldats de fortune ».

Sensiblement réduit dans ses effectifs, entièrement composés par des professionnels, l’armée Américaine pour mener ses missions et, particulièrement ses interventions extérieures, en Irak et en Afghanistan a fait largement appel à des sociétés militaires privées (SMP). Si le mercenariat traditionnel n’a pas totalement disparu, il s’y substitue une logique d’entreprise capitaliste où des sociétés privées prennent en charge des fonctions assurées exclusivement, auparavant, par l’armée ou des services de sécurité officiels. Cette politique, qui vise à diminuer les coûts, n’est pas sans rapport avec la conception économique libérale, dominante depuis les années quatre vingt, aux termes de laquelle l’Etat est amené à renoncer à l’exercice direct de prérogatives traditionnels. Ainsi Georges-Henri Bricet des Vallons (31) note : « Hormis les opérations offensives et les structures de dissuasion nucléaire, tous les services militaires sont devenus externalisables ». Pour l’Afghanistan et l’Irak, il précise que les trois-quarts des sociétés ayant obtenu des contrats interviennent dans les domaines de « la sécurité statique, la protection des convois et la sécurité rapprochée ». Il n’empêche que des missions plus sensibles peuvent être dévolues à ces SMP comme l’interrogatoire de prisonniers, le recrutement et la formation de milices (au Kurdistan irakien) ou le repérage de cibles à la frontière du Pakistan.

L’organisation n’est pas sans dérive. En Afghanistan, le recours à des entreprises locales pour assurer la sécurité des convois d’approvisionnement de l’armée américaine aboutit à un financement indirect des « milices talibanes » par le contribuable américain (10% à 20% du montant des contrats conclus, à l’origine, par l’administration américaine avec huit sociétés privées – contrat HNT – seraient ainsi versés à l’insurrection soit des sommes supérieures à celles allouées pendant l’occupation soviétique (32).

Concernant la France, Bricet des Vallons note l’absence d’un « marché des sociétés d’appui stratégique » alors qu’elle est engagée comme les Etats-Unis dans un processus de réduction des effectifs de son armée et que celle-ci ne dispose que de « très faibles capacités de projection ». Le risque, à terme, est d’être obligé, faute de prestataires nationaux, de faire appel à des entreprises anglo-saxonnes. Cette situation tient, pour une grande part, à des réticences face à ce qui est considéré par certains comme une perte de souveraineté.

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« Vers la paix perpétuelle » écrivait Kant en 1795 alors que l’Europe basculait, par le fait de la Révolution française, dans une conflagration générale. Après les deux guerres mondiales et l’issue de la guerre froide, des penseurs comme des responsables politiques, aux Etats-Unis (répondant souvent à des intérêts bien compris) et en Europe (animés par un réel idéalisme), ont imaginé que l’extension de la démocratie et d’un corollaire supposé, l’économie de marché, ouvrait la voie vers la fin des affrontements armés entre les peuples. Certes, aujourd’hui les probabilités de guerres entre les Etats-nations traditionnels paraissent bien éloignées. Au sein des nations occidentales, les populations ne sont aucunement disposées à une telle éventualité ; l’intensification des échanges économiques est la source d’une compétition pas d’une opposition militaire directe ; enfin la dissuasion nucléaire mais aussi celle résultant de l’utilisation de moyens conventionnels de haute technologie rendent abstrait l’acte de belligérance entre grandes puissances. Pour autant, le conflit armé demeure comme mode d’expression des antagonismes ; la violence est l’un des caractères de la nature humaine.

Les armées occidentales, forgées depuis l’Antiquité à la bataille où elles ont dominé, le plus souvent, par leur capacité d’organisation et l’innovation technique, sont maintenant impliquées dans des formes de conflit où la victoire militaire, difficile voire impossible à atteindre n’est pas l’objectif final. Celui-ci est d’ordre politique et il vise à créer ou à restaurer des Etats de droit conformes aux conceptions valant dans nos sociétés. L’adversaire qui évolue « au sein des populations », pouvant recueillir leur appui comme les terroriser, dispose du temps, est peu sensible à ses pertes et profite de la lassitude d’une opinion publique occidentale facilement émue au vu des images offertes par l’univers médiatique. Au-delà de la seule guérilla, phénomène strictement militaire, ces conflits ont une dimension d’ensemble que le concept d’asymétrie permet d’appréhender dans ses différents éléments.

Les Etats-Unis ont cru, un moment, que leur suprématie scientifique et technique leur permettrait de réduire tout adversaire possible. La Révolution dans les affaires militaires a été un échec sous l’angle d’une théorie de la domination absolue. En revanche, les outils qu’elle suppose et qui touchent à la gestion de l’information sont des instruments indispensables dans la conduite des opérations présentes et futures.

La guerre, pour les peuples occidentaux, particulièrement européens, est devenue une perspective éloignée, voire anachronique. Changeant de visage, distante dans l’espace, en dehors des préoccupations de la société, elle est, pour l’essentiel, une affaire de professionnels et d’experts. Seules les images interpellent, le plus souvent pour susciter l’émotion et l’assentiment pour une cause. Pourtant, demeure l’impératif de défendre ses intérêts et ses conceptions, au besoin par la violence armée, dans un monde où de nouvelles forces ont émergé, décidées à s’imposer les unes par rapport aux autres mais aussi à notre détriment.

Dans ce contexte, adapter les doctrines, fournir les moyens militaires correspondants, mais surtout disposer d’une vision politique fondée sur la constance des réalités humaines, tel est l’enjeu.

Michel Leblay

Notes de l’auteur :

(21) La dernière guerre de mouvement classique où les adversaires agissaient dans un rapport équivalent fut probablement celle du Kippour d’octobre 1973. Il y eut aussi la guerre des Malouines, en 1982, où les Britanniques montrèrent une maîtrise exemplaire dans la projection de forces. Les huit années d’hostilités entre l’Irak et l’Iran, marquées par de très lourdes pertes de part et d’autre et l’emploi d’un matériel conséquent, ne donnèrent lieu à aucune percée majeure. Quant aux deux guerres menées contre l’Irak en 1991 et en 2003, elles aboutirent, dans une totale disproportion des forces, pour la première à un cessez le feu rapide, pour la seconde, dans sa phase conventionnelle à un écroulement de l’armée irakienne.
(22) David Galula, saint-cyrien, radié des cadres en 1941 en application du statut des juifs, fut envoyé au Maroc (les officiers juifs étant affectés à l’étranger afin d’être soustraits à la répression de l’occupant). Au sein de l’armée d’Afrique, il participa aux combats de la Libération. Après des séjours en Chine, dans les Balkans, à Hong-Kong, il commanda en Algérie une compagnie d’infanterie de 1956 à 1958 où il appliqua les méthodes de contre-insurrection. Terminant sa carrière avec le grade de Lieutenant- colonel, il enseigna aux Etats-Unis avant de revenir en France où il mourut en 1969.
(23) Le colonel Trinquier a, entre autres, commandé, le 3ème RPC en mai 1958, l’un des trois régiments de la 10ème DP ; il succédait à Marcel Bigeard.
(24) Voir l’article du Général Vincent Desportes – Peut-on encore gagner une guerre ? – Défense & Sécurité Internationale n° 77 octobre 2011.
(25) Idem note 22.
(26) Cette procédure fait suite à l’embuscade d’Uzbin, le 18 août 2008, où un groupe de talibans accrocha une section du 8ème RPIMA, causant la mort de neuf soldats français.
(27) Notamment les engins explosifs improvisés, IED selon l’acronyme anglais.
(28) Pour une analyse critique de la notion de « surprise stratégique », voir l’entretien avec Corentin Brustlein – Défense & Sécurité Internationale n° 79 Mars 2012.
(29) Editions Payot & Rivages
(30) Cité par Vladimir Volkoff dans son roman Le Montage – Editions Julliard 1982.
(31) Voir l’entretien donné au site Theatrum Belli par Georges-Henri Bricet des Vallons à l’occasion de la publication de son livre Irak, terre mercenaire– http://www.theatrum-belli.com/archive/2010/02/07/en-librairie-irak-terre-mercenaire-les-armees-privees-rempla.html
(32) Voir article de Georges-Henri Bricet des Vallons « La paradigme de Watan » publié dans Défense & Sécurité Internationale n° 66 Janvier 2011 – Synthèse de l’article par Michel Leblay Polémia 14 février 2011.

[box class=”info”]  Source : Polémia. [/box]

Crédit photo : U.S. Navy, domaine public.

« Justice » : une tentative d’enlèvement d’enfant jugée pour « violences volontaires »

« Justice » : une tentative d'enlèvement d'enfant jugée pour « violences volontaires »

Le 15 juin 2011, dans le quartier du Peloux à Bourg-en-Bresse, un garçon de 5 ans qui jouait sur une aire de jeux avait été enlevé par un homme. C’est la sœur de l’enfant, une adolescente de 13 ans qui avait rattrapé l’agresseur et réussi à lui faire lâcher son frère. Le père avait ensuite réussi à mettre en fuite l’homme qui essayait de pénétrer dans l’appartement familial. Une demi-heure plus tard, Dominique Plasson, 58 ans était interpellé par la police. Plasson était suivi par une équipe psychiatrique et était dépendant à des médicaments. Néanmoins suffisamment conscient et au courant des parades juridiques, ce dernier avait évoqué « un trou noir » par rapport aux faits. Une amnésie « simulée », selon un premier expert psychiatre mais consécutive à la prise de médicaments selon un deuxième.

En janvier dernier, le juge d’instruction, suivant les réquisitions du procureur, a décidé de renvoyer Dominique Plasson devant le tribunal correctionnel pour de simples « violences volontaires » sur le garçon et sa sœur. Une tentative d’enlèvement équivaut donc aux yeux de la justice à une baffe, puisqu’en janvier 2011 une mère de famille avait été condamnée pour « violences volontaires » après avoir giflé sa fille. Justice variable ? Il semblerait. La famille du petit garçon réclame la cour d’assises et a fait appel devant la chambre de l’instruction qui a ordonné une nouvelle expertise psychiatrique.

« Pour moi, il est évident qu’il n’a rien à faire aux assises. Une prise de médicaments suprathérapeutique a amené une confusion extrême chez lui et entraîné une amnésie », estime Bertrand Génaudy, l’avocat de Dominique Plasson. Une vision du dossier fermement combattue par David Metaxas, l’avocat de la famille. « Mon but ce n’est pas de l’envoyer quinze ans en prison, mais de le juger pour ce qu’il a fait. Il faut faire du droit et considérer ce qu’aurait aimé faire cet homme. Ce n’est pas honnête intellectuellement de dire qu’il s’agit de simples violences, comme mettre une tarte à un enfant. […] Quelle responsabilité portera la justice si cet homme récidive ? »

Baskets « Black and Tans » : la gaffe de Nike

Baskets « Black and Tans » : la gaffe de Nike

14/03/2012 – 15h00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) – En lançant, à la veille de la Saint-Patrick, une nouvelle collection de baskets dénommée « Black and Tans », la célèbre firme américaine Nike n’a manifestement pas été très inspirée.

Les responsables marketing du géant de la chaussure de sport croyaient pourtant bien faire, « Black and Tans » faisant pour eux référence à la bière mixte (brune et blonde). Ils avaient simplement oublié que c’était également le nom d’un groupe paramilitaire britannique qui vint en aide à la Royal Irish Constabulary dans les années 1920, lors de la guerre d’indépendance irlandaise.

Recrutés pour la plupart d’entre eux parmi d’anciens combattants britanniques démobilisés après la Première Guerre mondiale, les Black and Tans (Noirs et Fauves) tirent leur nom à la fois de la couleur kaki et vert-sombre de leur uniforme et d’une célèbre race de chiens de chasse de Limerick.

Représailles, assassinats et incendies de villages : se comportant comme une armée d’occupation, cette troupe, qui compta jusqu’à 19.000 hommes, s’illustra rapidement par ses méthodes particulièrement brutales vis-à-vis de la population civile irlandaise. Le sac de Balbriggan, un village côtier au nord de Dublin en septembre 1920 et l’incendie de Cork dans la nuit du 11 au 12 décembre 1920 font partie des hauts faits de cette formation tristement célèbre. Inutile de dire que les Irlandais n’ont pas du tout apprécié.

« Autant appeler ses baskets des ‘Al-Quaeda’ », a fait remarquer la centrale de Nike en Irlande. La direction américaine de la firme de l’Oregon a bien sûr présenté ses excuses pour cette bavure qui témoigne d’une méconnaissance certaine de l’histoire irlandaise. Résultat de l’opération : les baskets se retrouvent en solde à peine lancées, bradées à 90 dollars et une image de marque dégradée durablement en Irlande et dans la diaspora irlandaise.

Crédit photo : Kameraad Pjotr, licence CC.

Nantes : Lilian Thuram et Christiane Taubira à l’inauguration du Mémorial de la repentance

Nantes : Lilian Thuram et Christiane Taubira à l’inauguration du Mémorial de la repentance

14/03/2012 – 10h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Christiane Taubira (photo), auteur de la loi mémorielle sur l’esclavage, et l’ancien footballeur Lilian Thuram viendront inaugurer à Nantes le Mémorial de l’abolition de l’esclavage le 25 mars prochain. C’est ce qu’a annoncé hier Jean-Marc Ayrault, le député maire de Nantes. Deux personnalités emblématiques de l’idéologie de la culpabilisation des Européens.

Décidée en 1998, la construction de ce mémorial, qui aura connu bien des vicissitudes – l’inauguration avait dû être différée à plusieurs reprises en raison d’importantes malfaçons – aura finalement coûté officiellement la bagatelle de 7,9 millions d’euros. Selon la municipalité socialiste, le monument, situé quai de la Fosse le long de la Loire, se veut se veut « un lieu méditatif, de recueillement et de réflexion » non pas sur « l’esclavage d’hier et d’aujourd’hui », comme elle tente de le faire croire, mais bien sur la seule Traite transatlantique. Le choix de ces deux personnalités invitées en témoigne.

Députée de la Guyane apparentée au groupe socialiste, « représentante particulière de François Hollande » dans l’équipe du candidat socialiste, Christiane Taubira est à l’origine de la Loi mémorielle relative à l’esclavage adoptée le 21 mai 2001. Selon l’article 1 de cette loi « la République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité. »

Dans l’esprit de ceux qui ont voté la loi Taubira, seuls les Européens sont coupables. Dans son texte initial, le projet de loi était parfaitement clair : « La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique et l’esclavage, perpétrés à partir du xve siècle par les puissances européennes contre les populations africaines déportées en Europe, aux Amériques et dans l’océan Indien, constituent un crime contre l’humanité. » Si l’expression « par les puissances européennes » a finalement été retirée, le législateur a délibérément écarté la traite musulmane (17 millions de Noirs réduits à l’esclavage – selon l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau – dont on cherche en vain la descendance dans les pays du Golfe arabique) et celle dont furent victimes les Européens par les Barbaresques d’Afrique du Nord (un million selon les conclusions du Britannique Giles Milton).

Comme le soulignait l’historien Pierre Nora, Président de Liberté pour l’histoire « la France est de toutes les démocraties la seule qui pratique ce sport législatif. Et le plus comique — ou plutôt tragique — est de voir l’invocation à la défense des droits de l’homme et au message universel de la France servir, chez les auteurs, de cache-misère à la soviétisation de l’histoire. » On ne saurait mieux dire.

Ancien membre du Haut conseil à l’intégration, Lilian Thuram est connu de son côté pour être très engagé dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Un combat pas toujours désintéressé, bien au contraire. On se souvient en effet qu’en 2009 l’ancien tricolore milliardaire, qui avait été invité par le Conseil régional d’Alsace à venir témoigner devant des lycéens à l’occasion de la clôture du « Mois de l’Autre », avait demandé 20 000 euros pour donner une conférence d’une heure trente sur le thème du « racisme ». Une somme trop élevée pour Adrien Zeller, le président du Conseil Régional, qui n’avait pu aligner « que » 1 500 euros. « On ne vit hélas pas dans le même monde » avait conclu M. Zeller, dépité. On ignore si Lilian Thuram a monnayé sa présence à Nantes le 25 mars prochain.

Crédit photo : Guillaume Paumier ; licence cc.

Le Bobard par euphémisation : « De la boucherie traditionnelle au halal, passage de témoin en douceur »

Le Bobard par euphémisation : « De la boucherie traditionnelle au halal, passage de témoin en douceur »

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia

[box class=”info”] La traditionnelle cérémonie des Bobards d’Or (*) qui aura lieu le 20 mars excite la convoitise des journalistes. Dans Le Monde du 6 mars 2012, Elise Vincent tente sa chance avec une subtile catégorie de bobard : le bobard par euphémisation. Ou comment la colonisation d’une ville se fait « en douceur ». Décryptage par Michel Geoffroy.
Polémia [/box]

On saluera à sa juste valeur l’article signé d’Elise Vincent dans Le Monde du 6 mars 2012 et intitulé « Yves Béguin et Lahcen Hakki [image ci-dessus], un passage de témoin en douceur dans la boucherie ». Car c’est un modèle du genre.

L’article décrit en effet la disparition du dernier boucher « traditionnel » –entendez français de souche – situé près de l’église de Pantin, commune de Seine-Saint-Denis riche de 52.000 habitants, et son remplacement par un boucher halal (un « artisan halal », écrit joliment Elise Vincent), d’origine marocaine et naturalisé au début des années 2000 alors qu’il était encore « sans papiers ».

Mais ce « passage de témoin » (sic) au sein d’une des plus vieilles communes d’Ile-de-France (une présence humaine permanente y est attestée depuis… le IIe siècle), symbole de l’islamisation de notre pays et du changement de population qu’induit l’immigration massive, ne suggère rien d’autre au journaliste qu’un lâche soulagement. Car Elise fait de gros efforts pour nous rassurer : la « transition » se passe très bien ! L’ordre règne à Pantin.

Qu’ils sont « corrects » !

Ce Lahcen est en effet quelqu’un de très bien car il a une « certaine prestance », ce qui est important, vous en conviendrez, pour un boucher. D’ailleurs ce n’est pas un boucher halal, non, c’est un « repreneur » d’affaire en difficulté : en d’autres termes, Lahcen et les siens viennent nous aider en reprenant nos commerces en déshérence…

Et puis Lahcen a de multiples talents : on nous dit qu’il a été tailleur pour femme (sic), maçon et plâtrier avant de faire dans le halal. Car il a « toujours appris sur le tas avec les Français », nous dit-on, sans qu’Elise remarque d’ailleurs qu’il est curieux que ce « Français » parle de ses « compatriotes » à la troisième personne. L’effet de l’intégration sans doute…
Mais, heureusement, les relations entre l’ancien boucher et l’artisan halal sont excellentes : pensez donc, « je lui ai donné ma recette de merguez et une astuce pour que les côtes de veau restent tendres », déclare ce bon Yves Béguin. Et ce gentil Lahcen a placé sur sa vitrine réfrigérée des plats à tajine et des dattes d’Algérie : comme c’est touchant ! Et puis Yves est toujours accueilli « avec plaisir » par Lahcen quand il lui rend visite dans sa boucherie halal.

Ah les braves gens ! Qu’ils sont « corrects » ! comme on disait déjà en 1940.

La valise ou le chômage

Evidemment il faut lire entre les lignes pour se faire une autre idée de la situation.
Un « repreneur », ce Lahcen ? Oui mais plutôt du genre pilleur d’épaves.

On comprend que ce brave Yves Béguin n’est sans doute pas si « décontracté » que le prétend Elise car il a en réalité dû brader son affaire à « 65.000€ le fonds sans même la prise en compte du chiffre d’affaires ». En clair, des années de labeur et aucun bénéfice, dans ces villes où la composition ethnique a été bouleversée.
On apprend aussi que d’autres commerces et boucheries « traditionnels » sont repris dans les mêmes conditions : pas de repreneur de souche. Cela provoque donc en chaîne une « désaffection du métier » par effet d’éviction cumulatif des Français de souche. Une autre version de la formule « la valise ou le cercueil » utilisée en d’autres temps, puisque c’est de mort économique qu’il s’agit.

L’abattage des bouchers traditionnels

Actualité électorale oblige, Elise Vincent évoque évidemment les propos de Marine Le Pen sur l’abattage halal. Voilà Yves Béguin érigé au rang d’expert : non, « c’est archifaux que toute la viande d’Ile-de-France est halal », déclare-t-il dans le langage particulier du 9.3. Nous voilà rassurés. Mais, pas de chance : Yves ajoute que si l’abattage n’est pas halal, ce sont les… bouchers qui le deviennent ! Tout est dans la nuance, même si le résultat est bien sûr le même. Et puis avec le halal viennent les autres prescriptions alimentaires. On apprend qu’Yves vendait du vin. Lahcen, qui est un bon musulman, ne le fera plus. Notez, il accepte encore de vendre des produits bios, même s’ils ne se vendent « pas vraiment » sur ce territoire. Mais notre journaliste ne relève pas ce dernier point.

S’ils ont faim, qu’ils prennent le métro !

Mais, au fait, que deviennent ceux qui ne veulent pas manger des produits halal ?
Car « les petites mamies » – entendez les vieux Français de souche qui n’ont pas les moyens de s’enfuir du paradis multiculturel – ont du mal à pousser la porte de la boucherie de Lahcen.
Ah ! Il y a là, certes, un petit inconvénient : il faut alors compter « trois stations de métro en direction de Paris » pour trouver des rillettes ou des côtes de porc. C’est pourquoi « la plupart se sont rabattus sur d’autres viandes ». Traduisez : ne mangent plus de porc.

L’impasse

La conclusion de l’article nous éclaire sur le sens qu’Elise Vincent entend donner à tout cela : « Dans la ruelle en pente douce bordée d’immeubles gris où la boucherie poursuit sa vie, le bistrot voisin s’appelle « l’Avenir ». Quelle poésie pour les bobos !
Mais quel symbole aussi pour le peuple français : Voulez-vous vraiment un avenir halal pour vos enfants ? Et si vous ne le voulez pas, il serait temps de remonter la pente !

Michel Geoffroy

(*) BOBARDS D’OR 2012 – BOBARDS D’OR 2012 – Le vote est ouvert

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

– L’article du journal Le Monde est ici.

Image en Une : copies d’écran de l’article du Monde. De gauche à droite : Mr Yves Béguin et Mr Lahcen Hakki.

Soirée des amis de Fdesouche.com – Paris le 21 mars

Soirée des amis de Fdesouche.com - Paris le 21 mars

Une grande soirée en l’honneur de Tilak Raj et en soutien à Fdesouche.com et à Pierre Sautarel se déroulera le mercredi 21 mars à Paris.

Le nombre de place étant limité il est conseillé de réserver. Par ailleurs, en réservant, vous aiderez les organisateurs à planifier la soirée : de 19h à 21h, vous pourrez profiter d’un savoureux buffet de produits de nos terroirs. A 21h les tables seront retirées et commencera la soirée proprement dite. La réservation peut se faire soit pour le buffet + la soirée, soit pour la soirée seule.

Les organisateurs n’appartiennent à aucun parti et aucun mouvement.

Plus de renseignements : ici et ici.

Soirée des amis de Fdesouche.com - Paris le 21 mars

Allemagne : le burkini désormais autorisé pour la piscine scolaire

Allemagne : le burkini désormais autorisé pour la piscine scolaire
Allemagne : le burkini désormais autorisé pour la piscine scolaire
Le burquini ou burkini, mot-valise entre « burqa » et « bikini », est un maillot « intégral », en deux pièces, couvrant tout le corps de la tête aux chevilles. Seuls restent visibles les pieds, les mains et le visage.

11/03/2012 – 16h30
DORTMUND (NOVOpress) — La municipalité et la presse locale appellent ça « un compromis ». Mardi dernier, le district de Dortmund-Scharnhorst (au nord est de Dortmund) a communiqué son nouveau règlement pour les piscines. « Pour les piscines scolaires, les vrais burkinis collants en élasthanne sont autorisés ».

Le conseiller municipal Jörg Stüdemann, qui a annoncé cette décision lors d’une réunion publique à la piscine municipale, s’est félicité d’avoir « ainsi trouvé un accord tout à fait pacifique avec les deux ménages musulmans qui s’étaient plaints de l’interdiction du burkini en vigueur jusqu’ici ».

La direction de la piscine avait tenté de faire valoir que cette interdiction n’avait rien de « raciste » ni de « discriminatoire », mais qu’elle se justifiait uniquement par des raisons d’hygiène. Il est en effet impossible de vérifier que des sous-vêtements ne sont pas portés sous le burkini. « Nous avons eu de mauvaises expériences. Des femmes musulmanes arrivent parfois avec des leggins, des tee-shirts en coton et des sous-vêtements, et veulent aller dans l’eau ainsi. Nous avons dû donner un coup d’arrêt. Ce n’est pas seulement anti-hygiénique, c’est aussi dangereux car ces vêtements s’imbibent d’eau ». En outre, la piscine propose déjà des séances hebdomadaires réservées aux femmes : « Ce jour-là, tout le personnel de la piscine est exclusivement féminin, et il est impossible de voir de l’extérieur les femmes qui se baignent ». La municipalité a décidé que le burkini resterait interdit ces jours-là.

Lors de l’annonce du conseiller Stüdemann, selon le journal local, « un murmure a traversé la salle. “C’est une nouvelle fois à nous de nous adapter”, entend-on dans beaucoup de bouches. “Et comment est-ce que l’hygiène sera contrôlée ?” » Le conseiller municipal a la réponse : « C’est la responsabilité des professeurs d’exercer des contrôles, par exemple pour vérifier que les élèves ne portent pas de sous-vêtements sous leurs burkinis ». Un professeur de gymnastique interrogé par le journal n’a pas caché son scepticisme. « Je trouve le compromis formidable, mais je dois pourtant le mettre en question car il contredit ce que nous vivons quotidiennement ».

Pour Ahmad Aweimer, porte-parole de la communauté musulmane à Dortmund, « l’important est que les jeunes filles aient la possibilité d’apprendre à nager ». Or, à l’en croire, ce n’est pas possible sans burkini puisque « le port du burkini à partir de la puberté constitue une obligation religieuse ».

La ville de Dortmund était devenue, il y a quelques années, un cas d’école du multiculturalisme, quand les musulmans avaient voulu y introduire l’appel du muezzin depuis le minaret de leur nouvelle mosquée géante. Finalement, il avait été convenu que l’appel du muezzin n’aurait lieu que le vendredi et que sa longueur serait limitée à quatre minutes. Toujours un « compromis ».

Jack l’éventreur et les zones de non-droit en 2012

Jack l’éventreur et les zones de non-droit en 2012

11/03/2012 – 14h30
LONDRES (NOVOpress) –
Aux éditions Encore, Paul Roland consacre un nouvel ouvrage à Jack l’éventreur, considéré comme le premier serial killer de l’époque moderne. En 1888, dans les brumes londoniennes, il tua cinq prostituées en quatre mois. L’assassin ne fut jamais identifié. L’auteur a le talent de ressusciter le Londres de Jack l’éventreur, celui d’une industrialisation triomphante avec son cortège d’inégalités sociales, sa main d’œuvre exploitée : plus de la moitié des habitants de Whitechapel, quartier de Londres où le tueur sévit, vivent sous le seuil de pauvreté. Un récit à lire avec comme bande son « Jack the Ripper » de Morrissey.

Pour mieux faire revivre le Londres de la reine Victoria, Paul Roland cite de nombreux observateurs de l’époque. Dont Artur G. Morrison qui estimait le 24 avril 1889 que les habitants de Whitechapel « peuvent avilir le caractère d’une maison, mais une maison ne peut modifier le caractère de ses habitants ». Une remarque valable aujourd’hui dans l’Europe colonisée par une immigration extra-européenne : investir des millions d’euros dans une zone de non droit, dégradée systématiquement par une racaille pleine aux as, changera-t-il forcément « le caractère de ses habitants », coupés culturellement et ethniquement du pays qui les accueille ?

Halal : L’abattoir de Bazas (Gironde) est-il en voie de conversion ?

Halal : L’abattoir de Bazas (Gironde) est-il en voie de conversion ?

09/03/2012 – 18h50
BORDEAUX (via Infos Bordeaux) —
La polémique sur la viande halal risque d’être relancée. La semaine dernière, l’Oaba (l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs, seule association habilitée à visiter les abattoirs français) sommait les pouvoirs publics de dévoiler la liste des établissements d’où sort de la viande certifiée halal ou casher.

Devant la gêne du gouvernement et son refus de transparence, l’organisme dévoile ce matin sur son site internet la liste des abattoirs en fonction du mode d’abattage des animaux. La raison de cette publication est claire : « nous avons décidé de répondre aux attentes des nombreux consommateurs et défenseurs des animaux qui souhaitent être informés sur les conditions d’abattage, ainsi qu’à la demande de nombreux éleveurs qui exigent de connaître le mode d’abattage de leurs animaux dans les abattoirs ».

Le seul abattoir de Gironde (Bazas) ne figure pas dans cette liste de ceux qui pratiquent les abattages « conventionnels » avec étourdissement des animaux, conformément aux textes régissant la protection animale.

Cet abattoir est même loin d’être hostile au halal. Dans un document envoyé par le Bloc identitaire à Infos-Bordeaux, la mention de la Mecque est même explicitement signalée. Ce plan d’implantation (l’établissement va bientôt s’agrandir et se moderniser) fait mention de la direction de la Mecque, afin de faciliter le travail des égorgeurs d’ovins. En effet, selon le rite islamique, les bêtes doivent se vider de leur sang, vivantes, et la tête tournée en direction de ce « lieu saint ».

Nous avons tenté en vain de prendre contact avec les responsables des abattoirs de Bazas, mais ceux-ci sont injoignables.

«Le cosmopolitisme ou la France» de Pierre Milloz

«Le cosmopolitisme ou la France» de Pierre Milloz

Tel est le titre du dernier livre publié par Pierre Milloz, qui fut l’auteur du fameux rapport sur le coût de l’immigration, le premier du genre. Cette fois cet auteur traite un sujet plus vaste. Il montre que la Vè République, rompant avec la ligne suivie par tous les régimes qui l’ont précédée, n’a pas pour politique d’affirmer la personnalité française face au monde extérieur. Depuis les années 1970, ses gouvernants successifs s’efforcent au contraire, au nom de l’idéologie cosmopolite et de la fraternité universelle, d’estomper cette personnalité française, comme si son objectif était de fondre le pays dans l’humanité.

La préférence nationale : une évidence de la monarchie et de la République

La manière dont elle a éliminé la notion de « préférence nationale » est révélatrice. De tous temps, dans tous les pays, il a paru naturel de favoriser les nationaux par rapport aux étrangers. En France une telle préférence a toujours existé.

Elle portait sur les droits politiques qui étaient tout naturellement réservés aux Français.

Elle portait aussi sur les droits civils. On n’évoquera ici que l’un des exemples cités par P. Milloz. celui de l’article 11 du Code Civil. Cet article est très intéressant car il pose explicitement le principe de la préférence nationale : il n’accorde à l’étranger d’autres droits civils que ceux dont, en vertu d’un traité, peut jouir le Français dans la nation dont relève le dit étranger. Autrement dit, en l’absence de réciprocité diplomatique, le Code Civil dénie tout droit civil à l’étranger.

La préférence portait enfin sur les droits publics et semi-publics (droit d’aller et venir, de travailler, de participer à la vie sociale etc. comme les nationaux). L’auteur fait ici un inventaire des innombrables textes qui depuis le XIVè siècle se sont succédé pour maintenir les étrangers dans une situation minorée (et surtout pendant la Révolution et la IIIè République).

Après 1945 l’idée cosmopolite a commencé à s’imposer

«Le cosmopolitisme ou la France» de Pierre MillozOr après 1945 l’idée cosmopolite a commencé à s’imposer. Dès 1948, la Cour de Cassation donnait de l’article 11 du Code Civil une interprétation qui revenait à l’abroger puisqu’elle décidait contre la lettre même du texte qu’ « il est de principe que les étrangers jouissent en France des droits qui ne leur sont pas spécialement refusés ».

Dans le domaine des droits publics, le retournement fut plus grave car il touche à l’âme de la Nation : en 1972 intervenait la loi Pleven, présentée comme une loi antiraciste, mais qui, sous prétexte de prohiber les discriminations, assimile le patriotisme au racisme et interdit de distinguer entre un Français et un étranger. Or interdire de distinguer entre les membres et les non-membres d’un groupement, supprimer la frontière entre le dedans et le dehors, confondre l’intérieur et l’extérieur, c’est condamner le groupement à se dissoudre dans le monde. Et en attendant la France est un pays où préférer un compatriote est un délit qui vous conduit en correctionnelle !

En matière de droits politiques aussi, le principe de la préférence nationale fut abandonné et c’était la première fois dans notre histoire : les étrangers citoyens d’un Etat de l’UE et résidant en France participent depuis 1992 à l’élection de certains de nos parlementaires (directement pour le Parlement européen, indirectement pour le Sénat).

Abandon des politiques démographiques et naturalisations massives

P. Milloz montre aussi que cette volonté de dissoudre la spécificité française s’est manifestée dans les domaines de la démographie et de la nationalité.

Le vieillissement de la population française appelait dès la fin du XIXè siècle un effort de redressement auquel la IIIè République ne se consacra qu’en 1939 avec le Code de la famille. Ce Code dont les ambitions natalistes étaient avérées eut dans les 15 années qui suivirent la fin de la guerre des résultats remarquables. Malheureusement la Vè République en affaiblit la vigueur dès les années 1960 : le pourcentage des prestations familiales sur le PIB qui était de 3,4% en 1950 était descendu à 2,2 en 1970 et à 1,9 en 2002, soit une diminution de 45%.

Renonçant donc à la politique énergique du Code de la Famille, nos gouvernants s’efforcent de combler notre déficit démographique en se tournant vers l’étranger. La politique des naturalisations en est une première manifestation. Limitées autrefois à quelques unités (Ancien Régime) ou à quelques milliers (débuts de la IIIè République), les naturalisations furent multipliées de 1927 à 1939 : on atteignit alors le chiffre de 50.000 par an que le régime de Vichy, qui en avait entrepris un examen rétroactif, entérina pour 97%. De 1945 à 1981, les gouvernements s’en tinrent au même ordre de grandeur. La présidence Mitterrand accrut un peu ce chiffre qu’elle porta à 62000 par an. Mais ce sont les présidences de Jacques Chirac qui bouleversèrent les données du sujet puisque la moyenne annuelle fut portée à 132.000 (avec des pointes à 168.000 en 2004 et 155.000 en 2005), soit trois fois et demi le chiffre du général de Gaulle, plus du double de celui de Mitterrand. Immigration de peuplement et « intégration »

L’accueil fait à l’immigration actuelle est une autre manière d’atténuer la spécificité française. M. Milloz montre que le mot immigration couvre des réalités différentes. La France avait affaire avant la guerre à une immigration de travail où les femmes ne représentaient qu’une minorité, d’un effectif modéré et comprenant des populations de culture et de religion voisines des nôtres. Autant d’atouts propres à favoriser l’assimilation des arrivants.

Aujourd’hui il s’agit au contraire d’une immigration de peuplement où les femmes font la moitié des arrivants, dont les entrées annuelles atteignent le double de celles d’avant-guerre et dont la proximité culturelle ethnique et religieuse est faible. Et surtout on peut dire qu’il s’agit d’un de ces mouvements tectoniques de populations comme il s’en produit dans l’histoire de l’humanité. Comme on a vu les Germains poussés par les Asiatiques menacer Rome ou les Européens déferler sur les Amériques, on voit aujourd’hui le continent africain très peuplé et relativement pauvre chercher tout naturellement dans une Europe peu peuplée un espace de vie meilleure. Il appartiendrait aux Européens d’aider l’Afrique à se développer jusqu’à éliminer la tentation du départ.

Mais l’idée cosmopolite refuse cette analyse. Elle prétend interpréter l’immigration des quarante dernières années comme elle interprétait les modestes arrivées de Belges, d’Italiens, de Polonais et elle entend l’encourager : le décret Chirac de 1976 instituant le droit au regroupement familial est de ce point de vue symbolique d’une politique cosmopolite de l’immigration.

C’est une politique qui ne prétend même plus rechercher l’assimilation des arrivants et souhaite seulement leur « intégration », sans jamais clairement définir cette notion et qui a pour ligne directrice d’accepter la submersion progressive de la population ancienne par une population nouvelle et la substitution future de la seconde à la première : il apparaît que d’ores et déjà les immigrés, seconde génération comprise, représentent quelque 20% de la population résidente.

L’idéologie cosmopolite : libérer l’homme en l’arrachant à son enracinement

Quelle est donc l’ultima ratio de cette idéologie cosmopolite ? Selon P. Milloz, le cosmopolitisme n’a pas spécifiquement la nation comme objectif, il ne l’atteint qu’au titre d’une ambition plus large. Il veut libérer l’homme en l’arrachant à son enracinement, en l’extrayant de son clan, en le soustrayant aux impératifs des traditions et des normes reçues des générations antérieures. Il appelle l’homme à mettre en valeur ce qu’il a de commun avec ses semblables et qui fait sa singularité et sa noblesse dans la création : sa capacité de jugement, la liberté qu’il a d’échapper aux programmes dont il est porteur. Pour jouir de cette liberté, il lui faut échapper à la diversité des usages, notamment nationaux, et ainsi atteindre à l’universel.

Quoi qu’il en dise, le cosmopolitisme vise ainsi une dépersonnalisation de la société des hommes : la nation n’est pas seule visée par cette pensée, le sont aussi bien d’autres aspects de l’activité humaine. P. Milloz montre notamment comment l’idée cosmopolite peut influer sur la création artistique (musique, architecture, peinture) en la privant de tout enracinement et en la portant à l’abstraction.

Cette forme de pensée, si on revient à l’organisation sociale, a pour objectif fondamental d’obtenir le déracinement (qu’elle estime libérateur) de l’homme en rompant le lien de filiation ou plus exactement en contestant la signification que l’humanité attribue depuis ses origines à ce lien, c’est à dire en brisant la solidarité entre les générations. P. Milloz cite entre autres une phrase d’un conseiller de l’actuel président de la République très représentative de ce courant de pensée et qui contribue à expliquer l’évolution de la politique de la France depuis une quarantaine d’années : « En République, la filiation est juridique et non biologique ».

L’ouvrage de P. Milloz original par ses recherches historiques l’est donc aussi par le souci d’expliquer la politique contemporaine par une analyse de la philosophie cosmopolite.

Guillaume Bénec’h

*** Pierre Milloz Cosmopolitisme ou la France, éd. Godefroy de Bouillon, 2011 – 236 pages, 24 €

[box class=”info”] Source Polémia. [/box]

30 000 repas pour les Serbes du Kosovo

30 000 repas pour les Serbes du Kosovo

L’équipe de l’association humanitaire Solidarité Kosovo s’est rendue au Kosovo en renfort pour réceptionner les 30 000 repas expédiés de France quelques jours plus tôt.

C’est en compagnie du diacre Bojan, permanent du bureau humanitaire financé par Solidarité-Kosovo, que cette équipe a participé à la préparation ainsi qu’à la distribution des premiers repas chauds aux côtés des bénévoles de la cuisine populaire de Gracanica, chargés de leur confection.

Cette aide d’urgence de première nécessité a été reçue comme un grand réconfort dans les foyers serbes en difficultés sociales de la région de Novo Brdo. Cette zone située à l’est du Kosovo a particulièrement souffert de la vague de grand froid qui s’est abattue sur ces enclaves avec des températures glaciales frôlant les -30°C. Les routes d’accès à de nombreux hameaux devenues impraticables ont privé les familles d’eau et de nourriture pendant plusieurs jours.

Au terme de la journée de distribution, la Directrice de la cuisine populaire a confié à Solidarité Kosovo sa gratitude pour ce premier envoi de nourriture qui a soulagé son association humanitaire qui connait des difficultés chroniques d’approvisionnement. Chaque jour, grâce à la présence et au travail de cette cuisine populaire, 2000 personnes bénéficient d’une aide alimentaire qui prend la forme de deux repas chauds et d’un pain.

Particulièrement touchée par l’insuffisance des ressources de la cuisine populaire face à la précarité criante des foyers serbes visités, Solidarité Kosovo a établi les premières bases d’un nouveau partenariat humanitaire au Kosovo.

Tout halal : la dictature des minorités religieuses et des marchands [vidéo]

Tout halal : la dictature des minorités religieuses et des marchands

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.

[box class=”info”] Jouant son rôle d’avant-garde dans le débat d’idées, Polémia a, dès 2008, souligné les scandales de l’abattage rituel dont les pratiques impliquent tous les consommateurs. Polémia revient ici sur ce sujet à l’occasion de sa spectaculaire médiatisation dans le cadre de l’élection présidentielle. Nos lecteurs trouveront ici l’analyse de Guillaume Bénec’h décrivant comment la dictature des minorités religieuses et des marchands s’impose à la majorité des consommateurs et des extraits d’un article du Monde donnant le point de vue des autorités religieuses musulmanes et juives.
Polémia. [/box]

Que les musulmans pieux et les juifs religieux puissent, pour respecter leurs rites, obtenir des dérogations aux règles d’abattage après étourdissement de l’animal, c’est une chose. Que la majorité des Français soient contraints, sans le savoir et sans le vouloir, de manger de la viande abattue selon des rituels orientaux, c’en est une autre. Dans le premier cas la tolérance religieuse conduit à accepter des dérogations à la loi commune. Dans le second cas l’intolérance et les intérêts matériels de religions minoritaires débouchent sur une dictature où les minorités imposent leurs lois à la majorité.

C’est pourtant ce qui se passe aujourd’hui, en France, où près de 30% des bovins et près de 60% des ovins sont abattus sans étourdissement préalable sur des chaînes d’abattage rituel.

Voir : Apéro-saucisson : Polémia fait le point sur le phénomène halal

Cette situation s’explique de trois manières :

– La logique du « pur » et de « l’impur », propre aux rites orientaux, consiste à refuser la présence de produits « impurs » à côté des produits certifiés religieusement. D’où l’élimination progressive du porc et des viandes abattues après étourdissement dans tout ce qui est collectif : restaurants d’entreprise, plateaux de voyages, cantines scolaires, grandes chaîne de restauration (affaire Quick) et même simples cocktails. Dans un pays qui se revendique de la laïcité, on a ainsi assisté à la prime à l’intolérance religieuse !

Voir : Halal : intolérance islamique et société marchande

– La logique marchande a conduit à rechercher les marchés religieux tout en cherchant la maximisation du profit. Les grandes chaînes de production (abattage, transformation) se sont donc équipées de chaînes d’abattage rituel mais, pour éviter d’avoir à les « purifier » entre deux usages, ce qui est coûteux, elles ont tendance à les utiliser en continu : une partie de la viande qui part dans le circuit normal est ainsi abattue sans étourdissement préalable. De même la recherche d’économies dans le transport et la logistique conduit à avantager les produits rituels.
Les autorités religieuses musulmanes et juives se sont alliées pour éviter l’étiquetage.

Les juifs et les musulmans représentent moins de 10% de la population française. Et tous ne sont pas religieux. Pourtant, selon les services vétérinaires 30% des bovins et 60% des ovins sont abattus sans étourdissement préalable comme l’exigent les rituels casher et halal. L’explication est simple : ce sont l’ensemble des consommateurs français qui prennent en charge le surcoût de l’abattage rituel.

Recevant le ministère de l’Intérieur, le 7 septembre 2010, à l’occasion d’un dîner de clôture du Ramadan, Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a tenu à réaffirmer : « Le soutien des pouvoirs publics et l’action concertée avec le Consistoire central (juif) nous ont permis, après de longues batailles, de défendre au niveau européen l’abattage rituel. »

Voir : Le Conseil français du culte musulman : une influence grandissante sur les autorités françaises

C’est aussi pourquoi les ministres français se sont toujours opposés à Bruxelles et à Paris à toute forme d’étiquetage de la viande selon la forme d’abattage. S’étonnant de la volte-face électorale de Nicolas Sarkozy, Bruno Fiszon, conseiller du grand rabbin de France, a déclaré dans Le Monde du 6 mars : « Nous avons eu des garanties en ce sens jusqu’à très récemment. » L’enjeu est ici économique : écouler auprès du consommateur non religieux les rebuts des abattages rituels : bête écartée comme « impure » par le rabbin ou arrière-trains jugés « impurs » ou moins consommés par les acheteurs religieux juifs ou musulmans. Ainsi l’absence d’étiquetage permet de faire financer les filières rituelles par ceux qui ne souhaitent pas consommer des produits rituels. Ce qui est une forme d’exploitation de la majorité par des minorités. Et de financement de leur culte.

Cette situation est clairement choquante.

Il est donc naturel de mettre en avant l’exigence d’étiquetage. Deux voies sont envisageables :

– contraindre les hommes politiques à prendre davantage en compte les libertés des majorités que les exigences des minorités ;
– ou contraindre à la base les professionnels à un minimum de transparence. Filières de proximité et bouchers de quartiers ont tout à y gagner.

Guillaume Benec’h
5/03/2012

Voir aussi sur Polémia :

Comment échapper au halal ? Obtenir la traçabilité des conditions d’abattage des bœufs, moutons et poulets !
« Garanti non halal » (Suite)

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Polémia a publié dès 2008 de nombreux articles sur l’obligation pour les consommateurs français de consommer contre leur gré de la viande abattue rituellement. L’article ci-dessous du Monde publié le 6 mars 2012 confirme en tous points les analyses précédemment avancées. Mais c’est bien le rôle de Polémia que d’être un incubateur d’idées et un brise–glace idéologique.

Le Monde 6 mars 2012 – Extraits

« C’est peu dire que les responsables juifs ont été cueillis à froid, au sortir de shabbat, par l’annonce de Nicolas Sarkozy sur l’abattage rituel, samedi 3 mars. Contre toute attente, le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle s’est déclaré pour “l’étiquetage de la viande en fonction de la méthode d’abattage”. Cet engagement revient à préciser sur les emballages si la viande vendue dans le circuit classique est issue d’un animal égorgé sans étourdissement préalable, selon la tradition musulmane et juive.

Cette annonce suscite dans la communauté une totale incompréhension”, assure le rabbin Bruno Fiszon, conseiller du grand rabbin de France sur ces questions. “Elle est pour nous illisible car jusqu’à présent la ligne du président de la République et du gouvernement était claire : pour la défense de l’abattage rituel – en limitant les abus – mais contre la politique d’étiquetage restrictif. Nous avons eu des garanties en ce sens jusqu’à très récemment.” La communauté juive, rejointe par les responsables musulmans, se bat depuis des années contre un tel étiquetage jugé “stigmatisant” et susceptible de susciter “un boycott” et donc un surcoût de la viande.

Selon différentes sources, la volte-face de M. Sarkozy, qui survient trois semaines après les déclarations fracassantes de Marine Le Pen sur la présence de viande halal dans le circuit de distribution classique, a surpris jusque dans sa majorité. Le ministère de l’agriculture jugeait il y a quelques jours encore une telle mesure “stigmatisante”. Ce discours officiel globalement favorable à l’abattage rituel a même empêché tout débat national sur ce sujet.

A plusieurs reprises, les parlementaires UMP ont renoncé à des textes prônant l’étiquetage, sous la pression du gouvernement, sensible aux arguments des religieux et des industriels. La France est même le principal pays à défendre ces positions au niveau européen. Aussi, ce changement de pied de M. Sarkozy en pleine campagne électorale est-il perçu par certains responsables religieux comme “un mouvement de panique” face aux sujets mis en avant par le Front national.

(…)

La communauté juive s’inquiète des difficultés à écouler de la viande abattue rituellement sur le marché classique, car, selon la cacherout, seuls 30% à 40% d’un animal sont propres à la consommation, le reste se retrouvant dans le circuit conventionnel.

Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui (…) se dit par ailleurs “inquiet” de cette polémique qui “crée des tensions dans la société”. Pour Fateh Kimouche, responsable du site militant d’information du consommateur musulman Al Kanz, l’étiquetage est en revanche indispensable : “C’est le manque de transparence qui alimente l’islamophobie”. »

(…)

Stéphanie Le Bars

*** A l’initiative d’un parti qui défend les animaux, Animal Party, épaulé par le parti d’”extrême-droite” de Geert Wilders, le Parlement néerlandais envisage d’interdire l’abattage rituel juif et musulman dans le pays. L’abattage avec étourdissement deviendrait ainsi la norme en vigueur.

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

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Vidéo : Enquête de l’association belge GAIA dans un abattoir halal.

CP : L’Education nationale attentive à l’apprentissage des langues !

CP : L’Education nationale attentive à l’apprentissage des langues !

08/03/2012 – 15h10
BORDEAUX (via Infos Bordeaux) —
C’est une jeune mère de famille indignée qui a contacté lundi dernier Infos-Bordeaux. Dans le cahier de liaison de son enfant, son professeur lui remettait une note de l’Education nationale pour la rentrée en CP à l’école primaire publique David Johnston.

« A partir de la classe de CP, et sous certaines conditions, votre enfant peut recevoir à l’école l’enseignement de la langue turque, tunisienne, marocaine, algérienne ou portugaise » est-il précisé. Le ministre de l’éducation nationale avait pourtant déclaré que « l’école devait se recentrer sur les fondamentaux ».

Il est vrai que cet établissement scolaire est situé non loin du quartier multi-ethnique du Grand-Parc, qui a récemment défrayé la chronique avec l’annulation de l’achat d’un terrain qui devait héberger une mosquée.

Le livre « Apéro saucisson pinard » : les “bonnes feuilles” sont déjà lisibles chez l’éditeur

Le livre « Apéro saucisson pinard » : les "bonnes feuilles" sont déjà lisibles chez l'éditeur

08/03/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –
Novopress avait annoncé la préparation du livre « Apéro saucisson pinard » dans lequel le journaliste et écrivain André Bercoff, anime des discussions entre les trois principaux organisateurs de l’ « Apéro saucisson pinard » -événement du 18 juin 2010-, Pierre Cassen, Christine Tasin et Fabrice Robert.

Les bonnes feuilles de ce livre qui doit sortir de 16 mars 2012 sont déjà lisibles chez l’éditeur, Xenia, avec en particulier un intéressant avant-propos d’André Bercoff.

Le 15 mars une rencontre avec les trois auteurs, l’éditeur Slobodan Despot, et André Bercoff, aura lieu à partir de 18 heures, au Café du Pont Neuf, 14, quai du Louvre, Paris (Métro Pont Neuf).

On peut également visiter le site web dédié à cet ouvrage, ainsi que la page Facebook.

Le livre peut être commandé à des conditions avantageuses de 18 euros, frais de port compris, jusqu’au 15 mars ; puis de 21 euros, frais de port compris à partir du 16 mars. Par chèque à l’ordre de Bloc identitaire – BP13 06301 Nice cedex 04, ou en ligne via Paypal.

Une pilule contre le racisme découverte en Angleterre !

Une pilule contre le racisme découverte en Angleterre

08/02/2012 – 08h00
LONDRES (NOVOpress) —
Les études publiées dans le Journal of Psychopharmacology font rarement la une des grands médias mais celle-ci fait exception. Selon une équipe de l’université d’Oxford, « le propranolol réduit les préjugés raciaux négatifs implicites ». Le propanolol est un bêta-bloquant, qui diminue l’arrivée des influx nerveux sur le cœur. Il est utilisé contre l’hypertension et surtout en prévention des migraines et du trac ; le ministère de la défense américain a récemment étudié son usage pour soigner les soldats de retour du combat.

Concrètement, 36 étudiants blancs volontaires ont reçu, les uns une dose de 40 mg de propranolol, les autres un placebo. Au bout de deux heures, ils ont été soumis à « un test d’association implicite », consistant à associer des mots comme « joie », « mal », « heureux », « glorieux », avec des visages blancs et noirs. Ceux qui avaient pris du propranolol ont obtenu un résultat « d’attitudes raciales subsconscientes » nettement plus bas que ceux qui avaient pris un placebo.

Selon Sylvia Terbeck, principal auteur de l’étude, « les préjugés raciaux implicites peuvent se produire même chez des personnes qui ont une croyance sincère en l’égalité. Étant donné le rôle clé que jouent de telles attitudes implicites dans la discrimination contre d’autres groupes ethniques, et l’usage très répandu du propranolol pour raisons médicales, nos découvertes sont d’un intérêt éthique considérable ».

Julian Savulescu, professeur d’éthique pratique à l’université d’Oxford, co-auteur de l’étude, a déclaré de son côté: « Une telle recherche ouvre la possibilité fascinante que nos attitudes raciales inconscientes pourraient être modifiées en utilisant des médicaments, une possibilité qui demande une analyse éthique soigneuse ».

Le Professeur Savulescu s’est signalé par ses conceptions particulières de l’éthique. Il a notamment soutenu que les parents avaient le devoir de sélectionner les meilleurs enfants qu’ils puissent avoir, en pratiquant la fécondation in vitro et le diagnostic préimplantatoire, pour déterminer l’intelligence des embryons. Il a justifié toutes les recherches sur l’embryon, ainsi que la destruction de fœtus « comme source d’organes et de tissus pour la transplantation aux adultes ».

Le Dr Chris Chambers, du Département de Psychologie de l’université de Cardiff, estime pour sa part que les résultats doivent être traités avec une « extrême précaution ». Pour lui, « nous ne savons pas si le médicament influence seulement les attitudes raciales ou s’il altère le système mental plus généralement. Nous ne pouvons exclure la possibilité que les effets soient dus au fait que le médicament réduit le rythme cardiaque ».

Personne ne semble avoir relevé, en fait de préjugés, que les cobayes de l’étude étaient exclusivement des étudiants blancs. Comme si les Blancs étaient les seuls susceptibles d’avoir des « attitudes raciales subconscientes » ou les seuls, en tout cas, qu’il faille absolument en guérir. Par tous les moyens.

Crédit photo : Ragesoss, licence CC.

[Tribune Libre] Quand les « de souche » font du halal

[Tribune Libre] Quand les « de souche » font du halal

06/02/12 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– On nous présente, dans l’actuel contexte de démagogie électorale tous azimuts, le développement exponentiel du halal comme un symbole de « l’islamisation » de la France alors qu’il est bien plutôt un révélateur du triomphe absolu du calcul et de la cupidité dans les sociétés occidentales.

Car sont-ce des musulmans qui gèrent et administrent les abattoirs d’Ile de France entièrement reconvertis au « halal » par souci de rentabilité et d’économies d’échelle ? Sont-ce des musulmans qui sont les actionnaires majoritaires de la société « Quick » qui impose des établissement « exclusivement halal » ? Sont-ce des musulmans qui établissent les plans marketing des grandes surfaces et garnissent leurs rayons de produits « halal » traitant l’islam comme une nouvelle « niche commerciale » parmi d’autres ?

Non, bien sûr, ce sont pour la grande majorité de purs « Français de souche » aux patronymes fleurant bon nos terroirs ancestraux, mais qui vendent du halal aujourd’hui, comme ils vendaient hier du casher et vendront demain de la bouffe bouddhiste ou scientologue, si tant est que ce marché devienne juteux.

S’il y a bel et une bien une « dhimmitude », c’est incontestablement celle envers la loi du pognon et du règne du commerce sans valeurs ni morale. L’exemple le plus caricatural étant bien sûr celui de cet élu Front national (démissionnaire) grossiste en viande halal. « Le coeur à gauche mais le portefeuille à droite », disait-on jadis des socialistes mitterandiens. Nos contemporains ont réglé l’ambivalence de cette dichotomie en se plaçant sous la devise « Pas de coeur et le portefeuille partout où il peut fructifier. »

Car c’est bien le système libéral et la logique capitaliste qui sont les principaux moteurs de l’expansion du « halal », et plus généralement de toutes les consommations « ethniques » et « communautaires ». Ce système encourageant, suscitant et même précédant les « exigences » et les revendications des diverses minorités.

Ce n’est évidemment ni par goût pour les sourates du Coran ni par soumission au « politiquement correct » médiatique que les abattoirs d’Ile de France se sont convertis au halal, mais simplement parce qu’il est moins coûteux d’avoir une production unique de bêtes abattues non étourdies.

Fort de ce constat, il convient de refuser de participer à l’artificielle « polémique » sur le halal qui bénéficie aujourd’hui à tous les tartuffes. Pour les uns, elle permet de limiter et de réduire les conséquences dramatiques de l’immigration de masse à une hypothétique expansion religieuses musulmane, pour les autres elle permet de dénigrer et caricaturer ceux qui « veulent interdire à des hommes et des femmes de manger conformément aux règles dictées par leur foi », et pour certains encore elle permet de nourrir le fantasme d’un retour de la « morale religieuse » dans la sphère publique et laïque.

C’est pourquoi il est impératif que les militants patriotes et identitaires sincères ne confondent pas l’ennemi principal et les métastases qu’il produit, et gardent toujours à l’esprit que ce qu’il faut avant tout abattre, c’est ce matérialisme mercantile sans borne, raison ni frontière dont les bénéfices sont la seule idéologie et qui se nourrit de la guerre de tous contre tous et de la fragmentation de la nation.

Xavier Eman

Crédit photo : brandsvig via Flickr (cc).

Football : les étranges supporteurs rennais du Roazhon Celtic Kop

06/03/2012 – 10h00 RENNES/ROAZHON (NOVOpress Breizh) – Fréquenter le stade de la route de Lorient à Rennes peut s’avérer dangereux pour la santé. C’est la mésaventure  survenue samedi dernier à un jeune supporter du Stade rennais qui s’est fait violemment agresser en plein centre ville. Son crime ? Il était soupçonné d’appartenir à un club de supporteurs rival de celui des agresseurs. Une situation de plus en plus fréquente dans la capitale bretonne où, sous couvert de soutien au Stade rennais, des bandes se réclamant de l’extrême gauche mondialiste se livrent à des agressions ultra-violentes totalement gratuites. Jusqu’à présent en toute impunité.

L’auteur présumé de l’agression de samedi, connu dans les tribunes sous un sobriquet breton, ferait partie du Roazhon Celtic Kop (RCK), un groupe de supporteurs « ultras » du Stade rennais, fondé en 1991. Le RCK est constitué en association loi 1901 et ses statuts précisent que sa fonction est de «supporter le Stade rennais et d’encourager les initiatives bretonnes». Derrière cette façade respectable se cacherait en réalité un certain nombre d’activistes d’extrême gauche toujours prêts, entre deux matchs, à cogner sur des supporteurs ayant le tort soit d’avoir quitté le RCK pour d’autres groupes tel Unvez Kelt, soit – faute impardonnable – de ne pas appartenir à la mouvance anarcho-marxiste rennaise.

L’agression survenue ce 3 mars fait ainsi suite à de nombreuses tentatives d’intimidation et d’agressions caractérisées perpétrées par des militants de l’extrême gauche rennaise dont certains membres, bien connus des services de police, ont été clairement identifiés comme faisant partie du RCK.

Face à cette situation, les autorités semblent rester étrangement silencieuses : malgré les plaintes déposées, malgré l’identification de certains individus, malgré des témoignages abondants et précis, aucune action judiciaire n’a, à ce jour, abouti.

Mieux : le directeur de la sécurité du Stade rennais, interrogé par Ouest-France (02/02/12), n’hésitait pas à assurer que les membres du RCK devaient être félicités pour leur comportement irréprochable dans les travées du stade de la route de Lorient ! Il est vrai que Patrick Fretel – par ailleurs très influent, avec son frère, dans les milieux culturels rennais – semble être un inconditionnel du Kop. Certains supporteurs se sont d’ailleurs plaints d’avoir été arbitrairement interdit d’accès au parcage visiteur à l’occasion de plusieurs déplacements du Stade Rennais en France ou à l’étranger, au seul prétexte qu’ils appartenaient (ou auraient appartenu) à des groupes de supporteurs en conflit avec le RCK.

Pour couronner le tout il semblerait, selon des sources sûres, que les services de police ne soient pas soutenus par la justice dans leur volonté affichée de mettre fin aux nombreuses violences perpétrées à Rennes ces dernières années par ces activistes d’extrême gauche (attaque d’une conférence organisée par d’Egalité et réconciliation, violences et menaces envers des militants identitaires bretons, agressions d’individus isolés).

Rennes serait elle devenue une ville où les bandes d’extrême gauche peuvent commettre des agressions en toute impunité ? Selon un fidèle du Stade rennais « la municipalité socialiste de Rennes et les autorités risquent en tout cas de porter une grave responsabilité au cas où des faits plus graves viendraient à se produire. Tout le monde du football a encore en tête l’assassinat de Yann Lorence, ce supporteur du PSG membre de la tribune Boulogne battu à mort un soir de Février 2010 devant le Parc des Princes par des membres d’une faction rivale. Il ne faudrait pas qu’un drame similaire se produise à Rennes.» On croise les doigts.

Bordeaux : Sos Racisme tient ses permanences à la CAF !

Bordeaux : Sos-Racisme tient ses permanences à la CAF !

06/03/2012 – 08h00
BORDEAUX (via Infos Bordeaux) — L’association fondée par le Parti socialiste, et refusant de reconnaître le racisme anti-blanc, tient ses permanences à l’espace famille de la Caisse d’allocations familiales dans l’agglomération bordelaise.

Deux fois par mois, la permanente juridique de SOS Racisme Gironde Aquitaine, Ilham Ben Sandoura, s’installe dans cet organisme de la sécurité sociale française.
Financée par le contribuable à hauteur d’un million d’euros par an, cette association très polémique compterait moins de 500 adhérents sur toute la France.

En 2011, l’ancien responsable bordelais de SOS-Racisme, Omar Djellil, faisait son mea-culpa et reconnaissait publiquement les consignes données par l’association pour ne pas traiter le racisme anti-blanc (vidéo ci-dessous).

Crédit photo : DR.