Prières de rue à la Goutte d’or : les musulmans bravent l’interdiction

Prières de rue à la Goutte d’or : les musulmans bravent l’interdiction

16/09/11 – 18h00
PARIS (NOVOpress)
– Décidément l’État de droit peine à se faire respecter dans les quartiers multiethniques à forte population musulmane.

Ainsi, plus de 200 musulmans priaient cette après- midi dans les rues de la Goutte d’or, malgré l’interdiction prononcée par la gouvernement via le ministre de l’Intérieur Claude Guéant (au centre, photo ci-dessus en compagnie de Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille à droite).

Défiant ainsi l’autorité d’un gouvernement toujours plus efficace dans les déclarations électoralistes que dans les faits, les fidèles musulmans se sont rassemblés vers 14 heures sur la chaussée de la rue Polonceau (18ème arrondissement).

Le ministre de l’Intérieur avait pourtant affirmé être bien décidé à faire respecter l’interdiction de prier dans les rues dès ce vendredi, notamment à Paris et Marseille, où ces phénomènes sont les plus massifs et les plus visibles.

La mobilisation des musulmans, qui bénéficiaient de la mise à disposition d’une caserne Boulevard Ney pour pratiquer leur prières, est donc un camouflet pour la gouvernement sarkozyste, ainsi qu’un message très clair sur le peu de cas qui est fait de la loi française dans ces quartiers.

«Si d’aventure il y a des récalcitrants nous y mettrons fin», avait pourtant averti le ministre de l’Intérieur sur l’antenne de RTL. On attend donc de voir l’application de ces mâles propos…

[box class=”info”]Photo sous licence Creative Common : Marcovdz/Flickr[/box]

Lampedusa : nouveau débarquement et nouvelle émeute, la Tunisie bloque les rapatriements [vidéo]

Lampedusa : nouveau débarquement et nouvelle émeute, la Tunisie bloque les rapatriements [vidéo]

15/09/2011 – 18h45
ROME (NOVOpress) – 95 Tunisiens ont débarqué à Lampedusa la nuit dernière après avoir été secourus par la Guardia di Finanza à 30 milles de l’île. Le bateau de ces pauvres clandestins prenait l’eau et n’était plus en état de poursuivre sa route. Ils ont donc tous été transférés sur un bâtiment des gardes-côtes, qui les a menés jusqu’au port. Un avion de la Guardia di Finanza les avait repérés dans la matinée. Très fiers de cette brillante intervention, les gardes-côtes l’ont filmée et mise sur Youtube, de façon à montrer aux futurs candidats à l’immigration clandestine que leur sauvetage est garanti.

Quelques heures plus tôt, dans la journée d’hier, les 800 Tunisiens actuellement hébergés au centre d’accueil de Lampedusa se sont révoltés, après avoir appris que 49 de leurs compatriotes avaient été rapatriés dans la matinée et que 50 avaient été embarqués sur un second vol à destination de Palerme puis de Tunis. Un policier a été blessé par un jet de pierre. La police est parvenue à rétablir provisoirement le calme, en faisant venir cent agents supplémentaires.

En réalité, sur la centaine de Tunisiens rapatriés, les autorités tunisiennes n’ont finalement accepté d’en récupérer que 30. L’avion qui faisait escale à Palerme s’est vu refuser l’autorisation d’atterrir à Tunis et les clandestins ont dû être transférés au centre de Pozzallo en Sicile. La nouvelle, immédiatement transmise par téléphone portable aux clandestins de Lampedusa, a été accueillie par des hurlements de joie à l’intérieur du centre d’accueil. L’accord italo-tunisien du 5 avril se révèle de plus en plus clairement un marché de dupes, comme Novopress l’avait immédiatement relevé.

Le maire de Lampedusa, Bernardino De Rubeis, ne sait plus à quel saint se vouer. Après avoir lancé des appels à Silvio Berlusconi, il a écrit au ministre Roberto Maroni, pour lui demander de cesser les rapatriements par petits groupes et de procéder à « un transfert en bloc » des Tunisiens, « afin de les mettre dans des endroits où les actes de violence puissent être contenus ». Lampedusa, explique le maire « n’est pas un endroit où il soit possible de contrôler un si grand nombre de Tunisiens, qui n’ont plus désormais confiance en personne et tentent par tous les moyens de prendre la fuite ».

Mais si la Tunisie refuse de récupérer ses clandestins, alors que le gouvernement italien avait tout misé sur sa coopération, que faire à présent ?

Un « coup médiatique sans lendemain » qui dure depuis 8 ans !

A Paris, Solidarité des Français repart pour une 9ème saison le 26 septembre


15/09/2011 – 11h30
PARIS (NOVOpress) – L’association humanitaire Solidarité des Français (SDF) qui vient en aide aux SDF ne va surement pas manquer de travail compte-tenu de la situation économique et elle recommencera ses distributions de soupe, de vêtements, etc. le lundi 26 septembre prochain à partir de 20h00, sur l’esplanade de la gare Montparnasse (lieu habituel derrière le manège).

Quand SDF avait commencé son activité en Décembre 2003 beaucoup avaient dénoncé un « coup médiatique sans lendemain » ! Un “sans lendemain” qui dure depuis 8 ans !

L’association animée par Roger et Odile Bonnivard indique : “Manquent encore et toujours : chaussures, linge de corps, affaires de toilette, sacs à dos et tout ce qui est utile à qui vit dehors.
Sans oublier ce qui est sans doute le plus précieux pour eux : échange, partage et fraternité assurés par la présence du plus grand nombre possible…….
Ils comptent sur vous, soyez là pour eux !”

Ne les décevons pas.

[box class=”info”] Photo : En mai 2011 l’association Solidarité des Français a proposé une coupe de cheveux aux SDF [/box]

Massacre de deux retraités à Maurepas : le suspect s’est réfugié en Algérie

Massacre de deux retraités à Maurepas : le suspect s’est réfugié en Algérie

15/09/2011 – 10h00
MAUREPAS (NOVOpress) –
L’enquête avance sur le double meurtre de Maurepas (Yvelines). Un suspect a formellement été identifié. Il s’agirait d’un homme d’une trentaine d’années, qui vivait dans un foyer social à seulement quelques mètres de la maison de Marie-Louise et André Michenaud, les deux retraités massacrés. La cible des policiers a pris la fuite pour l’Algérie, son pays natal.

Le double meurtre a été commis le 2 septembre. Gilbert et Marie-Louise, les deux victimes, ont été torturées. « Ils ont été piqués à plusieurs reprises avec la pointe d’un couteau et pour finir, ils ont été égorgés », peut-on lire sur le site internet du Parisien. Âgées de 72 et 74 ans, les deux victimes vivaient avec une petite retraite. Leur agresseur est entré clandestinement sur le territoire français. Sans l’immigration massive, combien de Français pourraient être sauvés ?

Italie : Les élèves étrangers ont augmenté de 400 % en dix ans

Italie : Les élèves étrangers ont augmenté de 400 % en dix ans

14/09/2011 – 16h00
ROME (NOVOpress) – Après l’Angleterre, c’est en Italie que de nouvelles statistiques attestent l’accélération de la substitution de population depuis dix ans. Entre l’année scolaire 2000-2001 et l’année scolaire 2009-2010, les élèves non-italiens ont augmenté de presque 400 % dans les écoles italiennes, passant de 147 406 à 673 000. L’augmentation s’est encore poursuivie durant l’année scolaire 2010-2011 où l’on a dépassé le seuil des 700 000 élèves étrangers (il s’agit des élèves soumis à l’obligation scolaire, jusqu’à 16 ans).

Dans plus de 2000 classes, les élèves étrangers dépassent les 30% de l’effectif. L’augmentation est particulièrement marquée dans les villages de la campagne lombardo-émilienne et des Appenins tosco-émiliens, en Vénétie, et dans les banlieues des grandes villes, partout où se concentrent les familles immigrées. On compte désormais plus de 180 nationalités différentes dans les écoles italiennes.

Ces chiffres sont d’autant moins suspects qu’ils sont publiés par l’association « Migrantes », fondée par la Conférence épiscopale italienne pour favoriser l’accueil des immigrés, sous le titre « Les élèves étrangers : une valeur ajoutée ». Le directeur général, Mgr Giancarlo Perego, appelle à cette occasion à mettre en place « un enseignement interculturel, pour reconnaître la valeur ajoutée que les élèves étrangers apportent à notre école ».

Retour de l’esclavage au Royaume-Uni ?

Retour de l’esclavage au Royaume-Uni ?

14/09/2011 – 12h30
LONDRES (NOVOpress) — On croyait l’esclavage révolu. Ce n’est semble-t-il pas le cas en Grande-Bretagne, pourtant largement rompue au dogme des droits de l’homme : quatre hommes de la communauté des gens du voyage ont en effet été appréhendés lundi pour esclavage.

Un réseau démantelé par la police venue en nombre dans un camp de « nomades » au nord-est de Londres

Selon les premiers éléments de l’enquête, la police a confirmé que « 24 personnes étaient détenues dans des conditions déplorables ». Des personnes de nationalité britannique mais aussi originaires d’Europe de l’est, « détenues comme des esclaves » qui pour la plupart sont devenues alcooliques ou étaient en état de profonde vulnérabilité. Des victimes dupées par le mirage du travail et de l’argent qui ont eu raison de leur naïveté mais surtout de leur liberté.

Selon la police du comté (Bedfordshire), un homme était détenu dans ces conditions d’insalubrité et de privation totale depuis au moins 15 ans. L’inspecteur de police Sean O’Neil rapporte que « les hommes trouvés sur le camp étaient en mauvaise santé et vivaient dans des conditions déplorables, certains couverts d’excréments » ce qui laisse songeur quant au niveau des conditions de vie et d’hygiène à l’intérieur de ce campement. Les captifs habitaient dans de vieilles caravanes, des box pour les chevaux ou plus abject encore, des chenils. Évidemment ils ne percevaient aucun salaire pour leur travail et bénéficiaient de repas frugaux.

Les nomades d’origine irlandaise ou “travellers” sont reconnus comme minorité ethnique au Royaume-Uni et posent des énormément de problèmes d’intégration aux autorités britanniques. Ce type de réseau serait-il le seul en Europe ? Difficile de ne pas penser à la France où se développe ce type de campements dû à l’afflux incessant de tziganes originaires d’Europe de l’Est. Des campements qui viennent s’ajouter à ceux des nomades “traditionnellement” présents qui, comme à Triel, posent de nombreux problèmes de cohabitation.

Un homosexuel victime de menaces de la part de musulmans à Londres

Un homosexuel victime de menaces de la part de musulmans à Londres

14/09/2011 11h00
LONDRES (NOVOpress) – Difficile d’être homosexuel, et de surcroit militant au sein d’associations homosexuelles, lorsqu’il s’agit de se frotter à la diversité venus du monde arabo-musulman. La « mésaventure » du promoteur des droits de l’homme et homosexuel Peter Tatchell est là pour le rappeler. Cet activiste fut en effet victime de menaces et insultes homophobes à Londres de la part de musulmans. Jusqu’ici rien de bien surprenant au vu du nombre croissant de violences commises dans les banlieues européennes contre les homosexuels. Ironie du sort, Tatchell a été agressé lors de sa participation à la contre-manifestation londonienne qui se tenait dans le quartier de l’immigration de Tower Hamlets lors du rassemblement de l’English Defense League (EDL) de la semaine dernière.

Peter Tatchell, présent à cette contre-manifestation en solidarité avec la communauté musulmane selon ses propres mots, souhaitait protester contre le mouvement patriote de l’EDL. Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Le militant homosexuel a en effet été attaqué car il brandissait des pancartes où était inscrit : « Non à la haine et Gays et Musulmans unis ! Arrêtons l’EDL ». Selon un militant des droits de l’homme témoin de la scène, un groupe de musulmans posté à proximité a tenté de détruire les pancartes et a procédé à de nombreuses intimidations et vexations qui ont failli tourner à l’agression physique.

Peter Tatchell raconte que durant toute la contre-manifestation, il a été entouré et pressé de retirer sa pancarte. Il rapporte que les musulmans présents lui ont ordonné de déguerpir, précisant qu’ils ne « voulaient pas de la présence d’homosexuels » et que « les homosexuels n’ont pas le droit d’être ici » car « il n’y a aucun musulman homosexuel à Tower Hamlets ». Lorsqu’il leur signifia que les homosexuels musulmans devaient protester contre l’EDL, les musulmans présents lui ont farouchement répondu que « les homosexuels ne peuvent être musulmans…et qu’ils n’accepteraient jamais cela ».

Même au sein de la communauté politique et activiste (de gauche) de la LGBT, il fut la cible d’attaques qui dénoncèrent le caractère inapproprié de ces panneaux. Comble de l’histoire, il fut traité de raciste et de fasciste par ses « camarades » politiques.

Retour au réel pour ce militant défenseur acharné du communautariste homosexuel qui en rappelle d’autres. A Paris notamment, où Bertrand Delanoë use de sa fonction de maire pour appuyer la cause homosexuelle à travers une batterie de subventions tout en promouvant le communautarisme musulman avec l’organisation d’une soirée spéciale ramadan organisée à la mairie de Paris. Deux causes pas forcément conciliables au vue des déboires de Pater Tatchell mais aussi du maire de Paris, qui faut-il le rappeler, avait essuyé plusieurs coups de couteau par un musulman homophobe lors d’une nuit Blanche. Ce genre d’incidents devrait rappeler aux militants homosexuels que l’homophobie tout comme l’antisémitisme ne réside pas forcément là où ils veulent bien le croire…

Triel-sur-Seine : les gitans narguent les autorités

Triel-sur-Seine : les gitans narguent les autorités

13/09/2011 16h30
TRIEL-SUR-SEINE (NOVOpress) –
Ils avaient 72 heures pour libérer la commune. Finalement, ils ont encore de belles semaines devant eux. Les 2 000 gitans ayant déferlé sur Triel-sur-Seine (11 000 habitants) le 4 septembre dernier, se trouvaient deux jours plus tard sous le coup d’un arrêté d’expulsion préfectoral : ils auraient dû quitter en fin de semaine dernière le terrain privé qu’ils occupent illégalement.

Mais vendredi, le tribunal administratif a annulé l’arrêté préfectoral ! Un véritable camouflet pour la préfecture qui semblait enfin faire preuve de fermeté depuis le départ d’Anne Boquet et son remplacement l’année dernière par Michel Jau. Car lors des quatre précédentes invasions, l’ancienne préfète avait refusé de voler au secours des Triellois.

Ce nouveau rebondissement est aussi une claque pour Joël Mancel, le maire, qui s’était engagé auprès de ses concitoyens à ce que le problème soit résolu « dans les plus brefs délais ». Croulant sous les protestations, la municipalité essaie de faire bonne figure en assurant qu’elle « attend beaucoup d’une nouvelle procédure en référé, déposée par la société EMTA ».

Cette entreprise, propriétaire du site verdoyant situé en bordure de Seine, submergé par les 500 caravanes des gens du voyage, a en effet porté plainte pour occupation illégale. De plus, une autre plainte a été déposée pour « branchement sauvage » sur le réseau électrique selon Le Parisien du 10 septembre. C’était le cas en 2008 (voir photo) comme le révélait déjà à l’époque Novopress. Chassez le naturel, il revient au galop ? Mais inutile de verser dans un optimisme béat : les deux procédures devraient prendre plusieurs semaines avant d’aboutir. Pendant ce temps, ce sont les Triellois qui trinquent. Comme d’habitude.

“Le réveil du nationalisme a provoqué le refus violent de la diversité” selon le Vatican

« Immigrés, Vatican : “Le réveil du nationalisme a provoqué le refus violent de la diversité” »

13/09/2011 14h20
ROME (NOVOpress) –
À un moment où l’Italie doit faire face à une crise migratoire sans précédent, les déclarations du président du Conseil pontifical pour les migrants, l’archevêque Antonio Maria Vegliò, ont eu un grand retentissement dans la presse italienne.

Sant'Egidio
Logo de la communauté Sant'Egidio

Mgr Vegliò s’est exprimé hier matin dans le cadre de la rencontre internationale annuelle de la puissante Communauté catholique Sant’Egidio, « Bound to live together : Religions et cultures en dialogue », qui se tient cette année à Munich. Ces rencontres, qui s’inscrivent « dans l’esprit d’Assise » (la réunion interreligieuse organisée à Assise en 1986 par le pape Jean-Paul II), réunissent toujours des personnalités de premier plan, y compris politiques. On se souvient de celle de Lyon, en 2005, qui avait été vivement critiquée, à la fois par certains catholiques, pour des raisons doctrinales, et par des associations laïques, à cause de la subvention énorme accordée par la ville de Lyon. La rencontre de Munich, comme le souligne Benoît XVI dans son message aux participants, revêt une signification particulière alors que le pape s’apprête à célébrer « le vingt-cinquième anniversaire de l’invitation adressée par le bienheureux Jean-Paul II aux représentants des diverses religions du monde à se rassembler à Assise pour une rencontre internationale de prière pour la paix ». Le président de la République fédérale d’Allemagne, Christian Wulff, a prononcé en personne le discours d’ouverture.

La table ronde de lundi matin, « Immigration : destinés à vivre ensemble », était présidée par Vincenzo Scotti, actuel sous-secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères dans le gouvernement Berlusconi. La première intervention a été prononcée en français par le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Conférence des Églises européennes, qui a appelé à mettre en place « une véritable politique d’accueil des migrants, valorisant leur venue comme facteur de développement tant des pays d’immigration que des pays d’accueil ». Mgr Vegliò, en sa qualité de président du Conseil pontifical pour les migrants, a parlé en dernier lieu.

Mgr Vegliò
Mgr Vegliò

Le prélat a commencé par décrire ce qui constitue, à ses yeux, « l’actuel contexte européen ». « Nous constatons dans les faits que l’Europe est un continent historiquement multiculturel. Le visage qu’il présente actuellement est le résultat de la coexistence de diverses cultures, aussi grâce aux mouvements migratoires. À la fin du XXème siècle et au commencement du XXIème siècle, deux phénomènes se sont manifestés, certainement liés entre eux. D’un côté, cette période peut être définie comme “ère de l’émigration”, mais, de l’autre, elle a été aussi “l’ère du nationalisme”, où l’on a observé des actes de refus et de marginalisation systématique et même violente des populations minoritaires, comme aussi l’adoption de politiques hostiles à la différence culturelle, qui, de manière plus ou moins visible, ont incité à la peur de la diversité. Dans tous ces cas, les flux migratoires ont été perçus comme menace à l’identité des populations autochtones. Évidemment, la méfiance vis-à-vis de l’étranger et le rejet de celui-ci, avec ses éléments culturels, idéologiques, religieux ou éthiques différents, n’est pas une nouveauté. De fait, la lecture attentive de l’histoire révèle que la diversité culturelle a été la source de nombreux conflits et de guerres entre les peuples, qui se prolongent jusqu’à aujourd’hui.
Face à la réaction immédiate de soupçon et de peur que le divers et l’inconnu puissent provoquer la perte de l’identité, il faut rapppeler que l’identité collective comme l’identité personnelle ne sont pas statiques mais dynamiques, et qu’elles se construisent et se renouvellent chaque jour dans les relations réciproques. Peut-être est-il également utile d’affirmer que l’histoire de l’Europe comme continent, en conformité avec l’histoire de la majorité des Etats qui la composent, est marquée par l’héritage reçu de peuples variés, qui ont produit une évidente hybridation culturelle. Cela permet de dire que la diversité culturelle n’est pas seulement une conséquence de l’immigration contemporaine, mais qu’il s’agit d’une caractéristique de l’identité européenne, sans laquelle il serait impossible de comprendre son présent et son passé. Du reste, le respect de la diversité culturelle et religieuse est inscrit dans le Traité de l’Union européenne et dans sa Charte des droits fondamentaux.
Parce que toute les cultures sont enfermées dans certaines limites, la rencontre entre cultures diverses et leur connaissance paisible, réciproque et sans préjugés, est surtout une richesse, un élément positif, indépendamment des difficultés que peut produire la coexistence entre personnes de cultures diverses ».

Les médias italiens ont surtout retenu cette première partie. L’archevêque a développé dans un second temps sa conception de « l’intégration des immigrés », qui ne saurait être « synonyme d’assimilation qui oublie ou élimine leur histoire, leur culture, leur identité ». « L’intégration n’est pas un processus à sens unique. Autochtones et immigrés sont encouragés à parcourir des chemins de dialogue et d’enrichissement réciproque ». Dans une troisième partie, Mgr Vegliò a déploré (avec une logique que tout le monde ne trouvera pas évidente) que l’Europe ait oublié ses racines chrétiennes, ce qui, selon lui, rend plus difficile l’intégration des immigrés, et appelé à « rénover les modèles éducatifs ». « Il s’agit avant tout d’enseigner à respecter et apprécier les diverses cultures, en découvrant les élements positifs qu’elles peuvent receler ; d’aider à changer les comportements de peur ou d’indifférence à l’encontre de la diversité ; d’instruire à l’accueil, à l’égalité, à la liberté, à la tolérance, au pluralisme, à la coopération, au respect, à la co-responsabilité et à la non-discrimination ».

Novopress n’étant pas un site théologique, il ne nous revient pas de discuter du degré exact d’autorité doctrinale qui, pour les catholiques, peut s’attacher, dans l’absolu comme dans les circonstances présentes, aux déclarations officielles d’un président de dicastère. Il est clair, en tout cas, que, aux yeux des médias, Mgr Vegliò a engagé l’autorité morale du Saint-Siège, et sur des questions qui, en dernière analyse, sont des questions de pur fait. L’identité européenne est-elle historiquement multiculturelle ? L’immigration de masse est-elle un enrichissement pour les pays d’accueil ? Le défaut de l’éducation dans les pays européens est-il vraiment de ne pas suffisamment former à l’accueil et à la non-discrimination ? On se rappelle le mot célèbre de Pascal aux jésuites de son temps : « Ce fut aussi en vain que vous obtîntes contre Galilée ce décret de Rome, qui condamnait son opinion touchant le mouvement de la Terre. Ce ne sera pas cela qui prouvera qu’elle demeure en repos; et si l’on avait des observations constantes qui prouvassent que c’est elle qui tourne, tous les hommes ensemble ne l’empêcheraient pas de tourner, et ne s’empêcheraient pas de tourner aussi avec elle ».

La campagne anglaise sacrifiée à l’immigration de masse

La campagne anglaise sacrifiée à l’immigration de masse

12/09/2011 15h35
Londres (NOVOpress) – « Et ces pieds dans l’ancien temps
Foulèrent-ils les vertes montagnes d’Angleterre ?
Et le saint Agneau de Dieu fut-il vu
Sur les plaisantes pâtures d’Angleterre ? »

Ce n’est pas hasard si Jerusalem, le poème de Blake mis en musique par Hubert Parry, fut un des clous du mariage du prince William et de Kate Middleton au printemps dernier. L’événement fut un vrai succès populaire parce qu’il flattait une nostalgie de la vieille Angleterre, l’Angleterre d’avant l’immigration de masse, que, en temps ordinaire, il n’est même plus possible d’avouer. Sans doute était-ce sur le mode du kitsch sans conséquence, mais c’était encore trop pour le correspondant du Monde à Londres, qui dénonça haineusement le prince William comme représentant « l’Angleterre blanche, protestante et noble, qui contraste avec une société civile méritocratique et multiculturelle ».

Went the Day Well? NovopressLa campagne anglaise fut jusqu’à très récemment un élement majeur de l’identité nationale, transmis dès l’enfance par des classiques comme Le Vent dans les saules de Kenneth Grahame (1908) ou Le Jardin secret de Frances Hodgson Burnett (1911). Dans Went the Day Well? (1942), un des meilleurs films de propagande de toute l’histoire du cinéma (affiche ci-contre), c’est pour défendre leur village, les prés, les bois, l’église normande entourée du cimetière, le manoir avec un jardin à la Capability Brown, les cygnes sur la rivière, que des Anglais ordinaires se battent contre l’envahisseur nazi.

Mais la campagne est aujourd’hui menacée par d’autres envahisseurs. Le gouvernement britannique a introduit un plan pour modifier radicalement la législation existante sur les permis de construire, de manière à permettre l’édification d’au moins deux millions de nouveaux logements sur « les ceintures vertes », les zones rurales qui entourent les villes et qui sont protégées depuis le « Town and Country Planning Act » de 1947, précisé par une circulaire de 1955.

Le projet a été dénoncé par toutes les organisations de défense de l’environnement, au premier chef la « Campagne pour protéger l’Angleterre rurale » qui déplore que le gouvernement ait officiellement abandonné « le principe selon lequel la campagne doit être protégée pour elle-même, pour son caractère, sa beauté et l’héritage qu’elle représente ». Un mouvement national de protestation « Touche pas à notre terre » a été lancé. Il est relayé depuis juillet sur une page spéciale du Daily Telegraph, régulièrement mise à jour.

Le philosophe Roger Scruton est intervenu dans le débat la semaine dernière en publiant un article intitulé « La beauté de l’Angleterre doit-elle périr, M. Cameron ? ». Il y pulvérise l’argument selon lequel la réforme est nécessaire pour favoriser la croissance économique. « Le Town and Country Planning Act a certainement été un obstacle à la croissance économique. Quand les gens refusent d’abattre une cathédrale pour exploiter le charbon qui se trouve en-dessous, ou lorsqu’ils insistent pour conserver une ville du XVIIIème siècle alors qu’elle pourrait être transformée en parc industriel, ils créent des obstacles à la croissance économique. La plupart des formes d’amour sont des obstacles à la croissance économique. Loué soit Dieu pour les obstacles à la croissance économique ».

Roger Scruton©Eamonn McCabe
Roger Scruton©Eamonn McCabe

Scruton a publié en 2000 un beau livre, England : An Elegy, où il montre que l’Angleterre, avant même d’être une nation, était « un lieu consacré par la coutume », et que l’anglicanisme traditionnel, la religion nationale qu’exprime un hymne comme Jerusalem, était « l’enchantement de la terre anglaise ». Mais Scruton, s’il donne avec intelligence et talent dans le filon nostalgiste, sait où s’arrêter. Il ne prononce pas les mots irréparables qui, de penseur réactionnaire un peu ridicule mais quand même respectable, le transformeraient en monstre à mettre au ban du monde intellectuel. Il ne parle pas d’immigration.

L’immigration est pourtant bien au cœur du problème. C’est l’explosion de l’immigration en Angleterre qui rend la crise du logement aiguë et impose de périurbaniser les campagnes. La dernière étude du très sérieux think tank « Migration Watch », publiée le 1er septembre, montre que « l’immigration est responsable d’au moins 40% de l’augmentation du nombre des foyers entre 2001 et 2008. Dans le futur, 36% des nouveaux foyers, selon les projections officielles [systématiquement sous-évaluées, N.d.T], seront le produit de l’immigration, si bien qu’il faudra construire, en moyenne, 200 logements par jour durant les 25 prochaines années rien que pour loger le surplus de population dû à l’immigration. Même si la construction de logements augmentait de 25% par rapport au niveau actuel de 200 000 par an, il y aurait un déficit d’environ 800 000 logements en 2033 – l’équivalent du nombre de logements cumulé de Leeds, Manchester, Newcastle et Nottingham ».

La submersion migratoire de l’Europe, en même temps qu’elle prépare la disparition à terme des peuples autochtones, détruit les rapports que, au long de leur histoire millénaire, ils avaient tissés avec leur terre.

[Kiosque étranger] Comment dépenser son argent pour s’envoyer en l’air ?

Comment dépenser son argent pour s'envoyer en l'air ?

02/09/2011 – 10h30
NEW YORK (NOVOpress) –
Cette surprenante vidéo dévoile les secrets du nouveau jet privé du milliardaire américain Donald Trump où même les boucles des ceintures de sécurité sont en or massif.

Ce Boeing 757, entièrement aménagé en fonction des désirs de son propriétaire, a été vendu en 1991 à Sterling Airways avant être cédé à la compagnie mexicaine TAESA en 1994 qui l’a revendu à Paul Allen un autre milliardaire américain qui à son tour s’en est dessaisi au profit de Donald Trump.

Nouvelles violences intercommunautaires en Alsace

Nouvelles violences intercommunautaires en Alsace

11/09/2011 – 16h00
MULHOUSE (NOVOpress) —
 L’Angleterre n’est pas le seul pays où le modèle multiculturel génère des violences inter-communautaires. La France depuis fort longtemps subit également les affres de tensions entre communautés extra-européennes. Ce phénomène, occulté par le politiquement correct, n’est pourtant pas nouveau pour les forces de police.

Deux bandes ethniques rivales, l’une tchétchène, l’autre maghrébine selon les Dernières Nouvelles d’Alsace, se sont violemment affrontées hier dans un quartier de l’immigration, Bourtzwiller, à Mulhouse (68100), faisant sept blessés dont cinq parmi les forces de l’ordre. L’hypothèse d’un mariage qui a mal tourné la veille serait à l’origine des scènes de guérilla de samedi. Néanmoins, l’essence communautaire de ces violences ne fait place à aucun doute selon les déclarations d’Alain Martinez, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), pour qui « tout ça est très imprécis, on ne connaît pas trop l’origine des tensions, mais c’est apparemment un conflit communautaire ».

Les assaillants Tchétchènes, venus prendre leur revanche face aux provocations de “jeunes” la veille, se sont réfugiés dans la mosquée du quartier « encerclés par une centaine de jeunes du quartier ». Ils ne doivent leur salut qu’à l’intervention des forces de l’ordre pour les évacuer. Des cocktails molotov ont été jetés causant de nombreux dégâts et plusieurs coups de feu ont été entendus.

L’entêtement des responsables politiques à vouloir importer des communautés culturellement insolubles au mépris des peuples, est responsable de telles violences. Des violences subies malheureusement par des gens dont l’unique but est de vivre en paix.

[Kiosque étranger] La Russie impériale renaît dans le Pacifique [vidéo]

Cooks islands, par Cary Dunn

10/09/2011 – 16h00
MADRID (NOVOpress) –
La nostalgie ne connaît décidément plus aucune limite.

Le quotidien monarchiste espagnol ABC rapporte non sans une certaine émotion que le milliardaire russe Anton Bakov et cinq de ses amis ont acheté une île de dans l’archipel des îles Cook pour y refonder la monarchie russe. Pour leur nouvel Etat, ils ont adopté une constitution directement inspirée de celle en vigueur à la fin de l’Empire russe en 1917.

Pour le moment Bakov et ses amis se répartissent les ministères en attendant de trouver un descendant des Romanov désireux d’accepter la couronne impériale pour cet Etat de 168 hectares menacé par la hausse du niveau des mers.

Jean-Jacques Urvoas veut désarmer les policiers municipaux

Jean-Jacques Urvoas veut désarmer les policiers municipaux

08/09/2011 – 18h30
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – « Désarmer et changer l’uniforme des policiers municipaux » : c’est peu dire que cette proposition du député du Finistère Jean-Jacques Urvoas (PS) a fait réagir les syndicats des intéressés. Qui rappellent que l’armement des policiers municipaux n’a pour seul but que de garantir leur intégrité physique afin qu’ils puissent remplir leur mission – de plus en plus dangereuse – en toute sécurité. Une réalité qui semble échapper à toute une partie de l’oligarchie politique. Et aussi au gouvernement
.

« Il m’a semblé en effet opportun, avant que le candidat du changement soit désigné lors des primaires, de proposer à ceux que le sujet intéresse quelques réflexions iconoclastes sur le terrain que je travaille pour le compte du PS depuis 3 ans : la sécurité. » Avec son livre « Onze propositions chocs pour rétablir la sécurité » (Fayard), le « monsieur sécurité » du PS peut se vanter d’avoir réussi dans la provocation.

Pour le syndicat de la police municipale de la fédération autonome de la fonction publique territoriale (FAFPT) les propositions de cet ex-strauss-kahnien (rallié aujourd’hui à Martine Aubry) font fi de la réalité. D’abord parce que seulement 40% des 3.500 polices municipales sont armées, alors que les autres ne disposent que d’un bâton de défense ou d’une bombe lacrymogène. Ensuite parce que ces débats, estime le syndicat, sont « angéliques » et « d’un autre âge. « La société a évolué. La violence est quotidienne. Une arme est un outil de travail et un équipement de protection individuel. »

Le Syndicat national des policiers municipaux (SNPM-CFTC) s’indigne, quant à lui, du « mépris affiché par M. Urvoas pour les missions exercées au quotidien par des milliers de collègues policiers municipaux ». Dénonçant « la vision technocratique de la sécurité » de J.J. Urvoas, le président du syndicat, Frédéric Foncel, souligne que « ce dédain pour les policiers municipaux de France, 3ème force de sécurité de notre pays, va jusqu’à interdire l’appellation même de police municipale. C’est ignorer les réalités du terrain, et tout cela dans une société de plus en plus violente » avant d’inviter le député du Finistère à faire « un stage de découverte » ( !) dans une police municipale.

Jean-Jacques Urvoas veut désarmer les policiers municipaux
Jean-Jacques Urvoas : des propositions "angéliques" et "d’un autre âge"

Il est vrai que la question de l’armement des policiers municipaux divise aussi l’UMP. Interrogé par Le Figaro (édition du 30 août) Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire UMP de Marseille – la ville qui bat tous les records d’insécurité – a pu déclarer : « Si armer la police municipale était la bonne solution, il y aurait moins de délinquance dans les villes où elle a été mise en œuvre. Or aucune statistique ne l’a démontré jusqu’à présent. » Ce à quoi le syndicat FAFPT a répondu que l’armement des policiers municipaux « n’a pour but que de garantir l’intégrité physique des agents afin que ceux-ci interviennent en toute sécurité. »

Après la mort tragique de leur collègue Aurélie Fouquet le 20 mai 2010, abattue par une bande de truands équipés d’armes automatiques, les policiers municipaux espéraient une prise en compte de leurs problèmes de la part du gouvernement. Un an plus tard, lors des Premières rencontres de la police municipale qui se sont tenues à Nice le 20 juin dernier, Claude Guéant s’est borné à promettre le financement (partiel) de gilets pare-balles, renvoyant la question de l’armement des policiers à un examen au cas par cas, dans le cadre des conventions de coordination avec la police nationale. Et récemment une circulaire, cosignée par le ministre de l’Intérieur et le Garde des Sceaux, a rappelé que les policiers municipaux ne devaient en aucun cas mener des opérations de maintien de l’ordre.

Lors du décès d’Aurélie Fouquet Nicolas Sarkozy avait rendu hommage aux policiers municipaux qui, avait-t-il dit, « ont droit à la reconnaissance de la Nation pour la qualité de leur travail ». Une reconnaissance toute théorique, manifestement.

[Kiosque étranger] Quand une poupée vous mène au banc des accusés

Quand une poupée vous mène au banc des accusés

07/09/2011 – 14h30
LONDRES (NOVOpress) —
Dans les colonnes du Daily Mail, les journalistes Hugo Gye et Paul Harris se font un malin plaisir à dénicher les cas les plus farfelus de politiquement correct. Dans cet article, ils décryptent le cas ahurissant de cette grand-mère de 65 ans qui doit se présenter devant un tribunal anglais pour répondre à des accusations de « racisme » parce qu’elle a placé une poupée de chiffon noire à sa fenêtre.

Angleterre : un tiers de naissances étrangères en 2010

Angleterre : un tiers de naissances étrangères en 2010

07/09/2011 – 13h45
LONDRES (NOVOpress) —
Un tiers des enfants nés en 2010 en Angleterre et au Pays de Galles ont au moins un parent étranger. Alors que les émeutes anglaises viennent de mettre au premier plan la question ethnique – ceux mêmes qui nient que les émeutes aient été ethniques ne trouvant à proposer que des solutions ethniques –, l’Office for National Statistics vient de publier son rapport sur « les naissances en Angleterre et au Pays de Galles en 2010, selon le pays d’origine des parents » (pdf). On y découvre l’ampleur de la substitution de population en cours.

723 165 enfants sont nés vivants en Angleterre et au Pays de Galles en 2010. Seuls 465 519 (64,4% des naissances contre 64,5% en 2009 et 64,7% en 2008) sont de père et de mère nés au Royaume-Uni (ce qui inclut évidemment tous les immigrés de deuxième et de troisième génération). 128 322 (contre 121 851 en 2009 et 118 868 en 2008) ont deux parents qui ne sont pas nés au Royaume-Uni. 45 739 ont une mère étrangère et un père né au Royaume-Uni, 41 068 ont une mère née au Royaume-Uni et un père étranger, 7 766 sont de mère étrangère et de père inconnu (34 734 ont une mère britannique et un père inconnu).

Les enfants nés de mère étrangère ont représenté en 2010 25,1 % des naissances, contre 24,7% en 2009. C’est la plus forte proportion d’enfants nés de mère étrangère depuis que l’origine des parents a commencé d’être enregistrée en 1969 – juste un an après le discours « des rivières de sang » d’Enoch Powell, quand le phénomène de l’immigration n’a plus pu être ignoré. Cette proportion a augmenté tous les ans depuis 1990, quand elle était de moins de 12%, mais principalement depuis dix ans. En 2000, elle n’était encore que de 15,5%. Dans le district londonien de Newham, un des foyers des dernières émeutes, le pourcentage d’enfants de mères étrangères a atteint 76,4 %, contre 75,7% en 2009.

Cette envolée des naissances étrangères tient à la fois au nombre croissant de mères étrangères et à leur plus forte fertilité. D’une part, alors que le nombre de femmes britanniques en âge de procréer a diminué de 0,8% entre 2009 et 2010, le nombre des femmes nées à l’étranger en âge de procréer a augmenté de 4,2%. D’autre part, alors que le taux de fertilité des femmes nées au Royaume-Uni (y compris, encore une fois les immigrées de deuxième et troisième générations) n’a été en 2010 que de 1,88 enfants par femme (en-dessous du seuil de renouvellement des générations), le taux de fécondité des femmes étrangères vivant en Angleterre et au Pays de Galles s’est élevé à 2,45 enfants par femme.

Ces deux facteurs ne jouent cependant pas de la même manière selon les pays d’origine. S’agissant des mères étrangères, la Pologne est, pour la première fois, en tête en 2010. Dans son cas (19 762 naissances de mères polonaises en 2010, contre seulement 1 830 en 2004, quand la Pologne est entrée dans l’Union européenne), ce chiffre s’explique par l’augmentation vertigineuse du nombre de Polonais présents au Royaume Uni: entre 2003 et 2010, ils sont passés de 75 000 à 521 000. En revanche (même s’il faut attendre la publication du recensement de 2011 pour avoir des données complètes), il est très improbable que le taux de fécondité des mères polonaises soit plus élevé que celui des Britanniques de souche: en Pologne même, le taux de fécondité n’est actuellement que d’1,4 enfants par femme.

Dans le cas des pays qui viennent ensuite, le Pakistan (17 840 naissances), l’Inde (13 575), le Bangladesh (8 360), le Nigéria (7 332), la Somalie (5 882), le différentiel de fécondité est en revanche considérable. Le recensement de 2001 (le dernier disponible) indiquait que le taux de fécondité des femmes nées au Royaume Uni était d’1,6 enfants par femme, contre 4,7 pour les femmes nées au Pakistan et 3,9 pour les femmes nées au Bangladesh. La Jamaïque n’apparaît plus dans le groupe de tête, les mères d’origine jamaïcaine étant désormais pour l’essentiel des immigrées de deuxième et troisième générations. Tout porte du reste à penser que, si le taux de fécondité des femmes nées au Royaume Uni est remonté à 1,88, c’est dû à ces immigrées de deuxième et troisième générations. À la manière du Figaro en France, la BBC n’en a pas moins fait dernièrement un article sur « le mystérieux baby-boom britannique », avec photo d’un bébé blond. Car les médias et les mensonges du Système se ressemblent dans tous les pays d’Europe.

Quant à l’origine des pères, le Pakistan (19 091 naissances de pères nés au Pakistan) reste en tête, comme en 2009 et en 2008. Il est suivi par la Pologne (15 619), l’Inde (12 799), le Bangladesh (9 105), le Nigéria (8 129), la Somalie (5 311).

Les dernières statistiques sur l’immigration du ministère de l’Intérieur vont exactement dans le même sens. 241 000 immigrés ont obtenu un permis de séjour en 2010, un record absolu. 195 000 ont obtenu la nationalité britannique, ce qui est un peu moins que le record de 2009 (204 000) mais plus de deux fois supérieur au niveau d’il y a dix ans. En revanche, les expulsions de clandestins et de demandeurs d’asile refusés sont tombées entre avril et juin 2011 à 11 388, le chiffre trimestriel le plus bas depuis que les relevés ont commencé d’être publiés, en 2001.

Au total, le nombre (officiel) d’étrangers au Royaume Uni a dépassé pour la première fois en 2010 la barre des sept millions, soit un habitant sur huit.

Crédit photo : Andras Lienig via Flickr

Gitans à Triel-sur-Seine : le maire craint pour la sécurité des habitants

Gitans à Triel-sur-Seine : le maire craint pour la sécurité des habitants

07/09/2011 – 09h00
TRIEL-SUR-SEINE (NOVOpress) – Une départementale totalement bloquée, des dizaines de policiers mobilisés, des infrastructures détruites à la vue de tous… le cauchemar recommence pour les Triellois : dimanche, près de 500 caravanes des gens du voyage ont débarqué illégalement chez eux, après un an de répit. C’est la cinquième invasion depuis septembre 2008. Ces milliers de gitans ont pris place au même endroit qu’avant : sur un terrain privé à l’entrée de cette commune des Yvelines, déjà durement éprouvée lors de leurs précédents passages.

Depuis ce coup de force, la mairie a publié sur son site internet un « avis à la population », où la municipalité affirme, mettre en œuvre « toutes les mesures possibles pour mettre fin à cette situation. Les services de l’Etat ont annoncé le renforcement des patrouilles de police. Soyez assurés que la situation sera résolue dans les plus brefs délais », assure le communiqué.

La situation est grave puisque dans l’édition des Yvelines du Parisien, datée du 6 septembre, le maire de la commune, Joël Mancel, « craint pour la sécurité de ses habitants et des riverains ». D’autant plus que ces envahisseurs comptent occuper le terrain durant au moins 15 jours. L’édile a saisi la préfecture dans l’espoir d’un arrêt d’expulsion. Mais, à chaque occupation illégale, l’Etat ne bouge pas. Par le passé, c’est la mobilisation des habitants  et de militants identitaires d’Ile-de-France qui avaient eu raison de cette invasion.

L’Australie élimine Jésus-Christ de l’histoire

L’Australie élimine Jésus-Christ de l’histoire

06/09/11 – 08h30
CANBERRA (NOVOpress) –
« Avant Jésus-Christ » et « après Jésus-Christ » (BC et AD en anglais) sont désormais des formules interdites dans les écoles australiennes. Le nouveau programme d’histoire introduit par le gouvernement travailliste prescrit d’employer des termes « neutres », BCE (avant l’ère commune), BP (avant le présent) et CE (ère commune).

La décision a suscité une vive polémique en Australie. The Daily Telegraph de Sydney (le principal quotidien conservateur) titre « La brigade politiquement correcte élimine Jésus-Christ ». L’archevêque anglican de Sydney, Peter Jensen, un évangéliste connu pour son franc-parler (il est l’une des principales figures de la résistance à la dérive politiquement correcte de la communion anglicane à travers le monde), a dénoncé « une tentative intellectuellement absurde pour effacer le Christ de l’histoire humaine. C’est absurde parce que la venue du Christ demeure le point fixe des dates et parce que la formule “ère commune” n’a aucun sens et induit en erreur. C’est du même ordre que d’appeler Noël “fêtes de fin d’année” ». Christopher Pyne, porte-parole pour l’éducation de l’opposition libérale, a déclaré : « L’Australie est ce qu’elle est aujourd’hui à cause des fondements de notre nation dans l’héritage judéo-chrétien que nous avons reçu de la civilisation occidentale. Se prosterner devant le politiquement correct en retirant “avant Jésus-Christ” et “après Jésus-Christ” des programmes officiels, relève de l’erreur fondamentale de nier qui nous sommes en tant que peuple ».

En compensation, « le multiculturalisme sera ancré dans les programmes en tant que première étape pour contraindre la société à respecter les autres cultures. Les élèves seront formés à la “compétence culturelle” en classe, dans le cadre du plan du gouvernement fédéral pour stimuler le soutien au multiculturalisme et combattre les attitudes négatives ». Le gouvernement commence ainsi à répondre à un rapport rédigé en 2010 par « le Conseil multiculturel australien », qui avait entre autres recommandé « que le gouvernement établisse une stratégie anti-raciste et mette en place un programme d’éducation pour tous les Australiens, en insistant particulièrement sur les discriminations, les préjugés et le racisme ».

Selon des enquêtes sociologiques, un Australien sur dix est encore opposé aux mariages inter-ethniques: proportion évidemment intolérable pour le gouvernement. La rééducation de la société commence à l’école.

[box] Photo : Tombeau du pape Grégoire XIII. La sculpture met en évidence l’introduction en 1582 par ce pape du calendrier Grégorien qui est actuellement le calendrier international utilisé par la plupart des pays. Ce calendrier a corrigé une dérive des dates existant dans le calendrier précédent, dérive due à un calcul insuffisamment précis des années bissextiles. [/box]