Apocalypse zombie : entre “zombies studies” et survivalisme geek

Apocalypse zombie : entre "zombies studies" et survivalisme geek

10/05/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) — Dans le cadre d’une discussion entre amis au sujet des films de zombies (des classiques de George Romero à la série plus récente « The walking dead ») fusa la remarque « En cas de fin du monde, les geeks survivront plus facilement parce qu’ils savent déjà tout ce qu’il faut faire… tout est dans les films de zombies ! » Au delà de la boutade, cette axiome pourrait-il se révéler plus vrai qu’il n’ y paraît au premier abord ?

En cas de fin du monde, les geeks survivront plus facilement parce qu'ils savent déjà tout ce qu'il faut faire...
En cas de fin du monde, les geeks survivront plus facilement parce qu'ils savent déjà tout ce qu'il faut faire... DR.

Si l’on creuse l’hypothèse de l’apocalypse zombie, comment survivre ? La réponse se fait autour de deux axes : connaître l’ennemi et lutter de manière concrète et pratique pour sauver sa peau.

La connaissance de l’ennemi s’approfondit depuis les années 2000 avec ce que l’on appelle les « zombie studies ». Des chercheurs ont commencé à étudier très sérieusement l’hypothèse « zombiepocalypse » au moyen d’arguments scientifiques. Le premier à se lancer est le Dr Steven C. Scholtzman en 2009, lors d’un colloque « Science on screen », durant lequel des scientifiques étaient invités à commenter le film de leur choix. S. C. Sholtzman choisit « La Nuit des Morts-vivants » de George Romero. Il utilise les avancées de la neurobiologie pour disséquer le cerveau des zombies. Fort du succès de cette intervention, le Dr Scholtzman va pousser plus loin ses recherches et les compiler dans l’ouvrage qui va lancer les « zombie studies », The Zombie Autopsies : Secret Notebooks from the Apocalypse.

D’autres scientifiques vont alors s’engouffrer dans cette curieuse brèche. En 2011, le neuroscientifique Bradley Voytek se prête lui aussi au jeu, en caractérisant scientifiquement le  syndrome du comportement zombie (Consciousness Deficit Hypoactivity Disorder) : « La perte de tout comportement rationnel caractérisé par une agressivité à la fois délirante et impulsive, une attention axée uniquement autour de stimulus, une incapacité à coordonner les fonctions du langage et un appétit insatiable pour la chair humaine. » (vidéo de la conférence)

Dead Snow (2009) © Euforia Film
Dead Snow (film, 2009) © Tommy Wirkola / Euforia Film
Très en pointe sur les « zombie studies », on trouve aussi les frères Madore qui élaborent des théories physiques et mathématiques pour comprendre le fonctionnement des zombies : variation autour de la théorie du trou noir pour expliquer le mode de rassemblement des zombies (the Zombie Black Hole) ; suivront des articles sur la manière dont ils identifient leurs proies (The Physics of Zombies II: Madore’s Rules of Zombie Vision and Visual Target Confirmation) ou encore quelle est leur source d’énergie métabolique (The Physics of Zombies III: Madore’s Rule of Zombie Photosynthetic Vitality).

Mais les « zombie studies » ne se limitent pas aux sciences dures. En 2009, le professeur de relations internationales et collaborateur de Foreign Policy, Daniel W. Drezner, intrigué par un modèle mathématique d’une épidémie zombie réalisée par une équipe de chercheur canadien, s’interroge sur les conséquences politiques d’un tel scénario. D’abord sur son blog, il étoffera par la suite ses réflexions dans le livre Theories of international politics and Zombies, dans lequel il tentera d’explorer tous les scénarios possibles.

Au delà de la potacherie au premier degré, l’apocalypse zombie intéresse les scientifiques car elle permet d’apporter des solutions théoriques plus pertinentes à certains problèmes. Par exemple dans le cas d’une propagation de maladie infectieuse, les modèles actuels se limitent à une situation à la fois alors que l’hypothèse zombie implique, elle, plusieurs variables qui permettent de réfléchir à des situations de crise plus complexes. « Les zombies sont la menace parfaite du XXIème siècle : ils ne sont pas compris par les analystes sérieux, ils possèdent des capacités protéiformes, et représentent un défi très très important pour les États. » (Daniel W. Drezner)

Apocalypse zombie : entre "zombies studies" et survivalisme geek
Tales from the dark side... DR.
Mais l’apocalypse zombie ne se limite pas à des recherches théoriques. Elle permet aussi à des organismes gouvernementaux de préparer les populations de manière ludique mais néanmoins sérieuse et concrète à des catastrophes de grande ampleur. En mai 2011, le très sérieux CDC (Center for Disease Control – l’agence américaine de santé publique) publiait un billet concernant l’apocalypse zombie : « Si les zombies commençaient à se balader dans les rues, le CDC conduirait une enquête, comme pour n’importe quelle épidémie. Le CDC fournirait une assistance technique aux villes, états, ou partenaires internationaux pour gérer une infestation zombie. Cette assistance pourrait inclure des consultations, des analyses en laboratoire, le traitement et la gestion de patients, et le contrôle de l’infection (y compris isolation et quarantaine). » Le CDC informait en outre sur la marche à suivre : lieu de rendez-vous sûr, route d’évacuation, etc… Le CDC conseillait également de constituer préventivement des kits de survie : eau potable – deux litres par personne par jour, pour au moins trois jours, nourriture non périssable, ouvre-boîte manuel, radio à piles et piles de rechange, lampe de poche et piles de rechange, trousse de premiers soins comprenant bandages adhésifs, compresses de gaze stériles, ciseaux, pince à épiler, épingles, antiseptiques, analgésiques, articles pour l’hygiène comprenant brosses à dents, serviettes, savon, papier hygiénique, sacs à ordures de plastique, couvertures, argent comptant et monnaie, jeux de clés pour la voiture et la maison, sifflet pour signaler votre présence aux secouristes, bougies, briquet et allumettes, couteau de poche multifonctionnel, masques antipoussières pour filtrer l’air contaminé, papiers personnels importants.

Apocalypse zombie : entre "zombies studies" et survivalisme geek
Michel Ange, Le Jugement Dernier (détail). Chapelle Sixtine, Vatican. DR.
Au vu de la liste, il est clair que l’hypothèse de hordes de morts-vivants qui attaquent les populations n’est pas envisagée avec vraiment beaucoup de sérieux par le CDC. La présence d’argent liquide laisse songeur : en cas de fin du monde, il plus probable que le cours de la boite de conserve soit plus élevé que celui de l’argent papier. Et si les hordes attaquent, il faut se défendre. Quid des armes ? Les geeks ne s’y sont pas trompés en faisant exploser le CDC à la fin de la saison 1 de « The Walking dead », probable petit clin d’œil à l’incompétence  de celui-ci en la matière.

Pour se préparer de manière optimale à l’apocalypse zombie, il vaut donc mieux se plonger dans la bible du geek survivaliste, le Guide de survie en territoire zombie de Max Brooks. Au fil des 10 chapitres sont détaillés par le menu les indispensables de la survie en cas d’épidémie zombie : comparatifs des armes possibles, des véhicules, des lieux à éviter absolument ou à l’inverse vers lesquels se rassembler. La planète geek a, depuis la parution du livre en 2006, considérablement étoffé le guide des solutions. Les forums survivalistes en mode zombie se multiplient sur le net. Le plus complet étant probablement Zombie Squad : sujets pratiques (armes, provisions, transport, médicaments), psychologiques (gérer les traumatismes, etc…), et géographiques (comment commencer à s’organiser localement en prévision de la crise, des forums dédiés par zones permettent de rentrer en contact). Des cartes de survie interactives ont également été élaborées (Map of the dead, qui a l’intérêt de ne pas se limiter aux États-Unis) qui indiquent les lieux importants (casernes, hôpitaux, pharmacies, …). Mais tout cela ne sert à rien si l’on n’est pas capable de courir vite devant la horde affamée. Des cours de culture physique dédiés, Zombiefit ont été créés également.

Laissons le dernier mot à Max Brooks : « la question n’est pas de savoir si l’apocalypse zombie va arriver, mais quand ». Soyez prêts…

Spoutnik, pour Novopress

Image en Une : crédit netfreestuff.co.uk

8 mai : Sarkozy-Hollande, “apaisement” ou absence de désaccords profonds ?

8 mai : apaisement ou absence de désaccords profonds ?

09/05/2012 – 18h45
PARIS (NOVOpress) –
Hier, mardi 8 mai 2012, les journalistes n’avaient à la bouche que “démocratie apaisé”, “alternance civilisée”, “beau symbole républicain” à propos de la présence simultanée de l’ancien et du nouveau président à l’Arc de Triomphe de l’Etoile à Paris (image en Une).

L’événement paraissait être moins la commémoration de l’armistice de la seconde guerre mondiale que la cessation des hostilités entre François Hollande et Nicolas Sarkozy pour devenir ou rester président, une fois que la bataille est jouée. Cet apaisement pourrait rassurer tout le monde. Il serait le signe de la bienséance républicaine. Il laisse presque penser qu’en France, il ne saurait y avoir de conflits d’idées plus importants que le devoir de mémoire.

Cette réunion de François Hollande et Nicolas Sarkozy pour l’armistice du 8 mai est-il le symbole d’un “apaisement” ou le symbole de l’absence de désaccords profonds, simple différence de degrés, en particulier dans toujours plus de mondialisme, d’immigration extra-européenne et substitution de population, de discrimination négative en France pour les Européens de souche.

Crédit photo : copie d’écran d’une vidéo de CompteTest73000 sur YouTube

François Hollande fêté par les Africains [vidéo]

François Hollande fêté par les Africains

08/05/2012 – 18h30
PARIS (NOVOpress) –
Paris, Marseille… lors de leurs émissions consacrées à l’élection de François Hollande avant-hier soir, TF1 ou France 2 n’ont pas pu occulter cette réalité : la présence de très nombreux drapeaux algériens, tunisiens ou marocains pour fêter la victoire du candidat socialiste, notamment place de la Bastille (image en Une, cliquer sur l’image pour l’agrandir), sur les Champs-Elysées et rue de Solférino à Paris.

Les supporteurs de François Hollande ont également agité vigoureusement des drapeaux homosexuels, tandis que des danses africaines étaient improvisées sur le pavé parisien (voir vidéo).

Autant de démonstrations concrètes sur l’influence du vote des immigrés nord-africains dans la vie politique dans l’Hexagone, soutenus par la gauche anti-française. Un phénomène salué par la presse maghrébine comme le souligne le site Slate Afrique. Tandis que La Vie annonce que « 93% des musulmans ont voté pour François Hollande ». Immigration et islamisation : une véritable manne électorale pour la gauche.

Feux de joie à Brest pour saluer la victoire de François Hollande

Feux de joie à Brest pour saluer la victoire de François Hollande

08/05/2012 – 10h00 BREST (NOVOpress Breizh) – Avec 63,22%, François Hollande est arrivé très largement en tête avant-hier à Brest. Ce score, supérieur à celui du département du Finistère où le candidat du PS a recueilli 58,87 % contre 41,13 % pour le président sortant, a été marqué, comme dans de nombreuses villes de France, par ce qu’il est convenu d’appeler des « incidents ».

Selon le Télégramme, les pompiers de la sous-préfecture finistérienne ont dû en effet intervenir à trois reprises dans la nuit de dimanche à lundi suite à des feux de véhicules survenus dans des quartiers réputés « sensibles ». La première fois dans le quartier de Saint-Pierre, la seconde dans le quartier de Pontanézen et la troisième dans le quartier de Bellevue. Dans ce dernier quartier, régulièrement frappé par de graves actes de délinquance rarement résolus, Marine le Pen avait dépassé le seuil des 20% dans deux bureaux de votes le 22 avril dernier.

Le quotidien brestois indique que les feux ont été rapidement maîtrisés et qu’il n’y a pas eu de « dommages collatéraux » tout en précisant que « l’origine volontaire de ces trois sinistres ne fait aucun doute ». Un véhicule appartenant à la Police nationale stationné devant le commissariat central a par ailleurs fait l’objet d’un bris de vitre.

Alors qu’il n’était que candidat aux primaires de son parti, François Hollande s’était rendu en novembre 2010 dans le quartier de Pontanézen. Evoquant les questions de sécurité, il avait alors déclaré que la gauche ne devait pas être « timide sur les questions de sécurité », allant jusqu’à évoquer « l’arme répressive pour extraire du quartier ceux qui sont dangereux » tout en précisant quand même que « c’est d’abord en agissant, en luttant contre les causes, la pauvreté, la précarité qui justifient les trafics ». Reste donc au nouvel élu à faire ses preuves dans un domaine qu’il s’est bien gardé d’évoquer tout au long de sa campagne. Saura-t-il surmonter sa timidité ?

Drapeaux magrébins pour fêter la victoire de Hollande, à Lyon aussi

Drapeaux magrébins pour fêter la victoire de Hollande, à Lyon aussi

07/05/12 – 18h40
Lyon (NOVOpress) –
Le Progrès titre “La jeunesse black-blanc-beur célèbre le changement dans les rues de Lyon” et Rue89Lyon précise “A 21h. Sur la place Bellecour, 500 personnes sont réunies au pied de la statue de Louis XIV. Les drapeaux algériens et tunisiens sont haut portés.”.

Il faut dire qu’à Lyon (photo en Une) comme à Paris et bien d’autres villes, les drapeaux algériens, marocains, tunisiens, maliens, guinéens, etc. ont fêté la victoire de François Hollande. Et même les grandes chaines de télévision n’ont pas réussi à les cacher comme le montre en bas d’article, l’image de la colonne au centre de la Place de la Bastille où se déroulait la fête organisée par le Partie Socialiste à Paris hier soir.

 

Vidéo à Lyon.

A Paris, Place de la Bastille. Cliquer sur l’image pour l’agrandir.
Drapeaux magrébins pour fêter la victoire de Hollande, à Lyon aussi

Tentation islamiste à la mosquée de Libourne ?

Tentation islamiste à la mosquée de Libourne ?

07/05/2012 – 10h00
LIBOURNE (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Depuis juin dernier, Libourne (Gironde) possède officiellement une mosquée (11 avenue du Général Monsabert), inaugurée en présence du maire socialiste Gilbert Mitterrand. Celle-ci est dirigée par l’association des Musulmans de Libourne, proche de la très controversée UOIF (Union des Organisations Islamiques de France).

Présidée par Mohamed Benbekkari, celle-ci vient récemment de changer d’imam. Le nouvel arrivant est le marocain Messaoudy Abdelhamid qui remplace Embarek Guerdam. Si la liste des derniers conférenciers apporte quelques sueurs (notamment le très radical Mohamed Khattabi), ce sont des vidéos pour le moins troublantes qui circulent sur internet. On y voit lors d’un « concours coranique » à la mosquée le 11 février dernier, une petite fille portant le foulard islamique réciter des versets sous les « allah akbar » approbateurs.

Lors de son inauguration (photo), le maire de Libourne déclarait « Imaginons qu’ici à Libourne cette mosquée soit le symbole du vivre ensemble, face à l’obscurantisme populiste ambiant ». Et si c’était l’inverse ?

Allemagne : les salafistes attaquent la police, 80 interpellations, des policiers blessés

Allemagne : les salafistes attaquent la police, 80 interpellations, des policiers blessés

Allemagne : les salafistes attaquent la police, 80 interpellations, des policiers blessésLes autorités allemandes ont indiqué qu’une enquête a été ouverte sur 81 personnes après de violents affrontements de musulmans ultra-conservateurs contre la police. Ces musulmans protestaient contre une manifestation d’un parti d’”extrême-droite”.

Un porte-parole de la police a déclaré que 44 membres d’un même groupe salafistes et 37 autres personnes qui s’étaient rassemblées devant une mosquée dans la ville de Solingen pour une contre-manifestation ont été interrogées avant d’être relâchées.

Plus de photos sur Liveleak

[box class=”info”] Source : Observatoire de l’Islamisation. [/box]

Plusieurs centaines de policiers en colère manifestent à Bordeaux aussi

Plusieurs centaines de policiers en colère manifestent à Bordeaux aussi

06/05/2012 – 08h30
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
A Bordeaux comme à Paris, Bobigny, Nantes et bien d’autres villes (voir Novopress ici), plus de trois cent fonctionnaires de police, se sont rassemblés, jeudi pendant près d’une heure sur le parvis du commissariat central de Bordeaux, derrière une unique banderole : « Policiers en colère ». « Nous sommes là en soutien à notre collègue mis en examen à Noisy-le-Sec et pour demander que la loi sur la présomption de légitime défense soit revue et intègre les policiers », a expliqué Olivier Hourcau, représentant du syndicat Alliance pour le Sud-Ouest, insistant sur le caractère « spontané » du rassemblement initié par des fonctionnaires de terrain.

« Il y a un ras-le-bol aujourd’hui dans la police, un mal-être qui vient du manque de reconnaissance de la hiérarchie et notamment de la justice, et aussi des mauvaises conditions de travail », a-t-il ajouté.

La grogne monte depuis plusieurs jours dans les rangs de la police après la mise en examen d’un policier de 33 ans pour « homicide volontaire », suite au décès du délinquant multirécidiviste, Amine Bentounsi, le 21 avril dernier. De nombreux policiers reprochent à la justice son acharnement contre les forces de l’ordre. Il est vrai que le syndicat de la magistrature n’est pas réputé pour ses accointances avec les policiers, comme en témoigne ce livre édité en 2004 par ce syndicat, qui appelle à voter François Hollande.

Bordeaux

Maison des femmes : Le contribuable doit-il financer de telles associations ?

Maison des femmes : Le contribuable doit-il financer de telles associations ?

04/05/2012 – 17h30
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Le dernier numéro de « Bordeaux magazine », qui se décrit comme « le magazine d’information de la Mairie de Bordeaux », fait la promotion d’une curieuse association : « la maison des femmes ». Officiellement, cette organisation créée en 2001, se veut « un lieu d’accueil et d’écoute autour des problématiques concernant les femmes, et un espace culturel dynamisé par des ateliers, des débats, des expositions dans le but de valoriser le travail des femmes tout au long de l’année ».

Pour Audrey Laroche (photo), en charge de la communication pour « la maison des femmes », « notre volonté est de pouvoir apporter aux femmes toutes les réponses nécessaires à leur épanouissement personnel ».

Pourtant, c’est bien cette même association, dont de nombreux sites d’extrême-gauche locaux font la promotion, qui organise le 15 mai prochain à Bordeaux, avec l’appui du CNRS (!), « les rencontres de l’atelier genre ». Au programme, plusieurs tables rondes telles que « Quelle place pour les lesbiennes dans la ville ? », «Trans et Queer dans la ville ». On y retrouvera bien entendu le socialiste Matthieu Rouveyre, mais également Fabienne Brugère (celle qui avait remis les insignes de docteur Honoris Causa à la très polémique Judith Butler).

Fonctionnant sur le dos du contribuable, cette association est financée par la mairie UMP de Bordeaux (!), mais aussi par le conseil régional (40 000€) et par le conseil général (36 500€). Comme le reconnaissait Audrey Laroche en 2010 « 70 à 80 % de nos financements sont publics. Le soutien des collectivités est essentiel ».

Sans doute essentiel à la survie d’une telle association, le soutien public l’est-il autant à l’intérêt général ? Poser la question, c’est déjà y répondre.

Pâté de Campagne : La magie de l’entre-deux tours

Pâté de Campagne : La magie de l’entre-deux tours

Dis donc, ça commence à filer les jetons tout ça. Il paraît qu’Hollande est soutenu par 700 mosquées. Qu’un appel à voter pour lui est placardé partout chez les barbus. Que Tariq Ramadan dirige sa campagne en sous-marin ! Le 7 mai, s’il est élu, je n’ai qu’un conseil à vous donner, mesdames, ne sortez pas de chez vous; quant à vous, messieurs, planquez vos femmes. Ça va caillasser ferme ! La lapidation va faire une entrée fracassante dans le droit français. Sans parler du halal: obligatoire dans les cantines, les restaurants administratifs et même à la maison ! Interdiction de la choucroute partout sur le territoire, sécession de l’Alsace suivie de la Corse, du pays basque et de la Bretagne, retour à la féodalité, monde chamboulé, chaos… Et je ne parle pas du droit de vote accordé aux sans-papiers. Quoi, vous ne saviez pas ? Mais si, aux sans-papiers ! Et à tous les Chinois à mi-mandat ! Chinois de Chine, attention ! Remarquez, un milliard trois cent millions de cartes d’électeurs à fabriquer, ça donnera de l’emploi au secteur de l’imprimerie, je m’étonne que la droite libérale n’ait pas songé à cela.

Il y a pourtant un petit détail qui m’échappe. S’il s’agit de faire barrage à la réincarnation de Ben Laden et à la transformation de la France en émirat ruiné, moi je suis pour. Mais pourquoi la plupart des caciques de l’UMP annonce-t-elle qu’elle votera PS en cas de duel avec le Front national ? « Ça est quand même bizèrrre », comme disent les Belges. Deux solutions. La première : les Kosciusko-Morizet, Jouanno, Raffarin et compagnie sont eux aussi des taupes salafistes et des représentants de l’anti-France. Ou la seconde : on nous prend décidément pour des topinambours.

Ce que je préfère dans la démocratie, c’est l’entre-deux tours. Le reste du temps, je le confesse, je ne vibre que très peu. Depuis que j’ai arrêté la tétine, c’est la même chose. Gauche, droite, droite, gauche, à la fin c’est le peuple qui est sonné.

Mais l’entre-deux tours, c’est épique. La démocratie met bas les masques, elle exhibe enfin ses tripes. D’un côté, on case tous les copains, on fait passer des petits décrets vite fait bien fait, comme celui qui permet aux parlementaires de devenir avocats sans passer d’examen ; de l’autre, on se lance dans les grandes tractations, on négocie, on se place, on achète et on vend. Le changement, c’est maintenant ? Certainement, mais faudrait pas oublier de donner à manger aux fauves. Quand on voit comment les socialistes se répartissent déjà les parts du fromage avec des airs de pas y toucher, on sent que le changement va être joyeux pour les cinq prochaines années. Ayrault premier ministre ? Valls à l’Intérieur ? Moscovici aux Affaires étrangères ? Cachez votre joie, les gars, et pensez à « l’avenir de nos compatriotes ».

L’odeur du festin fait même accourir quelques hyènes de l’autre meute, c’est dire si ça promet d’être bon! Dès qu’ils ont compris que c’était plié pour leur patron, Martin Hirsch, Corinne Lepage et Fadela Amara (photo) se sont empressés d’annoncer qu’ils allaient voter Hollande.

J’espère ne jamais me retrouver dans une guerre aux côtés de Martin Hirsch, j’aurais trop peur de me prendre une balle dans le dos. Pour l’ancienne présidente de « Ni putes ni soumises », François Hollande est « un ami », « le plus intelligent à gauche », un « humaniste », un type qui a « beaucoup d’humour ». Comme c’est mignon. « Compte tenu de la crise et des difficultés que nous traversons, on a besoin justement à la tête de notre pays d’un homme capable de cette humanité, non seulement de l’incarner, mais aussi de la transmettre et de transmettre cette dynamique au service de notre pays ». Traduction en bon français : j’ai pris goût aux voitures officielles avec chauffeur.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas la reconnaissance du ventre, Fadela Amara. Le 14 février 1984, un bijoutier du Puy-de-Dôme est braqué et assassiné. Le cambrioleur qui a tiré n’est autre que Hassein Amara, son frère âgé de 23 ans. Qu’un ministre ait un frère gangster, ça y est, on est habitué. Le 11 octobre 1995, il est condamné à 16 ans de prison, mais sa carte de séjour arrive à expiration pendant son incarcération. Sa sœur se démène pour lui obtenir un nouveau titre de séjour, mais elle rame sévèrement. La suite, c’est un livre écrit en 2009 par Cécile Amar, journaliste au « Journal du dimanche » (Fadela Amara: le destin d’une femme, Hachette littérature) qui nous l’apprend. L’affaire se règle miraculeuse ment au moment où Sarkozy arrive au ministère de l’Intérieur ! Hasard  ? Coïncidence ? Un article publié le 13 mai 2009 sur le site purepeople.com révèle que quand on lui reprochait d’être ministre de Sarkozy, Amara répondait invariablement: « Tu ne sais pas ce qu’il a fait pour mon frère… » A quoi ça tient, la politique. Pourquoi cette trahison alors ? Pour être toujours du bon côté du manche ? Pour être copain avec le prochain ministre de l’Intérieur ? Peut-être qu’elle a plusieurs frères après tout. Vive la République.

Julien Jauffret

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 2 mai 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Pâté de Campagne : La magie de l’entre-deux tours

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie

03/05/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – Le Bloc Identitaire avait annoncé une campagne sur le thème “Mohamed Merah, chance pour la France ?”, Mohamed Merah ce terroriste se réclamant du djihad islamiste et ayant assassiné 7 personnes, dont 3 enfants, à Toulouse et Montauban en mars 2012. Ceci après un passé de délinquant de droit commun condamné 18 fois par la justice.

Alors que les naïfs et les padamalgamesques claironnent que l’immigration est “une chance pour la France” cette campagne rappelle que Mohamed Merah est un des exemples les plus troublants montrant que ce n’en est sans doute pas une.

Novopress a relaté ici un échantillon du début de ces affichages. Depuis une quinzaine de jours la campagne s’est intensifiée et en voici quelques exemples en images.

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Strasbourg

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s'intensifie
Nice

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s'intensifie
Dans le Maine

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Cannes

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Chalon-sur-Saône

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Reims

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Soissons

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Tullins (Isère)

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Dans le Berry

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Dans le Dauphiné

Le MRAP demande la dissolution d’une section locale du Bloc Identitaire

Le MRAP demande la dissolution d'une section locale du Bloc Identitaire

02/05/2012 – 10h00
SAINTES (NOVOpress) – La section locale saintongeaise du Bloc Identitaire, récemment crée, a fait l’objet d’une demande de dissolution par les autorités préfectorales de la part du MRAP (comité de La Rochelle).

Le journal Sud-Ouest a publié (image ci-dessous) qu’en ce qui concerne la brasserie de Saintes (Charente-Maritime) dans laquelle les identitaires se sont réunis, le MRAP déclare espérer que “le propriétaire de ladite brasserie ignore le vrai visage des individus qui composent ce groupe” [sic]. Big Brother surveille !

Le responsable des identitaires de Saintonge, Hugo Mellais, a répondu au vice-président du comité rochelais du MRAP, Abdelouahed Tatou :

“Une fois de plus le MRAP montre son vrai visage de police de la pensée, ne demandant pas moins que la dissolution de notre mouvement naissant. La préfecture appréciera sûrement de recevoir ses ordres d’une association.

A cette demande d’interdiction s’ajoute la menace à peine voilée qui pèse sur la brasserie qui nous a reçue tels n’importe quels clients sans fanfare ni trompettes.

Le MRAP est tellement soucieux de défendre le ”vivre ensemble” qu’il s’empresse de vouloir censurer la liberté d’expression d’une partie des citoyens Français qui ont à cœur de défendre leur identité.
C’est pourquoi le Bloc Identitaire Saintongeais, loin de céder face à ces pressions, se trouve renforcé dans sa volonté de défendre les valeurs qui l’animent.”

Le MRAP demande la dissolution d’une section locale du Bloc Identitaire

Gros malaise chez les policiers, en Bretagne aussi

Gros malaise chez les policiers, en Bretagne aussi

01/05/2012 – 08h30
NANTES (NOVOpress Breizh) – Du jamais vu depuis bien longtemps. Le 27 avril dernier à midi, deux cents policiers se sont réunis devant le commissariat central de Nantes, pendant que d’autres parcouraient les rues du centre-ville à bord de leurs véhicules de fonction toutes sirènes hurlantes. A Rennes, ce sont soixante fonctionnaires de police qui ont manifesté spontanément pendant une demi-heure devant l’hôtel de police de Rennes. Comme dans les manifestations à Paris, Bobigny et d’autres villes, tous entendaient apporter leur soutien à leur collègue de Seine-Saint-Denis, mis en examen deux jours plus tôt pour « homicide volontaire », alors qu’il procédait à l’interpellation d’un dangereux multirécidiviste.

L’individu en question, un dénommé Amine Bentounsi, âgé de 29 ans, était activement recherché par la police. Repéré près d’un bar, l’homme avait pris la fuite et lâché une grenade. Retranché entre deux voitures, il avait braqué un revolver à 6 coups de calibre 35 en direction du policier à pied qui tentait de l’interpeller. Se sentant directement menacé, ce dernier a fait usage de son arme à quatre reprises, s’estimant en situation de légitime défense. L’arme du délinquant a été retrouvée avec le barillet plein.

Incarcéré dès l’âge de 13 ans pour un incendie criminel de bien public perpétré à Meaux – ce qui lui avait valu à l’époque le titre de « plus jeune incarcéré de France » – puis à 16 ans, en 1998, après un vol avec violences, Amine Bentounsi est titulaire d’un casier judiciaire comportant onze condamnations, notamment criminelles pour des faits de vols avec arme. Une nouvelle fois condamné en 2007 à 10 ans de réclusion pour braquage, il n’avait pas regagné la prison de Châteaudun (Eure-et-Loir) après une permission de sortie en juin 2010. D’où la tentative d’interpellation du 21 avril dernier.

« Mon frère, ce n’était pas Mesrine. S’il a déjà été condamné pour des vols ou des cambriolages, Amine n’était pas quelqu’un de violent (sic). Il n’a jamais tué personne. Nous voulons connaître la vérité. On n’a pas de haine. On veut la justice » a cru bon de déclarer au Point le frère aîné du repris de justice.

Manifestement Saïd Bentounsi a été entendu par les magistrats du tribunal de Bobigny, qui n’ont pas hésité à mettre en examen le policier pour « homicide volontaire ». Plus surprenant, le parquet n’a pas souhaité faire appel de la décision.

Suite à cette affaire, Nicolas Sarkozy a proposé d’instituer pour les policiers une « présomption de légitime défense », une mesure prônée par Marine Le Pen. « Dans un Etat de droit, on ne peut pas mettre sur le même plan un policier dans l’exercice de ses fonctions et le délinquant dans l’exercice de ses fonctions à lui », a-t-il déclaré à Raincy, tout en se défendant de vouloir donner « un permis de tuer à un gendarme ou à un policier ». François Hollande, pour qui la sécurité des policiers n’est semble-t-il pas une priorité, a réfuté ce concept, se prononçant toutefois pour un maintien du salaire tant qu’un policier « n’est pas jugé ». Selon l’Institut pour la Justice, en 2011, 14 policiers et gendarmes sont morts dans l’exercice de leurs fonctions. Dans le même temps, plus de 10.000 ont été blessés.

Rome : Rixe dans une église, deux personnes poignardées par un Marocain

Rome : Rixe dans une église, deux personnes poignardées par un marocain

30/04/2012 – 13h00
ROME (NOVOpress) –
Dimanche sanglant hier à la basilique romaine de Sainte-Marie du Transtévère (photo), lors du repas pour SDF organisé, comme chaque semaine, par la Communauté de Sant’Egidio, qui est en charge de la paroisse.

Deux personnes, un Italien (Sarde) de 41 ans, qui travaillait au service de la table, et un SDF «roumain», ont été gravement blessées à coups de couteau par un Marocain de 44 ans, qui a été arrêté par la police. D’après la première reconstitution des faits, le Marocain avait été prié de quitter les lieux et de revenir un peu plus tard, toutes les places à table étant occupées. Il est alors revenu dans l’église armé d’un couteau et a frappé à plusieurs reprises le serveur italien (qu’il a blessé notamment à la cuisse et au bras) ainsi que le « Roumain », dont il a transpercé le poumon. Les deux victimes ont été hospitalisées.

Mario Marazziti, porte-parole de la Communauté de Sant’Egidio, a expliqué le drame par l’aggravation de la pauvreté. Jusqu’à récemment, 20 à 25 personnes se présentaient au repas dominical, mais « en quelques semaines, elles sont devenues de 100 à 120. Cela a entraîné des files d’attente et il n’y a plus de places pour tous. Les immigrés restent la majorité mais il y a désormais de très nombreux Italiens ».

Les esprits naïfs pourront se demander pourquoi, dans ces conditions, la Communauté de Sant’Egidio continue à militer pour l’immigrationnisme le plus débridé. Son fondateur, Andrea Riccardi, désormais ministre de la Coopération internationale et de l’intégration sociale du gouvernement Monti, prône l’importation de toujours plus d’immigrés pour « rajeunir le pays » et a récemment rouvert Lampedusa aux débarquements d’Afrique du Nord.

Marazziti a en tout cas saisi l’occasion de faire un peu de publicité à la Communauté de Sant’Egidio. Selon lui, « les espaces de solidarité empêchent le désespoir et l’explosion des drames individuels. Que serait Rome sans cette solidarité ? Il y aurait des explosions de folie individuelle comme celle d’aujourd’hui ». « Nous parvenons, a conclu le porte-parole de la Communauté de Sant’Egidio, à décompresser la violence, le malaise et le désespoir ».

Il faut savoir que le gouvernement Monti, pour obéir aux normes européennes, a entrepris de remettre à plat le régime fiscal très avantageux concédé jusqu’ici à l’Église catholique et à l’ensemble de ses congrégations, communautés et associations, qui échappaient en particulier aux taxes foncières. Les défenseurs de cette exemption ont mis en avant la nécessité de l’assistance aux immigrés. Selon Avvenire, le quotidien de l’épiscopat italien, « si en Italie le phénomène de l’immigration n’a pas provoqué de blessures ou de déchirures dramatiques, c’est dû en partie à l’esprit d’accueil propre à notre tradition et au soutien, réparti sur tout le territoire, que les organisations catholiques, avec d’autres associations d’inspiration laïque ou religieuse, déploient pour favoriser la première intégration des immigrés et pour satisfaire les exigences élémentaires des personnes les plus faibles de l’immigration ».

Menacés par les islamistes de Forsane Alizza, les identitaires se constituent partie civile

Menacés par les islamistes de Forsane Alizza, les identitaires se constituent partie civile

27/04/2012 – 18h50
PARIS (NOVOpress) —
Comme nous l’avions publié le 13 avril dernier, des informations révélées par des sources policières indiquaient que les islamistes du groupe Forsane Alizza visaient les Identitaires. Ceci avant que treize membres présumés de Forsane Alizza aient été mis en examen, et neuf d’entre eux écroués, pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et acquisition, détention et transport d’armes (dont des fusils d’assaut de type kalachnikov).

Le Bloc Identitaire a publié hier que cette information “a été confirmée la semaine dernière lors d’un entretien entre les services de la DCRI et Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire, visé directement par les menaces. Le Bloc Identitaire, perçu par Forsane Alizza comme un adversaire farouche de l’islamisation, était clairement désigné et c’est pourquoi le parti a décidé de se constituer partie civile dans le cadre des poursuites engagées contre ces islamistes.”

La grandiloquence et les excès verbaux de Forsane Alizza font reconnaitre au Bloc Identitaire que ces islamistes peuvent prêter à sourire. Mais, en particulier depuis les attaques terroristes de Mohamed Merah, on sait que “la plus minable des racailles peut devenir le plus ignoble des assassins. Ainsi, sans se prêter au jeu de la justice-spectacle (au service d’une politique tout aussi spectacle), il ne faut pas non plus douter de la détermination et de la dangerosité des fanatiques.”

Les Identitaires rappellent qu’ils “assument au quotidien et à visage découvert leur engagement, et ne céderont face à aucun terrorisme, intellectuel ou autre.”

Image : manifestation de Forsane Alizza. Le leader islamiste Mohammed Achamlane harangue ses troupes. Copie d’écran d’une vidéo publiée par Forsane Alizza sur le web.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

Le samedi 3 décembre 2011 avait lieu le lancement officiel de Solidarité Kosovo Espagne. « Solidaridad Kosovo », sous l’impulsion de Nicolas Mirkovic, devenait ainsi la première antenne européenne de l’association humanitaire française, Solidarité Kosovo, créée en 2004. L’association espagnole n’aura pas mis longtemps à mettre son désir d’aider les populations chrétiennes du Kosovo en action puisque le premier convoi humanitaire de « Solidaridad Kosovo » vient d’avoir lieu au mois d’avril 2012 (soit cinq mois seulement après sa création). Le savoir-faire ainsi que l’aide technique fournie par l’association mère française a permis de gagner un temps précieux dans l’organisation de ce premier convoi.

Le 31 mars dernier, à 7 h du matin, l’équipe de volontaires de Solidarité Kosovo Espagne s’était donnée rendez-vous à Alcala de Henares, au nord de Madrid. Borja, Jorge, Miguel, Hector et la présidente de l’association, Lourdes Simon étaient fin prêts pour s’élancer dans une aventure de huit jours et de plus de 6500 km qui allait les conduire jusqu’au Kosovo. Quel est le but de cette jeune équipe de bénévoles ? Venir au secours de la minorité serbe de cette région, victime comme nous allons le constater, d’une constante violation de ses droits fondamentaux dans l’indifférence totale des grandes organisations internationales.

Après une courte pause, mise à profit pour bien répartir nos dix mètres cubes de chargement entre nos deux véhicules et pour boire quelques cafés bien serrés, nous avons pris la route vers le lointain Kosovo. Nous emportons des meubles, des vêtements, des produits alimentaires, des jouets et du matériel de sport réparti dans un véhicule utilitaire et une voiture logistique.

Après dix heures de route, nous arrivons à Nîmes où notre convoi se divise. Le camion prend la direction du nord, vers Lyon, où nous récupérons Arnaud Gouillon. Arnaud est le fondateur de Solidarité-Kosovo et il a à son actif plus de 18 convois humanitaires au Kosovo ! Non seulement il connaît le Kosovo comme sa poche, mais il parle parfaitement serbo-croate. Arnaud a la lourde tâche de mener le convoi humanitaire espagnol à bon port puis d’organiser les distributions dans les différentes enclaves serbes du Kosovo. Son expérience a été l’un des grands atouts pour la réussite de ce voyage.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de <em>Solidarité Kosovo Espagne</em> - Par  Miguel Gomez
L'équipe fait une halte en bord de route en Serbie

En s’arrêtant tout juste le temps nécessaire pour refaire le plein et se restaurer, nous traversons six pays et au soir du troisième jour nous parvenons aux limites de la région du Kosovo. Nous avons dû patienter trois longues heures au « poste frontière » pour permettre la fouille des véhicules, remplir d’interminables formulaires, les faire tamponner par un officier des douanes et payer une assurance véhicule obligatoire à un prix exorbitant (200€ pour 15 jours pour un véhicule utilitaire!).

Au cours de cette longue attente, nous avons eu l’opportunité d’examiner en détail le système douanier mis en place par les autorités albanaises de Pristina. En étudiant simplement la liste des tarifs d’assurances affichée au guichet, nous avons constaté la première discrimination dont sont victimes les Serbes : les véhicules immatriculés en Serbie sont obligés de payer le double du prix dont nous avons dû nous acquitter pour entrer au Kosovo. Avec un salaire local qui dépasse rarement les 350€ on se demande qui peut être en mesure de payer cela, l’objectif étant visiblement de limiter la venue de Serbes au Kosovo.

A la nuit tombée, une fois les formalités achevées, nous avons franchi la frontière pour nous enfoncer au Kosovo où nous allons séjourner trois jours. Durant le parcours, nous contemplons attristés des paysages désolés, une très grande pauvreté, des maisons en ruines, des routes en très mauvais état, des tonnes d’ordures dans les champs et des rivières gravement polluées.

A notre arrivée, nous avons été reçus avec beaucoup d’amitié et d’affection par notre ami serbe, le diacre Bojan, permanent du bureau humanitaire financé par « Solidarité Kosovo » France, lequel nous a invités à partager un dîner dans la plus pure tradition serbe. Viandes grillées et autres mets typiques ont satisfait nos ventres affamés par trois jours de grignotage sur les routes d’Europe.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez
Nous arrivons avec des provisions pour une vieille grand-mère de Laplje Selo

Le lendemain matin, nous avons repris notre route de bonne heure, en rendant une première visite matinale à une vieille grand-mère malade dont la maison se situe près de la ville de Laplje Selo. La précarité de sa situation nous a beaucoup émus. Cette grand-mère vit seule dans une maison délabrée qu’elle ne parvient plus à entretenir, victime du poids des années. La pension symbolique qu’elle reçoit (environ 60€) ne permet pas de vivre, même au Kosovo. Sans l’aide quotidienne que lui fournit le diacre Bojan grâce au financement de « Solidarité Kosovo », cette grand-mère, comme tant d’autres familles, ne pourrait tout simplement survivre. Nous avons effectué des réparations d’urgence dans son domicile afin de faciliter sa vie quotidienne et nous lui avons laissé des provisions de nourriture et des produits de premières nécessités afin de l’aider à subvenir à ses besoins. Ses larmes en guise de remerciement ont provoqué chez chacun d’entre nous une émotion forte et palpable…

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez
Les sourires et les gestes en disent plus que les mots

Après cette séparation émouvante, nous avons pris la direction de Staro Gracko pour distribuer des jouets, des confiseries et du matériel sportif aux enfants de l’école élémentaire. Comment ne pas ressentir un pincement au cœur en nous rendant sur le lieu où en 1999 des extrémistes albanais ont massacré des habitants de la ville ? Nous avons lu les noms des victimes sur une plaque commémorative qui rappelle la date de naissance de chacune d’entre elles. C’est ainsi que nous avons appris que la plus jeune avait à peine quatre ans.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez
"Monument aux victimes serbes de Staro Gracko en 1999"

Poursuivant notre route, nous avons repris la distribution dans différentes écoles des enclaves de Gracanica et de Kosovska Kamenica. Notre venue a suscité l’intérêt de la télévision locale. Ici, les talents linguistiques d’Arnaud Gouillon ont à nouveau fait merveille car il a répondu en direct aux questions des journalistes. La venue de jeunes Espagnols au Kosovo est un signe d’espoir pour une population qui se sent abandonnée de tous et qui est aux prises avec une situation dramatique.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez
Nous profitons de nos passages télés pour envoyer des messages de soutien

Dans l’après-midi, le diacre Bojan nous a conviés à une promenade dans la ville de Prizren. Cette ville située à l’extrême sud du Kosovo était la capitale de l’empire serbe à l’époque médiévale. Cette ville n’a malheureusement pas été épargnée par les tragédies de 1999 et 2004. Ici nous avons pu observer les conséquences de la guerre et des pogromes antichrétiens. Au cours de ces terribles événements, des extrémistes musulmans ont profané des monastères, vandalisé des monuments et des œuvres d’art et détruit des milliers de maisons. Cette visite de la ville nous a permis de prendre mieux conscience des souffrances du peuple serbe. Voici douze ans, la ville comptait 30 000 chrétiens, aujourd’hui ils sont à peine vingt cinq. Nous pourrions croire que la situation s’est apaisée. Il n’en est rien. Les lieux de culte chrétiens sont protégés par des policiers et entourés de réseaux de fil de fer barbelés. Ces précautions ne sont pas exagérées. La nuit suivant notre départ, la cathédrale de la vierge de Ljeviska, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité, a fait l’objet d’un tir à l’arme à feu.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez
Prizren : le quartier serbe est entièrement détruit, les barbelés sont partout

Le lendemain matin, nous avons repris la distribution d’aide humanitaire dans différents villages situés à proximité de Kosovska Kamenica, dans l’Est du Kosovo, où la triste situation des enfants nous a brisé le cœur. Ces gamins fréquentent des écoles sans chauffage et au mobilier scolaire et sportif dans un état déplorable. Nous avons laissé dans chaque école du matériel scolaire ainsi que des ordinateurs. Chaque enfant a également eu droit à un cadeau qui nous avait été donné par des enfants espagnols d’une école primaire de Madrid. La solidarité n’attend pas le nombre des années.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez
Distribution de jouets dans une école près de Kosovska Kamenica

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez

En fin de matinée, nous sommes arrivés au club de foot de la commune de Silovo. Quelques semaines avant notre venue, Ivana Gajic et Arnaud Gouillon s’étaient rendus dans cette enclave dans le cadre du développement des projets de Solidarité-Kosovo. Ils avaient eu un entretien avec le Président du club de foot qui leur avait fait part des difficultés croissantes rencontrées ainsi que des besoins matériels indispensables pour la bonne pratique de ce sport. L’équipe française qui était sur place au Kosovo nous avait alors transmis immédiatement la liste de matériel que nous avons pu récupérer en Espagne et emmener avec nous lors de ce convoi, trois semaines à peine, après la rencontre avec le responsable sportif. Nous avons livré ce précieux matériel directement aux jeunes sportifs de l’équipe de Silovo. A nouveau, ce geste de solidarité a attiré la télévision locale qui a enregistré un entretien en anglais avec Borja Heras.

Dans l’après-midi, nous avions rendez-vous au monastère de Draganac où nous avons remis le reste du mobilier (des lits, des armoires etc.) destiné aux familles serbes environnantes. Les moines nous ont accueillis avec chaleur et gentillesse, nous offrant des produits monastiques artisanaux et répondant à nos questions sur leur situation. Arnaud a été surpris de voir que son ami Ilarion, moine francophone du monastère, parle également parfaitement anglais. La haute culture de ces hommes saints n’a d’égal que l’attachement à leur foi et à leurs terres. Ils nous ont détaillé avec calme et dignité les vexations quotidiennes dont ils font l’objet, le manque de liberté et ce climat persistant de tension qui rend chaque jour incertain.

En fin de journée, nous avions l’intention de visiter le monastère de Visoki Decani en Métochie (Ouest du Kosovo), mais cela fut rendu impossible en raison de la tombée de la nuit et des menaces d’extrémistes, qui avaient signalé leur présence la veille par des graffitis hostiles et insultants à l’égard de la petite communauté monastique.

Carnet de voyage du premier convoi humanitaire au Kosovo, de Solidarité Kosovo Espagne – Par Miguel Gomez
Au monastère de Draganac, avec au centre notre ami le moine Ilarion

Au matin de notre dernière journée au Kosovo, nous nous sommes rendus au monastère de Gracanica, trésor serbe du XIVème siècle inscrit lui aussi au patrimoine mondial de l’Humanité. Ce lieu important de l’histoire serbe avait fait l’objet d’importantes destructions durant l’occupation turque. L’église garde néanmoins sa splendeur d’antan avec ses fresques sublimes et ses voûtes majestueuses. Sur l’un des piliers centraux de l’église, nous découvrons une plaque commémorative « A la France », nous rappelant combien les liens entre la France et la Serbie sont étroits. Nous espérons que notre contribution au projet humanitaire qui a débuté en France voici huit ans, rapprochera également d’avantage le peuple espagnol du peuple serbe.

En début d’après-midi, nous commencions notre voyage de retour en prenant la direction de Belgrade où nous pouvions célébrer le succès de notre mission et reprendre des forces avant les trente heures de route qui nous séparaient de Madrid.

De ce premier voyage de Solidaridad-Kosovo Espagne, nous rentrons au pays avec le sentiment du devoir accompli et enrichis par les rencontres que nous avons faites. La situation humanitaire au Kosovo est cependant très critique pour les populations non-albanaises qui y vivent. Notre désir de faire changer les choses couplé aux souvenirs que nous ramenons avec nous, nous encouragent à poursuivre nos efforts en faveur de la liberté et des droits des minorités chrétiennes du Kosovo.

Miguel Gomez, bénévole espagnol

[box class=”info”] Pour aider l’association humanitaire Solidarité Kosovo, c’est ici. [/box]

Les socialistes n’attendent pas d’arriver au pouvoir pour enclencher la répression !

26/04/12 – 10h00
DIJON (NOVOpress) –
À la suite d’une plainte de François Rebsamen (photo), maire socialiste de Dijon, le responsable des identitaires bourguignons a été entendu le mercredi 25 avril par des fonctionnaires de police dans le cadre d’une enquête préliminaire après une prise de parole des identitaires au conseil municipal en septembre 2011.

François Rebsamen démontre une fois de plus ce que veut dire la liberté d’expression pour le Parti socialiste : la liberté d’être d’accord avec sa vision particulière de la société ou risquer d’être poursuivi en justice si on la refuse.

Voici un bref rappel des faits.

Le 19 août 2011 en plein centre-ville de Dijon, un jeune Européen de 15 ans était lynché aux cris de « On casse du blanc ! » par une bande ethnique. Les deux amis qui l’accompagnaient, l’un maghrébin et l’autre noir, ont assisté impuissants à cette agression aux motivations clairement racistes. Le bilan est lourd : l’adolescent a eu un grave traumatisme crânien.

Devant l’absence de réaction des pouvoirs publics et le silence scandaleux du premier magistrat de la ville, lors du conseil municipal du 29 septembre 2011, les identitaires de Bourgogne ont interpellé le maire sur le racisme antiblancs qui fait des victimes au cœur de sa cité. François Rebsamen leur a rétorqué : « le racisme antiblancs n’est pas celui qui me préoccupe en premier ».

Cette affligeante réponse n’étonne pas de la part d’un homme fier d’avoir voté au sénat le 8 décembre 2011 la proposition de loi accordant le droit de vote aux étrangers, une mesure portant gravement atteinte à notre identité nationale.

Il est paradoxal que ceux qui condamnent une grave agression raciste dont a été victime un mineur soient traités comme des délinquants alors que les agresseurs, parfaitement identifiés grâce aux caméras de surveillance de Dijon, eux courent toujours, prêts à récidiver.

De leur coté les identitaires indiquent que ce ne sont pas des poursuites judiciaires et des menaces qui les feront reculer, et qu’ils seront toujours en première ligne pour défendre l’intégrité de notre peuple. Non à la criminalisation de la pensée, oui à la liberté d’expression !

Crédit photo : Parti Socialiste via Flickr, licence CC.

Eglise catholique : Vers une réconciliation avec la Fraternité Saint-Pie X ?

Eglise catholique : Vers une réconciliation avec la Fraternité Saint-Pie X ?

24/04/2012 – 16h30
PARIS (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
La nouvelle a agité la semaine dernière les milieux catholiques. La Fraternité Saint-Pie X serait sur le point d’accepter la main tendue par le Pape Benoit XVI, ce qui mettrait fin à une brouille vieille de plus de 20 ans.

Fondée en 1970 par Mgr Lefebvre, celle-ci critique les orientations prises suite au Concile Vatican II, et s’attache exclusivement à l’ancien rite, dit « extraordinaire ». La rupture a lieu en 1988, avec l’ordination de quatre évêques sans l’accord de Rome. Depuis quelques années, les relations se sont améliorées, grâce notamment à la levée de l’excommunication frappant les prélats de la fraternité, ainsi qu’à la libéralisation du rite tridentin par le motu proprio en 2007.

La Fraternité Saint-Pie X regrouperait plusieurs centaines de milliers de fidèles dans le monde, dont une majorité en France. Forte de près de 600 prêtres et de plusieurs centaines de séminaristes, elle a développé en France son réseau d’écoles, de lieux de culte et de mouvements associés.