Pessac : La mairie renouvelle sa subvention au « Festival des nuits du ramadan » !

Pessac : La mairie renouvelle sa subvention au « Festival des nuits du ramadan » !

09/07/2012 — 17h00
BORDEAUX (NOVOPress via Infos Bordeaux) —
Pour la 15ème année consécutive, l’association « Union M » organise avec le soutien de la municipalité de Pessac le festival des nuits du ramadan. L’événement qui a pour but de « retrouver l’aspect du partage dans ce moment particulier de la vie d’un musulman » fait depuis plusieurs années grincer des dents dans cette commune de la banlieue bordelaise.

Devant la multiplication des critiques, cette dernière édition a pourtant failli ne pas voir le jour, beaucoup d’habitants reprochant à la mairie de soutenir une manifestation religieuse. Le président de l’association Union M, Mohamed Jamaï, le reconnaît d’ailleurs : « On nous reprochait quelque chose de cultuel (…) on a eu un mois, pour tout organiser. Nous étions bloqués par une opposition de certains centres sociaux, mais la mairie nous a soutenus ». Jean-Jacques Benoît, maire socialiste de la ville, reconnaît les multiples objections, et tente de se justifier chez nos confrères de Sud-Ouest : « Nous avons essayé de concilier tout le monde. C’est un débat. Au final, nous avons considéré que ce festival avait bien des activités culturelles. Donc, nous continuons à le subventionner et à le soutenir ».

Toujours à Pessac, le projet de mosquée semble en bonne voie. Jean-Jacques Benoît promet qu’une décision sera prise d’ici la fin de l’année quant au futur lieu de culte qui devrait voir le jour au centre d’activité « Les Échoppes » : « J’ai demandé aux associations, elles sont au moins trois, d’essayer de se mettre d’accord. Une décision sera prise d’ici la fin de l’année ». Proche des islamistes de l’UOIF, l’association des Musulmans de Pessac devrait être en charge de cette nouvelle mosquée. Cette association est également partenaire du festival des nuits du ramadan.

Démantèlement d’une filière d’immigration illégale

Démantèlement d'une filière d'immigration illégale

09/07/2012 — 10h00
LYON (NOVOpress) —
Parfois refoulés malgré le laxisme de la législation française et européenne à leur égard, certains candidats à l’immigration ne se laissent pas décourager.

Une longue enquête débutée au printemps 2011 a permis à la Police aux frontières travaillant conjointement avec d’autres service spécialisé, de démanteler une important filière congo-angolaise d’immigration irrégulière en région Rhône-Alpes. La visite de 22 sites différents a abouti à la saisie de 1200 faux documents administratifs, à la neutralisation de deux officines ainsi que d’une imprimerie parfaitement équipée spécialisée dans la fabrication de faux, et à l’interpellation de 28 personnes, dont plusieurs bénéficiaires. L’imprimeur qui avait également fabriqué de faux cachets officiels et son principal complice ont été écroués.

Cette filière de « dimension internationale » suspectée de fonctionner depuis au moins cinq ans aurait alimenté les communautés congolaises et angolaises en faux document (plusieurs milliers) « servant à couvrir l’irrégularité de leur séjour en France et d’étayer fallacieusement des dossiers de demandes d’asile politique ou de faire transcrire le faux permis de conduire étranger en permis de conduire français ».

Mais elle aurait aussi rapporté plusieurs centaines de milliers d’euros.

Pour une structure de ce genre patiemment démantelée, combien d’autres continuent leur juteux commerce d’êtres humains en toute quiétude ?

Cliquer sur l’image en Une pour la voir en entier.

Des extraits audio de Mohamed Merah avec la police dévoilés [audio]

08/07/2012 — 23h45
PARIS (NOVOpress) —
Ce dimanche 8 juillet, pour la première fois, ont été diffusés des extraits audio des négociations entre Mohamed Merah et les hommes du Raid pendant le siège de son appartement en mars dernier à Toulouse.
C’est TF1 qui a présenté ces extraits dans son émission Sept à Huit. La chaîne assure détenir quatre heures et demie d’enregistrement des négociations.

De ce que l’on entend on peut penser que Merah était un bon islamiste, intelligent et cohérent avec la doctrine du djihad. Pour la théorie de l’immigration “chance pour la France” c’est un heureux hasard qu’il n’ait pas été pris vivant pendant les 32 heures du siège de son appartement, ce style de propos répétés tout au long d’un procès aurait fait mauvais effet !

[Tribune libre] Les incroyants sauveront les racines chrétiennes de la France – Par Julien Langella

Les incroyants sauveront les racines chrétiennes de la France - Par Julien Langella

Robert Ménard est journaliste et fondateur de l’association Reporters Sans Frontières. Son combat pour la liberté de parole ne souffre d’aucun deux-poids deux-mesures puisque le site Internet de la section francilienne du Bloc Identitaire a longtemps été hébergé par RSF, à l’instar d’exilés politiques sri-lankais ou de rebelles tchétchènes. Robert Ménard est aussi un ancien militant trotskyste. Il vient de publier sur son site web une chronique intitulée A-t-on honte de nos racines chrétiennes ? dans laquelle il condamne la proposition de l’Association Nationale des DRH de « neutraliser » des jours fériés du calendrier (Pentecôte, Ascension et Assomption) au profit des employés juifs ou musulmans qui ne souhaiteraient pas les chômer, afin de les échanger avec Yom Kippour ou l’Aïd.  Robert Ménard en profite pour rappeler le sens profond de ces jours fériés : « Et puis pourquoi, tant qu’on y est, ne pas interdire l’arbre de Noël du personnel, à connotation chrétienne (dans bien des entreprises, la présence d’une Crèche étant déjà interdite, considérée comme une provocation). Sans parler des crêpes dégustées à l’occasion de la Chandeleur qui, je le rappelle à nos laïcards, commémore la Présentation de l’enfant Jésus au Temple de Jérusalem et la purification de sa mère, la sainte Vierge… » (robertmenard.fr, 6 juillet 2012)

Alors qu’un ancien militant d’extrême-gauche rappelle que la France est « un pays de tradition chrétienne » et souligne l’indécence de « cette “honte de soi” qui semble gagner tout un pan de nos décideurs », le clergé catholique français – par la voix du porte-parole de la Conférence épiscopale Mgr Podvin – s’est empressé quant à lui de soutenir la proposition de l’ANDRH.  Mgr Podvin affirme que « les catholiques ne se sentent nullement propriétaires d’un calendrier » : « La signification religieuse, nous y sommes attachés, mais le respect de la diversité, c’est certainement une des sources de paix de la société » (Le Figaro, 29 juin 2012). Une autorité ecclésiastique française, dont on attend d’elle qu’elle prenne la défense de ce qui reste de chrétien dans notre pays, s’aplatit donc sans hésitation devant la religion du multiculturalisme et son Veau d’or, la « diversité », par souci de paix sociale.

Sauf que ce que l’on demande à un homme d’Eglise, ce n’est pas de jouer les assistantes sociales ou les éducateurs de banlieues mais de défendre une foi, les principes qui s’y rattachent et l’héritage civilisationnel qui en découle. Qu’on soit croyant ou non, qu’on admette ou non ces principes à titre individuel, n’importe qui avec un minimum de lucidité ne peut qu’être surpris par cette prise de position. Au mieux, choqué. De la même manière qu’on serait étonné d’entendre un pape défendre l’avortement, le libertinage sexuel et la légalisation du mariage entre un homme et un singe. Ça ne vous choquerait pas si un ouvrier de Caterpillar déclarait très tranquillement « notre travail, nous y sommes attachés, mais la solidarité avec les Chinois sans emploi, c’est certainement une des sources de la paix dans le monde » ?

Ce que traduisent les propos de Mgr Podvin, c’est la pire des lâchetés : l’abandon assumé de la masse des fidèles qui continuent de se tourner vers l’Eglise pour obtenir des réponses, recevoir un soutien, dans une période de l’histoire particulièrement hostile à toute forme d’espérance, si ce n’est celle d’obtenir 40 vierges après la mort. C’est une trahison. Une Eglise pareille ne peut plus s’étonner de se faire cracher dessus. Elle le mérite. Surtout que l’on attend toujours des autres clercs qu’ils montent au créneau contre Mgr Podvin. Comme on attend naïvement des musulmans prétendument « modérés » qu’ils dénoncent publiquement et massivement l’« intégrisme » islamiste, présenté comme une verrue sur la peau immaculée de l’islam « véritable », « pacifique » et « tolérant »…  On peut attendre encore longtemps.

Les incroyants sauveront les racines chrétiennes de la France – Par Julien Langella
Notre-Dame de Paris vers 1880, par Alfred-Alexandre Delauney. Domaine public. Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Les positions comparées de Robert Ménard et du clergé français montre une chose très importante : ce ne sont pas les théologiens les plus médiatiques et les hommes d’Eglise les mieux placés qui défendront avec vigueur les racines chrétiennes de notre pays, c’est au contraire la masse ordinaire des Français de souche qui désertent la messe parce qu’ils s’y ennuient fermement, ceux qui n’ont jamais compris ce qu’entendait ce nouveau curé originaire du Pérou par « royaume des Sioux » (en fait, Père Pépito voulait dire « royaume des Cieux »). Quand des « Français » de papier se presseront devant Notre Dame pour tout casser, la défense du patrimoine de l’Eglise – institution multi-séculaire qui a fait la France en choisissant de baptiser un barbare et de le couronner roi de notre pays – sera assurée par cette masse de Français ordinaires dont la seule tradition est de sécher la messe le dimanche. N’en déplaise à ceux qui croient acquise leur place au Paradis depuis qu’ils ont hébergé des clandestins maliens, ou encore ceux qui se flattent d’être plus « tradis » que leurs voisins mais qui ne voient pas plus loin que le bout de leur communauté ghettoisée. Ce sont ces « incroyants » qui résisteront. Les catholiques modèles et leur clergé, eux, croiront jusqu’au bout que les néo-barbares s’arrêteront ébahis devant l’autel. C’est peut-être possible, et mes mots sont peut-être ceux d’un cynique indifférent aux miracles, il n’empêche qu’on n’arrivera jamais à faire respecter à une masse de descendants d’immigrés haineux un héritage qui n’est pas celui des hommes de leur sang.

Robert Ménard est l’un de ses Français qui, croyants ou non, pratiquants pour les grandes occasions (et encore), ont cependant assez de clairvoyance pour comprendre qu’à travers l’Eglise, c’est la France et la civilisation européenne qu’on attaque. Que c’est eux qu’on attaque. C’est bien au nom de cette conscience de soi identitaire que Robert Ménard protestait sur Sud Radio l’année dernière, lorsque les manifestants madrilènes traitaient le Pape d’ « assassin » lors de sa venue aux JMJ : « ces insultes me font dire qu’il faut défendre ce Pape, notre Pape ! (…) Essayez juste une seconde de remplacer le Pape par un imam ou un rabbin, essayez d’être aussi virulent avec l’islam ou le judaïsme, qu’avec le catholicisme, notre catholicisme ! (…) J’ai d’autant plus envie de défendre ce pape que j’ai l’impression que les catholiques sont un peu honteux… Regardez les musulmans comment ils se mobilisent pour défendre leur foi (…) Les catholiques, nous, on a peu honte de ce qu’on pense ».

Ces catholiques non-pratiquants qui ont oublié depuis longtemps ce qu’il fallait dire et faire pendant une messe, qui ne se sentent pas à leur place au milieu des fidèles pendant l’office, savent par dessus tout qu’ils seront toujours dans une vieille église avec ses vitraux anciens et ses statues de saints comme un enfant dans les bras de sa mère. C’est un sentiment instinctif que rien ni personne ne pourra arracher de nos coeurs. Quelque chose qui se niche au plus profond de nous. Comme les croix au sommet des montagnes, les oratoires qui bordent nos chemins de campagne et ces noms de villages ou de montagne, Saint-Rémy de Provence ou la Sainte Baume. C’est notre identité.

Ce sont des sceptiques et même des athées qui défendront nos cathédrales et nos églises, au nom de la France, contre les bandes de racaille encouragées par leur sentiment de supériorité démographique. Pendant qu’un certain nombre de pratiquants consciencieux resteront plantés là, à tenter de parlementer avec les sauvages qui détruisent leurs lieux de culte, puis qui se consoleront en se disant que mourir en apôtre de la non-violence – leur vision du martyre –, c’est agir comme le Christ leur a enseigné. Je ne suis pas théologien et je ne jugerai pas de la validité de cette vision des choses. Ce que je sais en tout cas, c’est que j’aurai toujours plus d’amitié pour ceux qui seront en première ligne pour défendre ce que la foi de nos pères a édifié de plus beau dans notre pays, même s’ils sèchent la messe le dimanche. Ceux qui se dresseront pour défendre notre identité.

Julien Langella, pour Novopress
Responsable de Recounquista – Les Jeunes Identitaires de Provence.

Image en Une : Cathédrale de Chartres – Huile sur toile de Jean-Baptiste Corot, 1830. Domaine public via Wikipédia. Cliquer sur l’image pour la voir en entier.

La gare Saint-Lazare change : une évolution symbolique de notre temps

La gare Saint-Lazare change : une évolution symbolique de notre temps

La gare Saint-Lazare, qui remonte à Louis-Philippe, est l’une des plus anciennes et des plus importantes de Paris pour le trafic de voyageurs. Mais elle n’avait pas fait l’objet d’une rénovation depuis les années 1970. Aujourd’hui c’est chose faite. On l’a « pensée comme un véritable lieu de vie ouvert sur la ville et ses transports, accessible à tous », nous dit la SNCF. Traduisons la novlangue.

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Une gare transformée pour le doux commerce

La gare, dont le hall et le quai transversal ont été rénovés, est désormais dotée d’un nouvel « espace commercial » : en clair, elle est devenue un centre commercial ! Les travaux ont été conduits par Klepierre, spécialiste des centres commerciaux. C’est dire.

La gare accueille désormais 80 boutiques environ, bien éclairées grâce à la rénovation de la verrière : des boutiques du genre de celles que l’on trouve partout ; on y vend des fringues, de la restauration rapide, de l’audiovisuel et il y a des supérettes. Le genre de marchandises qui sied à une société déracinée, dans un monde « globalisé ».

Mais les quais, qui voient chaque jour se déverser 450.000 voyageurs, n’ont par contre pas changé depuis le siècle dernier.

Chaque matin on piétine donc pour s’extirper de son train et sortir de la gare. Mais que l’on ne s’inquiète pas : la SNCF va de l’avant puisque le doux commerce entre en gare !

Certes, il y a toujours un haut-parleur pour expliquer qu’en raison d’une avarie de matériel, d’un accident de personne (variante : un accident grave de voyageur), ou d’un mouvement social, tel ou tel train ne fonctionne plus. Mais pas de panique : les usagers, que l’on remercie pour leur « patience et leur compréhension » vont sans doute aller faire un tour dans les boutiques pour patienter. Et on a d’ailleurs rénové la salle d’attente.

Les distributeurs automatiques ont pris la place des guichets d’antan. Dans ce monde minéral et automatisé il fallait libérer le hall, en effet, pour accéder aux commerces.

Et puis les écrans, les vrais dieux Lares de notre temps, sont partout, qui remplacent avantageusement les agents de la gare, car en général eux ne suivent pas les fameux « mouvements sociaux ».

Metropolis, mais en vrai

C’est le soir que l’on apprécie vraiment ce « lieu de vie ouvert à tous ». Et la nuit plus encore.

Le matin, en effet, la ressource humaine du système économique, en majorité autochtone, est en retard ou pressée : elle fait de son mieux pour sortir au plus vite de la gare. Elle se précipite vers les bus ou les métros, en attrapant au passage le dernier journal gratuit que lui tendent une armada de gentils distributeurs ambulants, qui font beaucoup d’efforts pour que chacun soit ainsi bien « informé ». Pas le temps de musarder dans les boutiques !

Les usagers descendent en foule solitaire, leur MP3 vissé dans les oreilles, dans les sous-sols, comme dans le sinistre film de Fritz Lang, Metropolis. Mais ce n’est plus du cinéma.

La diversité c’est mieux le soir

La gare s’anime vraiment le soir : car c’est le moment où les « jeunes » et les allogènes, qui ne sont manifestement pas du matin, prennent possession des lieux. Ils s’installent sur les escaliers, hurlent dans leurs portables et palabrent en matant les meufs.

Assurément ils enrichissent le quotidien des voyageurs, avec leurs tenues bariolées, leurs casquettes mises à l’envers, leurs chaussures Nike rutilantes, leurs scooters vrombissant ou leurs éclats de voix.

Ils apportent aussi une note d’optimisme, car en les regardant (pas trop quand même : on ne sait jamais ce qui pourrait se passer s’il y avait un réfugié tchétchène parmi eux…) ou en les entendant rire à pleines dents, on n’a pas l’impression de voir les victimes du chômage et de la discrimination dont nous parlent toujours d’un air contrit les médias.

Peut-être sont-ce des intermittents du spectacle employés par la SNCF pour nous faire voir la vie avec exotisme ?

Une Babel moderne

Après une journée de travail, les usagers ont donc la joie de devoir zigzaguer entre les cannettes de bière, les « jeunes » ou les clochards, pour franchir les escaliers, que manifestement la SNCF ne considère plus comme faisant encore partie de l’emprise de la gare. C’est sans doute un « lieu de vie » qu’il faut respecter !

Il faut aussi éviter les fumeurs qui s’agglutinent aux portes : on appréciera d’ailleurs que dans ces gares conçues au XIXe siècle pour évacuer vers le haut la fumée des locomotives à vapeur, on ne puisse plus fumer aujourd’hui qu’à l’extérieur…

En soirée, la gare se métamorphose pour notre plaisir en grand aéroport international, les avions et les hôtesses en moins.

La gare devient le lieu de rencontre de tous les peuples de la terre : une Babel de notre temps, qui doit ravir les bobos. On y entend tous les idiomes, on y croise toutes les tenues et des bambins de toutes les couleurs, avec une nette dominante africaine cependant. On n’a plus l’impression d’être à Paris.

Merci à la SNCF de nous faire voyager de par le vaste monde pour le prix d’un modeste billet ! Pardon : d’un modeste abonnement – si possible annuel – payé d’avance, car le billet de train est devenu chose rare de nos jours. Ce n’était pas « rentable ».

Bienvenue dans le meilleur des mondes

Mais il y a quand même toutes sortes de policiers et vigiles dans cette gare « lumineuse et transparente » et cet espace d’échange : police nationale, gendarmes, police ferroviaire, police du métro, etc., tous pareillement vêtus, genre ninja mais sans cagoule, et en général constitués en patrouilles mixtes, diversité oblige : un blanc patibulaire, un black (pour parler gentiment aux blacks sans doute) et une femme.

Sans oublier les braves militaires de Vigipirate qui déambulent, fusil à la main, l’air absent. Il y a aussi les contrôleurs de la SNCF qui ne se déplacent qu’en groupe et qui présentent désormais une remarquable diversité de coiffures, d’accoutrements ou d’ethnies, sans doute pour s’adapter à la clientèle du soir.

Dans ce lieu de vie, on nous explique que tout bagage abandonné sera détruit ou qu’il faut surveiller nos affaires car des « pickpockets sont susceptibles d’opérer dans cette gare ». Tant pis pour vous on vous aura prévenus, semblent vouloir dire ces annonces, qui déchargent par avance la SNCF de toute responsabilité.

Comme tout cela est rassurant ! On se sent tellement chez soi dans ce temple du voyage et du commerce qu’on a vraiment envie d’être ailleurs : c’est sans doute cela la magie du voyage.

Merci la SNCF !

Michel Geoffroy

[box class=”info”] Source : Polémia – 6/07/2012 [/box]

Image : La nouvelle gare Saint-Lazare concentre désormais un espace de 10.000 m² de commerces

L’élection politiquement incorrecte de la semaine

L’élection politiquement incorrecte de la semaine

06/07/2012 — 18h20
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) —
Elle se déroule sur Le Huffington Post, un site français d’actualité lancé en janvier 2012 par le quotidien Le Monde.
A la fin de la semaine dernière, le Huffington a demandé à ses lecteurs de désigner les vingt plus « belles gueules » (sic) de la nouvelle assemblée nationale. Une initiative apparemment neutre mais qui a été l’occasion de trois attentats majeurs au politiquement correct.

Premier attentat : le site n’a d’abord proposé que des femmes aux suffrages de ses internautes. Grosse colère de Najat Vallaud-Belkacem, le ministre du Droit des femmes, qui a exigé – et obtenu – que les internautes puissent également voter pour des députés hommes.

Deuxième attentat : la diversité est reléguée en queue de classement. La pourtant photogénique députée de Saint-Denis de la Réunion, Ericka Bareigts, occupe ainsi la 17ème place (sur 20) et la superbe et plantureuse Vénus callipyge Seybah Dagoma, élue de Paris, la 19ème, juste devant François Fillon, le dernier de la classe (classement observé ce matin).

Troisième attentat : à qui croyez-vous que les internautes de ce site (de gauche !) ont donné la palme du charme ? A Marion Maréchal-Le Pen. Eh oui, l’éclatant sourire de la blonde élue Front national les a carrément fait craquer.
Sacrés couleuvres à avaler pour les chroniqueurs réguliers du Huffington, les Robert Badinter, Nicolas Bedos, Rachida Dati, Raymond Domenech, Yamina Benguigui, Julien Dray, Nathalie Kosciusko-Morizet et autres Benjamin Stora…

Crédit photo : DR.

Délinquance – Ce n’est pas le foot qui sauvera la France !

Délinquance - Ce n’est pas le foot qui sauvera la France !

Le foot d’en haut, avec l’équipe de France et ses joueurs qui salissent le maillot, ne nous fait plus rêver.

Le foot d’en bas, avec des clubs de banlieue qui foutent le souk sur le terrain, nous fait carrément cauchemarder. Qu’on arrête de nous bassiner avec l’idée que le foot serait un formidable outil d’intégration ! La dernière finale de la coupe de l’Hérault en donne un nouveau démenti…

En juin, pour les moins de vingt ans, « examen » rime sou vent avec brevet des collèges ou baccalauréat. Mais pas toujours. Si, mercredi 27 juin, à Montpellier, sept jeunes ont été mis en examen, c’est pour… « violences volontaires en réunion » !

La réunion en question était un match de foot. Le 2 juin, sur le stade du petit village de La Peyrade, se disputait la finale de la coupe de l’Hérault des U17, catégorie réservée aux joueurs de moins de 17 ans. Elle opposait l’AS Béziers au club du Petit Bard, une cité de Montpellier, classée en « zone sensible ». Elle n’a duré qu’une mi-temps.

Juste avant la pause, quand Béziers a marqué un second but – portant le score à 2 à 0 –, les joueurs et certains supporteurs du Petit Bard ont levé le coude pour donner des coups, transformant le terrain de foot en ring de boxe. Le match a été arrêté, avec sur la touche cinq blessés: les trois arbitres et deux joueurs biterrois, qui ont joué les prolongations aux urgences de l’hosto. Le lendemain, dans le quotidien « Midi Libre », l’arbitre central, Morgan Bilât, qui débute dans la carrière, a raconté son calvaire: « Tout est parti comme une traînée de poudre. Ils m’ont pris le cou, puis m’ont traîné. Je me suis retrouvé plaqué au sol, et j’ai pris des coups au visage, surtout sur les pommettes. J’ai reçu des coups de pied au poignet, qui a enflé. »

Hélas, depuis, l’arbitre semble avoir avalé son sifflet. Contacté par « Minute », il a préféré ne pas sortir de carton rouge : « Une enquête est en cours. Je ne souhaite donc pas m’exprimer. Les arbitres ont une charte à respecter, j’ai un devoir de réserve. »

Après le match, les victimes ont cependant porté plainte et le parquet de Montpellier a engagé des poursuites. Contre sept joueurs et un… dirigeant, accusé d’avoir mis le feu aux poudres!

Le district de l’Hérault a déjà sanctionné les fautifs

En attendant que la justice fasse son œuvre, les instances sportives ont déjà sévi. Le 21 juin, la commission de discipline du district de l’Hérault s’est réunie.

« Minute » a consulté le procès-verbal de la réunion. Résumés en préambule, les faits sont accablants: « Attendu qu’à la 45e minute, M. Ouzin Omar, dirigeant du FC Petit Bard, est rentré sur l’aire de jeu pour contester et agresser verbalement l’arbitre central qui venait d’accorder un but en faveur de Béziers… Attendu que l’arbitre central a exclu M. Ouzin Omar, que celui-ci a quitté l’aire de jeu, qu’à ce moment-là des spectateurs ont envoyé un sac rempli de bouteilles sur l’aire de jeu et ont envahi le terrain… Attendu que les joueurs Y. Salah, O. Bilal et El D. Mohamed du FC Petit Bard ont agressé physiquement l’arbitre assistant… Attendu que les joueurs El D. Mohamed et D. Sofiane du FC Petit Bard ont agressé violemment des joueurs adverses… Attendu que des joueurs du FC Petit Bard ont participé à une échauffourée générale… » En conséquence, les sanctions sont tombées comme à Gravelotte. Le dirigeant Omar Ouzin a écopé d’une suspension de 4 ans; Salah, Bilal et Mohamed, modèles d’intégration sportive, sont suspendus pour une durée de 6 ans. Pour éviter toute entourloupe ultérieure, leurs licences ont été confisquées par le district. Les autres protagonistes de l’échauffourée se sont vu infliger de 5 à 10 matches de suspension.

Le FC Petit Bard porte les couleurs de l’USM Alger !

Pour le Petit Bard, ces sanctions sont un coup dur et nuisent à l’image qu’il veut donner. Car ce club de la banlieue de Montpellier est plein de bonnes intentions, affichées sur son site Internet: « Le FC Petit Bard de la ville de Montpellier a été fondé le 31 mai 1990 suite à la volonté de quelques habitants du quartier. Il s’est donné pour mission de faire partager des valeurs sociales à travers un sport, le football. » Il est rappelé que, dès l’origine, « l’objectif était de faire du socio sportif en améliorant le quotidien des jeunes et en les éduquant ». On applaudit à deux mains. En revanche, quand on apprend pourquoi le Petit Bard joue en « rouge et noir », on est moins enthousiaste: « Rouge et noir, telles sont aussi les couleurs de l’USM Alger (Union Sportive de la Médina d’Alger), créé en 1937 et plusieurs fois champion d’Algérie (5 titres). C’est surtout le club de cœur du premier président (M. Rachid Malla), originaire de Bejaïa. »

Faudrait quand même qu’on nous explique comment on peut espérer inculquer à de jeunes joueurs le respect de la République française en leur mettant sur le dos un maillot aux couleurs d’Alger…

Pierre Tanger

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 4 juillet 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Délinquance - Ce n’est pas le foot qui sauvera la France !

Assassin’s Creed 3 : un appel à la résistance patriotique

Assassin’s Creed 3 : un appel à la résistance patriotique
Assassin’s Creed 3 : un appel à la résistance patriotique
Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

06/07/2012 – 08h00
NEW YORK (NOVOpress)
– Ubisoft vient de diffuser une nouvelle bande-annonce de Assassin’s Creed 3, un jeu vidéo extrêmement attendu, en vente le 31 octobre prochain. L’intrigue se déroule au cœur de la révolution américaine au XVIIIème siècle.

Visionnée déjà 114 000 fois jeudi soir sur le site Jeux vidéo.com, la bande-annonce est un véritable appel à la résistance patriotique contre une oppression. Il y est question de « sacrifier sa jeunesse pour défendre ce qui nous appartient », ou encore, « quand je m’oppose à une loi que nous n’avons pas voté ». Découvrez cette vidéo qui rappelle que les grands enjeux d’hier sont ceux d’aujourd’hui : patrie, identité, résistance…

Milan : un curé interdit sa paroisse aux Roms « pour cause de vols répétés »

Milan : un curé interdit sa paroisse aux Roms « pour cause de vols répétés »

04/07/2012 — 12h30
MILAN (NOVOpress) — « Pour cause de vols répétés, les tsiganes n’entrent pas » : telle est l’affiche qu’a récemment apposée l’abbé Alberto Sacco, 76 ans, à l’entrée de sa paroisse de San Silvestro, dans la banlieue de Milan. Les Roms sont quand même libres d’entrer dans l’église pour prier mais tous les bâtiments paroissiaux leur sont interdits.

Les Roms sont nombreux dans la zone, dans des campements sauvages. Pendant plus d’un an, ils ont pris pour cible favorite la piste cyclable sur la route devant l’église, agressant et dépouillant les passants et les cyclistes. Les carabiniers, à la fin de février dernier, se sont décidés à intervenir et en ont arrêté quatre.

Les Roms ont depuis déplacé leurs activités de l’autre côté de la route, aux dépens des maisons, des magasins et aussi de la paroisse. Des voitures ont été vandalisées et dévalisées à plusieurs reprises. Les Roms viennent en outre régulièrement faire leur choix dans les vêtements usagés que recueille et trie la paroisse, volant ce qui leur plaît et laissant tout le reste par terre, dans le plus grand désordre. « Parfois, raconte le curé, ils emportent des sacs entiers de vêtements, que nous avons l’habitude de distribuer le samedi. Mais, là-dessus, nous avons toujours fermé les yeux ».

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est quand les Roms ont commencé à s’en prendre aux enfants du patronage. Mi-juin, deux femmes tsiganes sont entrées dans le préau et ont volé deux sacs à dos des enfants. Des adultes de la paroisse, qui les ont vues s’enfuir avec leur butin, les ont poursuivies et ont pu récupérer les sacs, qui ne contenaient du reste que des livres de classe. À la demande du curé, plainte n’a pas été déposée contre les voleuses, mais l’épisode a eu raison de sa patience et il s’est décidé à mettre son affiche. « Je dois veiller sur les enfants et les jeunes qui me sont confiés, en les protégeant ainsi que leurs effets personnels », se justifie-t-il.

L’affaire a fait du bruit dans la presse locale. Certains journalistes ont donné au curé des leçons de christianisme, lui rappelant que « l’accueil des étrangers non-européens est un des principes fondamentaux de la religion chrétienne », ou lui reprochant carrément d’avoir oublié l’Évangile, où le Christ est mis en croix entre deux larrons et déclare : « Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis ». Les journalistes semblent avoir oublié, de leur côté, que ces paroles ne s’adressent pas aux deux larrons mais seulement au bon, lequel s’était repenti…

Les jeunes du patronage, en tout cas, ont beaucoup apprécié la décision de leur curé, même s’ils doivent encore faire attention à la sortie, où des bandes de Roms les attendent dans la rue pour demander l’aumône et « emprunter » des téléphones portables.

La suppression des fêtes chrétiennes du calendrier dans le viseur des libéraux

La suppression des fêtes chrétiennes du calendrier dans le viseur des libéraux

03/07/2012 — 11h00
PARIS (NOVOpress) — La ficelle est connue. Elle a servi pour le droit de vote des étrangers ou le mariage homosexuel. Elle consiste à tester la réaction de l’opinion publique en soumettant une proposition aux visées “progressistes” qui cache le plus souvent la destruction de l’identité française et européenne. L’objectif étant de convaincre subrepticement la population de son bien-fondé par le biais d’une propagande savamment orchestrée par médias du système et oligarchie.

Nouvelle tentative avec l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH), qui milite pour le remplacement des jours fériés chrétiens par ceux convenant aux salariés ayant embrassé d’autres religions (islam et judaïsme). Mais surtout l’ANDRH ne cache pas ses visées christianophobes, puisque la proposition indique ni plus ni moins que trois jours fériés instaurés en raison de fêtes chrétiennes – le jeudi de l’Ascension, le lundi de la Pentecôte et l’Assomption – seraient « banalisés ». L’alibi de l’ANDRH repose sur l’existence d’une société plurielle où se côtoient diverses religions et d’une volonté d’adapter le monde du travail au nouveau visage des salariés. La mise en œuvre de la proposition permettra à chacun de choisir qui, une fête musulmane qui, une fête juive. Par contre, les fêtes chrétiennes subiraient les foudres de l’ultra-libéralisme et de son orfèvre, à savoir le grand patronat. Il s’agit donc une nouvelle fois pour les thuriféraires du mondialisme de sacrifier sur l’autel de la productivité des marqueurs de l’identité chrétienne de la France.

Fayçal Mokhtari, tueur présumé à l’entrée d’une discothèque de Lille. Chance pour la France ?

Fayçal Mokhtari, tueur à l'entrée d'une discothèque de Lille. Chance pour la France ?

02/07/2012 — 17h30
LILLE (NOVOpress) —
Dans le cadre de ses campagnes “Chance pour la France ?”, le Bloc Identitaire publie une nouvelle affiche (cliquer sur l’image pour la voir en entier) :

“Fayçal Mokhtari. Poursuivi à de nombreuses reprises pour vol, escroquerie, braquage et trafic de stupéfiants. Assassin ayant tué deux personnes et blessé six autres en tirant sur l’entrée d’une boîte de nuit après en avoir été “refoulé”. Chance pour la France ?”

Les meurtres ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche à Lille. Novopress à remarqué que, comme d’habitude quand il s’agit de “diversité”, au début la plupart des grands médias se sont bien gardés de donner le patronyme et la photo du tueur présumé dont pourtant Benoît Lecomte, du syndicat de police Alliance disait déjà qu’il s’agissait  d’un “homme de 32 ans, qui résidait à Tourcoing, près de Lille. Il a déjà fait plusieurs séjours en prison pour des vols simples, des trafics de stupéfiants, abus de confiance, violences”. Pourtant patronyme et photo auraient pu gêner sa fuite et permettre de l’arrêter.
A notre connaissance aucun de ces médias n’est cependant allé jusqu’à transformer Fayçal en par exemple Christian, comme l’a fait Le Monde pour le récent meurtre du breton, Kilian, à Rennes (Le Monde a transformé Souleymane en Vladimir !)

Actuellement les enquêteurs ont identifié le complice présumé (il conduisait la voiture pendant l’attaque) : Djelloul Cherifi. Un “Lillois” selon Le Parisien.fr, lui aussi déjà connu des services de police.

[Tribune Libre] Considérations à vue humaine sur Rome et la Fraternité Saint-Pie X

[Tribune Libre] Considérations à vue humaine sur Rome et la Fraternité Saint-Pie X

01/07/2012 – 18h30
ROME (NOVOpress) — Les polémiques qui font rage dans la Fraternité Saint-Pie X quant à un éventuel accord avec Rome, les arguments ressassés de part et d’autre à grands coups de citations de Mgr Lefebvre, les accusations de trahison ou de reniement, les aigreurs personnelles qui sont inévitables en pareilles circonstances, la divulgation routinière sur Internet de documents censés confidentiels – fuites dont les coupables ne sont pas forcément ceux que l’on croit –, les excès de langage d’un côté, l’autoritarisme, de l’autre, dans sa forme la plus odieuse, le chantage aux saints ordres, pour punir collectivement des communautés religieuses dont la « loyauté » n’est pas jugée assez « sûre » – ce feuilleton, hors du petit monde traditionaliste, ne suscite guère que l’indifférence. Les adorateurs d’autres dieux que celui d’Abraham, d’Isaac et de Jacob risquent même d’y trouver confirmation, une fois de plus, que le monothéisme a apporté au monde la haine théologique.

L’éclatement virtuel de la Fraternité Saint-Pie X n’est pourtant pas sans importance pour tous ceux, catholiques ou non, qui luttent aujourd’hui en France pour leur identité de Français, d’Européens, de Blancs. On ne saurait, sans doute, trouver là des raisons pour ou contre l’accord avec Rome : ces raisons ne sauraient être que religieuses, de même que le combat de Mgr Lefebvre et de ses successeurs n’a jamais pu avoir de légitimité autre que religieuse – la « réduction au politique », utilisée sous la Révolution pour persécuter les prêtres réfractaires, est depuis des lustres la tactique favorite des évêques conciliaires et des journaleux contre la Fraternité Saint-Pie X. Reste que la Fraternité, à côté ou à cause de son combat religieux, joue de fait, en France surtout, un rôle culturel, social, politique, et qu’il serait grave, pour cette raison aussi, qu’elle disparût.

L’essentiel, même dans l’ordre religieux, n’est pas le libellé exact du « préambule doctrinal » que la Fraternité Saint-Pie X, selon toute apparence, signera bientôt et qui, en substance, l’engagera à interpréter le concile Vatican II selon la tradition catholique. Avec un peu de bonne volonté ou de mauvaise foi, un théologien compétent peut interpréter n’importe quoi dans un sens catholique. Le futur cardinal Newman, à l’époque où il était encore clergyman anglican, publia un traité célèbre, le Tract 90, pour essayer de montrer que les Trente-neuf Articles de l’Église anglicane – une confession de foi protestante rédigée au XVIème siècle par des protestants – n’étaient pas incompatibles avec la doctrine catholique. Qui doutera qu’un travail semblable puisse être mené a fortiori avec Vatican II ? Pour qui a lu, par exemple, les décrets – pleins, magnifiques, gravés dans le bronze – du concile de Trente sur la justification ou la pénitence, ce qui frappe d’abord dans les textes de Vatican II n’est pas l’hérésie mais la médiocrité, littéraire et philosophique aussi bien que théologique, le creux, le verbeux, le gnangnan. On peut leur appliquer le mot de Rebatet sur Maritain : ce sont des motions de congrès radical-socialiste mises en latin de séminaire. La palme à cet égard revenant sans doute au message de Vatican II à la jeunesse du monde : « C’est à vous enfin, jeunes gens et jeunes filles du monde entier, que le Concile veut adresser son dernier message. Car c’est vous qui allez recueillir le flambeau des mains de vos aînés et vivre dans le monde au moment des plus gigantesques transformations de son histoire ». Vieux cons !

Il est techniquement possible d’interpréter Vatican II selon la tradition catholique. Toute la question est de savoir pour quoi faire. Pour les Trente-neuf Articles, le but de Newman était de montrer qu’on pouvait être catholique à l’intérieur de l’Église anglicane : condamné en réponse et couvert d’injures par les évêques anglicans, il abandonna l’anglicanisme et se convertit. Dans le cas du préambule doctrinal, s’agit-il de neutraliser le Concile ou de l’accepter finalement ? d’en guérir le venin ou d’en boire soi-même, en l’enduisant de miel, le calice empoisonné ? Tout, à vue humaine, fait penser que, dans les faits, c’est bien de ralliement qu’il s’agira : la Fraternité Saint-Pie X, soumise à la hiérarchie de l’Église conciliaire, contrainte de vivre selon les règles et au rythme de celle-ci, sera absorbée par elle. C’est bien là-dessus que comptent les autorités romaines et, pour qui connaît l’histoire de l’Église, sans parler de l’expérience des communautés dites Ecclesia Dei depuis vingt ans, leur calcul est le bon. Quant à ceux qui refuseront l’accord, exclus de la Fraternité, mis à la porte des lieux de culte, contraints de repartir à zéro, il y a fort à craindre, à vue humaine là encore, qu’ils ne soient réduits à une complète marginalité, proies faciles pour toutes les dérives millénaristes, apparitionnistes, apocalyptiques. Aseptisation de la Fraternité officielle, sectarisation de la Fraternité dissidente, deux voies qui conduiront également à l’insignifiance.

Or la Fraternité Saint-Pie X est une des forces de la résistance française. Elle est l’héritier principal et la plus visible incarnation de la tradition contre-révolutionnaire : courant dont l’éclat est un peu passé, qui peine à se renouveler, mais qui a beaucoup compté dans la culture française et dont l’apport, pour qui veut échapper à la mise au pas idéologique et à tous les lieux communs du politiquement correct médiatique et scolaire, demeure irremplaçable. Il est vital qu’une contestation radicale de la Révolution française puisse continuer à s’exprimer et à se transmettre – que la grande voix de Maistre et de Bonald, du cardinal Pie, de Mgr Freppel, ne se taise pas tout à fait. Si la Fraternité Saint-Pie X n’est plus là pour porter ce refus et cette fidélité, qui le fera ? Faudra-t-il compter sur les évêques conciliaires, thuriféraires de l’abbé Grégoire, figurants dociles des panthéonisations républicaines, chiens crevés au fil de toutes les eaux de la pensée unique ? Est-ce hasard si la France est, de tous les pays d’Europe, celui où la Fraternité est le plus implanté, et si l’accord entre Rome et la Fraternité est promu par des Suisses et des Allemands, gens éminemment respectables par ailleurs mais pour lesquels notre tradition contre-révolutionnaire ne signifie rien ?

[Tribune Libre] Considérations à vue humaine sur Rome et la Fraternité Saint-Pie X
La Fraternité Saint-Pie X est, concrètement et physiquement, un des très rares foyers de la survie française. Crédit photo : veritasestlibertas.blogspot.com
Les idées ne sont pas seules en cause. La Fraternité Saint-Pie X est, concrètement et physiquement, un des très rares foyers de la survie française. Avec ses familles nombreuses, ses vocations sacerdotales et religieuses, le réseau de ses monastères, de ses prieurés, de ses écoles, elle a jeté les bases de ce qu’on peut appeler, pour faire vite, un communautarisme des Français de souche ou, si l’on préfère, d’une future Reconquista. Il n’y a plus qu’à la Fraternité Saint-Pie X, non seulement que l’on chante, mais qu’il y ait un sens à chanter, le vieux refrain « Catholiques et Français toujours ! » L’Église conciliaire, du haut jusqu’en bas, est immigrationniste et métisseuse, elle est, dans le génocide en cours des peuples d’Europe, activement du côté des génocideurs. Il y aura toujours, dans l’espèce particulière des conciliaires conservateurs, des gens pour le nier : suivons à leur égard le conseil de Sieyès, au temps où il était encore vicaire général de l’évêque de Chartres : « Ne perdez pas votre temps à rien discuter avec ces sortes de gens : on ne les persuade point ; livrez-les au fouet des événements pour toute réponse ». À chaque attentat islamique, à chaque affaire d’église brûlée et vandalisée, de tabernacle profané, de fidèles caillassés à la messe, à chaque drame de jeune Française violée, torturée, dépecée, les évêques conciliaires manquent-ils jamais de se précipiter dans les gros médias et de mettre en garde, sans même un mot de pitié pour les victimes, contre « les amalgames » et « la stigmatisation » ? Leur cœur est aux envahisseurs.

On se souvient du mot du prince Salina, au nom de sa classe, dans Le Guépard de Lampedusa : « Croyez-vous que, si l’Église pouvait se sauver en nous sacrifiant, elle hésiterait à le faire ? » Force nous est bien de constater aujourd’hui, Français et Européens, que l’Église nous a sacrifiés. Elle a jugé que son avenir n’était plus parmi nous et, au fond, que nous n’avions plus d’avenir – et peut-être, de son point de vue, a-t-elle eu raison. Il restait la Fraternité Saint-Pie X. Si la Fraternité nous abandonne à son tour, que pourront faire ceux d’entre nous qui sont fidèles à leur baptême, et qui ne se résignent pourtant pas à disparaître comme peuple et comme race, sinon répéter douloureusement la parole de saint Pierre : Domine, ad quem ibimus ? « Seigneur, à qui irons-nous ? »

Flavien Blanchon

Crédit photo en Une : Novopress

Arrestations dans une “école” rom spécialisée dans la fauche

Coup de filet à Rennes dans une “école” spécialisée dans la fauche

01/07/2012 – 08H30
RENNES (NOVOpress Breizh) – Selon Ouest-France qui révèle l’affaire, une bande de voleurs a été interpellée mardi dernier à Rennes. Dans un appartement de la cité bretonne, des membres de la communauté rom recevaient une formation pointue pour apprendre l’art de pratiquer la fauche dans les grandes surfaces de la région. Une dizaine de personnes étaient encore en garde à vue vendredi.

Les fonctionnaires de la police judiciaire viennent de réaliser un joli coup de filet parmi les membres de la communauté « roumaine » de Rennes. À la tête du réseau de voleurs, un couple avait entrepris  de recruter des femmes et des hommes pour leur apprendre, dans leur appartement de la ZUPsud de Rennes, à voler dans la grande distribution.

Dans cette école d’un genre un peu particulier on enseignait aux « élèves » aussi bien à éviter d’être repérés par les systèmes de vidéosurveillance qu’à tapisser des sacs à main avec de l’aluminium pour déjouer les alarmes. Selon un policier « on leur délivrait un vrai stage de formation ».

Une fois leur “formation” validée, les stagiaires en question étaient conduits sur les lieux de leurs méfaits – des grandes surfaces de Bretagne ou des régions avoisinantes – où ils devaient se débrouiller pour voler le maximum de choses dans un délai de 10 minutes. Selon les enquêteurs, des vêtements mais surtout les lames de rasoirs et des produits cosmétiques étaient visés par les voleurs. Le butin était envoyé en Roumanie où il était récupéré par des complices.

Le 4 juin dernier, une jeune femme de 25 ans, issue de la communauté des Roms, avait été condamnée par le tribunal correctionnel de Rennes à un mois de prison ferme pour une série de vols dans des magasins du département. La délinquante, interpellée pour le vol de flacons de parfum et des produits cosmétiques, utilisait un sac avec une doublure renforcée par de l’aluminium pour passer les caisses avec l’antivol sans déclencher l’alarme. On ignore si cette personne était passée par « l’école » évoquée plus haut.

Crédit photo : Polycart, via Flickr, licence CC.


Le PS et l’UMP soutiennent le mariage gay

Le PS et l’UMP soutiennent le mariage gay

29/06/2012 –  08h00
PARIS (NOVOpress) –
Une loi autorisant le mariage et l’adoption pour les couples d’homosexuels et de lesbiennes, promise par François Hollande pendant sa campagne présidentielle, sera votée d’ici le premier semestre de 2013, vient de confirmer Dominique Bertinotti, la ministre déléguée à la famille.

Une offensive contre la famille alors que seulement 32 % des Français en âge de voter ont fait le choix Hollande à l’élection présidentielle. Mais pas de nostalgie à avoir de l’ère Sarkozy puisque comme l’a souligné Rachida Dati vendredi matin sur Europe 1, l’UMP « n’a jamais dit non au mariage homosexuel ». « C’est une évidence que les couples homosexuels aient les mêmes droits aujourd’hui », a ajouté l’ancienne garde des Sceaux.

Une enquête de Mark Regnerus, professeur associé de sociologie à l’Université du Texas d’Austin (Etats-Unis), a démontré que les enfants de mères lesbiennes sont significativement différents une fois jeunes adultes dans 25 des 40 facteurs mesurés dans l’étude en comparaison avec ceux qui ont passé toute leur enfance avec leurs deux parents biologiques mariés. Ces analyses constatent chez ces enfants des différences de revenus significativement plus bas, une moins bonne santé physique et mentale et de plus mauvaises relations avec leur partenaire.

Crédit photo : M.V. Jantzen via Flickr, licence CC.

L’Association bretonne en congrès à Redon ce week-end

L’Association bretonne en congrès à Redon ce week-end

29/06/2012 – 16H45
REDON (NOVOpress Breizh) – Le 139ème congrès de l’Association bretonne et de l’Union régionaliste bretonne se tient à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche à Redon (Ille-et-Vilaine) (photo). Arrêt sur la plus ancienne association régionaliste bretonne.

Créée en 1843 par un agronome et un archéologue qui se donnaient pour but de participer au développement agricole et à la connaissance historique et des traditions dela Bretagne, c’est la plus ancienne association bretonne, dont on peut dire qu’elle fut au départ du régionalisme culturel breton.

Si l’archéologie et l’histoire religieuse, politique et économique ont été les domaines les plus développés au cours de ses congrès annuels, aujourd’hui les nouveaux centres d’intérêt de l’Association bretonne sont la défense du patrimoine, de la langue bretonne. Au nombre de plus d’un millier, ses adhérents sont regroupés en « pays » qui ne tiennent pas compte des limites départementales.

L’Association se définit comme un lieu de mémoire – « l’avenir ne se construisant pas sans la connaissance de nos racines qu’elles soient celtes ou chrétiennes » – et un lieu d’appartenance « géographique mais qui ne s’enferma pas dans des limites marquées par la volonté politique d’un moment de l’histoire ». Ce lieu s’élargit d’ailleurs « à tous ceux qui partagent et entretiennent une culture, qu’ils vivent à Quimper, Paris ou Sydney ». Sur le plan économique et social elle se revendique de l’esprit du CELIB.

L’AB se défend toutefois de tout autonomisme. Ainsi dans l’hommage qu’elle rend dans son bulletin 2012 à Yann Fouéré, qui en fût adhérent,  elle écrit : «  il a heurté des Bretons aussi sincères que lui qui ont fait du service de la France leur priorité dans les moments difficiles » ou encore : « Si certains sont séduits par l’idée d’une Europe fédérale, faut-il autant la fonder sur l’antagonisme avec la France pour que s’affirme l’identité bretonne ? »

La proximité de l’Association bretonne à l’Eglise catholique fait que tous les évêques bretons en sont membres de droit, même ceux qui  – à la différence de l’évêque de Vannes Mgr Centène – ne manifestent pas le moindre intérêt à la défense de l’identité bretonne. A noter enfin que Loïc de Châteaubriant, petit fils de l’auteur de la Brière, interviendra à Redon sur « l’organisation territoriale ».

Photo en Une : Eglise abbatiale de Redon. Crédit photo Cbidaud56 via Wikimedia, licence CC.

Un tribunal allemand interdit la circoncision religieuse des enfants

Un tribunal allemand interdit la circoncision

29/06/2012 – 08h00
COLOGNE (NOVOpress) –
Selon le jugement délivré par un tribunal allemand, mardi dernier, la circoncision d’un enfant pour des motifs religieux constitue une blessure corporelle passible d’une condamnation.

A la suite d’une complication médicale survenue chez un enfant de 4 ans circoncis à la demande de ses parents musulmans, le tribunal de grande instance de Cologne a estimé que « Le corps d’un enfant était modifié durablement et de manière irréparable par la circoncision ». Le tribunal ajoute « Que cette modification est contraire à l’intérêt de l’enfant qui doit décider plus tard par lui-même de son appartenance religieuse ». Avec cette jurisprudence, le droit de l’enfant au respect de son intégrité physique prime sur le droit des parents.

Cette décision a été immédiatement contestée par le Conseil central des juifs d’Allemagne qui y voit « Une intervention insensible, gravissime et sans précédent dans les prérogatives des communautés religieuses ». Le Conseil de coordination des musulmans en Allemagne (KRM) proteste également.

Photo : circoncision religieuse juive. Crédit photo : Cheskel Dovid via Wikipédia, licence CC.

Le comptoir bancaire, nouvelle église ?

Le comptoir bancaire, nouvelle église ?

[box] Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia. [/box]

[box class=”info”]    Immense talent de plume, François Brigneau est mort le 9 avril 2012. Il était qualifié de « polémiste d’extrême droite ». C’était surtout un essayiste d’une grande finesse et d’une rare profondeur. En guise d’hommage, Polémia publie l’une de ses tribunes de National Hebdo, datée du 25 juin 1992, en plein débat sur la ratification du Traité de Maastricht : quelques mots sur les péripéties politiciennes et de longues considérations sur le remplacement d’une boulangerie par une banque ; des banques qui se multiplient comme des petits pains… L’anecdote conduit François Brigneau à une réflexion profonde sur l’économie et la société. Ce texte pouvait passer pour nostalgique, sinon ronchon, il y a vingt ans, et il apparaît aujourd’hui comme prémonitoire : à enseigner à Sciences-Po en cours d’économie politique… s’il y en avait encore. Un tel texte, que Polémia a été heureux de redécouvrir pour ses lecteurs, est à déguster et à méditer. Le titre est de la rédaction de Polémia. Le titre original était « Sur le départ d’un boulanger ».
Polémia [/box]

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Sur le départ d’un boulanger

Le comptoir bancaire, nouvelle église ?
La Gerbe d’Or à Lyon, la boulangerie des parents d’Henri Béraud où l’écrivain a passé toute sa jeunesse et dont François Brigneau admirait le talent.

Les vieux habitants du quartier sont tristes. Notre boulanger nous a quittés. Il s’appelait M. Dupuy. C’était un homme dans la force de l’âge, grand, costaud, avenant, habillé de blanc, à l’ancienne. Vers midi, le coup de feu, il venait aider sa femme et ses commises. Il faisait le meilleur pain du coin. Du pain cuit et doré, avec de la mie qui n’était pas de la pâte. C’est rare. Parfois le soir, quand j’étais seul, je dînais d’un quignon et d’un bout de fromage, avec un verre de vin, et même deux. Je me régalais.

Sa pâtisserie, aussi, était courue. Chez nous, pas un repas de famille ou d’amis ne se tenait que nous ne commandions un saint-honoré ou un Paris Brest, larges comme une roue de brouette, chez M. Dupuy. Pour nous, il ne les mettait pas dans les présentoirs réfrigérés. Le gâteau restait tendre, souple, moelleux, avec de la crème, ou de la crème chantilly que le froid n’avait pas durcie. C’était bon comme là-bas, dis ! (Là bas, c’est la Cornouaille de mon enfance…). Même mon chien Corvec faisait la différence. Ça se voyait à sa moustache et à son œil, que la félicité rendait humide.

Depuis longtemps une banque avait offert une petite fortune à M. Dupuy, pour sa boutique, son fournil et ses dépendances. Il refusait. Il aimait son métier et sa clientèle. On le voyait à son accueil, à son sourire, à son aisance professionnelle, cette grâce naturelle des gens de métier qui font bien le leur. Et puis il a appris la nouvelle. Dans la galerie marchande de la grande surface, en face de sa boutique, un dépôt de pain allait s’ouvrir. Alors il a fini par céder. Le dernier jour, il y avait plus de monde encore que d’habitude. On arrivait de partout. M. Dupuy était derrière son comptoir, tout pâle, les larmes aux yeux. Il avait sans doute fait une affaire. Il avait certainement subi une défaite. Il le savait. C’est à peine s’il pouvait parler. Il bredouillait : « Au revoir. Merci. Merci encore. » Ma femme acheta deux baguettes alors qu’une nous suffit. Le lendemain tous les stores étaient fermés. Sur la porte, il y avait une pancarte écrite au feutre bleu : FERMETURE DEFINITIVE. J’ai cru remarquer que les majuscules étaient un peu tremblées.

Faire le commerce de l’argent doit rapporter plus que de cuire du pain. Quand je me suis installé ici, voilà quarante ans, il n’y avait pas une banque dans le quartier. Maintenant, dans un rayon de trois cents mètres autour de la maison, il y en a sept. Je compte : la Banque Hervet, la Banque Nationale de Paris, la Banque Populaire de la Région Ouest, le Crédit Agricole, le Crédit Commercial, le Crédit Lyonnais, la Société Générale, sans parler de la Poste, qui fera bientôt plus d’opérations bancaires qu’elle ne vendra de timbres. Ni de la Caisse d’Epargne qui ouvre ma rue, juste devant le monument aux morts de la bataille de Montretout (18 janvier 1871). Souvent, le dimanche matin, des voitures s’arrêtent à cet endroit.
Malgré l’inscription gravée dans la pierre : « Morts pour la Patrie. Passant, souviens toi ! », ce n’est pas pour honorer la mémoire des pauvres tirailleurs des Ternes, qui ne réussirent pas à hisser leurs pièces de 12 sur le parapet de la redoute et furent tirés, comme des canards d’hiver, par les Prussiens embusqués. C’est pour faire la queue au distributeur à billets de l’Ecureuil.

Un glissement de société

A la place de cet écureuil se tenait un admirable épicier à la mode d’autrefois : M. Tessier. Ce n’était pas un vendeur de saucissons industriels et de paquets sous cellophane. Il choisissait ses mélanges de café, qu’il grillait lui même, sur le trottoir, et l’air embaumait. Tout son magasin avait d’ailleurs une odeur riche de légumes secs, de confitures et de pruneaux, à laquelle se mêlait une autre senteur, plus âcre, celle des morues salées entières, qui pendaient, attachées par la queue, aux solives de la resserre.

M. Tessier se tenait dans sa boutique comme un instituteur de jadis – dont il portait la blouse – dans sa classe. Il connaissait ses clients comme l’autre ses élèves. Il avait avec eux de longs entretiens. Il les conseillait, pour les vins, qu’il allait choisir à la propriété et mettait en bouteilles, protégé d’un long et lourd tablier noir. Car la profession n’allait pas sans le costume.

Il me manifestait une certaine considération parce que je n’aimais que le chocolat amer et m’y connaissais assez bien en sardines à l’huile. Je lui avais procuré des marques qu’il ignorait. Il voulut bien reconnaître leur supériorité. Elles venaient de petites maisons traditionnelles. Pêchées le matin, dans la baie, livrées directement du bateau à l’usine, les sardines étaient mises en boîtes, à la main, par de vieilles ouvrières, avec de l’huile d’olive extra. Rien de comparable aujourd’hui, à quelques rares exceptions. Pour baisser les coûts, les produits sont de seconde qualité. Les vieilles sardinières sont mortes. Le poisson arrive on ne sait d’où, à moitié congelé. Le froid tue autant qu’il conserve ; sinon plus. La sardine surtout, fragile et sensible. Son goût change selon les eaux et les côtes où elle fut pêchée. Quel rapport entre la marocaine, la portugaise et la bretonne ? La royan n’est pas la sablaise, pas plus que la sardine de Quiberon n’est celle de Concarneau. Je répétais à M. Tessier ce que mon père, mes oncles, mon grand père m’avaient enseigné. Il m’écoutait. J’étais flatté de son attention. Parfois, quand je passais, il venait sur le pas de la porte. Avec un geste arrondi du bras, il disait : « Bonjour, M. Brigneau ! » Je l’entendais comme : « Bonjour M. Courbet ! » J’étais le Courbet des sardines à l’huile. Ça crée des liens.

M. Tessier, atteint par l’âge, fut remplacé par un Juif d’Afrique du Nord qui flanquait des tournées soignées à sa femme. C’était tout ce qu’il y avait de soigné dans le personnage. Très vite, il transforma ce conservatoire de l’épicerie en Self service. Après quoi, il s’en alla tenir un garage. C’était une raison supplémentaire de continuer à préférer le vélo à l’automobile.

Durant que les enfants grandissaient et cessaient d’être des enfants pour avoir des enfants à leur tour – ça va vite, vous savez, la vie, et l’on est tout surpris, un jour, de se découvrir vieux sans avoir eu jamais l’impression de vieillir… – nous avons vu ainsi disparaître un poissonnier ; une ferme dont le fermier livrait le lait, à domicile, dans une voiture tirée par un cheval ; un menuisier, un boucher, un cours des halles, un horloger, un bistrot avec billard où j’allais taper la belote et commenter les matchs du Stade français en buvant de la bière belge fabriquée par des moines. Ce n’est pas parce que je suis hostile à Maastricht que je ne suis pas sensible aux petits bonheurs de l’Europe.

A la place, nous avons vu naître ces comptoirs bancaires, un Monoprix et des agences immobilières. Comme il y a des glissements de terrain, il y a eu un glissement de société. La quantité a remplacé la qualité. Nous ne retrouvons plus le goût des fruits, des légumes, des œufs… Quand j’étais gamin, en allant à l’école, je passais devant l’atelier du maréchal ferrant. Merveilleux signe de la Providence, la rue s’appelait rue Vulcain. Je vois l’enclume et le brasier qu’un énorme soufflet à chaînette attisait. Le sabot retenu en arrière, le cheval, sur trois pattes, s’ébrouait. Il y avait le tintement des marteaux sur le fer qui s’arrondissait, l’odeur de corne brûlée, les grosses voix des hommes sur des plaisanteries que je ne comprenais pas. Appuyé sur sa masse comme une canne, bardé de cuir, le maréchal ferrant forgeron me semblait un colosse, un demi dieu de l’antiquité, avec une grosse tête ronde, des cheveux bouclés et des bras musculeux. J’éprouvais une étrange impression de force, de puissance, de mystère aussi, que mes petits enfants ne ressentent certainement pas en regardant, à travers les vitres teintées de la Banque Hervet, des employés en veston cravate pianoter derrière les écrans de télé fric.

Je n’ai pas oublié Maastricht

Je devine votre surprise. Vous deviez vous attendre à de tout autres discours. La semaine a été riche en événements qui prêtaient aux commentaires. Nous avons assisté à une activité fébrile sur l’ensemble des fronts parlementaires. Au Sénat, le sergent Pasqua, qui n’aime rien tant que passer pour une vieille ficelle dans une peau de vache, alors qu’il est essentiellement un gros maladroit, s’est fait blouser comme un bleu. A l’Assemblée, alors que Séguin croyait tenir la victoire, un subtil repli stratégique de Mitterrand, feignant de concéder du terrain à l’opposition, permettait au gouvernement d’avancer et d’atteindre ses objectifs. Il y avait la fête à Million souhaitée par Petit Pons, qui avait retrouvé sa fureur canaque :

Million, fumier, cochon,
Ordure ménagère,
Bon anniversaire,
Nos vœux les plus sincères, etc…

Il y avait l’attitude héroïque du RPR, prêt à mourir pour la patrie dans la tranchée des baïonnettes, puis se défilant sans un mot, car seul le silence est grand. Il y avait la renaissance du MRP, que l’on retrouvait dans les mines obliques des centristes, prêts comme avant, prêts comme toujours à trahir la droite pour sortir les socialos de l’impasse. Les sujets ne manquaient pas. Il est curieux que la disparition d’un boulanger m’ait entraîné loin d’eux, alors que l’actualité est torride. Mais regardez bien… J’y suis en plein, dans l’actualité, et pour être précis, dans l’actualité politique.

Quand l’ouverture d’un dépôt de pain industriel, aseptisé et sous cellophane, provoque la fermeture d’une bonne boulangerie traditionnelle, et que cette disparition permet à une nouvelle banque de s’installer ; quand cette banque est la huitième qui pousse dans ce quartier modeste, après onze ans d’un pouvoir socialiste sans partage, ce « petit fait vrai » ne relève pas de l’anecdote. Il traduit, il révèle une réalité politique. Il est l’humble manifestation locale d’une gigantesque opération politique et internationale, préméditée et conduite avec continuité, quelle que soit la couleur du régime apparent, le nom et les visages des gouvernants en place.

Par la destruction de la paysannerie, de l’artisanat, du commerce d’initiatives privées, de la France rurale et de ses quatre piliers : la famille, le métier, l’épargne, la propriété, cette opération tend à soumettre les peuples, écrasés par le crédit et la télévision, à la dictature masquée de l’Usure légale et de l’Argent abstrait.

Jadis, en arrivant de mer, lorsque le petit havre breton se dessinait au fond du golfe, ce qui dominait les maisons et les digues, c’était le clocher. Aujourd’hui, c’est un fronton tout neuf, généralement hideux de forme, qui écrase les toits d’ardoises. Il appartient au Crédit Agricole ou à quelque établissement similaire. C’est la Banque, la nouvelle église, le nouveau temple, où les Grands Prêtres appellent les fidèles au culte de l’Argent imaginaire. Des pièces d’or ou d’argent, de bronze ou de nickel, on est passé aux billets, puis aux chèques, puis aux cartes magnétiques, symboles de l’argent fumée, de la richesse anonyme et vagabonde. L’argent va, vient, circule, se vend, s’achète sans qu’on ne le voie plus jamais. Ce que l’on voit, c’est la Banque. Pendant un siècle on a opposé le Capital et le Travail. C’était un leurre. La vraie puissance, colossale, multiforme, tentaculaire et apatride : c’est la Banque.

Ma boulangerie remplacée par une banque raconte une histoire édifiante à l’échelle du fait divers. Maastricht raconte la même histoire, mais sur écran géant. Maastricht, c’est d’abord l’histoire d’une banque. D’une super banque aspirante et foulante, mais aspirant chez vous et refoulant ailleurs, une immense machine à succion, posée au dessus des nations et des peuples. Il faut l’imposer, de toute urgence, au forcing, voire au forceps, tantôt aux électeurs, tantôt à leurs élus, peu importe, pourvu que ça passe. Cette super banque aura une super monnaie : une monnaie unique. Les super citoyens, disposant de la citoyenneté européenne supérieure à leur citoyenneté d’origine, puisque celle ci ne vaudra plus rien, auront le privilège de se servir de cette super monnaie unique, pour payer un super impôt supplémentaire. Mais attention… Pas un impôt comme les autres. Un impôt exaltant. Un impôt européen.

Les citoyens de Maastricht jouiront d’un autre privilège. Ils pourront franchir les frontières sans passeport. Ils n’auront besoin que d’une carte d’identité européenne, en nylon plastifié, imprimée au laser, indéformable, indéchirable, le triomphe de la technique, et qui ne leur coûtera qu’à peine trois fois le prix du vieux passeport de papa. Quand on pense que sous l’abominable Ancien Régime, quand les Droits de l’Homme et du Citoyen n’existaient pas, on circulait partout en Europe sans papiers, avec des écus dans la poche qui étaient partout acceptés, chacun mesure le progrès.

Enfin, à l’aube d’un réjouissant avenir, ne boudons pas notre plaisir. La seule ombre au tableau, c’est qu’on ne voit pas pourquoi l’on continuerait à franchir les frontières. Ici et là, chez nous, ailleurs, tout sera identique ; uniforme. Les champs, les rues, les maisons, les visages, les cœurs… Ça commence déjà.

Partout ce seront les mêmes dépôts de pain industriel, qui vendront les mêmes baguettes molles et fades, qui ont le goût de l’aspirine. Nulle part on ne trouvera le pain français des villes, couleur de soleil, dont la croûte craquait sous la dent ; ou le pain français des campagnes, bronzé et fariné, où le père coupait des tranches larges comme sa main que l’on enduisait de saindoux. Quel délice !

Je me demande ce que va faire M. Dupuy. Il ne pourra plus ouvrir une boulangerie à son goût. Il sera obligé de placer son argent en monnaie unique à la banque qui l’a délogé. Après quoi tout ira bien. Il ne le verra plus. Il n’en entendra plus parler. Pauvre de lui. Pauvres de nous.

Francois Brigneau
National Hebdo
25/06/1992

 

Epilogue : le 13 avril 2012 François Brigneau fut porté en terre au cimetière de Saint-Cloud, lors d’une cérémonie émouvante. J’imagine que, de l’au-delà, François Brigneau a dû sourire à la vue de ces deux employés de la grande banque qui suivaient son cercueil : car Abel Mestre du Monde, propriété de la banque Lazard, et Christophe Forcari, de Libération, propriété de la banque Rothschild, étaient présents. Certes, ces deux journalistes n’étaient pas venus pour rendre hommage à l’un de leurs plus éminents confrères mais pour établir la liste des nombreux (près de 300) participants aux obsèques du vieux lion diabolisé. Dans son article Abel Mestre ne parla toutefois que d’ « une cinquantaine » de présents. Comme quoi, on peut être employé d’une banque (d’affaires) et ne pas savoir compter…

Jean-Yves Le Gallou

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Samir Nasri, nouvelle campagne pour le Bloc Identitaire [MàJ]

Samir Nasri, nouvelle campagne pour le Bloc Identitaire

27/06/2012 —16h35
PARIS (NOVOpress) — Comme il l’avait prouvé pour l’affaire Merah, le Bloc identitaire sait rebondir sur l’actualité pour ses campagnes. Dernière preuve en date, l’affaire Nasri qui ne fait que rappeller ce que gagnent, en ces temps de crise qui touche nos compatriotes, les “racailles” de l’équipe de France de football. Ce que n’a pas manqué de remarquer la presse : ici et .

Dans un communiqué, le Bloc identitaire explique les raisons de cette campagne : “Les Identitaires, qui organisent depuis plusieurs années un grand tournoi de football, se passionnent pour ce sport populaire. Comme tous les Français, nous sommes attristés de voir l’équipe de France prise en otage par des comportements de racailles, et gérée par des dirigeants incapables de prendre leurs responsabilités. Nous avons à de nombreuses reprises condamné des comportements indignes (irrespect, insultes, silence pendant l’hymne), symboles d’une ‘racaillisation’ du football français et des centres de formation.

Aujourd’hui, nous lançons une campagne “Samir Nasri”, qui incarne avec d’autres cette génération de joueurs qui bafouent l’image de la France. Samir Nasri est l’archétype de ces joueurs parvenus et arrogants, prenant de haut le public et les journalistes, ou encore ricanant lors de la minute de silence dédiée à Thierry Roland.”