Steve Jobs va-t-il être canonisé ? [tribune libre]

Steve Jobs va-t-il être canonisé ? [tribune libre]

[box class=”warning”]Texte repris avec l’aimable autorisation du blog A moy que chault[/box]

L’incroyable retentissement médiatique ainsi que le déferlement « spontané » d’hommages et d’émotion qu’il suscite font du décès prématuré de Steve Jobs, l’ex-patron d’Apple, un énième révélateur de l’état de déliquescence de l’échelle de valeurs nos contemporains.

Dépôts de fleurs anonymes devant les « Apple Store », Facebook en larmes, Twitter au bord de la dépression, les dépêches et articles qui s’accumulent dans tous les médias, les « cyber-livres de condoléances » qui fleurissent partout… « A Steve Jobs l’humanité reconnaissante! »… Et pendant que le monde s’étrangle de douleur devant la dépouille du milliardaire créateur de gadgets, chaque jour disparaît dans l’indifférence absolue qui un grand historien (Dreyfus), qui le dernier éditeur digne de ce nom (Dimitrievic), qui un brillant philosophe (Jerphagnon), tandis que nos vieux continuent à pourrir et crever dans des mouroirs anonymes et que les cercueils de nos soldats tombés en Afghanistan défilent dans des rues désertes et silencieuses…

Ah qu’elle a bon coeur notre époque, qu’elle est sensible et généreuse de ses larmes quand il s’agit d’honorer les vrais héros du temps ! Il faut dire que Steve a tant apporté aux existences de nos contemporains, il a même inventé et développé les seules choses qui comptent encore dans celles-ci : les joujoux technologiques, ces bidules clignotants et sifflants, quelque part entre le hochet pour enfant débile et la perfusion pour toxicomane en manque, sans l’usage desquels leurs jours seraient inutiles, vides et vains.

Honneur donc à toi, Steve, grand pourvoyeur de zombis, ami éternel des autistes de tous pays, qui, par ton génie incomparable, a réussi l’exploit de faire de la communication le contraire de l’échange et a ainsi posé les lumineux jalons d’une nouvelle civilisation, celle des eunuques technolâtres à encéphalogramme plat. Repose en paix, tu n’as vraiment pas démérité.

[box class=”info”]Crédit photo : capture d’écran de la page d’accueil du site d’Apple/Novopress[/box]

 

“Chez Eram, on provoque gratos”, par Louise Demory [tribune libre]

“Comme disent mon papa, ma maman, et la troisième femme de mon papa, la famille, c’est sacré.” “Comme disent mes deux mamans, la famille c’est sacré.” “Comme disent ma maman, et son petit copain qui a l’âge d’être mon grand frère, la famille c’est sacré.”

Voici les phrases d’accroche de la dernière campagne de publicité Eram, mais si, vous savez, les chaussures bon marché ! ?

On voit donc, en 4 par 5, dans le métro, dans la rue, l’avènement de la « nouvelle famille ». Une famille sans papa, mais avec deux mamans (fort jolies d’ailleurs – plus glamour en tout cas que celles des pages société du parisien, vous savez, Dominique et Marithé…) ; on y voit également des familles décomposées-recomposées, avec des enfants de toutes les couleurs. Y sont représentés évidemment, les néo couples de type « femme cougar/homme ado ».

Déjà il dit qu’il voit pas le rapport

Alors nous y voila, ce qui a fait sensation dans la presse, ce n’est pas la teneur même des publicités – qui si l’on tient à ce que ses enfants vivent dans un cadre familial le plus équilibré possible, peut sinon choquer, en tout cas interpeller – Non, ce qui a fait sensation, c’est que les associations catholiques annoncent à coup de communiqués qu’elles désapprouvent la promotion de ce type de famille, qui d’ailleurs, soit dit en passant, reste encore marginal.

Quoi, que voudrait les défenseurs invétérés de la liberté d’expression et de la copulation anarchique ? Que les ligues catholiques défendent le modèle de la famille homoparentale ? le divorce ? Et puis quoi encore ? L’avortement ? L’euthanasie ? Après tout, demande t-on aux associations de défense des enfants de défendre le travail des mineurs ? La liberté sexuelle des délinquants pédophiles ? Non que je sache… alors que s’étonne t-on que des assos cathos s’indignent devant des pratiques qui vont à l’encontre de leurs préceptes ?

Vraiment, il s’agit là de s’insurger à bon compte contre un ennemi commun un peu facile et qui a le dos rond…

De toute façon, Eram fait faire ses chaussures en Chine ou ailleurs dans le tiers monde. Leurs chaussures ne sont pas toujours en cuir (pourtant le prix lui, l’est…) et les modèles sont pompés (hihi) sur ceux des grandes marques.

Louise Demory

[box class=”info”] Source : le webzine féminin, Belle et Rebelle. [/box]

 Jean-Paul II continuera à bénir Lyon [vidéo]

 Jean-Paul II continuera à bénir Lyon [vidéo]

06/09/2011 – 20h20
LYON (NOVOLyon) –
Mardi 4 octobre, en mémoire de la venue du Pape Jean-Paul II à Lyon, une imposante statue de l’ancien pape a été dressée sur l’esplanade de la basilique de Fourvière. Œuvre de l’artiste sculpteur, Élisabeth Cibot, d’une hauteur de 3 mètres, Jean-Paul II est représenté de plein pied et regarde la ville de Lyon en la bénissant, reproduisant le geste du 5 octobre 1986 (jour de la venue du pape à Lyon). Le coût de 200.000 euros a été entièrement payé par le mécénat et la Fondation Fourvière. L’œuvre a été bénie hier à 18 heures par le cardinal Philippe Barbarin.

Cette statue ne fait pourtant pas l’unanimité dans les rangs catholiques, puisque pour Bernard Yvernogeau (prêtre dans le 8ème arrondissement à Lyon) ce monument est une “horreur et un mépris pour les pauvres”. “200.000 euros pour cette foutue statue alors que l’Eglise se plaint tout le temps qu’elle n’a pas d’argent. L’évangile il est où, là ? Merde” (sic).

Bordeaux : des étudiants s’opposent à la remise de diplôme de Judith Butler

Bordeaux : des étudiants s’opposent à la remise de diplôme de Judith Butler

06/10/2011 – 10h15
BORDEAUX (via Info Bordeaux) — Hier soir avait lieu à la faculté de Bordeaux III la remise des insignes docteur Honoris Causa à la très polémique philosophe américaine, Judith Butler. Cette distinction délivrée par Patrice Brun, président de la faculté, est une preuve de plus de la complaisance de l’université française pour la théorie du Genre.

Féministe homosexuelle, celle-ci a élaboré une théorie sur le genre à partir des années 70 et son livre « Trouble dans le genre. Pour un féminisme de la subversion » (publié en France en 2005). La diffusion de cette idéologie subversive au sein des lycées et des universités fait l’objet d’une réaction sans précédent de la part des parents d’élèves et de près de 200 parlementaires (les personnes ne seraient plus définies comme hommes et femmes, mais comme pratiquants de certaines formes de sexualités : homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuel !).

Hier, une dizaine d’étudiants bordelais ont donc tenu à manifester leur désapprobation en lançant des slogans hostiles à Judith Butler et en agitant des pancartes.

[box class=”info”]Source : info-bordeaux.fr[/box]

[Football] Tirage au sort des compétitions internationales : un système inégalitaire en faveur des gros clubs

[Football] Tirage au sort des compétions internationales : un système inégalitaire en faveur des gros clubs

06/10/2011 – 07h45
PARIS (NOVOpress) —
 Pour les amateurs du ballon rond, le tirage au sort est toujours excitant : va-t-on visiter enfin le Kp d’Anfield ou la butte qui sert de virage à Oiseaux-les-Champs ? Assistera-t-on à une réception musclée de la part de West Ham ou bien cela sera-t-il une balade de santé au Luxembourg ? Allons-nous nous prélasser sur les bords de la Méditerranée ou se rafraîchir à Dunkerque ?

Le système mis en place par les instances officielles du football tronque toutefois complètement la réalité de l’enjeu, à savoir le “système des chapeaux”. Ce système, équitable sur le papier, est perverti selon l’équation : les meilleurs clubs, faisant partie du premier chapeau, ne joueront pas les uns contre les autres ; les clubs plus modestes, c’est-à-dire les petits chapeaux, joueront contre les gros clubs, ce qui équivaut à peu de chances d’exploits.

Un exemple typique : chapeau n°1 pour les éliminations de l’EURO 2012, qui compte l’Espagne, l’Allemagne, les Pays Bas, l’Italie, l’Angleterre, la Croatie, le Portugal, la France, la Russie. Si le Brésil était Européen, sans doute n’aurait-il pas joué dans un chapeau inférieur…
Chapeau n°6 : Azerbaidjan (le pays que personne ne sait situer sur une carte mais connu par tous Français après leur défaite à Auxerre 10-0 un soir de septembre 1995…), le Luxembourg, Malte, les Iles Féroé, Andorre et Sain Marin !

Il en va de même pour les coupes d’Europe.

Il semble qu’une mesure de bon sens consisterait à abolir un tel système destiné exclusivement à protéger les gros club, à leur réserver les « belles affiches » (c’est-à-dire celles qui vont faire de l’audience et du chiffre) pour les matchs de phase finale et en résumé, à dépopulariser un peu plus le football pour en faire un spectacle de foire, toujours plus rentable.

Pierre Lartificier, pour Novopress

Crédit photo : Wales vs. Montenegro, match disputé le 2 septembre 2011 à Cardiff. Auteur : Jon Candy, via Flickr (cc)

[Kiosque étranger] Londres, la fracture ethnique s’accentue

[Kiosque étranger] Londres, la fracture ethnique s'accentue

05/10/2001 – 13h30
LONDRES (NOVOpress) –
Dans un article du Daily Mail, Kate Loveys rapporte les inquiétudes de David Levin, directeur de la City of London School for boys, lequel avertit que la ville de Londres poursuit une ségrégation ethnique qui la conduit à une situation comparable à celle de Johannesburg durant l’apartheid.

Cet éducateur mentionne des exemples frappants. Une école peut compter 97% d’enfants pakistanais, alors que, dans une autre, ils seront pratiquement tous Africains de l’Ouest.

Dans quelques années, prévient-il, du fait d’une ethnicisation volontaire des zones d’habitat, les enfants seront scolarisés selon leur appartenance ethnique.

Les Bulgares dénoncent l’impunité dont jouissent les Roms

Les Bulgares dénoncent l’impunité dont jouissent les Roms

04/10/2011 – 14h15
SOFIA (NOVOpress) – Le ras-le-bol de la population bulgare à quelques semaines d’échéances électorales majeures ne cesse d’enfler et pourrait s’inviter dans la campagne présidentielle. En cause, la cohabitation problématique des Bulgares avec la communauté rom, marquée par de fortes tensions. Des Bulgares qui n’hésitent pas à signifier leur mécontentement en défilant massivement dans les principales villes du pays. Faisant suite à la manifestation des militants du parti populiste Ataka dans la capitale, ce sont en effet plusieurs milliers de jeunes qui se sont rassemblés dimanche à Plovdiv, deuxième ville de Bulgarie. Avec pour mot d’ordre la lutte contre le laxisme gouvernemental généralisé envers les agissements délictueux des Roms.

Ces récriminations surviennent suite au décès d’un jeune Bulgare renversé par un minibus transportant des Roms et notamment les petits-fils de celui que l’on nomme le « Roi Kiro », patriarche local des Roms du village de Katounitsa. Cette mort suspecte aux yeux des Bulgares de Katounitsa a mis le feu aux poudres déclenchant une vendetta à l’encontre du patriarche (vidéo ci-dessous). Mais ce sont surtout les délits commis par le « Roi Kiro » qui exaspèrent la population Bulgare. Kiril Rachkov, de son vrai nom, est en effet impliqué dans la production illégale d’alcool et dans des réseaux de proxénétisme et de mendiants qui inondent de nombreux pays européens.

Depuis, les manifestations de solidarité avec les habitants de Katounitsa essaiment quotidiennement dans toute la Bulgarie, où sont scandés des slogans dénonçant l’impunité des Roms. Une impunité qui exacerbe les tensions déjà vives au sein d’une population bulgare affrontant les affres de la crise et des inégalités socioéconomiques, en plus de la délinquance rom. Une criminalité qui n’est pas prête d’être endiguée, comme le reconnaît Antonina Jeliazkova, directrice du Centre international d’études des minorités : « Chez les Roms, on en est déjà à la troisième ou quatrième génération sans éducation et sans aucune chance sur le marché du travail, et la criminalité grimpe en flèche ». Même si l’antienne de l’absence d’éducation est évoquée, la criminalité des Roms reste problématique au sein de l’Union Européenne quoi qu’en dise la très xénophile Mme Reding, vice-présidente de la Commission européenne et commissaire européen chargé de la Justice, des Droits fondamentaux et de la Citoyenneté.

De leur côté, les élites politiques, grands responsables de la situation, ne prennent pas la mesure du véritable sentiment de ras-le-bol des Bulgares et préfèrent se cacher derrière les habituels salamalecs envers la communauté rom. Le président Parvanov a même annoncé le financement colossal d’un programme d’intégration des Roms, soit plus de 700.000 personnes, par l’Union européenne.

Un programme évidemment financé par les deniers des populations européennes exsangues de par une situation économique délétère et l’incompétence chronique de leurs dirigeants politiques.

[box class=”info”]Photo : capture d’écran de la vidéo sur les affrontements entre Roms et Bulgares à Katounitsa[/box]

Antonin Scalia, juge à la Cour suprême américaine

Antonin Scalia, juge à la Cour suprême américaine

04/10/2011 – 08h00
NEW YORK (NOVOpress) —
Antonin Scalia, juge à la Cour suprême américaine : « Si je pensais que la doctrine catholique tient la peine de mort pour immorale, je démissionnerais »

Dans la galerie des bêtes noires de la gauche américaine, et plus encore européenne, Antonin Scalia tient une place de choix. Les médias français lui collent systématiquement l’étiquette d’« ultra-conservateur ». La débauche d’émotion sélective créée par l’exécution de Troy Davis, après le refus d’un ultime sursis par la Cour suprême, dont Scalia est le plus ancien membre, n’a fait qu’aggraver les choses.

Il y a huit jours, Scalia a prononcé un discours très remarqué devant la faculté de droit de l’Université Duquesne de Pittsburgh. Le juge, fils d’un immigré sicilien et fervent catholique, père de neuf enfants, avait été invité pour célébrer à la fois le centenaire de cette université catholique, fondée par les Pères du Saint-Esprit – elle porte le nom de Michel-Ange Du Quesne de Menneville, gouverneur général de la Nouvelle France sous Louis XV –, et les 25 ans de sa propre nomination à la Cour suprême, par Ronald Reagan en 1986.

Une poignée d’abolitionnistes (9 personnes selon la presse) a saisi cette occasion pour monter une protestation contre la peine de mort. Le juge Scalia a alors expliqué à ses auditeurs : « Si je pensais que la doctrine catholique tient la peine de mort pour immorale, je démissionnerais. Je ne pourrais pas faire partie d’un système qui l’impose. »

Cette déclaration vaut depuis au juge un déluge de critiques. Certains catholiques progressistes ont appelé les évêques américains à le reprendre publiquement : « un des catholiques les plus influents du pays a clairement déformé la doctrine catholique sur une question fondamentale de droit à la vie, et les évêques répondent par le silence. Vont-ils continuer à laisser Scalia égarer les catholiques ? »

Dans le magazine Time, sous une vaste photo d’une manifestation en faveur de Troy Davis, la journaliste Amy Sullivan oppose à Scalia la dernière version du Catéchisme de l’Église catholique, avec le paragraphe ajouté en 1998, d’après l’encylique Evangelium vitae de Jean-Paul II (1995) :

« L’enseignement traditionnel de l’Eglise n’exclut pas, quand l’identité et la responsabilité du coupable sont pleinement vérifiées, le recours à la peine de mort, si celle-ci est l’unique moyen praticable pour protéger efficacement de l’injuste agresseur la vie d’êtres humains.

Mais si des moyens non sanglants suffisent à défendre et à protéger la sécurité des personnes contre l’agresseur, l’autorité s’en tiendra à ces moyens, parce que ceux-ci correspondent mieux aux conditions concrètes du bien commun et sont plus conformes à la dignité de la personne humaine.

Aujourd’hui, en effet, étant données les possibilités dont l’État dispose pour réprimer efficacement le crime en rendant incapable de nuire celui qui l’a commis, sans lui enlever définitivement la possibilité de se repentir, les cas d’absolue nécessité de supprimer le coupable “sont désormais assez rares, sinon même pratiquement inexistants” (Evangelium vitae, n. 56) ».

Evangelium vitae disait exactement : « Aujourd’hui, cependant, à la suite d’une organisation toujours plus efficiente de l’institution pénale, ces cas sont désormais assez rares, sinon même pratiquement inexistants ».

Amy Sullivan accuse dès lors Scalia de vouloir défendre la peine de mort en profitant « de la plus petite échappatoire » offerte par la doctrine catholique, à savoir le mot « pratiquement » dans le Catéchisme.

Qu’on soit ou non d’accord avec les idées de Scalia, l’honnêteté devrait pourtant obliger à rappeler qu’il s’était expliqué avec beaucoup de clarté et de rigueur dans un article célèbre, « La justice de Dieu et la nôtre », paru en mai 2002 dans la revue First Things, où il avait déjà souligné qu’il ne revenait pas à un juge d’être pour la peine de mort mais qu’un juge qui croirait la peine de mort immorale n’aurait pas d’autre choix que de démissionner.

Citant saint Paul (Romains 13, 4 : « le prince est pour toi ministre de Dieu pour le bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant ministre de Dieu pour tirer vengeance de celui qui fait le mal, et le punir »), Scalia souligne que ce passage « représente le consensus de la pensée occidentale jusqu’à une époque très récente ». Le juge déclare franchement qu’il n’est donc « pas d’accord avec l’enyclique Evangelium Vitae et avec le nouveau Catéchisme de l’Église catholique (ou plutôt la toute dernière version du nouveau Catéchisme de l’Église catholique), selon lesquels la peine de mort peut seulement être imposée pour protéger plutôt que pour venger et, puisque (dans la plupart des sociétés modernes) elle n’est pas nécessaire pour ce premier objet, elle est mauvaise ».

Scalia relève que la position sur la peine de mort d’Evangelium Vitae et du Catéchisme de l’Église catholique ne constitue pas un enseignement obligatoire pour les catholiques, qui sont seulement tenus de « lui prêter une attention sérieuse et respectueuse. Il serait remarquable qu’il en fût autrement – à savoir que deux paragraphes dans une encyclique [Evangelium Vitae] qui est presque entièrement consacrée, non au crime et au châtiment, mais à l’avortement et à l’euthanasie, visent à écarter avec autorité (si cela se pouvait) deux mille ans de doctrine chrétienne. 
J’ai donc prêté à cette nouvelle position une attention sérieuse et respectueuse – et je ne suis pas d’accord ».

La majorité des catholiques américains semble être de l’avis de Scalia. D’après une enquête de 2010 du Pew Research Center de Washington, 60% des catholiques (contre 62% de l’ensemble des Américains) sont pour la peine de mort, 32% opposés (contre 30% de l’ensemble des Américains). L’origine ethnique plus que la religion est le critère décisif : parmi les Blancs, 74% des protestants évangéliques, 71% des protestants non-évangéliques, 68% des catholiques sont pour la peine de mort ; la proportion est de seulement 37% chez les protestants noirs et de 43% chez les catholiques hispaniques.

Crédit photo : mission américaine à Genève. Auteur : Eric Bridiers, via Flickr

Antiracisme en Angleterre : habiller les sorcières en rose, les fées en noir, et supprimer le papier blanc

Antiracisme en Angleterre : Habiller les sorcières en rose, les fées en noir, et supprimer le papier blanc

03/09/11 – 08h00
LONDRES (NOVOpress) – Si l’on vous dit que les “antiracistes” veulent désormais interdire le papier blanc dans les écoles, votre première réaction est de croire à une blague, et pas spécialement subtile. Mais, avec le politiquement correct, la réalité est toujours au-delà de toutes les parodies.

La proposition a bel et bien été très sérieusement avancée en Grande-Bretagne par Anne O’Connor, une « consultante en petite enfance » qui a été employée par plusieurs municipalités et a récemment conçu des « documents d’égalité » pour le conseil régional du Lancashire.

Mademoiselle ou Madame O’Connor (elle a évidemment opté pour le « Ms » indéterminé qui remplace « Mrs » ou « Miss ») a rédigé pour Nursery World, le principal magazine britannique pour les professionnels de l’enfance, un « guide pratique en huit parties pour enseigner aux jeunes enfants à apprécier l’égalité et la diversité », en matière d’âge, de genre, d’orientation sexuelle, de croyances religieuses et, bien sûr, de race et d’ethnicité.

Il s’agit de lutter contre les préjugés raciaux chez les enfants dès deux ans, puisqu’ils sont capables dès cet âge « d’exprimer des vues négatives et discriminatoires sur les couleurs de peau », vues que les enseignants des maternelles doivent « les aider à “désapprendre” ». Le meilleur moyen pour cela est de créer chez les bambins des associations réflexes. « Si les enfants développent des associations positives à propos des couleurs sombres, il y a d’autant plus de chances que cette attitude soit généralisée aux personnes ».

Ms O’Connor donne des exemples précis. Il faut modifier les déguisements pour mettre aux sorcières des chapeaux roses au lieu de noirs et, inversement, habiller les fées dans des couleurs sombres plutôt que dans leurs habituelles teintes pastel. Il faut donner aux enfants du papier à dessiner d’une couleur autre que le blanc. Boîtes de peintures et crayons de couleur doivent couvrir « la gamme complète des couleurs de peau », en reflétant la diversité de l’espèce humaine. Enfin, les maîtresses doivent « être économes avec la vérité » quand les élèves leur demandent leur couleur préférée, et répondre « noir » ou « marron ».

Tout cela serait cocasse – faudra-t-il évoquer désormais l’angoisse de la page noire et récrire Mallarmé pour lui faire évoquer « le vide papier que la noirceur défend » ? – s’il ne s’agissait, ouvertement et explicitement, d’un projet de manipulation mentale digne des pires régimes totalitaires. Le politiquement correct d’il y a vingt ans avançait avec ses gros sabots, corrigeant les livres pour, par exemple, supprimer les bras blancs de la petite sirène dans les contes d’Andersen : manipulations grossières et probablement pas très efficaces. Ms O’Connor et ses pareils veulent modifier l’inconscient de la petite enfance. Ils ont aussi lancé des livres pour enfants avec « des images inclusives » (représentant la «diversité» sous toutes ses dimensions) qui apparaissent « au hasard et incidemment », de sorte que les lecteurs deviennent insensiblement « familiers avec des personnages qui peuvent leur paraître légèrement différents, avoir une apparence ou un comportement légèrement différents, ou avoir un différent type de famille, mais qui sont fondamentalement juste les mêmes ».

[box] Photo : Delphine Seyrig joue le rôle de la Fée des Lilas dans le film “Peau d’âne” de Jacques Demy (1970) [/box]

Quand un canular met des lycéens dans la rue

Quand un canular met des lycéens dans la rue

02/10/2011 – 10h00 GUINGAMP
(NOVOpress Breizh) –
« On ne touche pas à nos vacances !» Hier matin des milliers de lycéens ont manifesté – parfois très violemment – dans plusieurs villes de France après avoir reçu des SMS et des messages Facebook annonçant que le Gouvernement voudrait supprimer un mois de vacances. Un canular qui a eu aussi des répercussions en Bretagne mais fort heureusement de façon moins violente que dans d’autres régions où il y a eu jets de cocktails Molotov et de briques sur la police, voitures vandalisées,…

A Guingamp (Côtes-d’Armor) la rumeur a lancé dans la rue une centaine de lycéens, qui ont fait le tour des établissements de la ville pour tenter de rallier les élèves à la défense de cette cause fondamentale : les vacances. Après cette promenade improvisée, qui n’a pas rencontré le succès attendu, les potaches sont finalement rentrés au bercail.

A Etel (Morbihan) les élèves du lycée Emile-James ayant appris « qu’on allait leur supprimer une semaine de vacances » (!) ont décidé de bloquer le Pont-Lorois, un axe de circulation important. L’intervention des gendarmes, toutes sirènes hurlantes, a vite eu raison des manifestants qui ont regagné en courant leur établissement.

À Vannes, la rumeur a atteint le lycée professionnel Jean-Guéhenno, dont les élèves ont bloqué les accès à l’aide de barrières de chantier. Suite à l’intervention du proviseur, qui leur a expliqué qu’il s’agissait d’un canular, les lycéens ont sagement regagné leurs classes.

Scénario un peu différent au lycée Tristan-Corbière, à Morlaix où quelques dizaines d’élèves ont tenté de bloquer les accès de l’établissement, avant de se rendre au lycée privé de Notre-Dame-du-Mur. Des heurts ont opposé les lycéens aux forces de police qui ont dû procéder à des tirs de grenades lacrymogènes.

C’est à Pleyben (Finistère) que les incidents ont été les plus sérieux : les pompiers ont dû intervenir à plusieurs reprises pour éteindre les feux de palettes qu’une quinzaine d’élèves du lycée professionnel, craignant pour leurs vacances, avaient allumés. En 2010, la commune de Pleyben avait été récompensée par le label « Ville Internet @@ ». Une distinction manifestement méritée, mais avec des effets parfois inattendus !

[Kiosque étranger] Un juge hors d’âge [vidéo]

Un juge hors d’âge

02/10/2011 – 08h30
LONDRES (NOVOpress) –
Cet article de Duncan MacPherson publié dans le Daily Mail est l’occasion de rappeler une curieuse pratique nord-américaine dont les Européens pourraient s’inspirer.

Cette occasion est le rejet par un juge fédéral de la tentative de groupes de gauche de bloquer une loi du Kansas qui interdit aux assureurs privés de prévoir le remboursement des avortements volontaires dans leurs contrats d’assurance santé sauf quand la vie de la mère est en danger.

Les personnes qui veulent avoir une assurance prenant en charge les interruptions de grossesse volontaires, doivent donc souscrire une assurance spéciale pour l’avortement.

Le juge Juge Wesley Brown a estimé que les adversaires de cette législation n’ont pas été en mesure de prouver qu’elle avait pour but de priver les femmes du Kansas du droit à l’avortement.

Ce jugement a attiré l’attention de la presse parce que le magistrat est le plus ancien juge fédéral en exercice dans le pays. Il a fêté ses 104 ans.

Ayant commencé à travailler à l’âge de dix ans alors que la Grande Guerre faisait rage, Wesley Brown a été nommé juge fédéral le 8 mars 1962 par le président Kennedy et il a pris officiellement sa retraite le 1er septembre 1979. Toutefois, la constitution des Etats-Unis prévoit que les juges fédéraux ont la possibilité de poursuivre une carrière judiciaire adapté à leur capacité de travail et Wesley Brown n’a jamais cessé de travailler.

Mais le poids des ans se laissant sentir, si le juge Brown a finalement cessé d’accepter les affaires criminelles en mars 2011, il s’occupe toujours d’affaires civiles. Le magistrat quitte sa résidence médicalisée tous les matins à 8 h 30 pour se rendre à son bureau au tribunal où il travaille jusqu’à 15 h.

Comme le fait remarquer le porte-parole de la justice fédérale, les juges retraités sont indispensables pour faire face à une charge croissante de travail. Sur les 1294 juges en exercice, 516 sont retraités.

Imaginons un instant qu’en Europe les magistrats aient la possibilité de poursuivre leur travail sur une base volontaire et à temps partiel !

Mort pour avoir défendu une jeune femme dans le métro

Mort pour avoir défendu une jeune femme dans le métro

01/10/11 – 18h30
PARIS (NOVOpress)
– Il ne fait pas bon tenter de s’opposer aux agissements de la racaille. En effet, hier, un jeune homme de 27ans, d’origine sri-lankaise, a perdu la vie à la suite d’une chute mortelle sur la voie du métro après avoir pris la défense d’une passagère lourdement importunée par un homme d’origine nord-africaine.

Le drame s’est joué sur la ligne 7 en direction de la Courneuve. C’est en début de soirée que l’agresseur monte dans la rame où il aborde une jeune femme blonde. La jeune femme se met alors en retrait mais l’homme insiste, devient agressif et menaçant.

C’est alors qu’un voyageur d’origine sri-lankaise, décide d’intervenir pour défendre la jeune femme, une attitude suffisamment rare de nos jours pour être saluée à sa juste valeur.

Descendu sur le quai pour s’expliquer, les deux hommes en viennent rapidement aux mains et le courageux jeune sri-lankais fait alors une chute mortelle sur les voies électrifiées, sans doute poussé par son agresseur.

Malgré les images de la vidéosurveillance et les dépositions de divers témoins dont des amis de la victime, l’agresseur n’a pas pour le moment été arrêté.

Crédit photo : Guirec Lefort via Flickr, image sous licence CC

Italie : des commerçants pakistanais rackettés par un gang marocain

Italie : des commerçants pakistanais rackettés par un gang marocain

30/09/2011 – 17h30
ROME (NOVOpress) –
Ils faisaient régner la terreur parmi les commerçants étrangers de Foggia, dans les Pouilles, auxquels ils extorquaient des marchandises et de l’argent sous la menace. La police les a finalement arrêtés après la plainte d’un épicier pakistanais. Il y a un mois, ils avaient débarqué dans sa boutique armés d’un couteau, s’étaient emparés de 120 euros, avaient brisé une vitrine, et avaient menacé leur victime d’enlever un de ses jeunes enfants s’il osait porter plainte. La semaine dernière, ils avaient fait exploser une bombe artisanale dans un commerce alimentaire, provoquant des dégâts matériels. L’enquête a révélé que le magasin appartenait au même épicier.

Mohammed Derfoufi, 24 ans, son frère Badreddine, 21 ans, et Idriss Oiaamuoi, 27 ans, trois Marocains en situation irrégulière et sans domicile fixe, ont été arrêtés, sous l’inculpation d’association de malfaiteurs aux fins d’extorsion et de vol aggravé, et ont été reconnus par les victimes. Les enquêteurs pensent qu’au moins deux autres Maghrébins ont participé à ce racket.

La société multiraciale est donc la société multiraciste.

[box class=”info”] Sources : corrieredelmezzogiorno.corriere.it/ilgrecale.it[/box]

Ethnomasochisme : prêtres et associations catholiques soutiennent l’immigration

Ethnomasochisme : prêtres et associations catholiques soutiennent l’immigration
Affiche de la conférence débat du Secours catholique sur l'immigration
Affiche de la conférence débat du Secours catholique sur l'immigration

30/09/2011 – 14h55
PARIS (NOVOpress) – Le constat est certes simple. À part dans les communautés « traditionalistes », la plupart des églises sont vides. Et, sinon à être raillé par les médias, le message chrétien est devenu inaudible dans notre société.

C’est pourquoi, face à ces signes manifestes de déchristianisation, des prêtres et des associations catholiques ont décidé de remplir à nouveau les églises et de diffuser la bonne nouvelle… grâce à l’immigration. Comme le patronat ou la gauche, qui ne veulent plus du peuple de souche.

Malheureusement, les exemples sont nombreux. Comme le Secours catholique et son antenne gardoise. Le 26 septembre dernier, cette antenne organisait une conférence- débat Intitulée : « Immigration, pourquoi les chrétiens ne doivent pas se taire ». Pour l’occasion, le président national du Secours catholique en personne, François Soulage avait fait le déplacement afin d’animer la séance. Bien entendu, le message de cette soirée allait dans le sens d’un accueil (quasi forcé) de l’« autre ». Le tout, grâce à une interprétation biaisée de l’Evangile. Et bien entendu, la politique prétendument sécuritaire du gouvernement, notamment à l’égard des clandestins, a été critiquée.

Face à cette xénomanie, manifeste, les militants catholiques de la Ligue du Midi sont intervenus au cours de cette conférence, en particulier pour montrer les conséquences dramatiques d’une immigration de masse. Et ces militants ont eu la surprise d’entendre le président national du Secours catholique défendre une Europe forte et solidaire avec un contrôle de ses frontières et la nécessité de renvoyer une partie des immigrés dans leur pays d’origine.

À part Nîmes et le Gard, à Lyon aussi, des prêtres dévoient le message de l’Evangile. Comme nous l’indique Novopress Lyon, une dizaine de familles Roms est actuellement hébergée à la paroisse de l’église Saint-Antoine à Gerland. Et le père Michel Durand (image -ci-dessus), prêtre sur les pentes de la Croix-Rousse, a logé pendant de longues années des familles de clandestins dans sa cure de l’église Saint-Polycarpe en partenariat avec le Réseau éducation sans frontières (RESF).

Cependant Novopress Lyon rappelle les propos de Benoît XVI qui reconnaît aux Etats la possibilité de réguler les flux migratoires. Ainsi que l’archevêque de Bologne, Mgr Biffi, en accord avec de nombreux évêques italiens, qui a très justement dit : « Le droit à l’invasion n’existe pas (…) Rien n’interdit à l’Etat italien de gérer l’immigration de manière à sauvegarder son identité nationale » (Le Figaro 2/11/2000).

Trois associations gays vont voyager en Israël et en Palestine contre l’homophobie avec le parrainage de Bertrand Delanoë

Trois associations gays vont voyager en Israël et en Palestine contre l'homophobie avec le parrainage de Bertrand Delanoë

29/09/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) –
Elles sont trois associations. Trois associations gays, qui plus est « confessionnelles ». Elles portent les noms de Beit Haverim (groupe juif gay et lesbien de France), David & Jonathan (mouvement homosexuel chrétien) et HM2F (homosexuel-le-s musulman-e-s de France). Leur but : « un voyage commun en Israël et en Palestine dans un objectif de solidarité avec les mouvements locaux de lutte contre l’homophobie. » Et ce du 6 au 13 novembre.

Cette initiative bénéficie du parrainage de Bertrand Delanoë. De plus, ces trois association organisent une conférence de presse dans les locaux de l’hôtel de ville de Paris, en présence de Rémi Féraud – maire du 10ème arrondissement–, le 14 octobre prochain.

On peut se demander quel sera l’accueil de cette initiative dans certains quartiers de Jérusalem tenus par les juifs orthodoxes et dans la Bande de Gaza.

[box class=”info”]Photo : Jérusalem. Crédit : ambassade d’Israël en France[/box]

Angleterre : une lecture de la Bible interdite pour homophobie

Angleterre : une lecture de la Bible interdite pour homophobie

29/09/2011 – 11h45
LONDRES (NOVOpress)  –
Les chrétiens sont-ils victimes de discriminations en Angleterre ? La question resurgit régulièrement depuis quelques années. Un thérapeute de couple licencié parce qu’il refusait de donner des conseils à des homosexuels. Une propriétaire de bed and breakfast menacée de poursuites parce qu’elle ne voulait pas louer de chambre à un couple homosexuel. Un médecin exclu d’une commission d’agrément pour l’adoption parce qu’elle ne voulait pas intervenir dans des cas concernant des couples homosexuels. Une infirmière mise à pied parce qu’elle portait une croix autour du cou.

Autant d’affaires qui avaient fait dire à l’évêque de Winchester, le Révérendissime Michael Scott-Joynt, en décembre 2010, que l’introduction en Grande-Bretagne de la Convention européenne des droits de l’homme s’était faite systématiquement à l’avantage des minorités sexuelles et au détriment des chrétiens. Selon l’évêque, « pour la première fois de notre histoire, il y a une absence générale de culture religieuse parmi ceux qui ont de l’influence et du pouvoir d’une manière ou d’une autre, que ce soit au Parlement, dans les médias, ou même dans la magistrature ». L’importance de la Bible pour les chrétiens n’est même plus comprise.

Ironiquement, les victimes de ces affaires sont le plus souvent des protestants évangéliques d’origine antillaise, qui devraient a priori bénéficier de toutes sortes d’égards. Mais le respect de la religion des immigrés ne s’applique pas au christianisme. David Cameron s’était engagé avant les dernières élections à remplacer la Convention européenne des droits de l’homme par une Déclaration des droits propre à la Grande-Bretagne, qui devait limiter les excès du politiquement correct. Cette promesse a eu le sort des promesses de campagne.

En février dernier, dans le cas d’un couple de Jamaïcains pentecôtistes, Eunice et Owen Johns, que l’administration avait refusé d’approuver comme famille d’accueil parce qu’ils considéraient l’homosexualité comme un mal, un tribunal anglais a formellement déclaré que le droit des homosexuels à l’égalité « devait l’emporter » sur le droit des chrétiens à manifester leurs croyances et leurs valeurs morales. Selon les juges, « quoique notre pays fasse historiquement partie de l’Occident chrétien », il est aujourd’hui « multiculturel » et le christianisme ne peut donc pas être pris en compte par la loi.

La dernière affaire en date concerne Jamie Murray, le propriétaire d’un café de Blackpool, qui a l’habitude depuis plusieurs années de projeter sur une petite télévision la Watchword Bible, une série de DVD américains où l’acteur Don Wadsworth lit l’intégrale du Nouveau Testament, dans la traduction contemporaine de l’American Bible Society. Jamie Murray coupe le son mais le texte apparaît à l’écran.

La semaine dernière, deux policiers ont débarqué à l’heure du déjeuner, alors que le café était plein, et ont accusé le cafetier de diffuser des films qui portaient atteinte à l’ordre public. Quand il a répondu que c’était le texte de la Bible, ils l’ont menacé de lui passer les menottes et de l’arrêter devant ses clients. Finalement, il a dû débrancher sa télévision. Les policiers l’ont averti qu’il restait sous surveillance.

Les ennuis de Jamie Murray viennent tout simplement de ce que, la semaine précédente, il avait diffusé l’épître de saint Paul aux Romains (vidéo en anglais ci-dessous). Au chapitre 1, l’Apôtre dénonce les païens qui « ont échangé la majesté du Dieu incorruptible pour des images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des 
reptiles ». « C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions d’ignominie : leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; de même aussi les hommes, au lieu d’user de la femme selon l’ordre de la 
nature, ont, dans leurs désirs, brûlé les uns pour les autres, ayant hommes 
avec hommes un commerce infâme, et recevant dans une mutuelle dégradation,
le juste salaire de leur égarement » (versets 26-27). Une cliente du café avait lu ces paroles à l’écran et, horrifiée, s’était précipitée à la police pour porter plainte. La police n’a pas traîné.

Un porte-parole de la police s’est justifié en ces termes : « La police est respectueuse de toutes les vues religieuses. Mais il est de notre responsabilité de nous assurer que des documents que des communautés peuvent trouver profondément insultants ou provocateurs ne soient pas exposés en public. » Selon la BBC, dont la version est un peu différente (), la police aurait finalement reconnu que l’agent avait « mal interprété le Public Order Act » et se serait excusée auprès du propriétaire du café « pour toute peine que nous aurions pu causer ».

Jamie Murray a reçu le soutien du Christian Institute, qui a accusé la police de violer la liberté religieuse. Son porte-parole, Mike Judge, a déclaré : « Nous avons vu la police rester les bras croisés pendant que des musulmans extrémistes brandissaient des affiches appelant à couper la tête aux infidèles, mais malheur à un café chrétien qui affiche des textes de la Bible ».

Chacun peut penser ce qu’il veut du protestantisme évangélique, trouver, par exemple, les DVD de la Watchword Bible plutôt kitsch, ou rappeler que, selon la doctrine traditionnelle de l’Église catholique, la lecture de traductions de la Bible par n’importe qui fait plus de mal que de bien. Mais avant d’interdire le Nouveau Testament pour homophobie, ou même pour paganophobie – puisque c’est plutôt de cela qu’il s’agit –, la police anglaise ferait effectivement mieux de s’inquiéter de ce qui se prêche dans les mosquées.

[box class=”info”]Photo : Bible de Gutenberg/Wikipédia[/box]

Les arènes de Barcelone transformées en… mosquée ?

Les arènes de Barcelone transformées en… mosquée ?

Dimanche, ont eu lieu les dernières corridas sur la Plaza Monumental de Barcelone (photo). Le gouvernement de Catalogne – dominé par la gauche et par les indépendantistes – les a interdites à partir du 1er janvier 2012. Mais que l’on soit un admirateur de la cérémonie de la corrida et de ses traditions ou, au contraire, hostile au spectacle de la mise à mort, une question demeure : que faire de ces gigantesques arènes pouvant accueillir 20 000 personnes ? Leur destruction paraît impossible, puisque les enceintes sont classées au patrimoine. Alors ? Y ouvrir un marché aux puces ?

L’émir de Dubaï, Mohammed ben Rachid Al Maktoum (photo), a bien une petite idée: il voudrait transformer les arènes en… mosquée! Celle-ci serait alors la troisième plus grande du monde (après Médine et La Mecque) et son minaret, le plus haut. Les plans prévoient que 40000 fidèles pourraient s’y rassembler. Un musée islamique (remplaçant l’actuel musée taurin), une école coranique et un centre historique dédié à l’histoire de l’occupation arabe de l’Espagne complèteraient le tableau. Des sociétés allemandes d’ingénierie ont déjà été contactées par l’émir, qui propose au gouvernement catalan un investissement de plus de deux milliards d’euros. Une affaire bien alléchante en ces temps de vaches maigres – sans mauvais jeu de mots.

Heureusement, les Catalans ont vu rouge lorsque les médias ont agité ce projet.

Les partisans identitaires de la Plataforma Catalunya ont pu s’en rendre compte, avec l’excellent accueil qui fut réservé à leurs manifestations, organisées à l’occasion des deux dernières corridas.

On s’arrachait leurs tracts dénonçant les dirigeants locaux: « Ils veulent bannir les taureaux pour ramener les maures ». Apparemment, le débat promet d’être encore plus chaud que pour la corrida !

Patrick Cousteau

[box]Article de l’hebdomadaire “Minute” de ce mercredi 28 septembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Les arènes de Barcelone transformées en… mosquée ?

Dérive Orwellienne : une blague conduit un homme au tribunal

Dérive Orwellienne : une blague conduit un homme au tribunal

28/09/2011 – 10h15
TOULOUSE (NOVOpress) —
“Connaissez-vous la blague du tsunami et du pastis ? Plus il y a d’eau, moins il y a de jaune”. Cette plaisanterie anodine d’un jeune Toulousain de 16 ans à un homme d’origine laotienne va le mener au tribunal. En effet, à la suite d’une altercation avec le plaignant, l’accusé avait décidé de se « venger » en glissant dans la boîte aux lettres de son rival un courrier contenant la fameuse galéjade. Le destinataire a porté plainte et  la police – qui n’a sans doute pas mieux à faire que d’enquêter sur ce genre de futilité – a rapidement identifié le coupable qui sera convoqué le 14 octobre au tribunal et jugé pour « injure non publique à caractère racial ». Il risque une amende ou l’obligation de verser des dommages et intérêts à la « victime ».

Cette affaire, en apparence insignifiante, révèle malgré tout une inquiétante dérive Orwellienne de la justice et de la société française dans son ensemble. Elle rappelle, à certains égards, l’affaire Éric Zemmour. Le journaliste avait été condamné en février dernier à 2 000 € d’amende avec sursis pour avoir déclaré, entre autre : « les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont Noirs et Arabes… c’est un fait ». Dans le premier cas, l’objet du litige est une blague, dans le second c’est l’énonciation d’un fait – vrai ou faux, là n’est pas le débat.

Alors même que le principe de liberté d’expression – garanti par notre constitution – devrait mettre irrévocablement l’expression d’une opinion, d’un avis à l’abri de poursuites judiciaires, la justice française réussit le tour de force d’inculper ou de condamner des personnes pour des propos humoristiques ou descriptifs, qui ne traduisent donc en aucun cas la pensée de leurs auteurs. Faut-il croire qu’en définitif, n’importe quelle phrase contenant une référence à l’origine ethnique constitue « une incitation à la haine raciale » ? On dirait bien, qu’en effet, l’obsession antiraciste maladive de ce système l’empêche de faire la part des choses et le prive de tout discernement. Voltaire doit vraiment se retourner dans sa tombe !

Crédit photo : cyclonebill via Flickr (cc)