Un cimetière et une église profanés

Un cimetière et une église profanée

17/11/2011 – 15h30
PARIS (NOVOpress) –
Des faits dont personne ne parle : l’église Sainte Claire (photo) de Vauréal dans le Val d’Oise et le cimetière de Sussargues dans l’Hérault ont chacun connu des dégradations. Dans l’église le cierge pascal et les fonts baptismaux ont été détruits et l’extérieur de l’édifice a été tagué. Quant au cimetière des croix ont été renversées et posées devant les tombes à l’envers.

Peut-être pas assez porteur médiatiquement, ces faits n’ont révolté personne, gageons que si une mosquée ou une synagogue avait subi le même sort, on en entendrait autrement parler. Rappelons que ce sont les édifices chrétiens qui sont les premières victimes du vandalisme en France. A titre d’exemple, en 2007, parmi les 144 cimetières vandalisés, 130 étaient chrétiens, 9 étaient consacrés aux musulmans et 5 aux juifs.

Crédit photo : Alvar Lavague, licence CC.

Un Noël pour les enfants serbes du Kosovo

Un Noël pour les enfants serbes du Kosovo

16/11/11 – 19h30
PARIS (NOVOpress) –
Dans quelques semaines, l’équipe de bénévoles de « Solidarité Kosovo » prendra la route du Kosovo et de la Métochie pour déposer des jouets dans les enclaves serbes meurtries par les assauts chroniques d’extrémistes albanais.

Pour la septième année consécutive, l’ONG française apportera des vêtements chauds, du matériel scolaire et des jouets pour réchauffer le cœur des enfants serbes le temps d’un Noël.

C’est dans un contexte particulièrement hostile que se déroulera le convoi d’aide en faveur des foyers serbes des enclaves.

Depuis la récente annonce de l’OTAN d’abandonner les postes de douanes du nord du Kosovo, à majorité serbe, entre les mains des Albanais, de graves tensions politiques ont été ravivées. Dans un climat proche de l’état de siège, les Serbes s’organisent en installant des barricades dans tout le nord du Kosovo pendant que le déploiement des soldats de l’OTAN continue de s’intensifier.

Les tensions embrasent même le sud du Kosovo où récemment un jeune serbe a été assassiné et deux autres ont été blessés par balle. Cela porte le nombre de chrétiens assassinés cet automne au Kosovo à trois… Ce sont les premières cibles de la recrudescence de violences qui ensanglantent le Kosovo et la Métochie.

En dépit des graves troubles qui agitent la région, l’association « Solidarité Kosovo » se rendra sur place dans quelques semaines, fidèles au peuple serbe et à l’Histoire commune de la France et de la Serbie.
Pour accomplir leur mission de Noël « Solidarité Kosovo » annonce l’ouverture de la campagne de dons « Noël 2011 » dans un récent communiqué que nous reproduisons partiellement ici :

 

« Une aide, aussi symbolique soit-elle, peut nous permettre d’acheter une peluche, des cahiers ou tout simplement de faire un plein d’essence pour poursuivre notre route jusqu’à l’extrême sud de la Serbie.

Vous pouvez continuer à aider les Serbes du Kosovo en envoyant vos dons (1) à:

* Solidarité Kosovo – BP 1777 – 38 220 Vizille (chèques à l’ordre de Solidarité Kosovo)

* Ou par Internet en cliquant  ici

(1) « Solidarité Kosovo » étant reconnu d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. A titre d’exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €. »

C’est la faute à Maurras

C’est la faute à Maurras

La énième affaire de plagiat de l’année n’a pas en soi grand intérêt. Que M. Jean-Michel Muglioni, professeur de philosophie en Khâgne au lycée Louis-le-Grand, ait retrouvé certains de ses articles dans un livre  écrit ou signé par Mme Ramatoulaye Yade, ancien secrétaire d’État de la République, voilà qui est désagréable pour M. Muglioni mais qui n’est pas un événement. Qui est encore assez simple pour croire que nos hommes politiques, vedettes de la télévision ou romanciers médiatiques publient des livres parce qu’ils ont quelque chose à dire ?

Ce qui est plus original, c’est que le plagiat porte entre autres sur une citation attribuée à Maurras, qui s’est donc retrouvée dans tous les journaux. « Selon Maurras », écrit Muglioni, « il faut être bourgeois pour apprécier Racine : attitude maurrassienne donc, celle qui consiste, sous couleur de liberté, à interdire l’accès à la littérature française à des enfants dont des ancêtres ne sont pas français ». Mme Yade ou son… collaborateur copient, en introduisant quand même prudemment un point d’interrogation : «N’est-ce pas Maurras qui disait qu’il faut être bourgeois pour apprécier Racine ? Il y a quelque chose de maurrassien dans cette attitude qui consiste à interdire l’accès à la littérature française à des enfants dont les ancêtres ne sont pas français ou bourgeois».

Pour tous ceux qui connaissent un tant soit peu Maurras (photo en Une), la citation est étonnante. Classique intransigeant, Maurras, conformément à toute une tradition critique française, n’a pas cessé d’exalter la littérature du XVIIe siècle pour son universalité, qui en fait le « patrimoine du genre humain » (on trouvera des références et des citations à foison dans l’article « Classicisme » du Dictionnaire politique et critique). « Il y a des œuvres qui s’adressent à tous les hommes cultivés de tout pays et de tout âge. Il y a des œuvres qui passent par dessus les différences des nations et des civilisations, allant tout droit à l’essentiel du cœur et de la raison humaine ». Maurras n’a pas craint d’appliquer à Racine le titre que Lamartine se donnait à lui-même (Racine est « concitoyen de tout homme qui pense »), pour mieux l’opposer à « Ibsen enfermé dans la petite enceinte d’une race et d’un temps », comme tout ce que Maurras appelait avec dédain le « romantisme germano-slavo-scandinave ». Cette identification résolue de la France seule à l’universel est peut-être du reste, pour des identitaires européens d’aujourd’hui, ce qui a le plus mal vieilli dans l’œuvre de Maurras. Rien de plus éloigné, en tout cas, de la citation produite par Muglioni-Yade.

Le seul texte qui, non pas ressemble à cette citation – il dit tout le contraire –, mais ait quelque rapport avec lui, est un passage de la préface de l’Avenir de l’Intelligence, en 1905. Déplorant la paresse intellectuelle du grand monde, de la vieille noblesse qui se désintéresse désormais des livres et des idées, Maurras se fait l’objection que « la culture passe de droite à gauche, et qu’un monde neuf s’est constitué ». Mais « les nouveaux promus sont aussi des nouveaux venus ». « Ces étrangers enrichis » peuvent connaître la littérature française pour l’avoir apprise à l’Université, ils ne peuvent la goûter vraiment : ils ne peuvent « sentir que dans Bérénice, [le vers d’Antiochus :] “lieux charmants où mon cœur vous avait adorée” est une façon de parler qui n’est point banale, mais simple, émouvante et très belle ».

Chacun peut, là encore, trouver datées ces affirmations, qui reflètent en partie le contexte du temps, au lendemain de l’affaire Dreyfus. Cet aspect-là mis à part, c’est une idée courante parmi les contemporains de Maurras que, si les passions décrites par Racine sont universelles, sa poésie ne peut être vraiment goûtée que des Français – et des Français qu’on dirait aujourd’hui de souche ou, au moins, de plusieurs générations. Paul Valéry écrit en 1924, dans Situation de Baudelaire : « La Fontaine paraît insipide aux étrangers. Racine leur est interdit. Ses harmonies sont trop subtiles, son dessin trop pur, son discours trop élégant et trop nuancé, pour n’être pas insensibles à ceux-là qui n’ont pas de notre langage une connaissance intime et originelle ». Mais il ne s’agit absolument pas d’être bourgeois ou fils de bourgeois : le seul patrimoine qu’il faille avoir reçu en héritage est la langue française.

Si Mme Yade peut ignorer ces choses, M. Muglioni devrait les connaître. Mais, ayant dénoncé avec une certaine justesse les ravages du pédagogisme, M. Muglioni a craint de passer pour réactionnaire : perspective évidemment terrifiante pour un « vice-président de la Société française de Philosophie ». Il a donc cherché le bouc émissaire universel, le coupable tout trouvé pour tous les crimes passés, présents et à venir, et il lui a mis sur le dos la décomposition du système scolaire. La source du mal, à en croire donc M. Muglioni, c’est que « les thèses d’une droite maurassienne, ennemie de l’école publique et de la République, sont devenues le fonds commun des discours sur l’école ». Mai 68 ? Inspiré par Maurras, c’est notoire. Les ministres de l’Éducation Nationale, de droite et de gauche, qui se sont succédé depuis quarante ans ? Nourris de la pensée de Maurras, c’est bien connu. Les permanents syndicaux, les formateurs des IUFM, les experts en pseudo-sciences de l’éducation ? Ils ont tous Maurras sur leurs tables de nuit, ils ne cessent de le lire et de le relire.

La prochaine fois que des petits lycéens des beaux quartiers qui, eux, pour le coup, sont des bourgeois, des bobos fils de bobos, se feront dépouiller et tabasser par des racailles de banlieue, ils pourront toujours chanter la nouvelle version, garantie politiquement correcte, de la chanson de Gavroche :

Ils m’ont piqué l’iPad,
C’est la faute à Bonald.
Ils ont niqué ma race,
C’est la faute à Maurras.

Flavien Blanchon,
pour Novopress France

Crédit photo : domaine public.

Violentes tensions entre prostituées au Bois de Boulogne

Violentes tensions entre prostituées au Bois de Boulogne

14/11/11 – 18h40
PARIS (NOVOpress)
— Sur fond de crise économique qui touche ce secteur comme tant d’autres, des tensions de plus en plus exacerbées se font sentir dans les allées du bois de Boulogne, haut lieu parisien du commerce sexuel.

La cause de ces tensions est l’arrivée massive de nouvelles prostituées venues principalement de Roumanie et de Bulgarie et qui font désormais concurrences aux « historiques » du lieu, essentiellement originaires d’Afrique et du Brésil.

Ces nouvelles prostituées immigrées sont plus jeunes et pratiquent des prix inférieurs à ceux proposés par les « anciennes » faisant ainsi pression à la baisse sur le marché. De plus, ces nouvelles venues sont encadrées par des réseaux criminels particulièrement bien organisés et puissants qui profitent de la disparition des frontières pour développer leur néo-esclavagisme.

Cette présence désormais massive de Roumaines et de Bulgares, parfois contraintes à la prostitution par leur propre famille, engendre de fréquentes altercations entre professionnelles du sexe, altercations pouvant aller jusqu’au passage à tabac ou au règlement de comptes à coups de tessons de bouteilles.

Christophe Caldwell “Une révolution sous nos yeux – comment l’islam va transformer la France et l’Europe”

Christophe Caldwell “Une révolution sous nos yeux - comment l’islam va transformer la France et l’Europe”

La traduction française de ce livre paraît enfin, préfacée par Michèle Tribalat.

« La situation épineuse de l’Europe tient à son déclin démographique, à son vieillissement et à l’implantation régulière d’une religion et d’une culture » (page 434) : l’Islam.

Si l’analyse de Christopher Caldwell présente l’avantage de resituer les problèmes de la France dans un cadre européen, son pronostic pour notre pays est pour le moins surprenant :

« La France aura des problèmes sociaux spectaculaires, mais ses traditions républicaines lui donnent la meilleure chance de pleinement assimiler les enfants et les petits-enfants d’immigrés. C’est le seul pays où un équivalent européen du rêve américain est probable ».(Page 400)

Comment peut-on à la fois déclarer qu’à coup sûr « l’Europe sortira changée de sa confrontation avec l’islam » (page 461) et se montrer si optimiste à l’égard de la  France ?

C’est là un paradoxe non négligeable de ce livre !

Selon Christopher Caldwell, si l’Europe doit affronter tant de difficultés avec ses immigrés,  cela est dû à la conjonction de plusieurs facteurs :

Nous subissons aujourd’hui cruellement les effets de la politique à court terme.de responsables politiques qui aux lendemains de la guerre, ont exagéré les besoins de main d’œuvre industrielle et de travailleurs immigrés.

Rue Myrha à Paris barrée à la circulation par des barrières mises en place par des musulmans pour leurs prières.
Rue Myrha à Paris barrée à la circulation par des barrières mises en place par des musulmans pour leurs prières.

« On a l’impression que la partie la plus sérieuse du débat a été éludée – la partie non économique. Les effets sociaux, spirituels, politiques de l’immigration sont considérables et durables alors que ses effets économiques sont faibles et transitoires  » (page 70)

À cela s’ajoutent le déclin démographique, le vieillissement de la population et enfin le vide spirituel de l’Europe, le fait qu’elle n’ait pas réussi à défendre une véritable identité.

« Une Europe unie n’aurait rien à craindre de l’islam, mais l’Europe n’est pas unie  »  (Page 456)

Revenons à la France. Christopher Caldwell recense ses récents traumatismes : émeutes, attentats et se demande comment elle réagit.

« La fermeté reste la partie la plus mémorable de l’agenda de Sarkozy » (Page 425)

Cela dit, il ajoute: « Sarkozy n’était pas enclin à revenir sur le statu quo de l’immigration. Il ne croyait pas que la France serait un pays meilleur sans la présence des musulmans  » (page 427)

C’est précisément ce que les Français peuvent lui reprocher !

1) En tant que ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a créé en 2003 le Conseil français du culte musulman afin de donner corps à un interlocuteur officiel censé représenter un islam modéré et républicain pour tout ce qui touche au culte. Or le CFCM a dépassé sa fonction religieuse pour assumer une fonction de plus en plus politique ; ses représentants ont joué les médiateurs dans les cités durant les émeutes des banlieues.

Plus grave : au sein du CFCM un rôle prééminent a été accordé à l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) fortement influencée par les frères musulmans. Bilan du CFCM : les constructions de mosquées ont bien avancé !

Christopher Caldwell précise que Nicolas Sarkozy a toujours voulu ménager l’Islam : concernant l’affaire du foulard à l’école, le ministre de l’Intérieur abrégea ses vacances pour rendre visite au recteur de la mosquée d’El-Azhar dans l’intention de lui demander sa caution en la matière !

Déjà en 2004, il faisait des attaques du 11 septembre « l’acte d’une secte, d’une mafia terroriste, d’un clan de mégalomanes qui s’est servi de la religion comme d’un prétexte ». Interprétation comparable à celle relative aux agressions à l’arme blanche dans le RER, toujours imputées par le politiquement correct à « l’action d’un déséquilibré »

En 2006, dans l’affaire des bagagistes de Roissy, il s ‘efforça de nier que l’islam eût le moindre rapport avec les soupçons pesant sur ces employés pourtant liés à des organisations radicales musulmanes.
(Page 374).

Où est la fermeté ?

2) Une fois Président, manifestement séduit par la réforme de Sciences Po qui depuis 2001 dispense des étudiants de ZEP (zones d ‘éducation prioritaire) de l’examen d’entrée, Nicolas Sarkozy n’a rien trouvé de mieux que d’instituer l’immigration choisie, comme s’il était possible de renoncer aussi facilement à l’immigration subie en raison du regroupement familial et de l’asile politique accordé aux « réfugiés ».

L’immigration choisie, c’est l’arbre qui cache la forêt. C’est une offense au mérite. Du coup, la France cumule deux types d’immigration et privilégie des immigrés qui prennent de bons jobs aux Français chez l’Oréal, comme chez Areva.

Est-ce conformément à l’immigration choisie que le nouveau Président de la République nomma à des postes de ministres, Rachida Dati et Fadela Amara ?

Réclamer la diversité à cor et à cri c’est encore l’influence américaine !

Christophe Caldwell – Une révolution sous nos yeux : Comment l’Islam va transformer la France et l’EuropeMalgré le bon diagnostic concernant l’Europe, nous sommes surpris  par cet étrange pronostic : les traditions républicaines de la France lui donneraient la meilleure chance de « pleinement assimiler les enfants et les petits-enfants d’immigrés … » !

Constat paradoxal puisque l’auteur constate que notre pays évolue vers une société multiethnique et multiculturelle. Encore une fois il semble se fier aveuglément aux propos de l’ancien ministre de l’Intérieur (2004) : « La République et la démocratie sont bien plus fortes qu’on ne l’imagine »

Soyons sérieux : Si l’Europe, dont la France, reçoit plus d’immigrants que n’en veulent ses électeurs, c’est bien le signe d’un dysfonctionnement de la démocratie !

Or les voix des musulmans pèseront de plus en plus dans les urnes.

La démographie galopante des masses ignorantes est la mort de la démocratie. On voit ce qui se passe aujourd’hui en Tunisie…

Pour que la démocratie française puisse réellement fonctionner, il faudrait d’abord  rétablir un enseignement de qualité alors que dans le classement international, nous sommes au 22e rang pour la lecture !

Comment les traditions républicaines de la France pourraient-elles perdurer après avoir été tellement bafouées ?

Christopher Caldwell se serait-il laissé aveugler par l’américanisme de Nicolas Sarkozy ?

C’est le maillon faible de ce livre.

Isabelle Laraque pour Novopress France

Christopher Caldwell est journaliste, diplômé de Harvard, spécialiste des affaires politiques européennes. Il est éditorialiste au Financial Times et rédacteur au New York Times Magazine.

– Christopher Caldwell – Une révolution sous nos yeux. Éditions du Toucan, 2011. 600 pages.

DSK s’invite dans une soirée étudiante nantaise

DSK s’invite dans une soirée étudiante nantaise

12/11/2011 – 19h00 NANTES
(NOVOpress Breizh) – « Ben dis donc, on ne te voit plus à l’Hôtel…? ». La question, posée par une jolie femme de chambre en tenue légère, sur le flyer invitant les étudiants nantais à se rendre à un tonus étudiant intitulé sobrement « DSK », fait du bruit dans la ville.

DSK s’invite dans une soirée étudiante nantaiseManifestement inspirées par l’actualité la plus chaude, sept associations étudiantes de l’Université de Nantes ont en effet dénommé leur prochaine soirée dansante «Tonus DSK». Le tonus aura lieu non pas au Carlton de Lille – c’est trop loin – mais plus prosaïquement au LC Club de Nantes le 24 novembre prochain.

Revendiquant haut et fort « leur droit à l’humour potache », les apprentis juristes, médecins, dentistes et autres kinés entendent bien faire valoir leur droit à la dérision, renouant ainsi avec l’esprit rabelaisien qui a longtemps prévalu dans les corpos étudiantes.

Cette initiative n’aura pas été du goût de tout le monde. Le Syndicat des étudiants nantais (SEN) et Sud étudiant – un syndicat d’extrême-gauche mondialiste – ont, d’après le quotidien Presse-Océan, dénoncé «une campagne sexiste» (sic).

« Syndicat étudiant qui se veut offensif afin de préserver les droits des étudiants mais également d’en gagner de nouveaux », le SEN édite un journal étudiant « engagé et engageant ouvert à toutes les plumes de bonne volonté » intitulé le ‘Nouvel Obsen’ (!). Des esprits malicieux pourraient penser qu’un papier consacré aux activités présumées lubriques de l’ex-futur candidat socialiste à la présidentielle Dominique Strauss-Kahn, dans un journal intitulé « Le Nouvel Obsen », ça ne manquerait pas de sel…

La tension est vive entre musulmans bordelais

La tension est vive entre musulmans bordelais

11/11/2011 – 20h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Nos confrères de Sud-Ouest ont révélé hier les tensions qui sont chaque jour plus grandes, au sein de la communauté musulmane installée dans la région bordelaise. En cause, un conflit larvé dont l’enjeu est le contrôle de l’association des musulmans de Gironde (AMG), qui gère les principales mosquées de l’agglomération. Cette association, proche des islamistes de l’UOIF est connue pour abriter les imams Tareq Oubrou (photo) et Mahmoud Doua.

Dernier incident en date, une violente dispute qui aurait éclaté au sein de la mosquée de Cenon. Pour les opposants à l’actuelle direction, « les dirigeants actuels sont soumis à l’UOIF ». Ces derniers reprochent notamment à la direction l’inefficacité dans le « projet phare » de l’association : la construction d’une mosquée cathédrale dans le quartier de la Bastide (à Bordeaux), projet contesté par de nombreux habitants et commerçants.

Violence, tension, altercations, la communauté musulmane s’entre-déchire. Joint par Infos-Bordeaux, un commerçant du quartier de la Bastide, situé tout près du terrain visé par les musulmans, ne cache pas sa joie. Sous couvert de l’anonymat, il déclare ainsi à Infos-Bordeaux « Ils sont en train de perdre le peu de crédit qui leur restait aux yeux de la municipalité, c’est plutôt une bonne nouvelle ».

[box] Voir aussi hier, Conflits ethniques autour du nouveau lieu de culte musulman parisien. [/box]

Immigration et délinquance : une étude du Ministère de l’Intérieur des Pays-Bas rendue publique

Immigration et délinquance : une étude du Ministère de l'Intérieur des Pays-Bas rendue publique

11/11/2011 – 17h00
AMSTERDAM (NOVOpress via Nis News) —
Si les vrais chiffres de la délinquance sont encore un tabou en France, il semble que ce ne soit plus le cas aux Pays-Bas. Une étude, commanditée par le Ministère de l’Intérieur des Pays-Bas auprès de l’institut Risbo de l’université Erasmus à Rotterdam, a été rendue publique, et ses résultats viennent d’être publiés dans le journal Binnenlands Bestuur, dans un article daté du 10 novembre.

Nous y apprenons que dans les villes comprenant de nombreux résidents marocains, une moyenne de 38,7% des jeunes Marocains et des hommes âgés entre 12 et 24 ans ont eu affaire à la police une ou plusieurs fois, les filles posant un problème à part entière. La ville de Den Bosch arrive en tête de liste. Dans cette ville, 47,7% des 12-24 ans ont été suspects dans des affaires de crimes durant les 5 dernières années. Vient ensuite la ville de Zeist avec 47,3%, Gouda (46,3%), Veenendaal (44,9%) et Amersfoort (44,6%). Les pourcentages dans les villes de Maassluis, Oosterhout, Schiedam, Nijmegen, Utrecht, Ede, Leiden et Den Haag avoisinent aussi les 40%. Les crimes contre la propriété et les crimes violents prédominent.

En plus des 22 villes dites villes “marocaines”, l’institut Risbo a aussi étudié 22 villes où résident des Antillais. Parmi toutes ces municipalités, neuf d’entre elles accueillent des habitants antillais et marocains. D’après cette étude, il apparaît que les jeunes Marocains sont plus souvent suspects que leurs équivalents antillais, et ce dans toutes villes confondues.

L’autre information frappante concerne les délits commis par des filles marocaines. L’image traditionnellement plus sage de la fille commettant bien moins de délits que les garçons vole un éclat à la lecture de ces chiffres. Dans neuf des villes habitées par des Marocains, plus de 10% des filles âgées de 12 à 24 ans ont eu affaire à la police. Si l’on inclut les villes habitées par des Antillais, alors le chiffre monte à 17% sur 35 villes. En tête de liste on trouve la ville de Groningen, où une fille marocaine sur quatre a eu des rapports avec la loi et les forces de police. C’est une fois et demi plus que leurs homologues antillaises et six fois plus que les filles néerlandaises. À Amersfoort, les filles marocaines ont plus souvent de démêlés avec la police que les hommes néerlandais. En moyenne, 13% de ceux-ci âgés entre 12 et 24 ans et 3 % de leurs équivalents féminins ont été suspects auprès de la police.

En France, le contexte de la campagne présidentielle de 2012 permettra-t-il de libérer la parole et de rendre publiques les vraies statistiques de la criminalité ?

Crédit photo : Vue d’Amsterdam, par Erwyn van der Meer (Flickr) – cc

Après la hausse des amendes de stationnement, les radars de feu rouge eux aussi rapportent gros

Après la hausse des amendes de stationnement, les radars de feu rouge rapportent gros

11/11/2011 – 13h30
PARIS (NOVOpress) –
Le racket des automobilistes par l’Etat continue de plus belle. Avec 520 millions d’euros de recette, les radars de feu rouge ont rapporté plus que prévu en 2011. En cas d’infraction l’amende s’élève en effet à 135 euros et peut entraîner le retrait de quatre points sur le permis. Déployés dans l’Hexagone à partir de 2009, le nombre de radars de ce type est passé de 120 à 680 machines aujourd’hui. Le site Autonews.fr analyse les raisons du succès de cette répression qui s’appuie sur la non signalisation des radars de feu rouge.

Alors que la cause première des accidents de la route ne réside pas dans les excès de vitesse, mais dans la fatigue au volant, Autonews.fr pense déjà au futur arsenal répressif des pouvoirs publics : « On peut se demander, une fois l’effet de nouveauté passé, vers quoi vont se tourner par la suite les autorités, pour générer de nouveaux bénéfices. La ville de Rouen a récemment installé un nouveau radar à piétons dans son centre-ville afin d’inciter les gens à plus profiter du patrimoine ». A quand des radars anti-rodéos urbains ou contre les multiples infractions au code de la route provoquées par les mariages maghrébins ? Sans doute trop délicats à réprimer…

Karim Benzema : “Mon sang, il est algérien !”

Karim Benzema : "Mon sang, il est algérien !”

10/11/2001 – 20h00
MADRID (NOVOLyon) – L’attaquant de l’équipe de France et joueur du Real de Madrid, Karim Benzema, vient montrer une nouvelle fois son amour de l’Algérie ! Dans un entretien au magazine So Foot, dont des extraits ont été diffusés par le site musulman Oumma.com, il a déclaré sans ambage : “Mes parents sont français, nés en France, après oui, mon sang, il est algérien, voilà.”

En décembre 2006, il avait déjà dit au micro de la radio RMC : “L’Algérie c’est le pays de mes parents, c’est dans mon coeur, mais sportivement, je jouerai en équipe de France.”

[box class=”info”]Crédit photo : Rani777/Wikipédia sous licence Creative Common.[/box]

“Mademoiselle ?” Vue du Québec par Mathieu Bock-Côté

"Mademoiselle ?" Vue du Québec par Mathieu Bock-Côté

[box class=”info”] Cet article de Mathieu Bock-Côté (jeune auteur québécois, chargé de cours au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal) date du 5 octobre dernier, mais l’analyse garde tout son intérêt de fond. [/box]

La nouvelle a fait scandale outre Atlantique [NDLR : en France] : la frange radicale du féminisme français veut abolir le mot « mademoiselle ».

La raison derrière cette bataille ? Mademoiselle serait inégalitaire, sexiste. Il n’y aurait pas d’équivalent masculin, sinon le poussiéreux « damoiseau ». « Mademoiselle » infantiliserait les femmes, par l’intermédiaire d’un vocabulaire patriarcal.

Je devine votre réaction : hein ?!? Vous ajouterez probablement qu’il y des militantes qui ont du temps à perdre. Exactement. Mais cette tentative d’éradication du vocabulaire n’est ni anecdotique, ni insignifiante.

On reconnaît ici une dérive inquiétante de l’idée d’égalité. Chez ceux et celles qui en usent sans modération, l’égalité devient une machine à râper le réel, à en faire disparaître les nuances, à en effacer les saveurs.

Car ce qui qui disparaîtrait avec le terme mademoiselle, ce ne serait pas une barrière sur le chemin de la société sans sexisme. C’est une manière de nommer les subtilités du charme féminin, la légèreté, la candeur si caractéristique d’une certaine grâce féminine. Cette manière de nommer le charme de cette jeune femme qui vous sourit et vous donne soudainement l’impression que le printemps s’installe.

Sans surprise, le problème est politique. Dans les sociétés occidentales, les grandes batailles du féminisme sont gagnées. On voit ici ce qui arrive à un mouvement qui a atteint ses objectifs initiaux : il s’en invente de nouveaux. De plus en plus absurdes.

Les féministes les plus radicales en sont là. Elles ne se contentent plus de viser l’égalité entre les sexes, mais bien leur abolition. La différence fondamentale entre l’homme et la femme leur semble insupportable. Exit la réalité.

Elles s’appuient pour cela sur la théorie du « genre », très à la mode dans les universités, qui prétend que les différences sexuelles sont de pures constructions sociales. L’objectif ? Les déconstruire pour rééduquer une population croyant encore le contraire.

Le paradoxe est le suivant : la cause des femmes n’est pas vaine. Il suffit de regarder ailleurs sur la planète, dans certaines sociétés où la religion force les femmes à se voiler, où on les contraint au mariage forcé.

Mais cela obligerait les féministes radicales à abandonner leur cible préférée : le méchant homme blanc dominant. Cela les forcerait à reconnaître que les sociétés occidentales sont plus avancées que jamais dans la poursuite de l’égalité entre les sexes.

Mais cela fait longtemps que le féminisme radical a cessé de servir l’avancement des femmes pour devenir un lobby bizarre. C’est bien dommage. N’est-ce pas mesdemoiselles ?

Mathieu Bock-Côté

[box class=”info”] Source : le site internet de Mathieu Bock-Côté.[/box]

11 novembre : La mémoire de la France est davantage à Verdun qu’à Auschwitz – Par Jean-Yves Le Gallou

11 novembre : La mémoire de la France est davantage à Verdun qu'à Auschwitz

[box class=”info”] L’évocation d’Auschwitz est omniprésente : dans les programmes de l’Education nationale comme dans les séries télévisées et les films de fiction. Mais l’hypermnésie de certains événements peut conduire à la négation du souvenir des autres. Or le souvenir français, tel qu’il a été charnellement vécu par les familles françaises, se trouve plus souvent sur les champs de bataille que dans les camps de concentration. A Verdun ou à Saumur plutôt qu’à Auschwitz. [/box]

Explications :

Le ministre de l’Education nationale a choisi symboliquement le jour de la rentrée scolaire, le 1er septembre 2011, pour recevoir Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), et le cinéaste Claude Lanzmann, auteur du film Shoah. Luc Chatel leur a redit solennellement l’importance primordiale qu’il accordait à l’enseignement de la « Shoah », une importance telle qu’elle justifie d’ailleurs l’existence d’un site officiel dédié sur le portail de l’Education nationale.

La persécution dont les juifs ont été victimes durant la seconde guerre mondiale est naturellement un élément central de la mémoire juive. Et les souffrances des juifs français sont bien évidemment un élément important de la mémoire française. Nul ne peut oublier le souvenir de nos 25.000 compatriotes juifs français (et des 50.000 juifs étrangers présents en France) déportés dans les camps de concentration dont bien peu eurent, comme Simone Veil, la chance de revenir en France.

Hypermnésie de certaines souffrances, amnésie des autres

Mais ces souffrances-là ne doivent pas conduire à nier ou à minimiser les autres drames français. Or, l’hypermnésie de la souffrance des uns conduit souvent à l’amnésie de la souffrance des autres. A-t-on le droit d’oublier (chiffres donnés par Jacques Dupâquier dans Histoire de la population française) :

  • – les 123.000 militaires tués en 1939/1940 ; dans la bataille de France, en ce printemps 1940, c’est 3.000 hommes qui sont tombés chaque jour, le plus souvent en combattant, à l’instar des Cadets de Saumur ; – les 45.000 prisonniers de guerre qui ne revinrent jamais ;
  • – les 20.000 tués des FFI et des FFL ;
  • – les 27.000 résistants morts en déportation ;
  • – les 43.000 morts de l’armée de la Libération ;
  • – les 40.000 requis morts en Allemagne ;
  • – les 125.000 victimes des bombardements aériens (pas toujours justifiés militairement) et terrestres.

Oublier ces victimes, ce n’est pas seulement un déni de compassion, c’est les tuer une deuxième fois ; c’est aussi trahir la vérité historique.

Ce qui compte dans la mémoire d’un peuple c’est ce que ses ancêtres ont charnellement vécu

Et pourtant ces victimes furent honorées dans l’immédiat après–guerre : par les timbres-postes, les noms de rue, les livres, les films, les disques, et ce jusqu’au début des années 1970, avant de disparaître dans l’obligation de repentance et l’oubli officiel. Pourtant ces victimes-là sont encore très présentes dans la mémoire française : parce que, les événements qui ont provoqué leur mort, ceux qui ont survécu les ont aussi connus et pas seulement au… cinéma. Or ce qui se transmet dans la mémoire des familles et des lignées, c’est ce que les ancêtres ont vécu. La patrie, c’est la terre des pères.

Français de souche ? Avoir son patronyme inscrit sur un monument aux morts

11 novembre : La mémoire de la France est davantage à Verdun qu'à Auschwitz
Monument aux morts d’un village en Charente limousine, 540 habitants, 23 noms « Morts pour la France ».

C’est pourquoi dans chaque famille française la mémoire de 1914 est si vive. Chaque famille conserve le souvenir des 1.400.000 morts de la Grande Ordalie : 1.000 morts par jour pendant quatre longues années. Et les Français vivants ont tous un père, un grand-père, un arrière-grand-père ou un trisaïeul qui a combattu à Verdun. Dans cette guerre civile européenne, c’est le sang gaulois qui a coulé. La présence dans nos villes et nos villages des monuments aux morts est infiniment poignante.

Réfléchissons un instant à ce qu’est un Français de souche : un Français de souche, c’est un Français dont le patronyme est inscrit sur l’un de nos monuments aux morts.

Un Français de souche, c’est un Français qui a dans ses archives familiales les lettres ou les carnets d’un ancêtre qui raconte avec des mots simples le quotidien de la Grande Guerre. Alors qu’approche le centenaire du 2 août 1914, ces écrits simples, précis et sans emphase, trouvent le chemin de l’édition : pieuses autoéditions familiales ou publication chez de grands éditeurs comme le carnet de route du sous-lieutenant Porchon (1). N’oublions pas non plus le succès du Monument, livre de Claude Duneton, qui raconte la vie des hommes dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts d’un village du Limousin. Comme le dit un lecteur sur le site d’Amazon : « Vous ne traverserez plus jamais un petit village de France sans chercher des yeux son monument aux morts et avoir une pensée émue pour ces hommes dont le nom est gravé. Quels auraient été leurs destins et celui de leurs villages sans cette guerre ? Un livre à lire et à faire lire pour ne pas oublier. »

Reprendre le fil du temps dans la fidélité à la longue mémoire

Le siècle de 1914 s’achève : après avoir vu disparaître le fascisme, le national-socialisme, le communisme, c’est le libre-échangisme mondialiste qui s’effondre sous nos yeux. Le centenaire de 1914 approche, et il sera, n’en doutons pas, profondément commémoré. Pour la France et l’Europe le moment est venu de reprendre le fil du temps et de la tradition. Un fil du temps interrompu il y a un siècle. Un fil du temps à reprendre dans la fidélité à la longue mémoire.

Jean-Yves Le Gallou
7/11/2011

(1) La précision de ces textes est admirable. J’ai eu la surprise de lire la narration des mêmes événements – attaques et contre-attaques aux Eparges en janvier/février 1915 – dans trois textes différents :
Carnet de route du sous-lieutenant Porchon, saint-cyrien, chef de section, tué au combat, commandant la section voisine de celle du sous-lieutenant Genevoix ;
Ceux de 14, admirable somme de Maurice Genevoix, blessé au combat ;
Mémoires d’Auguste Finet, mon grand-père, simple soldat, sorti de l’école à onze ans et écrivant bien le français, blessé au combat.
Ce sont les mêmes faits qui sont précisément décrits, presque avec les mêmes mots. A cet égard la belle reconstruction littéraire de Maurice Genevoix est d’une fidélité parfaite aux événements.

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Voir aussi :

Austerlitz : de la repentance à l’autoflagellation
Mémoire de la « Shoah », mémoire française et politique d’immigration
Contre l’historiquement correct
Entretien avec Dominique Venner, « Le Choc de l’Histoire. Religion, mémoire,identité » Propos recueillis par Laure d’Estrée
« Le Siècle de 1914 / Utopies, guerres et révolutions en Europe au XXe siècle » par Dominique Venner

Aïd : l’imam de Saint-Brieuc verrait bien les abattoirs ouvrir le dimanche

Aïd : l’imam de Saint-Brieuc verrait bien les abattoirs ouvrir le dimanche

08/11/2011 – 18h00
SAINT-BRIEUC (NOVOpress Breizh) – Cette année l’Aïd al Adha, l’une des fêtes musulmanes les plus importantes, tombait un dimanche. Un jour où les abattoirs sont fermés. Une situation que déplore, dans un entretien accordé au Télégramme, Taïcha Ben Taleb, l’imam de Saint-Brieuc.

L’Aïd al-Adha (« la fête du sacrifice « ), appelé aussi Aïd al-Kabïr (« la grande fête ») commémore la soumission d’Abraham à Dieu, symbolisée par l’épisode où il acceptait d’égorger son fils sur l’ordre de Dieu, celui-ci envoyant au dernier moment un mouton par l’entremise de l’archange Gabriel pour remplacer l’enfant comme offrande sacrificielle. En souvenir de cet épisode, les familles musulmanes sacrifient un animal, le plus souvent un mouton ou un bélier, en l’égorgeant, couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque, après la prière et le sermon de l’Aïd.

L’abattage privé étant interdit en France, se sont les abattoirs qui procèdent à cette opération. « Le gros souci, c’est que l’abattoir de Quintin, avec lequel la population musulmane travaille tout au long de l’année, n’a pas souhaité ouvrir le dimanche. Je comprends parfaitement que les salariés se reposent le dimanche, le problème c’est que nous n’avons pas eu le choix et que nous n’avions pas d’autres solutions » reconnait l’imam, qui admet implicitement que des abattages sauvages ont été pratiqués par la communauté musulmane, malgré l’interdiction rappelée par la préfecture.

Manifestement, la loi républicaine a ses limites : celles imposées par la Charia. Les consommateurs de viande provenant d’un abattage clandestin sont passibles de peines d’amendes d’un montant maximum de 1 500 euros et de 3 000 euros en cas de récidive, mais il est peu probable que le parquet de Saint-Brieuc décide d’engager des poursuites.

« J’espère que l’on va travailler dès maintenant avec la préfecture pour trouver une solution pour 2012. Plusieurs choses peuvent être imaginées : on peut se tourner vers un autre abattoir. Certains fidèles ont également dit que la préfecture aurait dû obliger l’abattoir à ouvrir le dimanche » conclut Taïcha Ben Taleb, qui, tout en affirmant « comprendre » ( ?) que les salariés soient attachés au repos dominical, verrait bien l’Etat se soumettre à l’Islam en imposant l’ouverture des abattoirs le dimanche pour cause d’Aïd. Sans doute ce qu’on appelle une conception « républicaine » de l’Islam. Qui ne s’embarrasse pas du principe de laïcité.

Crédit photo : Père Igor Licence CC

Insécurité dans le RER E : forces de l’ordre en masse… pour escorter le préfet

Insécurité dans le RER E : forces de l’ordre en masse… pour escorter le préfet

08/11/2011 – 10h00
PONTAULT-COMBAULT (NOVOpress) –
Impressionnante démonstration de force sur la ligne du RER E vendredi soir. Une cinquantaine de policiers, gendarmes et représentants de la sûreté ferroviaire, ont débarqué dans les rames à hauteur de Pontault-Combault (Seine-et-Marne). L’Etat a-t-il enfin décidé de mettre les moyens pour lutter au quotidien contre la délinquance ?

Pour notre confrère Le Parisien, il s’agissait plutôt d’escorter Pierre Monzani, le préfet de Seine-et-Marne, désireux de mieux connaître le vrai visage de l’insécurité qui frappe les Franciliens lors de leurs trajets, « d’où l’important déploiement de force », précise Louis Moulin, le journaliste. De tels effectifs ne seraient pas superflus en temps normal sur le RER E. En avril dernier, une bande multiethnique avait lynché un « jeune homme » à la gare de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Une triste réalité qui touche toutes les lignes où, passées 22 heures, « la précaution est de s’installer dans le wagon de tête, pour être le plus près possible du conducteur en cas d’agression », relate Gaëlle Borgia sur le site internet du Master professionnel « Formation aux pratiques du journalisme européen » à l’université Sorbonne Nouvelle Paris III.

Photo : Crédit photo : Par Jori Avlis via Flickr, licence CC.

Les identitaires de Jeune Bretagne s’invitent à l’exposition “Nantais venus d’ailleurs” [audio]

Les identitaires de Jeune Bretagne s'invitent à l'exposition "Nantais venus d'ailleurs"

07/11/2011 – 15h00 NANTES
(NOVOpress Breizh) – Surprise hier après-midi pour les visiteurs du Château des ducs de Bretagne où se tenait l’exposition « Nantais venus d’ailleurs ». Très controversée, cette manifestation, qui se terminait hier, a reçu la visite d’un groupe de jeunes identitaires bretons. Une visite qui n’est pas passée inaperçue.

Les identitaires de Jeune Bretagne s'invitent à l'exposition "Nantais venus d'ailleurs"Les visages recouverts de masques blancs, musique « HardBass » à tue-tête, dansant et déambulant tout le long de l’exposition, les militants du mouvement Jeune Bretagne ont distribués aux visiteurs ébahis un tract dénonçant « la politique de substitution ethnique, sociale et culturelle menée par la ville de Nantes et par le département de Loire Atlantique au profit des extra-européens ».

Jeune Bretagne estime en effet que la Ville de Nantes, partenaire de l’exposition, se complaît à « mettre en valeur tout ce qui vient de l’étranger et tout ce qui peut porter atteinte à l’identité bretonne de la ville. Entre une exposition sur la traite des noirs présentant les Nantais comme de méchants esclavagistes, la politique quotidienne de négation de l’identité bretonne de Nantes. Nous n’oublierons pas le drapeau breton que Jean Marc Ayrault avait fait enlever de l’hôtel de ville lors de son investiture. »

« La coupe est pleine » affirme Jeune Bretagne, qui dénonce le confusionnisme opéré par la municipalité Ayrault avec cette l’exposition “qui veut raconter l’histoire des « nantais venus d’ailleurs », c’est à dire des africains, des asiatiques, des nomades et … des bigoudens” qui conclut :”vous ne rêvez pas, les bretons sont des étrangers en leur propre château.”

NOVOpress a interrogé le responsable de cette action :
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Un étudiant sauvagement agressé par deux jeunes « Nantais venus d’ailleurs »

Un étudiant sauvagement agressé par deux jeunes « Nantais venus d’ailleurs »

07/11/2011 – 10h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Un massacre. Ce jeune homme n’est pas prêt d’oublier la sauvage agression dont il a été victime en septembre dernier alors qu’il rentrait d’une soirée étudiante.

Dans la nuit du 22 au 23 septembre dernier, vers 5 heures du matin, le jeune étudiant, âgé de 19 ans, rentrait chez lui après avoir fait la fête dans un tonus (soirée étudiante nantaise) en compagnie d’un ami. Place Graslin, au cœur de Nantes, ils rencontrent deux « jeunes » avec lesquels ils font connaissance. « On sortait de boite. On avait bu. Ils nous ont parlé. Dans un climat de joie. J’ai demandé si je pouvais boire. J’ai bu » relate-t-il, encore traumatisé, devant le tribunal correctionnel où l’affaire était évoquée vendredi.

En fait de boisson, il prendra un violent coup de bouteille sur le crâne, avant d’être frappé à plusieurs reprises avec un couteau et un tesson de bouteille. La scène se poursuivra jusqu’à la place du Commerce, où la victime en sang sera sauvée par l’intervention des policiers de la BAC.

A l’audience du tribunal correctionnel, l’un des prévenus reconnaitra du bout des lèvres avoir porté un coup de tesson, son complice se bornant à dire qu’il n’a rien fait. Pas de chance, un policier a clairement entendu l’un des deux « jeunes » dire, lors de la garde à vue, « on l’a bien saigné ».

L’un des agresseurs vient de Tunisie, l’autre se prétend Libyen. « Sans papiers » – autrement dit clandestin – arrivé en France via l’Italie. Le Libyen affirme avoir perdu toute sa famille dans un bombardement de la ville de Misrata, alors qu’il était en Italie, en route pour la France. L’autre a quitté la Tunisie après la « Révolution du jasmin ». Un fait divers à mettre sur le compte des dommages collatéraux du « Printemps arabe » !

Après délibéré, le tribunal les a condamnés à deux ans de prison, dont un avec sursis. Une provision de 3.500 euros de dommages et intérêts est accordée à la victime. Les deux « Nantais venus d’ailleurs » sont maintenus en détention.

Photo en Une : place Graslin à Nantes. Crédits : Kamel15 via Wikipedia Commons (cc)

Italie : Assurance auto plus chère pour les immigrés à risque, les antiracistes portent plainte

Italie : Assurance auto plus chère pour les immigrés à risque, les antiracistes portent plainte

06/11/2011 – 20h00
ROME (NOVOpress) —
Toujours à l’affût de cas de discrimination à l’encontre des immigrés, les associations « antiracistes » italiennes viennent de découvrir une nouvelle cible : les compagnies d’assurance. Deux d’entre elles, Zurich Italia et Quixa, continuent en effet à pratiquer des majorations quand l’automobiliste n’est pas italien.

À la Zurich, le tarif pour un Italien est de 465 euros, mais de 632 euros pour un Équatorien ou un Chinois, et de 665 euros pour les Roumains, les Sénégalais, les Albanais ou les Camerounais. « Il en va de même à Quixa, qui semble surtout craindre les Camerounais » : elle leur demande 625 euros contre 414 euros pour les Italiens.

La compagnie Genialloyd, citée en justice pour discrimination pour avoir imposé un tarif plus cher à un immigré Tunisien, avait d’abord tenté de « se défendre des accusations de racisme », en faisant valoir qu’il s’agissait, « non de discrimination, mais d’une différenciation nécessaire » fondée sur les statistiques des accidents. En mars dernier, cependant, elle a capitulé, conclu un accord de dédommagement à l’amiable avec le Tunisien, et retiré le critère de nationalité de ses tarifs. En mai, devant la pression des associations antiracistes, une autre compagnie, HDI, cédait à son tour : “Nous renoncerons à appliquer le critère de citoyenneté à partir du premier juillet, avec l’entrée en vigueur du prochain tarif. Cet abandon impliquera de redistribuer sur tous les assurés les effets de la plus grande sinistrosité (qui est prouvée) de certaines nationalités – pas toutes – autres qu’italiennes”. Le site ultra-immigrationniste « Stranieri in Italia » avait alors commenté : « Une bonne nouvelle pour tous les étrangers. Un peu moins pour les Italiens, sur lesquels la compagnie, qui ne veut pas renoncer à ses profits, étalera la majoration ».

Zurich Italia et Quixa restent donc les seules compagnies à utiliser le critère de nationalité. Toutes deux affirment se fonder sur les données statistiques, selon lesquelles la nationalité est un des « facteurs de sinistrabilité », tout comme l’âge, la profession, le type de voiture ou la région de résidence : « à cet élément, de fait, correspondent une typologie de comportement de conduite et, en conséquence, une typologie des risques ».

Cet argument de fait est balayé par la puissante Association des études juridiques sur l’immigration (Asgi) – qui s’est notamment signalée en dénonçant à Bruxelles le « bonus famille » de la région Vénétie . Avec l’association « Avvocati per Niente » (Avocats pour rien), elle a porté plainte pour discrimination devant le tribunal de Milan. Selon elle, les deux compagnies violent l’article 43 du Code de l’immigration (Testo Unico delle disposizioni concernenti la disciplina dell’immigrazione e norme sulla condizione dello straniero, de 1998) qui interdit d’imposer « des conditions plus désavantageuses à un étranger seulement à cause de sa condition d’étranger ».

Comme l’explique l’avocat de l’Asgi, Alberto Guariso, qui avait déjà défendu la plainte contre Genialloyd, « si l’on découvre que les chauves provoquent plus d’accidents, il est possible de faire payer les chauves plus cher parce que ce n’est pas un critère interdit. Mais si l’on découvre que les étrangers provoquent plus d’accidents, il n’est pas possible de leur faire payer plus cher, parce que la nationalité est précisément un critère que la loi interdit d’utiliser ».

Et s’il fallait plutôt changer la loi ?