La vidéo-surveillance sert-elle à quelque chose ?

La vidéo-surveillance sert-elle à quelque chose ?

13/04/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress) —
En pleine semaine « Merah », le maire de Montauban Brigitte Barèges défendait son choix d’avoir fait de Montauban la 7ème ville de France en terme de densité de caméras par habitants (1 caméra pour 1234 habitants) : « Je suis moi-même avocat, opposée à la peine de mort et attachée aux libertés publiques. Ceci dit, les libertés publiques supposent aussi que la société se protège. C’est la raison pour laquelle nous avons voté la Loppsi2 afin de renforcer notamment la lutte contre le terrorisme ».

Parlons-en : la ville compte 47 caméras sur la voie publique. Le 15 mars, après l’assassinat de deux militaires, la police se penche sur les données des caméras de surveillance pour retrouver le suspect.

Le lieu du crime n’est pas surveillé. Seuls les témoignages humains permettent à la police de déterminer la description du suspect et de son véhicule. Il faut donc commencer la traque en différé, plusieurs heures après les faits pour au moins essayer de le localiser. Quatre caméras récupèrent l’homme au scooter une minute après les meurtres et le début de la fuite. Les caméras parviennent à identifier le trajet du scooter sur quelques centaines de mètres le long du Tarn, puis le perdent à nouveau. Une caméra dans la zone industrielle sud confirme qu’il n’est pas sur la route de Toulouse. Il n’est pas non plus sur la rocade, truffée de caméras. Où est-il ? C’est un automobiliste qui va apporter son témoignage spontanément et faire un peu avancer l’enquête de vidéo-surveillance. On va localiser une route prise par le suspect… et c’est tout. Rien de plus ne sortira des bandes vidéos.

L’étude des bandes va se poursuivre au SRPJ. Des experts informatiques vont récupérer une semaine de bandes pour, à défaut d’identifier où est parti le suspect, au moins essayer de savoir d’où il est venu. Ces bandes représentent 7800 heures de vidéos. Il a fallu une semaine pour les exploiter complètement. Résultat : rien, pas même le plus petit début d’une piste.

Bien sur les partisans de la vidéo-surveillance (qu’ils nomment “vidéo-protection”) vont nous expliquer que toute la ville n’était pas couverte et que la traque de Mohamed Merah aurait pu réussir si il y avait eu encore plus de caméras. Rien n’est moins certain.

En novembre 2010 des journalistes de Streetpress s’étaient livrés à un petit test à Levallois-Perret, probablement la ville la plus vidéo-surveillée de France. Malgré les demandes de la CNIL, les villes ne sont pas tenues de déclarer le nombre de caméras. À Levallois, si le chiffre officiel est de 50 caméras, certaines enquêtes le situerait plutôt autour de 300, ce qui nous donne un ratio de 1 caméra pour 210 habitants environ. Le test consistait à demander aux deux agents en charge de la surveillance en temps réel, de retrouver sur leurs écrans des journalistes déguisés en pom-pom girl, donc a priori facilement remarquables dans les rues. Les policiers ont ramé pendant une bonne dizaine de minute puis ils ont supplié qu’on leur donne un indice (la station de métro la plus proche des « pom-pom girls »). Là bien sur, ils ont fini par trouver.

La vidéosurveillance suppose donc des moyens humains et matériels qui ne sont pas à l’ordre du jour, à l’heure des compressions de personnels dans la police et des réductions des dépenses publiques. Elle est inefficace. C’est pour cette raison que le gouvernement avait pensé introduire lors du vote de la Loppsi2 un article pour autoriser le recours à des sociétés de sécurité privée pour prendre en charge les moyens humains nécessaires à la vidéo-surveillance. Cet article a fort heureusement été censuré par le conseil constitutionnel.

On peut ajouter que la vidéo-surveillance n’a pas non plus prouvé son efficacité dans la lutte contre la délinquance, malgré le rapport très favorable présenté en 2009 par le ministère de l’Intérieur. Ce rapport est contredit par la quarantaine d’études réalisées à l’étranger sur la question. Les méthodes utilisées par le ministère de l’Intérieur pour prouver l’utilité de la surveillance se révèlent plus que douteuses sur le plan méthodologique.

Pour prouver que la vidéo-surveillance a un effet dissuasif, le rapport compare le taux de délinquance globale entre les villes équipées et les autres. La variable vidéo-surveillance n’est pas isolée, par conséquent les chiffres donnés ne prouvent rien (ils ne tiennent pas compte des effectifs policiers dans chaque ville concernée par exemple, qui peuvent eux aussi induire des différences dans le taux global de délinquance). Le fait même de se baser sur un taux global de délinquance est en soi une absurdité : quel est l’effet de la vidéo-surveillance dans des fraudes à la CB ou les violences domestiques ? Il serait plus logique de se baser plutôt sur les actes délictueux commis dans les rues par exemple…

Le rapport ne tient pas compte non plus de ce que l’on appelle « l’effet plumeau » qui mesure le déplacement de la délinquance d’une zone surveillée à une zone non surveillée. Il n’est en aucun cas quantifié, à l’inverse des études étrangères. On trouve juste dans le rapport de vagues témoignages pour affirmer péremptoirement que l’effet plumeau est faible. C’est un peu court.

Pour finir le rapport affirme qu’avec la vidéo-surveillance, le taux d’élucidation est beaucoup plus rapide et plus élevé. L’échantillon concerne 63 brigades de gendarmerie en 2008. Total 770 affaires élucidées grâce aux caméras. Ce qui fait 12 faits par an et par brigade (!!), donc une affaire par mois. C’est sur, ça vaut le coup de dépenser des fortunes en caméras, c’est tout de suite évident…

Alors, au vu de l’inutilité évidente de toutes ces caméras pour assurer la sécurité de la population, pourquoi cette nouvelle hystérie dans nos villes pour en mettre partout (comme en son temps les ronds-points ou les tramways) ? Le placement d’un parc de caméras relève de l’attribution de marchés publics… Attribution des marchés qui en France, on le sait, est toujours réalisée dans la plus parfaite transparence et dans le respect de l’intérêt général… n’est ce pas ?

Spoutnik, pour Novopress

Crédit photo : Pierre-Alain Dorange via Wikimédia Commons

L’esprit des choses : l’encens

Avec un peu de chance, les fastes liturgiques de la Semaine sainte, que ce soit dans la forme ordinaire ou extraordinaire, vous auront permis d’apprécier, outre les chants (enfin espérons-le), une suave fumée propre à ravir les narines et à vous donner un petit arrière-goût de paradis et de mystère.

Il fut une époque pas si lointaine où l’encens n’était guère en odeur de sainteté dans nos paroisses (voilà pour le jeu de mots inévitable). On lui reprochait pêle-mêle ses accointances suspectes avec l’ancienne liturgie, son allure « triomphaliste » et surtout, péché irrémissible, son penchant prononcé pour la solennité et le sacré. Certains curés ne le toléraient guère que pour les obsèques, et encore! On oubliait un peu facilement le trentième chapitre du livre de l’Exode (les prescriptions fort précises à Moïse sur le sujet), ainsi que le psaume 142 qui compare la prière à la fumée de l’encens. Il fallait assister à une messe dans une abbaye pour sentir autre chose que l’odeur d’encaustique mêlée à l’eau de toilette bon marché de Madame l’animatrice liturgique.

Chose curieuse, cette éclipse relative de l’encens liturgique, dans les années 1970, fut accompagnée d’une véritable explosion dans le domaine profane. Hippies et autre « baba-cools » se livrèrent à une consommation furieuse de bâtonnets et autres cônes de la précieuse substance. Chassé des autels, l’encens s’est réfugié auprès des consommateurs de substances illicites et des bouddhistes d’opérette. Une jeune génération avide de spiritualités point trop contraignantes, et nouvelles, s’est jetée sur ce qu’elle considérait comme un moyen de cultiver leur sérénité entre deux manifs au Larzac.

Aujourd’hui, les « baba-cools » sont rentrés dans le rang bourgeois et la liturgie catholique revient doucement à des cérémonies plus dignes.

On ne va plus guère à Katmandou, mais l’encens fait toujours la fortune des marchands de bonheur. On le retrouve affublé de propriétés plus ou moins farfelues : telle variété favoriserait la richesse, une autre l’amour ou la réussite aux examens.

Il garnit également les étagères des adeptes de l’aromathérapie. Parfois aussi, cela de vient moins drôle. L’encens devient l’ingrédient obligé de pratiques prétendument magiques, voire pire encore.

Jean-Michel Diard

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 11 avril 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Crédit image : Pearson Scott Foresman via Wikipédia, domaine public.

L’esprit des choses : l’encens

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” en action

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” en action

10/04/2012 – 08h00
DIJON (NOVOpress) – La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” du Bloc Identitaire s’affiche.

La voici par exemple à Dijon où des identitaires bourguignons ont voulu témoigner dimanche, que le parcours assez classique de Mohamed Merah, du délinquant multirécidiviste au fanatique islamiste fait penser que, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, l’immigration extra-européenne n’est sans doute pas une “chance pour la France”.

Deux exemples de leurs affichages (en cliquant sur les images on peut les agrandir) :

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” en action

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” en action

Mariage algérien dans le Territoire-de-Belfort : autoroute bloquée

Photo : mariage magrébin avec drapeaux.

09/04/2012 – 15h00
BELFORT (NOVOpress) – Samedi dernier l’A36 dans le sens Montbéliard-Belfort a été la scène d’une nouvelle manifestation de nobles sentiments patriotiques.

Pâques ? Non, l’Est Républicain nous apprend qu’un mariage ayant eu lieu à la mairie de Montbéliard a servi de prétexte pour semer la zizanie. Le quotidien rapporte sans guillemets que les invités du mariage ont voulu « exprimer leur joie » en occupant les trois files de l’autoroute.

Les automobilistes bloqués ont bien tenté de protester, en vain, les « jeunes » ont refusé de se ranger, tout en agitant des drapeaux algériens en dehors des véhicules et en continuant le blocage comme cela se produit dans bien d’autres mariages magrébins (voir par exemple Novopress ici et ici). Le cirque s’est terminé quand les voyous ont pris la sortie Belfort-Bavilliers.

Dans L’Est Républicain, la chute de l’article padamalgamesque : « Non seulement c’est dangereux pour tout le monde, mais en plus il n’y a rien de tel pour faire monter le vote FN en faisant cela un samedi après-midi à 15 jours du premier tour ».

Photo : mariage magrébin avec drapeaux.

Sécurité : en finir avec les faux diagnostics – Par Xavier Raufer

L’affaire Mohamed Merah aidant, voici les “quartiers chauds” revenus au centre des débats de l’élection présidentielle. Sont-ils des pépinières à djihadistes ? Des couveuses pour bandits ? Alimentés par cent poncifs et idées reçues, les commentaires coulent à flots, issus de la culture de l’excuse, et véhiculés par nombre de journalistes et politiciens.

Or, confronté aux faits et chiffres, ce catéchisme lacrymal a pour caractéristique majeure d’être entièrement et matériellement faux.

Rappel de la ritournelle des Diafoirus-sociologues : dans des “quartiers pauvres” et “territoires de relégation”, croupirait toute une “jeunesse abandonnée et méprisée”… “moins dangereuse qu’en danger”, des damnés de la terre condamnés à “une vie de galère” et ne recherchant finalement qu’“un peu d’attention et de reconnaissance”.

Observons d’abord que cette doctrine misérabiliste n’a absolument rien de marxiste, Karl Marx lui-même qualifiant férocement ce Lumpenproletariat (“prolétariat en haillons”) de “racailles”. On est là à mi-chemin entre le pire mélodrame hugolien et l’abbé Pierre du crépuscule – le tout dans un total mépris de réalités manifestes et établies. Qu’on en juge :

– Misère (entraînant et expliquant la révolte et la violence) ? faux ! D’après l’Insee, la Seine-Saint-Denis est le quinzième département le plus riche de France – compte non tenu, par définition, de l’économie souterraine qui l’irrigue. En y ajoutant les milliards de la drogue, le “9-3” est sans doute en réalité parmi les cinq départements les plus riches de France.

– Quels sont à l’inverse les plus pauvres ? L’Ariège (91e), le Cantal (92e) et la Creuse (96e). Ajoutons un taux de pauvreté de 19 % dans un tiers des départements ruraux de France métropolitaine – c’est-à-dire plus élevé que dans le “9-3”. Plus largement, souligne lumineusement le géographe Christophe Guilluy, « 85 % des ménages pauvres ne vivent pas dans les quartiers sensibles et… la majorité des chômeurs de longue durée se répartit sur l’ensemble du territoire ». Or, où brûlent les voitures ? Où tire-t-on à la kalachnikov sur les policiers ? Dans la Creuse ou en Seine-Saint-Denis ?

– Les pauvres “assignés à résidence”, dans de lointains territoires de relégation ? Archifaux, là encore ! À l’échelle du Bassin parisien dans son entier, la Seine-Saint-Denis est dans une position confortablement centrale, non dans une lointaine bordure – et dans les “zones urbaines sensibles” (Zus) de ce département, comme dans celles des autres de la région parisienne, la mobilité de la population est la plus élevée de France (taux de mobilité de 61 %, selon l’Observatoire national des Zus).

– Les quartiers sensibles représentent la jeunesse, la France rurale n’étant plus peuplée que de paysans âgés ? Faux ! Ces quartiers et cités ne rassemblent que 9 % de la jeunesse (l’Insee, toujours), la France périphérique au contraire (grande banlieue et villes-satellites des métropoles) abritant un jeune sur trois de 18-24 ans – et ce, avec un taux de criminalité fort bas.

Ajoutons que l’espace rural (18 % de la population métropolitaine, 11 millions d’habitants) compte désormais 32 % d’ouvriers, 27 % d’employés – et seulement 7 % d’agriculteurs… sans que nulle déprédation ou exaction ne s’y commette, ou presque.

Industrielle ou rurale, […]

Xavier Raufer
Criminologue

[box class=”info”] Source et suite sur Valeurs Actuelles. [/box]

Photo : Saint-Mamet-la-Salvetat (Cantal) – 1453 habitants. DR.

La prochaine soupe de l’association Solidarité Des Français, c’est le 30 avril

08/04/2012 – 14h15
Paris (NOVOpress) –
L’association humanitaire SDF (Solidarité Des Français) distribuera sa prochaine “soupe” le 30 avril, comme d’habitude devant la gare Montparnasse, derrière le manège, à partir de 20H00.

L’association indique que : “Comme d’habitude, les bonnes volontés sont les bienvenues ; les affaires de première nécessité, friandises, vêtements chauds, propres en bon état et de saison, trouveront preneurs”. Et elle rappelle que “présence, échanges, amitié sincère et temps partagé sont aussi appréciés par ses “invités” que les repas chauds.”

Les photos sont celles du repas de Pâques avec les SDF, le 26 mars, également à Montparnasse, avec sauté d’agneau, légumes, fromages et gâteaux maison pour le dessert. L’association SDF remercie tous ceux qui soit par leur présence, soit par leur soutien financier, soit les deux ! lui permettent de poursuivre ses actions “en faveur de ceux qui, parmi les nôtres, n’ont d’autres soucis que ceux de manger, rester propres et conserver leur dignité tout en vivant dans la rue.”

Le Japon succombe parfois lui aussi à l’ethnomasochisme : “le mode de vie noir” [vidéo]

Le Japon est lui aussi parfois atteint par l'ethnomasochisme : "le mode de vie noir"

Au Japon aussi certains milieux sont maintenant touchés par l’ethnomasochisme.

Traditionnellement une peau pâle est un symbole de beauté au Japon et c’est pourquoi classiquement les japonaises évitent de s’exposer au soleil. Mais est apparue une mode « B-style » (Black-style) ou « mode de vie noir » qu’ont adopté Hina et ses amies comme le montre cette vidéo. Cela inclut entre autres de se rendre régulièrement dans un salon de bronzage et d’avoir une peau qui devienne aussi sombre que celle des artistes de hip-hop américains.

Les Pays-Bas reviennent sur la libéralisation des drogues

Les Pays-Bas reviennent sur la libéralisation des drogues

05/03/2012 – 08h00
AMSTERDAM (NOVOpress) –
Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais, souhaiterait mettre un frein à la consommation de drogues aux Pays-Bas. Près de quatre millions de drogués viendraient annuellement dans le plat pays pour y fréquenter des coffee-shops où la vente de cannabis est tolérée. « Je pense que d’ici la fin de l’année, ce tourisme malsain aux Pays-Bas réservé aux drogues aura disparu », espère le dirigeant néerlandais. « Nous avons créé un commerce détestable dont nous devons nous débarrasser au plus vite », souligne également Ard van der Steur, membre du parlement.

Le parlementaire constate les dégâts : « Nous sommes maintenant considérés comme le fournisseur officiel de l’Europe et nous n’avons jamais souhaité une chose pareille ! ». Ainsi, les coffee shops pourraient voir leur fréquentation chuter, avec interdiction de faire de la publicité. De plus, ces établissements auront obligation, à partir du 1er mai, de tenir un registre : on y trouvera les noms de tous les consommateurs que la police pourra contrôler à tout moment. Enfin, les coffee shops ne pourront plus être construits à proximité d’établissements scolaires.

Ces mesures marquent un tournant : les autorités néerlandaises constatent ainsi que la légalisation de la consommation du cannabis dans leur pays n’a pas permis de faire baisser la consommation chez les jeunes. Elle a, au contraire, augmenté de 250% chez les adolescents.

Les électeurs du Front de gauche sont sexuellement frustrés

Les électeurs du Front de gauche sont sexuellement frustrés

03/03/2012 – 14h00
PARIS (NOVOpress) —
Qui sont les plus frustrés sexuellement sur l’échiquier politique français ? Réponse : les partisans de Jean-Luc Mélenchon, à 35%, selon une étude de l’IFOP pour le magazine Hot Vidéo. Portant sur « les mœurs des français et leurs orientations politiques », ce sondage révèle ainsi que liberté sexuelle ne rime pas forcément avec épanouissement.

Les électeurs du Front de gauche sont sexuellement frustrésCar cette insatisfaction sexuelle des électeurs du Front de gauche va de pair avec une tendance à l’infidélité : 44% des sympathisants du Front de gauche ont eu une aventure extraconjugale, tandis que 9% ont déjà pratiqué l’échangisme. Autre enseignement de cette enquête réalisée auprès de 1 411 personnes : ce sont les électeurs du Front national qui font l’amour le plus souvent : huit fois par mois.

Crédit photo : RemiJDN via Flickr (cc)

Importantes manifestations samedi en France pour la défense de l’identité des régions

Importantes manifestations samedi en France pour la défense de l’identité des régions

02/04/2012 – 16h30
QUIMPER (NOVOpress Breizh) – Samedi dernier plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans de nombreuses villes de France pour la défense des langues régionales et pour demander de meilleures conditions d’enseignement de ces dernières. En pleine campagne présidentielle, cette mobilisation en faveur de la défense de l’identité des régions sera-t-elle entendue des candidats ?

« Hep Brezhoneg Breizh ebet ! » (Sans langue bretonne, pas de Bretagne). A Quimper, c’est sous un soleil resplendissant que près de 12.000 manifestants précédés d’une quinzaine de bagadou, sont partis de la Place de la résistance pour rejoindre les bords de l’Odet. Parmi eux on pouvait noter la présence de très nombreux représentants d’associations culturelles bretonnes et de partis politiques, toutes tendances confondues (UMP, Parti breton, PS, ADSAV, UDB, Jeune Bretagne etc.).

La manifestation la plus importante s’est déroulée à Toulouse où près de 30.000 personnes ont défilé sous les couleurs rouge et or. A Bayonne, près de 6.000 Basques avaient répondu à l’appel des associations de défense de la langue basque. A Perpignan – record mondial de la spécialité battu – un gigantesque « lip dub » revendicatif pour la défense du catalan a réuni plus de 7 000 participants.

« Unsri Sproch ist unser Schàtz » (notre langue est notre trésor) : en Alsace près de 1.000 personnes ont manifesté à Strasbourg pour la défense du dialecte alsacien. Succès plus mitigé en Corse, où seulement près de 300 personnes environ ont formé une « chaîne humaine » pour demander la « co-officialité » de la langue corse. En Flandres une centaine de personne ont manifesté à Lille pour demander l’enseignement du flamand à l’école. A Annecy, enfin, chants et poèmes en langue savoyarde étaient au programme d’une action menée par les militants culturels.

Si la France a signé en 1999 la Charte européenne sur les langues régionales et minoritaires, cette dernière n’a jamais été ratifiée, étant jugée par le Conseil constitutionnel non compatible avec l’article 2 dela Constitution (« La langue de la République est le français ») . La réforme constitutionnelle intervenue en juillet 2008, qui a reconnu l’appartenance des langues régionales «au patrimoine de la France», a pu être perçue comme une avancée, mais ne permet pas la ratification de la Charte. Aujourd’hui, François Hollande, François Bayrou et Eva Joly se sont prononcés en faveur de la ratification. Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon y sont par contre opposés.

Islamistes arrêtés : et maintenant ?

Islamistes arrêtés : et maintenant ?

[box] Le Bloc Identitaire a réagi dès vendredi 30 mars à l’interpellation le même jour de 17 personnes dans le cadre de l’islamisme radical : [/box]

Ce matin, 17 personnes liées aux milieux islamistes et notamment à l’organisation Forsane Alizza, ont été interpelées dans toute la France.

Lors de l’arrestation du leader de ce groupuscule salafiste, Mohammed Achamlane, trois fusils d’assaut, un pistolet automatique et une grenade ont été découverts.

Achamlane et Forsane Alizza ne sont pas des inconnus pour les identitaires. Ils nous avaient souvent pris pour cibles et en décembre 2010 ils s’en étaient pris aux Assises sur l’islamisation co-organisées par le Bloc Identitaire à Paris.

Ils n’étaient pas non plus des inconnus pour le gouvernement : Claude Guéant avait prononcé la dissolution de Forsane Alizza en février dernier. Une dissolution sans grandes conséquences, puisqu’au moment où le RAID donnait l’assaut sur l’appartement de Mohamed Merah, le site internet de Forsane Alizza était encore en ligne… [NDLR : le site est toujours en ligne aujourd’hui 1er avril)

Pourquoi avoir attendu l’affaire Merah pour ce coup de filet ? Quel est le degré de dangerosité de ces groupes ? Combien d’autres terroristes islamistes potentiels sur le territoire ?

Et que va-t-on faire de ces 17 personnes ?

Pour protéger notre peuple, il est désormais temps d’envisager une réforme profonde de notre Code de la nationalité, permettant la déchéance rétroactive de la nationalité française. Nous ne voulons plus de ces gens qui haïssent la France et la combattent chez nous !

[box] Et le Bloc Identitaire de conclure : [/box]

Parce que les drames de Toulouse et Montauban ne doivent pas rester un fait divers mais marquer le début d’une véritable prise de conscience populaire, soutenez les Identitaires et la campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?”

Image : manifestation de Forsane Alizza à Paris. Copie d’écran d’une vidéo publiée par Forsane Alizza sur le web.

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Forsane Alizza : Ce drapeau sera bientôt à l’Élysée !

DSK : reflet des mœurs politiciennes d’aujourd’hui ?

31/03/2012 – 08h00
LILLE (NOVOpress) –
Chaque jour qui passe apporte son lot de révélations plus fracassantes les unes que les autres sur la vie de Dominique Strauss-Kahn, mis en examen lundi pour « proxénétisme aggravé en bande organisée » dans le cadre des parties fines à l’hôtel Carlton de Lille. Pourtant, la classe politique française ne semble pas s’en émouvoir plus que ça. Comme s’il s’agissait d’une gêne coupable.

Rappel des faits : l’ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) est soupçonné d’avoir participé à l’organisation de parties fines, d’avoir sollicité les services de « fournisseurs » de call-girls pour en faire bénéficier des amis. De plus, les juges lui reprochent d’avoir utilisé un appartement parisien, proche de la tour Eiffel, pour y organiser des rencontres tarifées.

Nouveautés du dossier : Le Parisien a révélé le 29 mars que Titouan Lamazou aurait reçu un « cadeau » de DSK . Traduction : une jeune femme. Le Monde a également publié les procès verbaux des auditions de l’ex-patron du FMI, des 21 février et 26 mars. On y apprend que l’ancien espoir socialiste aux élections présidentielles françaises de 2012, traite les femmes comme du « matériel ». Il écrit notamment dans l’un de ses SMS : « Veux-tu (peux-tu) venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid avec moi (et du matériel) le 4 juillet ? ».

Le Parisien relate certains souvenirs de ce « matériel » : « c’était de l’abattage », témoigne une « amie ». Ou de la « pure consommation sexuelle », estime une escort-girl. Les deux décrivent des scènes « bestiales » ou violentes. Bien avant la révélation de ces scandales, Dominique Strauss-Kahn visait les sommets de l’Etat. Peu de voix s’élèvent à gauche comme à droite pour condamner ce symbole de décadence morale. Un signe qui ne trompe pas sur l’état des mœurs politiciennes en France ?

Crédit photo : International Monetary Fund, via Flickr. License CC.

Sur France Culture, Jean Arthuis et Jean-Yves Le Drian s’affirment sans complexes résolument « sécuritaires »

Sur France Culture, Jean Arthuis et Jean-Yves Le Drian s’affirment sans complexes résolument « sécuritaires »

30/03/2012 – 14h30
RENNES (NOVOpress Breizh) – Marc Voinchet était à Rennes hier dans le cadre de la tournée régionale de France Culture baptisée « Inventaire avant élections ». L’animateur avait invité, pour débattre dans les locaux de l’Institut d’études politiques de Rennes, Jean-Yves Le Drian, président du conseil régional de Bretagne (PS) et Jean Arthuis, président du conseil général de Mayenne et sénateur (Union centriste). Une émission au cours de laquelle ces deux invités ont tenu, en matière de sécurité, des propos pour le moins inattendus.

Après avoir donné, avec un plaisir non dissimulé, le résultat du vote des étudiants de l’IEP – 35.89% pour François Hollande, 30% pour Jean-Luc Mélenchon, 8.93% pour E. Joly, 8.04% pour F. Bayrou, Nicolas Sarkozy n’arrivant qu’en 5° position avec un score qui ne sera pas révélé – Marc Voinchet, relayé par Hubert Huertas – chef du service politique de la rédaction de France Culture – et Brice Couturier – chroniqueur dans les matins de France Culture se définissant comme « libéral de gauche » – s’est efforcé de faire dire à Jean Arthuis qu’il pourrait choisir François Hollande au second tour en 2012 au lieu de Nicolas Sarkozy comme en 2007.

Le jeu consista donc à prendre tout ce qui pouvait rapprocher les centristes des socialistes. Sans succès, car Jean Arthuis a une trop longue pratique des débats pour tomber dans un panneau aussi grossier. Cela lui vaudra au final d’être accusé par un Hubert Huertas, toujours aussi aimable avec les invités qui ne partagent pas ses convictions très « gauche bobo », de « pratiquer la langue de bois ».

De langue de bois il n’en fut par contre pas question lorsqu’en fin d’émission Marc Voinchet, tout en se déclarant « assez fier pour n’avoir pas mis en avant la question de l’insécurité », ne pût néanmoins s’empêcher d’y faire allusion en affirmant qu’à Rennes ce sont les jeunes qui la ressentent « du fait de la vidéo surveillance mise en place » (sic).

Réponse immédiate de Jean Arthuis : « l’attente de sécurité, c’est le corollaire, c’est la condition de la liberté ». Et pour ne pas être en reste Jean-Yves Le Drian affirma sans hésitation : « La question de la sécurité, c’est la première des libertés » avant d’ajouter, pour que ce soit bien clair : « En France, c’est la mère des libertés et ceux qui sont les victimes de l’insécurité, ce sont généralement les plus faibles….ce n’est pas acceptable de vivre dans un état de non-droit. » Une position affirmée depuis toujours par Marine Le Pen. Manifestement, sur certains thèmes majeurs de société, les lignes semblent bouger. Au grand dam de certains journalistes, ces « nouveaux chiens de garde » (P. Nizan) du Système.

(à écouter sur France-Culture, à partir de la 33ème minute)

Photo : Jean-Yves Le Drian. Crédit photo : Bretagne écologie, via Flickr, licence cc

Rouen aussi est Fdesouche !

Rouen aussi est Fdesouche !

30/03/2012 – 10h00
ROUEN (NOVOpress) –
Comme dans de nombreuses villes en France précédemment, c’était mardi au tour de Rouen d’exprimer son soutien au site fdesouche.com ainsi qu’à Pierre Sautarel, mis en examen par le tribunal de Rouen suite à une plainte pour diffamation parce que l’on veut le considérer comme le webmaster de ce site de réinformation (voir Novopress).

Ainsi, une trentaine de sympathisants rouennais se sont réunis devant le palais de justice de Rouen, pour affirmer haut et fort ce soutien. Banderole en main, chants et discours nourris, il y avait parmi eux des militants de Vague Normande et des sociétaires du cercle philosophique “La Onzième heure”. Ces manifestants étaient venus soutenir la liberté de la presse ainsi que la liberté d’expression, mis à mal par la justice et le gouvernement actuel.

Le plaignant, Arezki Dahmani, enseignant de l’université de Paris-XIII, n’avait pas apprécié certains commentaires sur le site fdesouche suite à la publication d’un article concernant sa mise en examen pour “trafic d’influence” et inscriptions frauduleuses d’étudiants chinois.

Notre confrère fdesouche est visé car sa réinformation dérange l’idéologie dominante. François de Souche c’est moi, c’est nous, comme dans les autres villes les manifestants ont affirmé, à Rouen, nous aussi sommes François de Souche !

mohamed-merah.info : le site de ceux qui n’aiment pas Mohamed Merah

mohamed-merah.info : le site de ceux qui n'aiment pas Mohamed Merah

[box]Comme l’a indiqué récemment Novopress, le Bloc Identitaire a lancé une campagne d’affichage “Mohamed Merah, une chance pour la France ?”. En liaison avec cette campagne, ce même Bloc vient de créer un site internet consacré à ce terroriste qui a œuvré à Montauban puis à Toulouse… et à ceux qui ne l’aiment pas : [/box]

Mohamed-merah.info sera l’écho de l’actualité post-mortem de ce jeune délinquant à la double nationalité, racaille condamnée 18 fois, fils d’un père algérien, trafiquant de drogue, qui, aujourd’hui, à l’abri dans son repaire d’outre-Méditerrannée, annonce qu’il veut porter plainte contre la France.

Mohamed-merah.info se veut aussi le point de ralliement de tous ceux qui ne supportent plus les amalgames développés par les grands médias. Non, Mohamed Merah n’était pas un “jeune comme les autres”.

Mohamed Merah n’était pas non plus un “Français d’origine algérienne”. Il était un Algérien de cœur et de nationalité car il possédait deux cartes d’identité, française et algérienne, et c’est d’ailleurs en Algérie que son père veut l’enterrer (inhumation refusée par l’Algérie, Mohamed Merah sera in fine enterré près de Toulouse… Note de Novopress).

[box]Et le Bloc Identitaire d’ajouter : [/box]

Bref, si Mohamed Merah est Raid mort, le combat contre le terrorisme islamique continue sur www.mohamed-merah.info !

Parce que les drames de Toulouse et Montauban ne doivent pas rester un faits divers mais marquer le début d’une véritable prise de conscience populaire, soutenez les Identitaires et la campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?”

L’adoption pour les homosexuels rejetée en Slovénie

L’adoption pour les homosexuels rejetée en Slovénie

27/03/2012 – 16h30
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) —
À l’initiative de militants pro famille et avec l’appui de l’Église catholique, des opposants à une loi permettant l’adoption par les couples homosexuels ont réussi à soumettre cette question au peuple slovène par référendum après avoir réuni les 40.000 signatures nécessaires.
Un succès, car les Slovènes ont rejeté à hauteur de 56,45 % ce nouveau code de la famille, alors que le oui était défendu par les médias et l’oligarchie politique du pays.

Une nouvelle qui ne devrait pas réjouir Claude Askolovitch, Bobard d’or 2011, qui déclarait que la France était un pays arriéré en refusant de reconnaître l’adoption aux homosexuels alors que les chiffres montrent clairement que cette initiative est largement refusée par les peuples dès qu’ils sont consultés, ce qui il est vrai est de plus en plus rare.

[box class=info]Article reproduit avec l’aimable autorisation du Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie[/box]
Crédit photo : Jean-Claude Morand via Flickr (cc) – Slovénie, le lac de Bled

Retour sur images : comment les médias nous montrent malgré eux la France invisible

Retour sur images : comment les médias nous montrent malgré eux la France invisible

Avec l’aisance et le manque de scrupules propres à tous les appareils de propagande, les médias sont passés sans transition, dans la présentation du drame de Montauban et de Toulouse, d’une approche holiste du crime (« c’est le climat de haine et de xénophobie entretenu par l’extrême droite qui a provoqué ce crime raciste ») à une approche purement individualiste : « Mohamed Merah est un assassin isolé qui ne renvoie à rien d’autre que lui ». Même si on découvre maintenant qu’un obscur groupe dénommé « les soldats du califat » aurait revendiqué le crime de Toulouse, les médias s’en tiennent à cette ligne : Mohamed Merah est un « petit voyou » qui a « dérivé » (lefigaro.fr du 23 mars 2012). Circulez, il n’y a rien à voir !

Mais le drame de Montauban et de Toulouse révèle pourtant aussi, dans sa sanglante brutalité, une réalité que le Système s’est efforcé par tous les moyens de nous cacher : il révèle le visage d’une France dont on ne parle jamais dans les médias. Car c’est le visage inquiétant d’une France défigurée par le communautarisme. Armée de citoyens ou armée de minorités ?

Le meurtre des parachutistes met d’abord en pleine lumière un fait jusque-là occulté, sauf dans les milieux informés, à savoir qu’une partie importante de nos forces armées, y compris les unités d’élite, est désormais constituée de Français issus de l’immigration et, pour beaucoup d’entre eux, de religion musulmane.
C’est, certes, le propre des armées de métier de recruter parmi les « minorités » comme l’illustrent les armées britannique et américaine : les minorités voient en effet dans la carrière militaire un levier de promotion sociale.

Mais alors que les forces armées des pays occidentaux sont de plus en plus engagées dans des conflits ou des missions d’interposition ayant lieu dans des pays musulmans, cette situation n’est pas neutre. Que se passerait-il si la France devait, par exemple, entrer en guerre avec un pays du Maghreb ? Quel serait le comportement de ces soldats ?
Ce n’est pas une question absurde car le geste de Mohamed Merah se place justement dans cette perspective : l’assassinat de soldats français d’origine maghrébine visait, semble-t-il, à les châtier par procuration pour l’intervention française en Afghanistan. Cela veut dire que dans l’esprit du tueur leur origine ou leur religion devait l’emporter sur leur loyauté.

La question de la double allégeance

Ce raisonnement, nous dit-on, est celui d’un fou criminel isolé.
Peut-être, mais il pose quand même une question pour l’avenir, d’autant que cet assassinat a aussi valeur d’avertissement. Comme le fait remarquer le professeur Jean-Pierre Filiu, la stratégie terroriste vise aussi à « prendre en otages les musulmanes et les musulmans des pays concernés (afin) de les retrancher de la communauté nationale » (Le Monde du 22 mars 2012).

Le geste criminel de Mohamed Merah pose implicitement la question de la double allégeance.

Cette question a toujours été cruciale dans les sociétés européennes et elle a souvent malheureusement conduit à la guerre civile ou aux guerres de religion précisément. Les protestants anglo-saxons accusaient les catholiques d’être sujets d’un souverain étranger : le pape. Inversement les catholiques reprochaient aux protestants d’entretenir des relations privilégiées avec les ennemis du royaume, mais de religion réformée.

Merah montre par son crime que, si d’aucuns croient possible un islam de France, d’autres estiment que la loyauté musulmane doit l’emporter sur toutes les autres. Et malheureusement ces derniers semblent les plus violents.

Le gentil Merah

Bien entendu, fidèles à leur habitude quand il s’agit de traiter d’un criminel d’origine maghrébine, les médias nous inondent de témoignages décrivant Mohammed Merah comme « calme et gentil » (lefigaro.fr du 22 mars 2012). Mais ces témoignages, même s’ils sont sélectionnés à des fins de désinformation, lèvent aussi malgré eux le voile sur une autre réalité occultée : la progression du préjugé communautaire dans notre pays.

Car qui dit que Merah était « calme et gentil » ? Ses proches, c’est-à-dire des gens qui ont la même origine que lui.
Comme on apprend en même temps que l’intéressé était non seulement surveillé pour ses activités de djihad, mais également « connu des services de police » (15 condamnations, dont un certain nombre pour des actes commis avec violence), les témoignages sur sa « gentillesse » nous enferment dans un terrible dilemme.

Un terrible dilemme

Car :

  • – soit les proches de Merah trouvent sympathique un homme qui se rend coupable de violences répétées et qui tue des militaires français et des enfants juifs, ce qui montre à tout le moins qu’ils n’ont pas les mêmes valeurs que celles des Français de souche ; ce type de témoignage correspond en réalité au comportement souvent observé dans les « banlieues sensibles » où l’interpellation des délinquants soulève des réactions, souvent violentes, de solidarité de la part de la population ;
  • – soit ils signifient que l’on peut être « calme et gentil » et brusquement basculer dans la fureur homicide. Ce phénomène a d’ailleurs été relevé dans le cas d’autres djihadistes étrangers qui étaient bien « intégrés » selon les critères dominants de l’oligarchie occidentale. Mais si c’est le cas, cela conduit à s’interroger sur la réalité d’une « intégration » aussi superficielle.

Dans les deux branches de l’alternative on peut douter de la solidité de ladite intégration.

L’importation des conflits

Merah a tué des enfants juifs pour venger, semble-t-il, les enfants palestiniens tués par les soldats israéliens. Les quatre victimes de Toulouse ont été inhumées en Israël car elles avaient la double nationalité. Les soldats ont été tués parce que la France était présente en Afghanistan.

En d’autres termes, Merah montre que la France se trouve désormais impliquée sur son sol pour des conflits qui ne la concernent pas.

La sombre prévision du général De Gaulle à propos de l’OTAN trouve là une dramatique confirmation : l’aventurisme et l’atlantisme nous font courir le risque d’une implication dans des conflits qui ne seront pas les nôtres. L’immigration massive, que De Gaulle n’avait pas prévue, nous conduit aussi sûrement à importer des haines qui nous sont étrangères.

L’effondrement de l’appareil judiciaire et policier

Le drame de Montauban et de Toulouse lève enfin le voile sur le dramatique effondrement de la Justice et de la Force publique dans notre pays.

Car Merah était connu des services de police et suivi par ceux du renseignement. Mais cela ne l’a nullement empêché d’accomplir ses crimes, comme tous les criminels récidivistes qui courent les rues et dont les performances peuplent la rubrique Faits divers de nos journaux. On nous dit que ce n’était pas possible de le localiser et de l’empêcher de nuire. Mais c’est ce qu’on nous dit dans toutes les affaires criminelles !

Comme, par exemple, dans le cas de ce violeur parisien multirécidiviste de nationalité sénégalaise qui avait « affolé toutes les polices au moment des fêtes de fin d’année » (sic) (lefigaro.fr du 29 février 2012) et que personne ne trouvait. La police belge, elle, l’a trouvé et arrêté sans problème (Le Parisien du 1er mars 2012). Ou comme celui du suspect angolais du meurtre d’une adolescente nantaise, après d’autres agressions : celui-ci était, nous dit-on, placé « sous surveillance électronique », mais cela n’a rien empêché du tout (Le Monde du 21 mars 2012).

Décidément les limiers français ne sont plus à la hauteur et le commissaire Maigret doit se retourner dans sa tombe !
Et les Français de souche qui sont harcelés par les forces de police ou de gendarmerie, parce qu’ils téléphonent en roulant ou parce qu’ils roulent trop vite, apprécieront sans doute mieux ainsi l’efficacité de nos polices dans la prévention du crime.

Mais qui a peur ?

Certes, le tueur est mort – après 32 heures de siège, ce qui est quand même beaucoup – et Nicolas Sarkozy peut continuer de jouer au superflic en serrant les maxillaires. « Mission accomplie », titre la Pravda-Figaro du 23 mars, sans doute pour copier le « Justice est faite » d’Obama après la mort de Ben Laden. On a les héros que l’on peut.
Mais tout le monde a vu les images de cette nuée d’hommes cagoulés menant le siège du domicile du criminel. Tout le monde a vu ces policiers et ces gendarmes équipés comme des chevaliers du Moyen Age, armés jusqu’aux dents, et ce déploiement sans précédent.
Mais combien étaient-ils pour un seul homme ? Que craignaient-ils donc pour être si nombreux ?

D’avoir affaire à une horde de Talibans ? Mais on ne cesse de nous dire que Merah était tout seul. Si telle est l’explication, les forces de l’ordre étaient pour le moins mal informées. A moins qu’elles aient eu peur que le « quartier populaire » dans lequel vivait l’assassin ne se soulève en sa faveur ? Mais on ne cesse de nous dire que les personnes d’origine immigrée sont gentilles, travailleuses et pacifiques…

Evidemment tout cet étalage de forces de police sert à merveille la scénarisation médiatique et électorale d’un Nicolas Sarkozy émule de Rambo, mais ce n’est sans doute pas la seule raison.
Car enfin pourquoi nos superflics sont-ils cagoulés et habillés couleur de muraille ? Pourquoi nos militaires, quand ils empruntent les transports en commun, cachent-ils leur uniforme ? Nos ancêtres, eux, se battaient à visage découvert.

De quel côté était vraiment la peur, hier, dans le quartier des Izards ?

Michel Geoffroy
23/03/2012

[box class=”info”] Source : Polémia – 26/03/2011. [/box]

Image : Mohamed Merah : Son frère est « fier » de lui (il serait revenu sur cette déclaration). On n’en finit pas d’apprendre des nouvelles troublantes sur l’affaire Mohamed Merah. Son frère Abdelkader Merah a été transféré à la SDAT (sous-division antiterroriste) avec son épouse.

Tragédie de Toulouse : entre Français de papier et récupération sarkozienne ?

Tragédie de Toulouse : entre Français de papier et récupération sarkozienne ?

27/03/2012 – 13h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) —
 Alors que l’on vient d’apprendre que Al jazeera France vient de recevoir les vidéos prises par le terroriste pendant ses massacres, la famille de Mohamed Merah veut enterrer la dépouille du terroriste en Algérie. Selon l’oncle maternel de Mohamed Merah, la dépouille du terroriste islamiste de Toulouse devrait être enterrée en Algérie. Il s’agirait de l’enterrer dans la région de Médéa à 80 km au sud d’Alger d’où son père est originaire.

Père qui a annoncé vouloir porter plainte contre la France “pour avoir tué” son fils, je cite : « Je vais engager les plus grands avocats et travailler le reste de ma vie pour payer les frais. Je vais porter plainte contre la France pour avoir tué mon fils ».

La semaine dernière, les quatre victimes de l’école juive ont été rapatriées en Israël et enterrées dans le grand cimetière de Jérusalem.
La dépouille d’Imad Ibn Ziaten, quoique soldat français a été rapatriée au Maroc avec un drapeau marocain sur le cercueil.
Parmi les sept victimes du terroriste islamiste, seul Abel Chennouf, d’origine kabyle et de confession chrétienne et Legouade ont été enterré en France.

Ainsi, dans la tragédie de Toulouse, les sépultures des victimes comme celle du bourreau confirment l’adage de la fidélité du sang au sol. Manifestement en devenant multiculturelle, la France devient multi-conflictuelle.

Quoi qu’il en soit cet événement a été l’occasion pour Sarkozy de prendre deux points supplémentaire dans les sondages.
Tous les moyens sont bons pour le président candidat qui passe d’un rôle à l’autre sans changer de casquette tant que cela lui profite.
C’est par l’intermédiaire d’un courriel personnel adressé aux Français résidents à l’étranger et que lui permettait sa fonction de président, que Nicolas Sarkozy a fait de la publicité pour sa campagne.
Des Français qui d’après les sondages sont toujours prêt à croire au kärcher tant promis du président candidat.

[box class=info]Article reproduit avec l’aimable autorisation du Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie[/box]