La Pologne versera des pensions de retraites aux mères de 4 enfants ou plus, par Olivier Bault

Nouveau programme pro-famille « Mama 4+ » : à partir de mars prochain, en vertu d’une loi annoncée par le PiS l’année dernière et désormais adoptée puis ratifiée il y a quelques jours par le président Duda, les mères de 4 enfants ou plus (ou les pères ayant eux-mêmes élevé 4 enfants ou plus après le décès de la mère ou l’abandon des enfants par leur mère) auront droit, si elle n’ont pas cotisé du tout ou suffisamment longtemps, à la pension de retraite minimale en Pologne, qui sera de 1100 zlotys/mois après sa revalorisation cette année.

Cette nouvelle mesure pro-famille a pour but d’encourager les naissances et de réduire la pauvreté des mères de familles nombreuses.

Si le taux de fécondité est repassé de 1,32 enfants par femme à 1,45 entre 2015-17, il y a eu à nouveau une baisse des naissances en 2018 : 388000 naissance contre 403000 en 2017. Cela n’est pas forcément dû à un échec du programme de cotisations familiales « Rodzina 500+ » introduites par le PiS. En effet, vu le vieillissement de la population polonaise et le fait qu’il y a de moins en moins de femmes en âge de procréer, même une hausse du nombre d’enfants par femme en âge de procréer (taux de fécondité) ne suffit pas à inverser la baisse des naissances. Elle ne peut que ralentir, voire à terme stopper cette baisse, tandis que le nombre de décès continue d’augmenter (avec 414000 décès l’année dernière, la Pologne a eu le plus grand nombre de morts en un an depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale).

La Hongrie a le même problème puisque sa population, malgré les politiques natalistes très généreuses pour les familles conduites depuis le début de la décennie, continue de voir sa population se réduire et le nombre de nouvelles naissances baisser légèrement.

Mais c’est aussi un problème culturel. En Pologne, les familles catholiques pratiquantes ont en moyenne plus d’enfants que les autres. La baisse du nombre d’enfants est donc aussi la conséquence logique de la baisse de la pratique religieuse (environ 38% de catholiques pratiquants réguliers aujourd’hui contre près de 50% au début du siècle).

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 20 février 2019

Islamisme : très peu de mosquées salafistes ont été réellement fermées en France

21/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Les Républicains dénoncent l’inaction des autorités face à l’islamisme. Laurent Wauquiez affirme que seules sept mosquées salafistes ont été fermées par le gouvernement, sur une centaine recensées (mais en réalité les chiffres sont bien plus importants…).

Des chiffres qui sont confirmés. Le ministère de l’intérieur recense en effet un peu plus de cent mosquées tenues par un imam salafiste. Et seules sept d’entre elles ont été fermées depuis octobre 2017, c’est à dire depuis l’adoption de la loi qui a mis fin à l’état d’urgence et qui autorise à fermer les lieux de culte en cas d’appel à la haine.

Mais qu’est-ce qui explique que ces dernières soient encore en activité ? Déjà parce que le salafisme n’est pas interdit. Il s’agit d’un courant religieux certes intégriste, mais pas illégal. Pour fermer une mosquée, il faut établir que l’imam a tenu des propos punis par la loi, des appels au jihad ou un discours haineux. C’est loin d’être toujours le cas. Sans ces éléments, une fermeture de mosquée est jugée abusive et peut être annulée en justice.


Quand Marlène Schiappa voit une “convergence idéologique” entre Manif pour tous et “terroristes islamistes”

21/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un entretien accordé à “Valeurs actuelles”, Marlène Schiappa souligne “l’existence d’une convergence idéologique” entre la Manif pour tous et “les terroristes islamistes“, sans les mettre “sur le même plan“…

La secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes dénonce notamment une “explosion des actes antisémites, mais aussi homophobes”. Pour Marlène Schiappa, “il y a une alliance entre les gens d’extrême droite et les islamistes, qui s’unissent de fait dans ce combat.” Tout en ajoutant : “Il y a des slogans de la Manif pour tous qui sont lancés dans les banlieues“…


Pour Gaspard Gantzer, ancien conseiller de François Hollande, il n’y aurait pas grand monde chez les Gilets jaunes «si on faisait des tests de QI à l’entrée»

Faux papiers, allocations touchées par les djihadistes… La fraude à l’argent public fait encore des ravages

21/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La sénatrice centriste Nathalie Goulet organisait lundi un débat au Sénat sur le thème de la fraude à l’argent public. La mission sénatoriale a auditionné différents experts et responsables administratifs. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la fraude, si elle est combattue, reste importante.

C’est particulièrement le cas de la fraude aux prestations sociales.

Il y a quelques mois, le magistrat Charles Prats avait dénoncé l’existence de plus d’1,8 million de comptes de sécurité sociale frauduleux. Selon lui, ces comptes permettraient une fraude de 14 milliards d’euros chaque année. Le ministre de la santé, Agnès Buzyn, a tenté de faire valoir que ces chiffres étaient faux et que tous ces comptes, s’ils n’étaient pas en règle sur le plan administratif, n’étaient pas forcément frauduleux.

Pourtant, l’utilisation de faux papiers serait très répandue dans notre pays.

Pour le commissaire de police honoraire Luc Retail, « 6,5% des pièces d’identité en circulation en France sont fausses ». En outre, l’immigration facilite les fraudes documentaires, dans la mesure où les pays d’émigration n’émettent pas tous des pièces d’identité authentifiables.

Les mouvements de fonds sont, en plus, peu surveillés.

Toute personne qui prétend résider en France a droit à un compte bancaire. Les sommes peuvent ensuite être aisément transférées à l’étranger, seuls les virements d’au moins 10.000 € faisant l’objet d’une surveillance poussée. Or, comme l’a rappelé le commissaire Luc Retail, « de nombreux djihadistes français ont continué à toucher des allocations alors qu’ils étaient partis combattre ». Ceux qui seront rapatriés en France pourront d’ailleurs à nouveau les demander

Rémi Brague : « Pour un musulman, Dieu est le seul législateur absolument légitime »

20/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
On ne peut appliquer à l’islam le concept de religion tel qu’il a été forgé en Occident. Parce que c’est un système d’une tout autre nature.

Le site L’Incorrect publie un entretien intéressant avec Rémi Brague, spécialiste de la philosophie médiévale arabe.


Rémi Brague : « Pour un musulman, Dieu est le seul législateur absolument légitime » – teaser from L'Incorrect on Vimeo.

Entretien – Marion Maréchal : « Le populisme est un retour à la politique »

Rencontre avec Marion Maréchal, la jeune directrice de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP) qui a ouvert à Lyon en octobre 2018. Avec, pour cette première année d’existence, 80 étudiants répartis en une classe de magistère et trois classes de formation continue, l’ISSEP espère bien imposer sa spécificité dans le monde de l’enseignement supérieur.

— Pour le magistère, vous recevez des étudiants Bac + 3 sans critère de filière. Mais d’où viennent-ils, principalement ?

— Les filières d’origine des étudiants de l’ISSEP sont le droit, l’éco-gestion, sciences po, l’histoire, les lettres, les business school. Nous en avons deux qui sortent de l’univers professionnel, un militaire et un ingénieur qui reprennent des études dans le cadre d’une réorientation. La sélection se fait en plusieurs étapes : dossier, QCM de culture générale et rédaction d’une note de synthèse, audition.

— Comment des gens aussi différents étudient-ils et travaillent-ils ensemble ?

— L’ISSEP n’organise pas de week-end d’intégration alliant fête et beuverie, mais un stage d’aguerrissement en pleine nature. C’est manifestement très efficace, question cohésion. Il existe un vrai esprit de camaraderie. Cette formule sera reprise l’année prochaine.

— Et du côté de l’équipe d’intervenants ?

— Nous avons une quarantaine d’intervenants, aux profils variés : des universitaires, des enseignants du privé, des chefs d’entreprise et des managers, des officiers, des journalistes. Pas d’élus parmi nos enseignants : c’est notre choix, afin d’éviter toute confusion. Le conseil scientifique de l’ISSEP, lui, est constitué de treize personnes qui ont l’œil sur la pédagogie, les programmes.

— Comment recrutez-vous vos intervenants ?

— Nous en avons sollicité une partie, et d’autres sont venus à nous. Beaucoup de candidatures ont été posées spontanément via notre site internet. Nous sélectionnons les intervenants en fonction de leur compétence et de leur expérience. Il va de soi qu’ils partagent l’esprit de l’école. La grande majorité d’entre eux n’a pas d’expérience politique ou électorale.

— Quel est votre quotidien de directrice ?

— Mes journées sont bien remplies. Je supervise les équipes administratives et pédagogiques, et beaucoup de mon temps est occupé par le « réseau » : trouver de nouveaux conférenciers, lever les fonds nécessaires à notre fonctionnement et à notre développement, créer des partenariats à l’étranger… Je m’occupe aussi de la communication. Mon activité est donc transversale. Le projet est exaltant. Actuellement nous travaillons sur les programmes de l’année prochaine, avec de nouvelles idées. L’histoire de l’art est une option que nous aimerions mettre en place, mais aussi l’économie du patrimoine, l’économie de l’environnement.

— Des portes ouvertes ont eu lieu le 9 février, il y en aura d’autres les 6 avril et 22 juin : les visites sont nombreuses ?

— Oui, et nous avons déjà quelques candidatures pour l’année prochaine. Dans l’univers de l’enseignement supérieur actuel, nous répondons au besoin d’étudiants mal à l’aise dans le monde des facs et nous sommes une alternative aux business school coûteuses et plus ou moins sérieuses, mais aussi aux formations en sciences politiques souvent sectaires ou idéologiquement uniformisées. Un sectarisme handicapant pour le développement de l’esprit critique et le discernement, qui sont pour moi des vertus essentielles.

— L’un des objectifs de l’ISSEP est de « reconnecter l’élite avec le peuple », objectif qui prend un sens particulier dans le contexte des Gilets jaunes.

— A l’origine de la création de l’école, il y a le constat de la faillite des élites françaises, en partie explicable par le type de formations supérieures qu’elles reçoivent, mais également à l’entre-soi sociologique extrêmement prononcé dans lequel elles demeurent. La question des idées est bien sûr fondamentale, mais la question des hommes n’est pas à négliger. L’ISSEP, par ses choix pédagogiques, veut apporter une réponse neuve à ce problème.

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Québec – la culture québécoise compromise par l’immigration ?

19/02/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le Canada est connu pour être un pays très ouvert, puisqu’il accueille des milliers d’immigrés clandestins chaque année. Cependant, le gouvernement de François Legault, Premier ministre du Québec, souhaite réduire leur nombre de 20%, car ceux-ci ne s’intégreraient pas assez à la culture du pays. Selon le Code Québec, ouvrage qui dresse un portrait sociologique des grandes caractéristiques qui définissent le peuple québécois, 71% des comportements des Québécois sont similaires à ceux de tout autre Canadien, mais ce sont les 29% restants qui font que la société québécoise est unique.

En matière d’immigration, les gouvernements du Québec et du Canada se partagent les responsabilités.

Le Québec doit, par exemple, assurer les services relatifs à l’accueil et l’intégration linguistique et socio-économique des immigrants, ceux-ci représentant 13% de la population totale du Québec. C’est une population plutôt jeune et mixte, avec plus de 70% des personnes âgées de moins de 35 ans. Trois pays d’origine se démarquent pour ces nouveaux habitants : 10,4% des immigrés proviennent de la Syrie, 8,7% de la France et 8,6% de la Chine. Le fait que beaucoup d’immigrés ne soient pas francisés contribue à la dégradation de leur réputation auprès des populations natives. Sur la période de 2005 à 2014, le Québec compte un peu plus de 367.000 immigrés. Parmi eux, 63% connaissent le français dont 28% le parlent couramment. Ainsi, Montréal est devenue une métropole multiculturelle car plus de 80% des immigrants s’installent dans la région.

Rassemblement contre l’antisémitisme – Pour Éric Zemmour, ceux qui l’organisent ont une part de responsabilité en ayant favorisé l’immigration

I-Média – Matraquage, occultation : les manip’ médiatiques décryptées

19/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le matraquage médiatique est une manipulation classique. En choisissant de promouvoir certaines informations plutôt que d’autres, les médias orientent l’opinion.

Cette semaine, 2 exemples clairs : le prétendu incendie criminel chez Richard Ferrand et la montée de l’antisémitisme.


Procès Dettinger, la république des deux poids deux mesures

Imperceptiblement, mais sûrement, le gouvernement Macron est en train de prendre une vilaine tournure. Le pouvoir macronien est en passe de devenir le plus répressif de toute la Ve République, aussi bien au niveau de la répression physique qu’au niveau pénal.

Déjà, en trois mois de troubles, 8 400 personnes ont été interpellées, 7 500 placées en garde à vue, 1 800 ont été condamnées, 1 300 sont passées en comparutions immédiates, et 316 ont été placées sous mandat de dépôt. Beau tableau de chasse. Certes, nous sommes dans un Etat de droit, aime-t-on à nous rappeler, mais les nombreux mutilés à vie ne sont pas une affabulation.

Dernier exemple de la répression judiciaire particulièrement sévère qui frappe ceux qui demandent à vivre décemment dans leur pays, et exemple également de la collusion entre politique et judiciaire, la peine d’un an de prison ferme infligée à l’ex-boxeur Christophe Dettinger, qui devra également verser 2 000 et 3 000 euros à ses « victimes » casquées et harnachées.

Selon sa déclaration : « On s’est fait gazer à bout portant. Quand je relève la tête, je vois des matraques, plusieurs gendarmes qui frappent des Gilets jaunes, bam-bam-bam. En face de moi, il y a une dame au sol, un gendarme lui met un coup de pied, il a la matraque levée, c’est là que c’est parti. Quand je vois une injustice, j’y vais, je peux pas faire autrement. » Une déclaration qu’il a ainsi complétée : « En voulant empêcher une injustice, j’en ai créé une autre. Quand je me revois frapper ce gendarme, j’ai honte. Je regrette tous mes gestes. » Des regrets que ne semble pas partager l’une de ses victimes : « La première personne à qui je mets des coups de matraque, déclara-t-elle au tribunal, c’est M. Dettinger. Avant, j’avais seulement fait usage de la gazeuse à main. »

Ce qui n’a pas plu à nos dirigeants dans cette affaire, c’est son aspect symbolique : un homme seul et non armé, qui a perdu patience, et qui prend le dessus sur des professionnels de la répression. Voilà qui est inacceptable.

Ce qui est acceptable en revanche, ou du moins légèrement condamnable, c’est l’attaque autrement plus grave perpétrée le 18 mai 2016 quai de Valmy contre deux policiers par des membres de l’extrême gauche. Leur véhicule avait été incendié alors qu’ils étaient à bord, on avait tenté de les empêcher d’en sortir, et on les avait attaqués à la barre de fer quand ils y parvinrent. Cette attaque préméditée avec intention de tuer avait été perpétrée en bande, une bande dont faisait partie Antonin Bernanos, arrière-petit-fils de l’écrivain. Le militant avait été condamné en septembre 2017 à cinq ans de prison, dont deux avec sursis ; libéré un an plus tard, il a participé à plusieurs manifestations des Gilets jaunes dans les rangs des antifas, et a été interpellé pour violences le 19 janvier dernier.

Xavier Darc

Article paru dans Présent daté du 15 février 2019

Immigration : «Déshabiller les pays voisins, ce n’est pas forcément une bonne solution européenne»

18/02/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Yves Montenay réagit aux commentaires politiques sur l’étude Bertelsmann en Allemagne. Cette dernière préconise une politique immigrationniste pour répondre au vieillissement de la population : une solution qui fait débat.


Sahel, bien identifier l’ennemi, par Bernard Lugan

Qui sont les GAT (groupes armés terroristes) sahéliens que combattent nos forces ?

– Des jihadistes animés par des motifs religieux ?
– Des trafiquants utilisant le jihadisme pour brouiller les pistes ?
– Des militants porteurs de revendications ethniques, sociales ou politiques revêtues du voile religieux ?
– Des combattants « multi-cartes » pouvant être les trois à la fois selon les circonstances et les opportunités ?

Pour nos Armées, la réponse à ces interrogations est évidemment essentielle. Etant bien entendu que les tendances lourdes, à savoir la démographie, l’opposition ethno-raciale nord-sud et la question de l’ethno-mathématique électorale ne pourront pas être réglées par leur intervention.

Placées à la confluence de l’islamisme, de la contrebande, des rivalités ethniques et des luttes pour le contrôle de territoires ou des ressources, nos forces percutent régulièrement les constantes et les dynamiques locales. Leur action s’inscrit donc dans une nébuleuse à l’intérieur de laquelle tout classement géométrique « à l’européenne » est une illusion, et plus encore, un danger.

Comment en serait-il autrement tant la réalité du terrain est faite d’alliances pragmatiques et ponctuelles, de loyautés mouvantes et d’allégeances conjoncturelles dont les véritables objectifs ne sont en réalité, et contrairement à ce qui est constamment affirmé, qu’accessoirement religieux ?

Face à ce brouillard, mettre par principe une étiquette « jihadiste » ou « GAT », sur tous ceux qui n’entrent pas dans les classifications définies à Paris est une facilité. Elle aboutit à désigner un « ennemi de confort », ce qui revient à éluder les questions complexes que nos états-majors n’ont que quelques mois pour appréhender avant leur projection.

Un exemple : considérer comme jihadiste l’actuelle alliance de circonstance nouée entre orpailleurs, trafiquants et irrédentistes toubou dans la région de Miski-Kouri Bougoudi dans le nord du Tchad pourrait avoir trois conséquences désastreuses :

1) Favoriser la coagulation de groupes aux intérêts contradictoires alors que la priorité est à leur division.

2) Permettre aux jihadistes d’entrer dans le jeu en proposant leur soutien au « comité d’autodéfense » actuellement ciblé par l’armée tchadienne, alors que tout devrait être fait pour assurer le confinement du conflit.

3) Provoquer la déstabilisation de l’irrédentiste Tibesti, région au contact du puzzle tribalo-politique de Libye et des zones Toubou du nord-est du Niger, alors que l’urgence est d’éviter l’embrasement régional.

L’approfondissement de la connaissance des dynamiques locales est donc une priorité pour nos Armées. Tant à Coëtquidan qu’à l’Ecole de Guerre et au niveau le plus élevé du commandement.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Dans la tête des gilets jaunes, médias et hiérarchie des informations

En-dehors des récits des manifestations, de la répression massive (1800 arrestations, 9 mains arrachées, 4 énucléations, liste sous réserve d’inventaire), de certaines violences et des violences certaines , des réactions assez homogènes des médias dominants, peu a été écrit de manière ordonnée et scientifique sur les rapports des gilets jaunes à l’autorité, en particulier à l’autorité médiatique. Le livre Dans la tête des gilets jaunes de François-Bernard Huyghe (et alia) vient combler utilement un vide. Parcourons cet ouvrage juste paru chez VA éditeurs (Valeur Ajoutée, Média Group).

Rapport méfiance/humiliation

Quand Bernard Henri Lévy dans Le Point du 13 décembre 2018 parle de la « joie obscène » qu’éprouveraient Poutine ou Erdogan devant les manifestations des GJ, il invoque le nihilisme soit « une manière philosophique de dire que les manants sont méchants» ajoutent les auteurs. Méchants et méprisables. Car le mot qui revient en boucle c’est « mépris », On peut lire sur une pancarte « Baissez les prix et le mépris ».

Un article de Serge Raffy dans L’Obs du 1er décembre 2018 remarque que seulement 6600 personnes occupent les rond-points soit moins de 0,01% de la population, manière aimable de signifier : « circulez y’a rien à voir. ». Sur un plan plus global, l’opposition chère au Président Macron entre progressistes et populistes est soutenue par l’Union Européenne et « bien sûr par la majorité des rédactions ».

Mépris mais aussi méfiance en particulier vis à vis des médias qui sont deux fois perdants « Côté foules, on préfère les vérités alternatives révélées par ses semblables », on renverse les règles et « l’intrusion du gueux est le cauchemar du commentateur tout à l’idée de sa mission pédagogique ». Mission pédagogique est le mot, car le rôle du journaliste moyen (oui, il y a des exceptions) n’est plus d’informer mais d’éduquer. Et côté élites « on s’indigne que l’on tende un micro à n’importe qui ».

Complotisme mon beau souci

Quand Jean-Michel Aphatie « démasque » trois coupables dans le mouvement des JG, un complotiste, un putschiste, un extrémiste ou quand le ministre Mounir Mahjoubi dénonce sur France Inter le 24 décembre 2018 des « forces étrangères » qui influencent les GJ, ils ressuscitent à leur corps défendant une nouvelle théorie du complot.

Les auteurs se livrent à une analyse quantitative et qualitative de certains médias anglo-saxons (The Times) qui ont tenté de qualifier une influence étrangère sur les GJ et y ont ajouté leurs propres calculs à partir de onze médias français et plus d’un million et demi d’occurrences sur les réseaux sociaux qui leur sont liés. Résultat : zéro. « La tentation d’expliquer les gilets jaunes au travers du seul prisme de la guerre informationnelle et de la manipulation des réseaux sociaux par des acteurs étrangers paraît peu opérante ».

Retour du tragique

La conclusion ? Le conflit, cher à Héraclite (tout advient selon dispute et nécessité) revient. « La phase soft s’achève, la brillante alliance du libéralisme politico-économique et de la morale individualiste de compassion plus l’ouverture ont échoué. Le tragique déborde de la scène ». Les médias le comprendront ils ?

François-Bernard Huyghe, Xavier Desmaison, Damien Liccia, Dans la tête des gilets jaunes, 2019, VA éd, 128 pages, 14 €. Signalons à l’éditeur que certains graphiques sont si petits qu’ils en deviennent illisibles.

Article repris du site de l’OJIM

Une jeune Britannique de l’EI veut rentrer au pays après avoir passé plusieurs années en Syrie

18/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
The Times a retrouvé celle qui détient la nationalité Britannique. Shamina Begum, enceinte de neuf mois de son troisième enfant, explique faire tout ce qui est nécessaire pour pouvoir rentrer.

Shamina Begum assure pourtant ne rien regretter. Elle avait fugué en Syrie en 2015, pour rejoindre l’État islamique en Syrie. Avec elle partaient aussi deux adolescentes de son école londonienne, Amira Abase et Kadiza Sultana, alors âgées de 15 et 16 ans.

Pour traiter ce cas qui n’est qu’un exemple parmi des centaines, une loi anti-terroriste promulguée mardi au Royaume-Uni rend passible de dix ans d’emprisonnement le fait pour un Britannique de séjourner sans motif valable en Syrie. Ce texte ne va pas très loin mais facilite un peu le travail des autorités qui jusqu’ici devaient prouver que les personnes rentrant de Syrie y avaient mené des activités terroristes.