L’Idéologie de la superclasse mondiale

L'Idéologie de la superclasse mondiale

[box class=”info”] Texte reproduit avec l’aimable autorisation de Polémia. [/box]
[box] En octobre 2009, le Club de l’Horloge a consacré sa XXVe Université annuelle à « Crise économique : la responsabilité de la superclasse mondiale ». Henry de Lesquen y a consacré une conférence à l’idéologie de la superclasse mondiale (SCM). Polémia met ce texte à la disposition de ses lecteurs en quatre « livraisons : un réseau mondial de personnes déracinées et dénationalisées ; une prétention au « despotisme éclairé » ; une philosophie sous-jacente : le cosmopolitisme ; la superclasse mondiale responsable de la crise. L’ensemble du texte est aussi disponible en PDF. (*)

Polémia – 21/7/2011[/box]

La superclasse mondiale : un réseau mondial de personnes déracinées et dénationalisées

Samuel Huntington avait déjà décrit la superclasse mondiale (SCM) dans son livre de 2004 : Qui sommes-nous ?, où il avait mis en évidence le danger qu’elle représentait pour l’identité de sa patrie américaine – et, plus généralement, pour celle de tous les pays. Mais c’est la crise économique de 2008 qui a véritablement révélé la nature de la SCM et le rôle central qu’elle joue dans les affaires mondiales.

La superclasse mondiale est un phénomène qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire. Elle regroupe quelques dizaines de millions de personnes, selon Huntington, principalement en Amérique du nord et en Europe occidentale, mais pas seulement : presque tous les pays sont concernés. Elle était en gestation depuis au moins le début du XXe siècle, mais c’est l’effondrement de l’URSS en 1991 et la victoire finale des Etats-Unis après quarante années de guerre froide qui ont accéléré sa coalescence et sa croissance, à partir de l’oligarchie – l’establishment – de la côte Est.

Des transnationaux économiques qui partagent la même vue du monde

La SCM est un réseau mondial de personnes qui entretiennent des relations régulières, professionnelles, mondaines ou amicales, et qui partagent une vue du monde originale. Elle est si nombreuse qu’il ne faudrait surtout pas la réduire à une courte liste de personnalités emblématiques dont le nom vient à l’esprit quand on la nomme : par exemple, pour la France, Ernest Seillière, Laurence Parisot, Alain Minc, Jean-Marie Messier, Pierre Bergé, Bernard Kouchner, Jean-Claude Trichet, Pascal Lamy, Dominique Strauss-Kahn, etc. Ce sont les entreprises multinationales d’une part, les organisations internationales d’autre part, qui en constituent le vivier.

La superclasse mondiale est relativement homogène – malgré sa dispersion géographique – quant à son mode de vie et ses orientations culturelles, politiques et métapolitiques. Elle se caractérise fondamentalement par un trait négatif : les membres de la SCM sont déracinés et dénationalisés. Comme le disait Huntington : « Les transnationaux économiques constituent le noyau d’une super-classe mondiale en cours de formation. Ces transnationaux n’ont guère besoin de loyauté nationale, voient les barrières nationales comme des obstacles qui sont heureusement en train de disparaître. »

Cependant, la SCM est devenue aujourd’hui fort hétérogène, dans la mesure même où le déracinement et la dénationalisation sont la pierre de touche de l’appartenance à cette espèce d’immense club qu’elle constitue à l’échelle du monde. Elle est donc multiethnique, multiraciale, multiconfessionnelle.

La SCM est une élite qui vit dans l’isolement, à l’écart de la masse de la population, qu’elle évite autant que possible. Elle ne contient pas de travailleurs manuels – à l’exception de quelques artistes ou prétendu tels, comme Jeff Koons ! Ses membres manient des signes. Ils sont financiers, avocats, dirigeants d’entreprises, hauts fonctionnaires internationaux, parfois hommes politiques, éventuellement scientifiques, mais rarement ingénieurs ou médecins.

La SCM vit par et pour l’argent.

On y évalue les hommes en fonction de leur revenu ou de leur fortune. Elle a étendu au monde le règne de l’étalon-dollar qui prévaut depuis toujours aux Etats-Unis. En son sein, ce sont les banquiers qui tiennent le haut du pavé. La banque Goldman Sachs, toute-puissante dans les cercles de pouvoir aux Etats-Unis depuis la présidence Clinton, et qui l’est restée sous George W. Bush et Barack Hussein Obama, en est de loin l’institution la plus prestigieuse et la plus influente.

Dans son numéro du 31 octobre 2008, Le Monde a consacré un article de deux pages à la banque Goldman Sachs, signé Marc Roche, sous le titre : « Goldman Sachs, la firme ». On y lit : « L’histoire de cet établissement fondé en 1869 par un instituteur juif new-yorkais, Marcus Goldman, se confond avec celle des Etats-Unis. » On y rappelle que Henry Paulson, le ministre des finances de Bush, avait été le directeur général de Goldman Sachs, et on y voit la photo de « Timothy Geithner, président de la Réserve fédérale de New York, un proche de Goldman Sachs, dont le nom circule pour le poste de Secrétaire au trésor [ministre des finances], en cas de victoire d’Obama ». On sait que Geithner a été effectivement nommé au poste de ministre des finances. Conclusion de l’article : « Ce qui est bon pour Goldman Sachs est bon pour les Etats-Unis. Et vice-versa. »

Cette incroyable promiscuité d’une banque, et des banques, avec le système politique américain est grosse de conflits d’intérêts. Fin 2008, le plan Paulson, 700 milliards de dollars pour racheter les actifs toxiques des banques, a fait gagner beaucoup d’argent à Goldman Sachs. Le renflouement de l’assureur AIG, par exemple, a permis à la banque de recouvrer 14 milliards de dollars.

Les banques centrales, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Europe sont dirigées par des membres de la SCM qui agissent comme ses mandataires. La politique monétaire obéit donc aux intérêts des banques, beaucoup plus qu’à ceux de leurs clients. C’est ce tropisme fatal qui est à l’origine de la crise de 2008. En effet, le président de la Federal Reserve, Alan Greenspan, et son successeur, Ben Bernanke, n’ont cessé de déverser des liquidités sur l’économie pour maximiser les profits des banques et les cours de la bourse, ce qui fut la cause de la formation de ces énormes « bulles » financières qui devaient finir tôt ou tard par éclater. Ainsi que l’explique Martin Hutchinson, dans un article du Monde intitulé « Les responsabilités d’Alan Greenspan » : « Quand Alan Greenspan dirigeait la Réserve fédérale américaine (Fed), il avait laissé M3, la mesure la plus large de la masse monétaire, croître de 8,3 % par an en moyenne pendant onze ans, jusqu’à son départ en février 2006. C’est presque 3 points de plus que la croissance nominale du produit intérieur brut (PIB). Il a aussi autorisé les banques américaines à construire des réseaux inextricables d’engagements les unes envers les autres qui représentaient plusieurs PIB des Etats-Unis. En d’autres termes, M. Greenspan a fourni trop d’argent au système financier et ensuite n’a pas suffisamment contrôlé ses excès. (…) Du côté de la régulation bancaire, M. Greenspan savait que les engagements hors bilan des banques explosaient. (…) Une Fed responsable aurait resserré à la fois la politique monétaire et la régulation. Sous la présidence de Greenspan, elle a failli dans les deux domaines. » (Le Monde, 10 avril 2008).

Et le successeur de Greenspan, Ben Bernanke, avec son collègue Trichet, ont décidé, après le déclenchement de la crise, d’ouvrir encore plus les vannes de la monnaie et du crédit, pour conjurer, disaient-ils, un « risque systémique ».

La mainmise des intérêts privés sur l’Etat est ici évidente : pendant la phase d’expansion, les banques prospèrent et fond d’immenses profits ; mais quand survient la crise qui est la conséquence inévitable de ces excès et de ce laxisme, l’Etat – le gouvernement et la banque centrale, agissant de concert – se précipitent au secours des banques avec l’argent public (y compris celui qui est créé ex nihilo par la banque centrale) pour qu’elles n’aient pas à subir les conséquences de leurs excès. Autrement dit : privatisation des profits, étatisation des pertes…

Une oligarchie mondiale au pouvoir avant tout financier

La SCM est une oligarchie mondiale dont le pouvoir est avant tout financier : c’est très précisément une ploutocratie, qui pèse de tout son poids, qui est grand, sur les décideurs publics, fonctionnaires, ministres, parlementaires, qu’elle séduit ou qu’elle corrompt, appliquant à l’échelle mondiale les recettes éprouvées de l’action d’influence que les Etats-Unis d’Amérique ont légalisées de longue date sous le nom de « lobbying » : la corruption officialisée et institutionnalisée.

Henry de Lesquen
Club de l’Horloge
Octobre 2009

(*) On peut lire ici le texte intégral en PDF.

Voir aussi les textes de Michel Geoffroy, Jean-Yves Le Gallou et Gérard Dussouy :

La généalogie de la superclasse mondiale (Première partie)
La généalogie de la superclasse mondiale (Deuxième partie – Suite et fin)
Les convergences paradoxales de l’extrême gauche et de la superclasse mondiale
Essor de la « superclasse globale » (ou hyperclasse) et crise des classes moyennes.

Et :L’identité nationale selon Huntington

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia – 21/07/2011 [/box]

Nouveaux tirs d’armes à feu contre des policiers

Nouveaux tirs d'armes à feu contre des policiers

24/07/11 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– Une patrouille de police a été visée par un tir d’arme à feu, sans être touchée, lors d’une patrouille dans le quartier multiethnique de la Grande-Borne à Grigny (Essonne).

Les tirs ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi selon parquet d’Evry, qui indique qu’il n’y a pas eu d’interpellation. Une enquête a été ouverte.

Cette fusillade fait suite à la découverte, la veille, de menaces de mort contre la police taguées dans divers endroits du quartier suite la condamnation à des peines de prison ferme de trois voyous par le tribunal correctionnel d’Evry.

Les trois condamnés avaient notamment été jugés pour “participation à un groupement formé en vue de la préparation de violence contre les personnes” (comprendre un caillassage de policiers).

Pour l’armée, la Roche tarpéienne est toujours proche du Capitole

Pour l’armée, la Roche tarpéienne est toujours proche du Capitole

Chassez l’antimilitarisme, il revient au galop… Saluée et félicitée pour son action « droit-de-l’hommiste » et son sacrifice en Afghanistan depuis 2001, notre armée est simultanément couverte de boue pour son action – pourtant également humanitaire – en 1994 au Rwanda où de nombreuses ONG, dont Médecins sans frontières, avaient exigé son intervention. On voit le danger des théâtres d’opérations extérieures où nos militaires sont enlisés depuis des décennies par des gouvernements dont les initiatives aventurées ne seraient compréhensibles que s’il s’agissait pour eux d’entraîner nos forces à la guerre urbaine qu’ils jugent inéluctable dans l’Hexagone même…

Sublimée par un sinistre temps de Toussaint, la cérémonie qui s’est déroulée le 19 juillet à Saint-Louis des Invalides à la mémoire de sept de nos soldats tués quelques jours plus tôt en Afghanistan fut extrêmement émouvante. Malgré ses arrière-fonds politiciens.

Héros en Afghanistan…

On peut en effet se demander pourquoi cet « hommage de la nation » a été réservé, « ici et maintenant », à ces seuls sept disparus alors que, depuis 2001, soixante-cinq de leurs camarades sont « morts pour Kaboul » dans un quasi-anonymat. S’agissait-il d’une riposte implicite à la candidate verte Gro Eva Farseth, plus connue sous le nom d’Eva Joly, qui venait de se prononcer pour l’abandon du défilé militaire du 14-Juillet au profit d’un « défilé citoyen », sans doute avec groupes de gangsta rap et démonstrations de smurf  ?

Fallait-il rasséréner l’armée après l’accueil triomphal accordé le 30 juin aux deux journalistes de France 3 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier enfin élargis – à grand prix – des geôles talibanesques et qui, à peine libres, affirmèrent n’avoir pas été avertis par les militaires des dangers auxquels ils s’exposaient en s’aventurant dans une zone non contrôlée, allégation d’autant plus absurde que ces reporters réputés aguerris ne pouvaient ignorer où ils mettaient les pieds ? Nicolas Sarkozy se sentait-il en partie responsable de la meurtrière attaque contre cinq de ces soldats, attentat-suicide perpétré par les Taliban en représailles à sa visite-surprise du 12 juillet en Afghanistan ? A-t-il profité de l’occasion pour légitimer le maintien dans ce pays de quatre mille hommes, présence si contestée que, de Kaboul, le chef de l’Etat avait annoncé le retrait d’ « un quart de nos troupes, c’est-à-dire 1.000 hommes, d’ici à fin 2012, dont une première tranche dès la fin de cette année » ? « Personne ne vous a volé votre destin. Vous avez vécu et vous êtes morts en hommes libres .Vous n’êtes pas morts pour rien, car vous vous êtes sacrifiés pour une grande cause. Vous avez défendu les plus belles valeurs de notre pays », a déclaré le président de la République devant les sept cercueils alignés dans la cour des Invalides après que Mgr Luc Ravel, évêque aux armées françaises, eut lui aussi justifié le sacrifice des combattants : « Alors que certains s’interrogent sur l’opportunité d’aller mourir pour les Afghans, voire, nous l’avons entendu, mourir pour rien, nous répondons inlassablement, c’est pour la France que nous mourons. »

…Criminels contre l’humanité au Rwanda

« Mourir pour la patrie, c’est le sort le plus beau, le plus digne d’envie », professait Rouget de l’Isle mais Montherlant avait corrigé (dans Les Lépreuses) : « Mourir pour une cause ne fait pas que cette cause soit juste » et, ajouterons-nous, ne garantit nullement que l’ « hommage de la nation » reste pérenne. Un premier ministre nommé Jospin ne nous a-t-il pas appris que les vrais héros de la Grande Guerre furent les mutins de 1917 et non les Poilus restés stoïques dans la boue et sous les orages de feu ? Et le 28 juin dernier, France Inter et France Info, fleurons du service public, ont ouvert leurs journaux matinaux sur les atrocités imputées aux deux mille cinq cents paras et légionnaires déployés de juin à août 1994 (avec mandat de l’ONU, résolution 929 du Conseil de Sécurité) à la frontière zaïro-rwandaise dans le cadre de l’opération Turquoise, sous les ordres du général Lafourcade.

Or, loin de « protéger les civils » otages de l’atroce (et séculaire) guerre ethnique entre Hutu et Tutsi – encore attisée par l’assassinat du président rwandais Habyarimana par le Front Patriotique Rwandais dirigé par le Tutsi Paul Kagamé – comme ils en avaient reçu mission, ces « soudards » auraient, selon la nouvelle vulgate, non seulement fraternisé avec les « génocidaires » hutus mais surtout commis des viols de masse à l’encontre des femmes tutsi ; du moins si l’on en croit trois rescapées qui ont déposé plainte contre X pour crime contre l’humanité, complaisamment interrogées et citées par France Inter : « Parfois, il y avait jusqu’à une dizaine de militaires français qui me violaient […] pendant que d’autres faisaient la même chose juste à côté. […] On se retrouvait toutes dans les tentes des militaires. […] C’était comme un repas quotidien. […] Cela a commencé une semaine après leur arrivée, jusqu’à leur départ. »

L’accusation n’est pas nouvelle : elle remonte à 2004. De nombreux militaires et hommes politiques l’ont réduite à néant, tel Jean-Claude Lafourcade dans son livre-témoignage Opération Turquoise – Rwanda 1994 (éditions Perrin 2010) (*), ainsi d’ailleurs qu’un rapport de l’ONU, le rapport Mapping, publié le 1er octobre dernier. Mais il semble, comme c’est devenu la règle dans les drames du XXe siècle, que les imaginations se déchaînent avec le nombre des années. Ce n’est pas nous qui le disons mais le très gauchisant Nouvel Observateur (du 13 juillet) : le récit des pseudo-victimes tutsi est tellement « sidérant » que l’ «on reste perplexe ». En effet, souligne l’hebdomadaire, « dans les versions de 2004, Françoise (**) affirmait avoir été violée une fois par un soldat français, Olive (**) disait avoir été victime de viols collectifs à deux reprises, au cours desquels les militaires de l’opération Turquoise avaient « inspecté » et photographié son sexe. Et Diane (**) aurait subi des violences de la part de miliciens hutu aidés par des soldats français. Mais elles ne disaient nulle part que d’autres femmes avaient subi de tels sévices, ni que ces exactions étaient quasi quotidiennes. On ne trouve pas non plus d’allusion à une pratique systématique du viol par les militaires français »… d’ailleurs parfaitement informés par l’encadrement des risques d’infection en cas de relations trop intimes avec les autochtones d’une région ravagée par le virus du sida.

Du coup, le magazine envisage une « amplification fantasmatique du traumatisme », selon un schéma désormais classique. Mais l’on peut aussi conclure à une manœuvre du très francophobe Kagamé, certes réélu président, mais qui a beaucoup déçu, pour remobiliser les Rwandais autour de sa personne alors qu’Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Balladur au moment de l’opération Turquoise, a retrouvé le Quai d’Orsay.

« Info ou intox ? », ainsi commençait l’article du Nouvel Obs’ commentant le (mauvais) scoop de France Inter. On aurait aimé que les autres médias, et les associations dites humanitaires qui ont aussitôt, et très bruyamment, relayé le nouveau mythe, observent la même prudence. Et l’on espère surtout que, dans dix ans, en cas de victoire des Taliban, des femmes pachtoun, dont les récits horrifiques risquent d’être accueillis ici comme paroles d’Evangile, n’accuseront pas les hommes de notre contingent en Afghanistan de viols collectifs et massifs et de crimes contre l’humanité alors qu’ils y défendent au péril de leur vie « les plus belles valeurs de notre pays», pour reprendre l’expression du chef de l’Etat. Mais, Mitterrand régnant encore (ce qu’oublie un peu vite la gauche « éthique »), n’était-ce pas aussi la mission sacrée de Turquoise ? Pourtant, déplore le général Lafourcade, c’est jusqu’ici en vain qu’il a demandé au président Sarkozy de « ne pas laisser perdurer » la légende noire souillant son honneur et celui de ses hommes.

Claude Lorne

(*) Voir aussi : Général Didier Tauzin, Rwanda : je demande justice pour la France et ses soldats, éditions Jacob-Duvernet, mars 2011, 260 pages, préface de Jean-Dominique Merchet
(**) Prénoms d’emprunt.

Image : Hommage de la Nation – 19/07/2011

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia – 22/07/2011 [/box]

Le « tueur d’extrême droite » norvégien serait franc-maçon

Le « tueur d'extrême droite » norvégien serait franc-maçon

Anders Behring en tenue maçonnique Novopress23/07/11 – 16h30
OSLO (NOVOpress)
– L’auteur présumé du double attentat sanglant perpétré hier à Oslo serait un homme de 32 ans d’origine norvégienne. « Islamophobe » déclaré, l’individu serait également membre d’une loge maçonnique (photo ci-contre).

Alors que le bilan tragique des attentats atteint le chiffre de plus de 90 morts, les médias norvégiens ont divulgué l’identité du principal suspect, arrêté lors de la fusillade sur l’île.

Selon la chaine TV2, Anders Behring Breivik, un Norvégien de 32 ans serait passé aux aveux lors de son interrogatoire par la police en fin d’après-midi. L’appartement où il vivait dans le comté de Hedmark, au sud-est du pays, aurait été perquisitionné en début de soirée.

Selon le quotidien norvégien VG, l’homme serait membre actif d’une loge maçonnique. Sur son compte Facebook, il aurait déclaré être un « fan de Winston Churchill » ainsi que du héros norvégien anti-nazi Max Manus.

Totalitarisme : condamné pour le port d’un blouson !

Totalitarisme : condamné pour le port d'un blouson !

23/07/11 – 15h00
SAINT-ETIENNE (NOVOpress)
– Après le « politiquement correct », voici le temps du « vestimentairement correct » !

Aussi incroyable que cela puisse paraître dans un État de droit, le tribunal correctionnel d’Auxerre a en effet condamné jeudi un supporter de l’AS Saint-Etienne à un an d’interdiction de stade pour avoir porté un blouson de la marque Lonsdale, une marque tout à fait « légale », distribuée partout dans le monde, mais qui aurait le grand tort d’être « prisée de l’extrême droite »

Le jeune homme de 21 ans a donc été reconnu coupable de « port, dans une enceinte sportive, de signes rappelant une idéologie raciste ou xénophobe », comme le rapporte le quotidien « l’Yonne républicaine ».

Une telle condamnation en lien avec une marque vestimentaire est une première et constitue un précédent inquiétant.

Le supporter avait été arrêté avant un match de l’ASSE contre l’AJA, le 9 avril dernier, à Auxerre.

La marque britannique de vêtements et équipements de boxe Lonsdale a été créée dans les années 1960.

En Belgique, un quart de la population est d’origine étrangère

En Belgique, un quart de la population est d'origine étrangère

23/07/11 – 15h15
BRUXELLES (NOVOpress)
– Selon une étude du sociologue Jan Hertogen, le quart de la population belge est d’origine étrangère et plus de la moitié de ces Belges d’origine étrangère est naturalisée. Un poids important car 71% de l’augmentation de la population belge proviennent de l’immigration.

Pour un total de 2 750 000 personnes (un million de personne de nationalité étrangère, un million de naturalisés et 750 000 nés de parents d’origine étrangère). La Belgique comptant onze millions d’habitants.

Et d’après cette étude, plus d’un million de personnes ont été naturalisées belges depuis 1948, dont 30% de Marocains et 17% de Turcs.

A l’heure actuelle, 25 000 personnes sont en attente de naturalisation.

Tunisie : les islamistes attaquent un cinéma [vidéo]

Tunisie : les islamistes attaquent un cinéma

Dimanche 26 juin, l’un des principaux cinémas de Tunis a été attaqué par un groupe de fondamentalistes religieux. Les spectateurs ont été menacés de mort jusque dans la salle. Pour nos observateurs qui étaient sur place, la menace intégriste pèse chaque jour un peu plus sur la toute nouvelle vie culturelle tunisienne.

L’attaque est survenue lors d’une manifestation culturelle organisée par l’association Lam Echaml dans le cinéma Africart, situé en plein centre de Tunis. L’événement, baptisé “Touche pas à mes créateurs”, était organisé par ce collectif d’intellectuels et d’artistes pour dénoncer les atteintes à la liberté d’expression dans le pays. Deux films traitant de la laïcité et de la religion devaient être projetés : “En attendant Abou Zayd”, du Syrien Mohamed Ali Atassi, et “Ni Allah ni maître”, de la Tunisienne Nadia El Fani. […]

[box class=”info”]Source et suite sur France 24.[/box]

Société multiculturelle : l’enlèvement d’une mineure, un rituel tchétchène ?

Société multiculturelle : l’enlèvement d’une mineure, un rituel tchétchène ?

22/07/11 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– Nouvelle illustration des merveilleux apports de le la « diversité », le « kidnapping » supposée d’une jeune fille mineure embarquée de force dans un véhicule dimanche à Privas (Ardèche) serait en réalité un « enlèvement traditionnel tchétchène avant un mariage ».

Alors que les forces de l’ordre étaient en alerte et qu’une enquête avait été ouverte, la famille de la « disparue » a expliqué qu’il s’agissait donc d’une “tradition tchétchène” selon laquelle la famille du futur mari enlève la fiancée avant le mariage.

Les faits s’étaient produits dimanche après-midi dans un quartier multiethnique de Privas.

Selon les témoignages de riverains, la jeune fille, âgée de 16 ou 17 ans et portant une jupe de couleur claire, sortait d’un jardin public en compagnie d’un individu qui aurait participé à son enlèvement, avec trois autres personnes circulant à bord d’une BMW.

Une étrange « tradition » que les policiers ont découverte avec stupéfaction et dont ils cherchent à vérifier l’authenticité, ainsi que l’acceptation volontaire de cette démarche « maritale » par la jeune mineure, avant de clore l’enquête.

Amitié entre les peuples, le dernier clip de promo du rappeur “Cortex” [vidéo]

Amitié entre les peuples, le dernier clip de promo du rappeur "Cortex" [vidéo]

Tout juste condamné pour avoir menacé de mort Marine Le Pen, le rappeur Sébastien Gozlin, qui se fait appeler “Cortex” (rien à voir avec le dessin animé Minus et Cortex cf. photo), diffuse périodiquement ses messages d’amour envers la France et ses habitants.

Il récidive dans ce dernier opus à grand renfort de mitraillettes (en plastique ?) et de mises en scènes viriles.

Des vidéos comme celle-ci, souvent tournées dans des cages d’escalier avec un téléphone portable, se comptent par milliers sur Youtube ou Dailymotion ; si elles n’ont pas d’intérêt narratif particulier, elles sont toutefois emblématiques d’un certain état d’esprit. Celle-ci ne dure que 4 minutes 38.

Quand les Allemands se convertissent à l’Islam [vidéo]

Quand les Allemands se convertissent à l'Islam [vidéo]

Cette vidéo, extraite d’un programme de l’ARD, informe sur le prosélytisme des musulmans salafistes en Allemagne (dont un certain Pierre Vogel, alias Abu Hamza) qui prêchent ouvertement leur haine des valeurs et modes de vie occidentaux, et ce jusque dans la rue.

La mère et la plus jeune sœur d’une fille de 17 ans témoignent comment cette dernière, à la recherche de valeurs spirituelles, a vite glissé vers l’islam le plus radical. Son père parle même de lavage de cerveau. Cette jeune femme a finalement épousé un cadre du cercle salafiste de Pforzheim.

Serap Cileli, auteur turc qui lutte pour le droit des femmes et contre les mariages forcés et autres crimes d’honneur, est de plus en plus sollicitée par des parents dont les enfants se retrouvent sous influence islamiste. Il arrive que des filles aillent jusqu’à injurier grossièrement leurs mères qui refusent de se convertir et de se voiler.

Une berlinoise témoigne comment sa fille s’est mariée également à un musulman, pour partir ensuite au Waziristân (zone tribale afghane) où les jeunes hommes se forment au djihad.

Le reportage dans la rue devant un stand musulman se voit, comme pour les sectes, opposer les classiques arguments du “ne pas filmer, vous allez tout sortir de son contexte…”

23 500 euros pour rembourser l’opération d’un transexuel

23 500 euros pour rembourser l'opération d'un transexuel

21/07/11 – 16h30
CLERMONT-FERRAND (NOVOpress)
–23 500 euros, c’est le montant que devra verser la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) du Puy-de-Dôme à un transexuel afin de lui rembourser les frais médicaux de sa phalloplastie (implantation d’un phallus) réalisée en 2010 en Suisse.
Le Tribunal des affaires de Sécurité sociale (Tass) de Clermont-Ferrand a donné raison à ce Lorrain de 54 ans, né femme et qui avait obtenu en 1983 du tribunal de grande instance de Nancy d’être reconnu comme un homme par l’état-civil.
Pour son avocat, Me Olivier Bauer, le refus de la prise en charge préalable de l’intervention chirurgicale par la CPAM était une faute administrative car “la modification de la morphologie sexuelle et les opérations de transsexualisme figurent dans la nomenclature officielle de la Sécurité sociale”.

Braquage en plein jour d’une bijouterie dans le quartier parisien de Belleville [vidéo]

Braquage en plein jour d'une bijouterie dans le quartier parisien de Belleville

Scène ahurissante d’un braquage en plein jour d’une bijouterie dans le quartier parisien et multiculturel de Belleville. Où l’on voit l’un des voyou faire le guet armé d’un fusil à pompe et d’une bombe lacrymogène. A part un homme, personne n’intervient. Et l’on voit même une camionnette laisser partir les braqueurs. Images

Les écologistes britanniques reprochent au couple Beckham d’avoir eu un quatrième enfant

Les écologistes britanniques reprochent au couple Beckham d'avoir eu un quatrième enfant

20/07/11 – 19h30
LONDRES (NOVOpress)
– La plupart du temps, la naissance d’un enfant est source de joie, notamment quand il s’agit d’un quatrième. Et plus particulièrment quand cet enfant vient agrandir la famille de personnes mondialement connues tels les Beckham, Victoria et David.

Mais, patatras, les écologistes britanniques ne se réjouissent guère de cette naissance. Ainsi, le quotidien britannique The Guardian indique que la député écologiste Caroline Lucas souhaiterait briser “l’absurde tabou de la taille des familles britanniques”. Caroline Lucas précisant même : “Nous devons débattre de la démographie, savoir si nous devons nous concentrer sur la nécessité d’améliorer le contrôle des naissances, ou réduire les inégalités, et à nouveau réfléchir à nouveau à notre façon d’aborder la tension sur nos ressources naturelles.” D’autres écolos britanniques abondent dans son sens.

D’autant que ce n’est pas la seule écologiste à invoquer une politique malthusienne pour réduire les pollutions d’origines humaines et leur impact sur l’environnement. En France, il y a la fondation Terra Nova pour proposer un contrôle des naissances digne de la Chine actuelle. Sans oublier le député vert Yves Cochet, qui avait indiqué un jour, lors d’un colloque organisé par la revue décroissante Entropia, qu’un enfant européen avait “un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York” (sic). Précisant même que les prestations familiales devaient baisser à partir du troisième enfant.

Plus préoccupés du maintien d’un sytème économique défaillant par principe, même en réduisant le nombre d’habitants sur la Terre, que de l’avenir de l’Europe et des Européens, ces écologistes ne font qu’accompagner la déliquescence moderne. A aucun moment, ils ne remettent en cause les voyages en avion à bas coût, le tourisme de masse, les circuits longs de provenance des produits (même bios), etc.

De plus, leur antihumanisme s’accompagne d’un colonialisme bien paternaliste dans les pays sous-développés où, face à la misère, ces écolos ne prônent pas des circuits d’échanges locaux permettant une indépendance alimentaire et économique, mais la haine des Européens, expliquant que rien ne doit empêcher ces populations d’atteindre notre “niveau de vie”.

Sport et identité : L’équipe de Bretagne n’a pas été invitée au Tour de France

Sport et identité : L’équipe de Bretagne n’a pas été invitée au Tour de France

A l’heure où les équipes cyclistes professionnelles ressemblent à des multinationales, certains font de la résistance. Les Basques espagnols ont créé l’équipe Euskadi-Euskaltel. Et en France, Bretagne-Schuller a pour ambition de constituer une formation 100 % bretonne, avec des coureurs qui défendent les valeurs de la région. Ce qui ne plaît pas aux organisateurs du Tour de France : ils ont refusé d’inviter les Bretons…

Jeudi 14 juillet, c’était la fête nationale, mais sur le Tour de France, dans les Pyrénées, lors de l’ascension menant à Luz-Ardiden, c’était le pays basque qui tirait un feu d’artifice. Sur le bord de la route, des milliers de spectateurs portaient un tee-shirt orange. C’est la couleur du maillot de l’équipe « espagnole » Euskadi-Euskaltel. Créée en 1994 par Euskadi, la communauté autonome du Pays basque, elle a pour particularité de n’être composée que par des coureurs basques, ou formés dans la région.

Magie du sport : au sommet, c’est Samuel Sanchez, coureur d’Euskadi, qui a remporté l’étape ! Il est rassurant de voir gagner une équipe qui cultive son identité, à l’heure où le cyclisme s’est mondialisé, où certaines formations sont des mosaïques dont l’argent est l’unique ciment. Chez Leopard-Trek, l’équipe de Andy et Fränk Schleck (deux frères luxembourgeois qui visent la victoire à Paris), on trouve ainsi deux Allemands, un Hollandais, un Suisse, un Danois, un Belge, un Australien… Se dessine pourtant une réaction. Cette année, Katusha aligne une équipe 100 % russe. Régionalisme avec Euskadi, nationalisme avec Katusha, certains rabat-joie voient dans cette tendance l’expression d’une volonté politiquement incorrecte.

Ils ont la mémoire courte. Jusqu’en 1961, avant que la publicité et les sponsors ne transforment les coureurs en hommes-sandwiches, il y avait sur le Tour des équipes nationales. Coppi et Bartali défendaient les couleurs de l’Italie, Koblet et Kubler arboraient la croix helvétique, Louison Bobet était le leader de l’équipe de France. Et participaient également des équipes régionales : l’Ile-de- France, le Nord, le Sud-Est… et même, au début des années 50, une sélection d’Afrique du Nord ! Il y a une région où l’on n’a pas oublié cette époque héroïque, c’est la Bretagne. En 1947, sous le maillot de l’équipe bretonne de l’Ouest, Jean Robic a gagné le premier Tour d’après-guerre. Bien que né dans les Ardennes, il avait passé toute son enfance à Radenac, dans le Morbihan, où son père tenait un magasin de cycles. Après sa disparition en 1980, la mairie lui a consacré un musée, et une rue porte son nom.

Les organisateurs jouent un mauvais Tour à la Bretagne

En Bretagne, pays de tradition, on a ainsi décidé de renouer avec les grandes heures du passé. Dès 2005, le conseil régional a soutenu l’équipe amateur Jean Floc’h, qui est aujourd’hui devenue l’équipe professionnelle de Bretagne, parrainée par le distributeur automobile Schuller (photo de l’équipe 2011 en haut de l’article). Patron de l’équipe et vice-président de Schuller, Joël Blévin n’a qu’un objectif, composer une équipe 100% bretonne. Le maillot donne le ton : du noir et du blanc, les couleurs du drapeau de Bretagne. L’entraîneur, Emmanuel Hubert, est un Breton de Fougères. Et sur les 16 coureurs de l’effectif, on compte déjà 10 Bretons « pure souche ». Parmi lesquels Johan Le Bon, né en 1990 à Lannion dans les Côtes-d’Armor.

Sport et identité : L’équipe de Bretagne n’a pas été invitée au Tour de FranceGrand espoir du cyclisme français, il a été champion du monde junior en 2008. Le rêve, pour l’équipe Bretagne-Schuller, c’est de participer au Tour de France. Cette année, ça se présentait bien – après un départ en Vendée, trois étapes se disputaient en Bretagne. Mais les organisateurs n’ont pas invité l’équipe Bretagne-Schuller. Ils ont préféré sélectionner la formation hollandaise Vacansoleil, dont le leader, l’italien Riccardo Ricco, a en février dernier frôlé la mort après s’être autotransfusé ; ou encore l’équipe italienne Lampre, dont 13 coureurs font l’objet d’une enquête judiciaire pour dopage ! Aussi, quand le Tour est passé en Bretagne, sur le bord de la route des banderoles sont apparues pour exprimer la déception de tout un peuple : « Bretagne : terre de vélo… Quand Bretagne-Schuller sur le Tour ? ». Seuls les organisateurs ont la réponse.

Pierre Tanger
[box class=”warning”]Article paru ce mercredi dans “Minute” du 20 juillet. En kiosque ou sur Internet.[/box]

A Saint-Pol-de-Léon, la mission évangélique laisse de nombreux dégâts

A Saint-Pol-de-Léon, la mission évangélique laisse de nombreux dégâts

20/07/2011 – 12h30
SAINT-POL-DE-LÉON (NOVOpress Breizh)
–  Une nouvelle fois, des gens du voyage ont installé de force leurs 250 caravanes près de Saint-Pol, occasionnant de nombreux dégâts. L’appellation mission évangélique couvre parfois de pures voies de fait au détriment des collectivités locales et de leurs habitants.

Chaque année, une centaine de « missions évangéliques » des gens du voyage, réunissant parfois plus de mille personnes, parcourent la France. Pour une raison ou une autre, elles tiennent surtout à évangéliser les régions touristiques. On en voit donc beaucoup en Bretagne. L’une d’elles s’est installée le 10 juillet à Lanvérec, au Sud-est de Saint-Pol-de-Léon. Ses 250 caravanes ont été installées de force, sans la moindre autorisation, sur le terrain du centre équestre du Mouster.

Les missionnaires ne se sont pas contentés d’une violation de propriété : les pâturages et la piste d’exercice des poneys ont été endommagés. En quittant le site avant-hier, ils l’ont laissé jonché d’immondices. Des installations communales voisines ont servi de latrines. Le docteur Nicolas Floch, maire de Saint-Pol, estime à 4 500 euros les frais occasionnés à la commune, qui a fourni eau et toilettes mobiles.

« L’appellation “mission évangélique” est un coup marketing de génie », peste un élu d’une autre commune investie par un rassemblement analogue. « Pour les bonnes âmes, elle évoque paix universelle et tolérance mutuelle. En fait, la tolérance est à sens unique. Les missions sont devenues pour les collectivités locales un problème estival récurrent, à l’instar des algues vertes. » De fait, la même mission s’était déjà installée au même endroit en 2006, dans les mêmes conditions d’illégalité, avec les mêmes dégradations et la même absence de réaction des pouvoirs publics – si sourcilleux pourtant sur la régularité de l’organisation des fest-noz et autres festivals de plein-air.

Des fonctionnaires de l’Education nationale pour encadrer la future école musulmane de Bordeaux

Des fonctionnaires de l'Education nationale pour encadrer la future école musulmane de Bordeaux

19/07/11 – 10h45
PARIS (NOVOpress)
« Un projet embryonnaire pour l’instant », affirme Abderrahim Guantaoui, le secrétaire de l’association bordelaise « Le Palmier des Savoirs » qui s’est déclarée à la préfecture de la Gironde le 28 juin dernier. Pas tout à fait non plus à l’état fœtal cependant mais déjà plus développé. « Le Palmier des Savoirs » a pour objet « la formation et l’éducation, et notamment la création et la gestion de tous établissements périscolaires et/ou scolaires, maternelles, primaires et secondaires ». Ce projet commencera par l’ouverture d’une classe de maternelle avec un effectif d’une quinzaine d’enfants.

« Un noyau, une graine, d’où pourra germer un véritable groupe scolaire », selon monsieur Guantaoui. « Nous avons la promesse des mosquées de Bordeaux et alentours (six au total) (et conséquemment la bénédiction de l’UOIF(1)) et de nombreuses familles musulmanes quant au financement de ce projet ; nous souhaitons rester indépendants et nous ne pensons pas, dans un premier temps, faire appel à la municipalité de Bordeaux. Toutefois, à terme, nous voulons que nos établissements privés soient sous contrat ».

Ce qui, évidemment, symboliquement et financièrement, n’est pas neutre… Encadrée par des professionnels de l’éducation, cette première maternelle vise « l’excellence ». « De nombreux enseignants nous soutiennent et sont prêts à participer à ce projet ».

Rien là en fait d’étonnant puisque Abderrahim Guantaoui, ainsi que le président (monsieur Nouri) de cette association, qui gérera les lieux, sont des conseillers principaux d’éducation titularisés attachés au rectorat de l’Académie de Bordeaux et attendent pour l’instant leurs affectations pour la rentrée prochaine, probablement dans des zones de remplacement !

On peut se demander ce que pensera le SNES FSU lorsque  les enseignantes de ce groupe scolaire en formation participeront voilées aux corrections des épreuves du brevet ou du bac. Rappelons que le syndicat précité a poussé des cris d’orfraie lorsqu’en Poitou-Charentes des professeurs de l’enseignement privé sous contrat ont corrigés des copies alors qu’elles portaient leur habit religieux. La loi du 15 mars 2004 stipulant que « tout signe ostentatoire d’appartenance à une religion est interdite dans les établissements scolaires », l’épiderme laïcard de la FERC-CGT, de la FSU, du SGEN-CFDT et de l’UNSA Education, sera-t-il aussi sensible face aux signes ostentatoires islamiques ?

Quant à l’emplacement de cette école coranique « le mieux, l’idéal serait pour nous à Bordeaux centre », ajoute Abderrahim Guantaoui. « A défaut, le quartier du Grand Parc conviendrait très bien, puisque nous serions ainsi à proximité immédiate d’une population concernée ». « Nous avons la nécessité d’un espace extérieur, c’est-à-dire d’une cour de récréation, d’au moins une salle, d’un gymnase et d’un lieu de restauration adapté, un lieu qui nous permette de nous développer ». On voit mal comment cette association, qui gérera cette école, puisse se passer de l’accord des opérateurs institutionnels locaux dans cette zone de 9496 habitants et près de 53% d’HLM avec un « urbanisme affinitaire »

Bien qu’aucune date ne soit pour l’instant retenue quant à l’ouverture de cet établissement, « Le Palmier des Savoirs » indique que « seul manque pour l’instant la détermination de l’endroit adéquat ». En fait le projet est déjà bien avancé puisqu’un planning des activités périscolaires est d’ores et déjà organisé : soutien scolaire le soir et le mercredi après-midi, cours d’arabe pour adultes et enfants le dimanche etc.

A en juger par les réactions spontanées et positives de la communauté musulmane de Bordeaux qui s’expriment sur différents réseaux sociaux et les forums qui lui sont destinés, personne ne peut plus douter de la détermination du « Palmier des Savoirs », de leurs réseaux. Personne ne peut plus dire dès à présent que ce projet est un fantasme ou un épouvantail monté en épingle par les opposants à l’islamisation organisée et ainsi pratiquée. La mairie de Bordeaux, le rectorat, le conseil général doivent désormais établir clairement leur position quant à ce sujet face à une possible montée au créneau des bordelais et autres habitants de la CUB mis bientôt au pied du mur d’une confrontation culturelle et éducative et qui s’interrogent légitimement sur le surcroît d’impôts que représente ce projet (aides, subventions « voilées », taxes foncières, taxes d’habitations que ne manqueront pas de concocter les très chères officines institutionnelles, laïques, paraît-il).

1)  Union des Organisations Islamiques de France, émanation du Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche dirigé par le sulfureux Cheikh Youssef Al Qardaoui, islamiste notoire, vénéré dans tous les pays musulmans.

Le Conseil européen pour la fatwa et la recherche est une fondation musulmane privée dont le siège se situe à Dublin, en Irlande. Il a vu le jour les 29 et 30 mars 1997 à l’initiative de l’Union des organisations islamiques en Europe (UOIE). Composé de membres cooptés dont les deux tiers résident en Europe, il est dirigé par le Qatariote d’origine égyptienne Youssef Al-Qardaoui.