L’OPA des Émirats arabes unis sur l’islam en Europe

Ce n’est un secret pour personne, les Emirats arabes unis veulent mettre la main sur l’islam en Europe en général et sur l’islam en France en particulier. Avec des arguments plus sonnants et trébuchants que théologiques pour emporter le morceau, mais avec de redoutables conséquences religieuses si cette OPA réussissait.

C’est dans ce contexte qu’il faut examiner les remous autour de la grande mosquée d’Evry (Essonne) gérée par des Marocains. Le 13 mai dernier, un ancien ministre émirati aurait rendu une visite – de courtoisie… – au recteur de la mosquée, Khalil Merroun. Une rencontre ainsi expliquée (d’après des proches de la mosquée) : « L’ancien ministre est arrivé en fin de matinée alors, hospitalité marocaine oblige, il a été convié à rester rompre le jeûne. »

Mais une rumeur s’est vite répandue quant aux raisons vraies de cette visite… inopinée : « L’émissaire émirati a proposé d’acheter la mosquée. » Ce qui a contraint les responsables à faire une mise au point rassurante : « Il n’est pas venu acheter la mosquée car elle n’est tout simplement pas à vendre. » Pour faire bonne mesure, certains ont assuré que, le 13 mai, le recteur Khalil Merroun était au Maroc pour assister à des causeries religieuses. Avec cette précision supplémentaire : « Toutes les mosquées marocaines sous la bannière de l’Union des mosquées de France (UMF) ont un attachement indéfectible avec leur pays d’origine. Un attachement qui ne saurait être défait, même à coups de millions d’euros, fussent-ils émiratis. »

Toujours bien informé, le site marocainLe360 commente : « Ces précisions pourront-elles toutefois estomper les inquiétudes exprimées ici ou là, à tort ou à raison, quant aux ambitions démesurées des Emirats arabes unis de mettre le grappin sur l’islam en Europe ? Les visées khalijes [relatives au Golfe persique] en général, émiraties et saoudiennes en particulier, sont d’ailleurs vues d’un œil inquiet et réprobateur, y compris par les responsables politiques français qui craignent pour l’islam de France qui n’est pas resté à l’abri des tendances religieuses radicales en provenance du Moyen-Orient. » Pas à l’abri, c’est le moins qu’on puisse dire…

La mosquée d’Evry est l’une des plus imposantes d’Europe (5 000 m2). Comme celles de Paris et de Lyon, elle fait partie des organismes scandaleusement agréés pour habiliter des « sacrificateurs » autorisés à pratiquer des égorgements halal. On comprend que cela fasse envie aux Emirats…

L’Algérie pas en reste

On apprend par ailleurs que l’Algérie a entamé des procédures d’appropriation de la grande mosquée de Paris. Ce qui, là encore, mobilise les Marocains qui n’ont pas oublié que cette mosquée fut inaugurée en 1926 par le sultan chérifien Moulay Youssef. Et que ce bijou architectural de style hispano-mauresque a été construit, Lyautey aidant, en hommage aux soldats marocains morts pour la France pendant la Grande Guerre. Reste qu’elle est gérée par le très sinueux Franco-Algérien Dalil Boubakeur, souvent franc comme un âne qui recule.

Récemment, le ministre algérien des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, déclarait (car tous ces gens-là se comportent chez nous comme en terre conquise, ce qui est, hélas, le cas) : « Les procédures visant à faire de la mosquée de Paris une propriété de l’Etat algérien ont été officiellement entamées par le biais de l’ambassade d’Algérie à Paris. »

On finit par se demander qui sont ces Arabes qui viennent manger le pain de nos Arabes…

Alain Sanders

Article paru dans Présent daté du 18 juin 2019

« Seize thèses sur la société de propagande », par Jean-Yves Le Gallou

Jean-Yves Le Gallou : "La victoire institutionnelle du gauchisme a posé un couvercle sur la droite. Il est temps d'agir"

19/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dans un récent article paru sur le site internet de la Fondation Polémia, Jean-Yves Le Gallou décrit en seize thèses le système totalitaire dans lequel les Français sont actuellement plongés. Il part d’un constat paradoxal : les Français perçoivent les conséquences des effets désastreux des politiques libérales-libertaires à tous niveaux et pourtant ils continuent de voter pour ceux qui vont dans ce sens.

Comment expliquer cette aberration ?

Le président de la Fondation Polémia, de s’exclamer : « La propagande est En Marche… et la propagande cela marche ! ». C’est donc selon lui une propagande très forte qui maintient les Français dans un état de servitude mentale et qui fait qu’ils continuent encore et toujours à agir contre leur intérêt.

Propagande constante, massive, touchant tous les âges

Propagande omniprésente dans tous les pans de la vie, qu’elle soit privée, publique, ou professionnelle… Dans son article, Jean-Yves Le Gallou analyse ses nombreux aspects, ses formes, ses méthodes, ses moyens, ses outils… Si ce sujet vous intéresse, si vous souhaitez recevoir les médicaments qui permettent de produire les anticorps mentaux, cet article est disponible sur le site de la Fondation Polémia. Une suite devrait expliquer comment démonter le système.

Affaire à suivre donc !

Il y a 4 fois plus d’immigrés en France qu’il y a 20 ans, selon Jean-Paul Gourévitch

19/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Sud Radio organisait un débat sur la question “Faut-il des quotas en matière d’immigration ?”.

Selon Jean-Paul Gourévitch, spécialiste de l’Afrique et des migrations, a notamment déclaré :

Il y a en France 11% d’immigrés, c’est-à-dire plus de sept millions de personnes et entre 12 et 14% de descendants directs d’immigrés, soit au total de 14 et 16 millions de personnes d’origine étrangère, 4 fois plus qu’il y a 20 ans !


L’école de Marion Maréchal, arme de guerre idéologique ?

18/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’Institut de sciences sociales, économiques et politiques, une école pas comme les autres ? Fondée par Marion Maréchal, l’ISSEP fait politiques car c’est une « guerre culturelle » que l’ancienne députée entend désormais y mener.

Mais contre qui ? Extrait.


Grand Remplacement en Europe. Le Danemark tente de réagir

Polémia continue son tour d’Europe du Grand Remplacement. Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède et l’inquiétante submersion démographique de la Belgique, c’est au tour du Danemark d’être étudié par Paul Tormenen. La situation y est – comme partout en Europe de l’Ouest – dramatique. Cependant, une réaction politique semble possible dans ce pays.
Polémia

Le Danemark a subi, comme d’autres pays européens, une forte immigration depuis les années 1980, avec un pic lors de la crise migratoire de 2015. Rapidement, le gouvernement danois a pris avec succès une série de mesures visant à freiner les arrivées de migrants. Un certain consensus existe actuellement dans le pays concernant le contrôle des entrées et la nécessité d’une – relative – homogénéité culturelle. Celui-ci ne devrait pas être remis en cause avec le résultat des récentes élections législatives organisées début juin. Si, comme dans d’autres pays européens, l’immigration reste importante, elle connait un sérieux tour de vis ces dernières années.

De l’ouverture des frontières à une restriction des arrivées

Jusqu’aux années 1970, l’immigration a été modérée au Danemark. Les immigrés venaient alors essentiellement d’Europe du nord et d’Europe occidentale (1). Un programme d’accueil de travailleurs étrangers a été organisé au début des années 1970 à destination d’immigrants turcs, pakistanais, etc. L’immigration a continué à être favorisée dans les décennies suivantes, avec une assez grande ouverture aux nationalités extra-européennes (d’Afrique, du Moyen Orient).

Durant l’été 2015, l’ouverture inconsidérée des frontières en Allemagne par la chancelière Angela Merkel a créé un appel d’air qui a également concerné le Danemark. La Suède ayant annoncé son intention d’accueillir des migrants, plusieurs d’entre eux se sont arrêtés dans leur périple au Danemark (2). Conséquence : le nombre de demandeurs d’asile a triplé entre 2013 et 2015, passant de 7 557 à 21 225. Celui des bénéficiaires du regroupement familial est passé de 7 215 en 2013 à 15 986 en 2015, celui des mineurs non accompagnés de 354 à 2 068 (3).
Les syriens et les afghans figuraient parmi les nationalités les plus représentées.

Si ces chiffres paraissent modestes au regard de ceux que connait la France, ils sont à rapprocher à la population du pays, composée de 5,8 millions d’habitants.

Le nombre de résidents au Danemark nés à l’extérieur du pays est en progression constante depuis plusieurs décennies : de 93 000 en 1960, il est passé à 612 904 en 2019 (4). Parmi eux, les immigrants issus de pays non-européens sont au nombre de 353 152. Les descendants de parents issus de pays non- européens sont quant à eux 156 260 (5). Le nombre de personnes issues de l’immigration (nées à l’étranger et descendantes de personnes nées à l’étranger) s’élève début 2019 à 800 618 (6). Un chiffre très important en comparaison de la population totale du pays

Le Pew Research Center évalue la population musulmane à 5,4% de la population danoise, soit près de 313 000 habitants. Celle-ci pourrait selon ses projections osciller en 2050 entre 7,6 et 16% (7).

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Les Anti-PMA s’emparent de la fête des pères

18/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’association “Trace ta route”, soutenue par des associations familiales catholiques et La Manif Pour Tous, invitait à fêter les pères, les 15 et 16 juin dernier, dans plusieurs grandes villes dont Lyon, Lille, Bordeaux, Rennes, Nancy et Versailles.

Elle a organisé avec succès une course-relais pour dire non à la PMA sans père. Les participants avaient à parcourir de 4 à 11 kilomètres, lesquels, sur le plan de la ville, écrivaient le mot “Papa”. Le projet de loi sur la bioéthique, qui sera présenté en Conseil des ministres le 26 juillet prochain devrait en effet ouvrir la PMA à toutes, au nom de l’égalité de traitement face au désir d’enfant.

Actuellement, la procréation médicalement assistée est réservée aux couples mariés, confrontés à un problème de stérilité. “Trace ta route” se bat pour le droit de chaque enfant à avoir un père et une mère, conformément à l’article 7 de la Convention internationale des droits de l’enfant, signée par la France. Mais le projet gouvernemental semble aller plus loin, puisqu’il envisage de remettre en question les fondements mêmes du droit de la filiation.

C’est ainsi que le Conseil d’Etat a proposé d’inscrire la filiation par PMA sur l’acte de naissance…

SNU : non à l’embrigadement de la jeunesse par l’État !, par Franck Deletraz

Lancé officiellement dimanche avec 2 000 volontaires de 15 et 16 ans, le service national universel, fruit d’interminables palabres quant à sa forme et à son contenu, n’a, comme l’on pouvait s’y attendre, absolument rien de militaire ni de patriotique. Articulé autour d’un stage dit « de cohésion », au cours duquel l’essentiel du temps sera consacré à des « débats » sur « des enjeux de société », et d’un service volontaire bénévole dans une association bien politiquement correcte au cours de l’été, ce dispositif, tant souhaité par Macron, est en revanche une vaste opération d’embrigadement de la jeunesse française.

Les Komsomolets de Macron

C’est sa marotte, et l’on comprend bien pourquoi. En effet, là où un certain nombre de nos compatriotes espéraient un retour au bon vieux service militaire, avec ses marches commandos, ses trous de combat et autres parcours collectifs, Macron, lui, a compris tout l’intérêt qu’il pouvait avoir à mettre en place un dispositif qui, sous couvert de « cohésion nationale », n’est autre qu’une gigantesque machine à endoctriner la jeunesse. C’est ainsi que les quelque 2 000 volontaires accueillis dimanche dans les centres du SNU (en attendant les 40 000 de l’an prochain et, à terme, l’ensemble d’une classe d’âge, soit 800 000 jeunes) vont au cours de ce stage, et comme l’a expliqué samedi au Parisien le secrétaire d’Etat Gabriel Attal, suivre chaque jour « des modules différents », notamment sur « le développement durable ou les valeurs de la République ». Tandis que « chaque soirée sera dédiée à un débat sur des enjeux de société », tels que « les discriminations liées à l’orientation sexuelle, le handicap, la radicalisation, etc. » Ce lundi, par exemple, « après le match de l’équipe de France féminine de foot, il y aura une discussion sur l’égalité femmes-hommes »… Bref, pas étonnant que le président ait déjà demandé à Attal « qu’on aille plus vite » afin « de généraliser […] avant la date de 2026 initialement annoncée » ce dispositif dont « on ne pourra pas être réformé », et qui devrait coûter (officiellement) aux contribuables « autour de 1,5 milliard d’euros ».

Les parents, appelés à résister

Un véritable scandale qui a poussé Juristes pour l’enfance à renouveler samedi son appel solennel aux parents « pour qu’ils refusent l’enrôlement de la jeunesse par l’Etat, au mépris de leur responsabilité de premiers éducateurs de leurs enfants ». Car, a rappelé judicieusement l’association, « contrairement aux jeunes majeurs de 18 ans ou plus précédemment appelés au service militaire, la cible du nouveau SNU est constituée par […] des enfants mineurs encore placés sous la responsabilité et l’autorité de leurs parents ». Et Juristes pour l’enfance d’ajouter alors fort justement : « Pour porter une nouvelle atteinte aux libertés individuelles des jeunes et pour les soustraire à l’autorité de leurs parents, l’Etat doit être autorisé par une loi, et sans doute même par la Constitution. Or aucun texte n’a été voté. »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 juin 2019

Marion Maréchal : «Ce sont les minorités agissantes qui font l’histoire, pas les majorités passives»

17/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Un an après la création de son école – l’ISSEP – Marion Maréchal dresse déjà un premier bilan.

Si la figure de proue de la droite hors les murs écarte toujours un engagement partisan, elle n’a pas déserté le combat idéologique.

Entretien.


Xavier Raufer : « Criminalité : les chiffres d’Édouard Philippe ne sont pas honnêtes »

14/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Xavier Raufer revient sur le discours de politique générale du Premier ministre, présenté devant les députés, durant lequel le thème de la sécurité en France a été abordé.

Selon Xavier Raufer, « le ministère de l’Intérieur triche » sur les chiffres de la délinquance.


La modernité est dans la France profonde, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron incarnerait donc l’air du temps. À entendre un complaisant récit médiatique, la droite serait en train de payer ses idées réactionnaires. D’ailleurs, dans Le Point du 8 juin, l’ex-conseillère de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, l’assure : “Il faut clairement abandonner les sujets de mœurs. (…) Les Français sont devenus libéraux : les gens vivent comme ils veulent.” Il est vrai que la droite aurait mieux fait de créer, naguère, une union civile entre homosexuels. Ce statut aurait peut-être évité d’en venir au mariage gay et à ses filiations artificielles, promues par la gauche transhumaniste. Toutefois, les gens demeurent partagés sur l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires et aux couples de femmes.

Jérôme Fourquet (Ifop) : “Les Français se divisent en trois blocs : 40 % sont pour l’extension de la PMA, 40 % y sont opposés et 20 % basculent de l’un à l’autre en fonction de la question” (La Croix, mardi). Les oppositions sont plus vives pour la gestation pour autrui (GPA), que réclament des couples d’hommes au nom d’un “esprit du temps” bricolé pour l’occasion.

La macronie se dit portée par la pensée dominante, forcément progressiste. Mais rien n’étaye sa prétention. Après avoir laissé croire que LREM avait gagné les européennes, remportées par le RN, les propagandistes du nouveau monde assurent qu’une vague d’élus LR rejoindrait la majorité, fuyant le monde rétréci et fané du conservatisme. Or, sur les 72 signataires d’une tribune du JDD qui disent préférer Macron, la majorité n’était déjà plus chez LR. Ceux qui partent font des phrases solennelles sur le gaullisme. Ces traîtrises sont plus simplement la caricature d’une classe politique sans grandeur.

Les retournements de veste restent méprisables. Parce qu’il n’a pas compris son époque, exigeante et critique vis-à-vis des “ élites”, Macron s’est heurté aux “gilets jaunes”. C’est dans leur pays profond et sa fureur de vivre que se trouve la modernité.

Les Françaises ne trépignent pas d’impatience devant la PMA pour toutes, attendue par une infime minorité.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 mai 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Et voilà la PMA ! Cela passera peut-être comme une lettre à la poste… ou pas. Sont-ils prêts à ce risque-là ?, par Gabrielle Cluzel

C’est parti. Édouard Philippe a promis la PMA. Le sociétal, c’est facile : quand on patine sur tous les dossiers, on fabrique du succès artificiel à bon marché. Il va réussir la « PMA », pensez, déjà son camp l’a applaudi à l’Assemblée.

Pourtant, tous les sondages le montrent, le sujet n’est pas du tout « prioritaire » pour les Français. Qu’importe. Ça plaît à une minorité qui le soutient et l’a porté.

Le plus croquignolet est qu’évidemment, Édouard Philippe se disait lui-même opposé à la PMA en 2013. Qu’importe. La mode est à l’écologie, et donc à la politique de l’éolienne. D’où vient le vent ? Il paraît que la population serait « prête ».

Un récent sondage de l’IFOP, publié ce jeudi matin, montre en effet que 6 Français sur 10 sont favorables à la PMA pour toutes. A-t-on vu, pourtant, une seule pancarte réclamant la PMA sur les ronds-points ? Qu’importe la contre-performance de François-Xavier Bellamy aux européennes, le dénigrement par un certain nombre de Républicains de ses options conservatrices qui auraient signé son échec : le sondage La Croix-IFOP indiquant que les catholiques auraient majoritairement voté Macron rassure. La réaction sera faible !

Sauf que.

Sauf que personne n’avait prévu la mobilisation du mariage pour tous. Et cette fois, les réseaux sont déjà là, structurés. Prêts à être mobilisés. Ils échoueront peut-être in fine, comme la dernière fois, mais Emmanuel Macron devrait se souvenir que François Hollande n’a jamais pu se représenter, et que cet épisode-là n’y est pas étranger.

Sauf que Les Républicains qui dénoncent ces choix passés sont ceux qui n’y avaient jamais adhéré, et que l’on traînait sur les tribunes, où ils se faisaient d’ailleurs siffler (comme Valérie Pécresse) par des manifestants méfiants. Ils ne sont donc en rien des témoins d’une évolution des mentalités à droite.

Sauf que l’électorat catholique « plus diplômé et âgé que la moyenne » – tel que décrit par Jérôme Fourquet dans La Croix -, qui aurait été « une des clés du score honorable » de LREM aux dernières élections, pourrait être troublé s’il va à la messe et écoute un tout petit peu son clergé prêcher sur le sujet. Rappelons, au passage, que 36 % des catholiques ont voté Bellamy ou Bardella : les plus jeunes et les plus déterminés, ceux que l’on a vus gambader lors de LMPT, avec, six ans plus tard, au vu de leur natalité dynamique, des effectifs augmentés.

Sauf que les Français n’ont peut-être pas la mémoire de poisson rouge qu’avec facilité et mépris on leur imagine souvent. Ils n’ont pas digéré la grossière entourloupe Maastricht. Dans un tout autre genre, ils n’apprécieront peut-être pas qu’on leur ait vendu, à l’époque, le mariage pour tous en leur jurant, croix de bois croix de fer, que cela ne déboucherait pas sur la PMA, vous n’y pensez pas… et que l’on nous susurre aujourd’hui, le même refrain, avec un autre couplet, pour la GPA : jamais ça !

Sauf que, dès que l’on n’utilise plus l’acronyme obscur PMA et le « pour toutes » orwellien qui repeint d’un vernis de justice lénifiant tout cela, la réalité et le bon sens reprennent leurs droits : un autre sondage récent de l’IFOP montre que, pour 82 % des Français, « un père et une mère ont des rôles différents et complémentaires », que pour eux, encore, « les enfants nés par PMA ont le droit d’avoir un père et une mère ».

Sauf que la droite conservatrice qui transcende le vote Bellamy et Bardella pourrait trouver là le terrain d’union, le ciment d’unification qui lui manquait et que certains appelaient de leurs vœux.

Sauf que les gilets jaunes eux-mêmes, que l’on dit peu sensibilisés aux sujets sociétaux, tout occupés qu’ils sont à survivre – encore qu’ils sachent mieux que tout le monde l’importance des solidarités familiales et du lien filial -, pourraient trouver fort de café qu’on leur fourgue une réforme qui alourdirait le budget de la Sécurité sociale – sachant qu’on créerait un précédent : celui d’un remboursement sans pathologie à la clé – alors que leurs hôpitaux ferment.

Imaginons que se réalise l’hypothèse, peu probable mais possible, souhaitée en tout cas tant par Éric Zemmour que Marion Maréchal, d’une convergence des luttes ? Cela mérite d’y réfléchir avant de se lancer…

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Michéa l’hérétique et les Inquisiteurs des Temps Modernes

Dans Mystère Michéa, portrait d’un anarchiste conservateur, Kevin Boucaud-Victoire fait la démonstration que le philosophe Jean-Claude Michéa est le meilleur perturbateur contemporain! Il bouscule les pouvoirs économiques, universitaires et médiatiques, n’en déplaise à toute une partie de la gauche…

S’il est une chose qui caractérise la période actuelle, c’est bien le brouillage et la reconfiguration en profondeur des axes théoriques, idéologiques, sociologiques, politiques, méthodologiques qui structuraient les schémas de réflexion dominants depuis de nombreuses décennies.

La crise des Gilets Jaunes a ainsi tout récemment permis de mettre sur le devant de la scène intellectuelle des modèles et grilles d’analyse innovants (comme ceux de Christophe Guilly ou Jérôme Fourquet pour ce qui concerne l’analyse de la société française), et qui ont trouvé dans cet événement une résonance particulière, illustrant de façon manifeste la vitalité novatrice de leurs propos. Dans le domaine de la réflexion de type philosophique et politique, la pensée de Jean-Claude Michéa a pareillement fait et trouvé son chemin selon des voies originales et un public conquis depuis plus de vingt ans.
N’en déplaise à ses très (trop) nombreux détracteurs !

Michéa l’hérétique

A ceux tout d’abord qui, détenteurs du pouvoir universitaire et de sa mécanique normative, voient d’un mauvais œil qu’un simple prof de philo de lycée montpelliérain vienne se piquer de théoriser et articuler des concepts sans leur en demander l’autorisation, sans se prévaloir préalablement de leur onction et sans nécessairement respecter le formalisme abscons qui règne en la matière… Michéa n’a que faire des incontournables adoubements de chapelles qui les caractérisent. Sans non plus passer par les fourches caudines des systèmes de légitimation intellectuels et médiatiques habituels. De ce point de vue, et tout en refusant par principe tout passage télévisé (ce qui rend crédible sa critique de la société du spectacle), Michéa parvient à ringardiser dans le même mouvement les impostures pseudo-philosophiques d’un Bernard-Henri Lévy mais aussi les postures d’autorité post-marxisantes et pontifiantes d’un Badiou en bout de course.

A ceux qui, ce faisant, se servent des circuits institutionnels de légitimation des productions intellectuelles pour faire valoir leurs présupposés idéologiques devenus outils de domination sociale et culturelle, au sens gramscien du terme, et dont ils sont à la fois les rejetons baby-bommers, les prescripteurs et les usufruitiers. En l’occurrence, quel fol hérétique faut-il que soit ce Monsieur Michéa pour oser critiquer et formaliser avec autant d’aplomb le libéralisme économique, capitaliste, en l’articulant avec une critique salutaire du libéralisme culturel issu de la théorie du Progrès, dont les tenants du pouvoir intellectuel, culturel, médiatique et universitaire contemporain sont précisément les plus parfaites incarnations ?

Pour lire la suite, c’est ici !

Le Sénat renonce à prolonger de deux semaines le délai pour avorter

12/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Actuellement, l’avortement peut être pratiqué jusqu’à 12 semaines de grossesse. Vendredi soir, le Sénat avait adopté un amendement au projet de loi « santé » qui repoussait ce délai à 14 semaines. Le gouvernement et la majorité sénatoriale de centre-droit n’y étaient pas favorables, mais l’ancienne ministre socialiste Laurence Rossignol avait profité de l’hémicycle clairsemé pour faire passer son amendement.

Le Sénat est finalement revenu sur ce vote hier soir.

La majorité sénatoriale a demandé une seconde délibération, ce que le gouvernement a accepté. C’est à une large majorité qu’un second vote a rejeté l’amendement : le délai pour pratiquer l’IVG restera donc à 12 semaines, du moins pour le moment.

Mais le ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ne ferme pas la porte.

Elle s’est surtout opposée à la proposition de Laurence Rossignol pour des raisons de forme, estimant que « les conditions [du vote n’avaient pas été] satisfaisantes ». Elle n’a pas fait part de sa position sur le fond, renvoyant à un « débat légitime ».

Il n’est pas exclu que La République en marche se rallie à l’amendement de Mme Rossignol, au nom du « pacte Simone Veil ».

Ce pacte que Nathalie Loiseau a promu tout au long de la campagne aux européennes consiste à « harmoniser par le haut les droits des femmes en Europe ». Or le délai légal maximal pour pratiquer un avortement – hors raisons médicales – s’élève à pas moins de 18 semaines en Suède.

Les « progressistes », selon l’adjectif mis en avant par le président Macron, pourraient y voir une marge de progrès.

Grand Remplacement en Europe. La Belgique en voie de submersion

Après avoir étudié l’emblématique cas de la Suède, au tour de la Belgique de passer au scalpel de Paul Tormenen. Chez nos voisins, la situation est assez catastrophique.
Au 1er janvier 2018, sur les 11,3 millions d’habitants que compte la Belgique, près de 17 % étaient nés à l’étranger (1,9 million de personnes). Certes, ce chiffre ne fait pas la distinction entre immigrés extra-européens et Européens. Mais il ne tient compte ni des clandestins ni des demandeurs d’asile ni, bien entendu, des descendants d’immigrés.
Les histoires belges sont censées faire rire, celle-ci ferait plutôt pleurer…

Si la Belgique a connu au 20e siècle plusieurs vagues d’immigration, celle qui est en cours se caractérise par son ampleur et son caractère « subi » par une partie de la population. Les revendications communautaristes et la radicalisation d’une frange de la population immigrée provoquent des réactions contrastées chez les wallons et les flamands. En Belgique, comme dans d’autres pays européens, la question migratoire et identitaire est devenue centrale dans la vie politique du pays.

Du 20e siècle à aujourd’hui

Une première vague d’immigration a été organisée dans la période de l’entre-deux guerres mondiales, sous la pression du patronat belge de l’industrie lourde.L’immigration de travail a ensuite été relancée dans les années 1960. Les pays d’origine des immigrés appelés à travailler notamment dans les mines étaient alors essentiellement européens (Italie, Espagne, Grèce). A partir de 1964, des accords bilatéraux ont été conclus avec des pays de culture musulmane (Maroc, Turquie, Algérie) afin de faciliter l’accueil de travailleurs étrangers(1). Indépendamment de toute considération culturelle, l’immigration familiale a également été favorisée, afin, selon certains dirigeants du pays, de faire face au vieillissement de la population (2).

Depuis la fin des années 1980, la Belgique connait une nouvelle vague migratoire. Alors que les flux annuels étaient relativement stables des années 50 aux années 80, avec des entrées comprises entre 40 000 et 60 000 (3), le regroupement familial et les demandes d’asile ont contribué à faire augmenter considérablement les arrivées d’étrangers. Plus d’un million d’entre eux sont ainsi entrés légalement en Belgique entre 2000 et 2010 (4).

Sur la seule période 2009 – 2011, le regroupement familial, qui représente près de la moitié des titres de séjour délivrés, a permis à 121 000 étrangers de s’installer légalement en Belgique. Un sénateur belge, Alain Destexhe, parle de l’« effet domino » du regroupement familial, en raison des différentes possibilités de faire venir de l’étranger les membres de la famille (4).

Depuis 2007, le nombre annuel d’arrivées d’étrangers en Belgique dépasse invariablement les 100 000. En 25 ans, la population immigrée (de nationalité étrangère ou belge) a doublé. La croissance annuelle de la population d’origine étrangère est estimée quant à elle entre 1 et 5 % (5). Au 1er janvier 2018, sur les 11,3 millions d’habitants que compte la Belgique, 16,7% est né à l’étranger (1,9 million de personnes) (6). Ces chiffres ne tiennent compte ni des clandestins présents sur le territoire non recensés ni des demandeurs d’asile qui sont inscrits au registre d’attente.

La concentration d’étrangers est surtout perceptible dans les grandes villes. Par exemple, dans l’agglomération bruxelloise, les étrangers sont presque aussi nombreux que les citoyens belges (7). La ville d’Anvers compte désormais plus d’immigrés que d’autochtones (8).

Les flux secondaires de la demande d’asile

Outre l’immigration clandestine, la Belgique subit comme la France des « flux secondaires » de demandeurs d’asile. De plus en plus de demandeurs d’asile en Belgique ne viennent pas d’arriver sur le continent européen. Ils ont été déboutés de leur demande dans un autre pays et tentent leur chance en Belgique (9). Le phénomène, qui illustre la faillite du « système » d’asile européen, trouve son origine dans le durcissement des politiques migratoires des pays scandinaves et de l’Allemagne. Cette pratique de « guichet » aurait concerné un demandeur d’asile sur trois en 2018. Plus globalement, entre 1991 et 2015, 517 000 demandes d’asile ont été déposées dans le pays.

L’origine des immigrés a changé

Si les Européens sont toujours majoritaires dans la population étrangère, les Turcs (155 701 personnes) et surtout les Marocains (309 166 au 1er janvier 2016) représentent de forts contingents. Parmi les étrangers ayant acquis récemment la nationalité belge, ces deux dernières nationalités figurent en tête (10).

Selon le Pew Research Center, la population musulmane représente 7,6 % de la population belge, soit près de 796 000 habitants. En fonction de la politique migratoire choisie dans les prochaines années (de l’immigration zéro à une politique d’ouverture contrôlée des frontières), le « think tank » américain estime que la population musulmane pourrait représenter entre 11% et 18% de la population à l’horizon 2050(11).

Coût de l’immigration

Pour la seule année 2018, 23 400 personnes ont introduit en Belgique une demande de protection internationale (12). Le coût annuel des demandeurs d’asile en matière de minimas sociaux est passé de 120 millions d’euros en 2014 à 200 millions d’euros en 2018. Il faut ajouter à ces chiffres les dépenses pour l’accueil des demandeurs d’asile, qui ont plus que doublé entre 2014 et 2016, pour atteindre 524 millions d’euros (13).

Plus globalement, le taux d’emploi des immigrés non issus de l’Union européenne est inférieur de 20 % à celui des natifs (14). Cause ou conséquence de ce phénomène, 70 % des bénéficiaires des prestations d’assistance sociale sont d’origine non belge selon un universitaire belge, Bea Cantillon (15).

« La Belgique finira arabe »

Cette prédiction n’émane pas d’un dangereux complotiste. Elle a été formulée par une journaliste Fawzia Zouari, dans les pages du journal « Jeune Afrique » pour résumer « l’islamisation des esprits », en particulier parmi une partie de la jeune génération de culture musulmane (16). Si la population musulmane est minoritaire, son importance devient en effet croissante et surtout plus visible. L’islamisation se manifeste de plusieurs façons : dans les croyances, les convictions, les comportements, la pratique religieuse et la vie politique.

Lire la suiteGrand Remplacement en Europe. La Belgique en voie de submersion