Ian Johnson : "Une mosquée à Munich"

Ian Johnson : “Une mosquée à Munich”

29/11/2011 – 16h30
PARIS (NOVOpress) –
Ce livre pourrait faire un très bon roman d’espionnage, tant les personnages décrits au fil des pages sont pittoresques, mais l’intérêt principal du livre n’est pas là : il réside dans l’historique de la mosquée de Munich qui est le produit de trois groupes :
« Les premiers, des doctrinaires nazis comptaient utiliser l’Islam en tant qu’arme politique pendant la Seconde Guerre mondiale.
Leur stratégie survécut au déclenchement de la guerre froide. D’autres pour la plupart au service de la CIA s’inspirèrent de l’exemple nazi, convaincus que l’Islam les aiderait à vaincre le communisme.
Les derniers, des musulmans radicaux virent en la mosquée un moyen de s’implanter en Occident. »
( Page 20)

1° Cette mosquée n’est pas un simple lieu de prière destiné aux travailleurs turcs, elle a une histoire bien plus complexe.
Si elle fût inaugurée en août 1973, le projet de sa construction remonte aux années trente. Il fut élaboré par Gerhard von Mende, un Allemand de Lettonie ayant rejoint les SA en 1933 et prônant l’instrumentalisation des musulmans d’Union soviétique .
Ces hommes issus des minorités du Caucase, peu enflammés par la cause russe, démoralisés par leurs conditions de vie, désertèrent et se rendirent aux Allemands.Des dizaines de milliers furent enrôlés dans l’armée du Reich comme combattants avec l’appui du Grand Mufti : Amin al Hussein.

2° La construction débuta vers 1950, alors que les USA s’intéressaient à l’Islam dans le cadre de la guerre froide ; « Comment utiliser au mieux ces immigrés soviétiques qui se faisaient le plus souvent passer pour des Turcs afin de ne pas être renvoyés sous le joug stalinien et exécutés ? Comment les exploiter pour affaiblir l’URSS ?
Les anciens collaborateurs de Gerhardt Von Mende furent alors recherchés puis recrutés par les services de renseignements américains.
Radio liberté, au sein de laquelle plus de 70% des employés de la station avaient servi la cause nazie, était une couverture de la CIA et avait pour but de diffuser la propagande.
Il fallait encore pour contrôler le centre islamique un chef charismatique. Les Américains misèrent sur un certain Saïd Ramadan (père de Tariq Ramadan) venu préparer à Cologne une thèse de doctorat sur le droit islamique. Il fut chargé de récolter des fonds. Mais il était contesté au sein de la communauté et ne rapportait pas beaucoup d’argent, trop occupé à se rendre aux quatre coins du monde pour fomenter la révolution. Comme il méprisait les réfugiés soviétiques auxquels il reprochait leur méconnaissance de l’Islam et leur penchant pour l’alcool, il rassembla sous sa bannière les étudiants musulmans plus jeunes et plus fermes quant à la religion.
Gerhard von Mende fut mis à l’écart. C’est ainsi qu’au détriment des autres courants, les frères musulmans « se rendirent maîtres de la mosquée de Munich que leur avaient servie sur un plateau les services de renseignements américains » (p 245)

3° Dès les années 70, cette mosquée se transforma en noyau dur de l’Islam se préoccupant prioritairement de son expansion à travers le monde. Elle se soucia peu des immigrés turcs, mais tissa des liens avec des terroristes : l’un d’eux, un certain Mahmoud Abouhalimab, fut jugé coupable d’une tentative d’attentat contre le World Trade Center en 1993. Puis elle fut un centre de recrutement de jeunes combattants en Bosnie.
Malgré les attentats du 11 septembre, Hussein Obama et son équipe n’ont pas renoncé à se rapprocher de Frères musulmans, ne les considérant pas comme les pires extrémistes. Déjà, « La CIA résolut à partir de 2005 de soutenir les Frères musulmans en renouant ainsi avec sa politique des années 50 » envisageant de leur voir jouer un rôle dans l’avenir politique de l’Europe !…

En dépit d’une certaine confusion relative à des querelles de minarets, l’ouvrage de Ian Johnson présente l’intérêt de mettre en lumière
– d’une part, les divisions entre musulmans (Soviétiques et partisans de Saïd Ramadan, Turcs et Arabes),
– D’autre part l’ « islamophilie » des Allemands puis celle surtout des Américains dont nous n’avons pas fini de subir les dommages .
Malgré l’utilisation d’archives citées en dernières pages, la faiblesse du livre consiste à faire une trop large part à la narration de témoins. C’est davantage une enquête de journaliste fidèle à la tradition orale qu’une recherche d’historien, mais c’est à nous de faire un travail de recoupement et de rechercher la confirmation de certains faits à travers d’autres auteurs tels Stefano Fabéi et Alexandre del Valle .

Ian Johnson est journaliste, lauréat du prix Pulitzer.

Isabelle Laraque, pour Novopress France

[box class=”info”]Crédit photo : mosquée de Munich/DR[/box]

Kemi Seba l’africain clash Stéphane Durbec du Front National

Kemi Seba l’africain clash Stéphane Durbec du Front National [audio]

27/11/2011 – 08h30
MARSEILLE (NOVOpress) —
Lors de l’émission hebdomadaire “Afro Insolent”, retransmise en direct d’Afrique, Kemi Seba est revenu le 24/11/11 sur le différend qui l’oppose à Stéphane Durbec, responsable d’origine africaine du Front National en PACA.

L’occasion pour lui de rappeler les racines africaines de Stéphane Durbec et de manifester son incompréhension devant le fait qu’un africain puisse défendre la France plutôt que l’Afrique.

L’occasion également de dénoncer les dérives d’un système mondial qui provoque ces “chocs culturels” et qui fait que des individus peuvent défendre une civilisation qui n’est pas la leur.

Brandebourg : des villages entiers vont disparaître

Brandebourg : des villages entiers vont disparaître

26/11/2011 – 08h30
BERLIN (NOVOpress) –
La crise démographique dramatique qui touche l’Allemagne est plus sensible dans les zones rurales que dans les grands centres.

Le Land de Brandebourg (ex RDA) constitue un parfait cas d’école de cette situation. La très dynamique zone de Berlin, en constante expansion, y côtoie des régions rurales qui dépérissent comme le canton Elbe-Elster (à l’est de Wittenberg et au sud de Berlin) qui connaît un nombre record d’octogénaires et déjà une baisse de 6% de la population.

C’est un cercle vicieux : quand il y a de moins en moins d’actifs pour une population âgée en constante augmentation, l’activité et le niveau de vie baissent, ce qui entraîne en retour le départ des actifs encore restés sur place. « Ce qui est particulier en Allemagne n’est pas seulement que des villages perdent des habitants qui déménagent, mais surtout qu’il n’y a pratiquement plus d’enfants ».

Tout cela entraîne des problèmes d’approvisionnement et de logistique, un surcoût des réseaux d’eau et d’électricité, ainsi que des services sociaux. Des cas similaires ont d’ailleurs été étudiés en Thuringe, mais aussi en Hesse, où il y a déjà des villages de moins de cent habitants, et dont certains ont perdu un cinquième de leur population les cinq ou six dernières années ! Mais la situation est particulièrement alarmante à l’Est, où l’on a observé après la chute du mur en 1989 une baisse telle de la natalité, que la génération suivante en a été divisée par deux.

Le gouvernement du Land doit prochainement se pencher sur ce problème qui reste encore généralement tabou pour le monde politique, car évidemment peu porteur au niveau électoral. Évoquer l’inévitable disparition de villages entiers fait partie de l’impensable, dans une Allemagne certes fortement urbanisée, mais où tout ce qui touche à la vie rurale fait partie de l’identité culturelle.

Le démographe Steffen Kröhnert esquisse plusieurs pistes de réflexion pour tenter de gérer ce problème:

– Il reste très hypothétique de vouloir inciter les personnes âgées à déménager, d’autant que leurs biens sont devenus invendables en des lieux dévalorisés par la présence de maisons en ruine, quelquefois jusqu’aux centre des villages. La télé-médecine et les services en lignes ne remplaceront pas non plus l’indispensable présence humaine. Une des solutions envisageables pourrait être de créer des postes d’infirmières ou de soignants communaux, pour soulager les rares médecins et leur permettre de se consacrer aux cas urgents.

– Le démographe souligne aussi la nécessité de pouvoir obtenir plus d’autonomie pour les régions et les communes. Le pays souffre d’une pléthore de programmes de développement divers, mais qui ont pour point commun de tous venir d’en haut : Europe, gouvernement fédéral, Land. Mais les communes rurales ont peu de moyens financiers et surtout besoin de motivation, pas de buts prédéfinis, et les citoyens accepteraient mieux des décisions non imposées de l’extérieur. Toutefois, ces marges de manœuvre financières autorisant une plus grande liberté d’action devront d’abord être créées.

– Enfin, il y a certes des lieux où la situation pourrait se stabiliser, voire s’inverser, et où de nouvelles activités pourraient s’implanter, par exemple autour de la bio-énergie ou du tourisme. Mais la disparition de nombreux villages semble aujourd’hui inévitable.

[box class=”info”] Données tirées de Berliner Zeitung (en allemand). [/box]

Crédit de l’image : carte Google.

Turin : une étudiante turque exige une salle de prière à l’Université

Turin : une étudiante turque exige une salle de prière à l’Université

24/11/2011 – 18h30
TURIN (NOVOpress) – « L’islamiste turque demande une mosquée à l’Université » : c’est le titre-choc du site d’information Libero-news, accompagné d’une photo de femme en burqa. Et Libero-news d’ajouter : «Non, nous ne parlons pas de l’université du Caire mais de celle de Turin ».

Quel que soit le résultat de sa démarche, Melek aura en tout cas réussi à faire parler d’elle. Melek est une jeune étudiante turque, qui doit commencer ses cours à la Faculté des sciences de l’université de Turin à partir de décembre. Elle a écrit au secrétariat pour demander qu’une salle soit mise à sa disposition pour effectuer ses prières musulmanes quotidiennes. Sa demande a été transmise à la présidence de l’Université, qui a répondu qu’elle devait en discuter avant de prendre une décision : « Nous n’avons évidemment aucun préjugé mais il est juste de poser la question en lui attribuant l’importance qui convient, sans la réduire à une simple question de place ».

Les associations musulmanes italiennes ont apporté leur soutien à Melek. Les étudiants musulmans déjà présents à l’université de Turin ont détaillé les difficultés qu’ils trouvaient à remplir sur place leurs obligations coraniques. Khaled Elsadat, originaire du Caire, en Italie depuis quatre ans, vice-responsable des Jeunes musulmans d’Italie, raconte que ses amis et lui ont calculé l’emplacement de La Mecque avec la boussole de leur iPhone, puis trouvé un emplacement sous un escalier pour stocker une trentaine de tapis de prière. Dalia Elbrashy, porte-parole des Jeunes musulmans d’Italie, fait pour sa part ses prières à la bibliothèque, en choisissant un coin où personne ne passe : « Mais faire les ablutions prescrites avant la prière est un problème dans les toilettes communes ». L’année dernière, un groupe d’étudiants musulmans avait déjà écrit à l’Université pour demander un espace de prière, mais sans résultat, « en partie probablement à cause de leur italien hésitant ».

Dans le contexte italien actuel, alors que le lobby immigrationniste presse le nouveau gouvernement d’imposer le multiculturalisme à marche forcée, la demande de Melek a suscité de vives réactions politiques. Pour la vice-présidente du Popolo della Libertà (centre droit) au Conseil régional du Piémont, Augusta Montaruli, la demande de l’étudiante « est une provocation qui doit être renvoyée à l’expéditeur ». « Pendant des années , ajoute Augusta Montaruli,  le mouvement des étudiants de droite a demandé que, à l’intérieur de l’Université, il puisse y avoir un lieu de prière pour tous les catholiques pratiquants. On nous a toujours refusé tout net au nom de la laïcité de l’institution. Cette même laïcité doit valoir à plus forte raison pour les musulmans, qui diposent de plusieurs lieux pour se réunir et prier dans la ville, y compris à proximité de l’Université ».

Pour le président du groupe régional de la Ligue du Nord, Mario Carossa , « cette demande des musulmans pour la religion et la création de lieux de prière partout où ils se trouvent, est une véritable obsession ». Rappelant lui aussi que l’université de Turin ne disposait d’aucune chapelle pour les étudiants catholiques, Carossa a ajouté : « Si cette étudiante turque s’intéresse tellement à notre université, je l’invite à penser à l’étude et non aux moyens de transformer la maison de la science, qui par définition est laïque, en énième lieu de prière ».

[box class=”info”]Crédit photo : copie d’écran du site Libero-news[/box]

Jean-Paul Garraud : Le « mariage » homosexuel est une « provocation catégorielle »

Jean-Paul Garraud : Le « mariage » homosexuel est une « provocation catégorielle »

24/11/2011 – 08h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) — Dans un communiqué de presse intitulé « Le mariage homosexuel : c’est Non ! », 18 députés UMP, dont celui de Gironde, Jean-Paul Garraud, rappellent que « les 6 secrétaires nationaux de l’UMP qui ont réclamé hier que le mariage homosexuel soit inscrit dans le programme de l’UMP pour 2012 n’engagent qu’eux-mêmes ».

« Alors que la majorité présidentielle a rejeté une proposition de loi socialiste sur le mariage homosexuel en juin dernier, que des responsables de l’UMP se positionnent à l’encontre de leur majorité est inadmissible », poursuivent-ils, affirmant que le « mariage » entre personnes de même sexe est une « provocation catégorielle qu’il n’y a pas lieu de satisfaire ».

En effet, dans une tribune libre publiée sur le site de l’Express, plusieurs secrétaires nationaux de l’UMP affirment : « nous sommes favorables à l’ouverture du mariage à tous les couples, quels que soient leurs sexes (…) La France de l’après-crise ne ressemblera pas à celle que nous quitterons. Bousculée, elle devra poser de nouveaux repères, des bases solides pour construire un avenir plus harmonieux (…)nous souhaitons donc voir cette proposition figurer dans le programme de l’UMP et portée par notre candidat l’an prochain devant les Français ».

Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé a réagi hier à cette initiative. Cette demande « sera évoquée dans le cadre de la campagne électorale comme un élément de débat du projet », jugeant l’appel à la légalisation « parfaitement respectable ».

Le débat risque donc de faire rage. Dans une interview à Nouvelles de France, le député Jean-Marc Nesme menace : « Si Nicolas Sarkozy fait ce choix, il perdra plusieurs centaines de milliers de voix. Une partie des parlementaires et des adhérents quitteraient l’UMP ».

Nantes : les femmes de Lies Hebbadj mettent (encore) les voiles

Nantes : les femmes de Lies Hebbadj mettent (encore) les voiles

23/11/2011 – 13h40
NANTES (NOVOpress Breizh) – 140 euros : c’est l’amende que devront régler chacune des trois femmes qui ont été condamnées lundi dernier par le tribunal de police de Nantes pour « dissimulation de leur visage sur la voie publique au moyen d’un niqab ».

Parmi elles, l’épouse et l’une des concubines de Lies Hebbadj – cet épicier qui avait défrayé la chronique l’an passé – avaient fait l’objet d’un constat d’infraction devant l’école publique où elles emmenaient leurs enfants, le 6 octobre dernier. Depuis la loi votée le 11 octobre 2010 dissimuler son visage dans l’espace public, que ce soit avec un voile, une cagoule ou un masque, est en effet passible de 150 euros d’amende et d’un stage de citoyenneté.

Lies Hebbadj était arrivé au tribunal lundi matin avec les deux  femmes de son harem revêtues du niqab. Ces dernières n’ayant pas accepté de dévoiler leur visage à l’entrée du tribunal, elles n’ont pas eu l’autorisation d’y entrer et un nouveau constat d’infraction a été dressé. Les deux femmes sont restées devant le tribunal avec une poignée de manifestants qui s’en sont pris à la « laïcité » (sic). Le procureur de la République a assuré qu’elles seraient à nouveau poursuivies.

Dans un communiqué publié le même jour, le parquet de Nantes a requis le renvoi de Lies Hebbadj, de son épouse et de trois de ses compagnes devant le tribunal correctionnel, notamment pour diverses fraudes aux aides sociales, dont le montant avoisinerait les 100.000 euros. Lies Hebbadj est également mis en examen pour « viols aggravés » sur la personne d’une ex-compagne, pour travail clandestin et fourniture de travail à un étranger en situation irrégulière.

[box class=”info”]Crédit photo : DR.[/box]

Meurtre d’Agnès : l’établissement accusé de « laxisme »

Meurtre d’Agnès : l’établissement accusé de « laxisme »

21/11/2011 – 21h45
CHAMBON-SUR-LIGNON (NOVOpress) –
Les parents d’Agnès, la jeune fille qui aurait été massacrée (selon le parquet, le meurtre a été « extrêmement violent et brutal ») par un de ses camarades du collège-lycée Cévenol de Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) la semaine dernière, accusent l’établissement scolaire de négligence. Selon le père de la victime, la direction était « au courant » du passé du suspect, déjà condamné en août 2010 pour une autre agression sexuelle dans le Gard.

Sur place, les langues des délient. Une mère de famille interrogée par Europe 1 ,  dont le fils a été roué de coups, déplore qu’il « n’y a aucune autorité dans cet établissement » et stigmatise le « trop grand laxisme de la part de cet établissement ».

En effet, « l’ouverture et la tolérance affichées se retrouvent dans le fonctionnement de l’établissement qui dit accueillir plus de trente nationalités différentes », relate Europe 1. L’établissement privé très select, d’inspiration protestante, met en avant sur son site internet les valeurs d’« humanisme », de « tolérance » et de… « non-violence ». Une philosophie d’enseignement qui ne semble pas du tout adaptée au profil de délinquant sexuel de l’agresseur, pensionnaire au collège.

Incendies dans un quartier « sensible » de Nantes après la condamnation de Sabri Benrekta

Incendies dans un quartier « sensible » de Nantes après la condamnation de Sabri Benrekta

21/11/2011 – 15h30 NANTES
(NOVOpress Breizh) – Alors que la cour d’assise de Loire-Atlantique venait de condamner Sabri Benrekta dans l’affaire de l’assassinat de Toko Botowamungu, le quartier « sensible » des Dervallières, à Nantes, a connu jeudi dernier une nuit ponctuée de plusieurs incendies d’origine criminelle.

Selon des sources proches de l’enquête, jeudi soir vers 21 heures la Maison de l’emploi, place des Dervallières, a été incendiée par un individu qui a lancé un cocktail Molotov au rez-de-chaussée de l’immeuble après avoir brisé une fenêtre. La Caisse d’allocations familiales située au 1er étage a également été atteinte par les flammes. Peu de temps après, toujours dans le quartier, une voiture a été incendiée. Deux « jeunes » ont finalement été arrêtés par des policiers alors qu’ils mettaient le feu à des poubelles. Si aucune revendication n’a été enregistrée, cette affaire est intervenue alors que venait de prendre fin le procès de Sabri Benrekta, poursuivi après l’assassinat, dans ce même quartier des Dervallières, de Toko Botowamungu, le 4 septembre 2008.

Ce jour là, ce dernier, âgé de 21 ans, originaire de Kinshasa (Congo), avait été tué en plein jour par quatre balles de gros calibre. Peu de temps avant une violente querelle l’avait opposé à Sabri et à Mohamed Benrekta, deux frères originaires d’Algérie. Selon le représentant du parquet « Toko venait demander des comptes à Mohamed à propos de son trafic de stupéfiants ». Une bagarre éclata alors entre les trois hommes et Sabri Benrekta se retrouva genou à terre. Une humiliation qui allait coûter la vie au jeune Botowamungu.

Après être passés chez eux pour prendre des armes les frères Benrekta allaient en effet entamer une course folle en voiture à la poursuite de Toko Botowamungu. Son véhicule immobilisé suite à une collision, ce dernier tentera bien de s’enfuir à pied. Peine perdue.

Cet assassinat avait entraîné dans le quartier un début d’affrontement communautaire entre jeunes originaires d’Afrique noire et d’autres, originaires d’Algérie. Seule l’intervention du père de la victime, Kalomé Botowamungu, avait permis d’éviter le pire.

Sabri Benrekta, a été condamné jeudi dernier par la cour d’assise à 20 ans de réclusion pour assassinat – l’avocat général avait requis une peine de 30 ans. Son frère Mohamed, qui s’est enfui dans son pays natal après les faits, devrait être jugé le mois prochain en Algérie, ce pays n’extradant pas ses ressortissants.

Les Dervallières à Nantes : un quartier très "sensible"

Jean-Marc Ayrault s’est rendu dès vendredi dans le quartier en compagnie de son adjoint, Ali Rebouh, s’empressant de « mettre en garde contre tout lien avec le procès Toko » car selon lui « rien n’est établi à cette heure, il est trop facile de chercher des réponses simplistes». Il est vrai que les incendies sont fréquents dans ce quartier – en juillet un gymnase municipal avait été détruit – sans que les causes en soient élucidées ni les auteurs arrêtés.

Le conseiller spécial de François Hollande – qui excelle dans l’art à apporter des réponses complexes aux problèmes des quartiers dits « sensibles » – n’a pas manqué d’affirmer qu’il condamnait « avec la plus grande fermeté ce type d’actes » qu’il juge « absurdes », sans omettre de préciser qu’il attendait « que tout soit fait pour retrouver les responsables de ces actes. »

Crédit photo : NathanWert Licence CC.

39 nouvelles drogues sont apparues sur le marché européen

39 nouvelles drogues sont apparues sur le marché européen

20/11/2011 – 08h30
LISBONNE (NOVOpress) – L’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OETD) a publié sont rapport annuel ce mardi 15 novembre.

Selon l’OETD (dont le siège est à Lisbonne) la consommation de drogues reste relativement stable en Europe. l’Observatoire estime en revanche que la consommation de cocaïne pourrait « avoir atteint un sommet », celle du cannabis « céder du terrain chez les jeunes » tandis que celle des drogues de synthèse telles l’ecstasy et les amphétamines est « globalement stable ou en recul ».

Sur le front des nouvelles drogues, 39 nouvelles substances ont été repérées depuis le début de l’année après 41 substances nouvelles notifiées à l’OEDT et à Europol en 2010. Ainsi, plus de 150 substances sont désormais surveillées par le système européen d’alerte précoce (EWS).
« L’émergence rapide de nouvelles substances psychoactives non contrôlées -souvent vendues sous l’appellation « euphorisants légaux » constitue un défi croissant tant en Europe qu’à l’échelle internationale », indique l’OEDT.

Crédit photo : Anonymous via Wikipedia, domaine public.

Pôle emploi : sur le départ, Christian Charpy signe la « Charte de la diversité »

[Exclusif] Pôle emploi : sur le départ, Christian Charpy signe la « Charte de la diversité »

19/11/2011 – 16h15
PARIS (NOVOpress Breizh) – Sur le départ – il quitte ses fonctions le 19 décembre prochain – Christian Charpy, le patron de Pôle emploi s’est empressé de signer, pour le compte de l’établissement public, la « Charte de la diversité ». La nouvelle a aussitôt été communiquée par courriel à tous les employés de Pôle emploi. NOVOpress Breizh publie, en exclusivité, ce document.

[box class=”info”] De : CHARPY Christian (Directeur Général)

Envoyé : jeudi 17 novembre 2011 09:34

Objet : Signature de la Charte de la Diversité

Importance : Haute !!!

Madame, Monsieur,

La Charte de la diversité a été signée par Pôle Emploi. Elle a pour objet de témoigner de notre engagement en faveur de la diversité.

En vertu de cette Charte, Pôle emploi s’engage à :

– Sensibiliser et former les dirigeants et collaborateurs impliqués dans le recrutement, la formation et la gestion des carrières aux enjeux de la non-discrimination et de la diversité.

– Respecter et promouvoir l’application du principe de non-discrimination sous toutes ses formes et dans toutes les étapes de gestion des ressources humaines que sont notamment l’embauche, la formation, l’avancement ou la promotion professionnelle des collaborateurs.

– Chercher à refléter la diversité de la société française et notamment sa diversité culturelle et ethnique dans notre effectif, aux différents niveaux de qualification.

– Communiquer auprès de l’ensemble des collaborateurs notre engagement en faveur de la non-discrimination et de la diversité, et informer sur les résultats pratiques de cet engagement.

– Faire de l’élaboration et de la mise en œuvre de la politique de diversité un objet de dialogue avec les représentants des personnels.

– Inclure dans le rapport annuel un chapitre descriptif de notre engagement de non-discrimination et de diversité : les actions mises en œuvre, les pratiques et les résultats.

Cordialement,

Christian Charpy [/box]

 

Dans le cadre du Grand remplacement

Christian Charpy : la "diversité" à tout prix

Partant du postulat que « à compétences et expériences identiques, un homme aux nom et prénom de souche française, blanc de peau et dont l’apparence physique ne présente pas de traits particulièrement disgracieux, a davantage de chance d’être convoqué à un entretien d’embauche », la Charte de la diversité – lancée fin 2004 par Claude Bébéar et Yazid Sabeg – exprime, selon ses auteurs « la volonté d’agir des entreprises pour mieux refléter, dans leurs effectifs, la diversité de la population française. »
Autrement dit de promouvoir, au sein des entreprises, la substitution de la population de souche par celles issues de l’immigration extra-européenne, dans le cadre de ce que Renaud Camus a appelé « le Grand Remplacement ». A ce jour 3.382 entreprises auraient signé la Charte.

Directeur général de Pôle emploi depuis sa création en 2008, Christian Charpy quittera ses fonctions le 19 décembre prochain, Xavier Bertrand n’ayant pas souhaité renouveler son mandat. Début 2009, le Canard enchaîné avait révélé que Charpy avait bénéficié d’une augmentation de salaire de 20%, soit 275.000 Euros bruts par an.

De nombreux rapports ont mis en évidence la gestion calamiteuse de Pôle emploi, incapable de faire face aux problèmes liés à la montée du chômage. Christian Charpy sera remplacé par Jean Bassères, 51 ans, énarque, actuellement chef du service de l’Inspection générale des finances. Entre 1990 et 1992 le futur patron de Pôle emploi a travaillé auprès de différents ministres socialistes . La promotion de la « diversité » ne devrait pas être remise en cause.

Lampedusa : dans l’immigration, c’est la crise

Lampedusa : dans l’immigration bizness, c’est la crise

18/11/11 – 16h00
LAMPEDUSA (NOVOpress) –
L’immigration, il ne faut jamais l’oublier, est une industrie. D’un bout à l’autre de la filière, depuis les passeurs qui chargent les clandestins sur des bateaux jusqu’aux capitalistes voyous qui les exploitent, elle génère gros et petits profits. Au milieu, souvent parées de bons sentiments antiracistes, on trouve les associations qui gèrent les centres d’accueil. Elles aussi ont leurs dirigeants, leurs cadres, et leurs précaires exploités, pauvres Italiens de souche à qui leur gouvernement offre pour tout avenir, sur leur propre terre, de devenir « agents d’aide aux réfugiés » ou interprètes pour Nigérians.

Jusqu’à septembre, une des plus florissantes de ces associations, et pour cause, était la coopérative « Lampedusa accueil », en charge des deux centres pour immigrés de l’île : le principal, à Contrada Imbriacola, et un centre pour mineurs, Loran, installé dans une ancienne base de l’OTAN. « Lampedusa accueil » facturant au ministère de l’Intérieur italien 33,42 euros par clandestin et par jour, on comprend qu’elle ait brassé des millions d’euros. En neuf mois, de janvier à septembre 2011, elle avait dépensé 450.000 euros rien qu’en cigarettes. À raison de trois repas par jour pour les clandestins, elle en avait servi 650.000, pour la plupart préparés sur place. Cet été, au plus fort de l’invasion, elle se vantait de donner du travail à 130 personnes.

Las, les affaires ont brutalement pris fin en septembre, quand les Tunisiens, ayant mis le feu (photo en Une) au centre de Contrada Imbriacola et semé partout la dévastation, ont dû être évacués vers la Sicile et que Lampedusa a été officiellement déclarée « port non sûr » pour les opérations de secours aux clandestins . « Lampedusa accueil » n’a plus personne à accueillir.

La coopérative a donc licencié presque tout son personnel et, pour faire bonne mesure, sans lui payer ses derniers mois de travail – l’argent coulait à flots pour les clandestins mais il n’y en a pas pour les Lampedusains. En octobre, les anciens employés ont donc occupé pacifiquement le centre d’accueil – ou ce qu’il en reste après l’incendie. La préfecture d’Agrigente a alors versé plus d’un million d’euros à « Lampedusa accueil » qui, grâce à cette subvention publique, a payé les salaires de juillet et d’août. Mais plus de 50 personnes attendent encore leur salaire de septembre et leur indemnité de licenciement. D’autres employés se retrouveront au chômage d’ici décembre.

Deux camionnettes de la coopérative, qui servaient à transporter les clandestins depuis leur point de débarquement jusqu’à l’intérieur du centre d’accueil, ont été incendiées ces derniers jours. Le PDG, Cono Galipò, s’est dit inquiet. « Il y a certainement », a-t-il reconnu, « une grande tension sur l’île, entre autres du fait d’un contentieux entre la société et le personnel qui travaillait à l’intérieur du centre ».

En septembre, après les émeutes des immigrés, des Lampedusains en colère avaient déjà brûlé la voiture de Cono Galipò. Le PDG s’était alors dit stupéfait : « Nous avons toujours eu un très bon rapport avec la population de Lampedusa et on nous a toujours reconnu un rôle très important, puisque nous avons réussi à être au côté des habitants de l’île même dans les moments les plus difficiles ». Les habitants de l’île sont manifestement d’un autre avis.

6 500 euros d’entretien par an le camp vide pour les gitans !

6 500 euros d’entretien par an le camp vide pour les gitans !

18/11/2011 – 14h00
FOIX (NOVOpress) –
La loi Besson du 5 juillet 2000 impose à chaque commune de plus de 5 000 habitants d’aménager à ses frais une aire d’accueil pour les gens du voyage. Cette règle est souvent agitée par les autorités et les associations pro nomades comme un moyen d’éviter les nombreuses invasions illégales de gitans.

Sur le terrain, la réalité s’avère différente. Nouvel exemple après d’autres, à Foix dans l’Ariège où une aire vaste et confortable n’est quasiment pas utilisée par les gens du voyage. Le site Ariège news révèle pourtant que ces infrastructures ont coûté en frais d’entretien plus de 2 500 euros en 2009 et 6 500 euros en 2010 ! Pourtant, le Conseil général envisage maintenant de construire une aire de grand passage. En cette période de grande crise économique, les Français apprécieront-ils de telles largesses ?

Les produits locaux plébiscités par les Français

Les produits locaux plébiscités par les Français

18/11/2011 – 09h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) —
Selon une étude près de 50% des Français achètent ou consomment régulièrement des produits alimentaires fabriqués localement. Face aux dérives de l’industrie agro-alimentaire qui selon Axel Khan Axel Khan « crée un monde d’obèses et de victimes d’athérosclérose qui, avec leurs pathologies, viennent alimenter l’industrie du médicament », les Français prônent la consommation de produits locaux.

Ainsi, pour 45% des sondés, consommer local permet la préservation du goût des produits, la création d’emplois dans la région d’appartenance pour 42%, la sécurité alimentaire pour 38% des personnes interrogées, ou encore la sauvegarde d’un patrimoine régional pour 33% des sondés. Bien que plus chers pour certaines gammes de produit, les Français préfèrent mettre le prix pour bien se nourrir.

L’achat local est également une aubaine pour les commerçants indépendants puisque 55% des Français estiment que l’offre de produits locaux est plus importante que chez un commerçant franchisé. Le locavorisme constitue donc une alternative identitaire permettant aux gens de se démarquer un peu plus de la moyenne et de la grande distribution.

[box class=info]Dépêche publiée en partenariat avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie.[/box]
Crédits photo : Michael Cannon via Flickr (cc)

Un cimetière et une église profanée

Un cimetière et une église profanés

17/11/2011 – 15h30
PARIS (NOVOpress) –
Des faits dont personne ne parle : l’église Sainte Claire (photo) de Vauréal dans le Val d’Oise et le cimetière de Sussargues dans l’Hérault ont chacun connu des dégradations. Dans l’église le cierge pascal et les fonts baptismaux ont été détruits et l’extérieur de l’édifice a été tagué. Quant au cimetière des croix ont été renversées et posées devant les tombes à l’envers.

Peut-être pas assez porteur médiatiquement, ces faits n’ont révolté personne, gageons que si une mosquée ou une synagogue avait subi le même sort, on en entendrait autrement parler. Rappelons que ce sont les édifices chrétiens qui sont les premières victimes du vandalisme en France. A titre d’exemple, en 2007, parmi les 144 cimetières vandalisés, 130 étaient chrétiens, 9 étaient consacrés aux musulmans et 5 aux juifs.

Crédit photo : Alvar Lavague, licence CC.

Un Noël pour les enfants serbes du Kosovo

Un Noël pour les enfants serbes du Kosovo

16/11/11 – 19h30
PARIS (NOVOpress) –
Dans quelques semaines, l’équipe de bénévoles de « Solidarité Kosovo » prendra la route du Kosovo et de la Métochie pour déposer des jouets dans les enclaves serbes meurtries par les assauts chroniques d’extrémistes albanais.

Pour la septième année consécutive, l’ONG française apportera des vêtements chauds, du matériel scolaire et des jouets pour réchauffer le cœur des enfants serbes le temps d’un Noël.

C’est dans un contexte particulièrement hostile que se déroulera le convoi d’aide en faveur des foyers serbes des enclaves.

Depuis la récente annonce de l’OTAN d’abandonner les postes de douanes du nord du Kosovo, à majorité serbe, entre les mains des Albanais, de graves tensions politiques ont été ravivées. Dans un climat proche de l’état de siège, les Serbes s’organisent en installant des barricades dans tout le nord du Kosovo pendant que le déploiement des soldats de l’OTAN continue de s’intensifier.

Les tensions embrasent même le sud du Kosovo où récemment un jeune serbe a été assassiné et deux autres ont été blessés par balle. Cela porte le nombre de chrétiens assassinés cet automne au Kosovo à trois… Ce sont les premières cibles de la recrudescence de violences qui ensanglantent le Kosovo et la Métochie.

En dépit des graves troubles qui agitent la région, l’association « Solidarité Kosovo » se rendra sur place dans quelques semaines, fidèles au peuple serbe et à l’Histoire commune de la France et de la Serbie.
Pour accomplir leur mission de Noël « Solidarité Kosovo » annonce l’ouverture de la campagne de dons « Noël 2011 » dans un récent communiqué que nous reproduisons partiellement ici :

 

« Une aide, aussi symbolique soit-elle, peut nous permettre d’acheter une peluche, des cahiers ou tout simplement de faire un plein d’essence pour poursuivre notre route jusqu’à l’extrême sud de la Serbie.

Vous pouvez continuer à aider les Serbes du Kosovo en envoyant vos dons (1) à:

* Solidarité Kosovo – BP 1777 – 38 220 Vizille (chèques à l’ordre de Solidarité Kosovo)

* Ou par Internet en cliquant  ici

(1) « Solidarité Kosovo » étant reconnu d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. A titre d’exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €. »

C’est la faute à Maurras

C’est la faute à Maurras

La énième affaire de plagiat de l’année n’a pas en soi grand intérêt. Que M. Jean-Michel Muglioni, professeur de philosophie en Khâgne au lycée Louis-le-Grand, ait retrouvé certains de ses articles dans un livre  écrit ou signé par Mme Ramatoulaye Yade, ancien secrétaire d’État de la République, voilà qui est désagréable pour M. Muglioni mais qui n’est pas un événement. Qui est encore assez simple pour croire que nos hommes politiques, vedettes de la télévision ou romanciers médiatiques publient des livres parce qu’ils ont quelque chose à dire ?

Ce qui est plus original, c’est que le plagiat porte entre autres sur une citation attribuée à Maurras, qui s’est donc retrouvée dans tous les journaux. « Selon Maurras », écrit Muglioni, « il faut être bourgeois pour apprécier Racine : attitude maurrassienne donc, celle qui consiste, sous couleur de liberté, à interdire l’accès à la littérature française à des enfants dont des ancêtres ne sont pas français ». Mme Yade ou son… collaborateur copient, en introduisant quand même prudemment un point d’interrogation : «N’est-ce pas Maurras qui disait qu’il faut être bourgeois pour apprécier Racine ? Il y a quelque chose de maurrassien dans cette attitude qui consiste à interdire l’accès à la littérature française à des enfants dont les ancêtres ne sont pas français ou bourgeois».

Pour tous ceux qui connaissent un tant soit peu Maurras (photo en Une), la citation est étonnante. Classique intransigeant, Maurras, conformément à toute une tradition critique française, n’a pas cessé d’exalter la littérature du XVIIe siècle pour son universalité, qui en fait le « patrimoine du genre humain » (on trouvera des références et des citations à foison dans l’article « Classicisme » du Dictionnaire politique et critique). « Il y a des œuvres qui s’adressent à tous les hommes cultivés de tout pays et de tout âge. Il y a des œuvres qui passent par dessus les différences des nations et des civilisations, allant tout droit à l’essentiel du cœur et de la raison humaine ». Maurras n’a pas craint d’appliquer à Racine le titre que Lamartine se donnait à lui-même (Racine est « concitoyen de tout homme qui pense »), pour mieux l’opposer à « Ibsen enfermé dans la petite enceinte d’une race et d’un temps », comme tout ce que Maurras appelait avec dédain le « romantisme germano-slavo-scandinave ». Cette identification résolue de la France seule à l’universel est peut-être du reste, pour des identitaires européens d’aujourd’hui, ce qui a le plus mal vieilli dans l’œuvre de Maurras. Rien de plus éloigné, en tout cas, de la citation produite par Muglioni-Yade.

Le seul texte qui, non pas ressemble à cette citation – il dit tout le contraire –, mais ait quelque rapport avec lui, est un passage de la préface de l’Avenir de l’Intelligence, en 1905. Déplorant la paresse intellectuelle du grand monde, de la vieille noblesse qui se désintéresse désormais des livres et des idées, Maurras se fait l’objection que « la culture passe de droite à gauche, et qu’un monde neuf s’est constitué ». Mais « les nouveaux promus sont aussi des nouveaux venus ». « Ces étrangers enrichis » peuvent connaître la littérature française pour l’avoir apprise à l’Université, ils ne peuvent la goûter vraiment : ils ne peuvent « sentir que dans Bérénice, [le vers d’Antiochus :] “lieux charmants où mon cœur vous avait adorée” est une façon de parler qui n’est point banale, mais simple, émouvante et très belle ».

Chacun peut, là encore, trouver datées ces affirmations, qui reflètent en partie le contexte du temps, au lendemain de l’affaire Dreyfus. Cet aspect-là mis à part, c’est une idée courante parmi les contemporains de Maurras que, si les passions décrites par Racine sont universelles, sa poésie ne peut être vraiment goûtée que des Français – et des Français qu’on dirait aujourd’hui de souche ou, au moins, de plusieurs générations. Paul Valéry écrit en 1924, dans Situation de Baudelaire : « La Fontaine paraît insipide aux étrangers. Racine leur est interdit. Ses harmonies sont trop subtiles, son dessin trop pur, son discours trop élégant et trop nuancé, pour n’être pas insensibles à ceux-là qui n’ont pas de notre langage une connaissance intime et originelle ». Mais il ne s’agit absolument pas d’être bourgeois ou fils de bourgeois : le seul patrimoine qu’il faille avoir reçu en héritage est la langue française.

Si Mme Yade peut ignorer ces choses, M. Muglioni devrait les connaître. Mais, ayant dénoncé avec une certaine justesse les ravages du pédagogisme, M. Muglioni a craint de passer pour réactionnaire : perspective évidemment terrifiante pour un « vice-président de la Société française de Philosophie ». Il a donc cherché le bouc émissaire universel, le coupable tout trouvé pour tous les crimes passés, présents et à venir, et il lui a mis sur le dos la décomposition du système scolaire. La source du mal, à en croire donc M. Muglioni, c’est que « les thèses d’une droite maurassienne, ennemie de l’école publique et de la République, sont devenues le fonds commun des discours sur l’école ». Mai 68 ? Inspiré par Maurras, c’est notoire. Les ministres de l’Éducation Nationale, de droite et de gauche, qui se sont succédé depuis quarante ans ? Nourris de la pensée de Maurras, c’est bien connu. Les permanents syndicaux, les formateurs des IUFM, les experts en pseudo-sciences de l’éducation ? Ils ont tous Maurras sur leurs tables de nuit, ils ne cessent de le lire et de le relire.

La prochaine fois que des petits lycéens des beaux quartiers qui, eux, pour le coup, sont des bourgeois, des bobos fils de bobos, se feront dépouiller et tabasser par des racailles de banlieue, ils pourront toujours chanter la nouvelle version, garantie politiquement correcte, de la chanson de Gavroche :

Ils m’ont piqué l’iPad,
C’est la faute à Bonald.
Ils ont niqué ma race,
C’est la faute à Maurras.

Flavien Blanchon,
pour Novopress France

Crédit photo : domaine public.

Violentes tensions entre prostituées au Bois de Boulogne

Violentes tensions entre prostituées au Bois de Boulogne

14/11/11 – 18h40
PARIS (NOVOpress)
— Sur fond de crise économique qui touche ce secteur comme tant d’autres, des tensions de plus en plus exacerbées se font sentir dans les allées du bois de Boulogne, haut lieu parisien du commerce sexuel.

La cause de ces tensions est l’arrivée massive de nouvelles prostituées venues principalement de Roumanie et de Bulgarie et qui font désormais concurrences aux « historiques » du lieu, essentiellement originaires d’Afrique et du Brésil.

Ces nouvelles prostituées immigrées sont plus jeunes et pratiquent des prix inférieurs à ceux proposés par les « anciennes » faisant ainsi pression à la baisse sur le marché. De plus, ces nouvelles venues sont encadrées par des réseaux criminels particulièrement bien organisés et puissants qui profitent de la disparition des frontières pour développer leur néo-esclavagisme.

Cette présence désormais massive de Roumaines et de Bulgares, parfois contraintes à la prostitution par leur propre famille, engendre de fréquentes altercations entre professionnelles du sexe, altercations pouvant aller jusqu’au passage à tabac ou au règlement de comptes à coups de tessons de bouteilles.

Christophe Caldwell “Une révolution sous nos yeux - comment l’islam va transformer la France et l’Europe”

Christophe Caldwell “Une révolution sous nos yeux – comment l’islam va transformer la France et l’Europe”

La traduction française de ce livre paraît enfin, préfacée par Michèle Tribalat.

« La situation épineuse de l’Europe tient à son déclin démographique, à son vieillissement et à l’implantation régulière d’une religion et d’une culture » (page 434) : l’Islam.

Si l’analyse de Christopher Caldwell présente l’avantage de resituer les problèmes de la France dans un cadre européen, son pronostic pour notre pays est pour le moins surprenant :

« La France aura des problèmes sociaux spectaculaires, mais ses traditions républicaines lui donnent la meilleure chance de pleinement assimiler les enfants et les petits-enfants d’immigrés. C’est le seul pays où un équivalent européen du rêve américain est probable ».(Page 400)

Comment peut-on à la fois déclarer qu’à coup sûr « l’Europe sortira changée de sa confrontation avec l’islam » (page 461) et se montrer si optimiste à l’égard de la  France ?

C’est là un paradoxe non négligeable de ce livre !

Selon Christopher Caldwell, si l’Europe doit affronter tant de difficultés avec ses immigrés,  cela est dû à la conjonction de plusieurs facteurs :

Nous subissons aujourd’hui cruellement les effets de la politique à court terme.de responsables politiques qui aux lendemains de la guerre, ont exagéré les besoins de main d’œuvre industrielle et de travailleurs immigrés.

Rue Myrha à Paris barrée à la circulation par des barrières mises en place par des musulmans pour leurs prières.

Rue Myrha à Paris barrée à la circulation par des barrières mises en place par des musulmans pour leurs prières.

« On a l’impression que la partie la plus sérieuse du débat a été éludée – la partie non économique. Les effets sociaux, spirituels, politiques de l’immigration sont considérables et durables alors que ses effets économiques sont faibles et transitoires  » (page 70)

À cela s’ajoutent le déclin démographique, le vieillissement de la population et enfin le vide spirituel de l’Europe, le fait qu’elle n’ait pas réussi à défendre une véritable identité.

« Une Europe unie n’aurait rien à craindre de l’islam, mais l’Europe n’est pas unie  »  (Page 456)

Revenons à la France. Christopher Caldwell recense ses récents traumatismes : émeutes, attentats et se demande comment elle réagit.

« La fermeté reste la partie la plus mémorable de l’agenda de Sarkozy » (Page 425)

Cela dit, il ajoute: « Sarkozy n’était pas enclin à revenir sur le statu quo de l’immigration. Il ne croyait pas que la France serait un pays meilleur sans la présence des musulmans  » (page 427)

C’est précisément ce que les Français peuvent lui reprocher !

1) En tant que ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a créé en 2003 le Conseil français du culte musulman afin de donner corps à un interlocuteur officiel censé représenter un islam modéré et républicain pour tout ce qui touche au culte. Or le CFCM a dépassé sa fonction religieuse pour assumer une fonction de plus en plus politique ; ses représentants ont joué les médiateurs dans les cités durant les émeutes des banlieues.

Plus grave : au sein du CFCM un rôle prééminent a été accordé à l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) fortement influencée par les frères musulmans. Bilan du CFCM : les constructions de mosquées ont bien avancé !

Christopher Caldwell précise que Nicolas Sarkozy a toujours voulu ménager l’Islam : concernant l’affaire du foulard à l’école, le ministre de l’Intérieur abrégea ses vacances pour rendre visite au recteur de la mosquée d’El-Azhar dans l’intention de lui demander sa caution en la matière !

Déjà en 2004, il faisait des attaques du 11 septembre « l’acte d’une secte, d’une mafia terroriste, d’un clan de mégalomanes qui s’est servi de la religion comme d’un prétexte ». Interprétation comparable à celle relative aux agressions à l’arme blanche dans le RER, toujours imputées par le politiquement correct à « l’action d’un déséquilibré »

En 2006, dans l’affaire des bagagistes de Roissy, il s ‘efforça de nier que l’islam eût le moindre rapport avec les soupçons pesant sur ces employés pourtant liés à des organisations radicales musulmanes.
(Page 374).

Où est la fermeté ?

2) Une fois Président, manifestement séduit par la réforme de Sciences Po qui depuis 2001 dispense des étudiants de ZEP (zones d ‘éducation prioritaire) de l’examen d’entrée, Nicolas Sarkozy n’a rien trouvé de mieux que d’instituer l’immigration choisie, comme s’il était possible de renoncer aussi facilement à l’immigration subie en raison du regroupement familial et de l’asile politique accordé aux « réfugiés ».

L’immigration choisie, c’est l’arbre qui cache la forêt. C’est une offense au mérite. Du coup, la France cumule deux types d’immigration et privilégie des immigrés qui prennent de bons jobs aux Français chez l’Oréal, comme chez Areva.

Est-ce conformément à l’immigration choisie que le nouveau Président de la République nomma à des postes de ministres, Rachida Dati et Fadela Amara ?

Réclamer la diversité à cor et à cri c’est encore l’influence américaine !

Christophe Caldwell – Une révolution sous nos yeux : Comment l’Islam va transformer la France et l’EuropeMalgré le bon diagnostic concernant l’Europe, nous sommes surpris  par cet étrange pronostic : les traditions républicaines de la France lui donneraient la meilleure chance de « pleinement assimiler les enfants et les petits-enfants d’immigrés … » !

Constat paradoxal puisque l’auteur constate que notre pays évolue vers une société multiethnique et multiculturelle. Encore une fois il semble se fier aveuglément aux propos de l’ancien ministre de l’Intérieur (2004) : « La République et la démocratie sont bien plus fortes qu’on ne l’imagine »

Soyons sérieux : Si l’Europe, dont la France, reçoit plus d’immigrants que n’en veulent ses électeurs, c’est bien le signe d’un dysfonctionnement de la démocratie !

Or les voix des musulmans pèseront de plus en plus dans les urnes.

La démographie galopante des masses ignorantes est la mort de la démocratie. On voit ce qui se passe aujourd’hui en Tunisie…

Pour que la démocratie française puisse réellement fonctionner, il faudrait d’abord  rétablir un enseignement de qualité alors que dans le classement international, nous sommes au 22e rang pour la lecture !

Comment les traditions républicaines de la France pourraient-elles perdurer après avoir été tellement bafouées ?

Christopher Caldwell se serait-il laissé aveugler par l’américanisme de Nicolas Sarkozy ?

C’est le maillon faible de ce livre.

Isabelle Laraque pour Novopress France

Christopher Caldwell est journaliste, diplômé de Harvard, spécialiste des affaires politiques européennes. Il est éditorialiste au Financial Times et rédacteur au New York Times Magazine.

– Christopher Caldwell – Une révolution sous nos yeux. Éditions du Toucan, 2011. 600 pages.