Marine Le Pen dénonce l'”amateurisme total” du gouvernement

19/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
La présidente du Rassemblement national est revenu ce mercredi 19 décembre sur le couac de Matignon à propos des mesures pour le pouvoir d’achat. Pour rappel, les Français ont été surpris en apprenant l’annulation d’annonces faites un mois plus tôt, avant que celles-ci ne soient finalement rétablies….

Marine Le Pen a ainsi commenté :

On va mettre beaucoup d’énergie à essayer de comprendre où on en est, parce que le moins que l’on puisse dire c’est que ce gouvernement d’experts et d’économistes qu’on nous avait vendu fait preuve d’un amateurisme absolument total.
On annonce des mesures et puis on les retire puis on annonce qu’elles sont rétablies et ce à peu près dans l’intégralité des domaines. Ils (les membres du gouvernement, ndlr) n’ont aucune vision globale parce qu’en réalité ils ne savent pas où ils vont. Ils réagissent à une actualité mais ils n’ont pas une idée précise de là où ils veulent mener le pays

Hausse pour les salariés au Smic, annulation de la hausse de la CSG, défiscalisation des heures supplémentaires, défiscalisation de la prime de fin d’année, annulation des taxes carburants… Les mesures annoncées par Emmanuel Macron coûteront 10 milliards d’euros. “C’est insuffisant”, estime Marine Le Pen.

Dix milliards d’euros, c’est la moitié du CICE, c’est la moitié des cadeaux monstrueux qu’on a faits aux grandes entreprises auxquelles on n’a même pas exigé en contrepartie qu’elles créent de l’emploi ou qu’elles en maintiennent.


Référendum citoyen : une guillotine électorale pour le système politico-médiatique

Le mouvement des Gilets jaunes est un mystère inquiétant pour les médias dominants et leurs affidés politiques. C’est évident, quand on suit les chaines d’infos en continu et leur couverture de ce mouvement. En fait, ces « sans culottes » en réseaux font peur aux sachants médiatiques autoproclamés. Ceux-ci comprennent tout de même que face à cette révolte, ils font partie des privilégiés et donc des cibles.
Les citoyens journalistes sont sur la liste des futures Lois des suspects. Ils sentent parfois comme un petit vent frais sur leur cou. La guillotine pourrait vite devenir électorale avec le référendum d’initiative populaire. Et pire que tout, disent-ils, ce serait une guillotine réactionnaire.

Ils ont mis du temps à dénoncer le danger.

On le voit dans les contradictions du traitement d’un mouvement insaisissable et imprévisible. Avec une irresponsabilité totale, les médias, qui ont besoin de chair fraîche pour doper l’audimat, ont multiplié au départ des témoignages ou des déclarations poussant à manifester et prédit le pire, jour après jour afin de faire exploser leur écoute de samedi en samedi. Et puis, face au risque de dérapages non politiquement corrects, ils ont joué la carte de l’apaisement. Cela a commencé avec des cris horrifiés devant un risque de chaos pouvant bouleverser tous les tabous et dogmes établis et imposés par la loi des députés.

La voila la grande peur : et si le peuple disait non aux lois d’élus n’étant plus représentatifs ? C’est pourquoi on diabolise les manifestants plus que les pillards venus des banlieues et on en fait des sortes de fachos le couteau entre les dents. Il est vrai que si le peuple est souverain, paraît-il, en démocratie, la populace est haïssable, même celle des grands ancêtres de 1789. Il y a toujours des tricoteuses. Le jeu de casse-pipe contre Macron, sorte de nouveau monarque surfait, haïssable et incompétent — ce qui est vrai – a donc cessé.

On est passé du « Vous allez monter à Paris pour tout casser, hein hein, vous allez bien y aller ? » à « Vous allez maintenant arrêter le mouvement, vous allez redevenir raisonnables. » Les médias ont pratiqué le Macron-bashing puis ont été saisis par la peur du vide. La nature a horreur du vide et ils se sont pris a fantasmer sur ce qui pourrait occuper ce vide, une France blanche et de beaufs. Le Gilet jaune, c’est pour les médias une sorte de « Dupont la Joie »

La France du système se raccroche a un espoir :

[…] Nous prîmes la ville ;
— Et le roi lui-même ! — Après quoi,
Maîtres du port, maîtres de l’île,
Ne sachant qu’en faire, ma foi,
D’une manière très-civile,
Nous rendîmes la ville au roi.*

Mais l’autre France ne l’entend pas encore de cette oreille. Elles ne veut pas rendre les ronds-points provinciaux au monarque parisien

Cette France de Patrice Sébastien et de Johnny, dont le couple élyséen encensait il y a un an le cercueil blanc, c’est la France qui vote mal. C’est pourquoi, grâce au système des médias et des sondages, on lui vole régulièrement son vote, c’est-à-dire sa souveraineté en démocratie. Cette souveraineté, les gilets jaunes veulent la récupérer. On leur a tellement vanté la démocratie qu’ils y croient…

Tout se concentre politiquement sur le RIC, référendum d’Initiative Citoyenne. C’est une démocratie directe qui fait peur aux oligarques démocrates qui se méfient du peuple quand ils ne le détestent pas.

Ils ont raison. En Croatie, abomination de la désolation aux yeux de l’idéologie médiatique, un référendum du même type a repoussé le mariage pour tous. Les Suisses votent régulièrement pour limiter l’immigration. Et si demain on votait dans notre pays sur la peine de mort, l’immigration, le sort à réserver aux islamistes, etc., c’est tout le système qui serait mis à mal par la démocratie directe.

Car notre système est une démocratie confisquée au peuple et celui-ci a finit par s’en rendre compte.

* C’est de Victor Hugo, dans La Légende des siècles, la Chanson des aventuriers de la mer, citée par Jean Lartéguy dans un de ses beaux livres sur nos soldats trahis de la guerre d’Algérie.

Pierre Boisghilbert

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le tribunal de Paris déboute les trois lycéens attaquant l’État pour contrôle au faciès

19/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Début 2017 Mamadou, Ilyas et Zakaria avaient assigné l’État et le ministre de l’Intérieur en justice suite à un contrôle de police gare du Nord qu’ils avaient estimé basé sur leur apparence.

Cette affaire avait été fortement médiatisée, comme souvent lorsque des forces de police sont soupçonnées de préjudices vis-à-vis de personnes issues de l’immigration. Pour autant, le tribunal de grande instance de Paris a tranché en déboutant les plaignants.

Ceux-ci revenaient d’une sortie scolaire avec leur classe de 18 élèves, tous d’origine étrangère, les juges ont donc estimé que le fait que toute la classe n’ait pas été contrôlée prouvait que les policiers n’avaient pas basé leurs choix sur des caractères discriminants.

L’avocat des trois plaignants, monsieur Slim Ben Achour, a dénoncé une situation scandaleuse, et ceux-ci ont déclaré vouloir faire appel.


Les policiers appellent à la grève

Après les Gilets jaunes, les Gyros bleus. Ils n’en peuvent plus, ils sont usés, fatigués d’être sur tous les fronts – Gilets jaunes, lycéens, racailles, casseurs… – et d’être sollicités depuis plusieurs semaines. Ils en ont ras le bol des milliers d’heures supplémentaires impayées, du manque de moyens, de l’usure du matériel, des locaux vétustes. Ils veulent autre chose que des poignées de main en remerciement de leurs bons et loyaux services. « Ils », ce sont les policiers.

Devant l’indifférence de l’exécutif et de leur hiérarchie, et alors que le vote à l’Assemblée nationale du budget 2019 prévoit une baisse de 62 millions d’euros d’investissement dans la police nationale, le syndicat Alliance Police nationale a appelé, lundi, à une journée de mobilisation mercredi 19 décembre. Une journée morte dans les commissariats, pour protester contre leur précarisation et l’usure des forces vives, mais aussi et surtout contre ce budget 2019 revu à la baisse, qui « engendrera une fois de plus une dégradation de nos conditions de travail » et qui doit être définitivement ratifié cette semaine.

« Ne sortir que sur appel »

« En attendant un retour immédiat sur “investissement” », le syndicat de police appelle donc à des mouvements de blocage dans tous les commissariats de France et à une journée « sans » : « Les policiers sont conviés à rester dans les services et à ne répondre qu’aux appels d’urgence. »

Par ailleurs, dans un communiqué, le syndicat Alliance demande aux députés de « ne pas voter ce budget en l’état » et réclame qu’un « budget type “plan Marshall” soit présenté par le gouvernement ». Et de préciser que « ce budget doit prendre en considération un plan de modernisation tant sur le plan immobilier que sur le plan équipement. Ce budget doit aussi prendre en compte l’engagement sans faille des forces de sécurité, non seulement ces dernières semaines mais depuis plusieurs années ».

Mardi soir, les partenaires sociaux sont reçus par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Objectif du ministre : désamorcer la colère – justifiée – des policiers mobilisés non-stop à la suite du mouvement des Gilets jaunes, le tout sur fond de menace terroriste. Des policiers qui ne se contenteront pas d’une poignée de main et de belles paroles. Ils attendent du concret et « ne se laisseront pas endormir et ne succomberont aux chants des sirènes » jusqu’à l’obtention de leur dû.

De son côté, si le gouvernement ne répond pas d’ici là à leurs revendications, le syndicat national de police Unité SGP Police-FO appelle lui aussi les policiers à des manifestations sur leur temps de repos à partir de janvier 2019.

Après les Gilets jaunes, les Gyros bleus ? Ce mercredi sera-t-il l’Acte I de la colère des forces de l’ordre, et sera-t-il suivi d’autres actions s’ils ne sont pas entendus, comme l’a précisé le syndicat Alliance ? La balle – de « flashball » ? – est dans le camp du gouvernement.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 18 déembre 2018

Entretien – Gilles Kepel : « Ils n’ont rien compris et ils n’ont pas vu venir Daech »

18/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Sputnik est allé à la rencontre de Gilles Kepel, islamologue reconnu, à l’occasion de la publication du livre “Sortir du chaos: Les crises en Méditerranée et au Moyen-Orient“, chez Gallimard.

Printemps arabes, guerre en Syrie, diplomatie française, djihadisme, islam en France, tout y est passé, sans fard et sans langue de bois. Entretien.


Les Gilets jaunes ne se laisseront pas berner, par Ivan Rioufol

Le débat sur l’immigration ? Disparu. L’augmentation du smic de 100 euros par mois pour tous ? Disparue. Le mea-culpa macronien ? Disparu. Le changement de cap ? Disparu. Une semaine après la réponse du chef de l’Etat aux Gilets jaunes, il ne reste déjà plus grand chose des promesses émises. “Je veux que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde, et que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter“, avait déclaré Emmanuel Macron lundi dernier. Mercredi, le sujet n’était déjà plus à l’ordre du jour. “Le salaire d’un travailleur au smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019 (…)“, avait-il également annoncé. En réalité, seule la moitié des smicards bénéficieront de la mesure, le salaire du conjoint étant pris en considération pour écarter les couples les plus “aisés”.

Ce lundi, c’est Gilles Le Gendre, chef de file des députés La République en marche, qui a déclaré en guise de contrition que l’exécutif et la majorité avaient “probablement été trop intelligents, trop subtils, trop techniciens dans les mesures de pouvoir d’achat“. Quant au premier ministre, Edouard Philippe, il assure dans Les Echos de ce lundi n’avoir pas l’intention de changer de politique mais au contraire de l’accélérer. Il y a une semaine, le président avait pourtant précisé : “Nous ne reprendrons pas le cours normal de nos vies (…) sans que rien n’ait été vraiment compris et sans que rien n’ait changé“. Les Bernés apprécieront.

La mascarade et la suffisance sont des caractéristiques dont la macronie a visiblement du mal à se défaire. Or ces défauts alimentent l’exaspération populaire. Les gens sont en quête de transparence, d’honnêteté intellectuelle, de parler vrai. Comment rétablir la confiance rompue entre la France d’en haut et celle d’en bas si le chef de l’Etat n’est pas même capable de tenir à la lettre des promesses solennelles faites une semaine plus tôt ? Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, évoque désormais l’envoi de “CRS ou de gendarmes” pour faire dégager les ronds-points occupés, après l’échec de la mobilisation des Gilets jaunes, samedi. L’Etat cherche à reprendre la main sur une contestation spontanée qui a fait trembler le pouvoir. Ce serait néanmoins une erreur de la part du gouvernement de croire la révolte apaisée, au prétexte d’un essoufflement des manifestants. Le “grand débat” annoncé risque d’être perçu comme une stratégie dilatoire destinée à étouffer la colère. Or ce jeu est dangereux : les Gilets jaunes ne sont évidemment pas prêts à rentrer dans le rang.

D’ailleurs, leur exigence d’un référendum d’initiative citoyenne montre que la crise n’est pas seulement fiscale, ni même sociale. Elle est, plus profondément, démocratique et identitaire. Macron est à la merci d’un retour explosif des Gilets jaunes, si ceux-ci venaient à s’estimer trompés par lui. Pour l’instant, ils ont quelques premières raisons de se sentir floués.

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 décembre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Gilets Jaunes, où en sommes-nous après la cinquième semaine de mobilisation ?

gilets jaunes

18/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Après les annonces du président de la République, personne ne savait exactement ce qui pouvait se passer samedi pour l’acte V de la mobilisation des Gilets jaunes. A Paris, les forces de l’ordre ont comme la semaine dernière fouillé et contenu les manifestants dans des endroits précis. Il y avait moins de manifestants à Paris que les semaines précédentes, mais en province cette tendance ne s’est pas confirmée. En effet, des barrages ont été montés, des péages ouverts voir même détruits, avec des manifestants toujours aussi mobilisés et décidés.

Au niveau politique les choses bougent

En effet, Francis Lalanne, chanteur de variété française a tenu une conférence de presse afin d’annoncer la création d’une liste gilets jaunes pour les élections européennes de mai prochain. Ce n’est d’ailleurs pas le coup d’essai du chanteur qui était déjà candidat lors des législatives de 2017. Il est apparu devant les journalistes accompagné d’une dizaine d’autres gilets jaunes. Ils ont d’ailleurs annoncé avoir reçu une caution bancaire à hauteur de 800.000 euros afin de pouvoir imprimer bulletins de vote, affiches et professions de foi.

Mais paradoxalement cette liste arrangerait les affaires de La république en marche.

Le parti présidentiel a demandé la semaine dernière aux instituts de sondages de tester une hypothèse avec une liste de Gilets jaunes. Avec la liste des Gilets jaunes, le parti présidentiel caracole en tête avec 21% loin devant le Rassemblement national, la liste des Gilets jaunes respectivement 12% et 11% et la France insoumise est distancée avec 9%. Sans cette liste, le RN monte à 17% et la France insoumise à 12%. Cependant le sondage est assez différent de celui demandé par la PQR à Ipsos qui donne le RN en tête devant LREM. Concernant les manifestations, l’acte VI est déjà lancé, affaire à suivre donc.

I-Média – Strasbourg : un terroriste halal-sacien

18/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Comme chaque semaine, Jean-Yves Le Gallou décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours dominant. Cette semaine, l’émission diffusée sur TV Libertés est centrée sur le silence des médias sur le profil du terroriste islamiste de Strasbourg ainsi que sur le ralliement médiatique autour d’Emmanuel Macron face aux Gilets Jaunes.

Au sujet de l’attentat de Strasbourg, l’émission revient sur le profil du “terroriste halal-sacien”. Les médias avaient de nombreuses informations sur le terroriste mais ont choisi d’observer une extrême prudence. Par peur de l’amalgame ?


Xavier Raufer : « Chérif Chekkat [était] un islamiste dangereux, l’un de ses frères l’est encore plus »

Pour Boulevard Voltaire, le criminologue Xavier Raufer revient sur le cas Chérif Chekkat, auteur de l’attentat au marché de Noël de Strasbourg. Quelques heures plus tard, le terroriste allait être retrouvé et abattu.
Xavier Raufer se demande encore comment Chérif Chekkata a pu tranquillement se rendre sur le marché de Noël de Strasbourg alors qu’il était recherché.

Cherif Chekatt a ouvert le feu pendant le marché de Noël de Strasbourg. Comment a-t-il pu frapper dans la mesure où les points d’accès au marché de Noël étaient sécurisés ?

Cherif Chekatt arrive sur le point de contrôle situé au niveau du pont du Corbeau et de la rue du vieux marché aux poissons vers 19h40.
Au même endroit, une heure avant, une dame habitant Strasbourg m’écrit dans un mail qu’elle a été contrôlée de près. On lui avait demandé de présenter ses papiers d’identité et d’ouvrir son sac.
Lorsqu’il s’y présente, Cherif Chekatt sait qu’il est poursuivi par la police et par la gendarmerie puisqu’il a failli être arrêté le matin même. Il n’était pas présent à son domicile. Les gendarmes ont perquisitionné son appartement et ont trouvé au moins une grenade défensive, une arme de guerre très dangereuse. Si vous larguez ce type de grenade dans une pièce, elle tue une trentaine de personnes. Ils ont également trouvé une arme de poing.
À la suite de cette perquisition, les gendarmes ont fait leur boulot puisqu’ils ont publié une note d’alerte stipulant qu’un individu dangereux était en fuite. Ils ont joint sa taille, son poids, sa photographie, son patronyme et les endroits où il était susceptible de se trouver. La perquisition a eu lieu vers 6 heures du matin et la fiche en question est apparue sur les terminaux de police et de gendarmerie au plus tard à 7h30.
Le même soir vers 19h40, ‘’l’intéressé’’, comme on dit dans les rapports de police, arrive à ce point d’où il peut accéder au centre-ville et où il est supposé être bien contrôlé et fouillé.
On ne sait pas comment, mais il passe avec une arme de poing impressionnante, un vieux pistolet d’ordonnance et un poignard. Il était donc censé être fouillé et ne pas pouvoir entrer même avec un trombone ou une épingle. Pourtant, il passe.
On peut décliner trois hypothèses pour l’expliquer. Première hypothèse, les gens censés être sur le point de contrôle ne voient plus clair parce qu’ils sont épuisés après avoir été sur des manifestations de lycéens le matin. Deuxième hypothèse, ils étaient en train de partir et ont négligé de contrôler l’individu en question. Dernière hypothèse, ils n’étaient déjà plus là.


Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Moment charnière pour les Gilets jaunes

C’est le plus cher souhait de nos gouvernants… Comme les défenseurs d’un réduit assiégé, ils comptent sur la lassitude, sur le manque de moyens, sur les divisions des capitaines ou des hommes de troupe, sur la diversion, sur la peur, sur l’épuisement physique de cette armée ennemie qui leur livre bataille. Ennemie, oui. Car du peuple qu’il devrait défendre et dont il devrait avoir les intérêts à cœur, le pouvoir a fait un ennemi. Un ennemi qu’il faut écraser, diviser et renvoyer dans ses chaumières, pour pouvoir continuer à l’humilier et à le saigner.

Cela fait déjà cinq semaines – cinq actes – que cela dure, Noël et la Nouvelle Année approchent, les hérauts du pouvoir par les télévisions, les radios, les journaux, partout clament que le mouvement s’essouffle, mais qu’en est-il vraiment et un sixième acte – cinq samedis de mobilisation, c’est déjà de l’inédit – est-il envisageable ?

La mobilisation des Gilets jaunes doit être vue sous deux angles, celle qui se déroule les samedis à Paris, et celle qui est plus ou moins constante, et qui fait moins de bruit médiatique, en province, et qui inquiète les élites de la capitale comme le lait qui bout.

Pour juger de la situation, on ne peut bien sûr se fier aux chiffres officiels fournis par le gouvernement et, si une décrue a pu avoir lieu dans le nombre des manifestants, elle est due à plusieurs facteurs : le besoin de marquer une pause pour certains, pour d’autres des obstacles infranchissables, comme ces nombreux autocars bloqués aux entrées de Paris qui ont dû faire demi-tour.

De fait, un acte VI se profile déjà à l’horizon car, selon plusieurs responsables régionaux du mouvement, « les gens ne veulent pas lâcher ».

Plusieurs rassemblements à Paris sont déjà en cours de préparation, et des blocages ciblés en province. De son côté, le ministre de l’Intérieur Castaner a demandé aux forces de l’ordre de « faire vider » les ronds-points et les lieux publics.

Peu à peu, Macron est ainsi en train de se joindre à la liste de ces tyrans haïs dont les peuples ne veulent plus, Daniel Ortega, Nicolas Maduro, Raúl Castro… et qui refusent de descendre de leur piédestal. Tout comme eux, il a pris la vilaine habitude de s’asseoir sur leurs demandes, une habitude qu’il a héritée d’un François Hollande traitant de haut et ignorant la Manif pour tous et son million de manifestants, ce que même François Mitterand n’avait pas fait avec la manifestation pour l’Ecole libre.

C’est un moment charnière pour le mouvement des Gilets jaunes, un cap qu’il faut passer pour aboutir au renvoi de ce gouvernement non représentatif de l’ensemble des Français et de leurs aspirations. Ce ne sont pas les quelques miettes qui leur ont été jetées qui font le compte. Et si, d’aventure, le mouvement actuel venait à cesser, ce ne serait que temporaire ; ajoutés à la misère économique et à une négation de leurs besoins identitaires, la morgue et un mépris redoublé des vainqueurs rendront vite la situation insupportable.

Xavier Darc

Article paru dans Présent daté du 17 décembre 2018

Pour Laurent Jacobelli, la revendication du RIC «est une demande de bon sens» de la part des Gilets jaunes

17/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Laurent Jacobelli, délégué national à la communication du RN, a commenté – sur RT France – la journée de mobilisation des Gilets jaunes de samedi dernier.

Il dénonce notamment le manque de représentativité politique des manifestants au niveau des institutions.


Gilets jaunes : le mouvement perd du terrain mais gagne en maturité

17/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La mobilisation est restée très forte samedi dernier pour l’acte V des Gilets jaunes, malgré les intempéries et les sournoises pressions du pouvoir pour empêcher les gens de manifester.

Si à Paris la participation était en baisse, la pression ne s’est pas relâchée dans les grandes villes de province. L’impressionnant dispositif policier dans le quartier de l’Élysée avait été reconduit à l’identique et les Gilets jaunes se sont une nouvelle fois approprié les Champs-Élysées. Le rassemblement devant l’Opéra a permis de mettre en avant des revendications plus politiques, comme le RIC, le recours au référendum d’initiative citoyenne, la lutte contre le terrorisme islamique ou le rejet du pacte de Marrakech.

Les débordements semblent avoir été moins nombreux ?

Quelques affrontements ont eu lieu aux Halles et vers l’Opéra, mais contrairement au 8 décembre, les grands magasins gardés par des CRS sont restés ouverts. A noter que la journaliste Nadège Abderrazak de RT France a été blessée par une poignée de porte, qui a priori ne lui était pas destinée. A ce propos, vingt-quatre photographes et journalistes ont porté plainte contre les forces de l’ordre pour des violences commises le 8 décembre : parmi eux Yann Foreix du Parisien, victime d’une balle de défense LBD 40 tirée à 2 mètres, Eric Dessons du Journal du Dimanche frappé par une matraque télescopique pour l’empêcher de photographier, ou encore Véronique de Viguerie du Washington Post qui s’est vue confisquer son matériel de protection : un casque et un masque à gaz ! L’Union des photographes professionnels, le Syndicat national des journalistes et Reporters sans Frontières se sont constitués partie civile dans ces actions en justice.

Et quelles ont été les réactions à l’acte V des Gilets jaunes ?

Le pouvoir tablait sur un affadissement du mouvement, avec la complicité de responsables politiques comme Laurent Wauquiez ou Alain Juppé qui ont ouvertement appelé à cesser le mouvement. Même Philippe Poutou du Nouveau Parti Anticapitaliste a préféré rejoindre la manifestation de soutien aux sans-papiers, plutôt que de soutenir les Gilets jaunes. Il est vrai que les dégradations des 1er et du 8 décembre ont fait désordre, ce qui laisse à penser que les casseurs ont peut-être été les meilleurs alliés du pouvoir. A noter la prise de position très fantaisiste de Jacques Noyer, ancien évêque d’Amiens qui a été jusqu’à dire que les Gilets jaunes ne méritaient pas de fêter Noël !

Un député dénonce la radicalisation islamiste dans la police, la gendarmerie, l’armée, la douane et l’administration pénitentiaire

Gilets jaunes – Samedi dernier, l’Élysée s’était transformé en véritable camp retranché

14/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le 8 décembre dernier, pour l’acte IV des Gilets jaunes, redoutant que le palais présidentiel ne fut submergé par la marée jaune de la colère populaire, le chef de l’Etat n’avait pas lésiné sur sa propre sécurité. Selon une information publiée dans le Canard enchaîné, 500 gardes républicains du premier régiment d’infanterie, plus une petite centaine de policiers et de gendarmes du Groupe de sécurité de la présidence de la République s’étaient positionnés à l’intérieur du palais.

Ils étaient équipés de lances à eau et de drones, tandis qu’à l’extérieur, un hélicoptère était prêt à exfiltrer le chef de l’État. Le palais présidentiel était isolé au centre d’un immense no man’s land, baptisé « bunker institutionnel », englobant le ministère de l’Intérieur, la place de la Concorde et l’Assemblée nationale. D’où sans doute le faciès très affecté affiché par le chef de l’Etat lors de son allocution de lundi dernier…

On était en effet loin du provocateur « Qu’ils viennent me chercher ! », ou encore du « Je suis votre chef ! » asséné crânement aux militaires lors de l’affaire de Villiers. Ce même 8 décembre, atteint d’une subite fièvre conspirationniste, le président ordonnait une enquête de la DGSI concernant rien moins qu’une possible tentative de déstabilisation du pouvoir macronien par la Russie via les réseaux sociaux.

Selon le Canard, le président de la République est en effet persuadé que la cause de tous ses malheurs n’est autre que l’affreux Poutine qui manipulerait dans l’ombre les Gilets jaunes…

Totalitarisme mou et terrorisme dur, par Francis Bergeron

L’attentat de Strasbourg est venu nous rappeler que le gravissime problème du terrorisme n’est pas réglé, que le terrorisme, sous son plus hideux visage, continue à nous menacer. Souhaitons donc pour Chérif Chekkat une élimination dans les délais les plus rapides possibles.

Mais même cet épisode douloureux, qui devrait être un moment d’unanimité, les adeptes du totalitarisme mou, qui nous gouvernent, s’efforcent d’en tirer parti. Que les Gilets jaunes, au-delà de leur opposition à la taxe sur le gasoil, puissent laisser penser qu’ils n’apprécient pas trop l’immigration de masse, l’islamisation à haute dose, est quelque chose qui répugne à l’éditorialiste du Parisien, qui n’hésite pas à fustiger ces « gilets jaunes autoproclamés [qui] ont laissé libre cours à leur imagination, leurs haines, et leurs névroses, sans aucune retenue ». Le Parisien était prêt à tout accepter des Gilets jaunes, mais pas de tels propos « nauséabonds » ! « La colère légitime qui s’est déversée sur les ronds-points a aspiré une batterie de forts en gueule prêts à dire n’importe quoi. » Et voici donc nos Gilets jaunes désormais ostracisés. C’est cela, le terrorisme mou.

C’est par exemple aussi le journal Le Monde qui, sur son site, publie mardi soir un récapitulatif des événements de Strasbourg, soulignant que « la motivation terroriste n’est pas établie ». Le mot même de musulman n’est pas utilisé. L’article serait incompréhensible pour qui n’aurait pas écouté la radio ou la télévision. Ce qui est étonnant « venant d’une rédaction connue pour son omniscience et son infaillibilité », note sur son site, avec une pointe d’ironie, le très impertinent Jean-Gilles Malliarakis.

C’est seulement mercredi, à 8 heures 5 que l’ex-quotidien « de référence » a révélé à ses lecteurs… ce que tout le monde savait depuis la veille au soir, à savoir que l’attentat avait été commis par un islamiste. L’homme était présenté comme un citoyen français âgé de 29 ans. C’est incidemment, par un courrier de lecteur, qu’on pouvait savoir qu’il se prénommait Chérif, et donc supposer… l’indicible !

La religion de l’individu pas citée

Pourtant Le Monde n’est habituellement pas le dernier à marquer son indifférence complète à la présomption d’innocence, quand il s’agit de présumés extrémistes de droite, par exemple.

Le Monde daté du jeudi 13 décembre publie une page entière sur « l’attaque meurtrière », avec la collaboration de cinq de ses journalistes. Impossible, cependant, d’y trouver le nom et le prénom de l’assassin. L’article évoque le fait que l’homme était suivi pour « radicalisation religieuse », mais la religion de l’individu n’est pas citée, et l’article prend soin de faire remarquer que l’attentat n’a pas été revendiqué et que l’individu n’a pas fait de « déclarations religieuses ».

C’est cela le totalitarisme mou, Chérif Chekkat représentant le terrorisme dur. Mais il est parfois difficile de dire ce qui dégoûte le plus.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 13 décembre 2018

Attentat de Strasbourg : vous avez dit complotisme ?

14/12/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Hier sur CNews, le criminologue Xavier Raufer a fait part d’un certain nombre d’éléments troublants dans le déroulement de l’attentat

Mardi dernier, en début de matinée, quelques heures avant la fusillade, les gendarmes se présentent au domicile de Chérif Chekatt pour l’interpeller dans une affaire d’extorsion et de tentative d’homicide, mais il est absent. Xavier Raufer remarque que les gendarmes sont accompagnés de membres de la DGSI, la Direction générale de la sécurité intérieure, dont les champs d’investigation sont précisément la sécurité intérieure, ainsi que les intérêts fondamentaux de la Nation. Chekatt, simple délinquant ou criminel de droit commun, même multirécidiviste, ne saurait à priori intéresser la DGSI. Selon le criminologue, il fallait donc que la DGSI soit informée de faits précis sur une dangerosité particulière de l’individu, relevant d’un possible passage à l’acte terroriste.

Les enquêteurs se convaincront qu’ils ont vu juste, en découvrant un véritable arsenal au domicile de Chakatt

Pistolet 22 Long Rifle, grenade défensive, chargeurs, armes de poing… Un arsenal en effet amplement suffisant pour commettre un attentat. Les gendarmes font alors leur travail, continue M. Raufer, et diffusent sur le réseau informatique de la police et de la gendarmerie nationales une fiche signalétique de l’individu, accompagnée d’une photo, et soulignant son extrême dangerosité. A 19h30, ce même mardi, Chekatt se présente au pont du Corbeau, l’un des deux points d’accès principaux au centre de Strasbourg, où se déroule le marché de Noël. C’est sans aucune difficulté qu’il franchit le barrage de police, alors même que les policiers, alertés par leur hiérarchie et donc sur le qui-vive, sont censés vérifier les identités, et que ces mêmes policiers ont sur leur ordinateur, à côté d’eux, la photo de Chekatt. « Comment arrive-t-il à rentrer à l’intérieur de la ville ? » s’étonne Xavier Raufer, qui poursuit : « Et comment, [le lendemain soir], le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Laurent Nunez, peut-il mettre en doute la piste terroriste ? ». Et ce, malgré l’évidence des faits. Deux questions encore sans réponse…

Pour le gouvernement, c’est « Circulez, y a rien à voir ! »

Avant-hier, sur Europe1, Youssef Badr, porte-parole du ministère de la Justice, a assuré de son côté qu’il n’y avait eu « aucun dysfonctionnement de la justice dans le suivi de Chérif Chekatt ». Rappelons qu’à 29 ans, Chekatt faisait l’objet de 27 condamnations et de 67 signalements. Ce laxisme judiciaire, ainsi que la scénarisation irénique du réel opéré par des médias à la botte, exaspèrent les Français qui ont par ailleurs pu constater la sévérité de la répression policière qui frappent les Gilets jaunes. Le complotisme ambiant des réseaux sociaux n’est qu’un symptôme « populiste » lié à cette exaspération. Dans son livre « La France Interdite », Laurent Obertone montre que « les théories du complot les plus puissantes et les plus délirantes sont portées par les grands médias ».

Fiche S: qu’est ce que c’est ? Combien de personnes sont concernées ?

13/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
En France, une fiche S est une fiche signalétique du fichier des personnes recherchées. La lettre S est l’abréviation de « sûreté de l’État ». Les fiches S sont principalement émises par la direction générale de la Sécurité intérieure.

A noter qu’il ne n’agit pas d’un fichier pénal. Les personnes qui figurent sur une “fiche S” n’ont donc pas forcément été condamnées – c’est même le cas de la grande majorité d’entre elles.

En France, combien de personnes sont concernées ?