De l’écrasement du pouvoir d’achat, par Jean-Gilles Malliarakis

En 20 ans, le SMIC horaire brut, applicable à des semaines de 35 heures, soit 151 heures par mois est passé de 6,31 à 10,03 soit un multiplicateur de 1,58, nettement supérieur, quand même, à celui du point d’indice de la fonction publique. Car, de son côté, l’indice 100 des fonctionnaires représentait 5 623 euros valeur février 2017 contre 32 998 francs en 1998 soit 5 036 euros : un multiplicateur de 1,12. À l’inverse, on peut citer l’exemple du timbre-poste. Sous coût vient, lui, d’augmenter de 10 % soit pour une lettre prioritaire 1,05 euro contre 0,46 euro 20 ans plus tôt : le multiplicateur est un des plus élevé à 2,3. Pour un service déclinant.

Bien plus, la question lancinante du logement accapare entre 30 et 40 % du budget de nos compatriotes. Elle joue un rôle non négligeable dans les difficultés des jeunes ménages, dans la paupérisation des classes moyennes et dans les inquiétudes grandissantes du peuple français. Or, on l’occulte trop souvent, et l’INSEE la sous-estime[1] dans ses pondérations d’indice.

Ainsi, ce 7 janvier, en milieu de journée, le quotidien Le Monde pouvait titrer, sur ce que ses rédacteurs appellent la hausse inattendue des prix de l’immobilier[2]. À l’enquêtrice, Laurent Vimont, PDG de Century 21, est obligé d’en expliquer l’une des causes, la plus évidente : “l’appétit d’achat immobilier est toujours encouragé par le niveau très bas des taux d’intérêt, parfois même négatif, puisqu’au-dessous de l’inflation.”

De la sorte, le prêt à taux zéro, invention contre-nature se voulant sans doute sociale, se retourne contre l’objectif auquel il était censé répondre.

Les vraies données de ce que nous appelons inflation retracent l’érosion monétaire. Or, trop nombreux sont les analystes et les décideurs qui confondent cette donnée avec l’augmentation de la quantité de monnaie, cause véritable de la hausse des prix.

L’irrationnel, l’émotionnel et le ressenti risquent de fausser encore plus la désignation des responsabilités, et par conséquent d’empêcher le rétablissement du libre jeu de l’économie.

Étrangement, dans le procès fait trop sommairement aux institutions communautaires, certes bancales et critiquables, et par conséquent améliorables, de l’Union européenne, appellation elle-même bien grise, la politique de l’une d’entre elle semble échapper à ce dénigrement : celle de la banque centrale de Francfort.

C’est pourtant bien la ligne directrice de Trichet d’abord, de modération des salaires, combinée, à partir de la crise de 2008, aux choix de Mario Draghi qui ont abouti à la distorsion artificielle des prix.

Celle-ci s’est trouvée alourdie par le monstrueux tribut social, institutionnalisé par la réforme Juppé de 1996. Elle a écrasé le pouvoir d’achat disponible : le niveau de vie des Français moyens a été pris désormais en sandwich – entre d’une part les prix contraints et/ou administrés, avec un très gros pourcentage d’immobilier inflationniste, et les charges d’une part, – et des gains stagnants d’autre part. La très lente évolution, voire la chute, des rémunérations des classes moyennes, aussi bien celles des fonctionnaires modestes que celles des travailleurs indépendants, a engendré la réalité de la vie chère. L’euro, en lui-même ne constitue pas la cause centrale.

À cette erreur de conception s’ajoute un préjugé de plus en plus répandu depuis 20 ans. Interrogez par exemple autour de vous à propos du prix de la baguette de pain dite parisienne. Sans même se préoccuper de l’évolution de sa qualité et de son poids, combien coûtait-elle au moment du passage à la monnaie unique. Comme son prix ordinaire chez les boulangers de beaucoup de grandes villes tourne autour de 1 euro

On vous répondra bien souvent qu’elle valait un franc, ce qui se révèle doublement inexact. En fait, en 1998, au prix moyen que l’on qualifiera d’officiel, elle valait 4,05 francs soit 0,62 euro. Cette valeur est passée en moyenne[3] à 0,87 euro : un multiplicateur de 1,4.

L’impression générale demeure, à l’inverse des faits, que l’euro aurait détruit le bon équilibre naturel des prix, autrefois maintenu, pensent les bonnes gens, par une d’administration vigilante dont il conviendrait, affirment les pseudo-économistes de l’absurde, de rétablir l’intervention.

Un tel sentiment pervertit une large part de l’opinion publique jusque dans ses intentions de vote du printemps prochain, où on ne manquera pas d’entendre accuser “l’Europe” de porter les responsabilités de la vie chère. Pour les statisticiens, comme pour un certain nombre d’esprits faux, tel Giscard en son temps, mais aussi pour les fondateurs de l’euro à l’époque où Delors sévissait à la présidence de la Commission européenne, la monnaie ne peut être considéré que comme un instrument de mesure.

Et les conséquences de cette vision réductrice déteint sur la plupart des journalistes et commentateurs agréés. Quand les aveugles conduisent les paralytiques on risque fort de courir à la catastrophe.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

[1] Cet organisme, monopolistique dans son principe, créé en 1946, joue, à vrai dire, un rôle central dans la désinformation technocratique qui entoure le sujet.
[2] Cocassement le chapeau a évolué au fil des heures. Initialement, on pouvait lire que “le retournement attendu n’a pas eu lieu” pour devenir à 12 h 45 “contrairement aux prévisions, les prix continuent de grimper.” Ces imperceptibles nuances manipulatrices sont accompagnées d’une illustration renvoyant au 16e arrondissement de Paris, citadelle supposée de la bourgeoisie rentière. Pourtant, s’agissant de Paris, qui n’est pas la France les bobos spéculent, quant à eux sur des quartiers plus branchés devenus clairement plus chers.
[3] Pendant la même période, une grande quantité d’offres différenciées s’est développée, notamment dans les supermarchés, avec des variantes selon qu’il s’agit d’une baguette dite de tradition, appellation ne remontant en fait qu’au passage d’Alain Madelin, etc.

Des milliards versés à l’Afrique. Et des miettes pour les Français en difficulté ?

Dans cet éditorial du 3 janvier, Bernard Lugan dresse un bilan de l’année 2018 ainsi que des perspectives pour l’année 2019. Il en profite pour rappeler – en pleine crise des Gilets jaunes – les sommes énormes versées pour aider l’Afrique et les politiques d’aide à l’intégration.

Durant l’année 2018, l’Afrique a connu plusieurs grandes zones de conflictualité. Qu’il s’agisse de l’Afrique du Nord, de l’espace saharo-sahélien, de la zone tchado-nigériane, de la Centrafrique (RCA), de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ou de la Corne de l’Afrique, en 2019, toutes continueront à faire l’actualité. Nulle part, en effet, le réel n’est pris en compte, toutes les solutions proposées étant d’ordre électoral.
Or, les élections africaines relevant de l’ethno-mathématique, elles ne font que confirmer les rapports démographiques, à savoir que les peuples les plus nombreux l’emportent toujours sur les moins nombreux.
Tant qu’une évolution du « One man, one vote » individualiste vers un vote de groupe ne sera pas définie, au lieu de pacifier les situations conflictuelles, la démocratie ne fera donc que les envenimer.

Au point de vue économique, durant l’année 2018, les pays producteurs de matières premières n’ont toujours pas entamé l’impératif mouvement de diversification qui, seul, pourrait leur permettre d’échapper aux malédictions liées à la variation des cours.

Au point de vue social, le continent continuera à s’enfoncer dans le néant, sa démographie y étant plus forte que le développement.
Le cas du Sahel est à cet égard particulièrement parlant. Voilà en effet une région incapable de nourrir ses habitants et où la population double quasiment tous les 25 ans avec un croît de 3,9% et une moyenne de 7,6 enfants par femme. En 2040, cette région fragile, en voie de désertification et aux ressources plus que limitées, devra ainsi faire vivre plus de 150 millions d’habitants !!!

Pour simplement stabiliser la pauvreté, il faudrait à l’Afrique une croissance de 7% par an durant plusieurs décennies. Or, avec une croissance moyenne de 2 à 3%, le continent s’appauvrit année après année.

Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement quand, par manque de confiance, les investisseurs boudent l’Afrique ? Là encore, les chiffres sont sans appel : en 2017, sur 2000 milliards de dollars d’IED (investissements étrangers directs) mondiaux, le continent dans la globalité de ses 55 Etats et de son 1,2 milliard d’habitants, en a reçu 60, soit moins que l’Irlande qui, avec ses 5 millions d’habitants en a engrangé plus de 79 milliards…

Les « Gilets jaunes », et plus généralement tous les contribuables, seront intéressés d’apprendre que, selon les chiffres officiels du gouvernement, en 2018, la France aura versé 10,45 milliards (mds) d’euros pour l’APD (Aide publique au développement), soit 2 mds de plus qu’en 2015, 75% de cette somme allant à l’Afrique.

Si à ces cadeaux faits grâce aux impôts des Français, nous ajoutons les 2 mds liés à l’asile et à l’intégration, le milliard de l’aide aux mineurs isolés et divers autres postes associés à la gestion de l’immigration africaine, comme l’aide médicale, ce sont au minimum 15 mds (sans compter les dons faits par les régions), qui auront servi à contenter le Zambèze tout en rationnant la Corrèze…
A titre de comparaison pédagogique, le budget du ministère du Travail et de l’emploi est de 13,1 mds, celui du ministère des Solidarités et de la Santé de 9 mds, celui de la Sécurité de 13,64 mds et celui de la Justice de 7,29 mds…

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Yves Cochet pour le suicide européen

Il y a vraiment des gens qui feraient mieux de réfléchir avant de parler – et peut-être même de réfléchir au lieu de parler !

C’est le cas d’Yves Cochet.

Cet ancien député écologiste (tendance pastèque, en insistant beaucoup plus sur le rouge de l’intérieur que sur le vert de l’extérieur) a proposé une refonte assez « intéressante » de notre politique familiale.

Actuellement, cette politique encourage la natalité.

Elle pose évidemment des problèmes dans la mesure où, d’une part, elle est confondue avec une politique sociale et, d’autre part, elle est une pompe aspirante de l’immigration.

Le second point est trop connu : chacun sait que certains immigrés vivent principalement des allocations, notamment familiales.

Il serait pourtant simple de réserver la politique familiale aux citoyens français – et de ne pas brader la nationalité française, comme cela se pratique depuis 40 ans.

Le premier point est sans doute moins connu.

Trop de politiciens croient, comme Hollande en son temps, que la politique familiale est une part de la politique sociale et s’opposent donc à l’universalité des allocations familiales.

Pourtant, il est clair que la politique familiale visait à encourager la natalité en général.

C’est-à-dire indépendamment des ressources du foyer, en rééquilibrant le budget familial entamé par les enfants.

En tout cas, il est assez bien démontré que la politique familiale encourage la natalité.

Eh bien, Yves Cochet propose d’inverser la logique pour que cette politique familiale décourage la natalité.

L’homme étant, c’est bien connu, un « parasite » de la « Terre-mère », il faut l’éradiquer et donc commencer par l’empêcher de se reproduire en diminuant les allocations à mesure que la famille grandit.

M. Cochet n’a pas l’air de constater que l’Europe traverse un hiver démographique catastrophique. Pour lui, il y a encore trop d’Européens et notamment trop de Français.

Mais, surtout, ajoute-t-il dans l’« Obs », « limiter les naissances permettrait de mieux accueillir les migrants qui frappent à nos portes ».

La politique familiale a cessé d’encourager la natalité des Français. Celle-ci a été « remplacée » par l’immigration. Et, maintenant, il faudrait prendre les sous des Français pour aggraver la chute de leur natalité et accélérer l’immigration !

Que M. Cochet déteste la France est, après tout, son droit. Mais, alors, qu’il ait au moins la cohérence de se faire naturaliser dans l’un de ces pays africains qui semblent le faire rêver et cesse de vivre à nos crochets !

Jean Rouxel

Texte repris du Catégories France, Politique, Société

Gilets jaunes : Christophe Dettinger placé en détention provisoire jusqu’à son procès le 13 février

10/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Christophe Dettinger a été écroué mercredi soir dans l’attente de son procès renvoyé au 13 février.

Jugé en comparution immédiate, cet ancien champion de France 2007 et 2008 des lourds-légers, a sollicité un délai pour préparer sa défense, qui est de droit. Conformément aux réquisitions du parquet, le tribunal correctionnel a délivré un mandat de dépôt à son encontre, visant à “empêcher la réitération des faits et une soustraction à la justice”, une décision accueillie par des cris de protestations dans la salle.


L’Affaire des Cagnottes, par Etienne Defay

Il aura fallu une volée de poings assénée sur un bouclier et sur un casque pour faire trembler les valeurs de la République. Il aura fallu un acte isolé lors de l’acte VIII pour susciter l’ire de Marianne.

Pour un bref rappel des évènements, une poignée de mobiles tentait de contenir quelques Gilets jaunes sur un pont parisien samedi dernier. Arrive Christophe Dettinger dit « Le gitan de l’Essonne », ancien champion de France de boxe. En une poignée de secondes, il force les gendarmes à se replier à coups d’arguments solidement assénés. Deux jours plus tard, le boxeur se rend au commissariat du IVe arrondissement de Paris non sans avoir posté préalablement une vidéo expliquant son geste.

Suite à cela, une cagnotte lancée sur le site Leetchi par des proches du boxeur a récolté plus de 100 000 euros en moins de 72 heures. Il n’en fallait pas plus pour susciter l’ire gouvernementale. Marlène Schiappa en tête qui a fustigé la tenue de cette cagnotte qui mettrait à mal pas moins que les valeurs de la République. A l’image des camions fous et des voitures tueuses, la cagnotte devient aujourd’hui contraire aux valeurs de la République. La secrétaire d’Etat à l’Egalité a ainsi demandé à ce que les donateurs de cette cagnotte soient identifiés… pour être sans doute punis. Quoiqu’il en soit, la cagnotte a été clôturée hier. Quand on sait que la fondatrice de Leetchi, Céline Lazorthes, est un soutien officiel de La République En Marche, on ne s’étonne plus de rien. Edouard Philippe voulait ficher les auteurs de violence en manif (un fichier qui existe déjà en passant), faudra-il ficher demain les donateurs de cagnottes ? A titre indicatif, celles ouvertes en soutien de Tarik Ramadan sont encore ouvertes…

Le criminologue Xavier Raufer rappelait hier sur Boulevard Voltaire que près de 19 millions de Français étaient fichés. Une bonne occasion de passer la barre des 20.

Comprenons-nous bien, il ne s’agit pas ici de défendre Christophe Dettinger, ni cautionner les violences dans les manifestations, il s’agit surtout d’attirer l’œil sur le deux poids deux mesures permanent qui est à l’œuvre dans ce pays. On se rappelle avec effarement de l’avalanche de critiques qui s’étaient abattues sur les forces de l’ordre au moment de l’affaire Théo, on se rappelle avec effarement la prise de position ouvertement pro-Théo d’Emmanuel Macron à l’époque des faits. On se rappelle avec effarement cette époque où nous étions bien peu nombreux à défendre les forces de l’ordre.

Forces de l’ordre bien protégées, puisque certains politiques à l’instar du président de la Région PACA, Renaud Muselier, ont ouvert en réaction une cagnotte pour les forces de l’ordre qui n’en demandaient pas temps. Ainsi, plutôt que de payer les millions d’heures supplémentaires en souffrance des policiers, on ouvre des cagnottes pour leur donner l’aumône.

Mais Christophe Dettinger n’est pas Théo Luhaka, aussi il ne mérite aucune compassion, à l’image des Gilets jaunes qui font l’objet d’un discours de fermeté jamais entendu concernant les banlieues de Seine-Saint-Denis ou d’ailleurs. Vous l’avez bien compris, le principal objectif n’est pas votre sécurité mais la viabilité d’un gouvernement aux abois dont le quinquennat est mort-né. « La République gouverne mal mais se défend bien », l’adage n’a jamais été autant d’actualité.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 09 janvier 2019

Le mouvement des Gilets jaunes : raisons et réponses

A l’aube de l’année 2019, les Français, dans leur ensemble, ont pour principale interrogation le futur du mouvement social qui touche le pays depuis le mois de novembre dernier. Si le nombre des manifestants fut moins nombreux entre les fêtes, leurs démonstrations n’ont pas pour autant cessé. En parallèle, l’affaire Benalla qui affecte la présidence de la République a encore connu des rebondissements durant ces jours de l’habituelle trêve des confiseurs. Dans cette période troublée, ces péripéties ne sont pas sans conséquences.

Le samedi 5 janvier, les manifestations ont repris dans plusieurs villes de France dont la capitale avec un public apparemment plus nombreux que le samedi précédent. Les fins de cortèges ont été à nouveau émaillées d’incidents, certes, globalement moins graves que ceux du début du mois de décembre mais pour certains emblématiques du niveau de violence atteint. A cet égard, il faut observer que la violence qui se dissipait comme mode de contestation est redevenue pour certains un mode d’expression, si l’on excepte l’action ces dernières années de groupes particuliers qui en ont fait profession.

L’état des revendications

Parti de revendications matérielles, le mouvement débouche aujourd’hui sur une demande de transformation des institutions à travers l’instauration d’un référendum d’initiative citoyenne.

Si les manifestations ne rassemblent qu’une fraction très limitée de la population, par l’éventail des catégories sociales dont sont issues ceux qui y participent et l’étendue sur tout le territoire, elles reflètent le malaise que ressent une part importante de la population française. Les sondages, qu’il faut toujours analysés avec précaution compte-tenu des libellés des questions posées, montrent un soutien encore majoritaire des Français, lié à la réalité des difficultés mises en évidence par le mouvement.

Face à ces difficultés, il est de bon ton pour certains, comme il apparaît dans les médias, de mettre en exergue la palette des doléances, les contradictions qu’elles porteraient les unes par rapport aux autres et, finalement, le caractère brouillon et incohérent de l’ensemble. Une conclusion réductrice et superficielle tend alors à montrer que les réponses ne sauraient être que restreintes, évitant toute réflexion de fond.

En premier lieu, il faut observer qu’au sein de nos sociétés occidentales où les grandes communautés de travail, paysannes et ouvrières ont dépéri avec le temps, l’emploi est beaucoup plus parcellisé. Il est exercé dans des entités plus réduites avec des statuts plus divers et aussi individuellement notamment avec le développement des autoentrepreneurs. Dans ce contexte, l’hétérogénéité des réclamations ne paraît pas anormale. Néanmoins, elles se rejoignent lorsqu’il s’agit de proposer une réforme de l’expression politique.

Ces protestations, si elles sont diverses, tiennent à quelques aspects essentiels, principalement

Les questions sociales affectées par le contexte économique

La baisse du taux de croissance annuel, moyen depuis quarante-cinq ans a eu pour conséquences, la hausse du taux de chômage et du travail à temps partiel, avec la précarité qui en découle, l’augmentation de la fiscalité directe et indirecte… Ces dernières années, après la crise financière de 2007-2008, le pouvoir d’achat d’une partie de la population a décru à tel point que certains foyers éprouvent les plus grandes difficultés à faire face aux dépenses courantes.

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[vidéo] Interdit d’interdire : Le référendum d’initiative citoyenne en débat

09/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le référendum d’initiative citoyenne en débat (RIC) dans la première émission de l’année pour Interdit d’Interdire.

Frédéric Taddéï reçoit Etienne Chouard, enseignant, et Bertrand Mathieu, professeur agrégé de droit.


Le travesti Bilal Hassani favori pour représenter la France à l’Eurovision 2019

09/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les Français n’ont pas eu l’air de comprendre le choix en 2018 du couple Madame Monsieur et de leur chanson Mercy, l’histoire de la naissance d’un enfant de migrants sur un bateau en route vers l’Europe…

Pour enfoncer le clou, les maîtres du régime ont choisi, pour représenter notre pays en 2019 au concours européen de la chanson, le jeune travesti ou transsexuel Bilal Hassani.


Emmanuel Macron veut réformer la loi de 1905 ? Les Frères musulmans n’attendent que ça !

Éviter la guerre entre la République et les musulmans de France est un bon objectif ; montrer de la faiblesse devant les islamistes serait une faute dramatique.

Le gouvernement veut changer la loi de 1905 pour promouvoir, dit-il, les modérés. Ce terme recouvre, hélas, des agents qui pratiquent la taqiya, ou dissimulation : ils semblent s’occidentaliser jusqu’à ce que les circonstances leur permettent de révéler leur vraie nature. Or, Céline Pina, fondatrice de l’association laïque Viv(r)e la République, a démontré qu’en prévoyant une taxe halal et en n’instituant pas un contrôle efficace des flux financiers, cette réforme ouvrira un boulevard à Musulmans de France, nouveau nom de l’UOIF, la section française de l’Internationale des Frères musulmans. Cette organisation a la main sur les mosquées les plus influentes et les prédicateurs les plus virulents, sans que le ministère de l’Intérieur soit capable d’en préciser le nombre.

Le terrorisme de Daech focalise l’attention, mais il existe d’autres crimes islamistes (les attaques terroristes islamistes qui ne sont pas le fait de Daech, mais aussi les crimes de droit commun viols, agressions sexuelles, égorgement produits par l’idéologie islamiste des criminels), et l’islamisation de l’Europe prend d’autres formes. Or, dans la propagation de cette idéologie, on retrouve partout les Frères musulmans.

Une note des services établit les progrès du communautarisme à l’école. Des petits garçons refusent de donner la mains aux filles, encouragés par leurs mères qui, à Lille, distribuent des tracts pour refuser l’école mixte au nom du Coran. Dès le CM1, des enfants observent le ramadan, et les musulmans qui ne mangent pas halal sont insultés par les pratiquants. Au-delà des prescriptions sur les aliments et les femmes, l’islamisation prend des formes surprenantes : dans un établissement du Nord, des élèves ont refusé de suivre un cours dans une salle dont le mobilier était rouge, couleur impure, haram.

Le livre Inch’Allah montre que l’islamisation du 93 est pilotée par des théologiens musulmans, notamment des IESH (Instituts européens de sciences humaines), répandus en France et en Europe. Ahmed Jaballah, patron des IESH de Château-Chinon et Paris, ancien président de l’UOIF, vient d’être élu, à Istanbul, vice-président du Conseil européen pour la fatwa et les recherches (CEFR), association fondamentaliste dont le siège est à Dublin. Son patron, le Qatari d’origine égyptienne Youssef al-Qaradâwî, radical devenu trop voyant, a pris sa retraite, mais son successeur, Abdulah Al Judai, dirige l’IESH du pays de Galles, et la grande mosquée de Cardiff prêche ouvertement le djihad contre juifs et chrétiens. Cerise sur le gâteau, toujours selon Inch’Allah, l’IESH a servi de boîte aux lettres à Inès Madani, principale accusée de l’attentat manqué à la bonbonne de gaz contre Notre-Dame de Paris.

Si les Frères musulmans sont interdits par l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn, ils entretiennent des liens étroits avec la Turquie d’Erdoğan et le Qatar. Le Qatar se présente, en France, en investisseur aimable, il possède le PSG, va faire des expositions à la Concorde, mais il finance des IESH, comme le montrent plusieurs sources citées par Wikipédia, et il a tenté de s’immiscer dans la politique dite des banlieues. Sans grand succès apparent pour l’instant, mais les politiciens attirés par l’argent qatari sauront-ils rester vigilants ?

Martin Peltier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Emmanuel Macron, premier des pyromanes, par Ivan Rioufol

Dans une France inflammable, il est irresponsable de jouer avec les allumettes. Or c’est ce que fait Emmanuel Macron depuis le 17 novembre 2018, date de la première manifestation des Gilets jaunes. Le crescendo dans la violence est attisé par un pouvoir incapable de se résoudre à l’apaisement et à la bienveillance, ces mots portés naguère par la macronie. Il est évidemment choquant d’avoir vu, samedi à Paris lors d’une énième manifestation, un gendarme pris à partie par un boxeur. La porte d’entrée du porte-parolat du gouvernement, laissé sans protection policière, a également été enfoncée par un porte-palette. Benjamin Griveaux a fui par une porte dérobée. C’est lui qui, le 4 janvier, avait promis : “Nous allons aller plus loin dans le changement, être plus radicaux. Peut-être avons-nous trop composé avec certains conservatismes. Nous allons changer cela“. C’est Griveaux qui avait également qualifié les Gilets Jaunes d’”agitateurs” accusés de vouloir “renverser le gouvernement”. Mais à quoi rime d’agiter le chiffon rouge ? Le chef de l’Etat est le premier des pyromanes.

Dans ses vœux du 31 décembre, il ne s’est pas contenté d’associer les Gilets jaunes à “une foule haineuse“. Macron a aussi assuré que cette France enracinée s’en prenait “aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels“, dans un amalgame qu’il interdit quand il s’agit de juger les dérapages des minorités protégées. Ce choix de la rupture avec son peuple est une stratégie démente. L’observateur ne compte plus les insultes présidentielles contre “ceux qui ne sont rien” ou la “lèpre qui monte”. Les blessures narcissiques de Macron ne l’autorisent pas à ces montées aux extrêmes. Les Français révoltés ne sont sans doute pas toujours adroits ni délicats. Mais ce ne sont pas des brigands, ni des canailles, ni des sous-hommes.

Ce lundi, Gérald Darmanin a concédé sur RTL qu’il fallait “distinguer” entre les Gilets jaunes et les ultra-violents. A la bonne heure ! C’est ce ministre qui avait dit il y a peu avoir vu “la peste brune” dans des mobilisations sur les Champs-Elysées. Bruno le Maire avait parlé, lui, de “dérives homophobes et racistes“. Dès dimanche, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education, avait tempéré : “On fait très clairement la distinction entre ceux qui manifestent de façon légale et ceux qui se sont engouffrés dans la brèche des désordres”. Faut-il voir dans ces tardives réflexions de bon sens l’aveu de l’échec de la diabolisation des Gilets jaunes ? Il est en tout cas navrant d’avoir assisté, durant près de deux mois, au naufrage d’un pouvoir à ce point incapable d’entendre la voix du peuple d’en bas. Celui-ci ne pardonnera pas avant longtemps d’avoir été si injustement assigné à un rôle d’abruti ou de fasciste.

Ce terrorisme intellectuel à front de taureau, relayé par des commentateurs réduits à insulter des malheureux, restera une tache sur une macronie qui se prétendait exemplaire. Il est à craindre que cette caste désormais assiégée ne poursuive dans sa fuite en avant suicidaire, en gardant ses œillères. Il y a une incohérence à inviter les Français à participer désormais au “grand débat”, tout en laissant comprendre que le président n’en fera encore qu’à sa guise. A l’issue du conseil des ministres de la rentrée, vendredi, Macron a fait savoir qu’il entendait aller “plus loin, plus vite, plus fort, plus radicalement dans les changements”. Plus loin, plus vite, plus fort, plus radicalement : le désir mimétique, décrit par René Girard, va-t-il poursuivre son terrible engrenage ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 7 janvier 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Gilets jaunes : Les boxeurs au cœur des manifestations

08/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Durant l’hebdomadaire rassemblement des Gilets jaunes à Paris, une séquence filmée a profondément marqué l’opinion publique et les médias français. On voit sur cette vidéo un homme au visage découvert, visiblement sûr de lui, boxer un gendarme totalement dépassé. Ancien champion de France de boxe, catégorie lourds-légers, il se présente comme un « citoyen normal », qui manifeste « pour le futur de [ses] enfants », et comme un « gilet jaune ».

L’événement a pris aujourd’hui une impressionnante ampleur.

En effet, les syndicats des forces de l’ordre se sont tous levés pour que l’homme, un certain Christophe Dettinger, ancien boxeur professionnel, soit activement recherché, arrêté et jugé pour ses actions. Celui-ci s’est finalement rendu à la police. Une cagnotte a été mise en place : En quelques heures, elle est grimpée à plus de 74.000 euros. Près de 3.000 personnes y ont déjà contribué. « Tous les week-ends cet homme a défendu pacifiquement ses idées, celles des Gilets jaunes », peut-on lire dans la description de la cagnotte.

Ce coup médiatique sert aussi à cacher un autre combat de boxe, toujours peu reluisant pour les forces de l’ordre.

Oui, samedi dernier à Toulon un autre boxeur a montré ses talents. C’était cette fois-ci un officier de police qui s’est permis de plaquer un homme au mur pour mieux le frapper au visage. On l’aurait vu ensuite se retourner violemment contre les Gilets jaunes sidérés qui filmaient la scène. Honoré par la Légion d’honneur il y a une semaine, l’officier avait déjà eu un avertissement pour avoir cassé la mâchoire d’un de ses collègues deux ans auparavant. Si le procureur de la ville a refusé de mener une enquête, prétextant que « la réaction du policier était proportionnelle à la situation », le préfet a finalement fait appel à l’IGPN, la police des polices, pour enquêter sur le débordement.

Les dons affluent pour soutenir Christophe Dettinger, «le boxeur des Gilets jaunes»

08/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Samedi, le double champion de France des poids lourds-légers a été vu frappant des gendarmes mobiles lors de l’Acte VIII des Gilets jaunes à Paris.

Avant de se rendre aux autorités et d’être placé en garde-à-vue, le « Gitan de Massy » a enregistré un message pour expliquer son geste.

Christophe Dettinger admet avoir mal réagi, mais parle d’une réaction de défense face à une situation tendue.

En attendant, la cagnotte lancée pour soutenir Christophe Dettinger rencontre un énorme succès.



I-Média : Face aux médias, les Gilets Jaunes ripostent !

07/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Comme chaque semaine, Jean-Yves Le Gallou décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours dominant. Cette fois-ci, l’émission diffusée sur TV Libertés est centrée sur le combat des Gilets Jaunes contre les médias.

Face au parti-pris médiatique et à l’absence de pluralité d’opinion, les Gilets Jaunes ont décidé de passer à l’offensive contre les médias.


Gilets jaunes : Quand agitation et discours officiels se rejoignent, par Jean-Gilles Malliarakis

L’acte VIII des gilets jaunes a sans doute montré qu’un retour de flamme peut se produire. Peu importe le fléchissement, ininterrompu de semaine en semaine, depuis le pic de 382 000, annoncé le 17 novembre, lors des premiers défilés. Ce 5 janvier, toujours en ne se basant que sur les chiffrages du ministère de l’Intérieur ce mouvement informel est remonté, de 32 000 manifestants le samedi précédent à 50 000, dont 3 500 à Paris et pas mal d’incidents spectaculaires. Comme dans le sketch de Robert Lamoureux, oublié des jeunes générations, mais combien subtil et élégant, le canard reste donc toujours vivant.

En fait, il vient de plus loin qu’on pourrait croire. Pour comprendre, en effet, la marche des événements, on gagne toujours à solliciter la chronologie. Ainsi le discours de Macron du 10 décembre nous a montré Jupiter commençant à se déballonner. Il condamne certaines violences jugées inadmissibles. Mais il donne raison sur le principe à pas mal des 42 revendications fabriquées par les équipes mélenchonistes et cégétistes à l’usage des Gilets jaunes.

Or, ce retournement doit être compris comme l’aboutissement d’une démarche esquissée dès le mois de septembre.

Bien avant l’agitation anarchique, développée à partir de novembre sur les réseaux sociaux, c’est le 13 septembre, que le chef de l’État lui-même avait cru pouvoir lancer un prétendu plan pauvreté en direction des 9 millions de Français les moins fortunés.

Il s’agissait, dans l’esprit des communicants vaseux de l’Élysée, de corriger l’image de président des riches. Celle-ci lui colle à la peau et, quoiqu’il cherche à faire pour s’en débarrasser, elle l’accompagnera éventuellement jusqu’à la fin de son mandat, fixée en principe en 2022, sauf accident de parcours.

À cette date rappelons aussi que, disposant d’une majorité confortable au sein de l’assemblée, les 309 députés sur 577 qui avaient été élus en 2017 sous l’enseigne de La République en marche, avec 6,4 millions de voix soit 28 % des suffrages exprimés, seront également soumis à réélection.

Entre-temps, l’échéance électorale de mai 2019 pour élire le Parlement européen menace elle aussi de faire tanguer le pouvoir.

Urgence par conséquent de rectifier le tir.

C’est ainsi en qualité de délégué général du parti que, dès le lendemain du plan présidentiel et gouvernemental, le 14 septembre, Christophe Castaner, alors ministre des relations avec le parlement, imagina opportun de lancer le sujet d’une compensation de l’ISF transformé en IFI au gré d’un “débat sans tabou” sur une hausse des droits de succession.

Il brûlait les étapes. Cette maladresse s’exposa très vite, 3 jours plus tard, à un démenti du Maître des Horloges.

N’empêche que la machine démagogique égalitaire était lancée depuis 48 heures. Et, le 15 septembre, l’artillerie de l’éditorial du Monde intervenait. Le texte était signé par l’inévitable Françoise Fressoz, toujours disponible quand il s’agit d’énoncer une sottise comme s’il s’agissait d’une nécessité civique. Et de développer par conséquent, sous l’apparence de fausse objectivité qu’adopte toujours son journal l’avertissement selon lequel “à l’approche des élections européennes, dominées en Europe comme en France par l’affrontement entre progressistes et populistes, le président de la République ne peut se laisser enfermer dans l’image du candidat des riches, porte-parole de la seule droite libérale. Il lui faut d’urgence réarmer idéologiquement le macronisme en se souvenant de l’apport que lui a fourni une partie de la gauche, au moment de la campagne présidentielle.”

Relançant ce mécanisme démagogique, le cénacle Terra Nova, qu’on n’entendait plus et dont on espérait être débarrassé, lançait l’idée d’augmenter de 25 % la fiscalité des héritages.

Cette proposition se veut représentative de la justice fiscale. Elle méprise superbement l’opinion publique réelle au sein de laquelle 82 % des Français jugent les droits de succession illégitimes.

Or, l’État central parisien applique déjà aux grosses successions le taux marginal le plus élevé d’Europe en les taxant à 45 %. La crainte de cette guillotine fiscale produit, en fait, dès maintenant plus d’exilés fiscaux que l’ISF.

Peu importe à nos démagogues que les services théoriquement compétents de Bercy, accaparés par le passage au prélèvement à la source, s’avouent actuellement incapables d’une étude d’impact : il suffit que les économistes bien en cours, tel Jean Pisani-Ferry, “venu des rangs de la gauche, ait fermement plaidé pour que la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune sur les revenus financiers s’accompagne d’un relèvement” du taux marginal des droits de successions. La cause est entendue auprès de ces milieux, bien habillés et bien nourris, propres sur eux, vivant confortablement d’argent public, souvent depuis des générations.

Dire que la république jacobine reste seule à tenir son discours égalitaire relève d’ailleurs de l’injustice. Cela revient à faire fi des réussites les plus exemplaires : d’abord celle de Cuba où, depuis 1959, tous les locataires sont devenus propriétaires de leurs appartements sans disposer du droit de le vendre. Ce pays n’est pas demeuré isolé. Son expérience a bénéficié par la suite au Venezuela de Chavez puis Maduro, mais aussi au Zimbabwe, du Nicaragua, et pendant quelques années, de 1983 à 1987, du Burkina Fasso de Sankara. Seule la Corée du Nord semble donner des signes de fléchissement.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Gilets jaunes : la mobilisation continue

gilets jaunes

07/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le samedi 5 janvier 50.000 Gilets jaunes ont manifesté dans plusieurs régions de France. Le nombre des Gilets jaunes repart à la hausse malgré de nombreuses tentatives de l’exécutif d’entraver le mouvement de contestation populaire. Des heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre, notamment à Paris, suivis d’interpellations et de gardes à vue.

Le porte-parole du gouvernement évacué

Le porte-parole du gouvernement a dû être évacué de son ministère après une intrusion de Gilets jaunes à l’aide d’un engin de chantier dans la cour. Au micro de Franceinfo, Benjamin Griveaux a déclaré que, « ce n’est pas moi qui a été attaqué aujourd’hui, c’est la République, les institutions, la forme démocratique du gouvernement ».

L’acte VIII s’est poursuivit le dimanche

Au lendemain de l’acte VIII plusieurs centaines de femmes gilets jaunes se sont réunies place de la Bastille afin de donner une image non violente mais toute aussi déterminée du mouvement.

Une vidéo sur internet a beaucoup de succès

C’est encore une touche féminine des Gilets jaunes qui ne manque pas de sarcasmes. Elles ont repris un air de Michel Fugain pour faire une petite chanson innocente et sympathique, aux paroles plutôt bonnes, à voir sur le blogue Contre Info. Les Gilets jaunes risquent de devenir redoutables lorsqu’ils sont armés d’humour.