Un pass décisif… vers la dictature sanitaire ?

pass sanitaire

Dès la fin du mois de février 2021, le président de la République demandait à ses ministres d’imaginer des modes de fonctionnement, des « outils » dans le jargon des « élites » mondialisées, qui permettraient de vivre avec le virus. L’un de ces outils est l’application TousAntiCovid qui remplace, semble-t-il avec un peu plus de succès, une première application qui fut un fiasco. Macron demandait déjà à ses troupes de réfléchir à un « passeport vaccinal » qui servirait de sésame pour voyager, se rendre dans des lieux culturels, des salles de sport, au restaurant ou simplement au bistrot du coin. Dans une société où la communication et le bavardage ont remplacé la pensée et l’esprit critique, l’expression « passeport vaccinal » a vite fait long feu car jugée négative : « passeport » et « vaccinal », cela laissait entendre que les citoyens seraient obligés d’être vaccinés pour retrouver droits et libertés perdus.

C’est pourquoi Emmanuel Macron déclarait jeudi 29 avril 2021, dans un entretien accordé à la presse régionale : « Ce pass, qui sera papier ou numérique, via l’application TousAntiCovid, permettra de montrer qu’on est vacciné ou testé négatif dans les deux jours qui précèdent. C’est juste et ça ne fracturera pas le pays. Ce sera un outil supplémentaire pour assurer la protection des Français. » Il s’agit là d’un marqueur concret de l’idéologie au pouvoir. Pourquoi ? Le mot « pass » a une valeur positive, passer enfin les portes que les Français aspirent tant à franchir de nouveau. Un pass, donc, mais un « pass sanitaire ». Là aussi, le sens a vocation à être positif : l’on prend soin de notre santé. L’idéologie au pouvoir joue ainsi sur les éléments de langage, juste pour l’image.

Cela présente un risque totalitaire, la prise en charge des consciences démarrant toujours par celle du langage. Ici, l’exécutif veut faire passer une restriction supplémentaire des libertés – la nécessité de posséder un document spécifique pour faire des choses aussi simples qu’aller dans les stades, salons ou foires – pour un nouveau droit. Pour le moment, pas besoin du pass pour aller au ciné ou au resto. Pour le moment. Le pouvoir répète aussi que « chacun demeurera libre » de se faire vacciner ou non. En réalité, chacun pourra choisir de ne pas être vacciné à condition d’abandonner une partie de ses droits, comme celui d’aller et venir librement. Et ce choix sera contrôlable autant que fiché. Sans doute ce pass deviendra-t-il peu à peu obligatoire sur téléphone, ce qui pousse à s’interroger au sujet des personnes qui développent les applications avec l’argent public.

Qui ne voit que la mise en marche d’une idéologie totalitaire des rapports sociaux conduit toujours, si elle n’est pas stoppée à temps, à une forme de dictature ? Une dictature sanitaire, au nom du prétendu « bien ». Et que ce pass se mette en place à l’échelle de l’Union européenne sous forme de « certificat », contenant les certificats de test négatif, de rétablissement du patient, et celui de vaccination, n’est pas fait pour rassurer, tout au contraire. La boîte de Pandore vers le contrôle des données de nos existences ne cesse de s’ouvrir. Heureusement, l’opposition à ce « pass sanitaire » monte sur les réseaux sociaux, autour de hashtags comme #NonAuPassDeLaHonte. Une opposition populaire. En revanche, où sont passées les bonnes consciences dites intellectuelles ?

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 4 mai 2021

Une association proche du Hamas et des Frères Musulmans certifiée partenaire humanitaire par la Commission européenne

Le plat hommage rendu à Stéphanie Monfermé

Stéphanie Monfermé

Le Premier ministre a présidé l’hommage à la secrétaire administrative, égorgée au commissariat de Rambouillet, vendredi 23 avril. Une cérémonie dénuée de toute grandeur.

Comme dans les meilleurs films de mafia, c’est l’un des commanditaires du meurtre qui est le premier à réciter l’éloge funèbre. Non que Jean Castex ait porté lui-même le couteau qui a servi à égorger Stéphanie Monfermé, un après-midi du 23 avril, mais c’est toute une politique qui peut être désignée comme responsable de ce genre d’attaque, en plein cœur d’un commissariat ! Une politique d’angélisme, qui se concrétise par un certain laxisme judiciaire, mais qui se retrouve également dans le discours de nos dirigeants. Plus encore lorsqu’il s’agit de rendre hommage à une victime d’acte islamiste. Le cadre était choisi avec soin par les cabinets du gouvernement, sur la place Thome-Patenôtre, face à la Lanterne, un lieu culturel de la commune francilienne.

La famille de Stéphanie est réunie discrètement, les officiels font face au Premier ministre, comme le président du Sénat Gérard Larcher et six ministres, dont Gérald Darmanin, Eric Dupond-Moretti, Marlène Schiappa ou encore Gabriel Attal. La députée de Rambouillet, Aurore Bergé, la présidente de région, Valérie Pécresse et le maire, Véronique Matillon étaient également dans l’assistance.

Durant cet hommage « émouvant », Jean Castex a fait part de son « chagrin », illustré par le deuil de toute une profession. Une policière, très émue, a récité le poème de Simone Veil : « Il restera de toi ». Vient ensuite le collègue de bureau de Stéphanie qui a témoigné de son « rire communicatif » et de ses habitudes alimentaires « normandes », comme « son camembert étalé sur ses carottes ». Des mots que l’on pourrait entendre lors d’un discours d’adieu, dans le cercle privé d’une église, face à ses parents ou grands-parents… et encore.

Le Premier ministre a ensuite prononcé un discours, qui malgré le poids de l’événement, ne restera pas inscrit dans l’histoire. Nous sommes loin du discours profond d’Emmanuel Macron après le sacrifice d’Arnaud Beltrame.

Le 23e attentat en France depuis 2012

Pas question de pointer du doigt l’ennemi qui a mené sa 23e attaque sur notre sol, pour le Premier ministre qui s’est refusé de prononcer le nom de l’assassin de Stéphanie, le traitant « de lâche ». Après le couple Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider tués à leur domicile à Magnanville en 2016 et à l’automne dernier Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, Jean Castex a voulu rendre hommage « à tous ceux qui ont succombé sous les coups de la barbarie ».

Selon Jean Castex, c’est la « certaine façon de vivre la France » qui a été visée à travers Stéphanie. « Une vie paisible, laborieuse, serviable, une vie droite et simple », a-t-il rappelé soulignant que le terrorisme islamiste « ne peut tolérer cette liberté si française de croire au Ciel ou de ne pas croire ». Le chef du gouvernement a fini en citant Voltaire : « le fanatisme est un monstre ». Et l’islamisme, donc ?

Stéphanie Monfermé a été décorée de la Légion d’honneur à titre posthume, vendredi, au lendemain de ses obsèques célébrées dans l’intimité, mais en présence du président de la République, Emmanuel Macron. Jean Castex s’est félicité du travail des policiers, ayant permis de déjouer d’autres attentats et a annoncé le renforcement des outils de prévention, notamment numériques et des moyens renouvelés pour lutter contre les attentats. L’objectif étant de « protéger encore et toujours nos concitoyens ». Avec, encore et toujours, l’efficacité que l’on sait.

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 3 mai 2021

Jean-François Chemain : « La laïcité est impuissante à lutter contre le séparatisme islamique à partir du moment où elle refuse de reconnaître ses racines qui sont profondément chrétiennes »

Jean-François Chemain

C’est l’assassinat de Samuel Paty qui a décidé Jean-François Chemain à reprendre la plume pour publier Non, la France ce n’est pas seulement la République ! Le coup de gueule d’un enseignant. Un ouvrage qui nous renvoie à cette question : qui sommes-nous ? Quelle est la place de la République et de la France ? Réflexions et retour sur la construction de la France à travers son histoire.

Non, la France ce n’est pas seulement la République ! Le coup de gueule d’un enseignant est le titre de votre essai paru aux Éditions Artège. On a envie de dire que la thèse du livre est dans le titre. Pourquoi avoir voulu écrire cela et dans quel contexte ?

Tout simplement parce qu’après l’assassinat sordide de mon collègue Samuel Paty, j’ai été frappé comme beaucoup de Français d’entendre le Président Macron, lors de l’hommage rendu à Samuel Paty, dire que le rôle d’un enseignant est de faire des républicains. J’aurais préféré entendre « en faire des Français », éventuellement même des hommes et des femmes bien dans leur peau et accomplis. Au lieu de cela, il a martelé que sa mission était de faire des républicains. J’ai donc voulu réfléchir pourquoi toujours parler de République plutôt que de parler de France.

Pourquoi cet effacement de la nation au profit de celle du régime politique qui régit tout simplement nos vies ?

La République est un régime politique synonyme de l’État. Ce phénomène de substituer l’État à la France est relativement ancien. L’historienne Colette Beaune a montré que, dès la fin du Moyen Âge, les textes d’iconographie commencent à substituer le roi à la France. On commence à mourir pour le roi et non plus pour la doulce France. Ce phénomène ne date donc pas de la Révolution. La République l’a simplement poussé à son terme. Aujourd’hui, elle a clairement tendance à se substituer à cette nation à laquelle elle devrait se contenter de se superposer. On devrait considérer que l’État est au-dessus de la France et au service de la France. En réalité, il a tendance à considérer qu’il se suffit à lui-même et à effacer cette notion de France. Michelet disait que la France est une personne. Je crois qu’aujourd’hui, on a tendance à oublier cette personne.

Cette affirmation nous plonge à la base : qui sommes-nous ? Sommes-nous des Français, des républicains ? La République agit-elle dans l’intérêt de la France ou contre la France ?

Force est de constater que la France est largement antérieure à la République. Le général de Gaulle lui-même disait qu’il faisait remonter l’Histoire de France au baptême de Clovis. La France a au moins quinze siècles, dont treize antérieurs à la Révolution française. Le peuple de France est resté d’une remarquable stabilité depuis le Xe siècle. À l’époque de la Révolution, la France avait à peu près atteint ses frontières actuelles. La Révolution a ajouté à la République le perfectionnement de l’État absolutiste. Il faut bien comprendre que « République » n’est pas synonyme de « démocratie » mais synonyme, depuis Rome et depuis les écrits de Jean Bodin, penseur de l’absolutisme, d’un État fort qui n’a de comptes à rendre à personne, et notamment pas à l’Église. A priori, la République est compatible avec tout système politique. D’ailleurs, lorsque Jean Bodin parlait de République, il parlait de la monarchie absolue. Il n’y a pas du tout de synonymes entre République et démocratie. Encore une fois, la République est synonyme d’État fort. Ce que la Révolution a apporté à l’absolutisme, c’est d’abord la suppression de tout un tas d’institutions et de corps intermédiaires qui faisaient obstacle au bon fonctionnement de l’absolutisme et, surtout, de supprimer la personne royale. Le roi qui est faillible. Le règne de Louis XV a été assez catastrophique de ce point de vue-là, notamment de la vie dissolue qu’il a menée. Il a été favorable au renforcement du courant qu’on appelle le jansénisme politique, qui a contribué à la désacralisation de la personne royale.

La République a apporté une dépersonnalisation, une abstractisation de l’État qui ne repose donc plus sur une personne faillible et entravée par des corps intermédiaires mais qui a les mains totalement libres et qui, par définition, est pur. Il ne s’incarne pas mais devient une idée.

D’où vient cette impuissance de la République à lutter contre l’ennemi de l’extérieur qu’est l’islamisme radical ?

Je crois qu’il faut remonter assez loin et partir de son origine révolutionnaire. Selon moi, la République consiste enl’absorption de l’Église par l’État. D’une part de l’absorption de sa mission moralisatrice, éducatrice et de sa mission qui doit conduire le peuple à la vertu, mais également de son mode de fonctionnement clérical, reposant sur des clercs qui sont des intellectuels dotés d’un statut protecteur et d’un magistère intellectuel et moral. Ils sont finalement là pour guider le bon peuple sur le chemin de la vertu. Je pense que la République, encore aujourd’hui, s’est donné comme mission de nous moraliser. De ce point de vue-là, elle est de plus en plus impitoyable. On la voit s’insérer dans tous les espaces grâce à de nouveaux moyens de communication. Elle s’insinue dans les moindres espaces de nos vies pour nous moraliser et nous faire la leçon de manière totalement impitoyable. Elle entreprend de lutter contre nos haines, nos phobies et notre peur de l’autre. Je pense qu’il est faux que la République est de plus en plus faible.

Là où on dit qu’elle recule et qu’elle est impuissante, c’est sur des problèmes comme l’immigration et la délinquance. Si on le remarque, ces sujets contribuent à la moralisation des Français. Le Français est appelé pour sa propre sanctification à accueillir l’autre.

Dire que la République ne défend pas bien nos frontières ne fait que conduire le Français à se remettre en question dans la douleur pour mieux accepter l’autre.

Une lutte inefficace contre la délinquance amène peut-être les Français à constater qu’ils ont les moyens. Il y a une sorte de mansuétude à l’égard de ceux qui infligent en toute illégalité ce genre de violence aux Français. La leçon qu’en retire la République, c’est bien souvent de faire la morale aux Français plutôt que de lutter contre les incivilités en question.

Je ne crois pas que la République soit laxiste à l’égard des Français mais, au contraire, elle est selon moi de plus en plus impitoyable.

La question derrière cette notion de séparatisme est la question de la laïcité. La République laïque est-elle armée contre l’islamisme ? La France s’ampute-t-elle de l’arme qui pourrait repousser cette menace ?

La laïcité est impuissante à lutter contre le séparatisme islamiste à partir du moment où elle refuse de reconnaître ses racines profondément chrétiennes. La laïcité ne peut pas impliquer de totales neutralités religieuses de l’État dans la mesure où elle est issue de notre Histoire chrétienne et pluriséculaire qui est passée par un certain nombre d’étapes.

La première étape étant le gallicanisme. Dès l’époque de Philippe le Bel, l’État français a prétendu avoir des prérogatives sur l’Église. Ensuite, il y a eu l’étape de l’absolutisme. À partir de François Ier, et a fortiori Louis XIII et Louis XIV, l’État ne tient plus sa dimension sacrée de l’Église mais il la tient directement de Dieu. Il peut se passer du jugement moral de l’Église.

Et, enfin, il y a une troisième étape issue des Lumières, ce qu’on appelle le despotisme éclairé, qui est que l’État a le droit et le pouvoir de rationaliser la religion et de la fonctionnariser. C’est ce qui a été fait par la première étape de la Révolution en 1790. La laïcité s’inscrit dans ce cadre-là.

Il s’agit, pour l’État, de s’approprier la mission de l’Église, que ce soit sa mission moralisatrice et éducatrice, mais également une posture cléricale tout en marginalisant l’Église catholique qui est sa concurrente. Tout cela n’empêche pas que le fond anthropologique de notre laïcité est chrétien et que l’ordre public de notre République laïque est d’essence chrétienne. Lorsqu’on vient expliquer à des musulmans qui ont une autre anthropologie et une autre conception des relations entre la religion et l’État, ils ont le sentiment que l’on se fiche d’eux. Je pense que la laïcité serait beaucoup plus opératoire si on avait l’intelligence et le courage de dire que la laïcité est d’essence chrétienne et même catholique. Que l’on soit croyant ou non, que l’on soit pratiquant ou non, lorsqu’on adhère aux valeurs républicaines, on adhère aux valeurs issues du christianisme. Je pense que lorsqu’on tient un discours de vérité, on tient un discours apaisant. En revanche, lorsqu’on tient un discours intellectuellement erroné et qu’on adopte une posture d’autorité pour essayer d’enfoncer le clou qui ne rentre pas parce qu’il est tordu, cela suscite une violence.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[Interview] Michel Geoffroy : « Nos concitoyens ont parfaitement conscience que l’assimilation ne fonctionne plus et que l’immigration tourne à la catastrophe »

immigration clandestins

Michel Geoffroy vient de publier un ouvrage important intitulé Immigration de masse, l’assimilation impossible, aux éditions La Nouvelle Librairie.

N’en déplaise aux « déni-oui-oui », l’immigration extra-européenne vire à la catastrophe. Elle transforme l’Europe en agrégat de communautés toujours plus étrangères les unes aux autres. Partout, l’assimilation est en panne : ce ne sont du reste plus des individus isolés qui s’installent sur notre continent, mais des populations entières qui ont choisi de vivre dans leur pays d’accueil comme si elles se trouvaient encore dans leur pays d’origine. Pire : l’assimilation s’opère désormais à rebours. Il faudra bientôt se plier aux mœurs des nouveaux venus. Ainsi l’utopie du multiculturalisme rejoue-t-elle l’échec annoncé de la tour de Babel. Il nous revient d’en tirer au plus vite les conséquences pour relever le défi civilisationnel que cette immigration de masse lance aux peuples européens.

Michel Geoffroy a accordé une interview à Breizh-info.com. Extraits.

Breizh-info.com : En quoi le sujet de l’immigration, que vous ne cessez d’aborder dans vos écrits, est-il fondamental concernant l’Europe ?

Michel Geoffroy : Contrairement au discours convenu les migrations de population restent marginales à l’échelle du monde : seulement 3% de la population mondiale vivrait ailleurs que dans son pays de naissance, même si cette proportion a un peu augmenté depuis 2000. Les migrations de population n’ont donc rien d’un phénomène mondial, géologiquement irrépressible et inéluctable.

Par contre il se produit bien une migration comme on dit Nord/Sud, expression également un peu trompeuse, car en réalité elle se dirige avant tout vers l‘Europe de l’Ouest en provenance de l’Afrique, des pays musulmans et des anciennes possessions européennes ou de l’ancien Commonwealth pour la Grande Bretagne.

Pourquoi cette immigration correspond-elle à un sujet européen majeur ? Tout simplement en raison de sa masse et de sa concentration à la fois spatiale et temporelle, sans précédent dans notre histoire.

En réalité, et là aussi en contradiction avec le discours politiquement correct que tiennent nos gouvernants, cette immigration de masse qui s’est accélérée à partir des années 1980 n’a aucun précédent historique en Europe. Contrairement à ce qu’on nous dit par exemple la France n’a ainsi jamais été un pays d’immigration de masse, comme aujourd’hui.

Il faut ainsi avoir conscience qu’avec officiellement environ 400/450 000 entrées -sans compter l’immigration irrégulière- le nombre d’immigrants qui s’installent annuellement aujourd’hui en France dépasse, rapporté à sa population et à son territoire, celui des Etats-Unis, nation de colons et qui prétendent donner des leçons d’accueil à l’Europe !

La natalité des immigrants excède en outre nettement de celle des Européens de l’Ouest, ce qui dans la durée bouleverse la composition de la population. Dans la plupart des pays européens de 20 à 30% de la population a désormais une origine immigrée de plus ou moins fraîche date.

Pendant longtemps le discours officiel a présenté cette immigration comme une « chance » pour l’Europe ou pour la France, notamment parce qu’elle lui permettrait, disait-on, de faire face aux conséquences de son vieillissement et de sauver ses systèmes sociaux.

Mais aujourd’hui nous voyons bien que cette prétendue chance devient une catastrophe, pour reprendre le titre du livre que Jean-Yves Le Gallou a consacré à ce sujet1 en 2016.

Ceux qui s’obstinent à présenter l’immigration de masse comme une chance pour l’Europe négligent complètement ses effets civilisationnels, parce qu’ils s’en tiennent à une vision abstraite et réductionniste de l’homme, héritée des Lumières donc de l’anthropologie naïve du 18ème siècle. Ils croient les hommes interchangeables à volonté et qu’il suffit de leur donner des « papiers » pour les transformer en Européens.

Ils négligent complètement en outre le fait que les immigrants aspirent à conserver leurs mœurs et leur religion -avant tout l’islam- en s’installant en Europe et qu’en devenant multiculturelle une société devient fatalement multi-conflictuelle.

Voilà pourquoi l’immigration de masse devient un défi majeur pour notre civilisation, et une préoccupation croissante pour nombre de nos concitoyens comme le montrent tous les sondages d’opinion.

Breizh-info.com : Qu’est-ce que l’assimilation ? N’a-t-elle jamais fonctionné par le passé ? En quoi est-elle impossible aujourd’hui ?

Michel Geoffroy : L’assimilation consiste à devenir semblable à quelque chose. Pour un immigrant, s’assimiler consiste donc à devenir semblable au peuple et à la culture qu’il rejoint. C’est aussi ce que l’on signifie lorsqu’on évoque la naturalisation d’un étranger, appelé par conséquent à changer de nature pour devenir Français.

L’assimilation se conçoit donc comme un processus de nature proactive et individuelle : celui qui rejoint le groupe doit faire l’effort de s’assimiler, de changer de nature, pour se rendre compatible avec lui.

L’assimilation renvoie aussi à la conception française de la nation une et indivisible, mise en place à partir de la Révolution Française. Car la République ne reconnait de légitimité, à la différence de l’Ancien Régime, ni aux corps intermédiaires ni à des nations particulières au sein de la Nation. Elle ne veut connaître que des citoyens, individus égaux en droit, selon l’objurgation célèbre du député Stanislas de Clermont Tonnerre : « Il répugne qu’il y ait dans l’État une société de non-citoyens et une nation dans la nation 2».

Cela étant, contrairement à un discours largement fantasmé, l’assimilation ne va jamais de soi.

Il reste toujours difficile d’assimiler une culture étrangère parce que l’identité – fait de nature- prime sur la nationalité -construction politique-. Ce que ne comprennent pas ceux qui fabriquent des Français de papier à la chaîne.

On vante l’assimilation des Italiens, des Polonais ou des Portugais en France. Mais il ne faut pas oublier qu’une partie non négligeable des migrants italiens retournera finalement en Italie. Et que de nombreux Portugais retournent en Portugal pour leurs vieux jours, pas uniquement pour des raisons fiscales.

Pour lire la suite, c’est ici !

Allemagne – Les « anti-masques » placés sous haute surveillance

anti-masques

S’il semble particulièrement doué en la matière, le gouvernement français est cependant loin d’être le seul à piétiner allègrement les libertés individuelles de ses citoyens et à faire preuve d’un incroyable autoritarisme sanitaire sous prétexte de lutte contre le Covid-19. Pour preuve, la récente et effarante décision de l’Office fédéral allemand de protection de la Constitution, autrement dit des services de renseignement intérieur teutons, de placer sous surveillance renforcée tous ceux qui osent contester le port du masque obligatoire, le confinement, le couvre-feu et autres innombrables mesures liberticides imposées par le pouvoir berlinois à l’occasion de la pandémie.

Une remise en cause des « principes constitutionnels essentiels » ?

Mercredi, en effet, le ministère allemand de l’Intérieur, n’ayant, semble-t-il, pas peur du ridicule, a expliqué : « Notre ordre démocratique fondamental, ainsi que les institutions de l’Etat telles que les parlements et les gouvernements, ont fait l’objet de multiples attaques depuis le début des mesures visant à contenir la pandémie de Covid-19. » Après quoi, le ministère a annoncé le placement sous la surveillance du renseignement intérieur des « groupes et individus » qui manifestent régulièrement dans le pays contre les restrictions sanitaires et remettent en cause les « principes constitutionnels essentiels » ! Le port du masque, la distanciation physique, le télétravail, ou encore le confinement, des « principes constitutionnels essentiels » ? On croit rêver…

« Complotisme » ou simple ras-le-bol ?

C’est que, comme son homologue français, le gouvernement de la chancelière Merkel a trouvé la parade pour discréditer et réduire au silence tous ceux qui osent critiquer sa gestion de la crise sanitaire ou en ont simplement assez des restrictions auxquelles ils sont soumis depuis plus d’un an : il les accuse directement de colporter « des mythes conspirationnistes », « des ressentiments antisémites », d’être des « adeptes de la secte QAnon », ou « des militants d’extrême droite », voire les quatre à la fois ! D’ailleurs, en annonçant mercredi la mise en place de cette surveillance renforcée d’une bonne partie du peuple allemand, le ministère de l’Intérieur ne s’est pas privé de faire le lien entre les milliers de manifestants qui se rassemblent régulièrement dans les grandes villes du pays pour dire leur ras-le-bol et « les extrémistes de droite » qui « instrumentalisent ces rassemblements pour susciter des échauffourées ». En effet, a-t-il insisté, « les organisateurs de ces manifestations montrent clairement que leur agenda va au-delà de la simple mobilisation pour protester contre les mesures restrictives ». Reste que, comme en France, il n’est pas du tout certain que le peuple allemand se laisse prendre à cette diabolisation systématique des opposants à la dictature sanitaire.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 29 avril 2021

[vidéo] Eric Zemmour : « Ces généraux disent la vérité et c’est pour ça qu’on leur tombe dessus.»

30/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Vu dans Face à l’info du 29 avril 2021.

Eric Zemmour : « Ces généraux disent la vérité et c’est pour ça qu’on leur tombe dessus. Ils connaissent la société française, ce sont les élites politiques et médiatiques qui sont déconnectées »


« Quartiers sans relous » : et pourquoi pas une France sans immigration ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

Marlène Schiappa

Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, déplore que « plus de 3 000 verbalisations pour outrage sexiste ont été enregistrées depuis la loi contre le harcèlement de rue votée en 2018 » (RTL.fr, 15/04/2018). Or, ce chiffre ne signale que les flagrants délits constatés par la Police. Madame Schiappa propose l’instauration d’un baromètre du harcèlement de rue, afin de mesurer et de « cartographier » cette pratique. Cela permettrait de désigner des « zones rouges » connues pour être des lieux de harcèlement. Des policiers en civil seront alors déployés dès qu’un cas de harcèlement est constaté et dénoncé auprès des autorités. « Ce que l’on veut, résume le ministre, ce sont des quartiers sans relous ».

Oui, vous ne rêvez pas : l’une des plus hautes autorités du pays, un ministre du gouvernement, s’adresse aux Français avec le langage d’un gamin de quinze ans. Cela montre tout le mépris de Marlène Schiappa, et de l’institution qu’elle représente, puisque la familiarité est la première forme de manque de respect. Lorsqu’on n’incarne pas la fonction qui nous a été confiée, on la quitte sans délai. Ce manque de bonne tenue est l’aboutissement d’une dynamique à l’œuvre depuis Valéry Giscard d’Estaing, qui se piquait d’être proche du peuple en rendant visite aux Français, chez eux, à la lumière des caméras de télévision. Depuis, il y a eu le « casse-toi pov’con » de Nicolas Sarkozy et le « en même temps » d’Emmanuel Macron, héros de la start-up nation. C’est le mythe égalitariste de l’horizontalité sociale qui s’exprime par la bouche de nos dirigeants.

Le harcèlement de rue est-il un problème de « relous » ? Disons-le clairement : le sexisme en France n’est pas le problème des Français. Le phénomène résulte clairement de l’inadaptation des immigrés et de leurs enfants, d’origine afro-musulmane, à la culture française. Respect de la femme, notion de « respect », rapports aux autres de manière générale… Le descendant du bédouin qui, pendant des siècles, a vécu des razzias et de l’esclavage, n’entend pas les mêmes choses que nous par « tolérance », « consentement » et « séduction ». Selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), 93 % des vols et 63 % des agressions sexuelles dans les transports parisiens sont commis par des étrangers (rapport sur les vols et violences dans les réseaux de transports en commun en 2019, publié en 2020). Les quartiers à forte concentration immigrée, que l’on connaît déjà pour le trafic de drogue et des violences en tout genre, seront donc certainement classés « zones rouges » par le baromètre Schiappa. Le gouvernement découvrira alors l’eau chaude : ces quartiers parfaitement identifiés et connus des autorités locales, soumis à la double-pression du banditisme et de l’islamisation, que les Français de souche fuient en masse.

Il y a quelques moyens simples d’en finir avec les « violences sexistes ». Ce sont les mêmes qui doivent être mis en œuvre pour ramener la sécurité dans notre pays. Exécution immédiate et ferme des peines décidées par le juge, fin de la tolérance à l’égard des mineurs délinquants, reconquête des banlieues immigrées par des policiers nombreux et armés, ouverture de multiples postes de police sur tout le territoire (beaucoup ont été fermés au profit des seuls Hôtels de police)… Et puis bien sûr, remigration définitive de tous les étrangers et binationaux ayant commis un délit quel qu’il soit. Or, selon l’INED, les binationaux sont près de la moitié des immigrés ayant acquis la nationalité française, soit presque un immigré sur deux croisé dans la rue. Par conséquent, pas de retour à la sécurité pour les Françaises sans remigration, ici et maintenant.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

COVID-19 : la mairie taxe les terrasses éphémères

terrasses éphémères covid

Ce n’est un secret pour personne : avec les socialo-communistes et autres écolos, très rares sont les activités humaines qui échappent au racket fiscal municipal. Dernier exemple en date : alors que restaurateurs et autres patrons de bars parisiens, après des mois de fermeture obligatoire de leurs établissements pour cause de COVID-19, reprennent espoir à l’idée d’une possible réouverture à la mi-mai, la mairie socialiste a prévu de se doter d’un nouveau « Règlement des étalages et des terrasses » (RET) prévoyant la taxation dès le 1er juillet des terrasses éphémères…

Les virtuoses du racket fiscal à l’œuvre

On se souvient que, au lendemain du premier confinement, au printemps 2020, la Ville de Paris, consciente semble-t-il à l’époque de la situation financière dramatique dans laquelle se trouvent nombre de restaurateurs, avait autorisé ces derniers à étendre gratuitement, de manière temporaire, leurs terrasses sur la voie publique afin de ne pas entraver le redémarrage économique de ce secteur très important de la capitale. A ce titre, la mairie avait ainsi délivré 9 800 autorisations, mobilisant près de 9 000 places de stationnement sur les quelque 146 000 que compte la ville. Une mesure qui avait évidemment été bien accueillie par les professionnels, qui comptaient bénéficier cette année encore de ce dispositif à l’occasion de la réouverture annoncée pour la mi-mai. Sauf que, entre temps, la mairie socialiste, aux prises avec une dette pharaonique, a eu l’idée de profiter un peu de la situation. C’est ainsi que, dans son nouveau « Règlement des étalages et des terrasses », destiné à remplacer celui de 2011, celle-ci prévoit la pérennisation des « terrasses éphémères » mais en les soumettant au « droit de terrasses », dont le prix médian est de 425 euros par an. Une mesure qui devrait prendre effet dès le 1er juillet prochain et qui, en cas de non-respect, pourrait valoir aux contrevenants des amendes allant jusqu’à 500 euros.

La colère des restaurateurs

Bref, à l’heure où nombre de professionnels du secteur sont à la limite du dépôt de bilan, voire au bord du suicide pour certains, cette nouvelle a, à fort juste titre, été perçue comme « une terrible injustice » et un véritable coup de poignard dans le dos par ces derniers. D’autant que, comme le soulignait récemment l’un d’entre eux, « en cas d’intempérie inopinée, (il est) impossible de rapatrier les clients à l’intérieur de l’établissement ». La section Paris-Ile-de-France de l’UMIH, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, n’a d’ailleurs pas tardé à monter au créneau. « Nous sommes vent debout contre cette décision, a en effet averti son président Frank Delvau. Et nous demandons le prolongement de la gratuité des terrasses éphémères jusqu’à la fin de l’année, car les professionnels de la restauration sont encore trop fragiles. » En même temps, et en prévision d’une éventuelle levée du couvre-feu à 19 heures, les restaurateurs proposent un arrêt de leur service dès 22 heures en semaine et 23 heures le samedi pour satisfaire les riverains qui ont pu se plaindre de nuisances sonores. Des propositions qui devraient être débattues ces jours-ci puisque le nouveau RET de la Ville de Paris fait en ce moment même l’objet d’« ateliers de concertation » entre les syndicats patronaux de l’hôtellerie-restauration (UMIH, GNI, SNEG), les associations de riverains (Vivre Paris) et les maires d’arrondissement.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2021

Terrorisme et immigration : une énième loi ne sert à rien, il faut redonner la parole aux Français

France frontières

Chaque nouvel attentat voit la mise en place des mêmes réactions. Et celui de Rambouillet, qui a vu l’assassinat horrible par un islamiste tunisien de Stéphanie, une agente administrative de police âgée de 49 ans et mère de deux enfants, ne déroge malheureusement pas à cette règle. Passé le légitime moment d’émotion et les déclarations tonitruantes auxquelles les Français sont désormais habitués, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a dégainé son arme fatale : une nouvelle loi !

Pourtant, pas si nouvelle cette loi, puisqu’il s’agit, en réalité, d’un texte qui était déjà dans « les tuyaux » et qui vise simplement à pérenniser des mesures qui étaient contenues dans la loi antiterroriste de 2017 et la loi sur le renseignement de 2015. En quelque sorte, du neuf avec du vieux !

Le projet de loi en question qui sera présenté en Conseil des ministres mercredi prochain contient diverses mesures déjà évoquées au cours des derniers mois. Durcissement de la surveillance des radicalisés et des sortants de prison, prise en compte des profils psychiatriques – encore que, sur ce dernier point, on se demande comment il sera compatible avec le respect du secret médical -, confirmation des visites domiciliaires (perquisitions) administratives ou encore pérennisation du recours aux algorithmes, c’est-à-dire du traitement des données de connexion par les services de renseignement.

Bien entendu, on ne peut, a priori, que se réjouir des moyens juridiques supplémentaires qui sont donnés, à l’occasion de chaque attentat islamiste, aux services de police. Mais force est de constater que le recul de nos libertés individuelles, nécessairement impactées par une législation d’exception de plus en plus contraignante, ne fait que pénaliser davantage les Français sans apporter de réelles solutions au terrorisme. Le pouvoir en place tente de soigner les effets mais ne combat nullement les causes !

Il n’est plus un mystère depuis longtemps que le terrorisme islamiste, et les nombreux attentats meurtriers qu’il a générés, prend pour une large part sa source dans une immigration hors de contrôle. À cet égard, l’attentat de Rambouillet est significatif du laxisme généralisé qui s’est installé en France en la matière. Ainsi, l’auteur de l’attentat, entré irrégulièrement dans notre pays il y a dix ans, a-t-il pu, malgré une ordonnance de reconduite à la frontière prononcée contre lui à cette époque, se maintenir dans la clandestinité pour, finalement, être régularisé sans autre forme de procès en 2019. Véritable récompense pour tout étranger qui sait se maintenir sur notre sol en violation de nos lois, cette régularisation est en réalité la consécration du puissant échec de notre (non-)politique migratoire.

À l’instar de ce Tunisien assassin, combien sont-ils, aujourd’hui, à demeurer dans l’ombre et, pour certains, à attendre le moment propice du passage à l’acte terroriste ?

Il est clair, désormais, qu’une lutte efficace contre le terrorisme, et d’une façon générale contre la criminalité qui gangrène notre pays, ne peut plus que passer par un renforcement drastique du contrôle de nos frontières. Dépossédés des leviers d’une politique migratoire efficace par des juridictions internationales hors-sol, mais aussi par des juridictions internes « idéologisées », nos gouvernants ont abdiqué, livrant le pays au terrorisme et à la criminalité organisée.

Devant le défi à relever, c’est désormais au peuple de décider. Comme souhaite le faire Marine Le Pen si elle est élue présidente de la République, il faut donc organiser un référendum afin de connaître la volonté des Français en la matière. Seule cette initiative permettra de s’affranchir de juridictions et de juges irresponsables qui nous conduisent au chaos. Alors, peut-être, pourrons-nous mettre un terme à ces tueries ignobles.

Olivier Damien

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] L’appel de vingt généraux pour « éviter une guerre civile » a déclenché une bataille médiatique

Jean-Pierre Fabre-Bernadac

28/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une tribune publiée le 21 avril dans Valeurs actuelles, plusieurs militaires dont une vingtaine de généraux appellent le Président Emmanuel Macron à «défendre le patriotisme». Le but? Conjurer le risque de «guerre civile» sur le territoire français. Une partie de la gauche, à l’exemple de Jean-Luc Mélenchon ou de Benoît Hamon, dénonce des «apprentis factieux» et les risques d’«un coup d’État».

Pour faire le point, Sputnik donne la parole à l’initiateur de cette tribune, l’ancien officier de gendarmerie Jean-Pierre Fabre-Bernadac.


[vidéo] Immigration : “La France se défrancise”, estime Philippe de Villiers

Philippe de Villiers

28/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après l’attaque de Rambouillet, lors de laquelle une policière a été tuée vendredi par un Tunisien de 36 ans, Philippe de Villiers estime qu'”on ne peut plus dire qu’il n’y a plus de lien entre le terrorisme et l’immigration”. Pour l’ancien président du Mouvement pour la France, et invité de RTL ce mardi 27 avril, “l’immigration est le terreau de l’Islam, qui est le terreau de l’islamisme, qui le terreau du terrorisme“.

Le Vendéen défend une vision de l’immigration par assimilation. “Il faut apprendre à aimer” notre “histoire“, notre “art de vivre” et “notre langue”, affirme l’ancien député européen. “On est en train d’installer en France un damier, un côte à côte” qui “produit ce que l’on voit aujourd’hui”, ajoute-t-il.

Il faut “réinstaller la France en France”, car “la France se défrancise”, insiste encore le créateur du Puy du Fou, qui publie un nouvel essai: Le Jour d’après (Ce que je ne savais pas… et vous non plus)” chez Albin Michel, dans lequel il fustige la politique de son ancien “ami” Emmanuel Macron. “Quand la vérité est trop cruelle, l’amitié ne compte plus”, assure-t-il.

“On a tout raté”

Le président Macron “n’a pas vu arriver la lutte des races (…), ces gens qui veulent nous décoloniser pour nous recoloniser”, estime-t-il en écho à la théorie complotiste du “grand remplacement“. Sur sa gestion de la crise sanitaire, il n’est pas plus indulgent: “c’est une France lunaire dans laquelle nous sommes”, comparant notre pays à l’Italie et l’Espagne qui entament leur déconfinement. “On a raté au début, on a raté à la fin. On a tout raté”.


Covid et réouvertures – Macron fait dans le flou

covid commerces

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en réanimation lundi 26 avril 2021 en France est repassé au-dessus de la barre des 6 000 patients, selon les pouvoirs publics. Cette barre des 6 000 patients est élevée, de leur point de vue, puisque lors du pic de l’épidémie en avril 2020, il y avait un peu plus de 7 000 malades accueillis en réanimation. La situation ne semble donc guère s’améliorer. Toutes ces personnes sont hospitalisées dans des services dits de « soins critiques ».

Le franchissement de cette barre symbolique n’a pas empêché Emmanuel Macron de se montrer optimiste lundi. Le chef de l’Etat visitait une école à Melun (Seine-et-Marne), en compagnie du ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer. Ce dernier en a profité pour minimiser les dysfonctionnements de l’école numérique, supposant que les familles ayant rencontré des difficultés de connexion le devaient à des soucis de « cache » dans leur navigateur ou bien au fait de confondre site commercial et site pédagogique du CNED. Pas de hackers russes ou chinois cette fois.

Emmanuel Macron, répondant à une fillette, dans une mise en scène rappelant les films de propagande d’autrefois, a donné des indications peu précises sur le possible assouplissement des mesures de restriction des libertés liées à la crise sanitaire.

Des annonces de réouvertures par exemple, mais partielles et sur le long terme, en particulier pour les terrasses des bars, les restaurants, certains commerces, les cinémas et les lieux de culture. Derrière l’optimisme apparent, les mots du président de la République sont surtout très imprécis : le gouvernement va « essayer de rouvrir les établissements culturels dès la première phase, avec des jauges plus réduites ». L’emploi du verbe « essayer » a été remarqué. Macron a aussi précisé que ces réouvertures dépendaient des taux d’incidence départementaux et locaux. Ce ne serait donc pas partout au même moment. Il a de surcroît expliqué que le couvre-feu pourrait débuter plus tard. Il s’agirait là aussi d’« essayer de le décaler un peu, car 19 heures, c’est trop tôt ». L’explication est à n’en pas douter digne du chef de l’Etat d’un pays tel que la France : « 19 heures, c’est trop tôt ».

Pour les restaurants, secteur où la grogne ne cesse de monter, le chef de l’exécutif s’est montré tout aussi évasif : il a évoqué une « possible réouverture dans les prochaines semaines » dans les zones les moins touchées. Il n’a en revanche pas parlé des centres commerciaux. Un flou qui pourrait être dissipé « dans les prochains jours », le président voulant donner « une vision jusqu’à début juillet ». Il a cependant, peut-être incidemment, fourni une vraie indication : nous devrons vivre avec le virus « pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois ». Un optimisme de façade en somme. Le MEDEF l’a d’ailleurs bien compris, déclarant de son côté, par la voix de son président, que « tout est préférable » à la fermeture. Il espérait néanmoins bien plus. Gabriel Attal déclarait qu’il ne fallait pas croire en un « grand soir économique », le MEDEF aurait aimé un « petit matin ». Avec un petit crème, cela va sans dire.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 27 avril 2021

Il y a un lien entre l’insécurité et la politique de l’autruche

ivan-rioufol

Une chose est sûre : il y a un lien entre l’insécurité et l’aveuglement. Les premiers responsables du Grand Effondrement sont les dirigeants français qui pratiquent, depuis plus de trente ans, la politique de l’autruche à propos de l’immigration de masse. Cette commode cécité est partagée par la bien-pensance, qui s’affole aujourd’hui que des islamistes tuent régulièrement au nom d’Allah. Mais qui, sinon ces belles âmes moutonnières, ont répété que l’immigration était « une chance pour la France », que l’islam était « une religion de paix et de tolérance » et que la nation devait s’ouvrir à la diversité ? Dimanche, place du Trocadéro à Paris, une foule inquiète a manifesté sa colère après la décision de la cour de Cassation d’exonérer de sa responsabilité pénale Kobili Traoré, l’assassin de Sarah Halimi, défenestrée au cri d’Allah Akbar parce qu’elle était juive.

Vendredi, c’est une femme policière, Stéphanie Monfermé, qui a été égorgée par un sicaire du djihad, Jamel Gorchese : l’horreur s’est déroulée dans le commissariat de Rambouillet (Yvelines). Ne serait-il pas temps d’exiger des autorités musulmanes qu’elles fassent connaître, autrement que par des mots, leur condamnation de ces barbaries ? Plutôt que de manifester contre l’ « islamophobie qui tue », comme ce fut le cas le 10 novembre 2019 à Paris, pourquoi les musulmans et tous les autres ne descendraient-t-ils pas dans la rue pour dénoncer, enfin clairement, l’islamisme qui tue ?

La politiquement correct reste une prison mentale pour beaucoup de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes, pour reprendre la juste réflexion de Bossuet. Dimanche, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a déclaré, en commentant l’assassinat de la policière par ce Tunisien, ancien clandestin régularisé en 2020 : « Je refuserai toujours de tirer un trait entre immigration et terrorisme ». Pour lui, « ce discours vise à attiser les haines dans le pays ». Avant lui, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, avait déclaré, le 28 juillet 2020 : « Je suis à 100.000 lieues de faire le lien entre l’immigration et l’insécurité ».

Ces postures progressistes, partagées par des représentants et intellectuels de la communauté juive, sont à la source des maux qui accablent la France. Car il faut être idéologiquement imperméable aux faits pour contester, comme le fait le gouvernement et le conformisme, le lien entre l’insécurité et une immigration de masse qui ne s’intègre plus. Valérie Pécresse (LR) a évidemment raison quand elle dit : « Il faut cesser de nier le lien entre terrorisme et immigration ». Mais pourquoi avoir attendu tant d’années avant d’admettre de telles évidences ? Hier, au Trocadéro, aucun représentant du RN n’a été invité, visiblement, à prendre la parole. Ce mouvement, s’il fut en effet répulsif, est pourtant devenu un des pôles de résistance à cet islamisme qui terrorise les Juifs, les policiers et plus généralement la nation et sa démocratie. Face à l’ennemi, il serait temps d’enlever les œillères.

Ivan Rioufol

Texte daté du 8 mars 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Crime de Rambouillet, pétition de généraux : l’islamisme crée une crise majeure

islamisme attentat

Une pétition circule depuis mercredi dernier au sein de l’armée. Elle a été lancée par l’ancien capitaine de gendarmerie Jean-Pierre Fabre-Bernadac, reçue notamment par Valeurs actuelles et Présent. Cette pétition, signée par vingt généraux, une centaine d’officiers supérieurs, et de nombreux autres militaires, certes la plupart à la retraite, devoir de réserve oblige, évoque l’actuel « délitement » du pays. La pétition, très bien rédigée et argumentée, met en cause « un certain antiracisme » dont le seul but est de « créer sur notre sol un mal-être, voire une haine entre les communautés ». La pétition énumère les menaces communautaristes, et séparatistes (selon les propres termes de Macron) : islamisme, hordes de banlieue, « territoires soumis à des dogmes contraires à nos institutions ». Les accusations se font même plus précises à l’égard des vrais responsables : « … le pouvoir utilise les forces de l’ordre comme agents supplétifs et boucs émissaires face à des Français en gilets jaunes exprimant leurs désespoirs. »

L’appel se termine par un soutien aux « politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation ».

La pétition a fait beaucoup de bruit, relayée notamment par Sud Radio. Sur cette même radio, l’ancien capitaine de gendarmerie se disait très inquiet de la tournure des événements, et lâchait même le mot de « guerre civile ».

Vendredi, Marine Le Pen apportait son soutien à la pétition : « Comme citoyenne et comme femme politique, je souscris à vos analyses et partage votre affliction ».

Comme pour illustrer ce terrible diagnostic, le même jour un islamiste tunisien ex-clandestin égorgeait une fonctionnaire de 49 ans, agent administratif au commissariat de Rambouillet, et mère de deux filles. Le terroriste avait prémédité son crime. Stéphanie M. serait la 271e personne assassinée par les islamistes sur le territoire français depuis 2012.

La mort de Stéphanie a indigné la quasi-totalité des Français, mais à gauche, alors même qu’on apprenait la terrible nouvelle, les appels se multipliaient pour condamner la pétition des militaires, tandis que Marine Le Pen était accusée de récupération politique pour avoir manifesté son soutien à la famille et avoir prétendu tirer les leçons de ce nouveau crime.

« Menace explicite contre la République »

Brandissant la menace d’un putsch d’une nouvelle OAS, les ténors de l’extrême gauche sont montés au front, dans un ordre parfait pour une fois. Pour Jean-Luc Mélenchon, la pétition est une « stupéfiante déclaration de militaires s’arrogeant le droit d’appeler leurs collègues d’actives à une intervention contre les islamogauchistes ».

Benoît Hamon, en phase de marginalisation extrême-gauchiste accélérée, n’est pas en reste. Il constate que la pétition intervient au 60e anniversaire du putsch d’Alger, et y voit une menace explicite contre la République. « Aucune réaction de Florence Parly, Jean Castex ni Emmanuel Macron », s’indigne l’ancien candidat du PS à la présidentielle de 2017 (Hamon était sans doute déjà au lit quand, dimanche vers 20 heures, Parly s’en est prise aux pétitionnaires). Coquerel, faux insoumis mais vrai dhimmi, s’en étrangle d’indignation : « Des militaires appellent à une chasse aux sorcières, à une éradication, à défendre des “valeurs civilisationnelles” à rebours de la République, ça finit sur une menace de guerre civile, Le Pen salue ces apprentis factieux et ? Rien. On se réveille ? »

Mais la fonctionnaire assassinée ne suscite guère de compassion chez les mêmes « indignés » et « insoumis ». Pas un mot sur le cheminement de l’assassin. Pas une repentance, pas une remise en cause de la ligne islamo-gauchiste de LFI et du groupuscule de Hamon.

Pour Mme le député LFI Obono, « la droite et l’extrême droite se servent de tous les faits possibles, y compris les plus dramatiques et les plus atroces, pour pouvoir justifier leur idéologie qui est de considérer que l’immigration est la source de tous les maux en France ». Elle a été immédiatement rejointe sur ce terrain par le ministre de la Justice (sic) Dupond-Moretti : « Quel cynisme, quelle indignité, quelle ignominie, que de tenter d’exploiter cette tragédie à votre profit deux heures seulement après ce crime. »

« Un tour de vis »

Y a-t-il un délai obligatoire avant de s’indigner et de demander un changement de politique ? La présidente du RN avait en effet évoqué la part de responsabilité du garde des Sceaux dans l’augmentation de la criminalité. « Le pays a besoin d’un tour de vis. »

La candidate à l’Elysée faisait aussi allusion à la décision ultime des tribunaux à propos de la défenestration de Sarah Halimi par le criminel islamiste et drogué Traoré, et au verdict de clémence dans la tentative de meurtre par incendie des policiers brûlés vifs à Viry-Châtillon.

« Toujours des mensonges et des phrases tronquées », a ajouté le « grand avocat », visiblement dépassé par l’enchaînement des horreurs qui ruinent les unes après les autres ses plaidoiries de plus en plus agressives.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 26 avril 2021