Harcèlement de rue. Journal d’une jeune femme à Marseille

harcèlement rue

« Té bél ! » Voilà la phrase qui a marqué les deux mois de séjour à Marseille de Laurène Jacquerez. Découvrez son « journal » édifiant dans lequel on (re)découvre à quel point le harcèlement de rue – très majoritairement le fait d’extra-européens – est un calvaire pour les femmes. Définitivement, Marseille semble rimer avec « m’harcèle ».
Une tribune signée Laurène Jacquerez.

Marseille 2021

À Marseille on est Marseillais, c’est bien connu.
J’allais donc être Marseillaise pendant deux mois avec mon ami.
Location à deux pas du Vieux Port.

Jour 1 – Beau temps, soleil, légère brise.

Je sors dans la rue en robe (détail important) et je reçois mon premier cadeau au bout de 35 mètres : « Té bél. »
Puis 45 mètres et un nouveau « té bél ».
Je suis heureuse.

Jour 2 – Beau temps, soleil, pas de vent.

Je sors dans la rue en jupe et talons, et je reçois mon cadeau au bout de 120 mètres : « Té bél. »
Puis au retour de ma promenade : « Té jôli. »
Je suis moins heureuse.

Jour 3 – Beau temps, soleil, brise moyenne.

Je sors sur le balcon pour m’aérer et je reçois un cadeau inattendu au bout de 72 secondes : « Té bél. »
Je rentre.
Je suis ronchon.

Jour 4 – Beau temps, soleil, pas un souffle.

Je sors faire les courses au Monoprix d’en face et je reçois mon cadeau quotidien au bout de 55 mètres : « Té bél. »
Regard noir de mon complimenteur que je n’interprète pas encore.
Au retour, et par deux fois, je reçois le même compliment : « Té bél », « Té bél ».
Je ne comprends pas.

Jour 5 – Beau temps, soleil, pas d’air.

Changement de tenue : pantalon et chemise. Mon cadeau quotidien arrive quand même au 200e mètre : « Té bél. »
Agressivité dans la voix qui clairement m’interroge sur ce que je fais là.
Au retour, pas de « té bél ».
J’en parle à mon ami. Changement de stratégie.

Jour 6 – Beau temps, soleil, vent fort.

Je choisis mon moment pour sortir, pantalon et pull léger, et je me bouche les oreilles avec mes écouteurs.
Je sens les regards perçants qui se posent sur moi.
Je n’entends pas les « té bél ».
Je ferme les yeux.

Jour 7 – Beau temps, soleil, vent chaud.

Je suis au fort Saint-Jean. Je lis. On m’accoste dans une langue que je ne comprends pas.
Je lève l’ancre. Je me réfugie à la maison. La colère monte.

Jour 8 – Beau temps, soleil, même vent chaud.

J’appréhende. Je reste chez moi.
Pas de « té bél ».
Je suis moi-même.

Jour 9 – Beau temps, soleil, vent du nord.

Je vais à la laverie. Rue étroite et langue étrangère. Regards insistants. Le cadeau quotidien ne tarde pas, légèrement différent : « Hé t’as d’bô zieu. »
Je frissonne.

Jour 10 – Beau temps, soleil, brise marine.

Discussion avec mon ami.
Résultat : je n’emprunte plus certaines rues.

Jour 11 – Beau temps, soleil, brise salée.

Je sors sur le Vieux Port. Je suis repliée sur moi-même.
Pas de « té bél » mais à la place un regard noir glaçant.
Il veut dire : « Reste chez toi, la rue n’est pas ta place. »
J’aimerais être invisible.

Jour 12 – Beau temps, soleil, vent faible.

Je ne sors pas.
Je n’ai rien à faire dans cette ville.
J’ai peur.

Jour 13 au jour 60 – Beau temps, soleil, vent variable.

Sorties rares et éphémères. Plaisir absent.
J’endure Marseille.

Jour 61 – Beau temps, soleil, petite brise.

J’ai compté les jours comme un prisonnier dans sa cellule. Nous partons.
Je respire à nouveau, il était temps.

Jour 62 – Marseille est un souvenir.

Je renoue avec les robes. Je suis enfin une femme.

Enfin libre.

Conclusion :

À Marseille on est plus Marseillais !
J’invite ces dames du gouvernement à passer un week-end prolongé à Marseille avec moi.
Mesdames Schiappa, Borne, Wargon… Je vous remercie de m’indiquer les dates qui vous conviennent.

Tribune reprise de Polémia

Didier Lemaire, lanceur d’alerte menacé de mort par les islamistes [vidéo]

Didier Lemaire

16/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Didier Lemaire était professeur de philosophie à Trappes, avant d’être la cible d’une fatwa. Depuis, protégé en permanence par des policiers, il mène un combat de lanceur d’alerte contre le danger islamiste. Il est l’invité exceptionnel de Livre Noir.

PS : cet entretien n’a pas pu être réalisé en LIVE pour des raisons de sécurité. C’est son quotidien..


Grand remplacement : La parole aux cités ! [vidéo]

grand remplacement

12/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
« Le Grand Remplacement », ce concept théorisé par l’essayiste Renaud Camus depuis 2010 fait aujourd’hui florès dans le milieu politique : c’est le sujet de la campagne présidentielle à venir, imposé par Éric Zemmour.

Ce concept veut qu’il existe en France et plus largement en Europe un processus de substitution des populations de souches par des peuples d’Afrique, et notamment du Maghreb. Un bouleversement démographique, donc.De l’ultra-gauche à une large partie de la droite républicaine, beaucoup contestent la véracité de ce concept.

Livre Noir ne prétend nullement à une étude scientifique et démographique, ni à un débat sur la définition de ce terme et sa réalité. Mais Livre Noir est allé poser directement la question au coeur des cités, aux habitants de Trappes, à la cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois, à Saint-Denis et Barbès, pour connaitre l’opinion des habitants à ce sujet.


Enfin le hijab non-binaire et inclusif qu’on attendait tous! – Benetton va nous faire aimer l’islam…

hijab Benetton

Sous prétexte de célébration de l’ouverture culturelle des sociétés occidentales à la diversité, et de lutte contre “l’islamophobie”, le conseil de l’Europe lançait la semaine dernière une campagne de promotion du voile islamique, avec un slogan « la liberté dans le hijab ». Destinée à ériger le voile comme le signe manifeste d’une émancipation individuelle volontaire, sous le feu des polémiques aussitôt sortie, la campagne fut vite retirée.

Cette semaine, le hijab revient sur le devant de scène, mais le scénario diffère. Les acteurs ne sont plus politiques mais économiques. Célèbre pour son ode à la diversité heureuse qui serait le pilier d’une société métissée et forcément pacifiée, la marque italienne Benetton créée sa gamme de hijab unisexe en partenariat avec le rappeur italo-tunisien Ghali, qui en fait la pub pendant la fashion week milanaise. Ainsi, pour la modique somme de 35 euros, homme et femme et tous les membres de la communauté LGBTQ+ pourront acheter un hijab décliné en quatre coloris : jaune, rouge, noir ou vert, comme n’importe quel pull de la marque italienne lui aussi décliné en série. Belphégor se met aux couleurs !

Marketing islamiste

Devant la tête d’un homme encapuchonné d’un voile rouge, on a du mal à garder son sérieux. Mais au-delà du risible, la commercialisation de ce hijab unisexe n’est pas anodine et s’inscrit dans la voie ouverte par d’autres grandes marques comme H&M ou Décathlon et son burqini. En faisant du voile un objet de mode comme les autres, ces marques le banalisent, le désislamisent, le dé-culturalisent….

Mais Benetton va donc encore plus loin, en rendant la chose unisexe. Loin d’être un marqueur politique d’une pratique rigoriste de l’islam qui enferme les femmes dans un statut d’infériorité, le voile devient inclusif, transgenre, progressiste. Est-ce à dire que la “pudeur” devient mixte également, et non plus réservée aux femmes musulmanes?

Un fantasme woke

En tout cas, cette inversion des valeurs est de l’ordre du pur fantasme, au regard du traitement réservé aux minorités homosexuelles et transgenres dans des pays où s’applique la charia réputée pour son intolérance sanguinaire, comme l’Arabie Saoudite ou la Malaisie. Mais elle est pour finir révélatrice aussi de cette nouvelle alliance entre wokisme et islamisme. Ces deux idéologies, en apparence opposées – l’une étant l’aboutissement de l’individualisme libertaire et l’autre puisant sa force dans l’appartenance communautaire – aspirent au même but : détruire l’Occident, diabolisé par les woke qui le considèrent comme étant structurellement organisé au bénéfice d’un patriarcat blanc néocolonial, raciste et homophobe, et condamné par les islamistes comme étant une terre impie et d’impureté à convertir.

La commercialisation de ce hijab unisexe est une nouvelle preuve que l’islam politique passe d’une stratégie défensive et de dissimulation (la taqiya) à une stratégie d’affirmation. Et tout ça grâce aux « forces de progrès » et à tous ces nouveaux chevaliers encagoulés par le hijab United Colors of Benetton au service de l’ordre du wokistan. Grazie mille Ghali !

Isabelle Marchandier

Tribune reprise de Causeur

Samuel Paty, tué une seconde fois par la stupidité progressiste, par Clément Martin (Les Identitaires)

Samuel Paty

Un an après la mort de Samuel Paty, les pédagogues de l’Education Nationale n’ont toujours pas compris la leçon. Au contraire, leur idéologie contre-nature reprend du poil de la bête à mesure que l’on s’éloigne du drame.

« Beaucoup de mes élèves, écrit un professeur d’enseignement moral et civique, ont eu du mal à croire qu’en France, tant qu’on ne porte pas atteinte aux personnes, on peut se moquer d’une religion, d’une croyance, qu’on a le droit au blasphème dans un journal satirique ! » (Marianne, 12 octobre 2021). L’auteur, Vincent Olive, découvre l’eau chaude. La France, fille aînée de l’Eglise, est aussi celle des Lumières, du rationalisme, de l’anticléricalisme et de Mai 68. Comment croire que des populations cimentées autour de la croyance en un livre qui aurait été écrit directement par Allah en lettres de feu, justifiant l’assassinat des « apostats », pourrait adhérer au concept de « droit au blasphème » ? Comment y croire encore en 2021 alors que les jeunes générations immigrées sont de plus en plus enracinées dans une identité afro-musulmane revendiquée ?

« Aucun recul ne saurait être accepté ! scande Vincent Olive. Qui pourrait croire que si nous arrêtions de montrer des caricatures, les intégristes s’arrêteraient là ? » Mais quels « intégristes » ? Encore ce mythe grotesque de la séparation étanche entre islamisme et communauté musulmane, comme si le ver n’était pas dans le fruit depuis l’origine. « La plupart des mineurs mis en cause ont d’ailleurs quitté les Yvelines. Ils y vivaient en pavillon ou dans de paisibles immeubles de trois étages, dans des familles aux profils sociologiques divers, pas toutes défavorisées », nous rappelle La Croix (11 octobre 2021). Tous les musulmans ne sont pas terroristes mais tous les terroristes qui ont touché l’Europe et les pays occidentaux depuis dix ans l’ont fait aux cris d’ « Allah Akbar ». Ils ont tué au nom d’Allah et nous devrions traiter le sujet comme si leur identité religieuse était parfaitement anecdotique ? Comme si rien, dans leur éducation, fruit d’une identité profonde, n’avait préparé le terrain à cette folie meurtrière ?

« Si dans certaines communautés, il y avait davantage de réussite scolaire, il y aurait davantage d’érudits, d’esprits formés, ouverts à la controverse, et ainsi capables de raisonner les autres membres de la communauté. » Certains croient toujours que la réussite sociale est gage d’ouverture d’esprit. Nous avons le contraire sous nos yeux lorsque les BHL, les Attali, les milliardaires pseudo-philanthropes à la Georges Soros, vomissent le souverainisme, le protectionnisme et les discours identitaires comme s’ils étaient le mal ultime. De nombreux militants marxistes, au cours du vingtième siècle, comme Pol Pot, ont bien été formés dans les meilleurs cercles universitaires de la nation des « droits de l’homme », comme la Sorbonne. En 1975, les hommes qui ont fait tomber le Cambodge dans l’enfer communiste avaient fait leurs classes à Paris. La France était une pépinière de khmers rouges.

C’est le mythe progressiste d’une humanité dans l’enfance, à éduquer par la morale républicaine universaliste, qui nous éclate en plein visage avec le meurtre de Samuel Paty. Les extra-Européens, et les Afro-musulmans en particulier, ne sont pas des Européens en « moins intelligents », des enfants à élever jusqu’au niveau de raison d’un Voltaire. Ce sont des peuples avec un logiciel différent, irréductible au nôtre. Nous continuerons de compter les morts tant que nous n’aurons pas appris à nous défendre avec un autre logiciel que celui des droits de l’homme. Ce logiciel existe déjà, c’est notre identité assumée et défendue sereinement, sans complexe et de manière offensive.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

L’avenir sacrifié des jeunes Français, par Clément Martin (Les Identitaires)

impasse avenir

« Nos dirigeants sont passés à côté d’un phénomène de masse qui compromet gravement l’avenir du pays, écrit Pierre Vermeren : la perte de confiance, d’estime, de motivation, pour tout dire de pulsion vitale, de millions de jeunes hommes. Il y a belle lurette que de jeunes Français n’ont plus gagné le Tour de France et que nos équipes professionnelles de football sont en grande partie peuplées de jeunes étrangers chargés d’animer nos stades » (Le Figaro, 14 septembre 2021).

La dévirilisation, qui est l’un des sujets les plus prisés au sein de la jeune droite, n’est qu’une manifestation d’un problème plus profond, pointé du doigt par Pierre Vermeren : le peu d’appétence pour la vie des jeunes Français. Les jeunes Français, particulièrement touchés par le chômage, sont en bien mauvaise posture historique. A l’heure de la culpabilisation féministe et du privilège blanc admis comme « un fait » par Emmanuel Macron, être un jeune Blanc n’est pas le meilleur plan carrière dont on puisse rêver en Europe.

Bien sûr, la chasse n’est pas ouverte de façon explicite. Mais c’est ainsi que les dynamiques sociales se matérialisent : par exclusion progressive. On commence en proposant d’autres modèles : le marginal, homosexuel, métis ou autre membre d’une minorité quelconque. La valorisation de la marginalité est l’un des plus grands bouleversements civilisationnels. Autrefois, la méfiance sociale à l’égard d’une personne « différente » était grande. L’instabilité mentale n’était pas une qualité, on s’en méfiait légitimement, sans qu’il y ait pour autant persécution. Pour la première fois dans l’histoire européenne, le modèle sociologique dominant (blanc, hétérosexuel) et qui incarne l’avenir (la jeunesse) est rejeté globalement. Au profit d’une quête de l’éternelle jeunesse qui est plus un fantasme de vieux bobo que de jeune ancré dans le réel.

A l’atmosphère woke qui pourrit notre pays, se joint un sacrifice de l’intelligence à l’école. Celle-ci a fait faillite, c’est bien connu, par des méthodes inadaptées, idéologiques, mais l’idéologie brute, sans fard, s’exprime à visage découvert dès l’école primaire, en promouvant ce qui était autrefois jugé « anormal », parce qu’infécond. Il ne s’agit pas ici de défendre l’idée du bouc émissaire, nul bûcher à rallumer, encore moins d’autodafé. Le problème n’est pas tant la liberté des marginaux mais la dévalorisation des « normaux ». D’autre part, l’échec de l’orientation scolaire, l’absence de sélection à l’Université et, plus tard, le racket fiscal, convergent pour éloigner le jeune Français de son propre pays.

La lutte contre « l’islamo-gauchisme » à la fac’, certes nécessaire, ne suffira pas redonner espoir à la jeunesse française. Pour savoir où l’on va, encore faut-il savoir d’où l’on vient. C’est l’amnésie identitaire qui est l’origine la plus profonde de ce mal-être. La persistance d’une identité de terroir, d’une communauté de quartier, d’une appartenance sociale valorisée par des savoir-faire (instituteur, prêtre, avocat, notaire, artisan boulanger, etc.) formait auparavant le cadre vital à l’équilibre psychologique du jeune Français. Ce modèle a éclaté dans une société de services où la polyvalence est prisée, où les compétences sont plus « liquides », interchangeables.

Le jeune Français ne doit pas seulement défier le grand remplacement et le féminisme intersectionnel. Il doit d’abord et avant tout se rappeler qu’il est français. Qu’une histoire aussi glorieuse que millénaire le rattache à un peuple de laboureurs, de conquérants et de poètes. Qui saura rallumer cette flamme de la mémoire, terreau de la reconquête ?

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Faire taire Renaud Camus : mode d’emploi

Sale climat ! L’intolérance de l’extrême gauche entache la démocratie. Or personne ne s’effraie du sectarisme et de la violence qui s’installent dans le débat. Si les médias ne rechignent pas à mettre en scène les peurs des experts du Grand réchauffement – thème de la Cop 26 qui se tient depuis dimanche à Glasgow (Ecosse) – ils se gardent d’avaliser les peurs populaires du Grand remplacement : un phénomène qui effraie pourtant 67% des Français. Sur ce thème, j’ai tenu à inviter, dimanche soir, Renaud Camus, dans mon émission Les points sur les i, sur CNews. L’homme de Lettres (170 livres) est en effet à l’origine de cette expression. Il était normal, selon moi, de lui donner une parole que le panurgisme médiatique lui refuse. Or, depuis hier soir, le mécanisme de l’injure et de la diabolisation a été relancé par cette même extrême gauche liberticide. Elle veut faire taire quiconque aborde le sujet de l’immigration de peuplement et de l’importation de la civilisation islamique.

Samedi, à Nantes, c’est Eric Zemmour qui a été la cible de semblables islamo-gauchistes : drapeaux palestiniens brandis, quelques centaines d’ « antifas » ont tenté de perturber un meeting du presque candidat, aux cris de « Zemmour à mort ! » « A mort les flics ! », « A mort les fachos ! ». Un portrait de l’ex-journaliste l’a représenté avec une cible sur le front : un appel au meurtre. Ainsi font les nouveaux fascistes, qui se réclament néanmoins des « valeurs démocratiques » !

Dimanche soir, le porte-parole jeunesse de la France insoumise, David Guiraud, a ouvert l’inquisition contre Camus, suivi par la militante Laurence De Cock et d’autres moralisateurs habitués des plateaux de télévision. Ceux-ci se sont empressés de faire connaître leur « honte », en demandant au CSA de sanctionner. Cependant, plutôt que d’argumenter sur le fond – l’existence ou non d’un grand remplacement – les censeurs préfèrent attiser un procès stalinien en pédophilie contre cet ancien militant de la cause homosexuelle.

Camus n’a, certes, jamais rien caché de sa vie sexuelle qu’il a transformée en objet de littérature. Mais c’est parce qu’il a tout dit de ses rapports avec les adultes que cette accusation en pédophilie n’était portée que par Henri de Lesquen : ce militant d’extrême droite était justement poursuivi par Camus pour diffamation, vendredi, devant le tribunal correctionnel de Paris. Guiraud, qui n’a jamais rien dit des aveux passés de Daniel Cohn-Bendit dans ses jeux sexuels avec les enfants, a cru trouver une preuve de la turpitude de Camus dans un extrait de phrase qu’il a livrée sur Tweeter. Ce même Guiraud, le 24 septembre sur CNews, s’était ridiculisé en soutenant que « l’immense majorité des musulmans » étaient adeptes du mutazilisme, doctrine rationaliste disparue depuis des siècles. Il avait été rappelé à l’ordre par un islamiste, Qays al-Hanbali, devant qui il s’était platement excusé de son erreur… Faudrait-il craindre les dénonciations de ces faussaires ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 novembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le wokisme, vainqueur par la faiblesse de nos sociétés, par Clément Martin (Les Identitaires)

woke

On ne compte plus les délires woke imposées aux universités, aux grandes enseignes, aux compagnies aériennes, avec la suppression de « Mesdames, Messieurs » et autres actes de soumission.

On oublie que le wokisme n’est pas arrivé à l’improviste, comme un voleur à l’arrachée, dans nos sociétés. Une certaine faiblesse a préparé le terrain. Il y avait plusieurs signes inquiétants depuis plusieurs années.

Ainsi, bien avant l’écriture inclusive à base de points, tel que « tout.e.s », il y avait le fameux « Bonjour à chacune et à chacun », ou « Bonjour à tous et à toutes ». Ces innovations ridicules et fausses du point de vue de la langue, parce que le masculin est universel en français (comme lorsque l’on dit « l’homme » pour signifier l’humanité), manifestent une vision extrêmement individualiste des relations sociales. On ne s’adresse plus à un ensemble, quand on dit « Bonjour à toutes et à tous », mais à des catégories orgueilleuses de reconnaissance. Pire encore, avec le « chacune et chacun », qui voit l’orateur s’adresser à chaque individualité égocentrée, et non à un corps. L’individualisme narcissique de la société moderne est la matrice du wokisme.

Le retrait de la mention « Madame » dans les administrations est aussi une victoire passée inaperçue, mais précoce, du wokisme. Bien que celui-ci n’était pas encore apparu sur la scène médiatique francophone. Par volonté bornée de mettre fin à une identification jugée « patriarcale », au nom d’une conception émancipatrice de la femme, on a noyé toutes les femmes sous l’étiquette généraliste de « Madame ». On n’a pas compris, puisqu’on étai ivre d’idéologie, que le « Mademoiselle » est un titre, comme « Maître » pour un avocat ou « Docteur » pour un médecin. Dire « Mademoiselle » est un geste de reconnaissance pour la singularité d’une femme non-mariée, c’est l’expression d’une générosité sociale puisque l’on admet, de façon claire, la diversité du corps social. Dernier vestige de l’Ancien régime, le « Mademoiselle », dans une République égalitariste jusqu’à la folie, devait tomber. Il y avait pourtant des femmes fières de se faire appeler « Mademoiselle », même des dames d’un certain âge, qui tenaient à cet élément caractéristique de leur identité.

Le wokisme, comme toute révolution, est vainqueur par un mélange de bons sentiments et de terreur inoculé aux tièdes et aux mondains, qui par un excès de bienveillance pavent le chemin de l’enfer. C’est pourquoi le débat avec les woke, utile médiatiquement lorsqu’il est public, ne vaut guère dans la vie de tous les jours. L’enjeu, bien au contraire, est de sauver les gens normaux, les Français lambdas, de la contamination.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La France résistera-t-elle au « virus woke » ? [vidéo]

woke

02/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Jean-Michel Blanquer entend désormais lutter ouvertement contre la « culture woke ». Mais que recouvre ce terme, souvent mal compris?

Pour Pierre Valentin, auteur d’une étude sur le sujet pour la Fondapol, « l’idéologie woke », importée des campus américains, menace de saper les fondements de l’universalisme français.

Au point de faire basculer la civilisation occidentale dans une « culture de la victimisation » ?

Entretien.


Le nom du père… n’est plus un repère

père mère

Le modèle familial européen sera abattu jusque dans ses fondations ! La dernière décision de la CEDH et son traitement médiatique ne laissent pas de place au doute et les générations à venir pourraient bien ne plus avoir ni père ni repère…

La décision prise le 26 octobre par la Cour européenne des droits de l’homme va faire des dégâts. Amenée à se prononcer sur une affaire survenue en Espagne, la CEDH a jugé que « l’impossibilité de déroger à la règle voulant que le nom du père soit attribué en premier en cas de désaccord des parents est excessivement rigide et discriminatoire envers les femmes ».

L’affaire en question trouve ses origines en 2005, à Palma de Majorque. Une femme donnait naissance à une petite fille après s’être séparée de son conjoint au cours de la grossesse car celui-ci faisait pression pour qu’elle avorte. A la naissance, l’enfant reçut les deux noms de la mère, mais, en 2006, le père fit valoir ses droits et son patronyme fut ajouté. Pire encore aux yeux de la mère, le nom de son ancien compagnon précédait le sien.

C’est donc pour protester contre cette décision que cette jeune mère fit appel à la CEDH.

L’instance européenne a tranché en sa faveur et a donc puni l’Espagne pour « violation de la Convention européenne des droits de l’homme », condamnant cette dernière à verser 10 000 euros à la plaignante pour « dommage moral ».

Une histoire récupérée

La plaignante avait a priori de bonnes raisons de saisir la justice, et l’on ne peut qu’admirer sa volonté initiale de garder un enfant malgré la demande d’interruption de grossesse de la part du père. Son histoire a cependant été récupérée et manipulée par les ennemis du modèle familial traditionnel, au sein de la CEDH mais également dans la sphère politico-médiatique habituée à se servir de drames humains pour faire sa propagande. L’on se souvient notamment de la récupération malsaine de la mort du petit Alan Kurdi.

Au regard du communiqué de la CEDH, qui salue le fait que « l’évolution de l’Espagne depuis les années 50 a permis entre autres d’abandonner le concept patriarcal de famille prédominant par le passé et d’adopter de nombreuses mesures visant l’égalité entre les hommes et les femmes », il est aisé de lire entre les lignes et d’imaginer que, demain, c’est l’attribution du nom du père à ses enfants qui sera remise en cause, jugée inégalitaire et discriminatoire.

D’ailleurs, alors que l’information n’a pas de lien avec l’affaire très spécifique survenue en Espagne, LCI (groupe TF1) a rappelé que le député LREM de l’Hérault Patrick Vignal œuvrait pour que les enfants de divorcés puissent utiliser le nom de leurs deux parents, le collectif dont il est membre déplorant aussi que quatre enfants sur cinq portent aujourd’hui le nom de leur père.

Au lieu de s’inquiéter du sort des innombrables enfants européens élevés par un seul parent, la CEDH, les médias et les élus vont provoquer la destruction de familles en alimentant la jalousie des uns et l’orgueil des autres, le tout pour appliquer une forme de langage inclusif à la cellule familiale. L’enfant, qui est décidément le cadet des soucis des institutions, perdra, lui, les derniers repères identitaires qu’il avait. Après la destruction de sa culture, de sa religion, de sa nation et de sa famille, il perdra le nom de ses aïeux et ne saura plus d’où il vient. Il ne se distinguera pas de ses camarades de classe élevés par deux femmes ou nés par GPA…

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 28 octobre 2021

Face à l’insécurité, l’indulgence ne paie pas, par Clément Martin (Les Identitaires)

insécurité

À New-York, l’adoucissement des lois contre le vol à l’étalage provoque une explosion de violence. Les pharmacies ont été particulièrement touchées par cette vague, des produits de première nécessité sont totalement absents des rayons : dentifrice, nettoyant pour le visage, désinfectant, etc. « Ça ressemble au tiers monde », déclare un habitant de Manhattan au New York Post. Selon le commissaire de police de New York, Dermot Shea, la cause de cette insécurité est à rechercher dans la législation de l’année dernière, qui a éliminé la caution et détention provisoire pour différents crimes non violents. De nombreux voleurs sont donc en liberté, comme cette personne qui a été arrêtée 46 fois pour vol au détail en 2021.

Ces mesures, évidemment liées au contexte post-Black Lives Matter et à l’élection de Joe Biden, sont évidemment du pain béni pour tous les délinquants qui pullulent dans les grandes métropoles multiraciales. Leurs conséquences nous montrent une fois de plus qu’il ne faut absolument rien lâcher sur la sévérité due aux criminels. Dans une vision marxiste irénique, le vol est nécessairement la manifestation d’une faiblesse que l’on devrait prendre en pitié. Le vol serait, ainsi, le moyen de survie du pauvre. Les faits, là aussi, démentent l’idéologie : la plupart des produits volés à New York se sont retrouvés sur le site Amazon.

La réponse à la pauvreté ne peut être l’autorisation, voire la bénédiction, donnée au vol. La satisfaction du pauvre ne se trouve pas dans l’abolition de la propriété privée… Le pauvre, celui qui travaille dur en vivant modestement, se retrouve aussi à l’intérieur du comptoir. Il est la première victime de ces truandages.

Face à l’insécurité, l’indulgence ne paie jamais. Les gauchistes invoquent la « prévention » comme alternative à la « répression ». C’est oublier un principe éducatif de base, qui vaut aussi bien pour les enfants que pour les adultes : une faute doit toujours être sanctionnée, sous peine d’affaiblir considérablement l’autorité et, aux yeux de ceux qui y sont soumis, la légitimité de ses décisions.

La véritable prévention ne consiste pas à laisser dépouiller les braves gens mais à promouvoir, par tous les moyens (à l’école, dans la culture, les médias, les associations sportives, le périscolaire, etc.), une morale exigeante du respect, avec sanction systématique à la clef.

La prévention, comme son nom l’indique, agit à la source. Mais lorsque la rivière est en crue, on doit agir concrètement en consolidant la rive et en prenant des mesures d’endiguement. C’est l’urgence.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le wokisme peut-il gagner ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

woke

Pierre Valentin, rapporteur d’une longue note d’une soixantaine de pages publiée par la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), est optimiste. Pour lui, le wokisme ne peut pas durer. C’est dans son essence même. « Un tableau dans un musée possède un cadre. Si j’explique que pour être plus inclusif, je vais élargir les limites de cet objet, passé un certain stade, l’objet va disparaître, car il ne voudra plus rien dire. On a expliqué que l’art était partout, qu’il pouvait tout être, afin d’être “inclusif”. Résultat, il n’y a plus d’art nulle part. L’inclusion est donc une destruction. » (Le Point, 3 août 2021). L’auteur prend l’exemple de l’acronyme LGBT qui n’en finit plus de s’allonger, et du drapeau arc-en-ciel qui sera bientôt illisible à force de rajouter des couleurs, puisqu’il y a maintenant celles de Black Lives Matter, des trans et des « non-binaires ». « Ce drapeau, ajoute-t-il, ne veut plus rien dire. C’est la logique finale d’autodestruction. »

Le wokisme est une idéologie. Or, les idées ont leur propre vie, en marge de leurs fondateurs. Les auteurs libéraux, du 18e siècle jusqu’aux années 1950, de Adam Smith à Friedrich Hayek, n’avaient certainement pas imaginé que le libre-échange irait jusqu’au commerce d’enfants à naître, via la GPA. Les marxistes du 19e auraient sûrement récusé le goulag si on leur avait annoncé les conséquences de leur projet. Plusieurs penseurs nationalistes du 20e siècle considéraient que le capitalisme et la démocratie, trop ouverts et fragiles par nature, succomberaient sous les coups du socialisme. Les idéologies ne sont pas des objets qui tombent en panne à cause d’un vice de fabrication. L’inclusivité propre au wokisme n’est pas le talon d’Achille du wokisme. Une idéologie fondée sur l’erreur est un virus : il se répand et mute au fur à mesure des rencontres. Il n’y a qu’à voir le maoïsme et la situation politique en Chine, surprenante pour un Occidental qui a vu l’URSS mourir. Le wokisme ne peut pas s’auto-détruire et partir comme il est venu, il est la destruction. Peu importe qu’une majeure partie de la population n’y adhère pas, voire ignore son existence. Ce qui compte, c’est l’avant-garde militante qui le met en branle et infuse l’espace public.

Or, sur ce terrain, le wokisme remporte des victoires éclatantes. Plusieurs institutions, entreprises et médias ont choisi, par exemple, l’écriture inclusive. « Nous nous sommes fixés comme mot d’ordre de l’employer partout, peu importe le support », se félicite Sarah Legrain, oratrice nationale et cadre de la France Insoumise. « Nous voulons visibiliser les femmes en nous adressant à elles directement. » Europe Écologie-Les Verts, le Parti communiste français, Génération.s et le PS ont emboîté le pas. A l’intérieur de la gauche, Mélenchon a donc été moteur. D’ailleurs, la marginalisation intellectuelle du républicanisme classique, au profit de l’indigéno-wokisme de Danielle Obono, montre bien qui porte la culote à LFI. Malgré la droitisation de la France et les succès de Zemmour, la gauche demeure une force intellectuelle de premier plan : les mots qu’elle utilise deviennent viraux. Par exemple, « sans-papiers », « migrants », « féminicides ». A Lyon et Paris, l’écriture inclusive se développe. « Anne Hidalgo a écrit aux différentes directions de la ville pour leur préconiser de ne plus faire de communication stéréotypée, et donc de privilégier l’écriture inclusive », selon Hélène Bidard, élue communiste adjointe à l’égalité femmes-hommes. A LR, on s’y oppose : « L’écriture inclusive est une hérésie, un diktat qu’essayent de nous imposer certains partis. C’est du terrorisme culturel », condamne Pierre-Henri Dumont, député et secrétaire général adjoint des Républicains (Le Figaro, 23/02/2021). Mais à part se plaindre, que fait concrètement la droite ?

Netflix, les sites de vente Zalando et Vinted, Canal+, le bailleur social 3F, l’Isen – école d’ingénieur dans le Var – ou la Cnam, grande école d’enseignement supérieur, utilisent l’écriture inclusive (Motsclefs.net, 30/06/2020). Le wokisme a déjà remporté une bataille, la plus facile : celle de la victimisation. De peur de subir les plaintes de twittos mégalos et narcissiques, un nombre croissant de structures, par souci de leur image publique, promeuvent des initiatives woke, tel que Uber et son soutien au BLM. Business is business : pour de bêtes raisons publicitaires, des doses de wokisme sont déversées un peu partout.

Incontestablement, le wokisme peut gagner. Il peut gagner comme le marxisme, malgré la chute des dictatures soviétiques en Europe, a perduré sous le visage du marxisme culturel, étendant sa logique binaire (« dominants » contre « dominés ») à d’autres domaines que l’économie. Il est donc bien trop tôt pour dresser l’acte de décès du wokisme. Le combat ne fait donc que commencer.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le Grand remplacement dans les médias : avons-nous gagné ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

grand remplacement

Le Grand remplacement prend une place de plus en plus importante dans les médias. Il n’y a plus que LFI et la gauche communiste (PC, NPA et autres) pour nier les problèmes migratoires. Valérie Pécresse, de LR, a réclamé un quota maximum d’étrangers pouvant être accueillis en France. Elle reprend en cela le vieux thème de l’immigration choisie, d’inspiration sarkozyste, qui n’a jamais porté de fruits. En effet, une fois au pouvoir, le candidat Sarkozy s’est musé en président de l’idéologie du métissage : « De 2007 à 2016, le nombre d’admis au séjour a augmenté de près d’un tiers » (Le Figaro, 17 avril 2017). Le 5 octobre, sur BFM, Arnaud Montebourg a reconnu que « la peur du grand remplacement est peut-être irrationnelle mais correspond à des phénomènes réels ».

Alors, les identitaires ont-ils gagné le débat ? De fait, nos idées progressent. Et il est intéressant de constater que les idées mènent leur propre vie, indépendamment des résultats politiques. Ainsi, Sarkozy n’a rien fait – ou si peu – afin d’enrayer l’immigration-invasion. Mais en organisant un grand débat sur l’identité nationale, il a contribué à ouvrir un espace aux idées identitaires, puisque le mot « identité » n’était plus tabou. Eric Zemmour agit de même en déplaçant tout le spectre politique vers la droite. Le Grand remplacement n’est plus un « concept d’extrême-droite » mais un sujet de débat comme un autre.

Nous n’avons certes pas gagné le débat mais l’espace s’élargit. Le risque est de voir le sujet confisqué, tel Sarkozy encore une fois (puisqu’il évoque souvent le péril sub-saharien), par ceux-là mêmes qui n’ont rien fait pour enrayer le phénomène. C’est le moment de saisir la balle au bond et de rappeler que l’immigration-invasion n’a pas commencé en 2013 avec la crise de Lampedusa. Près de 20 % de la population française, entre 11 et 13 millions de personnes, selon le démographe Jean-Paul Gourévitch, vivent dans notre pays. De plus, ces chiffres ne concernent pas la troisième génération d’immigrés, nés en France de « parents français » par la magie du droit du sol.

Par conséquent, l’enjeu consiste à montrer que la coexistence de plusieurs peuples à l’intérieur d’un même pays entraîne inévitablement la disparition de celui-ci. C’est l’idée d’une certaine homogénéité ethno-culturelle qu’il faut remettre sur la table. Pour ce faire, il faut rappeler que la France est avant tout un pays européen et que l’assimilation, si elle existe bien comme phénomène social, demeure marginale. L’assimilation n’est pas un programme politique, elle est une réalité plus ou moins importante. Plutôt « moins » que « plus » dans notre pays, car plus on s’éloigne des années soixante-dix, plus le sentiment musulman et identitaire afro-maghrébin s’affirme. Non seulement on n’assimilera pas ces millions d’Africains, mais, de surcroît, les jeunes générations sont de moins en moins françaises.

La remigration est donc la réponse au problème, c’est l’enjeu ultime du débat. Sans la remigration, la discussion reste entre les mains des impuissants d’hier et des journalistes mainstream. Avec la remigration, le débat sur l’immigration atteint sa pleine portée : une terre, un peuple !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Zemmour-Onfray, même combat ?, par Philippe Bilger

Philippe Bilger Union des droites

Quoique engagé par ailleurs, j’adore me pencher sur l’analyse de débats et de complicités qui ne me regardent pas directement.

Je commence ce billet après avoir écouté Eric Zemmour (EZ) qui, dans Le Grand Jury, a littéralement mis KO debout Benjamin Sportouch et Adrien Gindre, Guillaume Roquette ayant été réduit à une portion congrue. Les deux premiers, en effet, ont été saisis par une stupéfaction qu’un reste d’objectivité ne rendait pas aussi indignée qu’ils l’auraient souhaité.

Il est vrai que EZ a fait fort, renvoyant par exemple Marine Le Pen et son programme à une aimable bluette, en poussant notamment jusqu’à des limites extrêmes la préférence nationale, induisant selon lui une distinction radicale entre Français et étrangers. Il a également confirmé, reprenant un point de vue déjà exprimé, que le mouvement #MeToo n’était pas “émancipateur mais éradicateur” et avait plus relevé de la “délation” que de la dénonciation légitime. On imagine comme avec de telles pensées provocatrices et totalement assumées, il a secoué le ronron de cette émission dominicale que je ne manquerais pour rien au monde.

Elle ne m’a pas éloigné de mon thème initial qui visait à attirer l’attention sur le lien fort entre EZ et Michel Onfray (MO). On sait depuis longtemps, au fil de leurs débats, de leurs rencontres et du point de vue qu’ils expriment l’un sur l’autre, qu’ils sont de plus en plus proches pour ce qui concerne le constat sur la France, sur l’immigration et la réalité dramatique d’un vivre-ensemble dévasté.

Ce qui est nouveau et ne devrait pas étonner les esprits lucides et de bonne foi est l’affirmation récente de MO sur CNews selon laquelle il pourrait voter pour EZ, à condition qu’il “muscle son bras gauche” concernant la question sociale (Le Point).

Il me semble que cette éventualité qui constituerait tout de même un choc dans le monde médiatico-politique, apporterait à EZ une crédibilité d’importance largement aussi décisive que, à rebours, les attaques programmées des politiques contre lui.

Il est piquant que cette relation entre EZ et MO résulte d’un double mouvement contradictoire qui se rapporte au terreau intellectuel et politique de ces deux personnalités et à leur évolution.

D’une certaine manière, EZ, déçu par la droite classique et l’extrême droite de Marine Le Pen, n’a pas eu, selon lui, d’autre choix que de proposer aux Français, à partir d’une vision extrême du réel, un programme en tirant les enseignements, aussi abruptes ou choquantes qu’en soient les conclusions.

C’est parce que MO croit à une gauche humaniste et sociale et que la gauche d’aujourd’hui a trahi celle-ci qu’il se retrouve accordé avec EZ et a la tentation de lui apporter sa voix.

Reste que j’imagine mal MO valider un renforcement social d’EZ si ce dernier demeure dans la conception intégriste et implacable qu’il a développée le 24 octobre, par exemple, sur la préférence nationale.

MO n’a pas peur de la vérité, ni des idées et des mots même les plus décapants, mais il y a chez EZ – qui ne ressemble à personne d’autre qu’à lui-même – une sorte d’audace suicidaire à faire advenir dans l’espace public et médiatique ce qu’on n’a jamais entendu, ce qu’on n’a jamais osé dire et dont il espère que cela fera de lui le porte-voix d’une majorité de citoyens. Ceux qui, selon lui, approuvent largement ses thèmes dominants.

Pour que la droite traditionnelle s’immisce victorieusement dans ce langage qui rend caduques les scrupules et les précautions d’avant, il conviendra qu’à partir de l’acceptation sans doute du même constat, LR maîtrise la politique comme “l’art de rendre nécessaire ce qui est possible” selon la belle formule du Cardinal de Richelieu.

MO doit encore hésiter.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Grand Remplacement – De toute évidence – 67 % des Français « inquiets », par François Hoffman

grand remplacement

Un sondage le dit : les Français croient au Grand Remplacement. Avec des chiffres plus hauts qu’on ne l’attendrait chez les sympathisants LREM, PS, LFI et écolos. Un reflet de ce que chacun vit au quotidien.

Pour certains observateurs, le Grand Remplacement ne serait qu’un fantasme ou une déformation de la réalité. Mais pour une forte majorité de Français, c’est un phénomène inquiétant. C’est en effet ce que révèle un sondage réalisé par l’institut Harris Interactive pour le journal Challenges. L’inquiétude n’est pas seulement affichée par les électeurs des Républicains et du RN, mais elle est aussi partagée par ceux de LREM.

Plusieurs questions sont posées dans ce sondage. La première est simple : il est demandé si le sondé croit à l’affirmation selon laquelle « les populations européennes, blanches et chrétiennes sont menacées d’extinction suite à l’immigration musulmane, provenant du Maghreb et d’Afrique noire ». 61 % des personnes interrogées y répondent positivement, allant de 57 % à 63 % selon les classes d’âge et de 59 % à 63 % selon la catégorie sociale. On notera ainsi peu de différences entre les classes aisées et populaires. Cette absence de différence pourrait ainsi expliquer le phénomène Zemmour.

Si 92 % des sympathisants du RN estiment que le Grand Remplacement se réalisera « probablement » ou « certainement », ils sont 72 % chez les sympathisants de LR, 52 % chez ceux de LREM, 44 % chez ceux du PS et de LFI, mais juste 30 % chez ceux des Verts. Plus on se rapproche de la gauche, moins le chiffre est écrasant – mais suffisamment haut pour être remarqué.

Quant à la question sur l’inquiétude qu’un tel phénomène puisse se produire, 67 % des Français affirment être « plutôt » ou « fortement » inquiets. Les femmes sont un peu plus inquiètes (67 %) que les hommes (66 %). Ce sont surtout les 35-49 ans qui y croient le plus (71 %), mais toutes les classes d’âges sont majoritairement inquiètes : aucune d’elles n’affiche une majorité à moins de 54 %. Ce sont logiquement les sympathisants du RN qui se déclarent les plus inquiets (93 %). Ils sont suivis par ceux de LR (83 %), de LREM et du MoDem (62 %), du PS (53 %), de LFI (42 %) et des Verts (41 %). Un thème qui devrait logiquement jouer dans la présidentielle.

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 22 octobre 2021

« Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire » : slogan éculé et mensonger

travail immigration

« Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire. » Tel est le pont aux ânes des immigrationnistes. Une affirmation constamment répétée depuis un demi-siècle (!) qui mérite un sérieux décryptage. Réfutation en 7 points par Jean-Yves Le Gallou.

Un mensonge total

1– Remarquons d’abord que cet argument s’inscrit dans une stricte logique économique. À supposer qu’il soit vrai (nous démontrerons que ce n’est pas le cas), il devrait être mis en balance avec d’autres facteurs et d’abord avec les conséquences nuisibles de l’immigration en termes d’identité, d’éducation, de sécurité ou encore de budget.

2– Observons ensuite que les étrangers déjà présents en France ont un taux de chômage plus élevé que la moyenne nationale (18 % pour les étrangers venus d’Afrique contre 7 % pour les Français).

Il en va de même pour les descendants d’immigrés non européens dont le taux de chômage cinq ans après l’entrée dans la vie active est deux fois plus élevé que celui d’un Français de souche (voir Immigration la catastrophe, que faire, page 46).
Quitte à garder le slogan « Les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire », il serait donc plus juste de l’adapter et d’affirmer « les nouveaux immigrés font le travail que les Français et surtout les immigrés plus anciens et les descendants d’immigrés ne veulent pas faire. »

3– En fait, la réalité est la suivante : l’entrée de nouveaux immigrés, même réguliers et surtout clandestins, fausse le marché du travail.
L’arrivée d’une main d’œuvre précaire, au départ peu exigeante et souvent clandestine, biaise la concurrence et tire les salaires à la baisse. Ce qui décourage les anciens résidents en France de prendre ces emplois.
Ceci vaut notamment dans les secteurs de l’hôtellerie/restauration, du bâtiment et des travaux publics, du contrôle et de la sécurité ainsi que des services à la personne.

4– Nuançons toutefois ce propos. Cette fuite des Français de certains métiers concerne bien davantage les grandes villes que la France périphérique. Cela s’explique par les surcoûts immobiliers dans les grandes métropoles et le fait que les classes populaires de souche ont été refoulées très loin des centres villes. Ainsi le profil du personnel hospitalier et des soignants en EHPAD n’est pas le même en province et dans les grandes métropoles. Et ce alors même que dans les grands ensembles à forte population immigrée l’aide sociale et les trafics assurent souvent des revenus substantiels.

5– Ceci étant, le recours à une main d’œuvre étrangère – clandestine ou non – n’est pas une fatalité. Bien au contraire il apparaît que les employeurs n’ont pas toujours le libre choix de l’embauche. SOS Racisme a réalisé un test sur les recherches en personnels des entreprises de bâtiment et des travaux publics et déplore que 45 % d’entre elles (45 %, ce n’est pas rien !) auraient aimé pouvoir discriminer à l’embauche selon l’origine en excluant les candidats de type non européen. Preuve s’il en est que l’africanisation de ces métiers n’est pas inéluctable.

Les particuliers cherchant des aides ménagères ou à domicile se heurtent à la même difficulté d’orientation de leur recrutement. Une difficulté contournée par le personnel offrant ses services et précisant parfois « Français » ou « Dame portugaise ».

6– L’argument selon lequel « les immigrés font le boulot que les Français ne veulent pas faire » est encore plus faux pour les métiers du contrôle et de la sécurité. Il y a encore 20 à 30 ans, beaucoup de jeunes Français de souche ayant poursuivi des études modestes trouvaient des débouchés comme agents de sécurité. L’idéologie « anti raciste » les a progressivement exclus de ces métiers. Pour une raison simple: en cas de conflit entre un agent de sécurité et une personne contrôlée et refoulée c’est la règle du « deux poids, deux mesures » qui s’applique :

– l’agent de sécurité européen en conflit avec un Africain ou un Maghrébin sera souvent présumé « raciste » par les médias et les juges.
– a contrario, c’est le quidam européen en contentieux avec un agent de sécurité africain ou maghrébin qui risquera d’être présumé « raciste ».

Pour les employeurs, le choix est donc vite fait ! Sans parler du fait que recruter les membres d’une bande de racaille peut servir de police d’assurance…

Dans ce secteur, il est particulièrement faux de dire qu’on ne trouve pas de Français de souche pour travailler puisqu’ils sont exclus de fait de l’accès à l’emploi !

7– Ajoutons que les politiques publiques ont pu créer des pénuries artificielles de main d’œuvre : on pense en particulier à la médecine et à la chirurgie dentaire.
Difficile d’affirmer que personne ne veut être médecin hospitalier ou dentiste, mais le numerus clausus organisé par les gouvernements successifs a créé des pénuries artificielles.

Recréer une dynamique du travail français

Voilà qui permet d’affirmer que recréer une dynamique du travail français est possible par un ensemble de mesures :

– une dissuasion réelle du travail clandestin par un strict contrôle aux frontières et la fermeture administrative des entreprises employant des clandestins ;
– l’abrogation de la loi Pleven pour rendre aux employeurs le libre choix de leur personnel et recréer un marché d’emploi pour les autochtones ;
– et ce dans le cadre de la préférence nationale rétablie dans la Constitution ;
– la révision du code des marchés publics pour y imposer la préférence nationale à l’emploi et la traque des sous-traitants indélicats.

Cet ensemble des mesures produira mécaniquement une réévaluation de ces métiers (hôtellerie, restauration, sécurité, aides ménagères, aides à la personne, bâtiments/travaux publics) par l’amélioration des conditions et des relations de travail comme par la hausse mécanique des salaires par le jeu de l’offre et de la demande. D’autant que la diminution des coûts sociaux et médicaux du fardeau de l’immigration devrait permettre une baisse des charges sociales.

Enfin les parcours scolaires devraient accompagner ce mouvement en revalorisant les métiers manuels et de force. Par une réhabilitation de l’apprentissage, de l’enseignement professionnel et de l’exercice physique.

Tribune reprise de Polémia