Question sur l’utilité réelle du confinement

Le confinement sert-il à quelque chose ? Mardi, Emmanuel Macron rendra très probablement sa politique responsable de la baisse des contaminations, des réanimations, des morts du Covid. Cette énième prise de parole présidentielle sera l’occasion, pour le chef de l’Etat, de mettre à nouveau en scène son autorité, protectrice et éclairée. Pourtant, il serait temps de s’interroger sur cette “théâtralisation de la parole présidentielle”, ainsi décrite ce lundi, sur RTL, par le maire (LR) de Cannes, David Lisnard. N’en déplaise à ceux qui croient voir des complotistes chez ceux qui mettent en doute la dramaturgie sanitaire cautionnée par l’Etat et sa presse, des questions s’accumulent sur l’exactitude des faits. Les perroquets du catastrophisme moquent ceux qui accordent du crédit aux “rassuristes” : leur auditoire serait composé, disent les affligés face à la piétaille, de demeurés prêts à croire aux miracles et aux gourous. En réalité, les “fake news”, les “post-vérités”, les “récits alternatifs” et les croyances dans une science sacralisée sont chez les faiseurs de peurs et les valets des puissants. Ces propagandistes empruntent les méthodes – mensonges, intimidations, excommunications- qu’appliquent toutes les démarches totalitaires.

De plus en plus de scientifiques et d’observateurs soutiennent que la deuxième vague serait déjà passée. Elle ressemblerait d’ailleurs davantage à un traditionnel épisode saisonnier, perdant en intensité au fil du temps. Les analyses des eaux usées par les pompiers auraient révélé ce fait dès avant le début du deuxième confinement : une observation identique à Paris et à Marseille, par exemple. D’où la question qui se pose de l’utilité réelle de cette mesure coercitive, ardemment défendue par Olivier Véran, le ministre de la Santé. Or le sanitairement correct est encore tel, actuellement, qu’il est difficile d’avoir accès à un contre-discours, sinon en naviguant avec prudence sur les réseaux sociaux.

L’autre jour, Véran a reconnu l’aggravation des cas de dégradations dans la santé mentale des gens, sans pour autant vouloir sortir de son tout-sanitaire, anachronique et brutal. Les aides alimentaires seraient en hausse de 30%, tandis que les suicides de petits commerçants deviennent des tragédies ordinaires. Il y a, au sommet de l’Etat, quelque chose qui ne tourne plus rond dans l’approche des réalités sanitaires. Macron acceptera-t-il, mardi, de redescendre sur terre ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 23 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Samuel Paty : l’Education nationale à genoux devant l’islam

Samuel Paty

Décapité par un tueur musulman le 16 octobre 2020, Samuel Paty est devenu un double symbole : celui du défenseur de la liberté d’expression et des valeurs de la République ; celui du professeur courageux, ne cédant pas devant les pressions. Les hommages de l’exécutif et du ministère de l’Education nationale, lors de la rentrée des classes de novembre, y ont pourvu.

Une enquête du Point parue le 20 novembre 2020 montre que les choses ne sont pas aussi simples. L’hebdomadaire publie en effet un e-mail du « référent laïcité » de l’académie, censé protéger les professeurs. Le 8 octobre, il écrit que Paty ne maîtrisait pas « les règles de la laïcité », règles dont il est pourtant devenu le symbole une fois exécuté. Le mail a été envoyé à la principale du collège, prise dans une ambiance délétère, subissant mails et appels téléphoniques insultants. La vidéo menaçante de Brahim Chnina, le père de la collégienne qui accusait le professeur, circulera dès le lendemain.

Livré à lui-même (ou presque)

Ce 8 octobre, donc, le référent indique qu’il va venir au collège pour un entretien au sujet « des règles de la laïcité et de la neutralité que semble ne pas maîtriser Monsieur Paty ». Que dire ? Le professeur serait le souci ? Dans un contexte où des musulmans le menacent de mort, font de l’entrisme dans le collège et veulent dicter ce qui doit être enseigné ? Un tel e-mail ne peut s’expliquer que par la peur et l’habitude de ne pas faire de vagues, même si Blanquer dit « en avoir assez de cette expression ». Une réalité ancrée dans l’Education nationale : la crainte du mot « islamophobie ».

Après l’entretien, le référent indique à sa hiérarchie que Chnina cherche à « faire passer Monsieur Paty comme ayant agi contre les musulmans ». Il note aussi que Paty aurait « reconnu son erreur », qu’il lui faudrait produire un rapport sur « l’incident » s’il demandait une protection en vue d’un procès. A ce moment il a déjà été menacé de mort.

La situation s’envenime la semaine suivante. Le référent revient au collège. Le 13 octobre, la principale, qui ne cessa jamais de l’aider, et le professeur Paty déposent plainte. Paty est traité de « raciste » dans la cour. D’après le ministère, « à chaque instant » les services de l’Etat ont été à ses côtés. « A chaque instant » ? Il a dû se sentir bien seul sous le regard d’adolescents excités, des deux collègues qui, selon Le Monde, le critiquaient, dans l’indifférence des autres. Ce qui a dominé et domine encore ? La lâcheté devant l’islam. La situation réelle de ce collège ? La semaine de l’attentat, un individu menace de « faire venir des musulmans à l’entrée du collège » et le professeur doit rencontrer des familles « pour s’expliquer ». Il doit aussi justifier par e-mail le contenu de son cours auprès de ses collègues.

Samuel Paty aurait été soutenu « à chaque instant ». Sauf aux seuls instants qui comptaient vraiment : les deux semaines ayant précédé sa mort par décapitation, et le 16 octobre 2020 en fin de journée.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 23 novembre 2020

Mesures sanitaires : une politique contestée en France et dans le monde

23/11/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les états d’urgence sanitaire et leurs cortèges de mesures contraignantes clivent les sociétés. Sur les réseaux sociaux, la tension est palpable. Les anathèmes lancés de part et d’autre succèdent à de savantes batailles de chiffres. Ces derniers temps, la situation semble s’être durcie d’un cran, tout contradicteur de la politique gouvernementale étant irrémédiablement taxé par les experts, journalistes et politiques invités dans les studios et sur les plateaux télé d’être un dangereux complotiste à museler. Dans plusieurs pays européens la contestation gronde contre les restrictions jugées liberticides et disproportionnées. C’est le cas au Danemark, en Italie ou en Allemagne.

En France aussi les contestations se multiplient. D’où vient ce phénomène ?

S’il serait trop long de citer toutes les raisons qui sont à l’origine de la défiance qui existe entre la population française et son gouvernement, il en est une toutefois qui les englobe toutes, ce sont les mensonges et approximations successives du Gouvernement : sur les masques, la dangerosité du virus, la capacité à affronter une deuxième vague, et cætera. Dernièrement encore, le président de la République annonçait qu’un second confinement était nécessaire, car autrement nous aurions 400.000 morts. Aucun pays au monde n’a eu autant de décès, à commencer par les États-Unis souvent pointés du doigt pour ne pas avoir confiné leur population. Par ailleurs, Emmanuel Macron annonçait également 9000 personnes en réanimation avant la fin du mois quelles que soient les mesures prises. Là encore force est de constater qu’il s’est trompé puisque le pic semble aujourd’hui passé avec environ 5000 malades en réanimation. Cette volonté de faire peur, doublée d’une infantilisation des esprits, expliquent sans doute plus que tout l’exaspération de nombreux Français à l’endroit du Gouvernement.

Ce week-end, ce sont les catholiques qui se sont fait entendre afin de réclamer le retour au culte

En effet, malgré plusieurs déclarations d’évêques peu combatifs destinées à dissuader les chrétiens de manifester, ils sont nombreux à s’être mobilisés hier pour défendre le droit de célébrer publiquement le culte. Cette initiative partie de Nantes il y a trois semaines a suscité un véritable engouement : par centaines, les fidèles se sont retrouvés sur les parvis des églises, de Toulon à Paris, en passant par Bayonne, Orléans, Chartres, Toulon, Lyon, Versailles et beaucoup d’autres villes. Deux décisions du tribunal administratif ont en particulier marqué ce week-end. La première fait suite à un référé liberté de Civitas qui a obtenu gain de cause à Clermont-Ferrand face au préfet qui avait interdit une manifestation prévue dimanche. De même à Paris, le tribunal administratif a estimé que l’on peut manifester par la prière. Toutefois, à Clermont-Ferrand, le préfet a immédiatement réagi en ré-interdisant la manifestation pour d’autres motifs.

Éric Zemmour : « Ce n’est plus la France qui décide qui viendra en France, ce sont les immigrés eux-mêmes qui décident qui les rejoindra » (Vidéo)

Diversité et “politique raciste” : lettre ouverte de Laurent Obertone à Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions

Auteur d’“Eloge de la Force”, l’écrivain et journaliste Laurent Obertone interpelle la présidente de France Télévisions sur la politique éditoriale “raciste” qu’elle souhaite mettre en œuvre. Tribune.

Madame,

J’ai lu avec attention votre entretien paru dans Le Monde le 16 novembre 2020, sous le titre-citation « La diversité sera le fil rouge de mon mandat ». Tout mandataire et toute administration étant tenus de « rendre des comptes », je vous demande d’éclaircir les points suivants :

Sur quelles sources se base à votre connaissance le CSA pour estimer que 25 % de la société française est « perçue comme non blanche » ? Avez-vous vérifié ces allégations ?

Quelle est à vos yeux la représentation détaillée de cette « diversité » ? Toutes les personnes « perçues comme non blanches » sont-elles regroupées ensemble, en simple négatif de la population majoritaire ? Une affreuse armée de clones et un bataillon de colorés qui comptent double, est-ce votre définition de la « diversité » ?

Jugez-vous normal que les personnes « perçues comme noires » soient surreprésentées par rapport à leur proportion, à l’inverse des personnes « perçues comme arabes », ainsi que le rapportait le CSA en janvier 2019 ?

Quid des personnes perçues comme pakistanaises, indiennes, turques, océanes, moyen-orientales ou encore vietnamiennes ou chinoises ? Quid des minorités hmongs, arméniennes, ex-yougoslaves ? Vous assurez-vous de leur juste part ?

Distinguez-vous dans vos statistiques les « non Blancs » originaires d’Afrique subsaharienne des « non Blancs » originaires d’Outre-mer, des Amériques, des Caraïbes ? Les Africains de l’Est des Africains de l’Ouest ? Les Soninkés des Bantous ? Les Algériens des Marocains ? Et les Kabyles ? Les Berbères ?

Jusqu’à quel degré de différenciation ethnique comptez-vous pousser vos petits calculs pour nous assurer de la plus parfaite représentativité de chacun ?

Confirmez-vous par ailleurs que vous souhaitez conditionner vos financements à un chantage à la diversité vis-à-vis des productions, à savoir apparenter votre politique éditoriale à une incitation à la discrimination raciale ?

Confirmez-vous que vous comptez mener une politique de recrutement raciste, c’est-à-dire basée sur un critère ethnique et racial, en l’occurrence la couleur de peau de candidats « perçus comme non blancs » ? Confirmez-vous donc que vous entendez associer le service public et l’argent de la redevance alloué à France Télévisions (2,5 milliards d’euros au total*) à cette politique raciste ?

Enfin quid de la diversité sociale, et surtout d’opinion ? Quelle représentativité des pensées ?

On ne vous a pas entendu dire qu’au moins 63 % des personnes vues à la télévision devaient afficher une position « perçue comme sceptique à l’égard de l’immigration », ce qui serait pourtant pleinement représentatif de la société française (IFOP, le 16/11/2020).

Mais peut-être préférez-vous la diversité de l’habit à celle de l’esprit. Peut-être assumez-vous que votre mandat et notre argent soient consacrés à la diffusion massive d’une opinion massivement uniforme, la vôtre, qui n’est aucunement représentative de la société française ? En bon français, on appellerait ça de la propagande d’État. Bref, avant de payer ma redevance, j’attends vos éclaircissements avec impatience.

Laurent Obertone, contribuable « perçu comme blanc », et auteur tout à fait sous-représenté à France Télévisions.

P.-S.* Je rappelle en passant que nous payons votre salaire à hauteur de 322 000 euros brut par an, avec un bonus variable pouvant aller jusqu’à 78 000 euros, soit un total de 400 000 euros brut par an (Le Figaro du 31/10/2016).

Texte repris du site Valeurs Actuelles

La macrocrature, une menace pour les libertés

Plus les libertés sont attaquées par le Pouvoir, plus il jure les défendre. Ce mercredi, sur Europe 1, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a dit : “On n’a pas le droit d’interdire quelque chose (…) La France est un pays de liberté. Liberté, Liberté, Liberté chérie !“. Lundi, dans un entretien à la revue en ligne Le Grand Continent, Emmanuel Macron a assuré : “Le combat de notre génération en Europe, se sera un combat pour nos libertés“. Parce qu’elles sont en train de basculer”. On ne saurait mieux dire. Mais qui, sinon le chef de l’Etat en premier, est en train de mettre le pays sous l’étouffoir ? Jamais une démocratie libérale n’a été soumise à de telles intrusions étatiques. Les lois d’exception s’ajoutent aux couvre-feux et aux états d’urgence, aux prétextes de lutter contre le terrorisme ou le Covid-19.

Les libertés élémentaires d’instruire les enfants, d’aller et venir ou de se rassembler pour pratiquer un culte sont mises sous surveillance. Une journaliste de l’émission Quotidien, dirigée par Yann Barthès, a cru bien faire dans un reportage en s’étonnant, devant la police présente sur place, qu’elle n’intervienne pas pour sanctionner des catholiques, rassemblés pour prier devant le parvis de leur église interdite d’accés. Le sanitairement correct produit, comme prévu, les mêmes dénonciateurs que le politiquement correct.

En réalité, pour la macronie, les libertés ne vont pas de soi. Légitime est la méfiance actuelle à propos de la proposition de loi “sécurité globale” qui, mal ficelée, entend réglementer la diffusion d’images identifiant des forces de l’ordre. La majorité a toujours eu dans l’idée, au nom d’une chasse aux “fake news” et aux “propos haineux”, de mettre les réseaux sociaux sous la menace de la censure. Ce mercredi, sur RTL, Eric Dupont-Moretti a déclaré : “J’entends que tous ceux qui diffusent la haine soient immédiatement déférés devant la justice”. De fait, le projet de loi sur le séparatisme islamiste – qui s’intitule en fait “projet de loi confortant les principes républicains” (Le Figaro, ce mercredi) – contient ce type de comparution immédiate.

Or la loi Avia, qui prévoyait déjà de sanctionner le propos haineux, a été retoquée par le Conseil constitutionnel. Il est piquant d’observer le garde des Sceaux se poser en parangon de la bienveillance, alors qu’il revendique une constante agressivité contre ceux qui le critiquent. C’est lui qui, vendredi au Parisien, a déclaré : « Marine le Pen incarne tout ce que je déteste“. Sachant que la haine n’est jamais qu’une détestation exacerbée, Dupont-Moretti serait plus inspiré en donnant l’exemple de la mesure et de la sérénité. Oui, la macrocrature est un clan sectaire qui menace les libertés.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Lutte contre les « discriminations » : maintenant, la… glottophobie !

glottophobie

Entre la crise sanitaire qui sévit depuis des mois dans notre pays et ses conséquences économiques catastrophiques, la menace sans cesse grandissante que fait peser l’islamo-terrorisme sur la France, ou encore l’incroyable explosion de la criminalité à laquelle sont confrontés nos forces de l’ordre et nos compatriotes, on aurait pu penser que le Palais-Bourbon et les élus de la majorité auraient mieux à faire que de perdre leur temps en futilités. Or, il n’en est rien : en proie à un véritable délire antidiscriminatoire, l’Assemblée nationale a même cru bon d’entamer très sérieusement mercredi l’examen d’une proposition de loi grotesque visant à lutter contre la glottophobie. Autrement dit, la discrimination par… l’accent !

Après les « minorités visibles », les « minorités audibles »

A l’origine de cette proposition de loi totalement stupide et ridicule, le député de l’Hérault Christophe Euzet, membre du groupe Agir ensemble, de la majorité présidentielle, qui déplorait récemment, « à l’heure où les minorités “visibles” bénéficient de la préoccupation légitime des pouvoirs publics », que « les minorités “audibles” [soient] les grandes oubliées du contrat social fondé sur l’égalité ». Aussi, jugeant « indispensable » en cette « période de doute quant à la cohésion des territoires qui fondent la Nation, d’adresser un signe de reconnaissance fort, en favorisant la revalorisation des prononciations “atypiques” », Euzet propose-t-il de rajouter ce mot « accent » à la liste déjà longue comme le bras des causes de discrimination sanctionnées par le Code pénal ainsi que le Code du travail : origine, sexe, orientation sexuelle, situation de famille, handicap, grossesse, patronyme, opinion politique, appartenance syndicale, croyance religieuse…

Le précédent Laetitia Avia

Rappelons au passage que Christophe Euzet n’est pas le premier à vouloir judiciariser ainsi les prétendues « discriminations » par l’accent. En effet, en 2018 déjà, après que Jean-Luc Mélenchon se fut moqué de l’accent toulousain d’une journaliste qui l’interrogeait, Laetitia Avia, pittoresque député LREM, avait elle aussi commencé à préparer une proposition de loi similaire, avant de renoncer finalement à la présenter devant l’Assemblée parce qu’elle estimait que le texte n’était pas assez « étayé pour faire l’objet d’un débat parlementaire ». Ce qui ne sera, hélas, pas le cas cette fois-ci puisque Euzet présentera son texte aux députés le 26 novembre prochain dans le cadre de sa « niche ». Un texte qui, chacun l’aura compris, cache en réalité, derrière son apparence ridicule, bien des arrière-pensées. A commencer par la volonté de condamner lourdement tout employeur qui refuserait par exemple d’embaucher pour un poste au contact du public un « jeune » s’exprimant avec l’accent des cités ethniques ou bien encore un immigré incapable d’aligner deux mots consécutifs dans notre langue…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 19 novembre 2020

Ce que le virus a détruit : l’identité, la liberté, la démocratie

virus dictature

La pandémie qui submerge la planète, notre continent plus que d’autres, et notre pays en particulier, a exacerbé jusqu’au paroxysme la confusion mentale qui depuis longtemps avait envahi notre pensée collective. La multiplication des canaux d’information a engendré à la fois la possibilité de tout dire et les manipulations destinées à empêcher d’effectuer dans ce “tout” des choix rationnels. Le virus a touché des corps, en a tué un certain nombre, mais il a contaminé bien davantage nos esprits.

Après le passage du tsunami, et avant le prochain déjà annoncé, au milieu de cet océan de doutes et de peurs, quelques certitudes surnagent : notre pays est plongé dans une ambiance délétère qui, sous prétexte de sauver les corps, peut-être, massacre, anéantit, extermine à coup sûr les esprits, ce qu’on appelait jadis les âmes, et qui ne sont plus aujourd’hui que des cerveaux malades. Ce que le virus a détruit, avec la complicité de l’oligarchie régnante, tient en trois mots : l’identité, la liberté, la démocratie, bref ce qui fait d’un individu une personne, ce qui donne au corps une âme parce que le corps est habité par une culture et une foi, parce qu’il est dirigé par une volonté autonome et responsable, parce qu’il participe aux choix collectifs directement ou par le biais de ses représentants. Que l’on puisse au-delà du raisonnable s’en prendre à la liberté du culte et dans le même temps ruiner le commerce du livre, sous la menace de sanctions, en dit long sur les “valeurs” auxquelles notre société se trouve réduite : “métro, boulot, dodo”. La trilogie perçue comme le venin des années 60 est devenue la potion d’aujourd’hui. Pour la liberté, c’est pire encore : il faut cette fois remonter aux années 1940 pour retrouver les atteintes subies maintenant à la liberté d’aller et de venir, à celle de se réunir, à celle d’entreprendre, à celle de commercer. Le couvre-feu et les “ausweis” ont fait leur retour, et dans les rues défile une armée des ombres, masquées, soumises et qui ne songent pas à résister.

Lorsque les libertés constitutionnelles, celle d’aller et de venir, de travailler, celle du culte sont malmenées, l’Etat de droit est pulvérisé par le régime d’exception. Lorsqu’un ministre ose donner l’ordre de sortir de l’hémicycle à des députés parce qu’ils s’opposent à lui et ont mal voté, il s’agit d’un acte gravissime qui bouscule la séparation des pouvoirs, insulte le peuple à travers ses représentants, révèle l’esprit dictatorial qui l’inspire. Au Parlement, l’exécutif n’est pas chez lui alors que les députés sont chez eux. Si la majorité actuelle avait eu la moindre dignité, elle devait exiger le départ du ministre et par la suite sa démission, déjà amplement justifiée par des mensonges et des errances qui devraient le conduire devant la Cour de Justice de la République. Un Etat de droit en miettes, un peuple méprisé : quelle que soit la définition que l’on donne à la démocratie, ce n’est plus le régime qui règne en France. Dans quelques semaines, les fêtes les plus importantes pour le peuple français, fête chrétienne de Noël avec ses crèches, déjà honnies des laïcistes, fête indo-européenne du solstice d’hiver avec ses sapins, interdits par les Khmers verts, devraient permettre aux familles de se retrouver, au peuple de communier, religieusement ou non, dans une même ferveur unifiante.

Les esprits desséchés qui nous gouvernent sont-ils encore capables de comprendre qu’un peuple privé de ses rites et de ses communions n’est plus qu’un troupeau ? Mais dans le fond, n’est-ce pas leur désir profond ?

Christian Vanneste

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Loi de sécurité globale : Attention Danger !

libertés publiques

Une fois étant loin d’être coutume, il nous faut le temps de nous placer un instant dans le camp de la gauche radicale, ou plus largement dans le camp de ceux qui s’inquiètent des dérives autoritaires de l’Etat. Dans le viseur de cette proposition de loi des députés LREM Alice Thourot et Jean-Michel Fauvergues, ce dernier étant l’ancien patron du RAID, les différentes dispositions visant à entraver le travail des journalistes mais surtout augmenter la capacité répressive d’un gouvernement aux abois. La disposition qui fait le plus débat concerne l’article 24 du texte.

Ce dernier vise à pénaliser l’usage « malveillant » d’images des forces de l’ordre. Selon l’article 24, la diffusion « du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique », sera punie d’un an de prison et d’une amende de 45 000 euros. Une disposition qui mobilise particulièrement la presse, en effet qui peut juger de l’intention de la personne qui filme ? Qui se prononcera sur l’intention de porter atteinte à l’intégrité psychique du policier ?

Que penser de policiers, remparts de la République dont il faut protéger la psyché d’actes aussi terribles que des photos ? Que penser de Gerald Darmanin invoquant le drame de Magnanville alors même que des données personnelles de milliers de policiers ont été piratées quelques mois auparavant et que ces derniers donnent leurs coordonnées à chaque changement de cartes grises depuis que l’Etat a délégué cela au privé ? Un privé toujours plus présent puisque cette loi prévoit de donner à des agents de sécurité privés des prérogatives de policiers nationaux ? Que penser d’un Etat qui sous-traite ses essentielles missions régaliennes au privé ? Que penser d’un Etat qui oublie la Justice, saborde l’Education et privatise la police mais qui va s’inquiéter de ce que vous mangez, comment vous vous chauffez et quel véhicule vous utilisez ?

Signalons au passage que de telles dispositions existent déjà dans la loi. En effet, il y a deux ans, une militante antifa connue sous le pseudo de « Marie Acab-Land » a été condamnée à dix sept mois de prison ferme pour avoir photographié les visages de policiers et les avoir jetés en pâture sur le web. Si de telles protections existent déjà, pourquoi ne pas les utiliser au lieu d’inventer de nouveaux arsenaux aux objectifs douteux ?

Outre le fait d’assister encore une fois à une débauche de mots creux de la part d’une majorité et d’un gouvernement trouvant plus commode de faire du battage autour d’une énième loi plutôt que d’avoir le courage de faire appliquer celle qui existe déjà ; on assiste également à une démonstration par A+B qu’on nous prend, nous citoyens, pour des jambons. En pleine crise sanitaire dont les conséquences s’avèrent intensément plus dramatiques que l’épidémie elle-même, en pleine crise de représentation politique, sociale, sécuritaire, judiciaire et j’en passe, le gouvernement resserre encore la vis de nos libertés publiques. Espérons que ce soit enfin celle de trop.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 18 novembre 2020

Confinement : l’exaspération semble en passe de l’emporter sur la peur

contre confinement

Le confinement de l’automne ne ressemble en rien à celui du printemps. En mars-avril, la peur du covid 19 fut à la source d’une profonde résignation et d’un consensus en faveur d’une suspension générale de la liberté d’aller-et-venir. En témoignait la ferveur populaire autour de l’acclamation des soignants, chaque soir aux fenêtres des appartements. A 20 heures désormais, aucune clameur ne rompt le silence : cet élan unanime a disparu.

Un climat de défiance s’est, bien au contraire, installé à sa place. 75% des Français – ballottés par la houle des ordres et des contre-ordres – estime que le pays n’était pas prêt face à la « deuxième vague » (Elabe 29 octobre). Un doute s’exprime désormais sans complexe quant à l’efficacité de solutions autoritaires : « Vouloir arrêter une épidémie par le confinement revient à arrêter la mer avec les bras » déclare M. Jean-Loup Bonnamy, le 6 novembre, au Figaro. Des voix s’élèvent pour déplorer le recul de la démocratie parlementaire au profit d’une gouvernance sanitaire. L’influence d’une poignée de médecins médiatiques, la toute-puissance d’un comité scientifique composé d’experts non élus et d’un « conseil de défense », habilité par l’état d’urgence à suspendre les libertés en dehors de tout contrôle politique, bousculent la tradition démocratique française, achevant de marginaliser le suffrage universel.
Dans les éditoriaux et les discours, sur les murs de la cité, la formule de « dictature sanitaire » n’est désormais plus taboue.
« Vous êtes rétive aux remèdes ; mais nous saurons vous soumettre à la raison ! » jette Sganarelle, le médecin de Molière, à Jacqueline la servante[1].

D’ailleurs, dans les profondeurs de la nation, les restrictions aux libertés sont de moins en moins supportées, comme si, pour la première fois, l’attachement à la liberté l’emportait, chez les Français, sur la peur du covid-19, malgré une situation sanitaire alarmante. Ainsi, 60% d’entre eux reconnaissent avoir violé les règles du second confinement (Ifop, 12 novembre). La même enquête souligne l’ampleur des dégâts psychologiques qui affectent 52% des personnes interrogées. Jusqu’où la vie quotidienne, la vie confinée, privée de mobilité, de perspectives sociales, professionnelles et familiales, vaut-elle la peine d’être vécue ? Et que dire de l’honneur bafoué d’une nation qui se sent infantilisée par ses élites dirigeantes ? Le regard que portent les voisins européens sur un peuple dont les habitants sont condamnés à remplir une attestation bureaucratique pour sortir de leur domicile, et devoir justifier, comme des gamins immatures, chacune de leur sortie, est ravageur pour la dignité des Français, comme en témoigne l’article du journal allemand Die Zeit du 12 novembre qui parle d’Absurdistan.

Les Français ressentent comme une humiliation supplémentaire de se voir imposer, comme à des enfants ou des « majeurs incapables » privés de discernement, des règles fixant leurs besoins « essentiels » et non « essentiels ». Ils ne comprennent pas le choix arbitraire – et tellement emblématique de l’obscurantisme bureaucratique – d’autoriser la vente de tabac ou de chocolats mais de leur interdire d’acheter des livres en librairie. Ils n’acceptent pas le chantage permanent sur « Noël et les fêtes de fin d’année », l’ingérence dans leur vie privée d’un ordre sanitaire qui prétend leur dicter jusqu’au nombre des convives à leur table. D’ailleurs, cet ordre sanitaire, par son contraste avec la violence et le chaos qui rongent les zones de non droit, donne l’image d’une autorité à géométrie variable qui nourrit le sentiment d’injustice.

Face à l’épidémie, le choix de privilégier une logique de pénitence collective atteint désormais ses limites. Un grondement sourd remonte en ce moment des entrailles du pays. Des chrétiens bravent les interdits et les menaces en se réunissant malgré l’interdiction devant les églises. Les associations culturelles et sportives manifestent leur désarroi. Les commerçants, les artisans, les restaurateurs ruinés se mobilisent face au mépris d’une France dite « d’en haut » qui les taxe de « poujadisme » et ferme les yeux sur leur détresse, celle de femmes et d’hommes de tous les âges, de toutes les opinions et de toutes les origines, ayant consacré des années à bâtir leur gagne-pain. Un vaste élan national de solidarité (par-delà quelques récupérations infamantes), est en train de naître dans le pays autour de cette détresse comme en témoigne le succès de plusieurs pétitions réclamant la réouverture des magasins.

La crise sanitaire exacerbe la fracture démocratique entre la sphère dirigeante qui offre une image de déconnexion ou d’intransigeance obtuse et l’immense majorité silencieuse, des sans-dents aux Gaulois réfractaires, blessée dans sa dignité. Quand l’exaspération commence à prendre le pas sur la peur du covid-19, dans un contexte économique et social désastreux, condamnant une génération à l’enfer du chômage et 10 millions de personnes à la pauvreté, l’heure de tous les dangers approche.

[1] Le médecin malgré lui, scène IV

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Covid-19. Ce que révèlent les chiffres de l’épidémie

Covid-19 chiffres

La prudence est évidemment ce qui doit caractériser toutes les tentatives d’analyses relatives à la crise du Covid-19. Tant sur la nature et les dangers du virus que sur les perspectives de sortie de crise, il est certain que les prédictions les plus fracassantes sont rarement les meilleures.
Depuis le début de cette épidémie, Polémia s’est attelée à partager à ses lecteurs des données sérieuses qui soulignaient tantôt la véritable dangerosité potentielle du virus, tantôt l’inanité des mesures sanitaires du gouvernement. Ce traitement, se voulant équilibré et mesuré, se poursuit avec la publication de ce texte rédigé par Laurent Herblay, contributeur régulier du média Marianne, et publié sur son site. Un texte qui démontre que la gouvernement semble incapable d’analyser froidement les données disponibles…

Depuis quelques semaines, la communication autour des chiffres de l’épidémie de la seconde vague pose doublement problème. Non seulement les chiffres communiqués ne sont que ceux remontés le jour même, sans prendre en compte la date des tests. Mais plus globalement, le choix des chiffres mis en avant donne l’impression d’une volonté de communication aussi anxiogène qu’infantilisante.

Amateurisme, projet peur et conséquences

En préliminaire, je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas de nier l’importance de l’épidémie, mais je suis assez effaré par tout ce qui tourne autour des chiffres de cette crise sanitaire. Pour suivre Olivier Berruyer, sur Les Crises, qui fait partie de ceux qui nous ont alerté très tôt sur les dangers du coronavirus, et Nicolas Meilhan, je constate qu’outre certains ratés du pouvoir, la communication de bien des média sur le sujet semble extrêmement partielle, et même partiale. Premier problème, plus conjoncturel : la remontée imparfaite de l’information, illustrée l’envolée des cas pendant quelques jours, dépassant même 80 000 le 7 novembre, du fait d’un problème informatique, et d’un effet, artificiel, de rattrapage. Second problème, plus structurel, souligné à maintes reprises par Nicolas Meilhan, le fait que les chiffres du jour ne sont que les remontées du jour, qui portent sur des tests réalisés sur plusieurs jours.

En fait, pour avoir une vue précise de ce qui se passe sur les contaminations, il faut retraiter les données communiquées pour affecter au jour de test, et non au jour de remontée, les cas de contamination. Pour bien mesurer l’évolution, il faut également étudier les chiffres sur une semaine roulante, pour neutraliser l’effet de la fin de semaine, où les laboratoires ne sont pas tous ouverts. C’est la méthodologie utilisée par Nicolas Meilhan, Olivier Berruyer, et d’autres. Les épidémiologistes distinguent trois phases pour une telle épidémie : l’accélération (croissance exponentielle du nombre de cas), la décélération (l’augmentation du nombre de cas ralentit) et la décrue. En France, on constate une très forte décélération depuis la période du 25 octobre, peu après la mise en place du couvre-feu.

Et après un plateau sur la fin octobre, la décrue a démarré début novembre. La propagation de l’épidémie a été arrêtée, au point que le R0 est passé sous les 1, signe que chaque personne contaminée en contamine moins d’une. Il est somme toute logique que des décisions aussi dures soient efficaces, même si les choix et la façon de faire du gouvernement sont extrêmement critiquables. En revanche, parce qu’il y a un décalage entre contamination et hospitalisation ou réanimation, il y a un contraste saisissant avec la situation des services hospitaliers, qui subissent encore une forte hausse du nombre de patients, même si le pic semble devoir être assez proche maintenant. C’est sans doute ce qui explique le discours très alarmiste d’une très grande partie du personnel soignant aujourd’hui.

Jusqu’à peu, le gouvernement et les média tenaient un discours alarmiste, incriminant l’indiscipline des Français et multipliant les menaces de sanctions. Parallèlement, la communication de chiffres bruts, sans la moindre mise en perspective (pas de lissage hebdomadaire, pas d’évolution par rapport à la semaine passée) est clairement une représentation de la réalité plus inquiétante qu’elle ne l’est réellement. De même, les chiffres bruts par pays n’ont pas toujours du sens du fait des différences de taille. Nous gagnerions à les présenter d’une manière à les rendre comparable, comme le font certains. Il en va de même pour ces communications sur le chiffre total des morts, parfois même non accompagné du chiffre du jour. Il y a un décalage frappant entre la réalité de l’évolution de l’épidémie et la façon dont cette évolution est présentée, avec un biais marqué, par les média, et le gouvernement.

Bien sûr, il y a sans doute eu des excès et il est important de ne pas dilapider l’effort fait. En outre, nous sommes sur le point d’atteindre le pic pour le système hospitalier, et cela est une source légitime de stress. Mais plutôt que de présenter les choses de manière si partielle et partiale, le gouvernement et bien des média auraient pu dire plus tôt, depuis au moins deux semaines, que nous tirons les fruits de la stratégie de restrictions des déplacements de la population, dire que cela ne se retrouvera dans le système hospitalier que dans quelques jours et qu’il faut tenir bon pour maitriser cette deuxième vague et également éviter de semer les graines d’une troisième vague pour plus tard. Mais à ce discours adulte et mature, il semble que l’élite politico-médiatique de notre pays préfère l’infantilisation.

C’est ainsi que Macron avait exagéré le nombre de morts dans sa dernière allocution et avancé le chiffre totalement extravagant de 400 000 morts potentiels en France sans mesure, près de 10 fois le bilan étatsunien à population équivalente, avec peu de restrictions ! En clair, la macronie et trop de média sont sur une communication visant à faire peur aux Français pour compléter toutes les restrictions légales prises. Mais une telle stratégie, quand elle est exagérée, et revient à tordre les faits, ou à en faire une présentation trop biaisée, est très dangereuse. Tous ceux qui connaissent ces analyses plus fines ne peuvent qu’être révoltés par la communication peu honnête et infantilisante du gouvernement et de bien des média. Cette façon de faire casse toute forme de confiance avec nos élites.

Il ne faut donc malheureusement pas complètement s’étonner si une partie de la population joue un peu avec les règles byzantines conçues par le gouvernement pour s’affranchir en partie du confinement. Ce n’est sans doute pas cela qui mettra en échec le confinement, mais on peut voir dans le rebond de la rentrée, particulièrement marqué en France, une conséquence de la politique du gouvernement, entre mensonges et restrictions particulièrement fortes. A prendre les Français pour des enfants irresponsables, en jouant plus de l’interdit que de leur civisme, le gouvernement récolte largement ce qu’il a semé. C’est sans doute également la raison pour laquelle les théories les plus folles circulent.

En effet, il y a quelque chose d’assez troublant à voir le gouvernement qui gère avec grande difficulté et une multitude de couacs et erreurs, et la plupart des média refuser de tenir un discours de vérité aux Français. Ce faisant, transparaît la populophobie dont est coutumière la macronie et notamment Macron. Mais après, il ne faut pas qu’ils s’étonnent d’être remis en question…

Laurent Herblay

Texte repris du site Polémia

Pourquoi il faut voir le film Hold-Up, par Ivan Rioufol

Parce que le clergé médiatique a lancé une fatwa contre Hold-Up, il faut regarder ce documentaire “citoyen”. Il faut entendre son discours dissonant, ne serait-ce que pour protéger la liberté d’expression des censures qui s’exercent sur le film. Ce travail journalistique a des défauts, à commencer par sa longueur (2h46) et des légèretés dans l’interprétation totalitaire du projet mondialiste du “great reset” (grande réinitialisation). Votre serviteur est accusé au passage, avec Laurent Joffrin, d’avoir “enterré” un propos du professeur Luc Montagnié, prix Nobel de médecine en 2008. Le 17 avril 2020 (et non le 12 février comme il est noté), Montagnié avait soutenu devant nous, sur le plateau de CNews, que le virus SarsCoV-2 avait été fabriqué dans un laboratoire de Wu Han (Chine) à partir du virus du sida (VIH). Cette révélation avait été démentie par le monde scientifique.

Je remarque que cette hypothèse d’un virus fabriqué est à nouveau évoquée par d’autres. Quoi qu’il en soit, ceux qui accusent Hold-Up de “complotisme” n’ont jamais dénoncé les mensonges d’Etat ni les propagandes médiatiques. Ces désinformations sont à la source de ce film, qui brise un consensus. Son réalisateur, Pierre Barnérias, explique avoir voulu “répondre à une carence d’information et ouvrir un débat”. Le succès “underground” rencontré lui donne raison.

Hold-Up est le dénonciateur d’une pensée officielle hégémonique. Le grand tort de ce documentaire, aux yeux des gardes chiourmes de l’Ordre sanitaire, est de s’en prendre à la politique de la peur, installée par le gouvernement depuis le début de la pandémie. Nombreux sont les témoins de qualité qui, dans la première partie, dénoncent notamment l’acharnement du ministre de la Santé, Oliver Véran, à imposer ses certitudes en un domaine qui aurait mérité des concertations.

Le professeur Didier Raoult, qui n’apparaît pas lui-même, est souvent cité en exemple. Est rappelé aussi le scandale de l’étude bidonnée du Lancet, qui avait démoli l’hydroxychloroquine avant que la prestigieuse revue ne reconnaisse sa faute. Reste la question, à ce jour sans réponse, de savoir qui a été à l’origine de cette “fake news” avalisée par les médias. Dans la seconde partie, l’évocation de manoeuvres visant à constituer un gouvernement mondial dans le but d’asservir le peuple “inutile” pêche par trop de facilités dans l’argumentation. En deux minutes, la sociologue Monique Pinçon-Charlot ébranle l’ouvrage quand elle parle d’un “holocauste” visant à “éliminer la plus pauvre de l’humanité, dont les riches n’ont plus besoin”. Mais les citoyens sont assez grands pour exercer leur propre jugement. C’est bien cet esprit critique que le Système cherche à faire taire.

Ivan Rioufol

Texte daté du 16 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Cloîtrée depuis des mois pour échapper aux islamistes – La jeune Mila fait à nouveau l’objet de menaces de mort

Mila islamistes

Souvenez-vous, c’était en janvier dernier. Après avoir tenu sur les réseaux sociaux des propos assez virulents et quelque peu grossiers à l’encontre de l’islam, Mila, une jeune lycéenne de 17 ans, faisait l’objet d’un incroyable lynchage de la part d’internautes musulmans et se voyait bombardée d’innombrables menaces de mort. Contrainte alors de quitter de l’école et de vivre « cloîtrée » depuis des mois par peur des représailles, la jeune fille vient d’être à nouveau la cible de menaces islamistes.

« Je vais te faire une Samuel Paty »

En effet, a indiqué son avocat Richard Malka, qui est aussi l’un de ceux de Charlie Hebdo, Mila, après avoir récemment partagé sur Twitter des captures d’écran des menaces de mort qu’elle a reçues, a de nouveau été prise pour cible et a fait l’objet de menaces de mort en lien avec la décapitation du professeur Samuel Paty. Une situation qui, à juste titre, inquiète beaucoup Me Richard Malka, qui a rappelé que sa cliente vivait déjà « comme les gens de Charlie Hebdo », c’est-à-dire « bunkerisée ». Dénonçant à la suite de cette information une « persécution, contre une mineure », le ministre délégué chargé de la citoyenneté, Marlène Schiappa, avait immédiatement annoncé son intention d’« adresser un signalement au procureur » et, depuis, une enquête a été ouverte par le parquet de Vienne (Isère) pour « menaces de mort par écrit et harcèlement électronique ».

Pour Royal, Mila doit s’écraser…

Reste que, si ces nouvelles menaces proférées à l’encontre de Mila ont choqué un certain nombre de représentants de la classe politique française, Ségolène Royal, elle, semble avoir trouvé quelques excuses aux auteurs de celles-ci. C’est ainsi que, dans une interview qu’elle a accordée lundi à la chaîne CNews, l’ancienne candidate à la présidentielle, tout en déclarant apporter son « soutien aux personnes menacées » et affirmer qu’il fallait « identifier [les auteurs des menaces] et les condamner très sévèrement », s’est quand même empressée d’ajouter que la jeune lycéenne devait absolument arrêter « de relancer une polémique qui l’a remise en danger ». Bref, qu’elle devait s’écraser devant les intimidations islamistes… Il est vrai que, quelques minutes auparavant, Ségolène Royal avait déjà déclaré « comprendre » que « certains musulmans se sentent insultés, y compris des musulmans qui ne sont absolument pas ni intégristes ni radicaux », par des caricatures de Mahomet…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 novembre 2020

Chantage : Bruxelles veut imposer les « droits LGBT »

LGBT

Du point de vue des intérêts de l’UE, on ne pouvait imaginer pire moment pour présenter au public un projet de « toute première stratégie en faveur de l’égalité des personnes LGBTIQ dans l’UE ». Ainsi, exactement une semaine après l’accord passé entre la présidence allemande du Conseil de l’UE et le Parlement européen pour instaurer un mécanisme faisant dépendre les fonds européens du respect de l’état de droit (voir « Budget et plan de relance européens : la menace de veto polonais et hongrois confirmée » dans Présent du 11 novembre), la Commission annonçait son intention de présenter une initiative législative sur la reconnaissance mutuelle de la parentalité.

Si cette stratégie est adoptée – à la majorité simple du PE et à la majorité qualifiée du Conseil –, les pays qui n’ont pas changé leur définition du mariage devront quand même reconnaître la parentalité de « deux mamans » ou « deux papas » décrétée ailleurs. Exemple : deux homosexuels polonais qui se « marient » en Grande-Bretagne et rentrent aux pays avec leurs enfants obtenus par GPA devront être reconnus comme deux papas par la Pologne, même si c’est contraire au droit polonais et même si les questions sociétales relèvent des compétences nationales en vertu des traités européens. Et comme « l’égalité et la non-discrimination sont des valeurs essentielles et des droits fondamentaux dans l’Union européenne », ainsi que l’a indiqué Helena Dalli, la commissaire chargée de l’égalité, lors de la présentation le jeudi 12 novembre de la nouvelle « stratégie en faveur de l’égalité des personnes LGBTIQ dans l’UE », il est facile d’imaginer que le mécanisme liant, d’une part, budget et plan de relance et, d’autre part, évaluation par l’UE du respect de l’état de droit, pourra être actionné si un Etat récalcitrant refuse de reconnaître ces fausses parentalités.

Parmi les futurs Etats récalcitrants qui pourront ainsi être sanctionnés par la Commission avec l’approbation d’une majorité qualifiée des 27, il y a bien sûr la Hongrie où un projet de loi est à l’étude pour réserver l’adoption d’enfants aux couples mariés, et pour que les personnes seules souhaitant adopter aient à obtenir une autorisation spéciale du ministre chargé des affaires familiales, ceci afin d’éviter les adoptions par des duos homosexuels. Mais il y a aussi dans le collimateur de Bruxelles un certain nombre de pays comme l’Italie ou ceux d’Europe centrale où l’on ne reconnaît pas l’existence de deux parents du même sexe. Une fois la parentalité des couples de même sexe « mariés » à l’étranger reconnue dans un pays, il sera bien évidemment très difficile de ne pas accorder les mêmes droits au niveau local. Il est évident aussi qu’un instrument de chantage aux fonds européens entre les mains de la Commission européenne rendra très difficile toute résistance, surtout en Europe centrale où les subventions agricoles de l’UE et les fonds de cohésion, même s’ils sont en baisse, restent un outil majeur pour le rattrapage économique en cours. L’annonce par la Commission d’une « série d’actions ciblées, axées autour de quatre grands piliers, qui visent à lutter contre la discrimination, à garantir la sécurité, à bâtir des sociétés inclusives et à mener le combat pour l’égalité des personnes LGBTIQ dans le monde » n’est donc pas à prendre à la légère. Reconnaissant pourtant en introduction de son communiqué que « nombre de domaines d’action liés à l’amélioration de l’égalité des personnes LGBTIQ sont avant tout des compétences nationales », la Commission informe encore qu’elle « présentera en 2021 une initiative visant à allonger la liste des “infractions pénales de l’UE” pour y intégrer les crimes de haine et les discours haineux, y compris ceux ciblant les personnes LGBTIQ ».

S’il fallait encore convaincre la Pologne et la Hongrie, et peut-être encore d’autres pays, d’opposer leur veto au budget 2021-2027 et au plan de relance anti-Covid en cas d’adoption du mécanisme de respect de « l’état de droit », la Commission aura fini de les convaincre avec sa stratégie LGBT. Ainsi que le disait l’ancien dissident Viktor Orbán vendredi à la radio hongroise à propos de ce mécanisme, « sans critères objectifs, sur des bases idéologiques, ils veulent faire chanter les pays en les privant de possibilité de recours. Ce n’est pas ce que nous voulions, on n’a pas créé l’Union européenne pour arriver à une deuxième Union soviétique ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 16 novembre 2020

Hold-up, le documentaire qui dérange les médias

Hold-up - le documentaire

17/11/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Sorti mercredi 11 novembre, le documentaire intitulé « Hold-up – retour sur un chaos » produit par Pierre Barnérias et Christophe Cossé, a connu un succès massif. Il traite de la gestion de la crise par le Gouvernement, en pointant du doigt les incohérences et contradictions faites concernant le port du masque, le confinement, les traitements ou encore l’hydroxychloroquine. La quasi-totalité des intervenants sont des personnels de santé connus, de différents pays, ce qui donne une certaine crédibilité aux propos tenus. Parmi eux Astrid Stuckelberger, professeur de médecine, accusé de complotisme a rapidement enflammé les médias.

Pourquoi ce documentaire dérange-t-il tant la sphère médiatique ?

Le but du documentaire étant de dénoncer les mensonges autour de l’épidémie sanitaire, on peut aisément comprendre que la presse se soit empressée de dénigrer les critiques faites concernant la gestion du virus. Ainsi depuis quelques jours les journaux Le Quotidien et Le Progrès, les chaînes de télévision France 5 ou LCI, tous cherchent absolument à décrédibiliser les affirmations faites, en qualifiant le documentaire de « complotiste », de « folie moderne de la rationalité » ou encore « d’insulte pour les médecins réanimateurs qui se battent constamment pour vaincre la mort » (selon Le Progrès). De nombreuses personnalités accusent le documentaire de véhiculer des « fake news ».

Au-delà du documentaire en lui-même, se pose la question de la liberté d’expression

En effet, très peu de temps après la sortie du documentaire accusé de conspirationnisme par le monde politico-scientifique, le film a déjà fait face à une censure sur certaines plateformes, dont YouTube. Marine Le Pen, pourtant elle-même dubitative sur ce documentaire, dénonçait ce dimanche une « hystérie autour du documentaire » invitant à laisser chacun se faire sa propre opinion dessus. Le but est de dissuader à tous prix les citoyens de le regarder, le citoyen lambda n’aurait apparemment pas le droit de se faire son propre avis.

La liberté d’expression aurait encore une fois des limites : la liberté d’expression chèrement défendue pour les caricatures de Mahomet pourrait-elle également s’appliquer à la critique de l’exécutif ?