Gilets jaunes : Christophe Dettinger placé en détention provisoire jusqu’à son procès le 13 février

10/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Christophe Dettinger a été écroué mercredi soir dans l’attente de son procès renvoyé au 13 février.

Jugé en comparution immédiate, cet ancien champion de France 2007 et 2008 des lourds-légers, a sollicité un délai pour préparer sa défense, qui est de droit. Conformément aux réquisitions du parquet, le tribunal correctionnel a délivré un mandat de dépôt à son encontre, visant à “empêcher la réitération des faits et une soustraction à la justice”, une décision accueillie par des cris de protestations dans la salle.


L’Affaire des Cagnottes, par Etienne Defay

Il aura fallu une volée de poings assénée sur un bouclier et sur un casque pour faire trembler les valeurs de la République. Il aura fallu un acte isolé lors de l’acte VIII pour susciter l’ire de Marianne.

Pour un bref rappel des évènements, une poignée de mobiles tentait de contenir quelques Gilets jaunes sur un pont parisien samedi dernier. Arrive Christophe Dettinger dit « Le gitan de l’Essonne », ancien champion de France de boxe. En une poignée de secondes, il force les gendarmes à se replier à coups d’arguments solidement assénés. Deux jours plus tard, le boxeur se rend au commissariat du IVe arrondissement de Paris non sans avoir posté préalablement une vidéo expliquant son geste.

Suite à cela, une cagnotte lancée sur le site Leetchi par des proches du boxeur a récolté plus de 100 000 euros en moins de 72 heures. Il n’en fallait pas plus pour susciter l’ire gouvernementale. Marlène Schiappa en tête qui a fustigé la tenue de cette cagnotte qui mettrait à mal pas moins que les valeurs de la République. A l’image des camions fous et des voitures tueuses, la cagnotte devient aujourd’hui contraire aux valeurs de la République. La secrétaire d’Etat à l’Egalité a ainsi demandé à ce que les donateurs de cette cagnotte soient identifiés… pour être sans doute punis. Quoiqu’il en soit, la cagnotte a été clôturée hier. Quand on sait que la fondatrice de Leetchi, Céline Lazorthes, est un soutien officiel de La République En Marche, on ne s’étonne plus de rien. Edouard Philippe voulait ficher les auteurs de violence en manif (un fichier qui existe déjà en passant), faudra-il ficher demain les donateurs de cagnottes ? A titre indicatif, celles ouvertes en soutien de Tarik Ramadan sont encore ouvertes…

Le criminologue Xavier Raufer rappelait hier sur Boulevard Voltaire que près de 19 millions de Français étaient fichés. Une bonne occasion de passer la barre des 20.

Comprenons-nous bien, il ne s’agit pas ici de défendre Christophe Dettinger, ni cautionner les violences dans les manifestations, il s’agit surtout d’attirer l’œil sur le deux poids deux mesures permanent qui est à l’œuvre dans ce pays. On se rappelle avec effarement de l’avalanche de critiques qui s’étaient abattues sur les forces de l’ordre au moment de l’affaire Théo, on se rappelle avec effarement la prise de position ouvertement pro-Théo d’Emmanuel Macron à l’époque des faits. On se rappelle avec effarement cette époque où nous étions bien peu nombreux à défendre les forces de l’ordre.

Forces de l’ordre bien protégées, puisque certains politiques à l’instar du président de la Région PACA, Renaud Muselier, ont ouvert en réaction une cagnotte pour les forces de l’ordre qui n’en demandaient pas temps. Ainsi, plutôt que de payer les millions d’heures supplémentaires en souffrance des policiers, on ouvre des cagnottes pour leur donner l’aumône.

Mais Christophe Dettinger n’est pas Théo Luhaka, aussi il ne mérite aucune compassion, à l’image des Gilets jaunes qui font l’objet d’un discours de fermeté jamais entendu concernant les banlieues de Seine-Saint-Denis ou d’ailleurs. Vous l’avez bien compris, le principal objectif n’est pas votre sécurité mais la viabilité d’un gouvernement aux abois dont le quinquennat est mort-né. « La République gouverne mal mais se défend bien », l’adage n’a jamais été autant d’actualité.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 09 janvier 2019

Le mouvement des Gilets jaunes : raisons et réponses

A l’aube de l’année 2019, les Français, dans leur ensemble, ont pour principale interrogation le futur du mouvement social qui touche le pays depuis le mois de novembre dernier. Si le nombre des manifestants fut moins nombreux entre les fêtes, leurs démonstrations n’ont pas pour autant cessé. En parallèle, l’affaire Benalla qui affecte la présidence de la République a encore connu des rebondissements durant ces jours de l’habituelle trêve des confiseurs. Dans cette période troublée, ces péripéties ne sont pas sans conséquences.

Le samedi 5 janvier, les manifestations ont repris dans plusieurs villes de France dont la capitale avec un public apparemment plus nombreux que le samedi précédent. Les fins de cortèges ont été à nouveau émaillées d’incidents, certes, globalement moins graves que ceux du début du mois de décembre mais pour certains emblématiques du niveau de violence atteint. A cet égard, il faut observer que la violence qui se dissipait comme mode de contestation est redevenue pour certains un mode d’expression, si l’on excepte l’action ces dernières années de groupes particuliers qui en ont fait profession.

L’état des revendications

Parti de revendications matérielles, le mouvement débouche aujourd’hui sur une demande de transformation des institutions à travers l’instauration d’un référendum d’initiative citoyenne.

Si les manifestations ne rassemblent qu’une fraction très limitée de la population, par l’éventail des catégories sociales dont sont issues ceux qui y participent et l’étendue sur tout le territoire, elles reflètent le malaise que ressent une part importante de la population française. Les sondages, qu’il faut toujours analysés avec précaution compte-tenu des libellés des questions posées, montrent un soutien encore majoritaire des Français, lié à la réalité des difficultés mises en évidence par le mouvement.

Face à ces difficultés, il est de bon ton pour certains, comme il apparaît dans les médias, de mettre en exergue la palette des doléances, les contradictions qu’elles porteraient les unes par rapport aux autres et, finalement, le caractère brouillon et incohérent de l’ensemble. Une conclusion réductrice et superficielle tend alors à montrer que les réponses ne sauraient être que restreintes, évitant toute réflexion de fond.

En premier lieu, il faut observer qu’au sein de nos sociétés occidentales où les grandes communautés de travail, paysannes et ouvrières ont dépéri avec le temps, l’emploi est beaucoup plus parcellisé. Il est exercé dans des entités plus réduites avec des statuts plus divers et aussi individuellement notamment avec le développement des autoentrepreneurs. Dans ce contexte, l’hétérogénéité des réclamations ne paraît pas anormale. Néanmoins, elles se rejoignent lorsqu’il s’agit de proposer une réforme de l’expression politique.

Ces protestations, si elles sont diverses, tiennent à quelques aspects essentiels, principalement

Les questions sociales affectées par le contexte économique

La baisse du taux de croissance annuel, moyen depuis quarante-cinq ans a eu pour conséquences, la hausse du taux de chômage et du travail à temps partiel, avec la précarité qui en découle, l’augmentation de la fiscalité directe et indirecte… Ces dernières années, après la crise financière de 2007-2008, le pouvoir d’achat d’une partie de la population a décru à tel point que certains foyers éprouvent les plus grandes difficultés à faire face aux dépenses courantes.

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Vu sur Twitter

Gilles-William Goldnadel : « Les Gilets jaunes : une révolte contre le clergé médiatique »

Publié le

Le travesti Bilal Hassani favori pour représenter la France à l’Eurovision 2019

09/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les Français n’ont pas eu l’air de comprendre le choix en 2018 du couple Madame Monsieur et de leur chanson Mercy, l’histoire de la naissance d’un enfant de migrants sur un bateau en route vers l’Europe…

Pour enfoncer le clou, les maîtres du régime ont choisi, pour représenter notre pays en 2019 au concours européen de la chanson, le jeune travesti ou transsexuel Bilal Hassani.


Emmanuel Macron veut réformer la loi de 1905 ? Les Frères musulmans n’attendent que ça !

Éviter la guerre entre la République et les musulmans de France est un bon objectif ; montrer de la faiblesse devant les islamistes serait une faute dramatique.

Le gouvernement veut changer la loi de 1905 pour promouvoir, dit-il, les modérés. Ce terme recouvre, hélas, des agents qui pratiquent la taqiya, ou dissimulation : ils semblent s’occidentaliser jusqu’à ce que les circonstances leur permettent de révéler leur vraie nature. Or, Céline Pina, fondatrice de l’association laïque Viv(r)e la République, a démontré qu’en prévoyant une taxe halal et en n’instituant pas un contrôle efficace des flux financiers, cette réforme ouvrira un boulevard à Musulmans de France, nouveau nom de l’UOIF, la section française de l’Internationale des Frères musulmans. Cette organisation a la main sur les mosquées les plus influentes et les prédicateurs les plus virulents, sans que le ministère de l’Intérieur soit capable d’en préciser le nombre.

Le terrorisme de Daech focalise l’attention, mais il existe d’autres crimes islamistes (les attaques terroristes islamistes qui ne sont pas le fait de Daech, mais aussi les crimes de droit commun viols, agressions sexuelles, égorgement produits par l’idéologie islamiste des criminels), et l’islamisation de l’Europe prend d’autres formes. Or, dans la propagation de cette idéologie, on retrouve partout les Frères musulmans.

Une note des services établit les progrès du communautarisme à l’école. Des petits garçons refusent de donner la mains aux filles, encouragés par leurs mères qui, à Lille, distribuent des tracts pour refuser l’école mixte au nom du Coran. Dès le CM1, des enfants observent le ramadan, et les musulmans qui ne mangent pas halal sont insultés par les pratiquants. Au-delà des prescriptions sur les aliments et les femmes, l’islamisation prend des formes surprenantes : dans un établissement du Nord, des élèves ont refusé de suivre un cours dans une salle dont le mobilier était rouge, couleur impure, haram.

Le livre Inch’Allah montre que l’islamisation du 93 est pilotée par des théologiens musulmans, notamment des IESH (Instituts européens de sciences humaines), répandus en France et en Europe. Ahmed Jaballah, patron des IESH de Château-Chinon et Paris, ancien président de l’UOIF, vient d’être élu, à Istanbul, vice-président du Conseil européen pour la fatwa et les recherches (CEFR), association fondamentaliste dont le siège est à Dublin. Son patron, le Qatari d’origine égyptienne Youssef al-Qaradâwî, radical devenu trop voyant, a pris sa retraite, mais son successeur, Abdulah Al Judai, dirige l’IESH du pays de Galles, et la grande mosquée de Cardiff prêche ouvertement le djihad contre juifs et chrétiens. Cerise sur le gâteau, toujours selon Inch’Allah, l’IESH a servi de boîte aux lettres à Inès Madani, principale accusée de l’attentat manqué à la bonbonne de gaz contre Notre-Dame de Paris.

Si les Frères musulmans sont interdits par l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn, ils entretiennent des liens étroits avec la Turquie d’Erdoğan et le Qatar. Le Qatar se présente, en France, en investisseur aimable, il possède le PSG, va faire des expositions à la Concorde, mais il finance des IESH, comme le montrent plusieurs sources citées par Wikipédia, et il a tenté de s’immiscer dans la politique dite des banlieues. Sans grand succès apparent pour l’instant, mais les politiciens attirés par l’argent qatari sauront-ils rester vigilants ?

Martin Peltier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Emmanuel Macron, premier des pyromanes, par Ivan Rioufol

Dans une France inflammable, il est irresponsable de jouer avec les allumettes. Or c’est ce que fait Emmanuel Macron depuis le 17 novembre 2018, date de la première manifestation des Gilets jaunes. Le crescendo dans la violence est attisé par un pouvoir incapable de se résoudre à l’apaisement et à la bienveillance, ces mots portés naguère par la macronie. Il est évidemment choquant d’avoir vu, samedi à Paris lors d’une énième manifestation, un gendarme pris à partie par un boxeur. La porte d’entrée du porte-parolat du gouvernement, laissé sans protection policière, a également été enfoncée par un porte-palette. Benjamin Griveaux a fui par une porte dérobée. C’est lui qui, le 4 janvier, avait promis : “Nous allons aller plus loin dans le changement, être plus radicaux. Peut-être avons-nous trop composé avec certains conservatismes. Nous allons changer cela“. C’est Griveaux qui avait également qualifié les Gilets Jaunes d’”agitateurs” accusés de vouloir “renverser le gouvernement”. Mais à quoi rime d’agiter le chiffon rouge ? Le chef de l’Etat est le premier des pyromanes.

Dans ses vœux du 31 décembre, il ne s’est pas contenté d’associer les Gilets jaunes à “une foule haineuse“. Macron a aussi assuré que cette France enracinée s’en prenait “aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels“, dans un amalgame qu’il interdit quand il s’agit de juger les dérapages des minorités protégées. Ce choix de la rupture avec son peuple est une stratégie démente. L’observateur ne compte plus les insultes présidentielles contre “ceux qui ne sont rien” ou la “lèpre qui monte”. Les blessures narcissiques de Macron ne l’autorisent pas à ces montées aux extrêmes. Les Français révoltés ne sont sans doute pas toujours adroits ni délicats. Mais ce ne sont pas des brigands, ni des canailles, ni des sous-hommes.

Ce lundi, Gérald Darmanin a concédé sur RTL qu’il fallait “distinguer” entre les Gilets jaunes et les ultra-violents. A la bonne heure ! C’est ce ministre qui avait dit il y a peu avoir vu “la peste brune” dans des mobilisations sur les Champs-Elysées. Bruno le Maire avait parlé, lui, de “dérives homophobes et racistes“. Dès dimanche, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education, avait tempéré : “On fait très clairement la distinction entre ceux qui manifestent de façon légale et ceux qui se sont engouffrés dans la brèche des désordres”. Faut-il voir dans ces tardives réflexions de bon sens l’aveu de l’échec de la diabolisation des Gilets jaunes ? Il est en tout cas navrant d’avoir assisté, durant près de deux mois, au naufrage d’un pouvoir à ce point incapable d’entendre la voix du peuple d’en bas. Celui-ci ne pardonnera pas avant longtemps d’avoir été si injustement assigné à un rôle d’abruti ou de fasciste.

Ce terrorisme intellectuel à front de taureau, relayé par des commentateurs réduits à insulter des malheureux, restera une tache sur une macronie qui se prétendait exemplaire. Il est à craindre que cette caste désormais assiégée ne poursuive dans sa fuite en avant suicidaire, en gardant ses œillères. Il y a une incohérence à inviter les Français à participer désormais au “grand débat”, tout en laissant comprendre que le président n’en fera encore qu’à sa guise. A l’issue du conseil des ministres de la rentrée, vendredi, Macron a fait savoir qu’il entendait aller “plus loin, plus vite, plus fort, plus radicalement dans les changements”. Plus loin, plus vite, plus fort, plus radicalement : le désir mimétique, décrit par René Girard, va-t-il poursuivre son terrible engrenage ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 7 janvier 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Gilets jaunes : Les boxeurs au cœur des manifestations

08/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Durant l’hebdomadaire rassemblement des Gilets jaunes à Paris, une séquence filmée a profondément marqué l’opinion publique et les médias français. On voit sur cette vidéo un homme au visage découvert, visiblement sûr de lui, boxer un gendarme totalement dépassé. Ancien champion de France de boxe, catégorie lourds-légers, il se présente comme un « citoyen normal », qui manifeste « pour le futur de [ses] enfants », et comme un « gilet jaune ».

L’événement a pris aujourd’hui une impressionnante ampleur.

En effet, les syndicats des forces de l’ordre se sont tous levés pour que l’homme, un certain Christophe Dettinger, ancien boxeur professionnel, soit activement recherché, arrêté et jugé pour ses actions. Celui-ci s’est finalement rendu à la police. Une cagnotte a été mise en place : En quelques heures, elle est grimpée à plus de 74.000 euros. Près de 3.000 personnes y ont déjà contribué. « Tous les week-ends cet homme a défendu pacifiquement ses idées, celles des Gilets jaunes », peut-on lire dans la description de la cagnotte.

Ce coup médiatique sert aussi à cacher un autre combat de boxe, toujours peu reluisant pour les forces de l’ordre.

Oui, samedi dernier à Toulon un autre boxeur a montré ses talents. C’était cette fois-ci un officier de police qui s’est permis de plaquer un homme au mur pour mieux le frapper au visage. On l’aurait vu ensuite se retourner violemment contre les Gilets jaunes sidérés qui filmaient la scène. Honoré par la Légion d’honneur il y a une semaine, l’officier avait déjà eu un avertissement pour avoir cassé la mâchoire d’un de ses collègues deux ans auparavant. Si le procureur de la ville a refusé de mener une enquête, prétextant que « la réaction du policier était proportionnelle à la situation », le préfet a finalement fait appel à l’IGPN, la police des polices, pour enquêter sur le débordement.

Les dons affluent pour soutenir Christophe Dettinger, «le boxeur des Gilets jaunes»

08/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Samedi, le double champion de France des poids lourds-légers a été vu frappant des gendarmes mobiles lors de l’Acte VIII des Gilets jaunes à Paris.

Avant de se rendre aux autorités et d’être placé en garde-à-vue, le « Gitan de Massy » a enregistré un message pour expliquer son geste.

Christophe Dettinger admet avoir mal réagi, mais parle d’une réaction de défense face à une situation tendue.

En attendant, la cagnotte lancée pour soutenir Christophe Dettinger rencontre un énorme succès.



I-Média : Face aux médias, les Gilets Jaunes ripostent !

07/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Comme chaque semaine, Jean-Yves Le Gallou décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours dominant. Cette fois-ci, l’émission diffusée sur TV Libertés est centrée sur le combat des Gilets Jaunes contre les médias.

Face au parti-pris médiatique et à l’absence de pluralité d’opinion, les Gilets Jaunes ont décidé de passer à l’offensive contre les médias.


Gilets jaunes : Quand agitation et discours officiels se rejoignent, par Jean-Gilles Malliarakis

L’acte VIII des gilets jaunes a sans doute montré qu’un retour de flamme peut se produire. Peu importe le fléchissement, ininterrompu de semaine en semaine, depuis le pic de 382 000, annoncé le 17 novembre, lors des premiers défilés. Ce 5 janvier, toujours en ne se basant que sur les chiffrages du ministère de l’Intérieur ce mouvement informel est remonté, de 32 000 manifestants le samedi précédent à 50 000, dont 3 500 à Paris et pas mal d’incidents spectaculaires. Comme dans le sketch de Robert Lamoureux, oublié des jeunes générations, mais combien subtil et élégant, le canard reste donc toujours vivant.

En fait, il vient de plus loin qu’on pourrait croire. Pour comprendre, en effet, la marche des événements, on gagne toujours à solliciter la chronologie. Ainsi le discours de Macron du 10 décembre nous a montré Jupiter commençant à se déballonner. Il condamne certaines violences jugées inadmissibles. Mais il donne raison sur le principe à pas mal des 42 revendications fabriquées par les équipes mélenchonistes et cégétistes à l’usage des Gilets jaunes.

Or, ce retournement doit être compris comme l’aboutissement d’une démarche esquissée dès le mois de septembre.

Bien avant l’agitation anarchique, développée à partir de novembre sur les réseaux sociaux, c’est le 13 septembre, que le chef de l’État lui-même avait cru pouvoir lancer un prétendu plan pauvreté en direction des 9 millions de Français les moins fortunés.

Il s’agissait, dans l’esprit des communicants vaseux de l’Élysée, de corriger l’image de président des riches. Celle-ci lui colle à la peau et, quoiqu’il cherche à faire pour s’en débarrasser, elle l’accompagnera éventuellement jusqu’à la fin de son mandat, fixée en principe en 2022, sauf accident de parcours.

À cette date rappelons aussi que, disposant d’une majorité confortable au sein de l’assemblée, les 309 députés sur 577 qui avaient été élus en 2017 sous l’enseigne de La République en marche, avec 6,4 millions de voix soit 28 % des suffrages exprimés, seront également soumis à réélection.

Entre-temps, l’échéance électorale de mai 2019 pour élire le Parlement européen menace elle aussi de faire tanguer le pouvoir.

Urgence par conséquent de rectifier le tir.

C’est ainsi en qualité de délégué général du parti que, dès le lendemain du plan présidentiel et gouvernemental, le 14 septembre, Christophe Castaner, alors ministre des relations avec le parlement, imagina opportun de lancer le sujet d’une compensation de l’ISF transformé en IFI au gré d’un “débat sans tabou” sur une hausse des droits de succession.

Il brûlait les étapes. Cette maladresse s’exposa très vite, 3 jours plus tard, à un démenti du Maître des Horloges.

N’empêche que la machine démagogique égalitaire était lancée depuis 48 heures. Et, le 15 septembre, l’artillerie de l’éditorial du Monde intervenait. Le texte était signé par l’inévitable Françoise Fressoz, toujours disponible quand il s’agit d’énoncer une sottise comme s’il s’agissait d’une nécessité civique. Et de développer par conséquent, sous l’apparence de fausse objectivité qu’adopte toujours son journal l’avertissement selon lequel “à l’approche des élections européennes, dominées en Europe comme en France par l’affrontement entre progressistes et populistes, le président de la République ne peut se laisser enfermer dans l’image du candidat des riches, porte-parole de la seule droite libérale. Il lui faut d’urgence réarmer idéologiquement le macronisme en se souvenant de l’apport que lui a fourni une partie de la gauche, au moment de la campagne présidentielle.”

Relançant ce mécanisme démagogique, le cénacle Terra Nova, qu’on n’entendait plus et dont on espérait être débarrassé, lançait l’idée d’augmenter de 25 % la fiscalité des héritages.

Cette proposition se veut représentative de la justice fiscale. Elle méprise superbement l’opinion publique réelle au sein de laquelle 82 % des Français jugent les droits de succession illégitimes.

Or, l’État central parisien applique déjà aux grosses successions le taux marginal le plus élevé d’Europe en les taxant à 45 %. La crainte de cette guillotine fiscale produit, en fait, dès maintenant plus d’exilés fiscaux que l’ISF.

Peu importe à nos démagogues que les services théoriquement compétents de Bercy, accaparés par le passage au prélèvement à la source, s’avouent actuellement incapables d’une étude d’impact : il suffit que les économistes bien en cours, tel Jean Pisani-Ferry, “venu des rangs de la gauche, ait fermement plaidé pour que la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune sur les revenus financiers s’accompagne d’un relèvement” du taux marginal des droits de successions. La cause est entendue auprès de ces milieux, bien habillés et bien nourris, propres sur eux, vivant confortablement d’argent public, souvent depuis des générations.

Dire que la république jacobine reste seule à tenir son discours égalitaire relève d’ailleurs de l’injustice. Cela revient à faire fi des réussites les plus exemplaires : d’abord celle de Cuba où, depuis 1959, tous les locataires sont devenus propriétaires de leurs appartements sans disposer du droit de le vendre. Ce pays n’est pas demeuré isolé. Son expérience a bénéficié par la suite au Venezuela de Chavez puis Maduro, mais aussi au Zimbabwe, du Nicaragua, et pendant quelques années, de 1983 à 1987, du Burkina Fasso de Sankara. Seule la Corée du Nord semble donner des signes de fléchissement.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

gilets jaunes

Gilets jaunes : la mobilisation continue

07/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le samedi 5 janvier 50.000 Gilets jaunes ont manifesté dans plusieurs régions de France. Le nombre des Gilets jaunes repart à la hausse malgré de nombreuses tentatives de l’exécutif d’entraver le mouvement de contestation populaire. Des heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre, notamment à Paris, suivis d’interpellations et de gardes à vue.

Le porte-parole du gouvernement évacué

Le porte-parole du gouvernement a dû être évacué de son ministère après une intrusion de Gilets jaunes à l’aide d’un engin de chantier dans la cour. Au micro de Franceinfo, Benjamin Griveaux a déclaré que, « ce n’est pas moi qui a été attaqué aujourd’hui, c’est la République, les institutions, la forme démocratique du gouvernement ».

L’acte VIII s’est poursuivit le dimanche

Au lendemain de l’acte VIII plusieurs centaines de femmes gilets jaunes se sont réunies place de la Bastille afin de donner une image non violente mais toute aussi déterminée du mouvement.

Une vidéo sur internet a beaucoup de succès

C’est encore une touche féminine des Gilets jaunes qui ne manque pas de sarcasmes. Elles ont repris un air de Michel Fugain pour faire une petite chanson innocente et sympathique, aux paroles plutôt bonnes, à voir sur le blogue Contre Info. Les Gilets jaunes risquent de devenir redoutables lorsqu’ils sont armés d’humour.

Femmes Gilets jaunes : «On manifeste pour le logement, les mères isolées, les femmes précaires»

07/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Au lendemain de l’ Acte 8 du mouvement, des centaines de femmes Gilets Jaunes ont décidé de manifester aux quatre coins de la France.

Sophie Tissier, 40 ans, « mère isolée de deux enfants », explique ainsi au mégaphone être au RSA depuis deux ans et demi :

C’est très difficile pour nous d’être mises en lumière dans la société en tant que femmes. Or nous sommes plus pacifiques que les hommes et on veut mobiliser de façon pacifique. (…) On est très nombreuses dans les manifestations, sur les ronds-points, car on est plus touchées par le travail précaire.

Les slogans visaient principalement le président de la République : « Macron démission », « Macron, t’es foutu, les gonzesses sont dans la rue » ou encore « Macron, si tu ne viens pas, c’est nous qui venons chez toi ».

« Le gouvernement veut nous faire passer pour des casseurs, mais aujourd’hui nous sommes des mères, des grands-mères, nous sommes les filles, les sœurs de tous les citoyens, et nous voulons dire que (…) notre colère est légitime. C’est lors des crises sociales que les droits des femmes sont le plus en danger », a déclaré pour sa part, la manifestante Chloé Tessier.


Immigration, islamisation : 6 raisons d’espérer un basculement politique – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Il est une mode dans les milieux patriotes de céder au désespoir. Parfois même chez certains le défaitisme sert d’excuse pour l’inaction et le renoncement. En effet, si tout est perdu, à quoi bon s’engager ? Ce prétexte tient de moins en moins, il faudrait aujourd’hui être de bien mauvaise foi pour ne pas voir que la lumière est au bout du tunnel.

Bien sûr l’immigration n’a cessé de prendre de l’ampleur, l’islamisation suit son cours et progresse dans toute l’Europe. L’idéologie dominante n’a jamais été si intransigeante. Les médias à grande audience rabâchent un discours monochrome sur les questions identitaires. Il ne faudrait cependant pas considérer que l’assurance de nos adversaires politiques est gonflée par leur confiance dans l’avenir mais bien par l’idéologie qui les anime. Ils sont les promoteurs et vainqueurs de la mondialisation, ils auraient tort d’en reconnaitre les effets néfastes.

Ils ne veulent pas vivre dans un monde autre que le leur où la diversité tient lieu de quasi-religion et la repentance de culte. L’enracinement, la fermeture des frontières au déferlement migratoire, le protectionnisme économique leur font horreur. Même confrontés à l’échec de leur modèle et aux souffrances du peuple forcé de le subir, ils continueront de le défendre jusqu’à son écroulement total. Ils redoublent même d’efforts à mesure que l’issue fatale se précise.

Les premières fissures commencent à apparaitre au grand jour avec la révolte des gilets jaunes, mais les premiers signes sont perceptibles depuis de nombreuses années. Cela ne veut pas dire que l’arrivée au pouvoir de nos idées est forcément imminente, mais elle est en tout cas loin d’être improbable. Sur beaucoup de sujets, les Français partagent très largement nos options et convictions :

– 94 % des Français soutiennent la déchéance de nationalité des terroristes binationaux (Elabe, 18 novembre 2015)
– Huit Français sur dix considèrent que leur pays ne doit pas accueillir d’étrangers supplémentaires. (IFOP,1er décembre 2018)
– Près de trois quarts des Français trouvent que l’immigration coûte plus à la France qu’elle ne lui rapporte. (IFOP, 1er décembre 2018)
– 83 % des Français sont favorables à « l’expulsion des étrangers fichés S ». (Odoxa, 29 mars 2018)
– 88 % des Français sont favorables à l’interdiction du salafisme. (Odoxa, 29 mars 2018)
– 74 % des Français jugent que l’islam « cherche à imposer son mode de fonctionnement aux autres ». (Ipsos, 3 juillet 2017)

L’établissement d’un Référendum d’Initiative Populaire permettrait aux Français de s’exprimer sur ces sujets. Quand on sait qu’une écrasante majorité de Français (84 %) estiment qu’il n’est pas possible d’en discuter sereinement (IFOP,1er décembre 2018), cette revendication n’est pas innocente. Il faut sans doute considérer l’insistance des gilets jaunes au sujet du RIC comme un moyen de contrer l’unanimité gouvernementale et médiatique dans ces débats ainsi que de nombreux autres.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Fraude à la Sécurité sociale : 14 milliards par an

Une nouvelle fois, le lièvre est levé : selon les derniers chiffres, le total des arnaques à la Sécurité sociale atteindrait 14 milliards d’euros par an et concernerait 1,8 million de numéros de Sécurité sociale attribués sur la base de faux documents. C’est ce que vient d’affirmer Charles Prats, magistrat spécialiste de la fraude ayant travaillé au ministère des Finances sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Depuis fin 2011, la fraude a été découverte et la supercherie identifiée et signalée. Pour empêcher cette fraude, une loi a été votée. En vain. Le décret d’application n’a jamais été appliqué. Conséquence : un grand nombre de « pros » de l’escroquerie continuent de percevoir indûment les prestations de Sécurité sociale et d’allocations familiales.

Comment ça marche ? La combine est simple : cartes Vitale – volées ? – dans un premier temps falsifiées (parfois de simples photocopies suffisent) puis passant de main en main permettent aux fraudeurs de percevoir un joli pactole tous les mois. Certains se font même enregistrer en créant plusieurs numéros de Sécurité sociale sous plusieurs identités. Le tout sans contrôle efficace de l’organisme concerné. D’où une situation surréaliste et une gabegie sans nom. Pour preuve, depuis 2012, seuls 550 dossiers frauduleux sur 1,8 million ont été traités. Pendant ce temps, les vrais assurés remplissent, eux, la cagnotte et voient leurs remboursements de soins et de médicaments fondre comme neige au soleil. Pour Marine Le Pen, le scandale est énorme : « 1,8 million de numéros de Sécurité sociale, c’est un chiffre colossal ! […] Un pillage frauduleux dont le gouvernement est complice ! »

A qui profite le crime ? Sans aucun doute plus subtils qu’un Gilles Le Gendre et profitant du laxisme ambiant, la plupart des profiteurs, aidés en cela par des réseaux que l’on peut qualifier de mafieux et qui connaissent la clé pour entrer dans le système de protection sociale, sont issus de l’immigration-invasion : chaque année, 400 000 personnes nées à l’étranger intégreraient la Sécurité sociale ! Des profiteurs, nés à l’étranger et aux familles souvent… très nombreuses, qui connaissent souvent mieux que le simple Gaulois toutes les ficelles d’obtention d’aides et de remboursements.

A l’heure où les Gilets jaunes manifestent dans les rues et sur les ronds-points contre la pression fiscale, à l’heure où les retraités voient leurs pensions amputées, Charles Prats estime que « si on coupe ce robinet, c’est de l’argent économisé immédiatement » qui rentrerait dans les caisses (vides) de l’Etat.

Réagissant à ces chiffres, la sénatrice Nathalie Goulet, membre du groupe Union centriste et secrétaire à la commission des Finances, a indiqué qu’elle venait de faire voter un amendement demandant au gouvernement de rendre un rapport dans les six mois sur cette situation bien connue de tous.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 21 décembre 2018

Le lien entre immigration et terrorisme est en partie reconnu par l’Union européenne

21/12/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En effet, mercredi 12 décembre, la commission spéciale sur le terrorisme (TERR) de l’Union européenne a présenté et fait voter un rapport pour faire des propositions en matière de lutte contre le terrorisme.

Le texte adopté reconnaît « que les attentats les plus meurtriers ont été perpétrés par des groupes djihadistes » et que les terroristes sont « entrés dans l’UE par des flux » (sous-entendu migratoires) révélant « de grands manquements dans le contrôle des frontières ».

Le rassemblement Bleu Marine a commenté sur son site, « Les solutions sont pourtant simples. Il faut contrôler nos frontières extérieures et lutter contre l’immigration de masse. Il faut fermer les mosquées radicalisées, enfermer les imams prêcheurs de haine, démanteler le financement du terrorisme, et empêcher la récidive par des peines adaptées. »;

Effrayant lorsqu’on sait que 450 détenus radicalisés vont être libérés de prison prochainement.