Le droit de blasphémer s’arrête à la nouvelle religion antiraciste

Procès des lampistes du massacre de Charlie Hebdo, déchainement contre Valeurs actuelles : deux preuves du recul de la liberté d’expression en France. Pour le moment, on a toujours le droit de blasphémer les religions, mais pas le dogme médiatique de l’antiracisme. Mahomet oui – Obono non.

Cependant, cinq ans après on voit dans un sondage IFOP les progrès faits par ceux qui refusent la culture française et veulent imposer leur loi islamique. La condamnation des caricatures a fait un bond. L’indignation suscitée par leur publication est comprise par 29 % de la population — dont 47 % des 15–24 ans — mais par 73 % des personnes se déclarant musulmanes, le chiffre montant carrément à 83 % quand elles ont entre 25 et 34 ans.

Quant à dire si les journaux ont eu tort ou raison de publier lesdites caricatures, seulement 59 % de la population défendent la liberté d’expression – et c’est encore chez les 15–24 ans (35 %) qu’on en trouve le moins –, tandis que 69 % des personnes se déclarant musulmanes considèrent que c’était une provocation inutile. Et 72 % pour les 15–24 ans. Pour les rapports religion-republique, 17 % de la population croyante font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la République – et 37 % des 15–24 ans. Mais le taux grimpe à 40 % chez les personnes se déclarant musulmanes, et jusqu’à 74 % pour les 15–24 ans…

La France bâillonnée

Le droit de critiquer l’islam se réduit en France comme peau de chagrin mais reste possible — si l’on prend soin de préciser : islam politique. En revanche, et sauf quand elle est le fait des « racisés » décolonisés, toute expression de racisme ou même de racialisme est assimilée à un sacrilège. L’affaire Obono montre que le soupçon même d’une intention, en dehors du texte lui-même, suffit. On sonde maintenant les arrière-pensées Le deux poids deux mesures de l’idéologie médiatique est plus flagrant que jamais… Mais il est vrai, comme l’ont sévèrement rappelé les grands inquisiteurs du Monde, qu’en France « le racisme n’est pas une opinion mais un délit ». Ce qui interdit toute liberté d’opinion contraire à la religion d’État sur le sujet.

Les jeunes confrères de Valeurs actuelles ont péché par naïveté. C’est le grand défaut des journalistes non conformistes d’aujourd’hui. Le fait d’être invités sur les plateaux télés pour donner le change et faire de l’audience ne veut pas dire que leurs idées sont acceptées et jugées normales dans le débat public. Ils sous-estiment la surveillance permanente et malveillante dont ils font l’objet. Le système cherchait un prétexte pour diaboliser Valeurs actuelles comme un autre Rivarol ou un Réfléchir & Agir en tenue camouflée. Les excuses embarrassées et inutiles des responsables de la rédaction sont révélatrices des états d’âme d’une génération talentueuse face à l’idéologie dominante. Elle va être condamnée à plus de prudence et d’autocensure, comme d’illustres anciens du journal — c’est un des buts recherchés : perdre du mordant, c’est perdre des lecteurs.

La liberté d’expression recule ainsi en France sur tous les fronts, par la loi ou par la peur, mais elle recule. Et, dans les deux cas, cela fait le jeu de ceux qui veulent détruire notre civilisation.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Eric Zemmour : « On naturalise 100 à 110.000 personnes en France chaque année, pour la plupart des Maghrébins et des Turcs, c’est-à-dire des musulmans »

Une première étude en France sur les “anti-masques”

Qui sont les anti-masques français ? La fondation Jean-Jaurès publie lundi une première étude sur les membres de ce mouvement balbutiant, qui apparaissent plus diplômés que la moyenne, plus défiants envers les institutions et plus féminins.

Si en Allemagne ou en Angleterre les manifestations contre le port obligatoire du masque dans l’espace public ont rassemblé des milliers ou dizaines de milliers de personnes, en France le mouvement n’a rassemblée qu’une poignée de manifestants fin août à Paris. En ligne, cependant, “une riposte des anti-masques s’organise”, explique Antoine Bristielle, chercheur en sciences sociales, qui s’est fondé sur un peu plus d’un millier de réponses à un questionnaire en ligne pour tenter de dégager le profil de ces nouveaux militants.

“Le déterminant des anti-masques”, détaille-t-il à l’AFP, “c’est vraiment l’aspect libertarien de leur pensée”.

Cette mouvance beaucoup plus implantée aux Etats-Unis se caractérise par une attitude favorisant à la fois un “libéralisme sur le plan économique”, soit un refus de l’ingérence de l’État dans l’économie, et un libéralisme moral.

C’est ainsi que le profil des anti-masques français, que l’on attendait plutôt jeunes et issus des classes populaires est tout à fait différent.

“D’une part, les femmes sont surreprésentées à près de 63%”, souligne l’enquête, et “d’autre part, l’âge de ces individus est relativement élevé avec une moyenne de cinquante ans. Leur niveau d’éducation est, lui aussi, assez haut avec un Bac+2 en moyenne”.

“Dès lors, les catégories sociales supérieures y sont également surreprésentées : les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 36% des personnes interrogées alors que leur poids n’est que de 18% dans l’ensemble de la population française. Au contraire, les ouvriers et employés ne représentent que 23% des anti-masques interrogés, soit la moitié de leur poids réel dans la population française”.

Par ailleurs, souligne cette étude, les anti-masques “se caractérisent par un fort tropisme de droite”. Parmi ceux “acceptant de se placer sur l’échelle gauche/droite, 36% se disent de gauche et 46% de droite”.

Texte repris de Sudradio.fr

Les martyrs de l’ensauvagement. Le cri de détresse des sacrifiés de l’insécurité

Islam : la lâcheté de ceux qui s’aveuglent, par Ivan Rioufol

ivan-rioufol

L’aveuglement sur l’état de la France est une lâcheté largement partagée. Rien n’est plus commode que de nier, par exemple, la montée de l’insécurité ou de l’islamisation, pour se contenter de brasser de l’air autour de l’ordre sanitaire et de ses principes de précaution. Les hommes politiques qui se prêtent à cette mascarade auront à répondre de leur démission devant l’histoire. Ainsi, mardi, le garde des Sceaux, Eric Dupont-Moretti, s’en est pris aux populistes coupables à ses yeux d’alerter sur l’expansion et la banalisation de la violence.

Pour lui, l’ “ensauvagement” (un mot employé par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin) est un leurre qui n’exprime qu’un “sentiment d’insécurité” “de l’ordre du fantasme”. Ce dénégationnisme balourd va de pair avec celui qui prétend que “l’islam est compatible avec la République” : une formule creuse reprise notamment par Emmanuel Macron. Ce slogan permet de ne pas s’interroger plus avant sur les causes du séparatisme islamique qui s’installe. Reste qu’un sondage Ifop, publié ce mercredi par Charlie Hebdo, vient rappeler l’attrait de la charia (loi islamique) sur la jeune génération de musulmans français.

Cela fait longtemps que les sondages – et les observateurs sans œillères – décrivent la propension de l’islam à se séparer du reste de la communauté nationale. Déjà, en 2003, le président de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), Lhaj Thami Breze, proche des Frères musulmans, avait prévenu : “Le Coran est notre constitution”. En septembre 2016, l’Institut Montaigne avait révélé que près de 50% des jeunes musulmans rejetaient le modèle démocratique pour lui préférer la loi islamique et ses interdits.

Cette fois, le sondage montre que 74% des jeunes musulmans de moins de 25 ans font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la République ! Ce pourcentage est ramené à 40% pour l’ensemble de la population musulmane. Celle-ci est évaluée à plus de dix millions de personnes. Si 82% des Français musulmans condamnent l’attentat contre Charlie (le procès des sous-fifres s’ouvre aujourd’hui), ils ne sont plus que 74% chez les jeunes. Les falsificateurs, qui parlent d’”esprit complotiste” chez ceux qui décrivent le réel, laissent faire la libanisation du pays éclaté et son lent chaos. Ces traîtres sont les complices du déclin français.

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

I-Média – Obono VS Valeurs actuelles : la liberté d’expression enchaînée

04/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours dominant.

Obono VS Valeurs actuelles : cette liberté d’expression qu’on enchaîne

Retour du blasphème
Insupportable 2 poids 2 mesures médiatique
Unanimisme politico-médiatique totalitaire
Attaques massives des « confrères » journalistes
Geoffroy Lejeune écarté de l’antenne de LCI
Menaces physiques des militants anti-français de la LDNA à l’encontre des journalistes de Valeurs actuelles…

Retrouvez une analyse complète et sans concession de l’affaire politico-médiatique de la semaine.


Eric Zemmour : « Personne ne s’attaquera au trafic de drogue, tenu partout par des maghrébins. L’État serait incapable de faire face à des émeutes ethniques »

Lampedusa saturée de migrants : son maire en appelle à la grève générale !

Le centre d’accueil d’urgence de Lampedusa, qui abrite déjà 1.160 migrants, a atteint son seuil de saturation. Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 août, près de 370 nouveaux migrants ont débarqué sur l’île, auxquels il faut ajouter une cinquantaine de personnes, principalement des femmes et des enfants, secourus en Méditerranée par le navire Louise-Michel. Le maire de Lampedusa, Totò Martello, n’en peut plus : pour faire réagir le gouvernement italien, il vient d’en appeler à la grève générale.

L’édile de cette petite île, située à 200 kilomètres au sud de la Sicile, constate que le gouvernement central garde le silence, comme s’il oubliait que Lampedusa fait partie du territoire italien. Il réclame une politique de transfert des migrants vers d’autres territoires de la péninsule et l’établissement de blocus maritimes. Le président de la région avait déjà – vainement – tiré le signal d’alarme en publiant une ordonnance de transfert des migrants de ses centres d’accueil ; il dénonçait, notamment, des conditions d’hygiène intolérables avec l’épidémie de Covid-19. Les migrants continuent donc d’affluer, avec la complicité des passeurs.

Totò Martello s’étonne qu’un vieux bateau de pêche, transportant près de 370 migrants, ait pu débarquer sans encombres ses passagers : « Si un bateau de pêche de cette taille avec des centaines de personnes arrive ici et que personne ne le remarque, cela signifie qu’il n’y a pas de contrôles en Méditerranée. Mais que font les navires militaires ? » interroge-t-il. Le gouvernement aurait-il peur de faire preuve de fermeté, comme avait tenté de le faire Matteo Salvini ? Il faut dire qu’on est sensible, en Italie comme en France, au chantage idéologique qui vous fait passer pour un facho dès que vous mettez en cause l’arrivée massive de migrants.

Outre les partisans d’un accueil sans limites, au nom de principes humanitaires dévoyés, il y a ceux qui souhaiteraient que les migrants soient plus équitablement répartis dans l’Union européenne. Mais, dans les deux cas, ils n’apportent pas de solution au problème de l’immigration qu’ils contribuent, par leur passivité ou leur connivence, à encourager. Tout comme le politiquement correct a tendance, en matière de délinquance, à se soucier plus de leurs auteurs que de leurs victimes, ces généreux bien-pensants se soucient plus des immigrés que des populations qui subissent les conséquences de leur afflux.

Qui ne voit qu’exception faite des véritables réfugiés politiques – qui sont loin d’être les plus nombreux –, la majorité des migrants sont des migrants économiques qui croient trouver en Europe de meilleures conditions de vie ? Qui ne voit qu’on ne peut offrir du travail – généralement peu rémunéré – qu’à une minorité de ces étrangers, que les autres sont laissés à eux-mêmes ou reçoivent des allocations qui coûtent cher au budget des États ? Sans compter que beaucoup gardent leur culture et sont rebelles à toute intégration.

La seule attitude digne de l’Europe consisterait en une politique volontariste de maîtrise des flux migratoires : en apportant une aide économique contrôlée aux pays qui en ont besoin, en luttant efficacement contre les passeurs et tous ceux qui trouvent de bonnes raisons d’alimenter l’immigration. Apparemment, sauf quelques rares exceptions, elle n’en prend pas le chemin, à commencer par la France. Par irresponsabilité ou pour se donner bonne conscience, par lâcheté ou par intérêt, nos dirigeants laissent faire. Mais croient-ils seulement à la France ? Dans ces conditions, l’appel du maire de Lampedusa, tout symbolique qu’il est, est un coup de semonce qu’il serait bon d’entendre.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Reportage – Délinquance : ce que réclament les Français

02/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Selon un sondage Ifop, la moitié des Français considère que l’application systématique des peines de prison serait la mesure la plus efficace pour lutter contre la délinquance.

Un sentiment partagé par une partie des policiers. « Cela ne fait que confirmer ce que l’on dit depuis des décennies, à savoir tant qu’il n’y aura pas de vraie réponse pénale on arrivera jamais à enrayer la délinquance », réagit Yves Lefebvre, secrétaire général Unité SGP Police-Force Ouvrière.

Par ailleurs, 47% des Français sont favorables au renvoi des délinquants étrangers une fois leur condamnation effectuée en France.

Concernant les mineurs multirécidivistes, 46% des sondés estiment que la suppression des aides sociales familiales serait une action efficace.


Attentats islamistes de janvier 2015 – Ouverture d’un procès hors normes

Pas moins de 171 tonnes de procédure, quelque 200 parties civiles, 144 témoins cités, 94 avocats, 5 juges professionnels et près de 50 jours d’audience prévus : 5 ans et 8 mois après les carnages perpétrés au nom d’Allah par les frères Kouachi et Amédy Coulibaly dans les locaux de Charlie Hebdo, à Montrouge et à l’Hyper Casher de la porte de Vincennes (17 morts au total), le procès hors normes de leurs 14 complices s’est enfin ouvert mercredi devant la cour d’assises spéciale de Paris. Un procès qui, contrairement à ce qu’affirment certains médias avec une volonté évidente de minimiser leur responsabilité, est loin de ne concerner que « de petites mains », et dont les Français attendent d’abord qu’il débouche sur des peines exemplaires.

Tous complices à des degrés divers

Rappelons en effet que, parmi ces 14 accusés, figurent notamment Mohammed Belhoucine, qui a écrit la prestation d’allégeance à l’EI de Coulibaly, et l’ex-dealer de l’Essonne passé à l’islamisme Ali Riza Polat, soupçonné, lui, d’avoir eu un rôle central dans les préparatifs des attentats, en particulier la fourniture de l’arsenal utilisé par le trio terroriste. Poursuivis pour « complicité » de crimes terroristes, ils sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité. Parmi les autres accusés, jugés quant à eux pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », on trouve encore Nezar Mickaël Pastor Alwatik et Amar Ramdani, tous deux soupçonnés d’avoir fourni des armes à Coulibaly, avec l’aide de ces deux autres fous d’Allah que sont Saïd Makhlouf et Mohammed-Amine Fares. Autres impliqués dans le volet « armes », les « Belges » Michel Catino et Metin Karasular, ainsi que les « Français » Miguel Martinez (qui a reconnu avoir acheté du matériel et un véhicule pour Coulibaly) et Abdelaziz Abbad. Enfin, dans le volet « logistique », on trouve Willy Prévost, issu de la cité de Grigny, et Chritophe Raumel, seul accusé à comparaître libre sous contrôle judiciaire pour « association de malfaiteurs » simple.

« Une méconnaissance du processus d’élaboration d’un attentat »

Bref, comme le notait très justement Jean-Charles Brisard, président du Centre d’Analyse du Terrorisme, dans un entretien accordé récemment au Figarovox : « qualifier ces individus de “petites mains” ou de “seconds couteaux” comme j’ai pu le lire ici ou là reflète une méconnaissance du processus d’élaboration d’un attentat ». Car, « sans cette chaîne de soutiens, d’assistance et de fourniture de moyens, ces attentats n’auraient sans doute pas pu avoir lieu ». Reste quand même un regret : l’absence dans le box des accusés d’Hayat Boumeddiene, la très virulente compagne de Coulibaly et figure du djihadisme féminin, ainsi que des frères Belhoucine, tous trois partis quelques jours avant les attaques pour la zone irako-syrienne. Evoquée par diverses sources, la mort de ces derniers n’a cependant jamais été officiellement confirmée. Quant à Hayat Boumeddiene, un temps donnée morte, elle serait, selon les affirmations d’une « revenante » interrogée par nos services de renseignement, toujours en cavale en Syrie.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 septembre 2020

[Interview] Xavier Raufer sur l’explosion des violences en France : « Si l’État se ressaisit ou change, l’ordre peut être rétabli sans tarder »

Le site Breizh-info.com a interrogé Xavier Raufer sur une actualité particulièrement violente en France actuellement.

Breizh-info.com : L’été a vu les violences se multiplier en France. Comment expliquez vous cela ?

Xavier Raufer : Partons du fondamental, pour bien saisir la suite. Je suis criminologue. De longue date j’étudie les criminels ; j’en vois souvent, et par catégories, observe leurs réflexes, réactions, etc. Donc, je pense les connaître. Ainsi, le premier jour du confinement, sur Boulevard Voltaire, j’ai clairement annoncé qu’on verrait à court terme s’effondrer la criminalité de voie publique et cela s’est produit. À la louche, métropole et grandes infractions : vols avec arme, avec violence ; cambriolages, etc. – 70% sur presque un trimestre.

Ce jour-là, j’annonçais un fort rebond lors du dé-confinement. Nous y sommes depuis le début de l’été. Pour les seuls coups & blessures volontaire, + 20% en juin-juillet-août 2020, sur le trimestre d’avant. C’est simple : dépression d’abord, explosion ensuite – j’insiste, pour la délinquance des rues, domaine majeur des bandes juvéniles. Pour la criminalité financière… atteintes à l’environnement… escroqueries et fraudes, c’est bien sûr différent.

Breizh-info.com : L’Etat semble être préoccupé par les masques et règles sanitaires, moins par l’ordre. Les citoyens de France sont-ils encore en sécurité ?

Xavier Raufer : Le président Macron et ses proches sont des financiers dont l’univers mental flotte de Wall Street à la City de Londres. Pour ces grands bourgeois-bohême méprisant ce peuple dont ils sont jadis issus, le régalien, la sécurité, la justice, les frontières, l’État-nation… sont de pénibles survivances d’un monde aboli – Saint-Louis sous son chêne… Du passé faisons table rase – la Start-Up nation dit bien M. Macron ! Ni lui ni sa troupe n’utilisent jamais les mots « nation » ou « État », ils disent « la République » en mode par défaut. Cet évitement « statophobique », pour imiter Mme Schiappa, a un sens : tout psychologue vous le dira.

La Ve République étant une monarchie par épisodes, le sommet de l’appareil d’État fixe son comportement sur celui du monarque temporaire. De la sécurité, peu lui chaut ? Mettons ce dossier-là sous la pile. Tout cela bien sûr en début de mandat. Le philosophe Clément Rosset dit un jour « La réalité est insupportable, mais irrémédiable ». Négliger l’insécurité étant le plus sûr moyen pour qu’elle s’aggrave, vient le moment où le réel criminel vous revient en pleine face, façon boomerang. Mais c’est trop tard – le quinquennat est si court… Voilà pourquoi, en effet, la sécurité des citoyens français est obérée en cet automne 2020.

Breizh-info.com : Quelles mesures, d’ordre public et judiciaires, pourraient être appliquées selon vous pour que cette violence cesse ?

Xavier Raufer : Enfantin : la France retrouvera sa sécurité, la criminalité y repassera sous le seuil de l’insupportable quand la Justice et l’intérieur appliqueront, fermement mais avec doigté, le présent code pénal, sans nul ajout ni retrait. Ce qui n’est pas fait depuis au moins le quinquennat-Hollande et la désastreuse série de nuls ou d’anarchistes ayant hanté les ministères régaliens, de Taubira en Castaner via M. Cazeneuve.

Pour lire la suite, c’est ici !

Menace islamo-terroriste – Plus de 8 000 personnes fichées en France, par Franck Deletraz

Alors que doit s’ouvrir ce mercredi devant la cour d’assises spéciale de Paris le procès très attendu des attentats de janvier 2015 à Charlie Hebdo, Montrouge et l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a profité d’une visite qu’il a effectuée lundi au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure pour livrer à la presse quelques chiffres effrayants et dresser un état des lieux de la menace terroriste en France. Une menace qui, sans surprise, reste « à un niveau extrêmement élevé ».

« 61 attentats déjoués depuis 2013 »

Ainsi, a expliqué Gérald Darmanin après avoir rendu hommage aux « femmes et aux hommes des services de sécurité […] qui mettent tout en œuvre pour protéger les Français », le « risque terroriste d’origine sunnite [demeure] la principale menace à laquelle est confronté notre pays ». Faisant l’état des lieux du nombre d’attentats déjoués dans notre pays au cours de ces dernières années, le ministre de l’Intérieur a alors précisé que « 61 attentats » avaient pu être empêchés par nos services de renseignement et nos forces de l’ordre « depuis 2013 », dont « 32 depuis 2017 » et un « projet d’attentat d’ampleur » en janvier 2020. Par ailleurs, a annoncé Darmanin, « plus de 8 000 personnes, 8 132 exactement, sont à ce jour inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) ». Soulignons au passage que, quelques heures avant son intervention, Jean-François Ricard, qui dirige le parquet national antiterroriste, avait précisé de son côté que pas moins d’une demi-douzaine d’attentats avaient été déjoués au cours de ces derniers mois…

505 détenus terroristes islamistes bientôt libérés

Mettant ensuite l’accent sur les moyens supplémentaires que le gouvernement s’est engagé à allouer à la DGSI, et notamment sur une augmentation de ses effectifs de « 1 260 agents dans tout le quinquennat », le ministre de l’Intérieur a alors confirmé que sa direction déménagerait prochainement à Saint-Ouen, grâce à l’achat effectué en début d’année des terrains auparavant occupés par Le Parisien. Une opération qui, a-t-il précisé, devrait se chiffrer « à plus d’un milliard d’euros ». Enfin, abordant la question de la scandaleuse et irresponsable libération prochaine de « 505 détenus terroristes islamistes en lien avec la mouvance islamiste », auxquels il faut encore ajouter « 702 détenus de droit commun susceptibles de radicalisation » au moment même où, comme il l’a dit, la menace islamo-terroriste reste « à un niveau extrêmement élevé » en France, Gérald Darmanin a fait valoir qu’il s’agissait d’un… « défi sécuritaire majeur ». Non, sans blague ! Mais ce n’est pas fini : en effet, a ajouté le ministre, « en 2020, les prévisions de libération sont évaluées à 45 détenus pour des faits d’association de malfaiteurs terroristes », et en 2021 à « 63 terroristes islamistes condamnés ». Bref, de quoi compliquer encore un peu plus la tâche déjà difficile de la DGSI…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 1er septembre 2020

Charlie Hebdo : une majorité de Français approuve la publication des caricatures

Les dessins ont finalement été republiés par le journal satirique, mardi 1er septembre, alors que s’ouvre, mercredi, le procès des attentats de janvier 2015.

Quatorze ans après la publication initiale, Charlie Hebdo a récidivé, mardi 1er septembre, publiant en ligne, puis en kiosques, mercredi, les caricatures du prophète Mahomet qui ont valu à la rédaction d’être ciblée par les islamistes. Le journal était finalement décimé, le 7 janvier 2015, lorsque les frères Kouachi pénétraient dans ses locaux pour y assassiner onze personnes. Or, selon un sondage Ifop publié par Charlie Hebdo, 59% des sondés jugent que les journaux ont eu raison de publier, en 2006, ces dessins polémiques. Des travaux réalisés alors que s’ouvre, mercredi, le procès des attentats de janvier 2015.

« Provocation inutile » pour une majorité de musulmans

Cette proportion représente 21 points de plus que le résultat d’un autre sondage, celui-ci réalisé en 2006 pour La Croix. François Kraus, directeur du pôle politique de l’Ifop, rappelle que « nombre de voix s’étaient élevées – y compris au plus haut niveau de l’État comme Dominique de Villepin – pour critiquer le choix éditorial de Charlie Hebdo ». Or, depuis, « l’impact des attentats a sans doute contribué à faire évoluer l’opinion sur le sujet », juge le spécialiste.

Dans le même temps, 29% des personnes interrogées se disent aujourd’hui indignées que les journaux aient, à l’époque, publié ces caricatures. En 2006, 36% des sondés se disaient indignés. L’enquête de l’Ifop se penche aussi sur l’opinion des Français musulmans : 69% jugent que la publication des dessins polémiques, en 2006, était « une provocation inutile ». Les deux tiers des Français de confession musulmane trouvent par ailleurs justifié un procès pour blasphème.

Article paru sur le site de Valeurs Actuelles

Rentrée scolaire en Absurdie

La rentrée scolaire 2020 se déroule dans un contexte qui pose de nombreuses questions. Le sentiment majoritaire est, pour tous les acteurs de l’éducation, celui d’une impréparation doublée d’un « peut-être bien que oui, peut-être bien que non » qui ne rassure personne. A commencer par les médecins : un collectif a publié une tribune sur le site du Parisien le 29 août pour que les mesures de protection soient renforcées à l’école. Blanquer met en place un protocole sanitaire allégé par rapport à ceux de l’an passé.

Le point de départ du confinement fut la fermeture des écoles, suivie du confinement généralisée de la population. Les enfants étaient considérés comme les principaux vecteurs de contamination, selon le gouvernement. Puis, toujours selon le gouvernement, les enfants n’étaient plus les principaux vecteurs de contamination, si bien qu’ils purent retourner à l’école moyennant un protocole sanitaire ubuesque dont la principale qualité aura été de démontrer l’état pitoyable des locaux de l’Education nationale : dans combien de pays développés les sanitaires sont-ils dans l’état de ceux de nos collèges et lycées ? Comment se fait-il qu’il y ait si peu de points d’eau, tout comme il n’y a pas de possibilité pour les élèves de simplement boire – sinon dans les WC ?

Le gouvernement navigue à vue. Dans un contexte où les autorités parlent de « l’augmentation » quotidienne des contaminations en France, les services de réanimation des hôpitaux sont vides, ou n’ont pas plus de malades qu’à l’habitude, hors Covid. La France serait à la veille d’une deuxième vague mais l’activité économique d’un monde qui devait être réinventé et où rien ne le fut est demeurée prioritaire : la France a consacré son été au tourisme – Covid ou pas. Ce qui pourrait amener celui-ci dans bien des écoles, brassage de population oblige.

Pour la rentrée scolaire, donc, un protocole allégé doit être appliqué « dans la mesure du possible ». Les principales décisions, connues le 28 août (au dernier moment, comme à l’habitude) : les élèves devront porter un masque partout ; les personnels aussi, sauf exceptions locales ; les professeurs feront cours durant sept heures un masque sur la figure, ce qui pose de vrais problèmes, la relation avec les élèves par exemple, y compris celle d’autorité, qui passe avant tout par le visage ; la limitation du brassage des élèves n’est que recommandée mais est fortement suggérée durant des récréations qui peuvent être échelonnées, ce qui dans la réalité des faits est impraticable ; les classes seront au complet, élèves côte à côte ; il est recommandé que les élèves se lavent les mains trois fois par jour ; les internes porteront un masque en permanence, sauf sous la douche et en dormant.

Ce protocole ne sera mis en œuvre qu’en apparence. Il est inapplicable, non directif, imprécis. Une seule chose aura lieu : élèves et professeurs auront des masques dans les classes. Comme la France est championne des bâtiments scolaires non isolés, espérons que l’arrière-saison ne soit pas estivale. Notons que Blanquer était invité de la matinale de France Inter le 27 août. Il a précisé que des écoles pourront être fermées d’un jour à l’autre si besoin. Il semblait cependant mal connaître son propre protocole : à une question de la journaliste sur le masque et les espaces extérieurs, il répondait que, « bien sûr », les masques pourraient être enlevés à l’extérieur. La journaliste a dû lui expliquer que son protocole disait exactement le contraire.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 31 août 2020

Gilbert Collard : “On cherche à domestiquer la population avec ce masque étendu partout!”

01/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Interrogé sur le port généralisé du masque en France, Gilbert Collard a notamment déclaré : “On cherche à domestiquer la population avec ce masque étendu partout!”

Découvrez cet extrait tiré de l’émission “L’Heure des Pros”, diffusée sur CNews le 27 août 2020.