Le Conseil d’Etat reconnaît le droit aux mineurs clandestins arrivant en Touraine d’être mis à l’abri immédiatement

30/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une ordonnance du 25 janvier, le Conseil d’Etat vient d’enjoindre le président du Conseil départemental d’Indre-et-Loire à « faire bénéficier d’un accueil provisoire d’urgence » tout jeune mineur non accompagné se présentant en Touraine.

Une décision qui, si elle n’était pas respectée, condamnerait le département à une astreinte de 200 € par enfant et jour de retard.


Le XVIe arrondissement de Paris se mobilise contre l’hébergement de clandestins

29/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dans le cadre du plan francilien d’hébergement d’urgence de clandestins, le gymnase Jean Bouin, dans le XVIe arrondissement, a été réquisitionné.

La décision suscite des protestations d’élus et de riverains de ce quartier de Paris. Le maire LR de cet arrondissement, Danièle Giazzi, a fait part sur Twitter de son « opposition catégorique à la réquisition du gymnase Jean Bouin », évoquant « 3.000 scolaires et associatifs à la porte » et affirmant qu’aucune solution alternative pour les associations ne serait envisagée. Le député LR Claude Goasguen, maire du XVIe jusqu’en 2017 a jugé la réquisition « inacceptable et arbitraire ».

Il a accusé « un gouvernement qui refuse de maîtriser le problème de l’immigration », mais aussi la maire de Paris Anne Hidalgo, « incapable de défendre les Parisiens pour des intérêts politiques et idéologiques ». Des habitants du XVIe arrondissement se sont réunis lundi matin devant le gymnase afin de contester sa réquisition.


Les cités, indifférentes aux Gilets jaunes, par Ivan Rioufol

Les Gilets jaunes, une menace pour la République ? Le pouvoir ne retient plus ses coups contre les révoltés des provinces oubliées. Il suffit de regarder les photos des manifestants défigurés par des lanceurs de balle de défense (LBD) pour s’en convaincre. L’État n’a jamais déployé une même brutalité contre les islamo-fascistes qui attisent les intifadas dans les cités délaissées. Deux journalistes, Philippe Val et Zineb El Rhazoui, vivent aujourd’hui sous haute protection policière. Le premier a été condamné à mort par al-Qaida en avril, pour avoir participé à la rédaction d’un “manifeste contre le nouvel antisémitisme“, publié par Le Parisien : le texte demandait l’abrogation des versets du Coran appelant au meurtre des juifs, des chrétiens et des incroyants. La seconde est à nouveau menacée de mort pour avoir récemment déclaré que l’islam devait  “se soumettre à la critique“. Le philosophe Robert Redeker a interrompu toute vie normale depuis 2006, après avoir critiqué le Coran, dans Le Figaro.

La violence ne peut faire la loi, c’est entendu. Des casseurs en gilets jaunes ont pu, dans un premier temps, faire reculer l’État. Leurs actes justifient les ripostes policières. Reste que le pouvoir s’est gardé d’un tel zèle répressif contre les zadistes, chéris des écolos. L’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), a été arraché sous la pression d’une guérilla des champs. La poignée d’insurgés a eu raison d’un référendum local et de multiples votes et décisions de justice. C’est aussi par l’intimidation et le terrorisme que les combattants de l’islam politique ont fait courber l’échine de la République : Emmanuel Macron s’apprête à modifier la loi de 1905, afin d’aménager la laïcité. Le délit de blasphème est une réalité quand des citoyens doivent vivre cloîtrés pour avoir critiqué l’islam. Les incendiaires des cités sont moins malmenés que ceux qui n’ont pas le statut de victimes. Les Gilets jaunes seraient-ils trop “vieille France” pour attendrir l’État macronien ?

Le gouvernement se trompe en voulant voir dans la révolte populaire un danger pour la République : elle n’a rien à craindre d’une demande de démocratie.

Ivan Rioufol

Texte daté du 24 janvier 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Les Foulards rouges de la macronie

Dimanche 27 janvier à Paris. Temps gris, temps de pluie, temps triste, comme cette France triste, maussade, celle du passé qui reste sur le quai, qui est sortie pour « défendre la république et la démocratie » en arborant des foulards rouges. Cette France-là, c’est celle des petits rentiers, ou de ceux qui croient l’être, de ceux qui ont mis leurs espoirs dans un jeune ex-banquier (si on ne peut plus faire confiance à son banquier !), « rapiéceur » du bas de laine de leurs rêves d’une vieillesse tranquille à n’importe quel prix, après moi la fin du monde !

Les premières photos du rassemblement montraient un Caucasien, une Asiatique et un Africain jubilant sous leur t-shirt blanc, image d’un monde sans frontières ; Macron et Benetton utiliseraient-ils les services de la même agence publicitaire ? L’illusion ne dura pas longtemps, déjà Ouest-France, plutôt favorable à la macronie, titrait, dépité : « Quelques milliers de personnes ». Quelques milliers de personnes qui chantaient « Mort aux cons ! » (rien que cela) tout en demandant plus d’Europe et plus de répression. Parmi les manifestants on comptait, stratégiquement dispersés, des Africains qui semblaient avoir été tirés du sommeil de leurs foyers ; combien des figurants du 27 janvier furent-ils payés ?

De source bien informée, les manifestants étaient moins de quatre mille. Qu’il doit être difficile de travailler pour le ministère de l’Intérieur : un jour il faut diviser le nombre des Gilets jaunes par trois ou par quatre, le lendemain il faut gonfler celui des Foulards rouges dans les mêmes proportions. Pourtant, pour cette poignée de pacifistes armés des meilleures intentions, la police était présente, oh non pas pour leur tirer dessus à bout portant des grenades ou des flashballs, mais plutôt pour les protéger, les aider à traverser la rue.

Deux Gilets jaunes ont essayé de prendre la parole au sein de la manifestation pour dire qu’eux aussi étaient contre les violences, celles des casseurs et de la police notamment. Peine perdue, ils furent expulsés manu militari aux cris de « dehors les fachos ». On a la tolérance susceptible chez les macronistes. Une quinzaine de députés et six sénateurs de la majorité étaient présents à ce rassemblement qui était censé n’avoir rien à faire avec leur parti.

Non, Macron n’est pas de Gaulle, et le 27 janvier 2019 ne fut pas une réplique du 30 mai 1968. Après le Grand Débat, encore un « truc » qui n’aura pas marché. Macron et son groupe d’imposteurs malfaisants ne possèdent aucun soutien populaire, tout n’est que tourbillons de vent et aveuglement dans son gouvernement. Un gouvernement qui paraît ne plus tenir que par l’obéissance « rottweileresque » des membres des forces de l’ordre, des hommes qui pour la plupart, semble-t-il, ont oublié leur conscience et le devoir suprême envers la patrie le jour où ils ont signé leur engagement.

Xavier Darc

Article paru dans Présent daté du 28 janvier 2019

La liste Gilets jaunes en vue des européennes contestée lors de l’acte XI

28/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le rassemblement des Gilets jaunes à La Bastille puis à République fut un temps fort du XIe acte des Gilets jaunes. Et comme chaque samedi, l’accès aux Champs-Élysées était quasiment impossible du fait des barrages des rues avoisinantes. Le ministère de l’Intérieur a annoncé 69.000 manifestants sur toute la France, un chiffre très en deçà de la réalité selon les organisateurs.

Le projet d’une liste Gilets jaunes n’a donc pas ébranlé la combativité des manifestants ?

Non à en juger par la forte participation à la fois à Paris et en province. Cependant des manifestants ont repris des slogans hostiles à la liste d’Ingrid Levavasseur, chouchou des plateaux de télévision et qui n’a pas hésité à dire qu’elle ne regrettait pas d’avoir voté Macron, ce qui a fait dire à Eric Zemmour que « La liste Gilets jaunes est une combine entre Bernard Tapie et Emmanuel Macron ».

Mais le XIe acte ne s’est pas vraiment déroulé dans le calme ?

En effet, Jérémie Rodriguez, un proche d’Eric Drouet a été grièvement blessé à l’œil samedi vers 17 heures par un tir de flashball ou un éclat de grenade (la cause exacte n’est pas encore élucidée) alors qu’il filmait place de la Bastille. Une enquête a été confiée à l’Inspection Générale de la Police Nationale. Dans une lettre ouverte à Macron, Eric Drouet accuse les forces de l’ordre de complaisance envers les Black Blocs responsables selon lui des provocations et promet sur Facebook un « soulèvement sans précédent ». De son côté, Pierre Cassen de Riposte Laïque s’étonne que des mesures n’aient pas été prises à l’encontre des Black Blocs qui s’étaient invités en tête du cortège, alors que l’on connaissait pertinemment leur intention de provoquer les forces de l’ordre. Le journaliste David Dufresne rappelle que parmi les Gilets jaunes, on dénombre à ce jour 17 personnes éborgnées, 152 blessées à la tête, 2000 blessées, 250 emprisonnées, 5000 gardées à vue, ce qui fait dire à Eric Drouet que « la justice est forte avec les faibles mais lâchement faible avec les forts ».

Éric Zemmour : “On a des élites qui organisent l’invasion”

Marks & Spencer se soumet aux délires d’extrémistes musulmans

Horrifiée, une jeune femme montre à la caméra des rouleaux de papier toilette vendus par les magasins Marks & Spencer. C’est affreux, le nom d’Allah est inscrit en relief dans le gaufrage du produit. La plaignante zoome sur l’objet du délit. Effectivement, il y a des motifs… Des pointillés pour faire joli. « Le nom de Dieu est ici ! Regardez ! » Ah, bon. Dans un éclair de lucidité, la reporter « spécial PQ » concède que l’inscription ne saute pas aux yeux… « Effectivement, sur certaines vidéos, peut-être que c’est pas clair, peut-être que là non plus ». Mais il faut penser au consommateur musulman qui se rend aux toilettes muni d’un microscope électronique. Il y en a.

La nouvelle fait le tour de la sphère « coupeurs-de-cheveux-en-quatre » en Angleterre et en France. La Fédération des collectionneurs de papiers hygiéniques fantaisie s’indigne. Les dames pipi voilées sont scandalisées alors que dans le Pas-de-Calais, on signale un consommateur musulman qui aurait été happé par sa chasse d’eau après s’être servi du produit. La punition divine. Il fallait s’y attendre.

Devant les protestations, ni une, ni deux : Marks & Spencer France retire le papier toilette de ses rayons non sans avoir expliqué, preuve à l’appui, que le dessin incriminé représentait une plante d’aloe vera. La clientèle en question pourrait penser qu’il y a du porc dans l’aloe vera… L’accusé s’inflige une punition pour une faute qu’il n’a pas commise. Soumission, Houellebecq, allée B, 3e étage.

En 1997, Nike USA retirait de la vente 38.000 paires de baskets portant un logo « offensant », plus récemment H&M bannissait une série de chaussettes supposées receler le mot « Allah » écrit à l’envers et il y a une semaine, Amazon supprimait des housses de toilettes pour des raisons similaires… Doléances infinies. Puits sans fond. Interdictions de toutes parts… Pendant ce temps-là, les magasins Lidl effaçaient des croix orthodoxes des emballages de spécialités grecques. Soumission, Houellebecq, en vente partout à prix discount.

Le gag final revient à la jeune fille de la vidéo qui, au moment de son tournage, a menacé d’aller se plaindre au siège. Après observation au microscope, aucune trace de sens du ridicule n’a été détectée chez cette personne.

Jany Leroy

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Éric Drouet et Maxime Nicolle scandalisés par la liste gilets jaunes aux Européennes : « Voter Gilets Jaunes, c’est voter Macron »

Le mirage d’un islam de France, par Jean-Gilles Malliarakis

Ce 21 janvier était annoncée pour imminente la création d’une association des musulmans pour l’islam de France l’AMIF, à vocation officielle. Saluée comme nécessaire et salutaire, aussi bien par les bien-pensants laïcistes, que par le quotidien La Croix, elle est inspirée par un brillant normalien, musulman de nationalité française, de mère protestante, Hakim el Karoui. Cette structure en projet se propose de construire un modèle bien intentionné, et qu’on juge d’avance bien en cour, mais dont on peut se demander s’il existera jamais[1].

L’AMIF militera donc pour un islam de France. Candidate à l’organisation des pèlerinages à La Mecque, qui drainent chaque année quelque 25 000 possesseurs de passeport français, elle se préoccupe également de la gestion du label halal et de la redevance correspondante. Les fonds collectés ainsi serviraient à assurer la formation d’imams français, respectueux des principes républicains et que l’on assimilerait aux ministres des autres cultes.

Première petite objection : une telle fonction ne correspond pas à la foi de Mahomet. Celle-ci ne connaît que des prédicateurs et des docteurs de la loi coranique. Elle englobe d’ailleurs la plupart des aspects concrets de la vie quotidienne. Elle n’opère pas de distinction entre le temporel et le spirituel. Or, cette seule caractéristique pose, comme chacun devrait le savoir, le problème de la citoyenneté. Et celui-ci est inscrit, en théorie, par le gouvernement dans la liste des sujets abordés dans le grand débat national.

Le projet d’AMIF plaît d’autant plus aux pouvoir publics. Ceux-ci ont échoué sur ce terrain depuis 30 ans. Et cependant ils reviennent toujours à peu près aux mêmes schémas, que le ministre de l’Intérieur s’appelle Chevènement ou Pasqua, Joxe ou Sarkozy, Valls ou Cazeneuve.

Or, en face se dessine une autre structure naissante, autour du militant islamiste Marwan Muhammad. Beaucoup plus proche des salafistes, il prend le relais de la défunte UOIF, qui s’appelle provisoirement L.E.S.musulmans. Et, reconnaissons-le, son programme ressemble beaucoup plus aux critères mahométans[2].

Faire coïncider une organisation centrale de l’islam en France, à vocation officielle, avec les principes constitutionnels du régime républicain relève en effet de la gageure.

Il faudrait d’abord contrevenir à des règles réputées intangibles définies par la loi de séparation de 1905. Car cette charte de la laïcité est devenue fondamentale, au gré du préambule de 1946, réaffirmé par la constitution de 1958. C’est son contenu, affirmé comme inamovible, qui institue une république laïque.

Or, la seule définition de ce concept consiste à dire que cette forme d’État ne reconnaît ni ne salarie aucun culte.

Mais, l’organisation projetée de l’islam tendrait, au contraire, à institutionnaliser et subventionner cette prédication.

L’islam français éventuel ne pourrait exister d’autre part sans prendre parti entre les différentes écoles, comme le font ses homologues marocains, sénégalais, tunisiens, turcs ou iraniens, qui se réfèrent dans chaque pays à des jurisprudences particulières. Qui choisira donc à Paris entre les rites hanéfites, malékites, chaféites, hanbalites voire à la Shi’a des partisans d’Ali.

Quelle place enfin pour les confréries ?

Comment prendre au sérieux une administration laïque intervenant dans un domaine pareil ?

On imagine une fois de plus de péremptoires technocrates s’auto proclamant omnicompétents. Votre serviteur pour sa part, les a entendus déjà deux fois dans sa vie dire, sans rire : “je ne connais rien à votre problème, mais je vais vous l’expliquer”.

Non, par conséquent, il ne faut pas monter dans leur taxi.

[1] On ne saurait douter que tout est possible… N’oublions jamais le premier mirâj. Ce voyage nocturne, reconnu comme une vérité de foi par les adeptes de l’islam a conduit un jour précis de l’année 620 Mahomet de La Mecque à Jérusalem. Il serait monté aux cieux puis descendu aux enfers en compagnie de l’ange Gabriel sur une monture appelée Bouraq après s’être rendu sur le mur du temple à Jérusalem. Cet événement, commémoré durant la nuit de l’ascension (lailat al-miraj) est supposée légitimer les revendications islamiques sur la Ville Sainte.

[2] cf. article Deux projets concurrents pour réorganiser l’islam de France

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

CEDH : la charia aurait-elle pris le dessus sur le droit constitutionnel ?

25/01/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Découvrez ce débat sur RT France avec Jean Messiha, membre du bureau national du Rassemblement national, et Asif Arif, spécialiste des droits de l’homme.

Ils débattent de la question du droit face à la charia, réagissant à l’arrêt Molla Sali contre la Grèce.


« Grand remplacement » : la dynamique démographie

Pour la quatrième année consécutive, la France a accusé en 2018 une baisse de sa natalité. Selon le bilan démographique récemment publié par l’Insee, c’est douze mille naissances en moins par rapport à 2017.

Si ce rapport se veut positif en rappelant que la France compte dorénavant près de 67 millions de personnes, que notre croissance démographique de 0.3% par rapport à l’année précédente reste majoritairement due à un solde naturel positif, s’il s’enorgueillit enfin de voir la France conserver son titre de pays le plus fécond d’Europe, il ne saurait cependant cacher la pente sur laquelle s’est engagée notre démographie, et au-delà, celle de notre continent. Et cette pente est descendante.

Car l’Europe se dépeuple. Ou du moins, elle se dépeuple d’Européens.

Depuis près de soixante ans, le taux de natalité de l’Europe n’a cessé de diminuer, passant de 18 naissances par an pour mille habitants en 1960 à un peu plus de 11‰ en 1995, date à laquelle le taux de natalité a commencé à dangereusement flirter avec le taux de mortalité. Vingt ans plus tard, les courbes se croisèrent, les naissances se firent moins nombreuses que les décès. Quant aux projections pour les années à venir, elles ne sont guère réjouissantes. Selon l’Ined, en 2019, le taux de mortalité devrait être d’un point supérieur au taux de natalité. Et à mesure que la génération du baby-boom vieillit, ce taux continuera à croître.

Quelle que soit la couleur dont on habille ce phénomène, verte pour l’heure ; quelle que soit la vertu dont on pare le choix de non-procréation, de la sensibilité écologique à la volonté d’accueil inconditionnel de l’Autre, toujours le même ressort : la recherche d’absolution pour les crimes du passé.

L’Europe est ainsi le seul continent au monde à connaître un solde naturel négatif. Et alors que la population européenne représente aujourd’hui 9.8% de celle mondiale, elle pourrait n’atteindre que 7.5% d’ici trente ans, loin derrière l’Asie et l’Afrique.

Mais rassurons-nous, la population continuera de croître. Et ce, grâce à l’immigration qui permet, parfois elle-seule, à certains pays de voir leur démographie augmenter, comme c’est le cas en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni ou en Espagne.

L’Europe ne s’évanouit que parce que sa disparition a été programmée et acceptée.

Comme l’écrivait Hannah Arendt, « avec la conception et la naissance, les parents n’ont pas seulement donné la vie à leurs enfants : ils les ont en même temps introduits dans un monde. En les éduquant, ils assument la responsabilité de la vie et du développement de l’enfant mais aussi celle de la continuité du monde ».

Le rapport à l’enfant n’est donc rien d’autre qu’un rapport à sa communauté politique. « Chaque génération n’est que la gérante temporaire et le dépositaire responsable d’un patrimoine précieux et glorieux qu’elle a reçu de la précédente à charge de le transmettre à la suivante » écrivait Hippolyte Taine. Or, la logique de déconstruction et d’ouverture radicales au cœur de l’idéologie libérale-libertaire puise sa source dans un sentiment de culpabilité profondément ancré dans nos sociétés.

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Les tabous du débat français : immigration, fiscalité, peine de mort, Europe, IVG, “mariage pour tous”

Joachim Véliocas : « Avec cette plate-forme, les musulmans commencent tout juste à émerger dans le grand débat »

Une plate-forme en ligne, L.e.s Musulmans, relayée par les grands médias invite les musulmans de France à participer au grand débat « toutes tendances et sensibilités confondues » mais en leur qualité de musulman. Quel impact ? S’agit-il de la préfiguration d’un mouvement politique ?

Explications de Joachim Véliocas dans les colonnes de Boulevard Voltaire.

La plateforme L.e.s Musulmans a profité de la crise des gilets jaunes pour lancer un appel au rassemblement à l’attention des musulmans de France. Pouvez-vous nous expliquer cette plateforme ?

Cette plateforme a été lancée par Marwan Muhammad. Il avait fondé le Collectif contre l’islamophobie en France. Il réunit de plus en plus d’imams qui viennent s’agréger à son initiative. Cet été, il a fait une tournée des mosquées pour essayer de collecter des réponses à un grand questionnaire qu’il a lancé. 27.000 personnes ont participé en ligne. Sur le terrain, cette consultation a été un relatif succès. Il a beaucoup de relais sur Internet, notamment celui des imams salafistes qui l’ont rejoint et qui ont eux-mêmes beaucoup de suiveurs sur les réseaux sociaux.
Il se vante, depuis le mois de septembre, d’avoir recruté Rachid Eljay, plus connu sous le nom de Rachid Houdeyfa, imam de Brest. Il avait suscité la polémique lorsqu’il avait dit à des enfants qu’ils allaient se changer en porc s’ils écoutaient de la musique. Il avait aussi dit que les femmes qui n’étaient pas voilées ne devaient pas s’étonner d’être abusées par des hommes. Voilà le personnage qui a 130.000 abonnés sur Facebook.
D’autres personnages de la mouvance salafiste l’ont également rejoint. Je pense, notamment, à Nader Abou Anas, l’imam du Bourget qui est également sur une ligne salafiste. Il dirige Dourous, un média musulman très puissant qui compte plus de 100.000 abonnés.
L’été dernier, lors de la mort du grand cheikh algérien, Abou Bakr al-Djazairi, il a exprimé ses condoléances en demandant qu’Allah fasse miséricorde à notre cheikh Abou Bakr al-Djazairi. Il faut préciser que c’est l’auteur d’un best-seller musulman qui s’appelle La Voie du musulman, qui appelle à des guerres offensives contre les mécréants, interdit de construire des églises en terre d’islam et se prononce pour tuer les apostats. C’est vraiment l’islam salafiste le plus extrémiste.

On peut difficilement y voir une bonne volonté de nos compatriotes musulmans d’entrer dans le débat…

C’est orienté. Ils se présentent comme étant les musulmans. Il aurait été plus juste de se présenter comme musulmans pro-Frères musulmans et pro-salafistes. Le cheikh Mohamed Minta a également rejoint la plate-forme L.e.s Musulmans. Il est diplômé de l’université islamique de Médine, en Arabie saoudite. On le voit dans des vidéos de soutien à l’école d’imams de l’UOIF, les Frères musulmans en France. Il a fondé un centre islamique qui s’appelle Shatibi, où il enseigne aux côtés d’Hani Ramadan. Hani Ramadan n’est autre que le frère de Tariq, qui s’était prononcé pour un djihad devant établir un califat. Il l’avait dit avant même la création de l’État islamique, dans les années 2000, dans des sermons qui sont édités.
Mohamed Minta a donc rejoint la plate-forme et le conseil scientifique, un terme pompeux pour rassembler les prédicateurs et imams salafistes ou encore les rares sociologues qu’ils ont trouvés pour donner un peu de crédit à leur organisation.

Y a-t-il un risque que les musulmans deviennent la formation politique des musulmans de France ?

Je pense qu’il est prématuré de dire qu’ils ont l’intention de se transformer en mouvement politique. Ils commencent juste à émerger et à actionner leur partition. Ils pourraient le faire, s’ils rassemblaient beaucoup de monde. Cela pourrait peut-être arriver localement, mais je ne pense pas, parce qu’ils sont très orientés. Ils ne récolteraient pas plus de 2 ou 3 % des suffrages lors d’une élection nationale. Malheureusement, de grands médias comme Le Monde leur donnent la parole. Beaucoup de grands médias relayent leur initiative sans jamais rappeler tout ce que je viens de vous dire, c’est-à-dire tous les profils radicaux des prédicateurs et des imams qui les rejoignent. S’il n’y a pas un contre-feu de réinformation pour présenter qui ils sont, ils peuvent engranger de nombreux ralliements.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La 13ème Marche pour la vie a eu lieu dimanche, en attendant de nouvelles mobilisations contre la PMA

24/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La Marche pour la vie est une manifestation annuelle organisée à Paris afin de protester contre l’avortement. Dimanche dernier se tenait la treizième édition de ce rassemblement engagé en faveur de la vie.

« L’IVG ne supprime que des innocents » pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants.

Le cœur de la lutte reste la banalisation de l’avortement, ainsi que la loi Veil, même si tous les participants, 50.000 selon les organisateurs et 7.400 selon la police, ne souhaitent pas sa suppression pure et simple. L’urgence pragmatique est d’abord d’offrir une autre perspective aux personnes se représentant l’avortement comme la seule solution.

L’actualité est aussi marquée par les conclusions du rapport de la mission parlementaire sur la bioéthique.

Ce travail réalisé par le député Jean-Louis Touraine inquiète les organisateurs tant il tend à bouleverser les processus naturels de procréation. Les propositions finales soutiennent l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) aux couples de femmes et son remboursement par la Sécurité sociale, ainsi que la « dérégulation des pratiques sur l’embryon humain », selon les organisateurs.

Selon le professeur Guillaume Bernard, l’avortement reste la matrice de toutes ces « dérives sociétales ».

Ce militant de l’union des droites a rappelé que la situation s’était même aggravée en la matière, citant notamment la suppression du délai de réflexion de sept jours ou de la condition de situation de détresse psychologique ou matérielle. Il voit dans l’avortement non seulement une atteinte contre des enfants innocents mais aussi une « agression contre la cohésion intergénérationnelle et culturelle du corps social ».

Le grand débat est tronqué sur l’immigration

24/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Finalement, Emmanuel Macron a abordé le thème de l’immigration dans sa lettre aux Français qui introduit le grand débat. Cependant, il ne s’agit pas d’une question ouverte, mais d’une formule interrogative soigneusement rédigée par le gouvernement. La voici : « En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? ».

Le site Polémia a décortiqué cette question pour dénoncer sa malhonnêteté.

En matière d’asile, accepter nos soi-disant obligations, c’est déjà accepter une voie d’immigration. En outre, les étrangers déboutés continuent le plus souvent de séjourner clandestinement en France.

Par ailleurs, les conventions internationales et la jurisprudence du Conseil constitutionnel empêchent d’appliquer des quotas aux mineurs étrangers ou aux titres de séjour consécutifs au regroupement familial. Quant aux étudiants étrangers, il n’est pas sûr que le gouvernement soit prêt à en réduire significativement le nombre.

Dès lors, seule l’immigration économique serait impactée par les objectifs évoqués par le président de la République. Un nouveau pied de nez aux Français exaspérés par l’immigration !

Entretien avec Eric Drouet – les Gilets jaunes doivent passer à la vitesse supérieure avec la «Nuit jaune»

23/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
RT France a diffusé, le 22 janvier, un entretien avec Eric Drouet.

L’un des porte-paroles des Gilets jaunes revient sur la mise en place de la «Nuit jaune», un appel à manifester de nuit pour «être entendu une bonne fois pour toutes».


Gilets jaunes vs BFMTV : le match continue

Boostée par le mouvement des Gilets jaunes depuis novembre – BFMTV est devenue en décembre la sixième chaîne de France – la chaîne d’information continue est cependant en butte à une très forte hostilité des Gilets jaunes qui lui reprochent une forme de propagande pour Macron. Le récent lapsus (voir infra) d’une députée LREM – Alice Thourot – ne va pas arranger les choses.

Boycott symbolique

Pris à partie régulièrement par les Gilets jaunes, les journalistes de BFMTV ont décidé d’un « boycott » symbolique du mouvement, le 7 janvier. « La coupe est pleine pour de nombreux journalistes de BFMTV. Les premiers symptômes du malaise sont apparus ce week-end avec l’envoi d’un communiqué signé de la SDJ de la chaîne. Très discrète historiquement, cette dernière a condamné les nouvelles agressions dont ont été victimes des journalistes de BFMTV en marge de la mobilisation pour l’acte VIII des Gilets jaunes », écrit Ozap/Puremedias.

Tensions à la rédaction

Par ailleurs la rédaction aurait réclamé le lundi 7 janvier 2019, lors d’une réunion de debriefing, que l’antenne ne soit plus monopolisée par les Gilets jaunes – ce qui pose « un problème professionnel et éditorial. Et ce serait aussi un problème industriel », selon les propos d’Hervé Béroud, directeur de la rédaction de BFMTV, lors de la même réunion. En clair le public se reportera vers d’autres chaînes – LCI ou RT par exemple – et l’audience de BFMTV cessera d’augmenter.

« Une frange de la rédaction apparaît très remontée contre une direction jugée “trop verticale” et peu encline à se remettre en cause. Certains évoquent ainsi une motion de défiance », affirme même Ozap. Cependant il peut sembler assez curieux que les journalistes de BFMTV ne réfléchissent pas un peu plus au positionnement idéologique de la chaîne, qui peut passer pour une véritable tribune pro-Macron par moments.

Lapsus révélateur ?

Ainsi, le lapsus révélateur de la députée drômoise LREM Alice Thourot – à qui devrait être confiée la future loi anti-casseurs – a mis de l’eau au moulin des Gilets jaunes. Elle a en effet répondu à un intervenant Gilet jaune : Je ne peux pas vous laisser dire des choses comme ça à notre antenne », notre antenne étant celle de BFM… sans être d’ailleurs reprise par les journalistes présents.

Ce « notre antenne » en parlant de BFM résonne pour beaucoup comme un aveu. Du reste ses propos ont aussi été ignorés par la presse mainstream… mais largement repris par les médias proches des Gilets jaunes et le russe Sputnik News. Un peu partout en France, des Gilets jaunes ont déjà tiré les leçons de la guerre médiatique en excluant systématiquement BFMTV et les grands médias de leurs événements, AG et blocages.

Texte repris du site de l’OJIM

À notre tour de les déconstruire ! – Cyril Raul (Les Identitaires)

La gauche s’acharne sans cesse à déconstruire, modeler ou redéfinir le sens des mots pour le noyer sous son idéologie. Et si nous tentions, à notre tour, de déconstruire quelques éléments clés du vieux champ lexical de la gauche ?

La gauche aime feindre de nous expliquer ce qu’est la France, mettant en avant des idées, des principes, des conceptions, des valeurs. Mais la France est d’abord et avant tout la patrie des Français. Étymologiquement, le mot « patrie » désigne le pays des pères, la terre des aïeux. Le terme ne fait pas référence à une idéologie mais à la généalogie. On ne peut pas plaquer des concepts sur la généalogie, science exacte de la filiation : on est d’une patrie ou on ne l’est pas.

La gauche fustige également sans cesse la notion de « préjugé », qui n’est pourtant ni plus ni moins qu’un jugement préalable, qui peut être bon ou mauvais. Dans un cadre socio-culturel, un préjugé peut, certes, être une marque de conformisme ou de paresse intellectuelle. Mais d’un point de vue politique, il peut aussi être un signe de sagesse qui guide l’action et prévient le danger.

Car toute prévention naît d’un préjugé. Il sauve des vies, notamment lorsque l’urgence exige la prise de décision rapide (1). La notion de préjugé n’est donc pas intrinsèquement mauvaise. Dans bien des situations, il est bon d’avoir des préjugés, souvent hérités de l’expérience du passé et de la sagesse populaire. Le fameux « bon sens paysan » est bâti sur des préjugés, préjugés d’autant plus pertinents qu’ils ont su traverser les siècles.
Un homme qui bannirait tout préjugé aurait une faible espérance de vie. En la matière, il en est des civilisations comme des hommes : on peut mourir d’une absence de préjugés, les exemples de l’immigration et de l’islamisme le montrent.

La gauche prône aussi, des manuels d’éducation civique aux allocutions présidentielles, les valeurs de tolérance pour faire accepter l’immigration. Le mot « tolérance » ne recèle pourtant rien de positif en soi. Il désigne en effet l’attitude consistant à accepter ce que l’on devrait normalement refuser. Il est synonyme de résignation et de capacité à résister à la souffrance que l’on nous cause. On ne tolère jamais quelque chose de plaisant qui nous enrichit. On tolère un fait, une situation que notre nature nous commande pourtant a priori d’éviter et de combattre. On « tolère » la douleur. On « tolère » une marge d’erreur. On « tolère » l’immigration massive. Et si on nous parle tant de tolérance, c’est bien parce que certains ne sont que tolérés.

« Valeurs de la République », « lutte contre les préjugés », « tolérance »… autant de totems sémantiques de la gauche, autant d’expressions ressassées, surannées et vidées de leur sens… mais qui envahissent encore les ondes médiatiques. C’est encore autour de ce champ lexical que les polémistes débattent, que les journalistes questionnent, que les politiques condamnent. Une grille sémantique qui permet de faire encore fonctionner le vieux logiciel périmé de la gauche dans l’inconscient collectif grâce aux forces du langage et du vocabulaire. Leur système idéologique est en train de s’effondrer face au retour du réel, mais sans doute ne sera-t-il définitivement vaincu que par le retour du sens, à commencer par celui des mots.

Cyril Raul

Texte repris du site de : Les Identitaires

(1) Lire à ce sujet le philosophe irlandais Edmund Burke (1729 – 1797) et son éloge du préjugé : « En cas d’urgence le préjugé est toujours prêt à servir ; il a déjà déterminé l’esprit à ne s’écarter jamais de la voie de la sagesse et de la vertu, si bien qu’au moment de la décision, l’homme n’est pas abandonné à l’hésitation, travaillé par le doute et la perplexité. Le préjugé fait de la vertu une habitude et non une suite d’actions isolées. » Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France.