Les Gilets jaunes se font voler leur révolution, par Ivan Rioufol

Les Gilets jaunes voient leur révolution confisquée. Eux qui cherchent notamment à “démocratiser la démocratie” (expression de Laurent Fabius, ce mercredi sur RTL) ne maîtrisent plus vraiment un mouvement qui leur échappe. Il a été habilement détourné, à la fois par la gauche et par le chef de l’Etat, dans une même stratégie du coucou, du nom de cet oiseau qui pond dans le nid des autres, quitte à semer la peur chez les récalcitrants. Cela fait quelques semaines que les premiers Gilets jaunes, ces petits patrons ou employés du privé venus à Paris du fond des provinces, ont laissé place à des manifestants plus urbains, plus syndicalisés, plus politisés, plus violents. C’est un militant de la CGT du nord qui pilotait le transpalette, préalablement dérobé, qui a servi à défoncer la porte du porte-parolat du gouvernement, le 5 janvier. L’extrême gauche est désormais bien visible dans les défilés qui se radicalisent et dégénèrent.

Elle est reconnaissable à ses slogans, ses drapeaux, son organisation. Les black blocs et les antifas sont là comme des poissons dans l‘eau. Parallèlement, Emmanuel Macron a, lui aussi, réussi à s’approprier une partie de la révolte populaire, en transformant le besoin d’expression de la société oubliée en un long monologue présidentiel, retransmis par toutes les chaines d’information. Se vérifie chaque semaine la critique émise par Chantal Jouanno, présidente de la commission nationale du débat public, d’un “grand débat faussé”. Ce prétexte avait justifié sa décision de se retirert du processus, après une polémique sur son salaire élevé. Mais, de fait, ce devrait être aux Français d’interroger le pouvoir, et non l’inverse.

Cette stratégie du coucou est préjudiciable au mouvement de fond. Il paie là son manque d’organisation, de programmes, de leaders. Résultats : la gauche tente d’introduire dans les revendications ses marottes sur la lutte des classes, la haine du riche, l’égalitarisme au cordeau. Macron a entamé, en douce, sa campagne pour les Européennes tout en assurant qu’il n’en est rien. La macronie, habitée par ses idées fixes, tente déjà de revendre sa fiscalité écologique en la présentant cette fois-ci comme “équitable”. Avant même de connaître les résultats du grand débat, 86 députés de la majorité présidentielle signent, ce mercredi dans Le Figaro, une tribune qui défend le retour à la taxe carbone, ce détonateur du réveil des Oubliés.

Alors que les Gilets jaunes réclament moins de taxes et d’impôts, le gouvernement réfléchit à de nouvelles impositions. Bienvenue en Absurdie ! En fait, tout se met en place pour attiser davantage des frustrations des citoyens irrités : une fois de plus, ils sont en train de voir leur parole confisquée par des partis qui n’ont rien vu venir, et par un pouvoir qui n’entend pas changer de ligne. C’est ce que le patron des députés LREM, Gilles Le Gendre, a déclaré ce matin sur LCI : “On a changé sur la méthode, mais pas sur les objectifs”. Reste que rien n’est aujourd’hui réglé de la révolution entamée, qui réclame plus de démocratie, plus de proximité, moins d’assistanat (lire ici). La France est sur un volcan. Relire Victor Hugo : “Le plus haut symbole du peuple, c’est le pavé. On marche dessus, jusqu’à ce qu’il vous tombe sur la tête”.

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 février 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Christophe Dettinger, le boxeur gilet jaune, condamné à un an de prison

14/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’ex-boxeur Christophe Dettinger a été condamné mercredi à un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté, et 18 mois de sursis avec mise à l’épreuve pour avoir violemment frappé deux gendarmes le 5 janvier lors de l’acte 8 des “gilets jaunes”.

Le tribunal l’a également condamné à une interdiction de séjour à Paris pendant six mois, et à indemniser ses victimes, respectivement à hauteur de 2.000 et 3.000 euros.

Au prévenu, le procureur assènera que comme dans les matches de boxe, “il y a des règles dans la vie“. “Cela faisait huit manifs qu’il n’y avait pas de règle“, a rétorqué le prévenu, avant d’ajouter, encore, qu’il regrette. “J’aurais dû juste pousser“.

M. Dettinger, malgré lui, est devenu un symbole, quand on voit les soutiens dont il a bénéficié sur les réseaux sociaux. J’appelle chacun à la responsabilité, sinon il va y avoir un drame… quelqu’un va mourir“, avait plaidé Thibault de Montbrial, un des avocats des gendarmes.

La défense, emmenée par Laurence Léger, Hugues Vigier et le vieux pénaliste Henri Leclerc, avait demandé une “peine juste“, et “pas exemplaire“, pour un homme “irréprochable pendant 37 ans“.


En France, les profanations d’églises se multiplient dans l’indifférence

Laurent Vanat explique qu’en Europe “les nouvelles générations sont issues à 50% de l’immigration sans culture familiale du ski”

13/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Laurent Vanat, expert international du marché du ski, a été récemment invité sur France Info pour évoquer les difficultés rencontrées par les stations de ski.

La génération des baby-boomers étaient de grands skieurs mais ils vieillissent et skient moins ou plus du tout, et on peine à renouveler les nouvelles générations de skieurs. Un grand problème en Europe : les nouvelles générations sont issues à 50% de l’immigration sans culture familiale du ski […]


La méfiance des Gilets jaunes envers le gouvernement est de plus en plus profonde

13/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La nouvelle grande enquête de la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch réalisée par l’Ifop ce mois-ci permet de mettre en lumière une fracture entre la France des Gilets jaunes et le reste de la société. En effet, sur de nombreux points cruciaux pour la société actuelle les chiffres marquent un écart important.

Par exemple, 62% des Gilets jaunes (soit 19 points de plus que dans l’ensemble de la population) souscrivent à l’idée selon laquelle le ministère de la Santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins. D’autres sujets qui sont plus polémiques dans notre société atteignent aussi des taux surprenants.

Ainsi, près d’un Gilet jaune sur deux (46%) adhère à la théorie du grand remplacement, soit un niveau d’adhésion pratiquement deux fois plus élevé que dans l’ensemble de la population. Et de la même manière, 44% (contre 22% des Français) se disent d’accord avec l’idée selon laquelle il existe un complot sioniste à l’échelle mondiale. Cette enquête corrobore la méfiance grandissante à l’égard des médias traditionnels que l’on a pu constater dernièrement.

Suisse : record de régularisations d’immigrés clandestins

12/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est un pays d’ordinaire connu pour sa politique migratoire très regardante, la Suisse a dernièrement fait preuve d’un certain laxisme. En effet au cours de l’année 2018, les neutres helvètes ont battu leur record de naturalisations de sans-papiers en octroyant la nationalité suisse à pas moins de 840 immigrés clandestins, un chiffre en hausse de 20% par rapport à 2017. En tête du nombre de naturalisations : les cantons de Vaux et de Genève.

Ce dernier canton menait depuis début 2017 une politique de naturalisation facilitée fortement soutenue par le conseiller d’Etat Pierre Maudet, politique menée officieusement depuis 2015 selon le quotidien généraliste suisse « Le temps ».

À travers ce projet pilote, nommé « Papyrus », visant à procurer des papiers à des immigrés illégaux autonomes financièrement et sans passé judiciaire, ce sont près de 2500 personnes qui ont obtenu la régularisation.

Gilets jaunes : une authentique révolte de droite – Laurent Moreau (Les Identitaires)

La marche des « Foulards rouges » a mis en lumière une forte opposition de certaines parties de la bourgeoisie parisienne à l’égard des Gilets jaunes. Il n’est pas rare d’entendre dans la bouche de gens réputés « de droite » un jugement tronqué sur les gilets jaunes qui n’aimeraient pas les riches, souhaiteraient que les plus hauts revenus soient d’avantage taxés ou encore que l’État investisse massivement dans la fonction publique.

Cette vision déformée des Gilets jaunes est le résultat du travail de sape habituel mené par la gauche et l’extrême gauche. Elles rêvent de retrouver dans ces manifestations un prolétariat français qu’elles ont depuis longtemps abandonné.

La réalité est tout autre. Les Gilets jaunes sont bel et bien la première révolte « de droite », enracinée, contre les dérives de la mondialisation et contre un État omniprésent fiscalement mais incapable de répondre aux aspirations des Français ou de les protéger.

Une révolte contre un trop plein de taxes, d’impôts ne peut pas être qualifiée « de gauche ». Ce mouvement concerne souvent les Français habitant dans les zones rurales ou péri-urbaines et ne touche ni les banlieues ni les bobos de centre-ville, sa clientèle électorale classique.

Le rétablissement de l’ISF aurait été placé au centre des prétendues revendications de ce mouvement populaire selon ses détracteurs. Certains Gilets jaunes ont en fait utilisé l’exemple de la fin de l’ISF pour montrer que « oui, payer moins d’impôts, c’est possible », et non parce qu’ils souhaitaient que les plus aisés soient de nouveau plus taxés. Pour donner une telle visibilité au sujet, la France insoumise et ses caisses de résonnance ont fait pesé une énorme pression. Néanmoins, à l’heure où nous écrivons ces lignes, le rétablissement de l’ISF ne fait pas partie des revendications officielles des Gilets jaunes.

Au contraire, les revendications des Gilets jaunes témoignent de leur attachement à certaines valeurs profondément ancrées « à droite », la méritocratie, la liberté, la famille et la possibilité de pouvoir vivre dignement de son travail.

Examinons-les :

« Suppression de la TVA sur les produits de première nécessité et de puériculture » : une baisse de la TVA est forcément un pied de nez à « l’État glouton » qui prélève partout des sommes astronomiques sur les Français. La volonté d’aider particulièrement les familles qui ont des enfants témoigne de leur volonté de continuer à en avoir, donc à transmettre – une idée de plus en plus attaquée dans notre société.

La « diminution drastique de tous les avantages des fonctionnaires » fait écho à une volonté d’équité et en toile de fond à la question de la méritocratie. Les avantages de certains fonctionnaires sont devenus insupportables aux yeux des classes moyennes et populaires qui se battent pour boucler leurs fins de mois. Les salaires exorbitants de France Télévisions en sont le plus bel exemple, et cristallisent cette fracture entre certains Français surprotégés et ceux qui travaillent dur pour réussir.

Enfin, la mise en place du « Référendum d’Initiative Citoyenne en toutes matières » qui ne comprendrait aucun sujet interdit. Si certains médias ont agité le spectre du retour de la peine de mort et de l’interdiction de l’IVG pour discréditer la revendication, le pouvoir a surtout peur que le peuple puisse se saisir de sujets sur lesquels il n’a jamais été consulté : l’immigration, l’islamisation, la politique de la ville, etc. Autant de sujets ayant un impact direct sur la vie des Français, mais également sur les finances publiques et donc sur le montant des impôts et des taxes dont les Français doivent s’acquitter. Le RIC est un outil qui responsabiliserait les Français, dans les sujets soumis au vote et dans les décisions prises par le peuple, toujours souverain. L’exemple de la Suisse montre d’ailleurs que des sujets jusqu’ici jamais débattus au Parlement pourraient aboutir via le RIC (construction des minarets, expulsion des criminels étrangers, pour reprendre deux votations célèbres dans ce pays).

L’ADN de la révolte des Gilets jaunes ne doit pas être altéré par les manipulations initiées par la gauche et les syndicats. Ils sont largement responsables de la situation désastreuse dans laquelle se trouve une partie des classes moyennes et populaires françaises et ne représentent plus personne.

Laurent Moreau

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le Grand Remplacement ? A Mayotte, c’est déjà fait !

Et en Seine-Saint-Denis ?

« Le premier phénomène qui émerge dans le département, c’est tout simplement l’explosion de la population. Là, on a été sidéré de constater qu’on ne connaît pas la population de Seine-Saint-Denis, mais pas à quelques pourcents près. A 10, 20, j’ai été jusqu’à 30 % dans mon rapport pour ne pas passer pour un dingue. Mais déjà les gens très sérieux qui travaillent dans vos administrations, que je n’ai pas voulu mouiller, m’ont indiqué des chiffres beaucoup plus inquiétants en réalité. » Ces propos ont été tenus par le rapporteur et député François Cornut-Gentille (LR) mardi 4 février à l’Assemblée nationale, lors d’un débat ayant pour sujet « La République en échec ». La veille, le président Macron en visite dans cette même Seine-Saint-Denis, s’était enthousiasmé : « La Seine-Saint-Denis, c’est la Californie ! » Que n’y va-t-il vivre avec sa Brigitte, si l’air y est si bon ?

Selon le même rapport : « Pour autant, cette population immigrée n’est majoritaire dans aucune commune. Les maximums sont atteints à La Courneuve et Aubervilliers (43 %). Dans ces deux communes, plus de huit enfants sur dix (de moins de 25 ans) ont au moins un parent immigré (88 % à La Courneuve ; 84 % à Aubervilliers) ». Toujours d’après ce rapport, les personnes en situation irrégulière et non recensées en Seine-Saint-Denis seraient 500 000, une paille.

Si le gouvernement reconnaît ne pas savoir ce qui se passe à une poignée de kilomètres de l’Elysée, il n’en est pas de même pour Mayotte, territoire français situé à 8 000 km de la métropole. Les chiffres viennent de tomber, ils émanent de l’INSEE, et ils sont terribles. France Mayotte Matin en a fait son gros titre : « 48 % de la population est étrangère à Mayotte C’EST HALLUCINANT ! » Et de continuer sur le même mode dans les colonnes du journal : « L’INSEE inscrit dans le marbre la réalité de l’immigration à Mayotte – Recensement 2017 : des statistiques qui ne pourront plus être contestées. » Si on parvient à savoir ce qui se passe à Mayotte pour le Grand Remplacement, on aimerait savoir ce qui passe réellement à ce sujet en métropole. Nous cacherait-on quelque chose ?

Outre le fait qu’un habitant sur deux à Mayotte est étranger, les chiffres de l’INSEE révèlent qu’un habitant sur deux a moins de 18 ans, et que dans les communes de Mamoudzou et Koungou, c’est 60 % de la population qui est étrangère ! La quasi-totalité de ces étrangers vient des trois autres îles des Comores, des îles qui ne sont qu’une étape pour ceux qui viennent de beaucoup plus loin dans leur voyage vers l’Hexagone.

Alors que les autorités françaises prennent les moyens nécessaires pour bloquer l’immigration illégale à travers l’île de La Réunion (Présent du 7 février), on s’étonnera de la gabegie qui règne à Mayotte. Mais, rassurez-vous, Mayotte et ses problèmes de population étrangère, c’est loin, ce n’est pas comme la Seine-Saint-Denis…

Xavier Darc

Article paru dans Présent daté du 11 février 2019

Acte XIII des Gilets jaunes : si la participation ne baisse pas, le mouvement peine à se structurer

11/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ils avaient choisi les Champs-Élysées avec un détour par l’Assemblée nationale. Et il s’en est fallu de peu pour que les Gilets jaunes ne réussissent à rentrer au Palais Bourbon. Au cours de cette attaque contre une palissade de l’assemblée par les black-blocs, un manifestant a eu la main arrachée par l’explosion d’une grenade de désencerclement, une arme de guerre contenant 25 g de TNT et qui n’explose pas tout de suite. D’où la colère d’Alexis Corbière sur France Info, qui a appelé le ministre de l’Intérieur à la démission. Et plus tard, dans la soirée, un véhicule de Vigipirate a été incendié, toujours par des extrémistes de gauche, non loin de la tour Eiffel.

Mais pourquoi l’Assemblée nationale ?

Il est probable que le récent vote de la Loi « anticasseurs » y soit pour quelque chose. Perçue comme une atteinte à la liberté de manifester, elle a suscité des protestations dans tous les partis politiques, y compris dans le camp du parti du président : du jamais vu !

Et quel bilan peut-on tirer de cette journée ?

D’abord, une participation qui ne fléchit pas et une certaine constance dans les mots d’ordre : l’appel au référendum d’initiative citoyenne et l’appel à la démission de Macron. Et si, selon un sondage récent, 64% des Français soutiennent encore le mouvement des Gilets jaunes, celui-ci peine à se structurer et résiste à toutes les tentatives de récupération. Mais en contrepartie, aucun leader n’échappe aux feux des critiques : citons Frank Buhler de Debout la France, ou Benjamin Cauchy, leader des Gilets jaunes à Toulouse, qui n’ont plus accès aux plateaux de télévision. Citons aussi Ingrid Levavasseur qui a du mal à imposer sa liste Gilets jaunes aux futures élections européennes, ou encore Eric Drouet critiqué pour s’être entendu avec Besancenot à propos de l’appel à la grève de mardi dernier. Enfin, la rencontre en Italie entre Luigi di Maio, vice-président du conseil italien, et des co-listiers d’Ingrid Levavasseur, a suscité les protestations de Maxime Nicolle.

[reportage] Hongrie : le refus du Grand remplacement

11/02/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Affichant un des taux de natalité les plus bas d’Europe, la Hongrie est confrontée à une pénurie de main-d’œuvre et au départ de ses jeunes actifs, attirés par des salaires plus élevés à l’étranger.

Mais pour le Premier ministre Viktor Orbán, il est hors de question d’avoir recours aux migrants pour occuper les postes restés vacants et faire tourner l’économie. Sous son impulsion, la Hongrie a mis en place une politique nataliste volontariste.

Les familles nombreuses sont chouchoutées et les Hongrois sont incités à faire plus d’enfants, le tout dans le respect des valeurs traditionnelles.


Retour des djihadistes : Jean-Paul Garaud dénonce les « mensonges » du gouvernement

11/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dans une vidéo diffusée la semaine dernière, le magistrat Jean-Paul Garaud, candidat du Rassemblement national aux européennes de 2019, déclare :

Pour nous rassurer, le ministre de l’Intérieur indique que ces terroristes seront placés en détention. Placés en détention ? Mais ce n’est pas le ministre qui choisit.
Ce sont les juges, et les juges décident en fonction d’un dossier. Où est le dossier ? Ces personnes ont commis des crimes à l’étranger, en Syrie. On n’en connaît pas le détail. Aucun officier de police judiciaire n’est allé enquêter là-bas ! Des dossiers, il n’y en a pas, et donc il sera impossible de placer ces gens-là en détention, sauf à trouver une incrimination « fourre-tout » qui volera en éclats devant la cour de cassation ou devant la cour européenne des droits de l’homme. C’est donc un mensonge et une hypocrisie de nous faire croire qu’on va mieux les contrôler en les faisant rentrer en France.

Éric Zemmour : « Nous sommes en danger de mort »

08/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Lors de l’émission de M6, Zemmour & Naulleau, mercredi dernier, une question a été posée au polémiste : « Si vous participiez au grand débat national, quelles seraient les trois mesures à prendre en priorité, selon vous ? ».

Voici la réponse sans concessions d’Éric Zemmour :

Pour moi, c’est simple, j’ai une priorité, tout le monde le sait, c’est la démographie, c’est la lutte contre l’immigration. Je pense que nous sommes en danger de mort, et donc mes premières mesures concerneraient uniquement l’immigration, c’est-à-dire : suppression du regroupement familial, suppression du droit du sol, préférence nationale pour les allocation sociales, expulsion de tous les délinquants avec la double nationalité, déchéance de nationalité pour les djihadistes et même pour de nombreux délinquants. L’essentiel pour moi, c’est d’abord l’identité. Ça veut dire sortir de la CEDH (la cour européenne des droits de l’homme), et ça veut dire un affrontement avec le conseil d’Etat et le conseil constitutionnel.


SOS Méditerranée au service de l’immigrationnisme : Des côtes libyennes… aux salles de classe

Nous avons encore à l’esprit « l’odyssée » de l’Aquarius. Ce bateau affrété officiellement pour secourir les migrants en mer qui, en fait, facilitait le travail des trafiquants de chair humaine. Djihadistes ou criminels de droit commun, ceux-ci pouvaient, l’esprit tranquille, envoyer des coquilles de noix bourrées de pauvres hères qu’ils avaient auparavant dépouillés (voire violés) en étant assurés que leurs victimes seraient recueillies avant même d’avoir perdu de vue les côtes libyennes. Ce qui permettait d’économiser sur le carburant et de ne pas se soucier trop de la flottabilité du rafiot. Tant qu’ils pouvaient parcourir les quelques milles sur l’Aquarius avec une certaine chance de ne pas couler avant, tout allait bien pour eux. Sans compter que le service du navire « humanitaire » était gratuit et permettait de mieux faire miroiter le rêve de l’eldorado européen aux alouettes migrantes. Ayant perdu son pavillon, le bateau a cessé ses opérations de convoyage d’immigrés.

Mais l’association qui l’affrétait continue, elle, ses activités, et pas seulement maritimes.

Le 23 novembre 2018, un arrêté du ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, paru au Bulletin officiel de l’Éducation nationale le 31 janvier 2019, a donné à cette association un « agrément national » au titre des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public. Cela signifie que cette association pourra intervenir dans n’importe quel établissement scolaire pour diffuser sa propagande en faveur de l’immigration.

L’arrêté considère que SOS Méditerranée « répond à un objet d’intérêt général ». On se demande bien lequel, surtout quand on lit dans son rapport annuel une critique de l’accord de lutte contre le trafic illégal de migrants signé entre les gouvernements italien et libyen et approuvé par l’Union européenne. Donc par le gouvernement français, en charge (du moins théoriquement) de l’intérêt général. Le ministre de l’Éducation nationale aurait-il une conception de l’intérêt général différente de celle du président de la République ?

On peut douter que les interventions des militants de SOS Méditerranée améliorent les connaissances géographiques des élèves, eux qui semblent placer la haute mer à quelques centaines de mètres du rivage et le port le plus proche de la Libye sur les côtes italiennes, voire espagnoles, plutôt qu’en Tunisie. Entre l’instruction et la propagande, l’école de la République a choisi depuis longtemps.

Henri Tuttle

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le parcours « exemplaire » d’Abdel Kermiche, l’assassin du père Hamel

08/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
A l’heure où le gouvernement annonce le retour de 130 djihadistes de Syrie-Irak, il convient de rappeler le parcours « exemplaire » d’Abdel Kermiche, l’un des deux assassins du père Hamel

Le 26 juillet 2016, deux musulmans radicalisés, Abdel Kermiche et Abdel Malik Nabil-Petitjean, égorgent le père Hamel dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, et blessent grièvement un paroissien de 86 ans. Peu après, via Amaq, son site de propagande et de communication, l’Etat islamique revendique l’attentat puis diffuse une vidéo dans laquelle les deux terroristes font allégeance au « calife » Abou Bakr al-Baghdadi.

Kermiche n’était pas un inconnu pour la justice et les services de renseignement

En mai 2015, soit quinze mois avant l’attentat, Abdel Kermiche avait en effet été incarcéré pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », après deux tentatives de rejoindre les groupes djihadistes en Syrie. Dix mois plus tard, la juge d’instruction chargée du dossier rédige une ordonnance de remise en liberté, motivant sa décision par le fait que Kermiche a eu « une adolescence chaotique » et qu’il a « pris conscience de ses erreurs. […] Je suis un musulman basé sur les valeurs de miséricorde, de bienveillance. […] Je ne suis pas extrémiste. […] J’ai envie de reprendre ma vie, de revoir mes amis, de me marier. » plaide Kermiche auprès de la juge bon enfant. Le parquet fait appel de la décision de la magistrate, mais la chambre de l’instruction ne suit pas l’appel du parquet. Abdel Kermiche est donc libéré. Il sort de prison en mars 2016.

Il est évidemment placé sous contrôle judiciaire

Il est en effet assigné à résidence, chez ses parents où il pourra consulter tout à loisir les sites radicalisés sur l’ordinateur familial. Il est équipé d’un bracelet électronique et n’est autorisé à quitter le domicile familial qu’entre 8 :30 à 12 :30. C’est précisément durant l’une de ces « permissions » que, le 29 juillet 2016, soit quatre mois seulement après sa remise en liberté, il commet l’attentat dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray. Signalons que le deuxième tueur, Abdel Malik Nabil-Petitjean, était lui aussi fiché S au moment de l’attentat.

En sus du fonctionnement peccamineux de l’appareil judiciaire dans cette affaire, on relèvera les failles béantes du ministère de l’Intérieur.

C’est ainsi qu’en date du 31 janvier 2018, le Canard enchaîné a révélé que trois services de renseignement avaient parfaitement repéré le futur tueur avant qu’il ne passe à l’acte : la direction du Renseignement de la préfecture de police de Paris, le Service central du renseignement territorial et la direction du Renseignement militaire. Aucune suite n’a été donnée par le ministère de l’Intérieur à ces trois signalements, laissant le champ libre à Kermiche pour commettre son forfait, au nom d’Allah le miséricordieux.

France Télévisions : Delphine Ernotte ouvre la chasse aux mâles blancs et veut supprimer 1000 postes

France Télévisions a annoncé un grand projet de rupture conventionnelle collective – le groupe espère ainsi rayer de la carte 10% de ses effectifs avec 1000 suppressions de postes sur la base du volontariat d’ici 2022 – 2000 départs et 1000 embauches. Il s’agit de participer aussi à l’effort d’économie (400 millions d’euros) demandé par l’État. Une occasion pour Delphine Ernotte d’ouvrir la chasse au « mâle blanc de plus de 50 ans » comme elle le déclarait à Europe 1 en septembre 2015.

Chèques de départ

Le groupe avait déjà réduit ses effectifs de 700 postes depuis 2012 et annoncé précédemment la suppression de 180 postes. Quatre syndicats (CGT, CFDT, FO et SNJ) se sont opposés à l’accord en l’état, le SNJ le qualifiant même de « double chantage ». Le syndicat dénonce notamment un plan au rabais par rapport au plan de départs volontaires de 2014 (400 postes) et des promesses non tenues.

Ainsi la direction fait miroiter jusqu’à 160.000 € de chèque : « dans la limite de 17 mois de salaire pour 42 ans d’ancienneté d’entreprise. Un plafond accessible à quelques cadres dirigeants, plafond incitatif moins juteux que les 240 000 € de la vague précédente » (détail des indemnités) Par ailleurs le SNJ dénonce la volonté de la rédaction d’imposer la polyvalence aux journalistes, qui seraient aussi reporters d’images (JRI) et monteurs.

« En agitant l’appât de la prime au départ pour les plus anciens et l’appât d’un CDI potentiel pour les précaires réguliers, la direction exerce un double chantage sur tous les autres salariés. », dénonce le syndicat, qui affirme aussi que l’accord collectif du 28 mai 2013 sur les RTT et l’ancienneté sera remis en cause par la suite.

FO défavorable

FO de son côté considère que « les salariés en capacité de partir à la retraite sont favorisés et ciblés dans ce plan de recomposition des effectifs, leurs indemnités sont doublées par rapport à un départ à la retraite conventionnelle…. Ces indemnités sont très nettement inférieures à ce qui est proposé dans notre convention collective ».

Par ailleurs, le syndicat considère aussi que « le projet proposé actuellement [de rupture conventionnelle collective] risque fort de se faire retoquer par le Direction du Travail … Et craint les « conséquences de cette RCC notamment sur les territoires. Nous craignons un déséquilibre des bassins d’emplois. Des services pourraient être entièrement décimés ».

Inversion de la pyramide des âges ?

Pour ce qui est de la division entre générations, la direction de France Télévisions a en effet imprudemment avancé la thèse de « l’inversion de la pyramide des âges » puisque à France Télévisions, les moins de 30 ans… représenteraient 3% des effectifs seulement. L’on savait déjà que la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte était fâchée (voir supra) avec les « mâles blancs de plus de cinquante ans » qui cumulent les divers défauts d’être souvent bien installés dans l’entreprise, solidaires, syndiqués – ou alors très grassement payés, voire tout cela en même temps, et peu enclins à exécuter les quatre volontés de la cheffe. Et blancs par dessus le marché.

La CGT de son côté a dénoncé avec vigueur « une redoutable ingénierie anti sociale : 1000 suppressions de postes à raison d’1 remplacement pour 2 départs d’ici 2022, ce sont 2000 départs programmés de seniors, près du quart des effectifs permanents de l’entreprise ! Delphine Ernotte, qui a perdu la bataille du financement de FTV, pense-t-elle réellement faire payer la facture aux salariés ?… A moins qu’il ne s’agisse d’accélérer la réduction du périmètre de l’entreprise ? ». Le syndicat a annoncé le 15 janvier qu’il quittait la négociation sur ce plan de départs et a demandé son retrait comme préalable pour revenir aux négociations.

Et selon certains, les départs volontaires ne le seraient pas tant que ça. La CGC-Médias affirme ainsi qu’au « service des Sports, circule une liste noire d’une demi-douzaine de noms, tous des seniors confirmés…pas des volontaires bien entendu mais des collaborateurs sur lesquels la pression va aller grandissante pour qu’ils se tirent ».

Bâton et carotte

Là où il y a le bâton, il y a aussi la carotte : toujours selon la CGC-Médias, les salariés qui voulaient partir, mais étaient refroidis par la petitesse du chèque proposé « ont eu droit à une nouvelle offre proche de deux fois la précédente… une négo à la tête du client en quelque sorte ». Il se trouve que le temps presse : la direction a fixé le délai de fin de négociation au… 15 mars 2019.

La direction a aussi lancé un recensement des CDD réguliers (CDD de droit commun, pigistes, intermittents du spectacle), afin de les prioriser sur les postes créés. Il s’agit des « des intermittents, cachetiers, pigistes ayant effectué 120 jours travaillés sur chacune des 3 années 2015 à 2017 ou 500 travaillés sur la période 2013/2017 en ayant travaillé au cours du second semestre 2017 ; les CDD de droit commun ayant effectué 210 jours payés sur chacune des 3 années 2015 à 2017 ou 900 jours payés sur la période 2013/2017 en ayant travaillé au cours du second trimestre 2017 ; tous les collaborateurs pouvant attester de plus de 1000 jours payés avec France Télévisions au 1er septembre 2018 et ayant travaillé avec France Télévisions au cours du 1er semestre 2018 ».

Cependant FO, considéré comme plus proche de la direction actuelle, indique que tous les salariés concernés n’ont pas reçu ce courrier. « Malgré nos demandes d’explications et nos relances, ni les DRH locales, ni la direction générale n’apportent de réponses cohérentes. Y aurait-il eu une sélection parmi les CDD ? ». A suivre.

Texte repris du site de l’OJIM

[vidéo] Retour des djihadistes en France : quel dispositif ?

06/02/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Georges Malbrunot (Grand reporter), Florentin Collomp (correspondant du Figaro à Londres), Paule Gonzalès (service société du Figaro) et Pierre Avril (correspondant du Figaro à Moscou) décryptent le projet de rapatriement des djihadistes français.