Lutte contre le communautarisme en France. Pour Lydia Guirous, «Des quartiers ressemblent à des provinces étrangères»

06/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Lydia Guirous, essayiste et membre du bureau politique Les Républicains, retient de l’année 2019 l’échec de la France dans sa lutte contre le communautarisme.

A bientôt cinq ans des attentats contre Charlie-Hebdo, elle estime que le pays n’a «pas véritablement avancé» face aux dangers de l’islam radical.

Elle met en garde contre certains quartiers «cédés par la République» où l’idéologie de Daesh est «triomphante».


Censure des affiches d’Alliance Vita – Venin totalitaire, par Maxime Tandonnet

« La société progressera à condition de respecter la maternité », « la société progressera à condition de respecter la paternité » et « la société progressera à condition de respecter la différence ». Sous chacune des publicités est inscrit le slogan suivant : « solidaires des plus fragiles ». Qui cela peut-il choquer? Cette campagne qui en appelle à la tolérance, à la solidarité et au respect, notamment envers les femmes enceintes, les pères de familles et les handicapés, vient d’être condamnée par un simple tweet de Mme la maire de Paris « choquée et indignée ».

La compagnie d’affichage s’est engagée à les retirer aussitôt. Qu’est-ce qu’une société qui rejette, au point de les censurer, les principes de respect de la vie, de solidarité envers les plus fragiles et les handicapés, des femmes enceintes et des pères de famille? Serait-ce une société qui vénère précisément l’inverse? « Qui veut faire l’ange fait la bête » disait Pascal. En vertu d’un humanisme bien-pensant, l’intolérance viennent encore de frapper. Chacun pense ce qu’il veut, mais au nom de quoi interdire un affichage fondé sur des valeurs qui n’ont rien de scandaleux?

Etrange idéologie qui ne supporte pas l’expression de la solidarité envers les personnes en état de faiblesse, la proclamation de l’attachement à la maternité, à la paternité et à la vie. Mais pire peut-être: le climat de peur, de lâcheté, de conformisme qui pèse sur ce pays. Dans un Etat de droit, seul l’atteinte à l’ordre public justifie une interdiction d’affichage, sous le contrôle d’un juge.

L’affichage de la solidarité envers les plus faibles porte-t-il atteinte à l’ordre public? Il a suffi, non pas d’une décision formelle susceptible de recours dans un Etat de droit, mais d’un tweet menaçant, d’un froncement de sourcil, pour que la société d’affichage baisse la tête et s’engage à retirer les affiches. La loi de la peur…

Finalement, le tribunal judiciaire de Paris a tranché en estimant que la régie Médiatransports n’avait pas le droit de décider unilatéralement de supprimer les affiches de l’association Alliance Vita. Médiatransports doit donc replacer les affiches.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

La natalité, grande absente du débat sur la réforme des retraites, par Laurent Moreau (Les Identitaires)

Depuis plusieurs semaines la France se déchire au sujet de la réforme des retraites proposée par le gouvernement Macron. Cette réforme, qui mêle fin des régimes spéciaux et allongement de la durée de cotisation –via un « âge d’équilibre », terme technocratique qui correspond à un allongement de la durée de travail, est largement rejetée par une majorité de Français après plusieurs semaines de grève.

Si la fin des régimes spéciaux peut faire naître un sentiment d’équité chez une majorité de Français qui travaillent dans le privé, l’allongement de la durée de cotisation lui, ne passe pas auprès de l’opinion qui a bien compris que le gouvernement se servait des régimes spéciaux pour passer en force sur l’âge de départ à la retraite.

La relance de la natalité, une réponse au vieillissement de la population

Le report de l’âge de départ est présenté comme une fatalité par les politiques depuis plusieurs décennies, en cause le vieillissement de la population qui fragilise le système par répartition. Mais ce sont bien les politiques qui sont responsables de ce déséquilibre, car ces derniers n’ont jamais abordé le sujet avec une vision sur le long terme. Le vieillissement de la population n’est que le résultat d’une baisse importante de la natalité depuis un demi-siècle. Si le sujet n’est pas franco-français mais concerne bien l’Europe en général, il n’en demeure pas moins qu’ils ne peut pas et ne doit pas être considéré comme une fatalité par le pouvoir politique. Conditionnés par les idées de Mai 68, les décideurs politiques actuels ont surtout préféré « jouir sans entrave » et placer les préoccupations matérielles au dessus des questions de filiation, de famille et de natalité.

L’immigration pour payer les retraites ? Une double escroquerie

Pire, plutôt que d’un programme ambitieux pour relancer la natalité française, les politiques ont fait le choix désastreux de privilégier une immigration massive depuis des décennies, comptant sur le taux de natalité plus élevé chez les individus issus de l’immigration pour financer à moyen terme les retraites des Français. Choix désastreux car l’intégration économique de ces populations est un échec cuisant (en témoigne les taux de chômage bien supérieurs à la moyenne chez les gens issus de l’immigration), et a un effet négatif sur le système social français dans son ensemble (CMU, AME, etc..). Sans compter que cette décision peut apparaître avec le recul comme une double peine, puisque l’échec de l’intégration économique de ces populations se double d’un échec de « l’intégration identitaire », qui fait exploser aujourd’hui le modèle Français (insécurité, laïcité, islamisation, terrorisme, etc..).

Hollande plombe les familles, Orban les relance

Alors que François Hollande avait, dans une logique d’économies court-termiste, réduit le quotient familial, impactant ainsi à la hausse les impôts de plus d’un million de foyer Français, une autre voie est possible. Viktor Orban en Hongrie, a par exemple instauré une politique très avantageuse pour les familles, qui va jusqu’à l’exonération pure et simple, à vie, du paiement des impôts pour les familles qui ont quatre enfants. Les mesures qui jouent à la baisse sur le montant de l’impôt ont l’avantage d’aider la classe moyenne qui travaille et fait avancer le pays. Elles permettent aussi de tenir à l’écart les populations immigrées qui en général sont moins soumises à l’impôt, et qui profitent déjà par ailleurs largement de la générosité du système social.

La démographie, un enjeu civilisationnel

Le dynamisme démographique d’un pays est un enjeu majeur pour alimenter des perspectives sereines pour les décennies à venir. Il permet non seulement de donner une certaine stabilité au système social, mais également un dynamisme économique qui fait cruellement défaut à l’Europe aujourd’hui. Plus fondamentalement, il témoigne de la vigueur d’un peuple, d’une civilisation, de sa volonté de se projeter et de sa confiance en l’avenir. Un peuple qui fait des enfants sera prêt à relever les défis du siècle qui vient. Il est donc urgent que le politique se saisisse de ce sujet pour que la France et l’Europe ne soient pas surpassées dans tous les domaines (économiques, technologiques, culturels, militaires, etc..) à long terme.

Laurent Moreau

Texte repris du site de : Les Identitaires

Monoprix veut en finir avec les traditions de Noël – Et pourquoi pas réveillonner le 14 juillet ?

Monoprix a fait savoir à sa clientèle, sous forme d’un « avis à la population » placardé dans ses magasins, qu’on n’était pas obligé de réveillonner aux dates prévues par le calendrier et en famille. L’affichette, qui n’est pas sans rappeler les appels à la mobilisation générale, s’intitule : « Réveillons la tradition…. ou pas. »

« Pourquoi les 24 et le 31 seraient-ils les seuls réveillons possibles ? » demande Monoprix. Le département marketing de l’enseigne s’interroge : « Et pourquoi ne pas réveillonner aussi le 3, le 4 ou le 6 si cela nous chante ? » Et pourquoi pas le 7 et au-delà ? Quelle est cette étroitesse d’esprit qui tend à exclure le client désireux de réveillonner le 14 juillet ?

Le philosophe du supermarché développe sa pensée : « Nos famille se recomposent, dépassent souvent les liens de parenté et s’agrandissent au gré de nos rencontres : copains, amis, collègues, ex… » Un grand banquet avec un bataillon d’ex, de collègues de bureau, d’amis, et la famille enfermée à double tour dans la salle de bains ! Chez Monoprix, la monopensée bat son plein. Une crise existentielle menace. Vendre des bûches glacées en pleine canicule titille la direction. Et si la déconstruction de stéréotypes était une aubaine pour le chiffre d’affaires ? Refourguer les invendus du 24 décembre au bobo avec pour prétexte magnifique d’en finir avec les codes du vieux monde. Écouler du sapin fané en plein mois de janvier, caser de la dinde avariée à l’équipe de Raphaël Glucksmann. Volaille garantie sans aucune trace de convention !

Mais le penseur de Monoprix n’en a pas terminé avec son argumentaire : « Ne laissons pas tradition rimer seulement avec convention et obligation, nous avons tant de gens qui comptent avec lesquels célébrer les fêtes. » Il n’en démord pas : à moins de 50 personnes, le repas de Noël est ennuyeux à mourir. Et puis en famille, il faut supporter les enfants. À quand une garderie pour le soir du 24 ?

Et si, à la place de Jésus, on fêtait l’arrivée sur Terre de François Hollande ? Une crèche avec le déconstructeur en chef lové à moitié nu sur un tas de paperasse. Quelques énarques en guise de santons. L’idée fait son chemin dans la tête du directeur. L’année prochaine, peut-être… Pour l’instant, le consommateur n’est pas prêt. Encore trop engoncé dans des clichés, des coutumes d’un autre âge.

À la fin du message, Monoprix vire Monomaniaque avec une obsédante répétition des mêmes termes et de la même idée. Il faut « créer des moments heureux avec ceux qui comptent pour nous ». Faut-il inviter des comptables ? Le tout « dans la tradition », conclut l’auteur du texte. Au grand dam de la clientèle, la notice explicative d’une tradition dépourvue de convention n’est pas fournie.

Jany Leroy

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Chroniques du Vivre-ensemble : Le nombre d’agressions contre les pompiers en forte hausse

20/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
En 2018, 3 411 pompiers ont été victimes d’agressions physiques ou verbales. Il s’agit là d’une augmentation de 21% par rapport à l’année 2017.

Rémy Chabbouh, pompier et secrétaire général de SUD, Christophe Soullez, chef de l’ONDRP (observatoire national de la délinquance et des réponses pénales), et Yannick Ténési, sécrétaire général du SNSPP-PATS (syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs techniques et spécialisés), se sont exprimés sur les causes de ces violences quotidiennes, ainsi que sur la position des pompiers au sein du service public.


Arrêts de la Cour de cassation sur la GPA : en marche vers le marché des bébés

20/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans un communiqué de presse du 19 décembre, la Manif Pour Tous appelle – à nouveau – les Français à manifester le 19 janvier pour la dignité des femmes et le respect de l’humanité.

Ce 18 décembre 2019, la Cour de cassation a fait mine de poursuivre le raisonnement qu’elle avait suivi dans le cas du couple Mennesson : elle a de nouveau jugé en faveur de la retranscription intégrale à l’état civil français d’actes de naissance d’enfants obtenus de mères porteuses à l’étranger par d’autres couples.

Mais si la Cour de cassation avait prétexté du « temps écoulé » dans le cas des jumelles Mennesson, ce motif n’est en réalité plus valable pour les cas jugés hier. La Cour de cassation n’a même pas pris la peine, cette fois-ci, de justifier sa décision, estimant carrément qu’« une GPA légalement faite à l’étranger ne fait pas, à elle seule, obstacle à la transcription de l’acte de naissance des enfants désignant le père biologique et le père d’intention». Un revirement sans précédent.

Ce faisant, la Cour de cassation va encore plus loin que la Cour européenne des droits de l’homme : cette dernière, dans un avis rendu le 10 avril dernier à la demande de la Cour de cassation et dans une décision publiée la semaine dernière (rendue le 12 décembre 2019), indiquait que la filiation entre le parent d’intention – le conjoint du père biologique – et l’enfant pouvait être établie en passant par l’adoption. Elle évitait ainsi l’invraisemblance qui consiste à faire comme si un acte de naissance évacuant la mère, c’est-à-dire la femme qui a mis au monde l’enfant, pouvait être exact.

La Cour de cassation ne s’est pas gênée pour passer outre un principe juridique constant, fondateur du droit de la filiation : « mater semper certa est » (la mère est toujours certaine).

En outre, dans les deux cas jugés hier, la Cour de cassation n’a pas été gênée non plus par l’invraisemblance qui consiste à faire inscrire directement deux pères sur l’acte de naissance d’un enfant au lieu de passer par l’adoption, déjà plus conforme à la réalité.

Ce faisant, la Cour de cassation, qui non seulement omet de tenir compte de l’interdiction de la GPA, laquelle implique de lutter contre cette pratique, mais en outre redéfinit la filiation, outrepasse son rôle. Elle prend, en quelque sorte, le rôle du législateur.

Cependant, cette décision atteste aussi du mouvement en cours, le législateur envisageant lui-même, dans le cadre du projet de loi bioéthique actuellement débattu au Parlement, de créer une « filiation » nouvelle, fondée sur la seule volonté des adultes. Ce projet n’est pourtant pas encore voté et le processus sera encore long. La Cour de cassation ne saurait donc en principe instaurer dans les faits une « filiation » fondée sur la volonté des adultes.

Cette décision de la Cour de cassation omet de prendre en compte l’exploitation des femmes générée par la gestation pour autrui : la pratique des mères porteuses est le summum du sexisme, contre lequel les responsables actuels prétendent tous les jours lutter, aussi bien en France qu’à l’international comme l’a montré le dernier sommet du G7.

Cette décision de la Cour de cassation omet de prendre en compte l’exploitation des femmes générée par la gestation pour autrui : la pratique des mères porteuses est le summum du sexisme, contre lequel les responsables actuels prétendent tous les jours lutter, aussi bien en France qu’à l’international comme l’a montré le dernier sommet du G7.

Si le projet de loi bioéthique est voté en l’état, il créera dans la loi une « filiation » nouvelle. Et dans quelques mois, les militants favorables à l’exploitation de la femme, à l’achat d’enfants et au business international de la procréation ne manqueront pas de dire que « la situation est hypocrite : la GPA a acquis toutes les caractéristiques de la légalité, il est temps de la légaliser ».

L’urgence est immense : cette dérive vers la marchandisation humaine et le business de la fabrication d’enfants avec la PMA sans père et la GPA doit être stoppée. Elle implique un moratoire sur le projet de loi.

Pour lire la suite, c’est ici !

Se plaignant d’être “exploités” par Chronopost, une trentaine de travailleurs migrants pourraient se voir accorder un titre de séjour

Le choix de l’immigration contre la politique familiale, par Guillaume de Thieulloy

J’ai déjà eu l’occasion de commenter ici les déclarations de Jean-Paul Delevoye sur les retraites et l’immigration (n° 1222).

Mais, alors que le « Haut-commissaire aux Retraites » se débat – comme tant de ses congénères – dans un scandale grandissant de dissimulation de possible conflit d’intérêts, il me semble important de revenir sur l’autre aspect de sa déclaration.

Le choix de l’immigration est effectivement, en sens inverse, un refus de toute politique familiale.

Fondamentalement, le versement des pensions dépend de deux critères : l’état de l’économie et l’état de la démographie.

C’est évidemment ce que pointait maladroitement Jean-Paul Delevoye en rêvant à ses 50 millions d’immigrés.

Je n’insiste pas, une nouvelle fois, sur le fait que cette immigration ne pourra évidemment pas maintenir l’économie au niveau où elle se trouve aujourd’hui – et qu’au contraire, elle pèsera lourdement sur les comptes publics.
Mais Jean-Paul Delevoye a tout de même raison sur un point : même en pur régime de capitalisation, s’il n’y a plus d’actifs, il n’y a plus de pensions.
Nous avons donc deux choix : soit privilégier la politique familiale, soit privilégier l’immigration.

De toute évidence, pour la France qui n’a jamais été – quoi qu’en dise la propagande – ni une terre d’immigration, ni une terre d’émigration (seulement, parfois, une terre envahie quand l’affaiblissement de l’État rendait ses richesses particulièrement alléchantes pour ses voisins), la solution migratoire est une mauvaise solution, du point de vue de la cohésion nationale comme du point de vue économique.
Même les États-Unis, pourtant bâtis par l’immigration (et une immigration qui apporte économiquement au pays) commencent, pour la première fois de leur histoire à s’intéresser à la politique familiale.

Ainsi Marco Rubio, qui déclarait encore voici quelques années que toute politique familiale était un premier pas vers le socialisme, vient-il de déposer un plan en faveur d’une politique familiale – très proche de celle du gouvernement hongrois.

Au contraire, en France, alors que nous avions une politique familiale efficace – issue du catholicisme social, puis de Vichy et du gouvernement provisoire de 1944 – et que celle-ci a porté des fruits remarquables (nous permettant notamment de rattraper le retard démographique sur l’Allemagne qui nous avait coûté si cher en 1870, 1914 et 1939), nous la détruisons méthodiquement.

Il est symptomatique que les mères de famille soient les principales perdantes de la réforme des retraites actuellement en discussion.
Les « élites » françaises ont fait un choix clair : elles préfèrent l’immigration à la politique familiale (bien que cette dernière soit nettement plus économique et, surtout, nettement plus naturelle et profitable pour le pays).

Il faudra bien qu’elles en paient un jour les conséquences électorales.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Parler du courage ou en avoir ? par Philippe Bilger

Philippe Bilger Union des droites

La grande mode d’aujourd’hui est de prétendre nous enseigner la vie. Par exemple en nous disant comment trouver le bonheur. Ce sont des arnaques souvent diffusées durant les vacances d’été, quand on est tout prêt à croire que nous déposséder de notre existence nous conduira au salut terrestre.

Ce n’est pas la même chose que de favoriser des publications analysant des vertus, des défauts ou des états. Michel Erman a écrit notamment sur la colère, l’amitié et la liberté. Je ne garantis pas qu’on échappera ainsi à la première, qu’on sera doué pour la deuxième et qu’on usera de la dernière. Mais la théorisation sur l’humanité et ses mille facettes peut éclairer notre pratique d’homme.

C’est sans doute beaucoup moins vrai pour la qualité du courage dont je ne cesse de répéter qu’elle est tragiquement – j’ose cet adverbe – absente de beaucoup de personnalités et de comportements publics qui devraient la privilégier mais la fuient parce que trop dure à assumer.

Ainsi, quand je lis un dialogue entre Isabelle Adjani et la philosophe Cynthia Fleury sur le courage, je ne peux m’empêcher de goûter l’échange mais en m’arrêtant sur cette question brutale : en parler certes mais comment en avoir ? (Le Monde).

On ne peut qu’approuver Adjani quand elle énonce qu'”être un objet de désir ne doit pas conduire les actrices à subir”. Mais cette prescription abstraite ne fournit aucune piste pour celles qui seront confrontées à des situations concrètes où leur aptitude au courage serait mise à l’épreuve.

Le paradoxe est qu’en effet, si on glose beaucoup sur le courage, il est rarement incarné.

La moindre des choses devrait être d’abord d’établir une nomenclature des courages et de ne pas tous les mettre, par une réflexion limitée parce que générale, dans le même sac. Par exemple, quoi de commun entre le courage des mots et celui des gestes, de la résistance à la violence et des activités militaires ?

Le premier, je l’ai toujours considéré comme facile parce que même dans une époque qui s’émeut de tout et de rien, il ne fait courir aucun risque ou alors une judiciarisation sans réel danger. Le second, au contraire, fait mal et impose de la part de ceux qui y sont confrontés un tout autre registre : les coups, la souffrance, la mort possible.

Impossible aussi de ne pas approfondir la notion de courage sans s’interroger sur la nature de l’opposition que celui-ci aurait à surmonter.

Il y a des conflits intellectuels et médiatiques par exemple qui laissent le protagoniste dans une solitude assumée contre une multitude hostile à son encontre. Eric Zemmour a plus de courage qu’un Aphatie qui confortablement le traite de “cochon de la pensée”.

Dans le courage de l’extraordinaire magistrat italien Giovanni Falcone, il y a cette certitude que l’opposition qu’il affronte gagnera. Courage suprême d’un homme qui ne peut même pas se dire qu’il va ainsi remporter la victoire mais juste espérer que grâce à lui une pierre sera ajoutée contre le Mal.

Derrière cette conceptualisation du courage – on ne sait toujours pas comment en avoir -, probablement cherche-t-on à éviter ce constat simple mais déprimant que le courage, on l’a ou on ne l’a pas, qu’on succombe à la lâcheté ou qu’on la domine, qu’on accepte une image de soi néantisée ou que par honneur on la récuse. Tout réside dans l’être et surgit de lui.

Cette femme, cet homme qui respirent le même air auront pourtant une attitude différente. Là où l’un perdra pied en se persuadant que se taire ou ne pas lutter aura été la sage solution, l’autre n’aura pas cédé d’un pouce face à la tentation de la faiblesse. Ou l’inverse.

Le courage au fond est une ardente obligation. Comment en avoir ? S’adresser un ordre impératif, une injonction de chaque seconde et s’obéir sans frémir ni discuter.

Le courage c’est ce qu’on DOIT avoir.

Philippe Bilger

Tribune reprise de philippebilger.com

Attaques antifas : Les hyènes dans la crèche, par Etienne Defay

La bêtise et la violence de l’extrême gauche n’ont décidément plus de limites. Ce dimanche, une meute de décérébrés a attaqué la crèche vivante des enfants à Toulouse. Ce sont nos confrères de La Dépêche et d’Info Toulouse qui rapportent l’événement. En marge des manifestations contre la réforme des retraites ou des Gilets jaunes, ou des deux ensemble après tout, la place Saint-Georges accueillait comme tous les ans un spectacle de Noël joué par des enfants et des associations locales. Mais c’était compter sans la violence et la bêtise d’une soixantaine d’individus qui ont déboulé sur la place aux cris de « Nous on est anticapitalistes » ou encore « Stop aux fachos ».

Certains ont même fait irruption sur scène devant les yeux des petits dont certains se sont mis à pleurer, abasourdis par cette violence inexplicable. Heureusement la scène, si elle avait de quoi scandaliser toute personne douée de raison, n’a pas fait de blessés.

En témoigne le ton de notre confrère de La Dépêche : « Affligeant. C’est aux cris de “Stop aux fachos”, sans même se rendre compte que c’est ce qu’ils sont eux-mêmes. »

Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a pour sa part déclaré : « Je déplore et condamne fermement le comportement irresponsable de manifestants hier, qui a provoqué l’interruption de la crèche vivante, au détriment des Toulousains. Un événement organisé par l’association Vivre Noël autrement, que j’avais autorisé comme chaque année. »

Mgr Le Gall a également réagi : « En tant qu’archevêque de Toulouse, je déplore que le simple rappel de la naissance de Jésus et des valeurs qu’elle véhicule (accueil de l’étranger, annonce de la Paix et signe d’une tendresse dont nous avons tous besoin) ne soit plus respecté dans notre pays et suscite même des actes de violences verbales et physiques de ceux qui s’érigent comme défenseurs de la liberté. »

Hasard du calendrier, les enfants de la ville de Groningue aux Pays-Bas ont dû célébrer la Saint-Nicolas sous escorte policière : quelques centaines d’individus vêtus de noir ont manifesté contre la venue du célèbre saint et de ses pères Fouettard dont les visages sont noircis. Il n’en fallait pas plus pour choquer ces militants sans cerveau : « Blackface », hurlent-ils ! En effet, selon les tenants de cette « idéologie » (écoutez notre ricanement), un Blanc ne peut se déguiser en Noir, cela s’appelle de l’appropriation culturelle donc du racisme… Comble de la bêtise : les Fouettards sont grimés en noir pour simuler la suie qu’ils attrapent en passant par les cheminées.

De Toulouse à Groningue, nos villes sont peuplées de crétins politisés qui ont appris à prononcer anticapitaliste avant d’apprendre à réfléchir. Voici le brillant résultat de nos sociétés multiculturelles émancipées de culture chrétienne : des enfants sous escorte policière, des crèches vivantes détruites et des églises en flammes. Seule lumière dans ces ténèbres, la conclusion d’une bénévole toulousaine au journaliste de La Dépêche : « Tous ceux qui crient ne savent pas que Jésus n’était pas un bourgeois, mais un pauvre, un démuni. Je les plains. » Si la royauté du Christ commencée dans une mangeoire nous incite à tendre l’autre joue, le néant qu’incarnent ces gens ne peut que nous révolter.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 16 décembre 2019

L’arabe, une langue de France selon Jack Lang

13/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe, a souhaité rappeler combien l’arabe serait, aujourd’hui, pleinement une langue de notre pays.

Il déclare ainsi « l’arabe, une langue de France ». Il précise aussi que cette langue, chère à l’Hexagone, souffre encore d’une image ambivalente et ne bénéficie pas suffisamment de l’enseignement qu’elle mériterait à l’école…

A quand la promotion de notre si belle langue française ?

Norvège : un groupe islamiste subventionné pour convertir une église centenaire en mosquée

13/12/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le chef du Parti populaire chrétien centriste en Norvège, Kjell Ingolf Ropstad, a approuvé une subvention d’environ 100 000 euros dédiée à la conversion d’une église vieille de plus de 100 ans en mosquée, par une communauté islamiste radicale.

Selon le journal norvégien l’Aftenposten, le Centre culturel islamique, bénéficiaire de cet argent, possède déjà plusieurs écoles dans ses mosquées, notamment dans celles d’Oslo et de Drammen.

Ce n’est pas la première fois que Ropstad accorde de telles sommes au groupe islamique. En effet, par le passé, le Centre culturel islamiste avait reçu presque 70 000 euros pour transformer une ancienne église de baptiste en mosquée à Stavanger et 20 000 euros pour transformer une maison de prière à Skien en mosquée.