Jean-Paul Brighelli : « Avec le passe sanitaire, on va fabriquer deux catégories d’élèves »

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli réagit aux annonces de Jean-Michel Blanquer concernant la mise en application du passe sanitaire dans les collèges et les lycées. Il dénonces des mesures « inhumaines » et « pédagogiquement pas tenables ».

Que pensez-vous de l’annonce de Jean-Michel Blanquer précisant qu’en cas de Covid, un élève non vacciné serait évincé ?

Tout le monde fait de la surenchère en ce moment. Avec le passe sanitaire, on a clairement établi deux catégories de citoyens. Jean-Michel Blanquer va nous fabriquer deux catégories d’élèves. Il faudrait être clair sur un point : qui va dire que tel élève est vacciné ou non ? Va-t-on se fier aux déclarations sur l’honneur des parents ?

L’idée est de dégager les élèves non vaccinés, qui sont dans la tranche d’âge où les symptômes sont bénins, en excluant les élèves ayant les stigmates non vaccinés.

Il a également dit que les élèves non vaccinés resteront chez eux pour suivre les cours en distanciel si un cas se présente. Jean-René Girard, le président du SNALC [Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur, NDLR], a dit qu’il en était hors de question. Les profs vont faire cours toute la journée en présentiel et ils devraient faire cours en distanciel le soir ? Ou bien on branche un micro dans la classe, mais ce sera à sens unique, l’élève ne peut pas intervenir. Des élèves sont totalement déscolarisés depuis un an et demi, c’est compliqué du côté des enseignants d’avoir des classes où les deux tiers des élèves ont perdu l’habitude d’être en cours.

C’est dans les quartiers défavorisés que l’on trouve le plus grand nombre de gens non vaccinés, on va leur faire une double peine ! Ceux qui ont le plus besoin de l’école et des cours vont être mis à la marge parce qu’ils n’ont pas de vaccin. On marche sur la tête ! Pédagogiquement, ce n’est pas tenable, humainement, c’est inhumain et je me demande si les sages du Conseil constitutionnel apprécient ces façons de créer deux classes d’élèves.

Que pensez-vous de l’installation de centres de vaccination dans les collèges et les lycées pour faciliter la vaccination des jeunes ?

Il va falloir que vous me montriez les collèges et les lycées où on trouvera de la place pour créer de tels centres ! Lorsque vous avez 2.500 ou 3.000 élèves dans le lycée, ce n’est pas dans une salle de classe que la vaccination va se passer, ou alors vous y mettez l’année ! Il vaudrait mieux que les centres soient totalement extérieurs. Actuellement, pour être vacciné, il faut attendre entre un mois et un mois et demi. De surcroît, les élèves ne sont pas du tout motivés pour être vaccinés car ils ne sont pas malades. Il faut être clair là-dessus : ce n’est pas être anti-vaccin que de le dire, ils ne sont pas malades. Dans la tranche 12-25 ans, il y a eu très peu de cas graves depuis un an et demi sur des millions de cas. Pour la tranche d’avant, le ministre dit que la classe fermera au premier cas. Où va-t-on ?

Des élèves de familles défavorisées, peu vaccinées, habitant dans des quartiers qui sont plus des ghettos qu’autre chose, seront obligés de rester chez eux, comme s’ils étaient malades. Je comprends qu’un malade contagieux soit amené à rester chez lui. Mais là, il s’agit d’exfiltrer des gens sains de l’école et de créer deux catégories d’élèves et faire porter le blâme sur les non-vaccinés. Pourquoi, à ce moment-là, ne pas rendre le vaccin obligatoire ? La plupart des élèves ont été vaccinés contre la diphtérie, le tétanos, la polio, et moi-même et ceux de ma génération contre la variole. C’était des vaccins sérieux. Quand on était vacciné, on était sûr de ne plus avoir la maladie en question. Aujourd’hui on dit aux gens : vous êtes vaccinés, mais vous pouvez avoir la maladie, la transmettre et vous garderez un masque. Dans ce cas, je comprends les parents, comme ceux de la FCPE, qui hésitent sérieusement à faire vacciner leurs enfants. On vient de sortir un vaccin théoriquement réservé aux adolescents en disant qu’il serait évalué dans un an : on se fiche de qui ? Ils n’ont pas fait les essais de phase trois, ils vont les faire en grand sur nos enfants ? Sans moi !

Le 21 juillet dernier, l’OMS a demandé aux pays les plus riches de ne pas vacciner les plus jeunes et de donner leur dose aux pays pauvres. L’OMS a-t-elle raison ?

On pourrait, en tout cas, reverser les doses en question à nos propres pauvres qui sont les moins vaccinés afin de leur permettre de sortir des ghettos dans lesquels ils sont socialement enfermés.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Wilhem : PÈRE de FAMILLE tabassé à mort par une “bande de JEUNES” [vidéo]

Wilhem

03/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Wilhem Houssin était un père de famille de 49 ans, il a été victime d’une agression gratuite par une bande, à Saint-Jacques-de-la-Lande en Ille-et-Vilaine (35).

Il laisse derrière lui une compagne, deux jumeaux de 12 ans et une ville qui l’admirait pour son engagement associatif et ses talents de musicien.


A qui profite la dramatisation autour de la crise sanitaire?

covid port du masque

L’épidémie de covid 19 et sa quatrième vague sont à l’origine d’une sorte de névrose médiatico-nationale. Les médias radio-télé procèdent à un matraquage intense, à chaque jour ses statistiques, ses déclarations et annonces fracassantes dont le caractère monstrueux sur le plan du respect des droits de la personne ne sert qu’à amplifier le désordre mental et la panique d’une société.

Un climat de terreur règne de nouveau sur ce pays comme à la veille d’une épidémie de peste bubonique qui s’apprêterait à emporter un tiers de la population. Et cette campagne de terreur qui s’enracine sur la crédulité et la lâcheté naturelle d’une partie (une partie seulement) de la population fonctionne plutôt bien. Les nouvelles rassurantes sont savamment occultées par la propagande politico-médiatique. La vérité, c’est qu’on ne meurt presque pas du variant delta selon les statistiques officielles (au Royaume-Uni comme en France). La vérité, c’est que la quasi totalité de personnes à risques sont (en principe) protégées par le vaccin. La vérité, c’est qu’au Royaume Uni, la courbe des contaminés au variant delta (dont l’explosion au printemps fut à la source du mouvement de panique français) est en chute libre depuis quelques jours. Qui nous dit ces informations contraires à la dramatisation ambiante? Personne. Silence: une censure de fait écrase toute nouvelle positive.

La peur autour du covid 19 en France comme ailleurs en Europe a un sens: elle sert à couvrir les immenses problèmes du pays dont plus personne ne parle. Extrait du Figaro de ce matin: « Les atteintes à l’intégrité physique, majoritairement des coups et blessures volontaires, n’ont jamais été aussi nombreuses. Avec plus de 350.000 agressions constatées en six mois [2021] contre 300.000 au premier semestre 2020 et 320.000 sur la même période de 2019. » On pourrait parler aussi des chiffres vertigineux du chômage (4 à 6 millions de chômeurs), du déclin dramatique du niveau scolaire (chute de la France dans le classement PISA, dernier rang de l’OCDE en mathématiques), des 10 millions de « pauvres » selon l’INSEE, de l’explosion de la dette publique à 120% du PIB (les impôts futurs de nos enfants), du déficit public de 10% du PIB, de la poursuite de la crise migratoire, etc… Mais tous ces graves sujets qui engagent l’avenir sont désormais passés sous silence. Ils le sont plus particulièrement à la veille de l’année électorale. A qui profite la grande névrose nationale? A ceux qui l’entretiennent cyniquement au jour le jour pour détourner les regards de leur faillite.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

La lutte des classes – Pass sanitaire à l’école

école pass sanitaire

Après les propos du ministre Blanquer présentant le nouveau « protocole sanitaire » qui entrera en vigueur dans les établissements scolaires à la rentrée, l’instauration d’une société à deux vitesses dans laquelle les non-vaccinés seront maintenus à la marge ne fait plus de doute.

En effet, si le ministre de l’Education nationale a confirmé mercredi que le pass sanitaire ne serait pas demandé à l’école, il a par ailleurs annoncé que, dans les collèges et les lycées, en cas de contamination dans une classe, les élèves non vaccinés devront s’isoler chez eux et suivre un enseignement « à distance » tandis que les élèves vaccinés pourront continuer à suivre les cours en « présentiel ». Avec tous les risques de « décrochage » que cela représente pour les premiers concernés. Cette mesure représente bien évidemment un nouveau moyen de pression pour pousser les réfractaires à la vaccination sans assumer (pour le moment) de la rendre obligatoire pour tous.

« J’aime le vaccin car j’aime la liberté. C’est le vaccin qui nous rend la liberté. Chacun doit comprendre que le vaccin est la solution » a affirmé avec grandiloquence Jean-Michel Blanquer, démontrant qu’il avait une bien curieuse conception de ladite « liberté », celle-ci consistant apparemment à supprimer de fait le libre choix des citoyens en les menaçant de relégation sociale en cas de refus d’obtempérer aux injonctions gouvernementales. Le tout dans un contexte où l’efficacité et l’utilité dudit vaccin s’avèrent loin d’être évidentes, de nombreux pays étant confrontés à des regains de l’épidémie malgré des taux élevés de vaccination, l’Islande imposant même désormais des tests PCR aux voyageurs vaccinés voulant rentrer sur son sol (voir Présent d’hier).

Pas de sorties scolaires

Pour appuyer son nouveau « protocole », le ministre a annoncé l’installation de 6 000 à 7 000 centres de vaccination et barnums dans les établissements scolaires ou à proximité. Les élèves pourront s’y faire vacciner avec une autorisation parentale, la validation d’un seul des deux parents étant suffisante.

Par ailleurs, autre vexation pour les non-vaccinés, les élèves de plus de 12 ans ne disposant pas du pass sanitaire ne pourront pas participer aux sorties scolaires. Une mesure qui a scandalisé la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen dénonçant la « violence tranquille des annonces de M. Blanquer ».

Les enseignants pour leur part ne seront pas soumis à l’obligation vaccinale, mais le ministre estime que 80 % d’entre eux sont déjà vaccinés. Des enseignants dont certains se montrent très dubitatifs quant à la mise en place de ce nouveau protocole, un représentant syndical n’hésitant pas à affirmer que « logistiquement cela pose de nombreuses questions, sachant qu’en pratique, il n’y aura pas de cours en distanciel. On risque donc de se retrouver avec des problèmes pédagogiques ». « Problèmes pédagogiques », doux euphémisme pour qualifier l’abandon pur et simple des élèves coupables de ne pas vouloir devenir cobayes alors qu’ils sont en pleine santé. « Liberté, égalité, fraternité » comme ils disent…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 30 juillet 2021

Entretien – Ivan Rioufol : journal de résistance [vidéo]

Ivan Rioufol

02/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Ivan Rioufol, journaliste au Figaro et sur Cnews, fervent défenseur des gilets jaunes des ronds-points et promoteur de la lutte contre l’immigration de masse, était l’invité de Livre Noir juste avant l’instauration du pass vaccinal.

Déjà, Ivan Rioufol alertait sur les nombreuses restrictions de libertés par le pouvoir macronnien. L’occasion également de revenir sur son parcours au Figaro, ses idées, sa vision de la liberté de la presse mais également sur la question migratoire.

PS : entretien enregistré fin avril 2021. Diffusé en retard pour des raisons techniques, mais qui conserve aujourd’hui tout son sens.


Thibault Mercier : «Le passe sanitaire pourrait signer la fin de notre conception de la liberté en Occident»

pass sanitaire

Alors que le passe sanitaire a été validé par le Parlement, le Défenseur des droits et la CNIL alertent contre une remise en question de nos libertés. Si l’avocat Thibault Mercier considère ces mises en garde nécessaires, il estime que c’est de l’outil même dont il faut discuter.

FIGAROVOX. – Alors que le passe sanitaire a été validé par le Parlement, le Défenseur des droits et la CNIL mettent en garde à propos des «transformations profondes pour l’exercice de droits et libertés qui sont au fondement de notre pacte social et républicain ». Partagez-vous ces inquiétudes ?

Thibault MERCIER. – Il est bon de rappeler que le Défenseur des droits a alerté sur les nombreux risques de dérives de ce passe sanitaire. En revanche, on peut regretter qu’il en valide le principe puisque c’est l’outil même qu’il aurait fallu remettre en question.

En effet, avec ce passe sanitaire généralisé aux actes de la vie quotidienne, nous rentrons dans une société où la liberté devient l’exception et cède sa place à la restriction généralisée, laquelle se voit justifiée par la recherche de sécurité et le principe de précaution. Comme l’écrivait le sociologue allemand Ulrich Beck, cette société du risque zéro «a tendance à générer un totalitarisme légitime de la prévention qui, sous couvert d’empêcher que ne se produise le pire, finit par créer (…), les conditions d’apparition de ce qui est encore pire». Et c’est ce à quoi nous assistons avec la mise en place de ce passe sanitaire. Car sous couvert de protéger le droit à la santé (et quelle santé !), on crée un outil qui fait qu’un citoyen n’est désormais libre de jouir de l’ensemble de ses droits et libertés que s’il est en mesure de produire la preuve de sa bonne santé dans l’espace publique. En outre, par cette révolution copernicienne, l’individu est désormais vu d’abord comme un danger potentiel pour son concitoyen (un “super contaminateur”), ce qui vient créer un sentiment de méfiance généralisée et briser la confiance et les liens d’amitié nécessaires à toute vie en société.

Nous en voyons d’ailleurs déjà les effets délétères sur notre société: le représentant de la Fédération Nationale des Cinémas Français indiquait en ce sens vendredi dernier en audience devant le Conseil d’État que les employés des cinémas se faisaient désormais régulièrement insulter par les clients soit par excès, soit par manque de zèle, dans la vérification du passe sanitaire.

Le gouvernement met en avant que cet outil est acceptable car temporaire (il devrait prendre fin le 15 novembre) et nécessaire au vu de la situation épidémique. L’expérience très récente nous incite pourtant à penser le contraire et il y a fort à parier que cet outil de régulation sociale sera renouvelé aussi régulièrement que l’état d’urgence sanitaire l’a été.

Cet outil de contrôle social pourrait signer la fin de notre conception de la liberté en Occident et constitue de surcroît un dangereux précédent: quelle sera la prochaine étape ?

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Manifestations en France – La mobilisation contre l’extension du pass sanitaire ne faiblit pas

pass sanitaire

02/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La mobilisation contre l’extension du pass sanitaire ne faiblit pas. Environ 204 090 personnes (sic) ont manifesté samedi 31 juillet à travers la France, selon le ministère de l’Intérieur, dont 14 250 à Paris. Au total, 184 actions ont été recensées. Le samedi précédent, ces manifestations avaient réuni 161 000 personnes, dont 11 000 dans la capitale, toujours selon la place Beauvau. Lors du premier samedi de mobilisation, le 17 juillet, 114 000 personnes avaient manifesté.

Ces chiffres sont bien évidemment sous-évalués. Mais une chose est sure : les opposans au pass sanitaire sont déterminés à poursuivre la mobilisation.

Regroupée autour des hashtags #manif31juillet et #PassDeLaHonte sur les réseaux sociaux, l’opposition aux mesures pour lutter contre le Covid-19 fédère des manifestants anti-pass sanitaire, anti-vaccins ou anti-confinement, aux revendications protéiformes. Dans les cortèges, où figurent également de nombreux « gilets jaunes », les manifestants fustigent un pass sanitaire « liberticide » et affirment marcher « contre la dictature ».



Plusieurs arguments factuels contre le passe sanitaire et la vaccination générale

vaccin covid

Sur son site, Nicolas Faure – qui est aussi très actif sur Twitter – présente les principaux arguments à opposer à la folie du passe sanitaire. Un long texte très factuel à diffuser au maximum, depuis le site de Nicolas Faure.
À noter que l’auteur présente plutôt positivement la balance bénéfice/risque des vaccins pour les personnes à risque. C’est un parti pris qui peut être discuté mais qui a le mérite d’être assumé.

Le passe sanitaire est un instrument si liberticide qu’il ne peut être accepté sans discussion et réflexion.
On ne peut pas violemment marginaliser des millions de Français sans que cette décision soit proportionnelle à un péril d’une gravité gigantesque. On ne peut pas contraindre une population entière à la vaccination obligatoire – de manière plus ou moins déguisée – sans agir sur des bases solides.
Or, dans ce texte, je vais tenter de vous démontrer pourquoi je pense que l’idée d’une vaccination générale est mauvaise.

Pour résumer en quelques points :

– Depuis le début de cette crise, il est devenu clair que le Gouvernement est composé de menteurs ou d’incapables, au moins sur les sujets sanitaires. Il ne faut pas oublier tous leurs mensonges et toutes leurs errances, surtout sur un sujet aussi grave. Leurs avis et leurs ordres doivent donc être analysés avec beaucoup de distance et de prudence.
– Le Covid-19 n’est pas une maladie anodine mais n’est pas non plus une maladie dramatique qui nécessite des mesures aussi drastiques que celles prises ces derniers mois, sans même parler du passe sanitaire !
– Les vaccins actuels semblent très efficaces mais ont été conçus de manière extrêmement rapide par des entreprises aux comportements parfois troubles qui se sont exonérées de presque toute responsabilité en cas d’effets secondaires.
– L’esprit d’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle d’un produit dont les phases de test ne sont pas terminées ne semble pas compatible avec l’idée d’une vaccination générale.
– La balance bénéfice/risque des vaccins disponibles semble positive pour les personnes à risque mais reste impossible à mesurer pour les personnes jeunes en bonne santé.
– Il est impensable d’imposer à des jeunes un vaccin aux conséquences incertaines, alors même que la maladie n’est pas une Grande Peste et que les vaccins sont efficaces pour protéger les populations à risque.
– La vaccination générale a plusieurs désagréments possibles qu’il faut absolument étudier avant toute obligation.
– En attendant l’arrivée d’un vaccin classique et parfaitement testé, la vaccination ne devrait pas être généralisée mais proposée aux personnes à risque volontaires.
– Si l’on s’en tient à la vaccination des personnes à risque, la dangerosité du Covid-19 devient semblable à celle d’une grosse grippe, ce qui rend absurde l’idée de vaccination générale et bien entendu celle de passe sanitaire.

Pour le détail du raisonnement, c’est parti !

À noter que ce texte se veut un complément à cette vidéo, publiée il y a quelques jours

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Macron : Diviser pour mieux régenter

macron pass sanitaire

Alors que le Conseil constitutionnel étudie la validité du pass sanitaire, les Français se divisent en pour et contre. Une nouvelle fracture du pays à mettre à l’actif de Macron.

Députés et sénateurs se sont finalement mis d’accord sur le texte de loi mettant la nation sous contrôle sanitaro-judiciaire. Si la chambre haute a apporté quelques (très légères) atténuations au programme coercitif voulu par le gouvernement, la proposition originelle n’a pas connu de remaniement profond. L’Elysée attend maintenant l’avis du Conseil constitutionnel.

Saisi par le Premier ministre, Jean Castex, et par la gauche, le Conseil constitutionnel doit rendre son avis le 5 août prochain. Ce sera la dernière étape avant la promulgation officielle de la loi et l’entrée en vigueur des mesures, à moins que le Conseil constitutionnel ne décide de retoquer certaines d’entre elles. Hélas, on ne peut nourrir que de très minces espoirs quant à cette perspective lorsque l’on sait que le président de ce Conseil n’est autre que l’ancien Premier ministre socialiste, le très complaisant et macrono-compatible Laurent Fabius, grand spécialiste des affaires sanitaires depuis le dramatique scandale du sang contaminé. On se souvient par ailleurs que le gouvernement se fait conseiller, pour sa gestion de la stratégie de vaccination, par le cabinet McKinsey dont le directeur de l’antenne française est Victor Fabius… Peu de chances donc que le Conseil constitutionnel ne vienne gâcher les futurs repas de famille…

L’Elysée se montre de ce fait très confiant quant à la validation de l’assemblée des « sages » et « la célérité de l’application » des mesures d’imposition du pass sanitaire, malgré l’opposition qui enfle dans la rue quoi qu’en disent les médias aux ordres qui n’ont de cesse que de la minorer et de la caricaturer. En voyage en Polynésie, Emmanuel Macron a d’ailleurs adressé un message aux contestataires en affirmant : « Chacune et chacun est libre de s’exprimer dans le calme, dans le respect de l’autre. » Mais « la liberté où je ne dois rien à personne n’existe pas. Celle-ci repose sur un sens du devoir réciproque. ». En clair, pour le Président, les opposants à l’obligation vaccinale et à la société de contrôle induite par le pass sanitaire sont des égoïstes sans aucun sens civique. Bel exemple d’inversion accusatoire…

De son côté, le ministre du Travail Elisabeth Borne maintient également la pression en détaillant dans les médias, presque avec délectation, les sanctions prévues pour les salariés qui ne se conformeraient pas à l’obligation vaccinale les concernant. Elle a notamment déclaré : « Il ne faut pas laisser croire aux salariés qu’il ne peut pas y avoir de licenciements. Le droit commun du Code du travail s’appliquerait le cas échéant. »

Une formulation peu claire alors que le Sénat a supprimé de la loi la mention d’un possible licenciement après deux mois durant lesquels le salarié soumis à l’obligation vaccinale ne se serait pas mis en règle. Cela signifie-t-il que l’exécutif se moque du vote du parlement et qu’il fera ce que bon lui semble pour punir les récalcitrants aux injonctions vaccinatoires ?

Au regard de son actuelle frénésie d’autoritarisme, cela ne serait, hélas, guère étonnant.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

Avec la PMA : l’inévitable GPA ? – Entretien avec Agnès Thill [vidéo]

Agnès Thill

29/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Député de l’Oise, ancienne membre de LREM, Agnès Thill a été exclue de son parti pour son opposition à la PMA sans père.

Cette pratique adoptée le 29 juin dernier, est désormais ouverte aux couples de femmes homosexuelles, créé de fait une situation d’inégalité avec les couples d’hommes homosexuels qui débouchera sur une quasi certaine adoption de la gestation pour autrui (GPA).


Pendant la crise sanitaire, l’islamisme ne désarme pas

islamisme

Pour l’islamisme radical, il n’y a pas de trêve estivale. Plusieurs comportements rappellent la triste réalité que certains ont peut-être oubliée pour cause de crise sanitaire. En France, il y a quelques jours, le ministre de l’Intérieur a réagi face aux propos tenus par deux imams, qui seraient « attentatoires à l’égalité femmes-hommes ». Devant des fidèles, un imam de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a dénoncé les femmes « qui partagent sur les réseaux sociaux des leçons de maquillage ou des tenues qui mettent en valeur les formes de leur corps, qui sont habités par Sheitan ». D’où l’intervention du préfet des Hauts-de-Seine qui a mis fin aux fonctions de l’intéressé et signalé les propos litigieux au procureur de la République de Nanterre. Selon un courrier du ministre de l’Intérieur, un imam de la Loire aurait également demandé aux femmes musulmanes de se soumettre à leur mari. L’imam aurait été aussi renvoyé. Le non-renouvellement de son titre de séjour est « à l’étude », d’après la préfecture de la Loire. Enfin, une mosquée serait dans le collimateur du ministère de l’Intérieur. La mosquée Sunna de Roubaix (Nord) n’accepterait plus les femmes en raison de l’actuelle pandémie.

Londres : poignardée parce qu’elle était Charlie ?

Au Royaume-Uni, il ne fait pas bon d’arborer un t-shirt Charlie Hebdo. Surtout pas dans un grand parc londonien, comme cela a été le cas dimanche dernier à Hyde Park. Parce qu’elle avait la mésaventure de porter un t-shirt arborant la Une de Charlie du 9 novembre 2011 représentant un islamiste embrassant un journaliste, une femme a reçu plusieurs coups de poignard d’un homme vêtu de noir. Coursé par des témoins et par la police, l’agresseur a pris la fuite et n’a pas été retrouvé. Des photos ont cependant été prises et la police a lancé un appel à témoins. Les jours de la femme ne seraient pas en danger. La police se veut prudente et refuse toute spéculation.

Quoi qu’il en soit, l’islamisation radicale est un phénomène bien européen. En Belgique, certains observateurs mettent en cause le noyautage d’une partie de la société par les Frères musulmans et la chape de plomb qui interdit de parler de ce phénomène galopant dans certains quartiers de Bruxelles. Dans un entretien donné à Marianne, deux chercheuses dénoncent le silence des élites politiques et médiatiques. Cette islamisation touche des quartiers des Bruxelles, comme Molenbeek – lieu d’où sont originaires les auteurs de l’attentat de 2016 qui a frappé l’aéroport – et les environs de la capitale belge. Elle se traduirait à l’école par une pression sur les jeunes filles afin qu’elles portent le voile. Les réfractaires subiraient des agressions sexuelles, car le non-port aboutit à les considérer comme « sexuellement disponibles »… Les deux chercheuses dénoncent le rôle de deux partis de gauche belges, le PS et Ecolo, « partisans d’une neutralité inclusive, c’est-à-dire d’accommodement avec les demandes de plus en plus pressantes des religieux ». Un air de déjà vu en France…

François Hoffman

Article paru dans Présent daté du 27 juillet 2021

Contre les contrôles au faciès : une démagogie de plus ?, par Philippe Bilger

contrôles au faciès

Une action de groupe a été lancée contre les contrôles au faciès (Le Monde) et un front se qualifiant de progressiste, mêlant hostilité à l’égard de la police et méconnaissance de la réalité sociale, s’en félicite, la percevant comme un immense progrès.

Le faciès étant entendu comme un aspect du visage ou l’expression humaine d’un visage, il est facile de percevoir ce que cette dénonciation signifie : les personnes d’origine maghrébine et/ou africaine seraient infiniment plus contrôlées que celles dont “la peau est blanche”, ce dernier point ayant été incriminé par le président de la République lors de son entretien dans Brut, au grand dam du syndicat Alliance.

En schématisant, deux sortes de contrôles peuvent être effectués par la police, à titre préventif pour ce qui relève de l’ordre public et avec une finalité judiciaire relative à la poursuite des infractions et à l’identification de leurs auteurs.

J’admets bien volontiers que le jeune maghrébin ou africain qui est interpellé dix fois dans la même journée, sur des critères qui ne paraissent pas juridiquement pertinents, est tout à fait fondé à s’indigner mais je ne suis pas sûr que, pour bien connaître l’institution policière, et la défendre quand elle ne transgresse pas les règles dont le respect fait son devoir et son honneur, cette pratique répétitive soit son quotidien.

Il faut accepter de regarder la réalité en face, et non pas au faciès, sauf si on admet par principe que les seuls faciès à ne jamais soupçonner ou vérifier seraient ceux des populations maghrébines ou africaines.

Pour ma part, si j’osais, et à mon sens nous ne tomberions pas dans un Etat policier mais seulement policé, je ne verrais aucun inconvénient à ce que les contrôles d’identité puissent être accomplis sans justification particulière, sinon celle de connaître qui a le droit de demeurer en France, citoyens irréprochables ou recherchés, et qui y réside illégalement, sans aucun titre. À parcourir certains quartiers populeux ou privilégiés, je devine ce que des contrôles d’identité inspirés par ce seul souci de parfaite connaissance de ce que la société française porte en son sein pourraient apporter de bienfaisant et de transparent.

On pourrait, dans un monde idéal, planifier et équilibrer à la perfection, sur les plans préventif et judiciaire, les contrôles : un Blanc, un Africain, un Maghrébin, un Asiatique, etc. On devine bien comme dans la France d’aujourd’hui ce serait une utopie.

Il y a des cités où, sauf à ne plus contrôler personne, l’immense majorité est africaine ou arabe.

J’ai connu des lieux, par exemple un dimanche soir gare du Nord il y a quelques années, vers minuit, où j’étais le seul Blanc au milieu d’une multitude toute de diversité. Je le constate, je ne m’en plains pas, je relève seulement que dans ces conditions, oser reprocher à la police des contrôles au faciès serait injuste.

Par ailleurs, si j’ai toujours insisté sur le fait que la globalité n’a aucun sens et est même choquante – c’est mon désaccord avec Eric Zemmour -, je n’éprouve aucune difficulté, en revanche, à souligner que dans la plupart des procédures ayant conduit à des affrontements avec la police et parfois à des issues regrettables ou même tragiques, les mis en cause étaient beaucoup plus souvent des Africains et des Maghrébins que des blancs. C’est une donnée incontestable que sociologiquement et sur le plan de la sécurité il est facile de vérifier.

Constater cette prédominance n’a rigoureusement rien à voir avec du racisme et les contrôles au faciès qu’évidemment on aurait reprochés à la police ou à la gendarmerie étaient pourtant parfaitement légitimes.

J’ai été contrôlé à plusieurs reprises dans le métro et j’en ai été très heureux dans mon for intérieur. Je n’ai pas cherché à fuir. Je n’ai insulté personne.

J’use de mon exemple pour montrer à quel point une multitude de citoyens “dont la couleur de peau est blanche”, pour reprendre l’expression du président, n’auraient pas la moindre once de répugnance républicaine si elle était contrôlée, de même d’ailleurs que nombre d’Africains et de Maghrébins irréprochables.

Derrière cette offensive contre les contrôles au faciès, il y a beaucoup de démagogie, la volonté naïve de croire que des populations que le progressisme chouchoute ne sont constituées que de gentils et d’aimables jeunes gens et que la police est méchante.

Alors que l’insécurité est à son comble et que notre société est en état fracture et de dislocation, notamment à cause de phénomènes de violence gratuite, je ne crois pas que le moment soit bien choisi pour nous affaiblir encore davantage.

Je rappelle cette banalité : notre adversaire n’est pas la police mais celui qu’elle interpelle, que la justice poursuit, condamne, et dont elle fait, on peut l’espérer, exécuter la peine.

Philippe Bilger

Tribune reprise de Philippebilger.com

Pass sanitaire. Chute de fréquentation dans les cinémas et salles de sport

cinéma

Instauré depuis le 21 juillet en France pour certaines activités, le pass sanitaire n’aura mis que quelques jours à causer ses premiers dégâts. Parmi les victimes, cinémas et salles de sport déplorent déjà une baisse de fréquentation.

Pass sanitaire au cinéma : les entrées en baisse de 70 %

Il n’aura donc pas fallu longtemps pour constater les effets désastreux de l’entrée en vigueur du pass sanitaire imposé par le gouvernement de Jean Castex depuis le 21 juillet.

Les chiffres sont en effet sans appel : les salles de cinéma ont subi une baisse de 70 % du nombre d’entrées mercredi 21 juillet par rapport au mercredi précédent avec seulement 275 000 entrées enregistrées, selon la société Comscore, qui mesure la fréquentation des salles de cinéma. La journée du jeudi 22 juillet connaissait quant à elle une nouvelle baisse de 60 % du nombre d’entrées.

Rappelons que le pass sanitaire, impliquant de prouver une vaccination complète, un test négatif au Covid-19 ou un certificat de rétablissement, est désormais demandé depuis quelques jours à l’entrée de tous les lieux de loisirs et de culture capables d’accueillir 50 personnes et plus.

Tandis que le secteur a rapidement tiré la sonnette d’alarme compte tenu de ces pertes drastiques de chiffre d’affaires, le délégué général de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF) Marc-Olivier Sebbag a indiqué que les professionnels déploraient « la confusion et les cafouillages sur les obligations des cinémas et des spectateurs. Ceux-ci étaient complètement perdus ».

Dans le détail, on apprend également que ce sont les grands cinémas, à savoir ceux comprenant plus de 10 salles, qui ont été les plus impactés depuis l’imposition du pass sanitaire, « notamment ceux avec un public populaire, jeune », souligne le délégué général.

Les entrées de Kaamelott s’effondrent

En outre, l’ensemble des films projetés dans les salles françaises ont donc logiquement connu eux aussi une baisse drastique de spectateurs avec des chutes de 80 à 90 % pour les films en deuxième semaine d’exploitation. Par exemple, les projections de « Fast and furious 9 » ont vu leur fréquentation baisser de 90 % mercredi 21 juillet et de 84 % jeudi 22 par rapport au chiffre de la semaine précédente.

Mais les sorties de la semaine n’ont été guère mieux loties, à commencer par le très attendu « Kaamelott ». Le film d’Alexandre Astier, après avoir attiré 320 000 personnes le mardi 20 juillet pour son avant-première, n’enregistrait plus que 115 000 entrées (soit près de trois fois moins !) le lendemain, jour d’instauration du pass sanitaire.

Plus éloquent encore, selon Eric Marti, directeur général de Comscore France, « le film a fait davantage en avant-première que l’ensemble du marché réuni mercredi ! ». De l’avis de celui-ci, sans ce contexte de restrictions délirantes, « Kaamelott » aurait normalement dû réaliser au minimum environ 400 000 entrées. C’est donc un nouveau coup dur pour des cinémas qui tentaient de se relever après plusieurs mois de fermeture en raison de la pandémie.

De son côté, la FNEF (Fédération nationale des éditeurs de films), regroupant les principaux distributeurs français tels Gaumont, Universal pictures et autres, a réclamé la mise en place d’un « plan massif en faveur de la distribution », dénonçant « une catastrophe industrielle » avec l’avènement du pass sanitaire.

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Thaïs d’Escufon : Le mythe de la “tenaille identitaire” [vidéo]

Thaïs d'Escufon

27/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
La “tenaille identitaire” c’est quoi ?
C’est un discours qui crée l’illusion d’une équivalence entre deux bords politiques bien distincts, et qui les renvoie dos à dos en listant de prétendus points communs superficiels. En gros il y aurait les vilains populistes identitaires de droite d’un côté, et les « décoloniaux » qui se donneraient la réplique et occulteraient les vrais problèmes du débat public.

Thaïs d’Escufon nous explique ici en quoi cette théorie est fausse et pourquoi elle est utilisée.


Pass sanitaire : peut-on contourner les mesures de contrôle ?

pass sanitaire zone libre

Une fois la stupeur provoquée par les annonces liberticides du président Macron passée, un certain nombre de Français tentent de s’organiser pour essayer de passer au travers des mailles du filet de la surveillance dite « sanitaire ». Pour ce faire, ils ne manquent pas d’idées. Pas toujours très bonnes.

La plus mauvaise est bien sûr la tentation d’obtenir de faux documents attestant d’un « parcours vaccinal complet » et permettant d’obtenir le précieux sésame sanitaire. En effet, certains professionnels de la santé – médecins de ville, jeunes étudiants réquisitionnés dans les centres de vaccination, infirmières –, succombant à l’appât du gain, proposent de « vrai faux pass sanitaires » pour un tarif moyen de 350 euros. Faire l’acquisition d’un « pass » dans ces conditions est évidemment totalement illégal et très risqué, les peines encourues étant particulièrement lourdes, pour le fournisseur bien sûr, mais aussi pour l’utilisateur qui risque jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Malgré cette menace, le trafic semble se développer de façon exponentielle, notamment au travers des réseaux sociaux. Plusieurs journalistes ont tenté « l’expérience » et ont obtenu des documents avec une grande facilité même si certains se sont avérés inopérants. Il est en effet assez délicat de porter plainte si le « vrai-faux » document acheté s’avère en réalité être simplement un « faux » qui se révèlera comme tel au premier contrôle… Si le développement de cette activité illicite est éminemment regrettable, il semble toutefois révéler que nombre de Français ne sont nullement terrifiés par la « pandémie » vendue quotidiennement par le gouvernement et qu’ils ne croient ni à l’utilité ni à l’efficacité du vaccin mais veulent simplement être « tranquilles » et mener à nouveau une existence à peu près « normale ».

Une réponse collective et solidaire

Beaucoup plus positive est la démarche entreprise par les créateurs du site animap.fr. Se proclamant « portail professionnel non discriminatoire », il recense, à l’aide notamment d’une carte interactive, « les professionnels qui respectent les droits de l’homme et ne pratiquent donc aucune discrimination à l’encontre de quiconque ». On y trouve déjà plus de 6 320 adresses dans les domaines les plus divers (écoles, restauration, artisanat, culture, construction…). Cette heureuse initiative, courageuse, ne manquera sans doute pas de susciter l’ire du pouvoir et une répression dont il est devenu le grand spécialiste. C’est pourquoi les promoteurs du site appellent un maximum de professionnels à les rejoindre, afin de « faire nombre » et de mieux pouvoir se défendre collectivement. Espérons qu’ils soient entendus.

Quoi qu’il en soit, l’existence de ce site montre que la résistance à la société du contrôle généralisé s’organise, que ce soit sur internet ou dans la rue avec la multiplication des rassemblements et des manifestations de protestation. Le peuple français n’est pas encore totalement soumis, et c’est une bonne nouvelle.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

Pass sanitaire – Liberté, liberté chérie, par Maxime Tandonnet

manif pass sanitaire

La tendance médiatique est à la diabolisation des manifestants qui scandent le mot « liberté » dans la rue, présentés comme des extrémistes ou des populistes. Nous atteignons le paroxysme de l’inversion des valeurs, quand l’invocation de la liberté est jugée fascisante par nombre d’experts, commentateurs et supposés intellectuels. La question de la liberté est pourtant sérieuse. La CNIL elle-même a considéré que les mesures relatives à l’obligation du pass sanitaire représentaient « une atteinte particulièrement forte à la liberté. »

Ces paroles – d’une exceptionnelle gravité – n’ont semble-t-il guère ébranlé les murailles de la bonne conscience. Les inspirateurs, responsables ou chantres de ce dispositif affirment qu’il ne saurait être que provisoire. Qu’en savent-ils dès lors que nul n’a la moindre idée de la durée de la crise sanitaire qui se prolonge par vagues de contaminations et des futurs variants ? Un précédent est ouvert et les circonstances qui justifient le dispositif actuel ont toutes les chances de durer ou de se reproduire – indéfiniment – dans l’avenir.

L’atteinte aux libertés est en effet dévastatrice. L’obligation de décliner son identité et un laisser-passer certifiant un état sanitaire pour entrer dans un restaurant, un bar, un train, un hôpital ou un centre commercial, tous ces gestes les plus courants de la vie quotidienne, représente un phénoménal recul des droits de la personne et du libre arbitre individuel. Cela revient à exclure de la société – transformer en parias ou en sous-homme – les individus qui pour une raison ou une autre ne seront pas en mesure de présenter ce laisser-passer.

Obliger des professionnels à contrôler les laisser-passer de leurs usagers ou clients – sous peine d’une amende gigantesque de 45 000 € et d’un an de prison – engendre une société d’autosurveillance, d’embrigadement et de délation en transformant chacun en policier de l’autre. Faire de la non- vaccination un motif de licenciement, interdire l’accès aux EPHAD des non vaccinés représentent un impressionnant recul de la civilisation. Les premières victimes sont les jeunes. Pendant des mois, ils ont été écartés de la vaccination au prétexte qu’ils n’étaient pas menacés, le vaccin étant dès lors inutiles pour eux, et soudain le pouvoir exige d’eux qui aillent se faire vacciner sous la menace d’une sorte d’anéantissement social.

La vérité est que rien au monde ne permet de justifier ce basculement soudain dans une autre société bafouant la liberté quotidienne, officialisant la discrimination et l’autosurveillance policière. Les contaminations sont certes en hausse mais grâce au vaccin (notamment) diffusé sur une base volontaire, protégeant les personnes âgées et atteintes d’une comorbidité, ni les réanimations ni les décès ne sont en augmentation au regard des statistiques officielles. Dès lors qu’il est admis que le vaccin protège les personnes âgées ou fragiles et que le covid 19 n’est pas mortel pour les autres, la peur panique qui règne en ce moment sur les esprits et entraîne ce vent de folie est sans le moindre espèce de fondement.

Les véritables motivations de ce basculement n’apparaissent pas encore clairement aujourd’hui. Rien ne permet d’imaginer une sorte de « complot » planétaire dès lors que la France se singularise dans ce grand naufrage liberticide (à quelques exceptions près). La déraison politique en est sans doute la principale explication. Il faut y voir une fuite en avant autoritariste de la part de dirigeants paniqués à l’idée d’être accusés d’inaction face à la reprise épidémique, un effet paroxystique de la grande dérive narcissique : donner l’illusion de la poigne et la fermeté par des postures intransigeantes. L’obsession de la réélection présidentielle dans moins d’un an n’arrange rien…

Mais ce qui est le plus effroyable, bien plus que la dérive d’une poignée de dirigeants de circonstance, c’est l’aveuglement et la servilité qui entourent le naufrage en cours. La pensée unique fait rage dans les médias, au parlement, dans les institutions et les juridictions et même semble-t-il, une partie de l’opinion sous influence. La manière dont la France dite « d’en haut » tourne le dos à la tradition française de liberté et de respect des droits de la personne, s’accommode de cet encasernement de la vie quotidienne sans la moindre raison valable et dans la plus parfaite bonne conscience, puis s’efforce en ce moment de diaboliser ou fasciser le mot de « liberté », est le signe le plus patent de son vertigineux déclin intellectuel. Quant à l’idée folle de sacrifier la liberté au profit d’une sécurité absolue, elle est l’expression même de la lâcheté et de la soumission.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Alain de Benoist-Patrick Buisson : rencontre au sommet – Le plus d’Éléments [vidéo]

revue Éléments

27/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
À l’occasion de la sortie du numéro d’été et de la parution de La Fin d’un monde, la rédaction d’Éléments a organisé une rencontre entre Alain de Benoist et Patrick Buisson. Déchristianisation, fin de la paysannerie, déconstruction de la figure du père : comment, tout cela conjugué, a détruit la communauté nationale…?

Au programme également : le djihadisme d’atmosphère, nouvelle figure de l’islamisme ; et le roman d’espionnage : en quoi et pourquoi est-il de droite ?
Le rendez-vous musclé et impertinent du magazine des idées.