[Vidéo] Éric Zemmour : “Les mineurs délinquants mènent une guerre de conquête en chassant les Français de souche des banlieues”

Dans Face à l’info, l’éditorialiste a démontré le “changement de nature” de la délinquance depuis les années 70, qui s’apparente aujourd’hui à une “conquête de territoire”.

Ce mercredi 2 décembre, la première partie de l’émission Face à l’info, sur CNews, était consacrée à une tribune publiée sur le site de franceinfo, qui s’oppose au projet de loi qui réforme la justice des mineurs et déplore un système plus tourné vers la répression que vers l’éducation. L’occasion pour Éric Zemmour de rappeler à quel point la délinquance a évolué depuis la fin du 20e siècle et d’expliquer comment ses causes ont basculé de la détresse sociale vers une véritable guerre de civilisation.

La délinquance a changé avec « l’immigration maghrébine et africaine »

« La délinquance dont on parle a changé de nature à partir de la fin des années 70 et le regroupement familial. A partir du moment où les enfants de l’immigration maghrébine et africaine sont venus d’Algérie, du Maroc, d’Afrique, ça a changé de nature. La délinquance a tout de suite pris une autre tournure », a fait valoir Éric Zemmour, prenant à contre-pied les spécialistes qui estiment que la violence a toujours existé chez les enfants. Et l’éditorialiste de citer le philosophe et historien Raymond Aron : « Les hommes font l’Histoire mais ne savent pas l’Histoire qu’ils font », avant de l’adapter à la situation : « Je pense que les enfants font une Histoire, mais ne savent pas l’Histoire qu’ils font ».

« Cette violence permet une conquête de territoire »

Éric Zemmour estime ensuite que les jeunes délinquants d’aujourd’hui « font une guerre de prédation économique et une guerre de conquête ». Le but, selon lui ? « Chasser les gens qui étaient là avant : les Français de souche, les Européens qui viennent de l’immigration italienne, etc., et même de nombreuses familles maghrébines qui doivent fuir ces quartiers parce qu’ils veulent éduquer leurs enfants correctement ». « Cette violence, cette délinquance permet une conquête de territoire, ce qui permet le fameux écosystème qui explique le djihadisme, avec des territoires uniformisés où la police ne va plus ou alors qu’elle est prise dans des guet-apens. Parce qu’ils ont chassé les autres par la délinquance », résume l’éditorialiste pour conclure.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

[Vidéo] L’impossible assimilation – Michel Geoffroy – VIe Forum de la Dissidence

Forum de la Dissidence - Michel Geoffroy

« Assimilation ? Séparation ? Communautarisation ? Remigration ? » Voilà le thème du VIe Forum de la Dissidence. Cet événement – ayant exceptionnellement eu lieu dans les locaux de TVLibertés, Covid-19 oblige – entendait donc étudier les différentes possibilités de régler la grave question identitaire et démographique à laquelle la France est confrontée depuis des décennies.

Et c’est Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples et La Nouvelle guerre des mondes, qui a ouvert la voie en évoquant la question de l’assimilation.

Texte du discours

Pourquoi l’immigration est-elle une catastrophe, pour reprendre le titre du livre que Jean-Yves Le Gallou a consacré à ce sujet[1] en 2016 ?

Parce que l’assimilation ne fonctionne plus. Et si l’assimilation ne fonctionne plus, alors même que l’immigration ne cesse pas, cela signifie que la France change de nature et devient un agrégat de communautés ayant de moins en moins de choses en commun.

Ce que relevait l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, lors de son départ du ministère en 2018 : « … je crains que demain on vive face à face[2] » en France, et non plus ensemble.

***

Vivre ensemble !

Voilà une sémantique politique révélatrice : on ne parle plus en effet officiellement d’assimilation ni même d’intégration de l’immigration mais, désormais, de vivre ensemble. C’est une autre façon de reconnaître que l’assimilation ne fonctionne plus.

En effet, ces concepts désignent des phénomènes de nature très différente :

L’assimilation consiste à devenir semblable à quelque chose. Pour un immigrant, s’assimiler consiste à devenir semblable au peuple et à la culture qu’il rejoint. C’est aussi ce que l’on veut dire lorsqu’on évoque la naturalisation d’un étranger, appelé par conséquent à changer de nature pour devenir Français.
Puis on a commencé à reprendre, à partir des années 1980 – au moment justement où l’on ouvre toutes grandes les portes à l’immigration –, la notion d’intégration.

Reprendre, parce que ce terme avait déjà été utilisé lors de la guerre d’Algérie, lorsqu’on prétendait unir la communauté européenne et la communauté musulmane en les intégrant dans un même ensemble français[3].

Le terme intégration renvoie donc à une autre réalité que l’assimilation : il postule un corps social composé non plus d’éléments semblables mais cette fois de parties différentes.

Pour lire la suite, c’est ici !

Le droit au blasphème sacralisé, la liberté d’expression menacée

liberté d’expression

Nous avons pu noter que la mort de Samuel Paty a été considérablement plus médiatisée que le triple assassinat de la basilique de Nice. On peut légitimement s’interroger sur les raisons d’une telle différence de traitement.

Le prestige « du professeur » mais pas seulement

Même si l’enseignant a perdu de son prestige depuis l’époque où l’instituteur, le médecin et le curé faisaient office de maîtres éclairés dans les villes et les villages de France, il garde une certaine influence, malheureusement davantage liée à son rôle « d’éducateur » qu’à celui d’érudit.
Les tristes raisons de la décapitation de Samuel Paty en témoignent. Ce n’est pas pour avoir fait un cours d’histoire ou de géographie que cet homme a été lâchement assassiné. Non, c’est pour avoir tenté d’inculquer à ses élèves le « droit au blasphème ».

Un droit au blasphème tyrannique

Le droit au blasphème séduit de façon évidente les médias et les responsables politiques. Il est même revendiqué au plus haut niveau de l’état au risque d’aiguiser l’agressivité des populations musulmanes à travers le monde qui n’ont certes pas besoin de cela.
Un regard ironique, jusqu’à la caricature, posé sur des éléments essentiels de notre société est parfaitement légitime. Nous pouvons même admettre qu’il s’agit là d’une preuve de la bonne santé démocratique de notre pays, qui en d’autres époques a toujours connu des coups de crayons féroces (Marie-Antoinette, Louis-Philippe, etc. en ont subi les conséquences).

Cependant, nous constatons que ce droit au blasphème devient à la fois un étendard, une mode et un signe de reconnaissance. Jusqu’au Président de la République lui-même, qui, en invitant des danseurs à moitié nus à l’Élysée, dénigre la fonction et le lieu présidentiel.
C’est ainsi l’invasion du blasphème par «le haut », relayée par les médias, imprime « l’air du temps ». Il ne s’agit plus véritablement « d’un droit » mais d’une « obligation » au blasphème qui s’attaque aux sphères les plus enracinées et symboliques de notre histoire.

Si le « nouveau monde », dans sa vocation évidente de tourner en dérision les fondements intrinsèques de l’ancien, s’accommode fort du blasphème, ses acteurs politico-médiatiques sont de moins en moins tolérants face à certaines informations et pensées du monde actuel.

Une liberté d’expression bâillonnée

Observons le sort réservé à Eric Zemmour lorsqu’il présente l’origine ethnique de la population carcérale dominante, origine bien connue des personnes informées. Ou encore, l’itinéraire des Identitaires qui subissent des inculpations lorsqu’ils défendent l’identité souveraine de la France alors que les blacks blocs et « les petits jeunes » des banlieues qui souillent, entre autres, l’Arc de Triomphe sont fort peu inquiétés.
Ces exemples sont multiples. Ils nous amènent à constater que le droit au blasphème est bien mieux défendu que la liberté d’expression des personnes qui ne sont pas dans la pensée dominante.

La vision multi culturaliste, libertaire, arc en ciel, est bien mieux protégée que les croyances religieuses. Il semble même que l’encouragement au blasphème serve cette nouvelle religion laïque qui célèbre l’Homme.

Lire la suiteLe droit au blasphème sacralisé, la liberté d’expression menacée

Le film «Hold-up» et la grande réinitialisation

Hold-up - le documentaire

Je n’ai d’abord entendu parler du film «Hold-up» que par la diabolisation dont il a fait l’objet.

J’ai vu ensuite que quelques rares esprits dissidents avaient osé le défendre.

Je l’ai dès lors regardé. J’y ai trouvé quelques erreurs mineures relevées par ceux qui l’ont diabolisé. J’y ai vu apparaître une ou deux personnes tenant des propos excessifs.

Je n’y ai vu strictement rien qui permette, comme on le fait largement, de parler de «complotisme».

Ce mot est d’ailleurs devenu un moyen pour les tenants de la pensée de gauche en quête d’hégémonie totalitaire pour éliminer les analyses qui les dérangent, aussi fondées soient-elles – à un point tel qu’il est désormais nauséabond.

Évoquer le projet de grande réinitialisation, qui est au cœur du film, est évoquer un projet qui existe bel et bien.

Ce projet fait l’objet de réunions, de colloques, de publications dans lesquelles tout est expliqué de manière limpide et où ce qui est laissé en filigrane est aisé à déchiffrer, sauf pour les partisans de l’aveuglement volontaire.

Il s’agit, comme je l’ai dit dans un précédent article, de chercher à mettre en place une «gouvernance mondiale» (en fait, un gouvernement mondial) non démocratique.

Au sein de cette gouvernance mondiale, des élites autoproclamées (des dirigeants d’entreprises de dimension planétaire, des financiers, des dirigeants politiques, des économistes se plaçant à leur service) régiraient le monde, surveilleraient, placeraient les populations en dépendance, définiraient ce qui peut se dire et se faire, marginaliseraient ce qui ne peut pas se dire et pas se faire.

Le film montre dans sa dernière partie les partisans de la «grande réinitialisation», et les propos qu’on entend sont ceux qu’ils ont effectivement tenus.

Le film décrit l’utilisation de la pandémie pour créer la peur, détruire les économies et les sociétés occidentales, obtenir la soumission, installer au pouvoir des adeptes de la grande réinitialisation, et les mécanismes d’installation de la peur énoncés dans le film ont effectivement été utilisés.

Et, hélas, ils ont été utilisés avec succès, puisque la peur règne jusqu’à ce jour.

La destruction des économies et des sociétés a elle-même été effectivement mise en œuvre, et a touché profondément plusieurs pays européens, dont la France.

La récession qui a pris forme est sans précédent depuis des décennies et elle est la première récession des temps modernes à avoir été décidée par les gouvernements.

Les effets de l’enfermement, de la désocialisation, du chômage forcé, de l’impossibilité pour des malades atteints de pathologies graves de se soigner pendant plusieurs semaines n’ont pas encore été mesurés et montreront l’ampleur de la catastrophe lorsqu’ils le seront.

La soumission a été largement imposée et obtenue, et plusieurs pays d’Europe occidentale ont, «au nom de la santé», glissé vers un fonctionnement de type autoritaire.

En Europe occidentale, des adeptes de la grande réinitialisation sont au pouvoir presque partout.

Aux États-Unis, leurs équivalents s’efforcent de renverser Trump et ont enclenché un coup d’État.

Le film aborde le combat mené contre l’hydroxychloroquine, et ce combat a été mené de la façon dont le film le décrit.

Il est difficile de ne pas voir le rôle de grands laboratoires pharmaceutiques et de leurs agents dans ce combat.

Le film évoque de manière pertinente le rôle de la Chine dans la dissémination du virus : la Chine s’est protégée contre la dissémination du virus hors de la province de Hubei, mais a laissé des gens contaminés quitter Wuhan et prendre l’avion vers le reste du monde en cachant que ces gens étaient contagieux, ce qui était un acte criminel.

L’idée que le virus a été modifié en laboratoire n’est pas entièrement prouvée, mais une scientifique chinoise a demandé l’asile politique aux États-Unis et a fourni des documents qui semblent accablants.

Ceux-ci sont étudiés en ce moment par les services américains.

Insister sur les erreurs mineures que contient le film pour le diaboliser est un procédé indigne.

Parler de complotisme pour éliminer des analyses qui dérangent, et faire comme si les faits qui fondent les analyses n’existaient pas est le comportement d’une gauche en quête d’hégémonie totalitaire.

Incontestablement.

Le film «Hold-up» mérite d’être vu et pris au sérieux.

Guy Milliere

Tribune reprise de les4verites.com

Décapitation de Samuel Paty – La tardive prise de conscience d’une prof nîmoise

Samuel Paty

Comment ne pas songer, en lisant la lettre ouverte que vient d’adresser à ses collègues une enseignante nîmoise suite à la décapitation de Samuel Paty par un djihadiste, au grand Bossuet et à sa célèbre citation nous rappelant que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » ? En effet, en reconnaissant dans cette lettre s’être elle-même battue pendant des années « pour le multiculturalisme et l’intégration » à l’école, et avoir notamment « défendu il y a vingt ans les menus sans porc à la cantine », cette enseignante en réseau d’éducation prioritaire à Nîmes ne nous rappelle pas seulement le rôle décisif joué (pour des raisons idéologiques) par les enseignants et leurs syndicats dans l’islamisation de l’école publique, mais aussi leur prise de conscience pour le moins tardive de la gravité de cette menace.

« Une attitude de déni coupable »

Ayant enfin réalisé que « les hommages et autres minutes de silence ne sauraient suffire », cette enseignante invite ainsi ses collègues à s’interroger sur ce qui doit changer « dans [leur] relation à [leurs] élèves et à leurs familles pour que Samuel Paty ne soit pas mort pour rien ». Ainsi, écrit-elle, « face à la montée de l’idéologie islamiste, nous faisons trop souvent […] preuve d’un manque de lucidité, voire d’une attitude de déni coupable ». Et l’enseignante de citer alors toute une série de situations auxquelles elle a été confrontée. Comme cette classe verte, au cours de laquelle sur une classe de 30 enfants, 20 steaks hachés ont été jetés parce que la viande n’était pas hallal. Ou encore cette fois où une mère venue inscrire son enfant a refusé de serrer la main du directeur, au prétexte que celui-ci était un homme…

« La peur de passer pour des fachos »

Les cas se multiplient, les exemples s’accumulent, sans pourtant jamais ébranler un seul instant les belles convictions mondialistes et droits de l’hommistes de ces enseignants majoritairement acquis à la gauche et au multiculturalisme. Or, comme le confie dans sa lettre cette institutrice nîmoise, « je me demande aujourd’hui de quoi j’ai été l’instrument ». En effet, écrit-elle, « en 2015, j’ai commencé à m’interroger : les mamans du quartier étaient accablées comme nous face à l’horreur du Bataclan. Mais aucune n’est venue à la grande marche à Nîmes alors que, nous, l’équipe de l’école les attendions. Je me suis dit “Elles sont sur une autre planète”. Celle où l’islam est une grille de lecture tellement forte que l’humanisme, la République et ses lois n’ont pas de poids dans les pratiques quotidiennes ». Et l’enseignante d’observer alors : « Je ne veux condamner personne, mais je me dis que la bienveillance n’est pas l’acceptation de tout ». Avant de conclure : « La peur de passer pour des fachos nous pousse à arrondir les angles. Ma lettre c’est un simple appel à la lucidité. Il a fallu cette violence contre un enseignant pour que je me dise “Ou tu fais quelque chose ou tu changes de travail”. On a perdu de notre aura, de notre responsabilité. Le respect, l’autorité, ça se construit. Ce n’est plus un a priori. »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 1er décembre 2020

Lynchage de Zecler : derrière le récit officiel, par Ivan Rioufol

Le récit officiel, repris par les médias, dit ceci : parce qu’il est noir, le producteur de rap, Michel Zecler, a été lynché par des policiers blancs dans le XVII e arrondissement de Paris, le 21 novembre. La scène principale, filmée par la caméra de surveillance d’une entrée d’immeuble, dit les faits. La victime assure aussi avoir été traitée de “sale nègre”. Hier, quatre policiers ont été mis en examen. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire. Est-il permis néanmoins d’apporter des précisions ? Ce point semble risqué, au vu du consentement de la presse à s’en tenir à la version établie. Remarquons pourtant que les fonctionnaires ont été présentés dimanche, par le procureur de la République Rémy Heitz, comme ayant “des bons, voire des très bons états de service“.

Si ceux-ci admettent les coups, ils les expliquent par la rébellion de Zecler. Soupçonné de transporter de la drogue dans son sac à dos, il a tenté d’échapper aux policiers en pénétrant dans son studio d’enregistrement. Ceux-ci contestent les propos racistes mais reconnaissent avoir eu peur. Sur LCI, Patrice Rebeiro, secrétaire général Synergie-Officiers, a présenté Zecler ainsi : “L’ homme est connu pour vol à mains armées, association de malfaiteurs, a déjà fait de la prison et a des antécédents judiciaires très lourds.”

Rappeler ces éléments n’excuse pas la brutalité des policiers. Cette violence, non professionnelle, est fautive. Elle répond cependant, plus gravement, à la perte d’autorité des forces de l’ordre. C’est parce que Zecler, physiquement imposant, refuse d’obtempérer et se débat que l’interpellation dégénère. Or cette contestation de la force publique semble admise, y compris par la hiérarchie policière et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Ce dernier s’est précipité, une fois de plus, pour accabler ses troupes, comme il l’avait fait récemment quand elles avaient dû déloger, sans gants blancs ni dentelles, des clandestins venus occuper la place de la République. A cette lâcheté d’Etat s’ajoute une lecture racialiste des situations conflictuelles.

Noir, Zecler a été immédiatement promu, par les esprits paresseux et les “mutins de Panurge” (Philippe Muray), comme le symbole d’un racisme systémique au cœur de la police, elle-même gangrénée par la suprématie blanche. Samedi, à Paris, ce sont des policiers blancs qui ont été lynchés à leur tour par des black blocks, ces nouveaux fascistes, au cours d’une Marche des libertés cornaquée par l’extrême gauche. Tout à son objectif de déstabiliser l’Etat en désarmant sa police, la gauche perdue voit l’affaire Zecler comme une aubaine. Mais pourquoi l’accompagner dans sa grossière “récup” ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 30 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Hijab-uniforme pour davantage d’inclusion dans la police britannique

Hijab-uniforme

Tout est bon, pour le recrutement des talents, la crise des vocations ne connaît pas de frontières. Et ça, du fin fond de son North Yorkshire, au royaume de Sa Majesté, Uzma Amireddy l’a bien assimilé. Ah, le Yorkshire du Nord, ses immenses paysages de landes, son grandiose parc national, sa quiétude de vivre, un peu l’équivalent de nos pays de cocagne bien de chez nous, du pur Pagnol façon gelée à la menthe. Dans cette charmante bourgade pittoresque, dans l’espoir d’attirer plus de femmes à rejoindre les forces de l’ordre, Uzma, officier de police, a donc conçu un nouveau modèle de hijab-uniforme, explique le Daily Mail.

L’ancien modèle était, somme toute, assez inconfortable, voire potentiellement dangereux dans des situations hostiles. « Si vous voulez attirer des gens d’horizons divers, ils doivent se sentir bien dans leur uniforme et ce nouveau modèle de hijab dissuadera certainement moins les femmes musulmanes à nous rejoindre. » Honni soit qui dans l’amalgame s’y confond, il ne s’agit que de fonctionnel, car loin de toute forme de prosélytisme, la Coco issue de la diversité a déclaré que les habitants du Yorkshire du Nord devaient regarder au-delà du hijab.

Arfan Rahouf est du même avis. Au sein de la police, Rahouf, qui est « chef opérationnel pour la foi et la croyance », s’est impliqué dans le développement de l’habit. Ce brainstorming communautaire a accouché de modifications pour le rendre plus adapté à l’utilisation par les agentes ; par exemple, et sans amalgame, la tête et le cou sont détachables – du hijab -, ce qui signifie que si quelqu’un l’attrape et le tire, il ne tirera pas autour du cou. « Cela a l’air professionnel, cela a l’air intelligent, elle se sent belle dedans, à l’aise et valorisée […] c’est juste quelque chose qui représente sa foi. » Sans doute les autochtones de la vallée du shire apprécieront l’ergonomie du modèle.

Au royaume de Sa Majesté, au nom de la sacro-sainte tradition communautariste en vigueur, après les tribunaux se revendiquant de la charia, les sharia’s courts, juridictions parallèles se basant sur les dogmes islamiques, après un maire musulman à Londres aux accointances peu modérées, le communautarisme islamique s’ancre bien au-delà des grandes villes cosmopolites. Outre-Manche, dans le sens inverse, des communautés musulmanes se sont également implantées dans nos villages, du Berry à l’Ariège en passant par les Vosges, la Moselle, et j’en passe, l’islamisation bien au-delà de banlieues en voie de sécession, et autant de bombes à retardement communautaires à court terme potentielles. Et en sus de ces futurs territoires ruraux bientôt perdus de la république, ces autres villages qu’on essaie de faire « revivre » par un accueil massif de migrants.

« L’inclusion et la diversité sont un programme clé pour le service de police. Nous devons être plus représentatifs des communautés que nous servons, afin d’être une main-d’œuvre inclusive », conclut Uzma. Entre-temps, chez nous, on apprend que France 2 a été obligée d’annuler son émission politique en banlieue parisienne car « la police ne peut pas assurer la sécurité des équipes ». Peut-être que Didier Lallement devrait s’inspirer des avancées vestimentaires d’Uzma pour faciliter le travail de ses ouailles. Kamis et voile, bientôt bienvenus au sein de nos forces de l’ordre ! L’acceptation du prosélytisme vestimentaire pour préserver le vivre ensemble ?

Pierre Mylestin

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Assimilation ? Séparation ? Communautarisation ? Remigration ? – Le VIe Forum de la Dissidence en vidéo

Forum de la Dissidence remigration

30/11/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Covid-19 oblige, ce VIe Forum de la dissidence Polémia a été tourné dans les locaux de TVLibertés. Au programme de ce colloque vidéo, les interventions de Michel Geoffroy (L’impossible assimilation), Thibault Mercier (Séparation ou communautarisation des nôtres), Françoise Monestier (Cesser de payer tribut), Alice Cordier (Le féminisme identitaire), Victor Aubert (Fonder une communauté), Thibaud Cassel (Les exemples historiques de remigration) et Jean-Yves Le Gallou (Choisir le réel, sans craindre la diabolisation).

Retrouvez également deux tables rondes animées par Floriane Jeannin sur le communautarisme et les voies de la remigration.


Eric Zemmour : Il y a ceux qui craignent le Grand remplacement, ceux qui craignent le Grand réchauffement et ceux qui craignent le Grand déclassement” (Vidéo)

Hold-up. Pierre Barnerias, l’auteur du documentaire, s’explique

Hold-up - le documentaire

Après le succès de Hold-Up, un documentaire sur le Covid, dont la version de travail a été diffusée en masse sur les réseaux sociaux malgré la censure de Facebook et de Vimeo, et la campagne de la presse mainstream – aussi unanime à descendre le film qu’elle l’a été pour louer le confinement – Breizh Info a interviewé le réalisateur Pierre Barnerias.

Breizh Info : Comment avez-vous vécu cette campagne de presse orientée contre le film, taxé de « complotiste » et votre société de production ?

Pierre Barnerias : Honnêtement, comme un coup de massue tellement violent et illogique ; je pensais que ça allait gratter un peu, pas provoquer un tel tollé. Quand tu te prends tout d’un coup toutes les colonnes, tu n’en mènes pas large.

Breizh Info : Ce sont pourtant les mêmes médias qui aujourd’hui s’opposent au gouvernement sur l’article 24 de la loi sécurité globale, l’interdiction de filmer la police en manifestation, en arguant que le droit d’information est fondamental ?

Pierre Barnerias : Ce qui est dingue c’est que ce sont les mêmes qui vivent de la liberté d’expression, et qui pourtant ont planté la diffusion de mon film, que Vimeo a retiré de la plateforme au bout de 24 heures. C’est une copie de travail diffusée en avant-première aux 5300 souscripteurs qui s’est diffusée, et qui est d’ailleurs assez différente de la version finale, qu’on tournait encore le 8 novembre, trois jours avant sa sortie officielle [le 11].

Breizh Info : En quoi différent-elles ?

Pierre Barnerias : La version finale dure 8 minutes de plus et intègre notamment des témoignages de généralistes empêchés de prescrire l’hydroxychloroquine. Elle s’achève non sur la lettre de l’archevêque et ancien nonce aux Etats-Unis Vigano, mais sur la lettre de Sanofi au ministre de la Santé, lettre proprement sidérante.

Breizh Info : Et Vimeo dans tout ça ?

Pierre Barnerias : Ils ont tout bloqué [de l’ordre de 100.000 € de recettes liées à la diffusion payante en VoD en 24 heures] et ne répondent pas. Des avocats se sont proposés pour nous assister et on va les poursuivre, ainsi que les personnes et titres qui nous ont calomnié.

Breizh Info : Qu’est-ce qui ne passe pas du tout, de toutes les critiques émises sur le film par les médias mainstream ?

Pierre Barnerias : Le terme de « complotiste », ainsi que les accusations d’antisémitisme. On fait le travail que la presse mainstream et les journaux d’investigation ont refusé de faire, on donne des informations, et donc on est « complotiste » et antisémite ? La campagne de presse contre notre film, c’est un viol en bande organisée. N’en déplaise à certains, la liberté d’expression n’est pas réservée à Charlie Hebdo.

Pour lire la suite, c’est ici !

Prison ferme pour le rappeur Maka jugé pour “apologie du terrorisme” après son clip sur Samuel Paty

Maka rappeur

Le chanteur originaire de Seine-et-Marne avait chanté “On découpe comme Samuel Paty, sans empathie” dans un clip où une voiture aurait brûlé.

La sanction est tombée. Présent dans le box des accusés et abasourdi à l’énoncé du verdict, comme le note Le Parisien, Maka passera les prochains mois en prison. Le rappeur originaire de Seine-et-Marne, a écopé de quinze mois de prison ferme et de six mois avec sursis malgré la relaxe plaidée par son avocat.

Environ un mois après la décapitation de l’enseignant Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, le rappeur Maka originaire d’Orly Parc de Lagny-sur-Marne, avait suscité une vague d’indignations avec sa chanson sur Samuel Paty. Il était jugé ce jeudi en comparution immédiate pour « apologie directe et publique du terrorisme » mais également pour dégradations de biens. Mardi 24 octobre, l’artiste avait été interpellé et placé en garde à vue, la procureure de Meaux ayant indiqué qu’il contestait les faits qui lui étaient reprochés.

Pour se justifier, le rappeur a expliqué avoir écrit son clip en une soirée. « Dans mes clips, je prends toujours un rôle. Le clip est violent, c’est vrai, je n’avais pas fait attention à toutes les conséquences. » Et de continuer « Ma phrase ‘On découpe comme Samuel Paty’, ça voulait dire qu’on découpe la musique […] Je tiens à m’excuser, j’ai tenu des propos très choquants. Je veux être un artiste, il fallait un petit coup de boost. » Pas suffisant comme explication pour les juges.

Mais les propos de sa chanson étaient pourtant clairs. Environ un mois après le décès de Samuel Paty, Maka, alors inconnu, avait sorti la chanson « Samuel Paty » où il clamait : « On découpe comme Samuel Paty, sans empathie ». S’il tentait de se dédouaner en début de chanson en invoquant une « illustration de la nature humaine » et non « un appel à la haine », et le fait que « rien ne nous oppose », sa chanson avait finalement été retirée de plusieurs plateformes dans un premier temps.

Sorti de prison il y a un an

Surtout, dans son clip, on y voyait des voitures en flammes, certaines armes, des scies, couteaux ou machettes, détaille Le Parisien. Une voiture aurait brûlé pendant le tournage, d’où les accusations de « dégradation de bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes ».

Maka n’est pas un inconnu des services de police, puisqu’il est sorti de prison il y a un. Selon nos confrères, il aurait été impliqué dans un règlement de comptes entre bandes rivales où une voiture avait été prise pour cible. Du côté de ses proches, on dénonce une atteinte « à la liberté d’expression » et une « injustice ». Un de ses amis dit même « C’est de l’art, ce n’était pas pour porter préjudice à Samuel Paty, ni provoquer ». Tolérance zéro pour la mairie qui ne veut pas faire la part belle à « un caïd ». D’autant que comme le rappelle Le Parisien, à la suite de la diffusion du clip, un adolescent avait menacé sa professeure de « la découper comme Samuel Paty ». Il avait alors repris la chanson de Maka.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Jauge de trente personnes à la messe : même les évêques dénoncent une décision inepte !

messe jauge 30 personnes

Comme le faisait très justement observer notre confrère Etienne Defay dans notre édition d’hier (voir Présent datée du 26 novembre), aussi aberrante, ridicule et stupide soit-elle, l’annonce, mardi soir, par le président Macron, d’un retour des messes conditionnées à trente personnes maximum, c’est-à-dire sans tenir compte un seul instant de la taille du lieu de culte, aura au moins eu le mérite de pousser les évêques, d’habitude si frileux, à sortir enfin de leur réserve pour manifester leur mécontentement.

Le coup de sang de Mgr Aupetit

Il faut dire que, pour un gouvernement qui s’assoit régulièrement sur la liberté de culte des fidèles sans rencontrer d’habitude de réelles oppositions de la part de la hiérarchie catholique, cette soudaine colère épiscopale a de quoi surprendre. D’autant que, parmi les évêques qui ont réagi, certains n’ont pas mâché leurs mots. Comme Mgr Touvet, évêque de Châlons, qui a écrit sur Twitter : « 30 personnes dans ma cathédrale, c’est ridicule et absurde. Elle fait 96 m de long et 25 m de large (transept 40 m) sur 30 m de hauteur. Total = 2 500 m2 : avec 4 m2 par personne, on peut mettre 600 personnes ! Il faut apprendre à compter ! » Ou encore Mgr Ginoux, évêque de Montauban, qui a déclaré : « Trente personnes ! On se moque de nous ! » Et surtout, chose surprenante, Mgr Aupetit, qui a piqué une vraie colère mercredi matin sur Radio Notre-Dame : « Ça suffit […]. Encore une fois, on se moque de nous ! Jusqu’à présent nous avons été extrêmement loyaux avec les autorités légitimes comme saint Pierre et saint Paul nous le demandent, mais quand on va trop loin et que l’on touche à notre conscience et à notre bon sens, cela ne va pas passer du tout. » Et Mgr Aupetit d’ajouter alors, en laissant entendre qu’il ne respectera pas la fameuse jauge des trente personnes : « De toute façon, on entre dans nos églises pour nous assassiner, c’est le terrorisme islamique, on nous égorge, on égorge des gens pacifiques qui viennent prier. Peut-être que M. Darmanin enverra des policiers avec des matraques pendant la messe, ce serait un spectacle étonnant. »

Une mesure « tout à fait irrespectueuse »

Bref, devant une telle levée de boucliers, Mgr de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, a décidé de publier dès mardi soir un communiqué avertissant les autorités politiques que la CEF était « à la fois déçue et surprise par l’annonce faite […] par le président de la République » et exigeait « que soit révisée cette mesure irréaliste et inapplicable » de « trente personnes » qui est « tout à fait irrespectueuse de la réalité de la pratique religieuse des catholiques ». Mais si Macron, à la suite d’un entretien téléphonique mardi soir avec Mgr de Moulins-Beaufort, s’était engagé à annoncer une jauge plus « réaliste », jeudi matin Jean Castex a annoncé le maintien de la jauge à trente fidèles jusqu’au 15 décembre au moins…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 26 novembre 2020

Entretien – Véronique Monguillot (veuve du chauffeur de bus de Bayonne assassiné) : « On m’a arraché 28 ans de ma vie en une minute quarante ! »

Véronique Monguillot

25/11/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Véronique Monguillot est la veuve de ce chauffeur de bus assassiné sauvagement, le 5 juillet dernier, par quatre jeunes à Bayonne.

Elle raconte « l’après »-disparition de son mari, Philippe, son espoir de faire un jour à nouveau confiance à la Justice et son souhait pour que ce gouvernement « ouvre les yeux » sur cette insécurité qui s’est installée dans notre pays.


COVID-19 et infantilisation des Français : défense de manger la bûche avec « papy et mamie »

Noël confinement

Nous avons beau être habitués à ce que le pouvoir en place et les pontes de la médecine à son service traitent les Français comme des enfants depuis le début de l’épidémie de coronavirus, l’intervention du professeur Rémi Salomon, mardi, sur France Info, nous aura quand même laissés quelque peu pantois. En effet, interrogé par les journalistes sur les conditions dans lesquelles pourraient se dérouler le réveillon de Noël en cas de déconfinement, le président de la Commission médicale d’établissement de l’AP-HP n’a pas hésité à expliquer – très sérieusement – qu’il faudra « couper la bûche en deux » et… envoyer « papy et mamie (manger) dans la cuisine » !

« Même si l’on a pris toutes les précautions »

Jusque-là, nos compatriotes avaient eu droit (entre autres) au rabâchage permanent des fameuses mesures de précaution sanitaires, aux pénibles leçons de « civisme » accompagnant les interventions leur reprochant sans cesse de ne pas avoir un comportement assez « citoyen », et même à la menace d’être privés de Noël, comme un enfant est privé de dessert, s’ils ne restaient pas sagement enfermés chez eux 24 heures sur 24 pendant des semaines. Mais, avec cette intervention du Pr Salomon, notre pays aura franchi un seuil supplémentaire dans l’incroyable infantilisation de sa population. C’est ainsi que, pour préserver les personnes vulnérables que sont notamment les grands-parents, Rémi Salomon, qui a dit au passage regretter que le gouvernement n’ait pas fermé les collèges et les lycées « une semaine avant » afin de pouvoir « aller voir papy et mamie plus sereinement », a tout bonnement recommandé : « on (pourra) voir papy et mamie (…). Mais on ne (mangera) pas avec eux, même à Noël, et même si on a pris toutes les précautions avant. On (coupera) la bûche en deux, papy et mamie (mangeront) dans la cuisine et nous dans la salle à manger » !

La solitude de nos anciens gravement minimisée

Et le président de la Commission médicale d’établissement de l’AP-HP, de poursuivre alors : « il faut limiter les contacts, parce que si je leur transmets le virus, c’est pire que tout. Comment je vais vivre ça après ? Parce que papy et mamie ont un risque sérieux de se retrouver en réanimation et éventuellement d’en mourir, donc il faut avoir ça en tête. C’est un virus qui est dangereux, surtout pour les personnes âgées et fragiles, même si on commence à voir le bout du tunnel. » Bref, autant dire que pour l’Etat et les autorités sanitaires, mieux vaudrait faire une croix sur la traditionnelle veillée de Noël avec nos anciens. Même si, comme l’ont récemment montré plusieurs enquêtes, beaucoup d’entre eux souffrent déjà terriblement de la solitude liée au confinement et présentent même, pour certains, des symptômes du fameux « syndrome de glissement ». Enfin, outre le fait que nous n’avons pas attendu le Pr Salomon pour prendre conscience que la situation actuelle nous imposait à tous de multiplier les précautions dès lors que nous rendions visite à des personnes fragilisées, on notera encore le caractère quelque peu déplacé de ces recommandations quand on se souvient de quelle manière catastrophique ce gouvernement et son fameux Conseil scientifique ont géré l’épidémie de COVID-19 dans les EHPAD lors du premier confinement…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 25 novembre 2020

Eric Zemmour : “Les migrants n’ont rien à faire en France (…) C’est avec notre argent qu’on finance notre invasion” (Vidéo)

Macron et le Covid-19 : « absurdistan » ou stratégie du choc ?, par Jean-Yves Le Gallou

Le 24 novembre 2020, à 20 heures, Emmanuel Macron était à nouveau devant les Français. Une opération de communication de plus, alors que La peur du Covid-19 est de plus en plus utilisée comme stratégie du choc au service des GAFA et des grands oligarques de la superclasse mondiale. Voici un décryptage – publié juste avant l’intervention de Macron – pour éviter l’enfumage.

« Nous sommes en guerre. » C’est ainsi que Macron annonça le premier confinement en mars 2020. Et « la première victime d’une guerre, c’est la vérité » (Kipling). Depuis cette déclaration, les mensonges sont omniprésents !

1- Communication alarmiste et atmosphère de peur

La communication gouvernementale a été systématiquement alarmiste.

Lors du premier confinement le directeur général de la santé égrenait chaque jour le nombre de morts attribués au Covid-19. Et depuis, Santé publique France et les médias privilégient systématiquement dans leur communication les informations les plus inquiétantes. Selon les circonstances, ils mettent en avant le nombre de contaminations, ou celui des hospitalisations, ou bien les accès en réanimation ou bien encore les décès. En choisissant toujours le chiffre le plus « parlant » : soit le chiffre brut, soit le taux de progression.
Les moyennes mobiles sur 7 jours, beaucoup plus pertinentes, mais lissant les effets de pic si utiles pour effrayer les Français, sont rarement utilisées… Et, quand il y a des bonnes nouvelles, elles sont occultées par des annonces négatives à propos de telle ou telle région ou tel ou tel pays. C’est le monde en noir pour générer une atmosphère de peur.

2- Des mensonges présidentiels

Les Français ont aussi été exposés aux innombrables mensonges ministériels d’Agnès Buzyn, Sibeth Ndiaye et Olivier Véran. Le président Macron lui-même s’est appuyé sur deux mensonges pour imposer le reconfinement en octobre 2020 en affirmant : « Quel que soit ce que l’on fasse il y aura 9 000 personnes en réanimation le 15 novembre » : pourtant il y en eut moins de 5 000 ! Avant de brandir « si on ne fait rien » le chiffre effrayant de 400 000 morts, soit 6 000 morts par millions d’habitants alors qu’aucun pays – sauf la Belgique – n’a jusqu’ici atteint plus de 1 000 morts par habitant.

3- Une Dictature sanitaire implacable

Cet atmosphère effrayante a permis la mise place d’une dictature sanitaire implacable. L’arrêt quasi complet du pays pendant six semaines lors du premier confinement et la mise en place d’une répression d’État spectaculaire : côté plaisant, randonneurs traqués en hélicoptère ; côté tragique, visite aux parents mourants interdite et funérailles quasi impossibles. On pense à Créon refusant à Antigone de rendre les honneurs funèbres à son frère.

Et même si le reconfinement de novembre est plus souple que celui d’avril, les Français n’en subissent pas moins une formidable régression de leurs libertés fondamentales : liberté de circulation, liberté de réunion, liberté de manifestation, liberté du commerce, liberté du culte (catholique), liberté de prescription et de conscience (pour les médecins). En attendant les prochaines mesures qui pourraient régenter la vie à l’intérieur du domicile et créer une obligation vaccinale (pour un vaccin en cours d’expérimentation…) !

4- Des résultats médicaux pour le moins incertains

Le 1er confinement avait pour objectif d’éviter la sur saturation des services d’urgence. Peut-être l’a-t-il permis, même s’il est difficile de savoir ce qui ce serait passé en absence de confinement. La courbe en cloche marquant la progression, puis la régression, du virus aurait-elle été différente ? A minima le doute reste permis.

Pour le couvre-feu d’octobre et le reconfinement de novembre, les faits sont plus clairs : pour les chiffres des contaminations recensées et plus encore pour ceux mesurant la présence du virus dans les eaux d’égouts, le point d’inflexion des courbes est antérieur aux mesures gouvernementales.

On ne peut exclure qu’avec un certain cynisme les communicants macroniens se soient dit : « Ces événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs ». Bien sûr, les thuriféraires du gouvernement peuvent aussi faire valoir que les décisions prises ont pu empêcher que les courbes, après une pause, ne repartent à la hausse.

5- Un bilan global peu convaincant

Un benchmark de la situation dans différents pays est sévère pour la gouvernance française qui cumule :

mesures bureaucratiques et liberticides (l’ « absurdistan français » selon le grand journal allemand Die Zeit),
une forte régression économique,
un bilan en termes de morts plutôt élevé par rapport aux autre pays : 750 morts par million d’habitants (au 23 novembre) soit un ordre de grandeur comparable à ceux du Brésil et des Etats-Unis, pays accusés par les médias d’avoir très mal géré leur crise et supérieur à la Suède qui n’a jamais confiné…

Ce qui permet de se poser la question : les libertés et l’économie des Français ont-ils été sacrifié pour rien ?

6- Mortalité, natalité, morbidités… un bilan encore difficile à établir

En fin d’année 2020, de l’ordre de 60 000 à 70 000 décès (10 % des morts de l’année) seront attribués au Covid-19. Un chiffre qui sera supérieur à la surmortalité de 2020 sur 2019 ou 2018 (compte-tenu du fait qu’une partie des décès attribués au Covid-19 auraient eu lieu pour une autre cause en absence du Covid-19). Une surmortalité qui selon l’INSEE (en octobre 2020) avait diminué l’espérance de vie des Français de 0,1 an pour les femmes et de 0,2 ans pour les hommes : une chute modeste qui s’explique par le fait que le Covid-19 est très rarement mortel en dehors des populations âgées et à comorbidités.

Le Covid-19 – et surtout les mesures sanitaires prises pour le combattre – auront d’autres conséquences sur la mortalité, la morbidité, la natalité dans les années qui viennent.

Sur la mortalité de 2021, trois effets sont possibles :

une sous mortalité par effet rattrapage (l’excès de décès de 2020 étant en partie compensé),
une poursuite de la surmortalité COVID en cas de nouvel épisode de contagion,
et une surmortalité due aux traitements différés de cancers ou autres pathologies.

Sur la natalité de 2021, deux effet sont possibles :

une augmentation des grossesses non désirées pendant le confinement (argument évoqué par les « progressistes » pour justifier l’allongement des délais d’avortement),
un décalage des projets de maternités et une baisse des naissances voulues compte-tenu de la crise économique, des incertitudes sur l’avenir et de l’ambiance délétère.
Difficile aujourd’hui de savoir ce qu’il en est même si les CAF disposent déjà des déclarations de grossesse. Mais l’omerta statistique en France est un sport politiquement correct…

Sur les morbidités : l’oisiveté, le confinement, l’augmentation du temps passé devant les écrans risquent d’avoir des conséquences sur l’obésité, les maladies cardio-vasculaires et neurologiques. Sans parler des problèmes cognitifs des jeunes enfants.

7- Absurdistan et dadaïsme sanitaire…

Il n’y a pas la moindre preuve de l’efficacité de la politique gouvernementale contre le Covid-19. En tout cas, pas la moindre preuve d’une meilleure efficacité en comparaison des autres pays.

En revanche, il y des présomptions fortes de nuisances en termes de santé publique durable et de natalité.

Et il y a des certitudes sur des conséquences économiques et budgétaires catastrophiques.

Le tout dans un contexte de répression des libertés qui rappelle les années de guerre et les pratiques des États totalitaires.

Ce qui qui conduit à se poser une question légitime : pourquoi ? Comment expliquer le dadaïsme sanitaire de Macron/Castex ? Par peur des médias et des juges ? Par bêtise de la bureaucratie sanitaire ? Par soumission aux appétits de Big pharma ? Difficile de répondre.

… ou stratégie du choc ?

Reste qu’il est frappant de constater que les mesures prises ménagent les plus puissants et promeuvent le monde de plus en plus virtuel des robots. Le confinement a été une formidable aubaine :

pour les GAFA et pour Amazon (des commandes passées à des robots et livrées par des esclaves) ;
pour les grandes – et très grandes – surfaces commerciales ;
pour les médias audio visuels qui ont amélioré leurs audiences et leurs capacités de propagande ;
pour les grands de la malbouffe (Mac Donald, Burger King, Colombus, Subway) qui attendent les faillites pour racheter à bas prix les meilleurs emplacements commerciaux (les « corners »).

Une aubaine pour les grands mais une grosse catastrophe pour les petits :

commerces enracinés dans la proximité mais discriminés à mort ;
associations conviviales locales privées d’activités, culturelles, sportives, de randonnées, de loisirs ;
livres et libraires frappés d’interdits ;
bars et restaurants, porteurs d’un savoir-vivre à la française, mais sacrifiés sur l’autel de la dictature sanitaire.

Tout se passe comme si Macron utilisait la stratégie du choc pour achever de normaliser la société française et de l’assujettir toujours davantage aux oligarques de la superclasse mondiale. Bien sûr ils n’ont pas créé le Coronavirus. Mais ils se servent admirablement de la peur qu’il a suscitée (ou qu’ils ont suscitée en son nom) pour faire avancer leurs intérêts. En domestiquant une population à qui on fait oublier qu’il y a plus important que la santé et le prolongement de la vie : la vraie vie, la vie honorable et digne, tout simplement !

Texte repris du site Polémia

La mission de lutter contre l’islamisme confiée… aux islamistes

CFCM séparatisme islamisme

Dans son plan de lutte contre le séparatisme (entendez : l’islam politique), le gouvernement prévoit de confier la « certification des imams » au Conseil français du culte musulman, le CFCM. Or ce CFCM n’est qu’une fédération d’associations certes islamiques, voire islamistes, mais qui ne sont pas pour autant des associations dirigées par des imams. Et c’est bien pourquoi les imams vont à reculons vers cette solution. « Comment ça se fait qu’on impose par le haut un Conseil national des imams ? Les imams sont majeurs et vaccinés, et sont capables de s’organiser d’eux-mêmes », réagissait récemment un imam classé modéré ? Ne parlons pas des autres !

Mais il y a aussi du bon sens à vouloir savoir comment sont formés les imams, quand on réalise que les terroristes islamistes sont passés par des mosquées et qu’il existe donc un lien entre les actes terroristes et ce que l’on y entend parfois.

Alors, mettre la formation des imams sous le contrôle du CFCM, composé de laïcs, est-ce la solution ? C’est là qu’intervient Jordan Bardella, pour rappeler, sur Twitter, ce qu’est le CFCM, seule structure supposée « modérée » que Macron ait à se mettre sous la dent en fait de partenaire pour un dialogue sur cette question. Pour le jeune vice-président du Rassemblement national, « Frères musulmans, associations turques aux mains d’Erdogan, organisations salafistes », il y a là « les officines les plus radicales ».

Il a raison : outre la porosité intellectuelle entre islamistes et CFCM, la moitié des affiliés au CFCM tirent leur légitimité – et leurs subsides – d’Etats étrangers, voire d’Etats hostiles, qui ne se gênent pas pour injurier la France et ceux qui la représentent, comme l’a fait récemment Erdogan.

Pour une charte républicaine islamique, il n’y aura pas de problème

Le CFCM est censé également rédiger une « charte républicaine » sur laquelle ses affiliés s’engageront. S’il s’agit d’une charte républicaine islamique, il n’y aura pas de problème. Car la plupart des Etats islamistes sont des Etats républicains. Mais de quoi cela nous protégera-t-il ?

Les imams contestent toutefois le principe même de passer par le CFCM, rappelant que c’est l’Etat qui a créé le CFCM, et c’est l’Etat qui exige de lui cette mise en place d’une instance de contrôle sur le religieux. Or le laïcisme « à la française » (et nous sommes bien placés pour le savoir) considère que « la laïcité doit combattre les religions, les repousser intégralement dans la sphère du privé », et que le laïcisme ne défend pas « une laïcité de neutralité mais de neutralisation du fait religieux ».

La « charte républicaine » est censée proclamer l’adhésion des musulmans à la République, rappeler que l’islam de France n’est qu’une religion, pas un système politique, et enfin que les Etats islamiques étrangers ne doivent plus pratiquer l’ingérence ? Or c’est le gouvernement français de l’époque qui a conçu ainsi le CFCM. Trois fédérations sur les neuf qui la composent sont islamistes, et des Etats étrangers contrôlent la moitié des associations affilées : l’échec est déjà inscrit dans ce constat.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 24 novembre 2020