Zemmour sur la peine de mort : une rupture nécessaire avec l’idéologie dominante

justice inquisition

« Le débat sur la peine de mort est un débat d’avenir » écrivait Jean-Yves Le Gallou en 2006. Aujourd’hui, 15 ans plus tard, Éric Zemmour remet ce débat sur le devant de la scène politico-médiatique !
Pour bien saisir l’importance de ce débat et fournir des arguments clairs et concis à ceux qui douteraient de l’efficacité de la peine de mort, nous publions cet article paru il y a 15 ans dans les colonnes de Polémia.

La peine de mort frappe d’effroi par son caractère implacable et définitif. Son évocation prête aux emportements passionnels et émotionnels.
Et pourtant, ce sujet symbolique requiert d’être analysé, non à travers le prisme d’une sensiblerie déplacée mais à l’échelle des principes qui légitiment l’action politique et organisent la vie en société. Il mérite aussi d’être étudié d’un point de vue pratique, sans préjugés, au regard de l’observation froide des faits.
C’est l’objet de cette communication prononcée à la XXIIe université annuelle du Club de l’Horloge, le 30 septembre 2006, que Polémia met en ligne.

1. L’abolitionnisme : une figure imposée de l’idéologie dominante

Il est courant de lire que « nous vivons à l’ère de la fin des idéologies ». Et pourtant cette affirmation est un contresens absolu.
Comme l’a remarquablement souligné l’historien Dominique Venner, dans « Le Siècle de 1914 », nous ne vivons pas dans un monde a-idéologique mais, au contraire, dans « un monde saturé d’idéologies » et, en ce qui concerne plus particulièrement l’Europe, d’idéologies culpabilisatrices et incapacitantes.

L’abolition de la peine de mort est au cœur de ce dispositif idéologique auquel est soumis ce que nos voisins suisses appellent le « Gué Pé U », le « Grand Parti unique ». Au sein de ce grand parti unique, il n’est pas possible de faire carrière sans adhérer aux dogmes dominants : l’abolition de la peine de mort en est un, la Tyrannie médiatique étant le moyen utilisé pour refuser tout débat contradictoire selon le schéma suivant :

– les membres de la classe médiatique sont unanimement favorables à l’abolition de la peine de mort (et ceux qui ne le sont pas n’ont pas la possibilité de s’exprimer sur le sujet) ;
– les armes utilisées pour imposer ce point de vue sont celles de L’INDIGNATION, de la DIABOLISATION dont Robert Badinter continue de jouer admirablement dans son dernier livre (« Contre la peine de mort ») où il se veut toujours « aux cotés des femmes lapidées en Afghanistan, des hommes fusillés dans les stades en Chine (…), des enterrés vifs pour adultère en Iran, des homosexuels pendus en Arabie saoudite, des mineurs pénaux et des débiles mentaux empoisonnés, gazés, électrocutés aux Etats-Unis ».

Le rythme des phrases, le choix des lieux, l’accumulation des adjectifs, tout relève d’un art oratoire visant à tétaniser la raison et à interdire toute réplique en jouant exclusivement sur la sensibilité : l’avalanche d’évocations émotionnelles visant à empêcher le libre exercice critique de la pensée.

Il y a aussi une autre méthode pour imposer l’idéologie dominante : tout simplement celle du silence. Pourquoi donner la parole aux partisans de la peine de mort puisque le débat est réputé clos ? Pourtant la meilleure preuve qu’il n’en est rien, ce sont les abolitionnistes eux-mêmes qui la donnent en renouvelant régulièrement les campagnes médiatiques qu’ils inspirent contre la peine de mort. La vérité c’est que le débat sur la peine de mort reste un débat d’avenir.

2. Le débat sur la peine de mort est un débat d’avenir

Le débat sur la peine de mort a fait rage, en France, dans les années 1970. Cette période s’est achevée, en 1981, par le vote de la loi Badinter d’abolition.

Les abolitionnistes ont gagné la bataille, puis clos le débat, autour de trois arguments :

– le spectre de l’erreur judiciaire (« Le Pullover rouge », de Gilles Perrault) ;
– le caractère non dissuasif de la peine (selon Robert Badinter, Patrick Henry, futur assassin, se trouvait parmi la foule qui, au Palais de justice de Troyes, réclamait la mort pour Buffet et Bontemps) ;
– l’avancée inéluctable des démocraties vers l’abolitionnisme.

Le débat est aujourd’hui rouvert, car aucun de ces arguments, qu’il soit émotionnel (l’erreur judiciaire) ou d’autorité (le manque de dissuasion, le sens de l’histoire), ne tient face aux faits.

3. La thématique de l’erreur judiciaire n’est pas réellement pertinente

L’évocation du risque d’erreur judiciaire est centrale aux États-Unis dans le combat des abolitionnistes ; elle s’appuie sur les faiblesses du système judiciaire américain. Elle se heurte toutefois à une limite factuelle : jusqu’ici la justice américaine n’a jamais reconnu comme innocent quelqu’un qui aurait été préalablement exécuté. Il est vrai que la multitude des procédures de recours limite les risques.

En France la même thématique a été reprise par Jacques Chirac. Dans la réponse qu’il a apportée à l’association « Ensemble contre la peine de mort », le 21 juin 2001, le président de la République a déclaré : « C’est un combat qu’il faut mener avec détermination et conviction. Car nulle justice n’est infaillible et chaque exécution peut tuer un innocent. »

L’écrivain d’extrême gauche Gilles Perrault a beaucoup exploité cette rhétorique à travers un livre et un film « Le Pullover rouge », œuvres de fiction censées innocenter, par la mise en avant de cet élément vestimentaire troublant, Christian Ranucci, exécuté le 28 juillet 1976 pour l’enlèvement et le meurtre d’une fillette. Mais le montage cinématographique ne résiste pas aux faits :

– Ranucci a conduit lui-même les enquêteurs sur les lieux où il avait enterré l’arme du crime ;
– Un pantalon maculé de sang (du même groupe que sa victime) et un cheveu semblable à celui de sa victime ont été retrouvés dans sa Peugeot.

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Une de Causeur : “Souriez, vous êtes grand-remplacés”

Docteur Bernard Kron – Obligation vaccinale: la «colère noire» des «blouses blanches» [vidéo]

docteur Bernard Kron

17/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
À compter de ce mercredi 15 septembre, l’obligation vaccinale s’impose en France à différents corps de métiers. Notamment au personnel de santé. Or certains soignants n’entendent pas se plier à la loi et envisagent de rendre leurs blouses. Même marginal, le manque d’effectifs qui en découlerait pourrait handicaper un système hospitalier déjà fragilisé par la crise du Covid-19. La coupe est-elle pleine pour l’hôpital? Ou est-il encore assez solide pour encaisser ce nouveau coup dur? Enfin, es manifestations et les grèves entamées en 2019 contre la politique de santé du gouvernement vont-elles repartir de plus belle?

Pour en parler, Sputnik donne la parole au docteur Bernard Kron, membre de l’Académie nationale de chirurgie et auteur de l’ouvrage Blouses blanches, colère noire (éditions Max Milo).


Les soignants non vaccinés ne sont pas des pestiférés

soignant

« Individualistes », « égoïstes », « criminels » : les lyncheurs se bousculent pour disqualifier les soignants qui refusent de se faire vacciner contre le Covid-19. Ils avaient jusqu’à ce mercredi pour se plier à l’obligation décrétée par l’Etat. A compter de ce jour, les récalcitrants (environ 300.000) assument une suspension immédiate du contrat de travail et du salaire. Même si cette frange est minoritaire, son éviction risque de perturber la vie dans les hôpitaux et les Ehpad. Tous les médias, qui hier encore applaudissaient le dévouement du personnel soignant laissé seul au front, dénigrent unanimement ces protestataires.

Ils sont jugés coupables d’oser tenir tête à l’Ordre sanitaire et à ses certitudes, ses interdits, ses obligations. Personne ne semble s’étonner de la violence subie par des professionnels devenus, du jour au lendemain, des pestiférés par décision politique. « La liberté individuelle n’est pas celle de contaminer autrui », répète à l’envi le gouvernement et les habituels donneurs de leçons. L’argument pourrait s’entendre si ces soignants non vaccinés avaient été identifiés comme étant à la source des contaminations, et si la vaccination avait démontré sa totale efficacité. Or ce n’est pas le cas.

La propagande d’Etat conforte une société de plus en plus indifférente aux libertés. La nouvelle idéologie hygiéniste, qui produit des directives ministérielles à foison, se contente d’une vérité officielle qui ne correspond pas exactement aux faits. Plutôt que de hurler contre ces soignants, qui prennent le risque de plus toucher un euro, il serait préférable de les écouter. Leur défense de la liberté de se faire vacciner, dans un consentement libre et non faussé, peut s’entendre. Idem pour la libre disposition de leur corps. Leurs réserves sur ces nouveaux vaccins génétiques en phase expérimentale valent mieux que l’omerta officielle qui s’observe sur certains effets secondaires. Il ne devrait pas être interdit, non plus, de débattre de ces premiers pas dans la banalisation des manipulations génétiques, préalables à l’homme performant, voire au transhumanisme.

De surcroît, il est désormais admis que ces vaccins ARN, s’ils éloignent les formes les plus graves pour les sujets à risques, ont une efficacité relative. Le personnel soignant vacciné ne serait immunisé qu’à 50% et pourrait donc contaminer des patients. Les vaccins eux-mêmes seraient à la source de nouveaux variants qui s’adaptent au terrain. On sait désormais que l’immunité collective ne sera pas atteignable par la seule vaccination imposée. Bref, rien n’est plus révoltant, comme toujours, que de vouloir faire taire une parole qui dérange. C’est pourquoi il faut soutenir aussi ces soignants poursuivis par la férocité de la meute.

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

“Et les Blancs sont partis” – Reportage au coeur de la fracture ethnique

Soins aux clandestins: une “anomalie” à 1.5 milliard d’euros

Nicolas Bay

Une tribune libre de Nicolas Bay (RN), député français au parlement européen.

Un demi-million de clandestins soignés chaque année en France !

L’OMS proclame un droit universel à la santé. Si le bien-fondé d’un tel principe ne peut être nié, il n’est écrit nulle part que ce droit universel devrait impérativement s’exercer en France. Et encore moins au détriment des Français. C’est pourtant le cas. Les présidents changent, le nombre de lits hospitaliers diminue, le coût des mutuelles complémentaires explose, mais n’importe quel clandestin se voit rapidement offrir un panel de soins comme il n’en existe dans aucun autre pays dans le monde. Entrez, c’est français, c’est gratuit !

L’AME, un gouffre financier pour les Français

Un rapport récent de l’Assemblée nationale [1] témoigne d’une hausse vertigineuse en vingt ans du nombre d’immigrés en situation irrégulière bénéficiant de l’Aide Médicale d’État (AME) dite de “droit commun” : 180 000 en 2003, 334 000 en 2019, et déjà 369 000 sur les neuf premiers mois de l’année 2020.

À ce nombre, on doit ajouter en 2019 au titre des AME dites d’urgence ou humanitaire environ 15 000 personnes. Ce dernier chiffre est une estimation, aucun service de l’Etat ne se montre capable de fournir une statistique fiable. Pour autant, ce chiffre de 15 000 bénéficiaires d’une aide dite d’urgence (souvent concernant des femmes enceintes) indique bien que les centaines de milliers d’autres clandestins ne sont pas soignés dans le cadre d’une “urgence”.

A tous ces montants, il convient encore d’ajouter de 30 000 à 52 000 clandestins (personne ne sait combien exactement !) bénéficiant d’autres dispositifs de santé, alors qu’ils devraient réglementairement être rattachés à l’AME [2]. Au total, c’est sans doute un demi-million de clandestins qui profitent d’un ensemble de onze (!) dispositifs d’accès aux soins gratuits.

Le coût pour 2019 de ce droit à la santé est estimé par les rapporteurs à 1,5 milliard d’euros. Encore précisent-ils que ce montant est certainement sous-évalué. Il faut donc le considérer comme un minimum. D’ailleurs, l’administration est incapable de chiffrer le coût de cinq des dispositifs. Quelques millions ? Des dizaines de millions ? Plus de cent millions ?

Ce 1,5 milliard certifié qui permet de payer des dialyses [3] à des clandestins provenant parfois de pays dits “sûrs” par l’OFPRA comme l’Albanie ou le Sénégal, représente plus que le coût global annuel des quatre hôpitaux de Marseille et de leurs 14 000 employés [4]. Il est équivalent à 4,8% du fameux “trou de la sécu” dans sa branche maladie pour 2020. C’est encore la dépense annuelle moyenne d’une couverture de mutuelle santé pour près de deux millions de Français !

L’hôpital du monde

Cette prodigalité française, qui allie dépenses colossales et contrôles incertains voire dans certains cas une absence totale de contrôles, est, redisons-le, une exception en Europe. Une “anomalie”, selon le rapport ; un scandale pour tout esprit libre et sensé. Nulle part ailleurs il est offert à des clandestins un “panier de soins” équivalent. C’est en France qu’un Pakistanais peut se faire recoller les oreilles aux frais des citoyens, pas en Italie. C’est à Paris qu’un Albanais peut se faire poser un anneau gastrique, pas à Berlin. Le “sans dents” français décrit par François Hollande n’y aura pas droit. Aucune officine, aucune filière, pour le prendre en main.

Mais il y a plus grave. C’est aussi chez nous qu’un clandestin peut passer devant un autochtone pour bénéficier d’une greffe. Impossible ? C’est au contraire habituel, selon le rapport de l’Assemblée. On peut lire à la page 58 : “les étrangers qui viennent pour être greffés (du Maghreb ou des pays de l’Est) peuvent peser sur le dispositif français et retarder les greffes pour les résidents”.

Sachant que ces greffes sont souvent une question de vie ou de mort, existe-t-il un seul autre pays au monde qui, par aveuglement ou lâcheté politique, condamne à mort, du fait d’un “retard” un des siens pour soigner un étranger ?

Plus sages que nous, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et même la Suède, ne prennent en charge “que” les soins urgents, les femmes enceintes, les mineurs et la prévention des infections. Et c’est déjà beaucoup.

Rien ne contraint la France a être l’hôpital du monde. Ni Bruxelles ni l’OMS ne l’exigent. C’est donc à cette prétention d’être plus “universelle” que les autres, infection idéologique de gauche, que notre pays doit cette situation.

Faute de réaction rapide, la situation va s’aggraver. La réforme proposée par le rapport va dans le bon sens (suppression de la protection pour les clandestins venant de pays dits “sûrs”, restriction sur les délais etc…) mais reste très insuffisante au regard des enjeux à venir. C’est encore l’Assemblée qui nous prévient : “plusieurs éléments suggèrent qu’à court et moyen terme, les dépenses de soins en faveur des étrangers en situation irrégulière devraient sensiblement s’accroître” [5]. Le nombre de “soignés” croît mécaniquement avec la hausse du nombre de clandestins. Selon l’inspection générale des finances et l’inspection générale des affaires sociales : « l’hypothèse d’une migration pour soins, […] n’est clairement pas un phénomène marginal (plus d’un quart des étrangers en situation irrégulière citeraient les soins parmi les raisons de leur migration)» [6] !

Les Français ignorent tout ou presque de ce sujet. Aucun n’a lu le rapport de l’Assemblée. Aucune émission spéciale sur ce sujet n’a été diffusée dans aucun grand média. Et pour cause, la vérité, c’est-à-dire le récit de la réalité, vaudrait révolte. Il faut donc la taire. Exagération ? Non. Par deux fois, en 2019 et encore le 2 novembre 2020, Olivier Véran s’est opposé à un amendement parlementaire demandant un rapport sur le coût des soins des clandestins [7].

Dans ces conditions, qu’espérer encore de ce pouvoir ? Rien, évidemment. Que faire ? Lui dresser l’an prochain une ordonnance et une sévère.

[1] Rapport du 26 mai 2021 sur le budget, annexe 38 sur la santé.
[2] Ibid, pages 32, 38 et 40.
[3] 80 000 euros par patient.
[4] Ibid, page 48.
[5] Ibid, page 52.
[6] Ibid, page 59.
[7] Ibid, pages 25 et 26.

Nicolas Bay

Tribune reprise de Causeur

Eric Zemmour : « Nous sommes en train de changer de civilisation car nous sommes en train de changer de peuple. Ce n’est pas une petite chose ! »

WOKE : AUTOPSIE d’une idéologie FOLLE [vidéo]

Pierre Valentin

16/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
L’idéologie woke marque une nouvelle étape de la pensée postmoderne et déconstructiviste. Les représentations, les coutumes et même le savoir dans les sociétés occidentales ne relèveraient plus de la production culturelle humaine, mais d’un système de domination patriarcal et raciste.

Pierre Valentin est journaliste, diplômé de l’université d’Exeter en Angleterre où il a vu l’idéologie woke se déchainer.


Mathieu Bock-Côté : « Une guérilla quotidienne est menée contre les policiers. Dans les zones de non-France, ils sont considérés comme les représentants d’un pays étranger »

Le procès oublié de l’islamisme et ses valets, par Ivan Rioufol

La France, terrorisée par un virus, est-elle armée pour faire face à l’islam qui tue ? Le procès des attentats du 13 novembre 2015 (130 morts, à Saint-Denis et Paris) s’est ouvert mercredi à Paris et durera neuf mois. Il racontera l’horreur de ce vendredi soir. Un commando de dix djihadistes, dépêchés par l’État islamique en Syrie, faucha à la kalachnikov des vies sur des terrasses de bistrots (Le Carillon, Le Petit Cambodge, À la bonne bière, La Belle Équipe, Cosa Nostra). Il transforma la salle de spectacle du Bataclan en un bain de sang (90 morts). Les victimes raconteront cette barbarie. Seul un survivant du commando, le « Français » Salah Abdeslam, se retrouve dans le box auprès de treize autres accusés subalternes. Mais ce tribunal ne pourra être, hélas, le Nuremberg du nazislamisme et de ses collabos : cette idéologie mortifère prospère toujours en certaines terres d’islam. L’angélisme occidental est son valet.

La République exhibe trop de faiblesses pour impressionner ces fanatiques. Ses priorités ouatées pour le bien-être, la santé, le vivre-ensemble laissent voir sa pusillanimité. Les plaques commémorant les attentats de 2015 ne disent rien de leur caractère islamiste. Il est aisé pourtant de voir d’autres témoignages, dans les rues de Paris, rappelant sans fausse pudeur les crimes de l’occupant nazi. Le « pas d’amalgame », qui dissocie avec raison les musulmans de l’islam terroriste, est un prétexte pour effacer le lien entre la guerre sainte et une lecture du Coran. « Ceci n’est pas l’islam », répètent perroquets et autruches. Or cette peur d’avoir à mettre en cause le dévoiement d’une religion est un renoncement à combattre le mal. Après la décapitation par un djihadiste du professeur Samuel Paty, le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), une seule école maternelle ose porter son nom.

La France craintive doit s’endurcir si elle veut résister à la pression islamiste, qui se rit de la mort. Continuer à combattre ce totalitarisme au Sahel est une chose utile.

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Attentats du 13 novembre 2015 – Régis de Castelnau : “le danger de ce procès c’est qu’il offre une tribune aux terroristes. Ils en profitent et c’est insupportable”

Privilège blanc, déconstruction d’une imposture

privilège blanc

Qui avait entendu parler du privilège blanc avant que le mouvement Black Lives Matter, à la suite de la mort de George Floyd, en 2020, ne lui donne une audience internationale ? Pas grand monde en vérité. Un mort plus tard (et des centaines de manifestations), tout le monde en parle et ne parle même plus que de cela. Comment en sommes-nous arrivés là ? C’est l’objet même du livre de Georges Guiscard : « Le privilège blanc. Qui veut faire la peau aux Européens ? », paru à la Nouvelle Librairie sous le parrainage de l’Institut Iliade. Une enquête fouillée, première du genre, qui sort à point nommé.

ÉLEMENTS : On n’a jamais autant parlé de privilège blanc. Or, on en connaît mal la généalogie et la nature. Quels en sont les penseurs, les militants, les soutiens, les idiots utiles ?

GEORGES GUISCARD : Le premier à employer l’expression est le militant communiste américain Theodore W. Allen. Dans un ouvrage publié en 1975, il affirme que le concept de race blanche est une « invention » visant à diviser les travailleurs dans les plantations coloniales : un sentiment de « privilège de la peau blanche » aurait permis de créer une hiérarchie.

En 1988, la féministe antiraciste Peggy McIntosh popularisa l’expression en la reprenant dans son essai « White Privilege: Unpacking the Invisible Knapsack ». Elle y liste une série d’avantages liés à sa peau blanche, invisibles à ceux qui en bénéficient – Allen parlait déjà « d’angle mort blanc » –, comme la couleur des pansements qui rappelle que la norme, en Occident, est d’avoir la peau blanche.

McIntosh explique qu’elle pensait naïvement que « le racisme ne pouvait exister que par des actes individuels de méchanceté » avant de comprendre que le racisme est en fait un « système invisible » dont on jouit « de par sa naissance ». C’est l’idée centrale de cette théorie : l’Occident tout entier se serait construit sur le racisme au bénéfice des Blancs, par l’esclavage en Amérique et par la colonisation en Europe. Ce racisme, consubstantiel à nos sociétés, est présent partout quoique souvent diffus, prenant la forme de discriminations systémiques désavantageant en permanence les non-Blancs.

Au-delà de ces deux pionniers, le concept du privilège blanc prend sa source dans des axiomes typiquement marxistes de relations entre dominants et dominés, nourris par la théorie critique de l’École de Francfort et les postmodernistes de la French Theory. Ces intellectuels ont élaboré le cadre de référence, celui des « structures d’oppression » qui seraient constitutives de nos sociétés. L’expression actuelle de ces idées, conséquence de nos sociétés multiraciales, est la « théorie critique de la race » dans laquelle les Blancs se substituent schématiquement à la bourgeoisie et les non-Blancs au prolétariat.

Dans ce courant plus spécifique, on trouve notamment Kimberlé Crenshaw, féministe afro-américaine qui théorisa l’intersectionnalité – c’est-à-dire le cumul des discriminations – pour rappeler aux féministes blanches qu’elles restent des privilégiées. Plus récemment ont émergé des figures comme Ibrahim X. Kendi ou Robin DiAngelo, l’auteur de White fragility, dont le postulat est qu’un Blanc qui n’accepte pas d’être qualifié de raciste démontre par-là son racisme. Ce dernier exemple illustre bien l’une des caractéristiques du concept de privilège blanc, qui n’est fait que de raisonnement circulaire et de biais de confirmation.

Les militants appartiennent la plupart du temps à une minorité raciale et sont souvent issus des minorités. D’une part les convaincus, les politiques, les décoloniaux motivés par une forme de ressentiment, mêlant haine, jalousie et culture de l’excuse. Rohkaya Diallo et Houria Bouteldja sont, en France assez représentatives de ce phénomène. À leurs côtés se trouvent des personnes plus cyniques, qui manient ces idées à des fins plus personnelles : notoriété, argent… On pense à Assa Traoré, dont la position de victime fonctionne comme un statut social qui lui donne accès à la une du Time et à une paire de Louboutin, mais aussi plus largement à n’importe quel Afro-Maghrébin qui criera vite au racisme pour prendre l’avantage sur un adversaire ou attirer la sympathie.

Les soutiens sont plus blancs. Le capitalisme woke, qui joue sur les codes du privilège blanc mais aussi sur les thèmes du lobby LGBT pour des motivations à la fois idéologiques et commerciales. La haute bourgeoisie qui cherche à signaler sa vertu morale, tel Emmanuel Macron assurant dans les colonnes de L’Express qu’ « être un homme blanc peut être vécu comme un privilège ». Et bien sûr la cohorte de sociologues stipendiés – tel Éric Fassin –, artistes et journalistes qui prêchent la bonne parole de l’idéologie dominante.

Quant aux idiots utiles, ce sont tous les Blancs woke, « éveillés », qui acquiescent à leur expropriation au nom d’un antiracisme ethnomasochiste. Ils sont convaincus que la « blanchité » est un fléau à éradiquer, même si cela doit passer par leur contrition et, à terme, leur soumission. Il y a là une forme de néo-protestantisme, idée que je développe dans l’ouvrage.

ÉLEMENTS : La notion de privilège blanc a trouvé en Joe Biden un allié de poids. Comment expliquez-vous le ralliement de la bourgeoisie progressiste à cette thèse ? Serait-ce parce que la gauche Terra Nova US – les démocrates – a trouvé une majorité électorale composite à base de minorités (mais pas la gauche française) ?

GEORGES GUISCARD : Joe Biden, qui a parlé en juin du racisme systémique comme d’une « tache sur l’âme de la nation » – vocabulaire renvoyant au néo-protestantisme que j’évoquais –, est effectivement emblématique. Biden a été choisi par le parti démocrate car il incarnait une forme de pondération, d’équilibre, qui paraissait tactiquement opportune. Il a toujours été considéré comme un modéré et un centriste, de quoi rassurer les électeurs de droite rétifs au style tumultueux de Trump.

Biden, qui a pourtant très vite donné des gages à la gauche woke, a admis son propre privilège blanc et s’est même agenouillé devant des manifestants de Black Lives Matter. Il y a là un mélange de stratégie politique et d’idéologie. Stratégie d’abord, que le journaliste américain Steve Sailer a nommée la « coalition des marges ». Il s’agit d’unir toutes les minorités – non-Blancs, LGBT, musulmans… – ainsi que les femmes, entretenues dans un sentiment d’infériorité ou de désavantage structurel et partiarcalo-raciste, contre un adversaire oppresseur commun : l’homme blanc hétérosexuel et chrétien. D’après Sailer, cette approche a permis l’élection d’Obama en 2008.

En France, la stratégie « Terra Nova » dont vous parlez suit ce modèle. L’abandon des classes populaires pour la coalition des marges est explicite dans la « contribution n° 1 » du think tank au programme du PS en 2012, qui précise que, chez les Français immigrés et leurs enfants, « le rapport de force droite-gauche y est extrême, de l’ordre de 80-20 voire 90-10 ». L’avantage de cette approche électorale est que la part des minorités dans la population ne peut que croître par le jeu démographique, basculement accentué lorsque la gauche parvient au pouvoir.

Mais il ne faut pas y voir qu’un froid plan pour la prise du pouvoir : l’idéologie joue un rôle majeur dans cette mutation. Ce sont toujours les minorités fanatiques et intolérantes qui parviennent à vaincre, car elles refusent la tiédeur, les compromis. Elles sont capables de plus de violence, de plus d’intransigeance. C’est très visible avec le wokisme, de plus en plus exigeant, prêt à excommunier les lâches qui doutent. Plus dynamiques, plus convaincues, ces avant-gardes entraînent les autres à leur suite… ou bien les purgent, ce que l’on voit avec la cancel culture qui frappe volontiers les anciens alliés.

L’évolution de Mélenchon illustre parfaitement ce mécanisme, cette « spirale de la pureté » analysée par les sociologues Bradley Campbell et Jason Manning dans leur ouvrage The Rise of Victimhood culture. Vieux laïcard communisant qui défendait « l’idée qu’on a le droit de ne pas aimer l’islam » en 2015, Mélenchon marchait quatre ans après « contre l’islamophobie » avec les islamistes du CCIF. Il a été comme happé par sa jeune garde radicale et woke, dont Danièle Obono. À sa décharge, Mélenchon se refuse encore à parler de privilège blanc. Finira-t-il, comme Biden, à mettre le doigt dans l’engrenage par stratégie pour finir presque plus radical que ceux qu’il veut séduire ?

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Dans son nouveau livre, Zemmour qualifie la Seine-Saint-Denis d’”enclave étrangère” victime d’”une colonisation”

Féminisme 2.0, les envahissantes d’internet ! – Entretien avec Anne Trewby [vidéo]

Anne Trewby

09/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Anne Trewby est la présidente d’Antigones, un mouvement qui réfléchit à la féminité et aux questions qui s’y rattachent. Elle publie “Le Néo-féminisme à l’assaut d’Internet”, une enquête sur ce nouveau féminisme façon “fast-food”, prêt-à-manger, prédigéré, prêt-à-liker.

Un phénomène de masse qui mène une guerre culturelle avec une grande variété d’offres pour des internautes manipulables à merci. Or, selon Anne Trewby, ce féminisme 2.0 n’a rien à envier à ses anciennes versions. Il est urgent de proposer des réponses pour contrer cette vague indigeste, envahissante… mais séduisante !


Lutter pour nos libertés par la contre-économie

Avertissement : cet article ne s’adresse pas à ceux qui demeurent convaincus que le pass sanitaire est un dispositif destiné à limiter la propagation d’un virus.

Je me tourne vers ceux qui ont compris que les mesures liberticides qu’on nous inflige relèvent plutôt de l’ingénierie sociale et pourraient fort bien se prolonger durablement.

Nous nous dirigerions alors vers une dystopie où les individus seraient étroitement contrôlés, appauvris par une hyperinflation, des faillites en cascade et, financièrement dépendants d’un revenu de subsistance alloué par le gouvernement.

Que l’oligarchie dirigeante parvienne à ses fins est un fait loin d’être acquis. Une partie des peuples résiste.

En attendant, nous sommes nombreux à nous interroger sur la façon de lutter contre cette chape technico-sanitaire qui s’abat sur le monde occidental.

Je suis de plus en plus convaincu que la solution passe par le développement de ce qu’on appelle une contre-économie.

C’est-à-dire repenser une économie en dehors des circuits classiques tenus par les grandes firmes.

Pour ce faire, nous devons revenir au « local » en nous orientant vers des échanges de proximité.

Pour y parvenir, il faudra nécessairement se regrouper pour produire nous-mêmes ce dont nous avons besoin pour survivre hors de ces systèmes qui se referment sur l’individu comme un piège orwellien.

En y réfléchissant bien, ces oligarchies ne doivent leur pouvoir qu’à notre consentement à nous soumettre à leurs diktats.

Ce sont majoritairement nos modes de consommation qui nous rendent dépendants de ces grandes puissances financières et économiques.

Si nous décidions soudainement de ne plus y recourir, leur cours boursier s’effondrerait aussitôt, ainsi que leur fortune constituée en grande partie de parts de fondateurs.

Nous avons donc notre part de responsabilité : en déléguant à d’autres nos conditions de subsistance et d’accomplissement, nous sommes, de proche en proche, devenus complètement inféodés à une forme de matrice géante.

Aussi le meilleur moyen d’é­chapper à leurs délires, vous l’avez compris, est de s’en extraire en boycottant les GAFAM (et autres) et en privilégiant les circuits courts.

Il faut absolument réinventer nos vies pour les recentrer sur des activités plus essentielles et surtout en développant des liens réels avec des personnes poursuivant les mêmes objectifs.

Dans cette mouvance de la contre-économie, on va même jusqu’à évoquer le concept de village autonome revenant à créer un écosystème coopératif au sein duquel seraient par exemple, développés le maraîchage pour relocaliser une partie des productions alimentaires, ainsi que les échanges de services.

Vous avez des compétences en plomberie ?

Échangez-les, par exemple, contre des cours particuliers pour votre enfant.

On ne peut plus aller au restaurant ?

Pas dramatique, on organise des pique-niques dans l’espace public.

On ne peut plus aller au cinéma ?

Organisons des projections privées entre amis.

Échanger un dépannage informatique contre un panier de fruits n’engendre aucune trace sur les comptes bancaires.

Aucune lecture de code QR.

Un tel acte échappe à tout contrôle ainsi qu’aux éventuelles sanctions du crédit social à la chinoise qui se profile à l’horizon.

Ce type de contestation économique par un changement radical de nos modes de vie semble plus efficace que les protestations de rue qui ne déboucheront que sur des contre-mesures gouvernementales encore plus liberticides.

Évidemment, tout cela à un coût car la vie moderne nous a habitués à bien des caprices d’enfants gâtés.

Sans le savoir, nous avons vécu à crédit.

Aussi, tout le monde n’acceptera pas d’en payer le prix : moindre pouvoir d’achat, moindre confort, moins de voyages, probablement plus d’efforts physiques, des distractions différentes, etc.

À n’en pas douter, la transition sera douloureuse.

Mais, en contrepartie, il s’agira d’un retour vers des activités plus basiques, plus authentiques, peut-être même plus spirituelles.

Ce n’est là, évidemment, qu’une piste de réflexion à approfondir mais, quoi qu’il advienne, n’oublions jamais que ce n’est pas la richesse de biens qui nous rend heureux, mais la richesse de liens.

Marc Amblard

Tribune reprise de les4verites.com

Le passe sanitaire : première des quatre étapes du futur système de contrôle numérique ?

qr code

Plusieurs nouvelles technologies apparemment indépendantes vont converger pour déboucher sur un système de contrôle qui modifiera profondément le quotidien des citoyens. Quatre étapes sont attendues. En voici une présentation rapide.

Étape 1 : le passeport sanitaire, dont le QR code téléchargeable sur téléphone est la représentation numérique. Tout individu est ainsi en mesure de prouver son statut vaccinal. Sans cela, il est à craindre que les portes de la vie moderne lui soient closes. Le sujet est suffisamment actuel et connu pour ne pas s’y étendre.

Étape 2 : le dispositif d’identification numérique universel. Des entreprises comme Thalès y travaillent depuis plusieurs années avec les gouvernements. Il fonctionnera avec le passeport sanitaire numérique pour ne faire qu’un. En deux mots, il s’agit de pouvoir prouver son identité de façon dématérialisée (sans carte d’identité). À l’aide de son portable dans un premier temps et grâce à une puce sous-cutanée un peu plus tard (c’est déjà en phase de test dans deux États africains).

Les certificats papier étant facilement falsifiables, toute personne pourra ainsi prouver qu’elle est vaccinée et qu’elle est bien la personne qu’elle prétend être.

Un consortium nommé Alliance ID2020 a été chargé de dérouler rapidement le processus. Il regroupe notamment Accenture, Microsoft, la fondation Rockefeller, MasterCard, IBM, MIT Safe Paths et GAVI Global Alliance for Vaccines de Bill Gates.

Étape 3 : la nouvelle monnaie numérique sur laquelle les banques centrales ont beaucoup travaillé (le digital wallet). Selon Christine Lagarde, l’euro numérique est déjà à l’étude et son lancement est prévu pour 2026. Fondé sur la technologie blockchain, il permettra de rendre tous les flux monétaires parfaitement traçables et contrôlables. Il sera ainsi possible de désactiver très facilement le compte d’un individu que les autorités suspecteraient d’activités illicites.

Nous le voyons, l’objectif est de créer une identité numérique complète, mixant des données sanitaires (vaccinales), civiles et bancaires infalsifiables.

Étape 4 : le passeport Internet. Ce dispositif constituera la dernière étape du système de contrôle numérique. Si la circulation sur la Toile est, aujourd’hui, libre pour tout le monde, elle ne le sera probablement plus puisqu’il est envisagé de créer une sorte de permis de conduire virtuel qui nous sera accordé sous réserve d’un examen périodique de notre activité en ligne.

D’aucuns pourraient y voir un outil destiné à éliminer toutes les voix dissidentes d’Internet. Il est vrai que dans la société hyper-numérisée qui s’en vient, être privé d’Internet signifiera une mise au ban de la société.

Pas d’inquiétude, cependant, puisque ce « Great Reset » qu’on nous prépare avec l’aimable collaboration de Big Pharma, Big Data et Big Tech n’a pas d‘autre vocation à encadrer nos vies afin de les rendre plus sûres, plus commodes, plus vertes, moins inégales et plus inclusives…

Rappelons-nous ce qu’avait écrit le fondateur du Forum de Davos, Klaus Schwab, dans un livre publié début 2016 : « La 4e révolution industrielle conduira à une fusion de nos identités physique, biologique et numérique. »

Grâce à la peur opportunément engendrée, le Covid-19 fut alors l’occasion de précipiter le processus en obtenant des peuples leur consentement.

Me Marc Amblard

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Laurent Obertone : « Le principal problème de Marseille, c’est la population qui y vit. Cette immigration est un désastre. L’État fait survivre la paix sociale à grand coup d’aides publiques »