Grégory Roose : « On assiste à un basculement idéologique au sein des médias »

Grégory Roose

Grégory Roose, qui vient de publier un ouvrage, Journal d’un remplacé (en accès libre ici), décrypte l’affaire Papacito-Mélenchon. Quelle leçon tirer de ce psychodrame en trois actes, puisque même l’ancienne présidente du Brésil a apporté son soutien dans un tweet à Jean-Luc Mélenchon ? L’occasion d’évoquer, avec lui, ce qu’on appelle le Grand Remplacement ainsi que l’évolution de notre société et sa bulle médiatique.

Vous publiez Journal d’un remplacé en autoédition. Pourquoi ce journal, et en quoi êtes-vous un remplacé ?

J’ai écrit ce journal pendant deux ans, il est en libre accès sur mon site Internet. L’objectif est de montrer des exemples de Grand Remplacement et de Petit Remplacement à ceux qui nous opposent que le Grand Remplacement n’existe pas et est un fantasme d’extrême droite. Dans ce livre, je parle aussi beaucoup d’écologie, de la médiacratie, de la famille décomposée, du survivre ensemble… L’idée est de montrer en quoi toute la sphère idéologique progressiste qui nous fait croire que le monde change rapidement n’est pas vraiment sur la réalité du terrain. J’apporte des contre-exemples argumentés pour que les lecteurs puissent avoir des arguments de poids.

Un remplacement existe et se fait de manière progressive. Jean-Luc Mélenchon parle, lui, d’un métissage. Gauche et droite ont une appréciation différente de ce phénomène.

Jean-Luc Mélenchon est dans l’excès et prends le contre-pied en faisant ce genre de sortie comme avant les dernières présidentielles. Il ne refuse pas ce Grand Remplacement. C’est un constat, il suffit de se promener dans les villes de France pour s’en rendre compte, mais lui appelle ceci « le grand métissage ». Il n’a pas compris qu’il n’y aura pas de métissage à grande échelle, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire dans les spots publicitaires ou dans les médias. Le métissage n’est qu’une version partielle de ce qui se passe. Les gens vont vivre les uns en face des autres, les uns à côté des autres. Oui, une partie de la population venue d’ailleurs s’installe sur le territoire national et une autre partie indigène sera de moins en moins nombreuse, car on ne fait pas assez d’enfants, la démographie est en berne. Si nous sommes en face de personnes qui ont beaucoup plus d’enfants, à l’échelle de cent ans, c’est mathématique, il y aura une substitution de population.

Que révèle la récente polémique concernant les propos de Jean-Luc Mélenchon auxquels a réagi Papacito en vidéo. Une vidéo à laquelle l’ancienne présidente du Brésil Dilma Rousseff a répondu par un tweet de soutien à Jean-Luc Mélenchon.

Il y a là un bel exemple de l’effet papillon. À force de vouloir chercher le buzz pour exister médiatiquement, Jean-Luc Mélenchon est allé un peu trop loin et ne maîtrise plus l’art du buzz. Papacito l’a bien compris et a fait sortir cette vidéo au bon moment pour se faire connaître. Il s’est servi de ses adversaires idéologiques pour exister sur la scène médiatique.

Sur le fond, nous sommes davantage sur la dictature de l’émotion que sur le raisonnement à froid. Dans un monde normal, cela ne devrait pas exister et être relayé par les médias. Or, les médias sont avides de ce genre de choses pour pouvoir exister. Avec cette rivalité qui existe sur les réseaux sociaux, il faut aller de plus en plus vite et montrer des choses de plus en plus choquantes.

Revenir sur le fond et réagir à froid est précieux, c’est pour cela que la presse écrite existe.

Selon vous, tous les canaux culturels et d’information sont-ils dominés par la gauche ?

On assiste à un basculement idéologique, non pas au sein de la population générale, mais dans les médias qui sentent se fissurer cette bulle médiatique et métapolitique qu’ils maîtrisent.

Nos idées commencent à percer dans les grands médias progressistes, mais il va falloir maintenant un homme ou une femme politique qui soit soulevé par cette vague d’idées qui arrivent de manière décomplexée et les porte de manière ferme et assumée.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Football – Croates et Hongrois ne plient pas genou

genou à terre football

Le football professionnel moderne, entre mercenariat de ses joueurs, scandales financiers et frasques de ses « stars », n’offre plus guère d’occasions de s’enthousiasmer, ou même de simplement se réjouir. C’est pourquoi, dans ce morne paysage où affairisme et démagogie publicitaire s’entremêlent, il convient de souligner la dignité du comportement des équipes nationales croate et hongroise qui ont refusé de se soumettre aux injonctions masochistes du politiquement correct.

En effet, le responsable des relations avec les médias de la sélection croate, Tomislav Pacak, a confirmé aux journalistes que l’équipe nationale n’avait pas l’intention de mettre un genou à terre avant les matchs de l’Euro comme c’est devenu la grotesque habitude dans les stades depuis le décès de George Floyd et l’explosion du mouvement Black Lives Matter. Lors d’une conférence de presse, Pacak a expliqué que ce « rituel » censément antiraciste ne faisait pas partie des protocoles de l’UEFA et que l’instance dirigeante du football européen tout comme les joueurs et l’encadrement de l’équipe croate étaient opposés à l’introduction de la politique dans le sport.

De son côté, l’équipe de Hongrie est elle aussi restée debout face à des joueurs irlandais un genou à terre sur la pelouse du Stade Ferenc-Szusza de Budapest, à l’occasion d’un match amical de préparation à l’Euro 2020 (reporté à 2021 du fait de la crise du Covid-19). Des Irlandais qu’on a connus plus fiers et courageux en d’autres temps et qui ont d’ailleurs été copieusement hués par le public magyar.

On peut également noter que, quelques jours auparavant, lors des matchs opposant l’Angleterre à l’Autriche puis à la Roumanie, une partie du public britannique a également sifflé le fait que les Three Lions mettent le genou à terre. Face à cette bronca, signe qu’une partie de la population anglaise commence à en avoir sérieusement soupé de la contrition et de l’ethnomasochisme, le sélectionneur anglais Gareth Southgate a déclaré dans les colonnes du journal The Guardian : « Je crois que nous sommes dans un cas de figure où certains pensent qu’il s’agit d’une prise de position politique, à laquelle ils n’adhèrent pas. Mais les joueurs ne le font pas pour ce motif-là. » Pour quel motif alors le font-ils ? Ça, le technicien britannique ne l’a pas expliqué…

Même si la réaction du public anglais laisse entrevoir un espoir de révolte face aux diktats de l’antiracisme coercitif, on peut néanmoins une nouvelle fois noter une profonde césure entre l’Europe de l’Ouest, engluée dans le conformisme bien-pensant et la reptation face aux officines communautaristes, et l’Europe de l’Est où la dignité et la fierté nationale prévalent encore.

Pour combien de temps ? On peut en effet légitimement se poser la question au regard de l’acharnement de l’Union européenne et des lobbys mondialistes (du type Open Society de George Soros) à casser les résistances morales et identitaires des récalcitrants, notamment à grands coups de chantage aux subventions et de propagande LGBT (QI+++)…

En attendant, c’est au moins un peu de vent frais qui nous vient de là-bas…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 10 juin 2021

Prolongation du masque en extérieur, pourquoi?

Covid masques

Le pouvoir vient d’annoncer que l’obligation de porter le masque à l’extérieur était prolongée au mois de juin. Or, une chose est absolument certaine dans cette crise sanitaire: le port du masque en extérieur est inutile (contrairement à ce qu’il en est dans les transports ou dans les lieux fermés). Toutes les études réalisées à ce sujet le prouvent sans ambiguïté et confirment une intuition de bon sens. En outre, dans tous les pays européens, le niveau des contaminations et des décès annoncés s’effondre, sans doute en grande partie pour des raisons saisonnières.

Alors, pourquoi maintenir en France l’obligation du masque dehors.

4 raisons au moins, qui en disent long sur l’état d’esprit des dirigeants:

– Faire semblant de maîtriser des choses qu’ils ne maîtrisent absolument pas et préserver l’idée folle qu’une politique est à la source de l’amélioration constatée en espérant en tirer profit dans les sondages et dans les urnes;
– Tenter de faire oublier, en versant dans l’excès inverse que pendant plus de trois mois, au pic de l’épidémie et des morts (février mars et avril 2020), ils ont martelé frénétiquement que le masque ne servait à rien (y compris dans les lieux fermés et les transports);
– Ne pas lâcher la bride sur le pays, prolonger une sensation d’autoritarisme – de même que le couvre-feu de 21 H – dans le style coup de menton permanent, par compensation du chaos quotidien (violence endémique, agressions contre la police, trafics, fragmentation communautariste).
– Enfin préserver cette sensation rassurante pour eux qu’une foule masquée est soumise. On ne lit pas la colère sur des visages recouverts et le masque fait office de bâillon comme si le bout de tissu que les Français sont obligés de porter dans la rue, sur les chemins de campagne ou sur les plages étaient une manière de les faire taire. Une foule anonyme, privée de visage, ressemble à un cheptel obéissant.

A noter d’ailleurs que dans la classe politico-médiatique, de l’extrême gauche à l’extrême droite incluses, personne ou presque ne moufte au sujet de cette atteinte à la liberté.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Affaire Méric : un insupportable « deux poids deux mesures », par Francis Bergeron

Affaire Meric

Vendredi, deux jeunes gens, Esteban Morillo et Samuel Dufour ont été condamnés en appel à respectivement sept ans et cinq ans de prison, à la suite du décès du militant d’extrême gauche Clément Méric, en 2013. Ce dernier avait trouvé la mort en chutant lourdement sur le trottoir, lors d’une bagarre à laquelle il n’était pas étranger.

Ceux qui ont lu le hors-série de Présent de novembre 2018 savent tout de ce dossier. Son titre est très clair. Après le jugement de vendredi nous n’avons pas un mot à retrancher : « Se défendre était leur droit. Les défendre est notre devoir ».

Les skinheads (« crânes rasés », une ancienne appellation faisant référence à des bandes de jeunes ouvriers et fils d’ouvriers britanniques des années 1960 et 1970) est un terme particulièrement impropre pour qualifier les deux jeunes hommes qui viennent d’être condamnés à sept ans et cinq ans de prison pour la mort accidentelle du dénommé Méric. Esteban et Samuel n’avaient pas les cheveux rasés, et ne formaient pas une bande à proprement parler. C’étaient des militants politiques, certes extrémistes, comme on l’est parfois à 18 ou 20 ans. Comme l’était Méric, dans l’autre camp. On a donc rejugé vendredi une rixe mortelle, qui s’est produite il y a huit ans, entre garçons de 18 à 20 ans, devant un magasin de vêtements prisés par les deux camps.

En première instance, Esteban, qui avait 20 ans au moment des faits, avait été condamné à l’invraisemblable peine de onze ans de prison. Onze ans de prison pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Dufour, 19 ans au moment des faits, a vu sa peine réduite à cinq ans au lieu des sept ans de 2018.

Il paraît qu’on ne peut pas commenter une décision de justice. Cette formule n’est sans doute pas de Zola. Avec beaucoup de précautions oratoires, les avocats de Morillo et Dufour ont dit très exactement – pour qui sait lire entre les lignes – ce qu’il faut penser de cette condamnation, certes allégée en appel, mais, néanmoins, extraordinairement lourde : « […] une décision très amère […] difficile à comprendre sur le plan de la vérité », a dit l’avocat de Morillo. « Les passions politiques d’en face, la pression médiatique et surtout la pression idéologique de ceux qui s’étaient attaqués à eux ont été trop fortes. » Pour l’avocat de Dufour, « c’est une affaire dans laquelle nos clients se sont défendus d’une agression extérieure, mais il était sans doute trop difficile pour la cour et les jurés de dire la vérité dans ce procès tellement symbolique ».

Pas mort « pour ses idées »

Oui, il y a eu rixe entre jeunes extrémistes. Oui, l’un d’eux a trouvé la mort, le plus frêle des protagonistes, le plus jeune aussi (18 ans). Il n’est pas mort « pour ses idées », contrairement à ce que répètent à satiété, depuis 2013, des médias qui n’en peuvent plus de jeter l’opprobre sur « de vrais méchants fascistes », eux qui en voient partout, mais ne parviennent jamais à leur attribuer le moindre crime. Il n’y avait pas d’idées dans cette bagarre, devant un magasin de vêtements. N’imaginons même pas la situation inverse, la mort d’un jeune agresseur d’« extrême droite » et le verdict des mêmes juges…

C’est bien pour cela qu’il faut changer de paradigme, créer un choc dans le pays, qui porte un coup à ce que les avocats de Morillo et Dufour ont appelé pudiquement « la pression médiatique », « la pression idéologique ». Un choc électoral le 27 juin, par exemple.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 8 juin 2021

Le passe sanitaire français, le temps d’un été, suscite toujours l’indignation

pass sanitaire

08/06/2021 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
D’abord rejeté par l’Assemblée nationale suite à la fronde du MODEM, puis adopté lors d’un second vote, le 12 mai dernier, le projet de loi dit « de sortie de crise sanitaire » instaure à compter du 9 juin prochain un passe sanitaire temporaire qui devra prendre fin le 30 septembre 2021. Il se concrétisera par la délivrance d’un QRcode, via l’application TousAntiCovid, si l’on peut justifier d’un vaccin, d’un test PCR négatif de moins de 48 h, ou d’un certificat de rétablissement du COVID. Faute de quoi, des restrictions de liberté s’appliqueront pour l’accès à des espaces de rassemblement de plus de 1000 personnes.

Certains élus comme Martine Wonner, médecin psychiatre et députée du Bas Rhin, doutent de la cohérence du dispositif et rappellent que la vaccination ne garantit ni l’immunité, ni la non-contagiosité.

Mais l’on vient d’apprendre que le Royaume-Uni renonce au passe sanitaire

Le gouvernement britannique a finalement décidé que l’accès aux stades, festivals, colloques ne sera pas subordonné à la présentation d’un passe sanitaire. Alors que les restrictions sont progressivement levées en Grande-Bretagne et que le taux de vaccination explose, le passe vaccinal envisagé en février dernier va être définitivement abandonné. L’une des raisons avancées est la difficulté à prendre en compte les nombreuses contre-indications au vaccin, l’incertitude sur le bien-fondé de la vaccination des jeunes et surtout l’atteinte à une liberté fondamentale. Le NHS (National Health Service) a cependant développé une application apportant la preuve d’une non-contamination, pour les personnes souhaitant voyager à l’étranger.
Et en France, l’opposition au passeport sanitaire ne désarme pas !

Des centaines de personnes se rassemblent chaque samedi, devant le ministère de la Santé, à l’appel de Florian Philippot, fondateur du Mouvement des Patriotes. Samedi dernier, la parole a été donnée à l’avocat Fabrice Di Vizio. Il a fait savoir qu’il déposera demain mardi, une plainte auprès de la Cour de Justice de l’Union Européenne à propos de la campagne de vaccination des adolescents qui, selon lui, viole la réglementation communautaire. Il a critiqué l’utilisation massive des vaccins dans le but d’atteindre l’immunité collective, ce qui n’est autre qu’un essai clinique déguisé, mené à grande échelle. « Que dira-t-on si l’on découvre dans quelques années, des cas de stérilité en masse ou des cancers en grand nombre », a-t-il lancé. Il déplore que la santé soit devenue un bien de consommation comme un autre, et regrette que l’Agence européenne du médicament reçoive des fonds importants de la part des laboratoires pharmaceutiques.

« Migrants » contre police – Bataille rangée à Calais

migrants calais police

Calais, ville martyre. La situation de la sous-préfecture du Pas-de-Calais, goulot d’étranglement de l’immigration clandestine rêvant d’Angleterre, est toujours aussi explosive. Pour preuve, les très graves incidents qui ont émaillé la semaine dernière et abouti à une véritable bataille rangée entre migrants clandestins et forces de l’ordre.

Tout a commencé par les habituelles bagarres entre « migrants », le « vivre-ensemble » entre communautés « exilées » (volontaires) ne fonctionnant pas plus que dans le reste de la société. Ainsi, dans la nuit de mardi à mercredi, l’une de ces rixes a pris de l’ampleur et quatre migrants ont été blessés. Les forces de l’ordre sont alors intervenues et, comme il est de coutume dans ce genre de circonstances, les adversaires se sont alors réconciliés pour se liguer contre elles. Les policiers ont alors dû faire face à un nombre croissant de migrants particulièrement vindicatifs, armés de bâtons, de pierres et de barres et fer. Les faits se sont déroulés aux abords de la rocade portuaire, dans la zone des Dunes et près du port.

Les affrontements, particulièrement violents, ont éclaté vers 3 h 30 et ont duré presque toute la nuit. Visés par une pluie de projectiles divers (dont notamment des conserves alimentaires distribuées par de généreuses associations…), les CRS ont tenté de disperser les émeutiers à coups de gaz lacrymogènes mais ils se sont bientôt retrouvés confrontés à plus de 300 migrants venus en découdre, certains munis de clubs de golf voire de haches, selon certains témoins. Plusieurs véhicules ont été incendiés. Des centaines de grenades lacrymogènes auraient été tirées pour tenter de rétablir la situation qui ne sera véritablement sous contrôle que dans la matinée.

Bilan de cette nuit de guérilla : 30 CRS blessés, sept hospitalisés, dont l’un assez gravement touché, et une seule interpellation, celle d’un ressortissant érythréen de 22 ans qui a été placé en garde à vue !

De quoi susciter l’ire des syndicats de police qui dénoncent une fois de plus le pourrissement de la situation, l’absence de solution politique et la multiplication des agressions, de plus en plus violentes, dont ils sont l’objet de la part des migrants clandestins. « Le problème migratoire évolue avec les beaux jours et on fait face à des migrants violents, qui n’hésitent plus à venir armés pour blesser les collègues gravement », a notamment déclaré Manuel Vanoeteghem, adjoint au délégué régional d’Alliance Police nationale CRS.

Les perspectives sont, hélas, bien sombres pour la ville du Nord et les forces de police chargées d’y maintenir un semblant d’ordre car le pouvoir macronien ne semble pas envisager de mettre en place les seules mesures susceptibles de ramener la paix et la tranquillité à Calais : l’expulsion de tous les clandestins, accompagnée d’une fermeture complète des frontières à tout nouveau flux migratoire. Tant que ces mesures de bon sens ne seront pas appliquées, le chaos perdurera.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 7 juin 2021

Marine Le Pen : «Moi, j’ai à dire quelque chose à ceux qui ont choisi Monsieur Youssoupha et comme ce n’est pas le président de la FFF, j’en conclus que c’est à l’Elysée qu’il a été choisi»

PMA à l’Assemblée nationale : le retour

PMA GPA

Après un examen en commission spéciale du 1er au 3 juin, les députés examineront le projet de loi bioéthique en séance publique à partir du 7 juin. Début février, lors de la seconde lecture, les sénateurs ont réécrit le texte de fond en comble, en excluant sa mesure phare, à savoir la PMA sans père. l’Assemblée nationale entend profiter de cette troisième lecture pour revenir à la version d’origine. Mais sous couvert de “progrès”, de quoi parle-t-on réellement ?

N’est-on pas d’accord pour dire qu’on ne souhaite à personne d’être orphelin ? Eh bien, le projet de loi bioéthique vise à étendre la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. En d’autres mots : priver des enfants volontairement de père. Si la loi passe, il faudra dire dans quinze ans à ces jeunes fabriqués par la science : ” Tu n’as pas de papa car il y a quinze ans une loi en a décidé ainsi.” On crée alors une injustice, voire une inégalité, parce que s’il y a bien une égalité au monde, c’est que nous sommes tous nés d’un père et d’une mère.

En outre, la PMA sans père mène directement vers la gestation pour autrui (GPA) dont l’abandon est le principe initial. En effet, une fois le droit à l’enfant accordé à toutes les femmes, au nom de l’égalité, les mêmes revendications viendront de la part des hommes. On tombe dans la marchandisation du corps des femmes et le commerce des ventres des mères porteuses. La suite, inévitable, est désastreuse, non seulement pour les droits des enfants, mais également pour la dignité du corps de la femme. Pendant la grossesse, la mère et l’enfant sont connectés par un ensemble de liens affectifs et sensoriels. Pendant neuf mois le bébé vit en harmonie avec elle. Comment peut-on en connaissance de cause arracher un enfant à sa maman après sa naissance et briser ce lien qui s’est établi entre le nouveau-né et cette dernière pendant neuf mois ?

Nombreux sont ceux pour la PMA sans père et qui s’opposent à la GPA ; mais il faut comprendre que si la première passe, la deuxième passera également, car elles sont intimement liées. Tout sera alors une question de temps pour que des esprits déjà si “ouverts” s’ouvrent encore plus. Mais cette machine idéologique constamment en quête de “progrès” peut être stoppée. C’est à ceux qui n’ouvrent pas leurs esprits, mais plutôt leurs cœurs, de se battre pour la famille et refuser le droit à l’enfant. Vouloir un enfant est un désir parfaitement légitime, mais ce dernier n’est pas un droit, et encore moins une marchandise que l’on achète ou que l’on loue.

Le gouvernement cherche à répondre aux désirs des minorités, qui pensent, à tort, représenter la voix majoritaire de la Nation (selon L’IFOP en 2019, “83 % des Français pensent que l’État doit garantir à l’enfant né par PMA le droit d’avoir un père et une mère“). Nous assistons depuis de longues années à une idéologie selon laquelle toute avancée des droits humains est un progrès, et cela au détriment de valeurs et institutions traditionnelles qui guident les hommes depuis la nuit des temps. Les politiques successives de François Hollande et Emmanuel Macron se sont toutes deux inscrites dans une perspective gauchiste “progressiste” qui divise les Français. Et c’est la famille qui en paye le prix, car le modèle familial et les repères traditionnels sont supprimés au profit d’un clientélisme non seulement politique et individualiste, mais également égoïste, qui cherche à répondre à des désirs d’adultes et met de côté les droits des plus vulnérables : les enfants.

Afonso Chaby

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

« Facho », « Ku Klux Clan », « Bande de racistes », « Mussolini » : la photo officielle de la sélection italienne pour l’Euro 2021, suscite un flot de racisme anti-blanc

Élisabeth Lévy – “Beaucoup de catholiques en ont marre de tendre la joue gauche”

Élisabeth Lévy

Une procession en mémoire des martyrs catholiques de la Commune a été sauvagement attaquée par des antifas qui revendiquaient leur mouvance. Les catholiques, habituellement discrets dès lors qu’ils subissent des actes anti-chrétiens, ont haussé le ton, à l’image de Monseigneur Aupetit dans Le Figaro. Un ras-le-bol ?

Une procession catholique a été attaquée à Paris ce samedi.

Celle-ci était organisée par le diocèse de Paris qu’on ne peut pas qualifier d’intégriste, en mémoire des cinquante otages, dont dix prêtres, fusillés par les communards le 26 mai 1871. Le rassemblement était autorisé, ils étaient environ 300, retraités, scouts et parfaitement pacifiques. Ce 29 mai, pour le 150ème anniversaire de l’écrasement de la Commune, la gauche célébrait d’autres martyrs : 147 communards exécutés devant ce qu’on appelle depuis le mur des Fédérés. Des deux côtés, il y a eu des civils sans défense exécutés. Mais chacun ses morts.

C’est alors que la procession a été prise à partie par des manifestants de gauche scandant « À bas les Versaillais ! ». Puis le cortège a été attaqué par des prétendus antifas encagoulés. Plusieurs processionnaires furent frappés, dont un, blessé au crâne, est encore hospitalisé. Les fachos, ce sont ceux qui agressent des gens sans défense parce qu’ils ne pensent pas comme eux. « La sécurité de cette marche n’était apparemment pas la priorité de la préfecture », écrit Mgr Aupetit, archevêque de Paris dans le Figaro de mardi.

Le plus frappant ? La quasi-absence de réactions. Quelques tweets seulement, de Darmanin et Pécresse, des papiers dans le Figaro, Valeurs Actuelles, L’Obs, Sud Radio et chez Pascal Praud. Sinon, silence glaçant de la gauche et de la majorité des médias.

Quelles conclusions en tirer ?

Que certaines victimes sont plus dignes de compassion et certains coupables plus dignes de réprobation que d’autres. Imaginons des ultra-droite attaquant une manif contre l’islamophobie ou un rassemblement juif. Ce serait un festival de “République en danger” et de “démocratie menacée”. Le président de la République se déplacerait pour jurer que la France ne cédera pas.

Dans les faits, il y a eu en 2019, 1052 faits antichrétiens en 2019 contre 687 à caractère antisémite et 154 antimusulmans. Cela n’émeut personne. On ne craint pas de les froisser, on les caricature à loisir. Ce sont même les cibles préférées des humoristes de France Inter.

Les catholiques pratiquants sont une minorité mais la gauche continue à faire comme si l’Église menaçait nos libertés. Pour beaucoup, l’islam est une religion française mais pas le catholicisme. Certes, les cathos sont bien élevés. À de très rares exceptions près, ils ne recourent pas ou plus à la violence.

Mais beaucoup, surtout les jeunes, en ont marre de tendre la joue gauche. Comme dit Eugénie Bastié, on n’en a qu’une, il faut la garder pour les grandes occasions.

Texte repris du site Sud Radio

Au revoir « l’état d’urgence », bienvenue au « pass sanitaire » !

pass sanitaire

La loi encadrant la sortie de l’état d’urgence sanitaire a été promulguée au Journal officiel. Cela pourrait sembler être une bonne nouvelle, cela ne l’est, hélas, que très partiellement, le texte laissant craindre le passage d’une situation d’exception temporaire à un état permanent de contrôle « sanitaire » et de limitation des libertés individuelles.

Le texte voté comporte 18 articles qui donnent un cadre légal aux mesures de déconfinement annoncées par le gouvernement, sans pour autant, bien sûr, « baisser la garde face à l’hypothèse d’une reprise épidémique ». L’état d’urgence prendra donc fin le 30 septembre et non fin octobre comme l’avait souhaité initialement l’exécutif.

Cette promulgation s’inscrit dans un contexte de décrue des contaminations au Covid-19 et d’élargissement et d’accélération de la vaccination (le vaccin pour tous, c’est maintenant !), la perspective des vacances et autres voyages d’été semblant prendre le pas sur les inquiétudes quant à l’efficacité et l’innocuité de celle-ci.

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés en France est aujourd’hui passé sous la barre des 18 000, et 3 200 personnes sont actuellement en soins critiques, selon les données de Santé publique France. Parallèlement, 24,5 millions de personnes ont reçu une dose de vaccin (soit 36,7 % de la population totale et 46,8 % de la population majeure) et 10,3 millions de personnes ont reçu deux doses, selon le ministère de la Santé.

En attendant la fin de l’état d’urgence, cette nouvelle (énième) loi fixe donc les dispositions qui peuvent être prises par le gouvernement pendant cette période en cas de nouvelle « vague » pandémique : réglementation de la circulation des personnes ou des véhicules, ouverture ou fermeture de certains lieux au public, couvre-feux… Elle entérine également la mise en place, épineuse et controversée, du « pass sanitaire » qui devrait – du moins dans un premier temps – être limité aux grands rassemblements de plus de 1 000 personnes et aux lieux ne « permettant pas le respect des gestes barrières ». Il rentrera en vigueur le 6 juin.

Pour le citoyen, rien de très nouveau, le port du masque continuant à être la règle, le couvre-feu restant possible et prévu pendant les trente prochains jours à compter du 1er juin, et des reconfinements locaux pouvant être décidés.

Les députés de gauche (Gauche démocrate et républicaine, France insoumise, PS) ont décidé de saisir le Conseil constitutionnel, jugeant que ce « pass donne des pouvoirs très importants au gouvernement sur des bases beaucoup trop vagues et imprécises ». Quant aux députés de la droite nationale, on ne les a guère entendus sur le sujet… On peut le regretter.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 2 juin 2021

Abbé Christian Venard, sur la procession attaquée par des antifas : « Si elle n’avait pas été catholique, on imagine déjà l’émotion nationale, voire internationale… »

abbé Christian Venard

Samedi dernier, une procession catholique à la mémoire des prêtres assassinés par les communards a fait l’objet d’une agression violente de la part de militants d’extrême gauche. Voici la réaction de l’abbé Christian Venard au micro de Boulevard Voltaire.

Samedi, environ 300 pèlerins parisiens ont répondu à l’appel du diocèse de Paris et ont processionné dans les rues vers l’Est parisien pour commémorer les prêtres assassinés durant la Commune. Cette procession a été très violemment attaquée par des manifestants d’extrême gauche qui eux commémoraient les communards, ceux qui avaient assassiné les prêtres pour lesquels les catholiques processionnaient. Que révèle cette agression gratuite ?

Il faut distinguer le fait en lui-même des antifa d’extrême gauche et une procession catholique au même plan politique que leur propre manifestation. Il y a une incompréhension formelle.

Ce qui m’intéresse davantage, c’est l’absence de réaction et d’indignation de l’immense majorité de la classe politico-médiatique, à quelques exceptions près.

Je n’aime pas utiliser le mot deux poids deux mesures ou alors dans une manière descriptive. En effet, on peut constater que si cette procession n’avait pas été catholique, imaginons que c’était un moment de prière organisée par un autre culte, musulman ou israélite, on imagine déjà l’émotion nationale, voire internationale, qui se serait emparée du sujet.

L’important pour nous catholiques est de ne pas rentrer dans ce débat-là. C’est un piège puisqu’ils nous poussent vers des positions victimaires et communautaristes contre lesquelles notre propre religion se pose. Les premiers chrétiens qui ont perdu la vie au nom de leur foi sous l’Empire romain ne se posaient pas comme des victimes. Ils prenaient les risques jusqu’à donner leur vie.

Sans tomber dans la position de victimaire, il y a aussi un diagnostic à faire que l’Église catholique n’a pas encore fait. C’est un état des lieux clair et net. Nous observons des faits quotidiens comme des profanations, des incendies d’églises et des actes anti-chrétiens. On a l’impression que les catholiques eux-mêmes n’en ont pas encore vraiment pris conscience.

Ce qui me paraît intéressant c’est l’absence de réactions que ce soit de la part des catholiques, mais plus généralement de la société. Ce qui touche à la religion catholique n’est plus considéré comme un élément sacré pour notre société. Le mot sacré que j’emploie est de l’ordre du ciment social auquel on ne doit pas toucher. Je vous donne un exemple. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les sociétés occidentales ont considéré comme sacré tout ce qui touchait à la Shoah. Nous avions atteint le comble de l’horreur de ce que l’humanité pouvait faire. Collectivement, nous sentons bien que nous ne voulons pas que l’on touche à cet élément comme un élément sacré.

Ce qui m’interroge à travers l’absence de réaction de chanteurs, de politiques ou de journalistes à quelques exceptions près, c’est ce déplacement du sacré. De toute évidence, ce qui touche à la foi catholique n’est plus considéré comme sacré, alors que même dans le champ religieux, je pense notamment à nos frères dans la foi juive ou à ce qui touche à l’islam, on le considère encore comme quelque chose de sacré auquel on ne doit pas toucher. Cela devrait être une vraie interrogation pour les élus de la France. Comment a-t-on pu arriver, dans un pays qui a été totalement forgé par le christianisme, à une telle détestation de soi-même ? On en est arrivé à ne plus considérer comme sacré ce qui touche à le religion catholique.

Il n’y a pas de haine des catholiques en Occident, mais plutôt une haine de soi-même qui se déplace sur le catholicisme.

Pour la plupart de nos contemporains, ce n’est même pas une haine du catholicisme, mais le catholicisme est simplement sorti de leur champ de vision et n’est plus considéré comme un élément sacré, fédérateur de la société, alors que d’autres éléments le sont. Par exemple, un certain nombre de forces progrès voudraient mettre, dans ces éléments sacrés qui forgent la société, un prétendu droit à l‘avortement auquel on ne pourrait pas toucher. Nous catholiques, sommes-nous capables d’un minimum d’introspection ?

Le Pape François lui-même avait dit qu’il ne fallait pas considérer l’Église comme une certaine ONG parmi d’autres ONG. Le catholicisme français n’a-t-il pas, à certaines période,s trop voulu se montrer comme une espèce d’humanitarisme bien sympathique, mais dans lequel on gommait un peu les aspects typiquement sacrés. Ne trébuchons-nous pas parfois sur nos propres erreurs ?

Je comprends l’émoi des fidèles catholiques qui se sont retrouvés menacés de manière violente. De ce point de vue-là, le diocèse de Paris a une attitude plutôt intelligente. Plutôt que de rentrer dans une polémique que l’on peut comprendre, il essaie de rechercher un peu plus loin les raisons qui nous amènent à cela. C’est un signal d’alarme.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Bracelet électronique : breloque pénale – Entrave ou incitation ?

Bracelet électronique

Le bracelet électronique, Il est beaucoup question de bracelets électroniques, ces derniers temps. Ils semblent être un ingrédient de l’actualité. Passons en revue quelques faits.

– Terry Dupin, blessé et arrêté par le GIGN ce lundi 31 mai après une cavale de 36 heures en Dordogne, était recherché à la suite de violences conjugales et de tirs sur les gendarmes. Ce récidiviste sortait de prison, portait un bracelet électronique avec l’interdiction de s’approcher du domicile de son ancienne concubine.
– Une femme de 33 ans est décédée à Douai dans la nuit de dimanche 30 à lundi 31 mai, manifestement sous des coups. Son concubin a été placé en garde à vue. Selon le procureur de Douai, il « bénéficiait d’une mesure d’aménagement de peine, détention à domicile sous surveillance électronique, pour l’exécution d’une peine de 10 mois d’emprisonnement pour vol aggravé et dégradations graves du bien d’autrui…»
– Avec neuf mentions au casier judiciaire, le réfugié politique kossovar qui a tué sa compagne à Hayange le 24 mai purgeait depuis le 20 novembre 2020 une peine d’un an d’emprisonnement pour des délits routiers, aménagée en peine à domicile avec bracelet électronique.
– A Alençon, le 25 avril, un homme d’une trentaine d’années tentait de poignarder son ex-conjointe. Il portait un bracelet électronique pour des faits de violence et de conduite sous stupéfiants.

A ces situations graves, il faut ajouter les cas où le port d’un bracelet électronique n’empêche aucunement la poursuite du business.

– A Plappeville (Moselle), un jeune homme vivant chez ses parents, purgeant une peine aménagée sous bracelet électronique, vendait du cannabis depuis… son balcon. Il a été arrêté ce week-end.
– Même chose à Angers le 3 mai où un jeune homme sous bracelet électronique pour vente de stupéfiants continuait de… vendre des stupéfiants.
– A Villeurbanne le 26 mai, un homme a été arrêté après un cambriolage. Il portait un bracelet électronique après des condamnations pour… vols.
– Le 19 mars à Grenoble, un homme de 35 ans a été arrêté pour huit agressions sur des personnes âgées en vue de leur voler leur sac à main. Condamné pour des faits semblables en 2014 et 2019, il avait été remis en liberté en novembre avec port de bracelet électronique.

Cette liste de divers crimes et délits ne prétend pas être exhaustive. Telle quelle, elle suffit à s’interroger sur l’utilité du bracelet électronique. Il était censé et résoudre le problème de la surpopulation carcérale et aider à la réinsertion. Or la surpopulation carcérale ne s’en trouve pas amoindrie puisque voilà des gens qui, loin de se réinsérer, sombrent dans la récidive, ou la réitèrent, ou passent au stade criminel supérieur. Quant aux femmes, on a bien compris que le bracelet électronique ne les protège en rien dans les cas des violences conjugales, n’en déplaise aux procureurs qui, dans plusieurs affaires récentes de « féminicides », ont assuré que la justice avait fait son travail convenablement. Il est vrai qu’elle l’a fait convenablement de son point de vue à elle. Tant qu’on ne sera pas sorti de la vision idéologique selon laquelle c’est à la société de payer sa dette envers le criminel, tant qu’on n’aura pas pris la décision d’expulser les délinquants et criminels étrangers pour désengorger les prisons, double peine et peine capitale seront réservées aux victimes.

Guy Denaere

Article paru dans Présent daté du 1er juin 2021

Immigration : les faits démentent le baratin, par Ivan Rioufol

L’immigration est « une chance pour notre pays », assure encore Emanuel Macron dans la revue Zadig. Cette confortable conviction lui avait fait applaudir, en 2015, la décision d’Angela Merkel d’accueillir plus d’un million de réfugiés syriens sur son sol. Depuis, la honte de l’antisémitisme nazi a laissé place à un antisémitisme islamiste tout aussi répugnant.

Vendredi, dans les rues d’Hambourg (Allemagne), des groupuscules islamistes liés au mouvement Muslim Interaktiv ont participé à une démonstration de force calquée sur les parades nazislamistes du Hamas à Gaza, aux cris de : « Israël assassin d’enfants ! ». Le même jour, en France, Ndiaye Dieye s’attaquait au couteau à une policière dans le commissariat de la Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique) avant d’être abattu par la police. Les premiers mots de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, ont été pour dire que le forcené, était « un Français né en France ». Dieye était né en effet dans cette même commune en 1981. Il était fiché comme islamiste radical depuis 2016. Condamné une vingtaine de fois depuis 1998, il était sorti de prison en mars. « L’auteur des faits avait purgé sa peine », s’est également empressé de commenter le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti. « Il n’y a pas eu d’aménagements. Il avait un suivi socio-judiciaire qu’il a respecté complétement ». Bref, rien de particulier à signaler…

L’obsession du gouvernement est de nier tout lien entre immigration et délinquance, immigration et nouvel antisémitisme, immigration et violences faites aux femmes, immigration et terrorisme, etc. C’est notamment le crédo de Darmanin (« Je suis à 100.000 lieux de faire le lien entre insécurité et immigration »). Mais les faits démentent le baratin. Les chiffres officiels révèlent que 24% des détenus sont des étrangers, majoritairement africains ou maghrébins. S’il n’est pas possible d’avoir des statistiques ethniques concernant les détenus issus de l’immigration, les témoins du monde pénitentiaire s’accordent à reconnaître que les détenus originaires du continent africain « sont massivement surreprésentés particulièrement dans les maisons d’arrêt » (Laurent Lemasson).

Selon le parquet de Paris, 75% des mineurs déférés sont des illégaux. Bref, il faut être intellectuellement malhonnête pour assurer que l’immigration n’a aucune responsabilité dans la nouvelle insécurité. Il faut être déconnecté des réalités comme l’est Emmanuel Macron pour flatter, dans le JDD, « une immigration légale dont nous avons besoin pour notre économie ». L’islamiste de la Chapelle-sur-Erdre était aussi « schizophrène sévère ». Selon le pédopsychiatre Maurice Berger, cette maladie se remarque de plus en plus après des unions consanguines des clans importés. Une chance, l’immigration ? Un peu de sérieux !

Ivan Rioufol

Texte daté du 31 mai 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol