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La douche froide : le sondage qui montre que la victoire de 2018 laisse les Français totalement de marbre sur le vivre-ensemble

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[Vidéo] Football : mondialisation et standardisation ?

20/07/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Comment la Coupe du monde reflète-t-elle la géopolitique et les relations internationales ? Le football est-il aussi mondialisé qu’on le croit ? L’argent a-t-il changé le jeu ?

Voyage en ballon autour de la planète foot. Avec Jacques Sapir, Robert Redeker, agrégé de philosophie et auteur de Peut-on encore aimer le football ? (Éd. du Rocher, 2018), et Jean-Baptiste Guégan, journaliste, spécialiste de la géopolitique du sport et co-auteur de Football Investigation : les dessous du football en Russie (Bréal, 2018).


Sébastien Meurant : « Il y a un lien entre immigration et délinquance »

19/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Rapporteur spécial au Sénat du projet de loi Asile et immigration, Sébastien Meurant, sénateur LR du Val d’Oise, est revenu sur la politique française en matière d’immigration et d’asile.

Que pensez-vous de la loi Asile et immigration ?

La loi qui a été votée n’est pas du tout à la hauteur des enjeux.
Or, ce sont des enjeux majeurs pour l’avenir de la France et de l’Europe. Nous l’avons vu récemment avec les élections successives. Ce qui s’est passé en Italie est également très intéressant. C’est un enjeu qui risque de faire éclater l’Europe.
Avant tout, si on se place du point de vue français qui m’intéresse en premier lieu, c’est un enjeu civilisationnel. Sur un certain nombre de territoires, la France et les lois de la République ne sont plus respectées. Cet état de fait est directement lié à l’immigration.
Le texte voté ne répondra à rien de tout cela. Pire, il élargit le regroupement familial. Cette loi favorisera l’envoi de mineurs qui seront exploités. On subventionne tout un tas d’associations dont le fonds de commerce est cette misère humaine. Nous sommes donc aujourd’hui complices du trafic d’êtres humains. C’est dramatique et tragique.
L’État français est complice de cela. Nous savons très bien qu’en envoyant des signaux forts, comme le disait l’Italie ou comme l’avait proposé un Général italien, en une semaine les flux irréguliers en Méditerranée sont réglés.
La France qui a une politique ambiguë est complice de cela. On ne veut pas accueillir l’Aquarius, mais on va accueillir les personnes qui sont dans l’Aquarius et qui veulent quitter l’Espagne pour venir en France. Et c’est bien normal qu’ils le veuillent puisque notre modèle social, qui prend l’eau de toutes parts, est une pompe aspirante énorme. C’est humainement compréhensible. En revanche, politiquement c’est suicidaire.
Demain, l’Afrique doublera sa population. Que fait-on ?
Devons-nous continuer à nous voiler la face en mettant de l’argent et des moyens qui sont évidemment insuffisants, car la misère dans le monde est grande ? Nous jouissons en France d’un modèle extrêmement généreux. Or, ce modèle-là est déficitaire et la perpétuation de ce système se fait à l’encontre des Français, car il y a un appauvrissement généralisé.
Ce refus de voir la réalité est politiquement terrible. Je suis allé voir France terre d’asile. Cette association de 35 personnes en 1997 et aujourd’hui à plus de 900 personnes. Ce sont des fonds publics. Le rôle des parlementaires est d’aller voir comment sont utilisés les fonds publics, notamment en matière migratoire.
La réalité est que l’immigration conduit à un appauvrissement du pays et à une augmentation de la délinquance. Évidemment, l’immigration n’est pas gratuite. Lorsqu’on supprime des classes dans certaines zones rurales, on en crée dans certaines zones périphériques. Évidemment lorsqu’aucun parent ne parle français, c’est plus difficile pour les enseignants. Il faut donc mettre des moyens, mais malheureusement, nous n’avons plus ces moyens actuellement.

Faites-vous un lien entre immigration est délinquance ?

Il suffit d’ouvrir les yeux et les oreilles et de visiter les prisons. Évidemment, on peut faire un lien entre immigration, délinquance et pauvreté. On peut également faire un lien avec les attentats terroristes islamistes. Évidemment qu’il y a un lien. Je rappelle simplement ce que monsieur Valls avait déclaré en octobre 2015. Il déclarait que nous ne faisions pas de tri entre migrants. Et peu de temps après, en novembre, il déclarait que des terroristes s’étaient glissés parmi les migrants.
La réalité qui n’est autre que celle-ci, même si elle déplaît à certaines personnes. Croyez-vous que cela va s’améliorer si on ne change rien ?
Cette question-là est majeure pour l’Europe, un continent vieillissant qui subit une immigration de masse. Ce qui se passe en Italie et en Allemagne est très intéressant.
L’échec de Merkel en 2015, et de l’Europe, est d’avoir annoncé que nous allions accueillir 1 million de personnes sans demander aux pays membres. Or, une fois entrées dans l’espace Schengen, ces personnes vont où elles veulent. Et actuellement, l’Europe n’assure pas la sécurité des peuples européens. Nous avons confié à la Turquie l’essence même de ce que peut faire l’Europe, la sécurité, avec 6 milliards d’euros pour assurer la gestion des flux.
La raison d’être de l’Etat est d’assurer la sécurité intérieure et extérieure du pays. Les deux sont liées. On voit que des personnes venant de l’extérieur peuvent perpétrer des meurtres de masse. Il suffit de revenir 20 ou 30 ans en arrière, c’était inenvisageable. On ne peut pas continuer comme cela. On ne peut pas continuer à accueillir comme cela des gens de l’extérieur qui veulent nous imposer leur façon de vivre, avec une vision de la femme incroyable et une religion qui pour certains est une religion du pré-Moyen-âge.
Les questions de l’identité, de la religion, de la sécurité sont des questions majeures et essentielles.
La loi immigration qui vient d’être votée ne changera rien. Elle peut apparaître avec la complicité des médias et de la gauche comme trop restrictive alors qu’en réalité, elle est plus permissive que ce qui existe. On est dans la communication et le » en même temps ». On essaie de séduire un peu la gauche et un peu la droite. Il ne faut pas prendre les Français pour des gogos.


Violences après la victoire des Bleus : pour Eddy Sid, les autorités doivent sortir de l’«angélisme»

18/07/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Sur le plateau de RT France, réagissant aux débordements qui ont eu lieu en marge des célébrations de la victoire de la France lors de la Coupe du monde de football, Eddy Sid – porte-parole de l’unité SGP Police – estime que les moyens de la police sont insuffisants.

Il exhorte les autorités à sortir de l’«angélisme» et souhaite des condamnations «exemplaires», ces personnes ayant «sali l’image de la France».


L’affligeant bilan de quatre « soirées festives » à Paris, par Pierre Malpouge

Les nuits de fête se suivent et se ressemblent. Qu’il s’agisse des deux nuits de la fête nationale des 13 et 14 juillet, ou de celles des 15 et 16 juillet célébrant la victoire des Bleus, les fêtards et les racailles ayant envahi l’avenue des Champs-Elysées à Paris et les rues adjacentes, ont laissé éclater leur joie, de façon parfois très violente.

Telles les fourmis ravageuses et détruisant tout sur leur passage du film Quand la Marabunta gronde, les « poètes » du ballon rond s’en sont donné à cœur joie en matière de casse et d’exactions diverses et variées. Voitures brûlées, magasins pillés, mobilier urbain saccagé, vitrines brisées, agressions, heurts avec les forces de l’ordre, le volet « gentil » de la fête aura été de courte durée.

Noyés dans une foule immense, les casseurs ont en effet investi les Champs-Elysées où s’étaient massées des centaines de milliers de personnes.

Dimanche soir, quelque 845 voitures étaient déjà parties en fumée. La veille au soir, 508 personnes avaient été placées en garde à vue suite à ce que l’on nomme « incidents », du côté de la Place Beauvau.

« Compte tenu de la foule présente et malgré des débordements inacceptables, on doit enregistrer un bilan mesuré », a souligné pour sa part le préfet de Paris, Michel Delpuech, heureux récipiendaire de la Légion d’honneur (promotion du 14 juillet).

45 policiers et gendarmes ont été blessés. Gaz lacrymogènes et engins lanceurs d’eau ont répondu aux jets de bouteilles ou de chaises.

Mêmes débordements festifs dans la nuit de lundi à mardi aux abords de l’Hôtel Crillon (place de la Concorde) où des « supporters » énervés d’attendre l’apparition des « héros » se sont frottés aux forces de l’ordre. Ce mardi à 6 h du matin, la carcasse calcinée d’une voiture continuait à fumer à quelques pas de l’Olympia.

Ailleurs en Ile-de-France, 24 voitures ont brûlé en Seine-Saint-Denis, des voitures ont également été incendiées en Seine-et-Marne et dans le Val-de-Marne. Dans le Val-d’Oise, une cinquantaine de personnes ont été interpellées tandis qu’en Essonne, incendies en série et affrontements entre bandes et policiers se sont déroulés.

Ce type de « joyeusetés » se décentralise désormais un peu partout en France.

L’alcool et la stupidité ont aussi été à l’origine d’accidents graves, voire mortels : à Saint-Félix (Oise), un automobiliste qui hurlait sa joie en conduisant est décédé après avoir percuté un platane. En Meurthe-et-Moselle, trois enfants ont été percutés par une moto. A Aubenas (Ardèche), trois piétons ont été heurtés par un automobiliste. A Annecy, un homme s’est noyé après avoir sauté dans un canal presque à sec…pour manifester sa joie. A Marseille, plusieurs « incidents » entre supporters et forces de l’ordre ont éclaté autour du Vieux-Port. Même chose à Nantes, à Ajaccio, à Strasbourg ou encore à Rouen. Mais comme le disent les autorités, toutes ces joyeuses soirées se sont globalement déroulées de manière très festive partout en France.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 17 juillet 2018

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Alger : il manque de se faire lyncher car il porte un maillot de l’équipe de France

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L’armée et les militaires au zénith auprès des Français, par Pierre Malpouge

L’image de l’armée française dans l’opinion est excellente, et même à son zénith : selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting, neuf Français sur dix soit 87 % ont une « bonne opinion » des militaires.

Pour 94 % des sondés, nos soldats sont « courageux » ; ils sont « dévoués » pour 91 % d’entre eux, et ils « défendent les valeurs républicaines » (89 %). 80 % leur font confiance pour « intervenir sur le territoire national en cas d’attaque terroriste ».

Une opinion plus que favorable que l’on retrouve également dans la classe politique. Ainsi, chez les sympathisants Les Républicains, ils sont 96 % à avoir une bonne opinion, 95 % chez ceux du Rassemblement national (ex-FN) et de La République en marche, 87 % du côté du PS et même 80 % chez les Insoumis.

La lutte contre le terrorisme explique largement ce regain de sympathie des Français pour leur armée. Mais quatre Français sur dix (38 %) seulement disent faire confiance à Emmanuel Macron pour lutter contre le terrorisme islamiste. Lequel Emmanuel Macron se retrouve pour le coup au même niveau que son prédécesseur François Hollande (selon un sondage réalisé en mars 2016, seuls 38 % des Français faisaient alors confiance à François Hollande pour lutter contre le terrorisme). Pourtant, à la différence de Hollande, Macron avait osé désigner l’ennemi, les islamistes. Mais à présent l’opinion en attend beaucoup plus.

Par rapport aux années passées, l’évolution est notable. Jusqu’au début des années 1990, moins de 70 % des Français avaient une bonne opinion de l’armée (notons qu’en 1985, les Français étaient 35 % à avoir une mauvaise image des militaires, notamment un sur deux parmi les sympathisants de gauche), relève l’institut de sondage.

Les Français estiment que « les militaires ne sont pas assez reconnus »

L’opération Chammal, menée contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak, a été approuvée par 86 % des Français, ce qui ressemble à un plébiscite. Les Français estiment qu’« il faut continuer jusqu’à ce que Daesh ne soit plus une menace ». Quant à l’opération intérieure Sentinelle, elle est approuvée à hauteur de 77 %.

Une armée donc au zénith dans le cœur des Français. Des Français qui estiment d’ailleurs que les militaires ne sont « pas assez reconnus ».

Un manque de reconnaissance auquel s’ajoute le regret par l’opinion de l’insuffisance de moyens pour nos soldats et notre armée. En mai dernier, 55 % des Français interrogés estimaient en effet que le niveau actuel du budget de la Défense « ne permettait plus aux armées de remplir leurs missions » et 82 % d’entre eux disaient souhaiter qu’il soit « maintenu et augmenté ». Cela ne va pas dans le sens des orientations actuelles, car le ministère de l’Action et des Comptes publics aurait l’intention de récupérer 850 millions sur le dos des armées afin de pouvoir réunir les 4 à 5 milliards d’euros manquants pour ramener le déficit public sous le seuil de 3 % du PIB.

A noter qu’en matière d’Europe de la défense, 54 % des Français estiment que celle-ci devrait avoir comme priorité une « participation commune aux opérations extérieures » et qu’elle doit se construire dans « le cadre global de l’Otan ». Comme aurait pu dire le général Bigeard, l’armée est seule à nous donner encore cette vraie « parcelle de gloire ».

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 16 juillet 2018

[Vidéo] Les Bleus : équipe de France ou équipe africaine ?

16/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
« Vive la France, la sixième équipe africaine du Mondial ».

A l’occasion de la coupe du monde de football, la presse française et étrangère se réjouit des « origines migratoires » des joueurs de l’équipe de France.


Syrie : on tue encore !, par Etienne Defay

Deera et Idlib. Ces deux villes situées respectivement au sud et au nord de la Syrie ont été le théâtre de violents affrontements entre les forces de Bachar Al Assad et des rebelles syriens.

Au bout de sept ans de guerre, il semblerait en effet que l’armée syrienne ait enfin repris le contrôle de la situation. Au bout de sept ans de machinations étrangères et de déferlement de violences, il semblerait qu’enfin les Syriens soient globalement redevenus maîtres de leur pays. Mais pas totalement. En effet, à Deera, berceau historique de la rébellion syrienne, les combats ont cessé le 8 juillet dernier avec la reddition des rebelles, les civils commencent à peine à revenir dans la ville martyre. Ainsi, les convois de citoyens syriens croisent ceux des rebelles qui ont obtenu d’être évacués dans le nord du pays dans la province d’Idlib qui sera à n’en pas douter le prochain théâtre d’affrontements tout aussi violents.

Dans la zone kurde, la situation est tout aussi tendue. Les Kurdes de Syrie craignent le retour des persécutions, coincés entre la Turquie et les forces d’Assad. Coincés dans leur lutte identitaire et divisés par le retour du PKK en 2012 avec l’accord du régime qui y voyait un moyen efficace pour diviser les révolutionnaires, ces derniers voient leur avenir s’assombrir après plusieurs années de lutte contre le terrorisme.

Autre point chaud : les chrétiens. Le pourcentage de chrétiens au Moyen-Orient est passé de 20 % avant la Première Guerre mondiale à 4 %, estime le Vatican. Les responsables chrétiens de Syrie prônent une aide au retour des chrétiens réfugiés dans des pays limitrophes, à l’instar de l’archevêque grec-catholique d’Alep, Mgr Jean-Clément Jeanbart. « Le régime est une chose, le terrain une autre », confie cet homme qui n’a jamais abandonné sa ville.

Il a lancé une campagne intitulée « Alep vous attend », finançant les retours des chrétiens grâce à des bienfaiteurs suisses. Sur 170 000 chrétiens de la ville avant la guerre (11 dénominations différentes), il en reste peut-être 60 000, calcule-t-il, jugeant que ceux partis en Occident ne reviendront pas.

Si les grands médias se sont désintéressés du conflit syrien, il faut dire que l’issue de la guerre a fait mentir l’intégralité des éditorialistes et des pseudos humanitaires ; les combats à mener pour le retour de ces populations et le maintien coûte que coûte des minorités chrétiennes sur place ne sont pas encore gagnés. Le patriarche syrien-orthodoxe Ignace Ephrem II, qui vit à Damas, juge que « l’Occident a été trop obnubilé par un changement de régime. En tant que chrétiens nous avons le sentiment d’avoir été abandonnés », s’alarme-t-il ; « les programmes d’aides gouvernementales internationales ne nous parviennent pas, car on nous accuse d’être des suppôts du gouvernement ».

Un comble quand on sait que la seule alternative crédible au régime de Bachar serait une dictature basée sur le fondamentalisme islamique. Toujours cette vieille lubie occidentale croyant la démocratie universelle.

Pour Elisa Bureau, auteur des Chrétientés orientales (éditions Persée), les chrétiens d’Orient sont l’un des deux poumons du christianisme, s’en amputer constituerait une perte telle que notre religion aurait du mal à s’en remettre.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 12 juillet 2018

Italie : Enchaînés pour soutenir l’invasion migratoire

12/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
En Italie, une quarantaine de militants du réseau #restiamounmani (restons humains) se sont symboliquement enchaînés devant le ministère italien des Transports pour protester contre la fermeture des ports aux navires des ONG décidée par le gouvernement.

Une militante immigrationniste a déclaré ceci :

C’est important que les gens sachent qu’il existe une société civile qui n’accepte pas que l’on traite les migrants de cette façon. C’est aussi un geste symbolique destiné à montrer qu’il y a des gens qui s’opposent à ce genre de pratiques non pas en traitant le problème assis derrière un ordinateur, mais physiquement.

Ces individus comprendront-ils un jour qu’ils se font les complices des mafias de passeurs ?


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Céline Pina :«Quand le gouvernement reste muet face à l’appel au meurtre d’un imam»

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Alain Marsaud : Le terrorisme face à la police de la pensée

11/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
A chaque attentat, les journalistes utilisent de plus en plus d’éléments de langage dignes de la novlangue, pour habiller la réalité violente qu’ils refusent de voir et de montrer. Dans leurs sillages, les hommes politiques adoptent les mêmes codes, quitte à faillir à leur mission de protection des populations. La société développe la culture de l’excuse et des circonstances atténuantes pour les coupables, laissant souvent sur le bord de la route de la bienpensance, les vraies victimes des attentats.

Quelques jours après le nouveau drame survenu à Marseille, Alain Marsaud, sans langue de bois, revient sur le véritable déni de réalité des acteurs politico-médiatiques.


Le problème migratoire est insoluble

L’immigration en cours depuis plus de 50 ans est un problème grave qui menace l’existence même de la civilisation européenne, la France déjà fortement africanisée étant, entre tous les pays d’Europe, le pays le plus menacé.

Cette menace qui ne cesse de se renforcer est due à la décolonisation et à une idéologie égalitariste illusoire. Elle ruine notre pays, provoque l’insécurité, aggrave le chômage ; les politiciens en parlent tous les jours, vont de sommet en sommet, promettent tout ce que vous voulez, mais ne font rien. Je vais dire pourquoi.

On compte déjà en France entre 10 et 15 millions d’immigrés, dont quelque 500 000 clandestins, la majorité d’entre eux provenant d’Afrique et d’Orient. Si l’on tient compte du droit du sol et du fait que bon nombre de familles immigrées sont en France depuis 3 générations, nouveaux Français souvent au chômage, faites le calcul. Pour cela, inutile de sortir de Polytechnique, il suffit de prendre le métro.

Ces communautés, sans oublier Chinois, Indochinois et Philippins, déjà un cinquième de la population, vivent en France en circuit fermé. Elles parlent leur langue d’origine et sont parfaitement organisées pour profiter au maximum des avantages que les pouvoirs publics leur accordent, allocations financières, hébergement et soins. Elles ne s’intègrent pas. Ce sont des prédateurs. Il va sans dire que le coût financier de cette invasion est considérable. Le droit d’asile, c’est deux milliards d’euros par an, l’AME un milliard, la lutte contre l’infiltration islamiste des centaines de millions. Bref, une part non négligeable des 714 milliards d’euros que la France consacre chaque année au « social ». Et l’on prévoit officiellement, et le plus tranquillement du monde, une augmentation du droit d’asile et des autorisations de séjour de 20 % par an. Quelque 700 000 migrants sont en attente en Libye !

Ainsi assiste-t-on à des situations stupéfiantes. À Paris, des bandes d’enfants et d’adolescents de 12 à 17 ans terrorisent des quartiers entiers et, à la belle saison, ils sont renforcés par des Roms, des enfants également, éduqués pour le vol à la tire. Je les ai vus moi-même opérer dans les transports en commun. C’est ce qu’on appelle la « mondialisation heureuse ».

Le cas de Mayotte, cette Île perdue de l’océan Indien, mais département français au même titre que la Loire-Atlantique, est tout un enseignement. L’administration, préfet en tête, ne parvient pas à maîtriser l’immigration venue des Comores et de toute l’Afrique noire. Tous ces gens, finalement, obtiennent la nationalité française, si bien qu’à Marseille, par exemple, on compte plus de Comoriens que dans toutes les Comores !

Et tout cela n’est qu’un début.

Il est pour le moins surprenant qu’aucun dirigeant français ne tienne compte des indéniables prévisions exposées par Stephen Smith dans son ouvrage récent (voir ma chronique du 6 avril, n° 1138 des « 4 Vérités ») qui prévoit une augmentation exponentielle de l’immigration dans les décennies à venir, en raison de l’explosion démographique en Afrique noire.

En Afrique, pour un jeune, émigrer en France est une obligation. C’est à la fois le bac et le service militaire. On part pour envoyer à la famille de quoi subsister et pour rembourser les 3 000 euros remis à des passeurs criminels. La France, c’est l’eldorado. Un Africain m’a dit : « Là-bas, en France, il suffit d’appuyer sur un bouton dans la rue pour recevoir des billets de banque. » Et, en effet, écrit « Le Figaro » du 26 juin : « Peu de pays comme la France offrent à leurs habitants les plus pauvres un revenu minimum, l’instruction gratuite, les colonies de vacances, les soins médicaux gratuits, ainsi que la prise en charge d’une partie des frais de logement. En Chine, pays communiste, tous ces services sont payants. »

En face de cette invasion, que font les pouvoirs publics ? Ils nous racontent des histoires. Ils parlent de « hot spots », centres de regroupement des candidats à l’émigration. C’est une vue de l’esprit. Les Africains ne s’y rendront pas, de peur de ne pouvoir en sortir. La Libye, d’ailleurs, a déjà dit non.

En France même, une partie importante de l’opinion est favorable à cette invasion, soit par ignorance, soit par idéologie, encouragée par les multiples organisations onusiennes et bruxelloises. Le seul fait d’avoir souhaité publiquement que la « France reste la France » a valu à Laurent Wauquiez une volée de protestations, Il est traité de « populiste », comme ces « abominables » dirigeantes hongrois, tchèques, polonais, maintenant italiens, qui veulent rester eux-mêmes et être honnêtes.

Quant à l’aide au développement, cette litanie, on sait de quoi il s’agit. L’Afrique noire a déjà reçu de l’Occident, et en particulier de la France, l’équivalent du plan Marshall. La corruption en a été le principal bénéficiaire, avec « retour sur investissement » …

Ajoutez à cette opinion le côté pratique et humain des choses. Si vous trouvez sur une plage 200 Africains avec femmes et enfants, vous n’allez pas les prendre par la peau du cou et les rejeter à la mer. Vous allez les secourir.

En réalité, il n’y a qu’une seule solution à cet immense problème. C’est une opération conjointe Europe, Russie et Amérique pour contrôler la Libye, y renvoyer les migrants et arrêter les passeurs criminels qui agissent en toute impunité. Tout le reste n’est que bavardage, promesse non tenue et discours trompeur dans une Europe divisée, impuissante et aujourd’hui à la dérive. Cette Europe qui a mis des siècles et des siècles d’effort, de courage, de travail, d’intelligence, pour écarter la misère et qui, aujourd’hui commet le crime d’en importer une autre, pire encore que celle qui, autrefois, fit son malheur.

Christian Lambert

Article repris du site les4verites.com