De Taha Bouhafs au burkini : comment la gauche française piétine méticuleusement le féminisme

burkini

« Ne m’appelez plus jamais gauche, la gauche, elle m’a laissé tomber. » L’épave du paquebot féministe, navire amiral du progressisme occidental, vient une fois de plus de se fracasser sur ses insondables contradictions.

Le premier trou dans la coque, béant, c’est bien sûr celui des agressions sexuelles – gérées en interne – dont a fait l’objet l’ex-futur-candidat aux législatives Taha Bouhafs. « Si Clémentine Autain a eu une forme de discrétion (sic) sur la nature des accusations qui étaient portées contre Taha Bouhafs, c’est parce que d’abord et avant tout, ce qui doit primer dans ce genre de cas, c’est la parole et la volonté de ces femmes », a justifié Adrien Quatennens, sur Europe 1, dimanche. Les arguments sont éculés. Il est frappant de constater que ce sont exactement ceux que la gauche, à raison, n’a eu de cesse de dénoncer quand il s’agissait de pédophilie dans l’Église : faire du bruit fait plus de mal que de bien aux victimes qui sont traumatisées et préfèrent la discrétion, si les victimes n’ont pas souhaité ester en justice, et si leur entourage leur a déconseillé de le faire, c’est pour éviter de donner du grain à moudre à l’adversaire, en l’occurrence cette extrême droite raciste qui s’est acharnée sur Taha Bouhafs. Bref, toutes les femmes agressée sexuellement sont des victimes, mais certaines le sont plus que d’autres. Elles n’ont qu’à bien choisir leur bourreau. Comme Deborah Samuel. Car notons au passage que l’horrible supplice de la jeune étudiante nigériane insultée, frappée, flagellée, brûlée sous des pneus comme un cadavre de chien par des hommes, cochait toutes les cases pour susciter l’indignation des féministes… sauf une : ses agresseurs étaient des Africains musulmans. Cela a suffi pour l’invisibiliser dans le monde médiatique et politique.

De même, arguer d’une commission en interne permettant de gérer « ça » en famille est d’un rare et scandaleux culot : La France insoumise, dans les affaires de « violences policières », n’a-t-elle pas toujours accusé l’IGPN, parce que de « la maison », d’être juge et partie ?

La deuxième avarie dans le rafiot féministe est, bien sûr, le burkini grenoblois, avec cette fois dans le rôle principal Éric Piolle, qui prétend, en unissant dans la même phrase et en apposition, les seins nus et le burkini, réussir à faire cohabiter dans ses piscines ce que NUPES compte mélanger dans les urnes : la France libertaire des grandes métropoles et la France islamiste des banlieues. Reste à savoir qui va, in fine, faire boire la tasse à l’autre dès le pédiluve, même si l’on a quand même vaguement une idée.

Pour Éric Piolle, le port du burkini « devrait être vu comme un progrès social » (resic). L’étape prochaine sera sans doute la polygamie, sorte de progrès social aussi, puisque d’une certaine façon elle force au partage (toujours du même côté). Un bout du chemin dans les esprits est déjà fait, AssaTraoré, avec laquelle la ci-devant candidate aux primaires Sandrine Rousseau posait fière et dithyrambe, à la Fête de l’Huma l’automne dernier, a déjà, dans les colonnes de Paris Match, décrit la polygamie, citant le modèle de ses parents, comme « une expérience formidable ». C’est confirmé, les écolos sont bien verts, pas comme les petites feuilles tendres des arbres au printemps, mais comme la couleur préférée de l’islam.

Notons que parmi les 113 personnalités qui ont dit oui au burkini, dans une récente tribune intitulée « En mai, mets ce qu’il te plaît » figurent Caroline De Haas et Alice Coffin (qui, en 2004, se disait opposée au voile islamique).

Où sont donc passées les féministes de jadis, Benoîte Groult en tête, à laquelle Caroline De Haas, lors de sa disparition en 2016, avait rendu hommage dans les colonnes du Point, dans une tribune intitulée « Pourquoi Benoîte Groult a compté pour moi ? ». Caroline De Haas sait-elle seulement qu’en 1975, dans son célèbre livre Ainsi soit-elle (Livre de poche), Benoîte Groult avait repris à son compte, pour dénoncer la condition de la femme en pays musulman, la citation violente d’Ernest Renan : « L’islam est la chaîne la plus lourde que l’humanité ait jamais portée » ?

C’est confirmé, le féminisme n’est qu’un vulgaire escabeau pour la gauche : un outil sur lequel on s’appuie pour se hisser dans la carrière mais que l’on piétine en même temps.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le chemin de croix des catholiques en France – Marseille, Metz, Pau… Les agressions christianophobes se multiplient

christianophobes

Partout les actes antichrétiens se multiplient dans l’indifférence des pouvoirs publics. Profanations, incendies criminels, vols… Des faits qu’on ne veut pas voir.

Alors que les « bonnes consciences » de notre pays, à commencer par les grands médias islamophiles, passent leur temps à pleurnicher sur la prétendue « islamophobie » dont seraient aujourd’hui victimes les musulmans vivant en France, chaque semaine qui passe apporte son lot supplémentaire et toujours plus important d’agressions christianophobes, venant ainsi nous rappeler que, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, les chrétiens sont non seulement les premiers persécutés sur le sol de la « fille aînée de l’Eglise », mais qu’en outre ce phénomène, essentiellement lié à la submersion migratoire de notre pays, ne cesse de s’aggraver avec le temps.

Tentative d’égorgement à Marseille

Mardi dernier, à Marseille, un père de famille d’une trentaine d’années a ainsi été sauvagement agressé par un individu d’origine algérienne âgé de 23 ans qui a tenté de l’égorger sous les yeux de ses enfants de 3 et 7 ans. Alors que la victime, médecin militaire à l’hôpital Laveran, était venue chercher ses deux petits à la sortie de leur école privée catholique, Mohammed L., déjà connu de la police et de la justice pour des affaires de stupéfiants, s’est en effet jeté sur lui et l’a poignardé à une dizaine de reprises à la gorge et au thorax en criant : « Au nom d’Allah ! » Autant d’éléments qui, mis bout à bout, ne laissent guère planer le doute sur la motivation antichrétienne et islamoterroriste de l’agresseur. Et pourtant : la justice s’est empressée d’« écarter définitivement l’hypothèse d’un acte terroriste », préférant évoquer, comme elle en a honteusement l’habitude, l’acte d’un « déséquilibré »…

Un clandestin crie « Allah est grand » dans la cathédrale de Metz

Deux jours auparavant, le dimanche 8 mai, alors que plusieurs fidèles s’étaient rassemblés dans la cathédrale de Metz pour y assister à l’office de 8 heures, l’un des prêtres remarquait la présence d’un individu suspect sirotant un Coca-Cola. Ce dernier l’ayant interpellé au cri d’« Allah est grand », le prêtre avertissait aussitôt la police, de peur que la situation ne dégénère. Rapidement interpellé, l’homme, qui portait sur lui un couteau en céramique, a été immédiatement placé en garde-à-vue. Garde-à-vue au cours de laquelle les policiers ont identifié l’individu comme étant Keddam R., un clandestin algérien, déjà connu de la justice, qui s’est vu notifié à deux reprises, en 2017 puis en 2020, une obligation de quitter le territoire français qu’il n’a, bien sûr, jamais respectée. Là encore, la justice a rapidement écarté la motivation terroriste, et s’est bornée à condamner Keddam R. à quatre mois de prison ferme pour « port d’arme prohibée de catégorie B », avant de lui remettre une nouvelle OQTF qui, comme les précédentes, ne sera pas respectée.

Enfin, on signalera encore le cambriolage suivi de l’incendie criminel qui ont visé, dans la nuit de mercredi à jeudi, les locaux de l’aumônerie étudiante de l’église Saint-Pierre, à Pau. Fait significatif dans cette dernière affaire : selon les premiers éléments de l’enquête, le feu aurait été allumé au niveau du tabernacle…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 13 mai 2022

Sur un « chantier prioritaire » de la Macronie, par Jean-Gilles Malliarakis

macron retraites

Eu égard à son impact désastreux sur nos finances publiques délabrées, le système actuel des assurances vieillesse ne peut plus durer en l’état. Mais une vraie question se pose au préalable : La réforme des retraites est-elle politiquement possible ?

Observons d’abord les effets de la démagogie.

Alors qu’en Allemagne, pour bénéficier d’une pension à taux plein, l’âge légal de départ à la retraite, actuellement de 65 ou 66 ans, nos voisins l’ont porté, à 67 ans à l’horizon 2029.

La France de son côté a vu se partager les forces politiques sur cette seule question à l’occasion de la campagne électorale.

Par rapport à un âge légal actuel de 62 ans, on avait entendu une candidate parler d’abord de revenir à 60 ans. Une telle disposition catastrophique avait été inventée sous Mitterrand. Arrivant au pouvoir en 1981, la gauche imaginait alors de réduire le chômage en diminuant l’offre de main-d’œuvre. Cette absurde doctrine socialiste de « partage du travail » fut amplifiée sous Jospin par Martine Aubry avec sa loi des 35 heures. Leur imitatrice, députée du Pas-de-Calais se ravisa au dernier moment. Elle modulant son indécente proposition en se raccrochant au nombre d’années cotisées. Les électeurs ne lui ont fait grief ni de la démagogie initiale ni du changement de pied. Elle recueillit 13 millions de voix au second tour.

La candidate de la droite classique proposa, quant à elle, de retourner vers un âge légal de 65 ans. Elle obtint moins de 5 % des voix. Certes d’autres raisons expliquent son résultat, désastreux pour son parti, mais on retiendra la confirmation que les programmes raisonnables, ou les moins déraisonnables ne bénéficient pas à leurs promoteurs.

Observons maintenant les effets de l’étatisme.

Le candidat élu se targuait lui aussi d’allonger, à terme, et progressivement, avec une cause de révision possible, jusqu’à 64 ans. « En même temps » qu’il opérait cette pseudo-synthèse, il laissa rapidement entendre qu’il s’agit d’un « chantier » prioritaire.

Parmi les impressions inquiétantes, ressenties de plus en plus par le piéton de Paris, outre la saleté des trottoirs on doit mentionner le nombre de chantiers paraissant à l’abandon. L’incompétence évidente du coordinateur municipal des travaux, affilié sans surprise au PCF, reflète à l’évidence l’ensemble de la gouvernance Hidalgo. Les électeurs de la Capitale, tous quartiers confondus ne s’y sont pas trompés, qui n’ont voté pour leur maire, le 10 avril, qu’à 2,17 %, soit guère plus que la moyenne nationale de 1,75 %.

Ces chantiers en jachère ne restent pas hélas l’apanage des crasseux et des communistes qui infestent le paysage municipal parisien. Ils sont devenus la maladie invasive du pays tout entier.

En effet l’étiage de 64 ans correspond à la limite retenue pour l’âge pivot d’une réforme précédente imposée puis avortée en 2019-2020. Le chef de l’État se prononce donc désormais pour une méthode étrangement hybride. Il déclare sur France Inter : « Je pense qu’on peut le faire si on invente une forme de dialogue social nouvelle […] Les partenaires sociaux, dans cette période, je ne peux pas faire comme s’ils n’avaient pas pris leurs responsabilités. » Mais toujours « en même temps », son inepte ministre de l’Économie a reconnu maladroitement le 25 avril que l’utilisation de l’article 49-3 ne peut être écartée pour imposer le projet « paramétrique » voulu à Bercy.

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, était considéré comme le principal allié du pouvoir quand, en 2017-2019, Emmanuel Macron se gargarisait d’un projet de « régime unique », fusionnant les 42 régimes existants. Il a toujours dit refuser la confusion entre cette réforme systémique, infaisable en fait, et le remodelage « paramétrique » de l’âge pivot. On n’est toujours pas sorti de cette impasse.

Le 26 avril, dans une tribune au Monde, le camarade Berger interpelle donc le chef de l’État. Il lui demande de convoquer « dès aujourd’hui » une rencontre avec les partenaires sociaux et les grandes associations.

De son côté un syndicat concurrent comme la CFTC, par la voix de son président Cyril Chabanier se réjouit à l’idée que « le système n’est pas menacé » et que la grande idée avance du « financement de la dépendance », c’est-à-dire d’une nouvelle branche de la sécurité sociale étatisée par le plan Juppé de 1997.

La France continuera-t-elle longtemps de s’appauvrir et de s’affaiblir ainsi par la voie imparable du collectivisme inhérent, à un système de répartition monopoliste géré par les politiques ? Osons espérer ici qu’une faillite généralisée de l’État ne vienne pas remédier par la contrainte aux errements de l’étatisme.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Un sentiment de grand remplacement, par Georges Dumas

islam musulmans

Le jour de l’Aïd el-Fitr, dans les rues d’Aubervilliers, on réalise que les diverses communautés et ce multiculturalisme qui nous est tant loué par les politiques se fondent en réalité dans l’oumma.

Lorsque, aux alentours de huit heures ce matin, j’ai été tiré de mon sommeil par une voix aussi insistante que lointaine qui à l’évidence ne provenait pas de l’intérieur de mon appartement, il ne m’a fallu qu’une dizaine de secondes pour l’identifier comme étant celle d’un muezzin (1) et en déduire aussitôt qu’aujourd’hui devait être le jour de l’Aïd el-Fitr.
Preuve qu’en faisant un petit effort, on peut très vite et très bien s’assimiler à la culture qui nous entoure !

Multiculturalisme ?

Une demi-heure plus tard, j’avais une confirmation visuelle de ma déduction sonore, dont j’ai oublié de dire qu’elle avait été facilitée par le bruit des klaxons : en effet, le jour des fêtes musulmanes, la circulation est rendue moins fluide par l’afflux massif des fidèles – qui n’ont pas assez des trottoirs pour circuler. En sortant de ma petite résidence, c’est donc à une joyeuse cacophonie et à un festival de couleurs que j’ai été confronté. Couleurs de vêtements comme couleurs de peau. Car ici, à Aubervilliers, c’est l’oumma qu’il est donné de voir, loin de tout sectarisme national. Et l’oumma, on dira ce qu’on voudra, c’est quand même impressionnant quand on pense aux conflits meurtriers qui déchirent le monde musulman ailleurs sur la planète : un rapide contrôle au faciès dans les rues de ma commune limitrophe de Paris indique que le continent africain est représenté dans toutes ses latitudes, pas seulement celles du Maghreb, que le sous-continent indien n’est pas en reste, et certainement d’autres points du globe plus orientaux encore ; or, tout ce petit monde cohabite paisiblement et s’agglomère lors des grandes fêtes religieuses, comme si les tensions communautaires n’existaient pas.

Les qamis étaient très nombreux chez les hommes, les abayas et hijabs constituaient la norme pour les femmes. Les enfants étaient pour la plupart eux aussi endimanchés. Enfin, pas endimanchés bien sûr, je voulais dire : vêtus de manière traditionnelle. C’est certainement cette unité vestimentaire qui est la plus frappante lorsqu’on regarde ces foules bigarrées en fête. Le reste du temps, dans les rues d’Aubervilliers, devant les écoles, sur les terrains de sport, on voit des gens de toutes origines dont, sauf pour les femmes voilées, on ne se pose pas forcément la question de la religion. En étant distrait, on pourrait imaginer une apposition de groupes humains différents, un espace multiculturel où aucune communauté ne domine, comme si la diversité était synonyme de neutralisation. Certes, il y a bien les queues le vendredi devant les mosquées, souvent de fortune, pour indiquer la présence d’une communauté de foi qui rassemble tous ces gens d’origine différente, mais à part ce phénomène relativement discret, on serait en peine de deviner une unité quelconque dans la population qui occupe l’espace, et ce d’autant moins que les asiatiques sont nombreux et élargissent la diversité démographique visible. Ce matin, comme tous les matins de grande fête musulmane, c’était un sentiment de submersion qui l’emportait, car, tant par le nombre de personnes rassemblées que par l’effort vestimentaire consenti, il y avait l’effet de masse, de groupe, de foule qui jouait à plein.

Participation massive

Outre la dimension sensorielle, physique qui donne sa substance à ce sentiment de submersion (j’entends par là qu’il ne s’agit pas d’une abstraction, d’une intellectualisation, mais bien d’une expérience concrète, perçue directement par les yeux et les oreilles : je n’ai pas rêvé ces centaines de personnes rassemblées, je ne les ai pas fantasmées), c’est le contraste avec ses propres références culturelles qui nourrit l’impression d’un changement radical et d’une profonde remise en cause des valeurs de notre pays. Derrière le grand mot de laïcité, dont la définition n’a rien d’univoque, se cachait, pour le baptisé devenu agnostique que je suis, l’idée essentielle que la conviction religieuse était une chose à la fois personnelle, discrète et accessoire. Pour le dire autrement, la religion avait perdu le rôle de colonne vertébrale des comportements de tout un chacun, même si cela ne l’empêchait pas de nourrir la sensibilité et la manière d’agir de ceux de nos concitoyens qui étaient encore pratiquants ou du moins qui avaient la foi. Mon expérience personnelle me faisait confirmer les diagnostics de déchristianisation ou de sortie de religion que j’ai pu lire par la suite sous la plume de Marcel Gauchet ou de Guillaume Cuchet. En précisant cependant que, de par le fait que notre pays avait 1500 ans d’histoire chrétienne derrière lui, la sécularisation n’était que la poursuite sans clergé d’une morale et d’une vision du monde globalement inchangées : pour reprendre Nietzsche, le monde avait perdu Dieu mais ne s’en était pas vraiment aperçu, d’où la persistance de traditions et d’usages sur un mode désacralisé. Le paysage architectural, littéraire et artistique entretenait un paysage mental familier, ancré dans un imaginaire judéo-chrétien dévitalisé sur le plan de la foi mais toujours opérant sur celui des valeurs et des représentations collectives. Bref, à moins d’aller soi-même à la messe, on ignorait qui se rendait à l’église le dimanche et tout le monde s’en fichait, car ce n’est pas ce qui réglait la civilité entre les gens. Quant aux processions religieuses lors des grandes fêtes chrétiennes, elles étaient devenues pour l’essentiel un élément de folklore qui tenait plus de l’identité régionale ou locale que de la foi qui édicte le comportement en société.

Pour lire la suite, c’est ici !

Les mathématiques, ennemies du Progrès ? Les réfugiés ukrainiens contre le dogme multiculturel, par Clément Martin (Les Identitaires)

mathématiques

Depuis l’arrivée des réfugiés de guerre ukrainiens en France, plusieurs médias ont relayé la surprise des professeurs devant les talents en mathématiques des élèves nouvellement arrivés comparés à ceux des « Français »[1]. Quelles sont donc les raisons mystérieuses qui expliquent que des élèves ukrainiens ne parlant quasiment pas un mot de français se retrouvent, au même âge que leurs camarades, au niveau équivalent à celui d’une année supérieure[2] ? Comment expliquer que la France peut se targuer d’avoir reçu un nombre colossal de récompenses en mathématiques[3], alors que le niveau de ses élèves chute année après année[4] ?

La France, patrie de la connaissance inutile

Pour répondre à cette question, pourquoi ne pas se tourner vers la sagesse éternelle et indépassable de la sociologie française ? Nul doute que les grands sages du constructivisme et du structuralisme sauront résoudre cette énigme sans aucune difficulté. Saint Bourdieu et saint Foucault, ayant fait le choix de ne croire que ce qu’ils ne voyaient pas, sont donc immunisés contre les préjugés, les prénotions et les reliquats réactionnaires de la perception.

On le sait, en France, les paramètres qui expliquent le niveau scolaire sont socio-économiques et ont trait à la violence symbolique que la société bourgeoise inflige aux élèves des classes populaires. C’est la raison pour laquelle le niveau scolaire des enfants issus de l’immigration afro-maghrébine est plus faible que celui des autochtones (bourgeois car blancs, donc exploiteurs). Lorsqu’un professeur demande qu’un minimum de discipline soit respecté dans sa salle de classe ou qu’un élève sache à peu près compter sur ses doigts à l’âge de 10 ans, il procède sans le savoir à un exercice de domination bourgeoise à l’encontre de ses « apprenants ».

Étrangement, la sagesse sociologique semble avoir rencontré un écueil épistémologique de taille : les petits ukrainiens, qui sont littéralement les réfugiés de guerre issus d’un pays dans lequel le salaire mensuel médian est de 260 €, qui ne parlent pas le français et qui n’ont qu’une connexion ténue avec notre culture nationale, ont un an d’avance sur nos descendants de Gaulois.

La tronçonneuse d’Ockham

Plusieurs explications s’imposent pour expliquer ce que les bonnes âmes ne sont même pas capables de constater.

D’une part, encore et toujours, la marginalisation du facteur ethnique dans la lecture des problèmes sociaux qui fleurissent en France ne peut mener qu’à l’erreur. Il est certain et évident que l’afflux massif de populations immigrées s’est immédiatement accompagné d’une chute du niveau scolaire moyen. Et tous les Français qui ont eu l’immense honneur de faire partie des cohortes d’élèves destinés à faire leurs études dans les classes remplacées sont bien au courant de cet état de fait. Le discours ambiant sur la violence symbolique comme facteur d’explication des niveaux désastreux en Seine-Saint-Denis fait pâle figure (sans mauvais jeu de mot) par rapport à la cause bien réelle qu’est la violence concrète, physique et l’ensauvagement des salles de classe en zone remplacée.

D’autre part, il est certain que le délire pédagogiste qui a pris le contrôle de l’Éducation Nationale (et dont l’Inquisiteur en chef est bien sûr le socialiste Philippe Meirieu) a causé des dégâts considérables à l’excellence de l’instruction française. Au contraire des analyses vulgairement partisanes et pseudomarxistes d’un Pierre Bourdieu, l’excellence scolaire est au contraire le meilleur moyen pour les enfants issus des classes populaires de transcender leurs origines de classe et d’accéder à une vie meilleure.

Plus encore, les comportements exemplaires des réfugiés de guerre ukrainiens, arrivés de façon précipitée et chaotique en France, illustrent d’une façon presque cruelle pour nos adversaires que la civilisation européenne est une évidence, et que tous les programmes, toutes les subventions et toutes les soumissions ne sauront remplir le fossé qui nous sépare des immigrés d’Afrique.

[1] https://twitter.com/KaplanBen_Fr/status/1507656834609467394?s=20&t=Wd8hQLKz2Zpmv2_8yd2A1A
[2] https://www.europe1.fr/international/les-eleves-ukrainiens-remarques-en-france-pour-leur-bon-niveau-en-mathematiques-4105814
[3] https://www.lefigaro.fr/sciences/2012/10/10/01008-20121010ARTFIG00528-sciences-la-france-dans-le-top-5-des-nations-les-plus-recompensees.php
[4] https://www.education.gouv.fr/timss-2019-resultats-en-mathematiques-et-en-sciences-des-eleves-de-cm1-et-4eme-307829

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Émeutes musulmanes en Suède – Le Premier ministre reconnaît l’échec de « l’intégration »

émeutes suède

Près d’une dizaine de villes du pays en proie à la violence insurrectionnelle et au pillage systématique, pas moins de cent policiers blessés officiellement recensés à ce jour, des centaines de véhicules incendiés, et des quartiers entièrement ravagés : après une quinzaine de jours de sanglantes émeutes perpétrées par des immigrés musulmans aux cris d’« Allah Akbar ! » (voir Présent daté du 20 avril 2022), le gouvernement social-démocrate suédois, qui semble avoir totalement perdu le contrôle de la situation, a essayé de reprendre la main jeudi dernier en annonçant une série de mesures censées mettre fin à ce qui ressemble beaucoup à une tentative de coup de force musulman. Mais, plus que le plan d’urgence présenté par le Premier ministre Magdalena Andersson, ce sont surtout ses déclarations qui ont frappé l’opinion suédoise. Et pour cause : après avoir inlassablement vanté pendant des années les prétendus bienfaits de l’immigration-invasion et ouvert en grand la porte à des centaines de milliers de migrants, celle-ci a enfin fini par admettre l’échec total de la politique dite « d’intégration » suédoise.

La Suède « grand-remplacée » à feu et à sang

Si les faits n’étaient pas si graves, il y aurait presque de quoi sourire devant le spectacle, depuis longtemps prévisible, de ces sociaux-démocrates émasculés, pro-immigration et fiers d’être « grand-remplacés », aux prises maintenant avec une situation qu’ils ont eux-mêmes créée. Après des décennies d’un humanitarisme niais et moralisateur qui les a conduits à accueillir sur leur sol plus de deux millions d’étrangers en vingt ans, le réveil est en effet cruel : aujourd’hui, près d’un habitant sur cinq de la Suède est d’origine étrangère, et « Mohammed » est le deuxième prénom le plus donné aux nouveau-nés à Göteborg (le troisième à Malmö) ! On ajoutera que, rapporté à sa population, la Suède détient le triste record européen des meurtres, dont 85 % des auteurs et des victimes sont nés à l’étranger ou d’origine étrangère…

Bref, rien d’étonnant, donc, à voir maintenant les immigrés – hommes, femmes et même les enfants – des quartiers islamisés de Malmö, Linköping, Norrköping, Stockholm, Örebro, ou encore Landskrona, se soulever et s’en prendre violemment à tout ce qui incarne l’autorité et l’identité suédoises aux cris d’« Allah Akbar ! » Ainsi, depuis le 14 avril, on ne compte plus les attaques de forces de l’ordre à coups de cocktail Molotov, les véhicules de police, de pompiers et de particuliers incendiés, les commerces et bâtiments administratifs pillés, ou encore les axes routiers bloqués. La situation est devenue à ce point inquiétante que, au cours de l’un de ces affrontements, des policiers ont dû faire usage de leurs armes de service pour échapper au lynchage !

Demain, la France ?

Une catastrophe telle que Magdalena Andersson s’est vue contrainte jeudi d’admettre publiquement son échec et celui de son parti, au pouvoir depuis huit ans. En effet, a reconnu le Premier ministre suédois, « l’intégration a été trop faible tandis que nous avons connu dans le même temps une immigration massive. Notre société a été trop inconséquente sur cette question, et les moyens alloués à la police et aux services sociaux, trop légers. » Et Magdalena Andersson d’ajouter alors : « Une telle ségrégation s’est installée dans le pays que, désormais, la Suède est compartimentée en sociétés parallèles. Nous vivons dans le même pays, mais dans des réalités complètement différentes. » Ironie du sort ou hasard malheureux du calendrier : la Commission européenne, qui, pour la première fois, décernait ce jour-là à Bruxelles ses fameux « prix des capitales européennes de l’inclusion et de la diversité », accordait la médaille d’argent à la ville de Göteborg pour ses nombreux efforts en matière de lutte contre les « discriminations »…

Reste que, s’il en avait le courage et voulait bien accepter enfin de sortir de son incroyable déni, le gouvernement français devrait suivre l’exemple de son homologue suédois et se livrer lui aussi à son autocritique. Car, pour avoir défendu depuis des décennies la même politique d’immigration aberrante que celle menée par Stockholm, et comme elle capitulé systématiquement devant les revendications incessantes des islamistes, celui-ci a créé dans notre pays toutes les conditions propices à un soulèvement des immigrés musulmans sur le modèle suédois.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 mai 2022

Identité numérique : un nouveau pas vers la société du contrôle absolu ?

identité numérique

Depuis, au moins, le début de la modernité, la surveillance et le contrôle des populations a été l’une des grandes préoccupations des Etats et de leurs polices. Mais jusqu’à une date récente, ce désir de flicage se présentait pour ce qu’il était et, de ce fait, rares étaient les individus non payés pour le faire qui y collaboraient volontairement. La donne a changé en quelques années grâce à une habile mutation faisant du contrôle social non plus un instrument de coercition et de limitation des libertés mais, tout au contraire, un outil permettant d’assurer la sécurité, la tranquillité et le bien-être de tous. C’est ainsi que disparaissaient, du moins dans le langage politico-médiatique dominant, les vilaines « caméras de vidéosurveillance », remplacées par de sympathiques « systèmes de vidéo-protection ». Par la magie de ce remarquable tour de passe-passe, les foules pouvaient enfin adhérer au projet et participer elles-mêmes, avec confiance et enthousiasme, à la mise sous tutelle, voire à la suspension, de leurs libertés individuelles et collectives ainsi qu’au sacrifice de leur vie privée sur l’autel de la sacro-sainte « transparence ».

La crise du Covid-19 a évidemment été un formidable accélérateur de ce mouvement avec l’apparition de « passes numériques » obligatoires et d’applications de géolocalisation permanente vous indiquant si par hasard vous aviez croisé un pestiféré covidien. Face à la quasi-absence de résistance de la part d’un peuple totalement anesthésié par la terreur sanitaire, l’Etat aurait eu tort de s’arrêter en si bon chemin. Ainsi a-t-il autorisé ce mardi 26 avril la création d’une nouvelle application nommée Service de garantie de l’identité numérique (SGIN). Celle-ci succède à Alicem, première tentative du genre finalement avortée, qui devait se baser sur les passeports biométriques et la reconnaissance faciale mais qui, elle, avait suscité malgré tout quelques polémiques et réticences. Le nouveau système n’est pourtant qu’à peine moins orwellien.

L’objectif est de permettre aux titulaires d’une carte nationale d’identité électronique (CNIe) ; disponible depuis le 2 août 2021 (contre l’avis de de la CNIL d’ailleurs), de bénéficier d’un moyen d’identification électronique pour s’authentifier sur un service en ligne, public ou privé. L’application disposera donc des nom, prénom, date de naissance, photo, adresse postale et email du détenteur. Seule l’empreinte digitale présente sur la CNie ne sera pas (nous dit-on en tout cas) enregistrée. Le SGIN fonctionnera sans contact, comme pour les paiements mobiles. Il sera, précise le gouvernement, « facultatif ». Pour combien de temps ?

« La création du moyen d’identification électronique et son utilisation relèvent de l’unique volonté des usagers », croit utile de préciser le décret d’institution du système. Mais qui a vraiment besoin de ce genre de « bidule » censé « faciliter » la vie quotidienne et « faire gagner du temps » mais qui ne sert finalement qu’à nourrir toujours plus de fichiers, tous connectés les uns aux autres, au niveau national comme européen ?

Ce nouveau dispositif pourrait apparaître comme un simple gadget réservé à quelques technophiles masochistes si on ne savait pas, à force d’exemples, que ce genre d’expérimentation a bien souvent vocation à être progressivement généralisée et imposée à l’ensemble de la société.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2022

La France contre les boomers, par Clément Martin (Les Identitaires)

Malgré un quinquennat désastreux sur tous les plans et une détestation populaire rarement vue pour un président de la Ve République, Emmanuel Macron a été réélu. Et ce de façon confortable. Ce paradoxe est incompréhensible pour celui qui ne voit pas que la France est une gérontocratie. Car la victoire d’Emmanuel Macron est avant tout celle des baby-boomers. La démocratie contemporaine n’est rien d’autre qu’une toile sur laquelle la génération des soixante-huitards exprime à l’envi ses velléités anticivilisationnelles.

Pour sauver notre civilisation, il faut combattre le règne du boomer. Et pour vaincre le boomer, il faut le comprendre.

Qu’est-ce qu’un boomer ?

Traditionnellement, on établit que les bornes de la génération des baby-boomers (ou simplement « boomers ») vont de 1946 à 1964[1]. Bien entendu, les générations ne sont pas simplement des catégories temporelles mais également culturelles : les cohortes qui sont nées au cours de la même période grandissent dans le même environnement et font face aux mêmes événements, ce qui se traduit par une culture commune et une vision du monde similaire. Parmi ces moments marquants, on peut citer l’émergence de la contre-culture, le mouvement des droits civiques aux États-Unis ou encore la guerre du Vietnam. Autrement dit, certaines personnes nées légèrement en-dehors de ces bornes (1942 ou 1965) peuvent tout à fait être considérées comme des boomers si leur vision du monde est impossible à différencier de celle d’un boomer « pur » né en 1955.

La culture des boomers se définit par quelques éléments qui distinguent radicalement leur génération des précédentes : un déséquilibre démographique de la jeunesse (qui s’est traduit par une rupture de la transmission de la part des générations précédentes), l’invention de nouveaux médias de masse (dont la normalisation de la télévision dans chaque foyer), l’avènement de la société de consommation (couplée aux Trente Glorieuses et au plein emploi) et le surgissement d’un monde pacifié et libéré de la guerre. Chacun de ces éléments a participé à l’élaboration de leur idiosyncrasie culturelle, caractérisée par un nombrilisme délirant, une recherche constante de l’hédonisme et un autisme politique inégalé. Les boomers sont la preuve que ce sont les quantités qui font l’histoire. Puisqu’ils sont la cohorte générationnelle la plus nombreuse et la plus politiquement mobilisée de France (en plus de voter d’une façon particulièrement monolithique), leurs poids politique est colossal.

Mai 68 n’a jamais pris fin

Qu’on se le dise, l’héritage politique des boomers a été une véritable catastrophe pour la France (et pour l’Occident en général, soit dit en passant). Il serait réducteur de ne considérer l’identité politique des boomers qu’à travers mai 68. Ou plutôt, mai 68 doit se comprendre à deux niveaux : d’une part, l’épisode estudiantin bien connu, dont la tête de proue est sans conteste Daniel Cohn-Bendit. Mais mai 68, c’est aussi une mythologie, une certaine utopie rattachée à une génération motivée par des idées libertaires, humanistes et pacifistes, et dont la manifestation concrète a pu considérablement évoluer au fil des années. Trotskistes ou maoïstes en 1968, beaucoup de boomers sont devenus les chantres d’un conservatisme économique rigide au fil des années[2], à tel point que ceux qui hurlaient pour l’avènement de la société sans classe constituent aujourd’hui une caste de rentiers, arc-boutés sur leur patrimoine et leurs « acquis sociaux ». On pourrait penser qu’il s’agit-là d’un renversement des valeurs de la part de cette génération : généreux et idéalistes dans leur jeunesse, les boomers auraient troqué leurs rêves adolescents pour faire le choix de l’accumulation et de la rente. En réalité, cette transformation du discours n’est pas un reniement, mais une continuation fort logique : la réclamation bruyante d’une Révolution culturelle à la française au vote Emmanuel Macron sont les deux faces d’une même pièce – celle de l’égoïsme. On connaît le dicton : « Un égoïste, c’est quelqu’un qui ne pense pas à moi. » Effectivement, derrière les discours imbéciles et les efforts ininterrompus des soixante-huitards pour ridiculiser tout l’ordre traditionnel et enraciné de la France et de l’Europe, se cachait en réalité une simple demande parfaitement autocentrée de privilèges économiques et culturels. La cohérence de l’itinéraire politique des boomers, c’est d’avoir recentré l’intégralité de la vie culturelle et politique et de la vie économique autour d’eux. Au nom de l’ « humanité » (dont ils étaient, par une heureuse coïncidence, la cohorte générationnelle la plus nombreuse) ils réclamaient la générosité. Au nom du « respect des anciens », ils défendent leurs prébendes.

La retraite par répartition et les misères du socialisme

La quasi-intégralité des maux qui frappent aujourd’hui notre pays peut trouver son origine dans l’influence politique, culturelle et économique de la génération du baby-boom. Bien entendu, l’histoire doit se comprendre au prisme de certaines lames de fond, mais les causes profondes, tout comme les concepts philosophiques, ne sont pas automoteurs. Ils sont portés par des groupes et des personnes qui les pensent et les mettent en place. La généalogie du malaise français se confond d’une façon quasiment parfaite avec l’analyse d’une pyramide des âges.

Dresser la liste exhaustive de l’influence nocive de cette génération sur le destin de notre patrie prendrait trop de place ; on peut toutefois se concentrer sur un élément particulièrement emblématique.

La première entaille (tant en termes chronologiques qu’en termes d’importance) portée les « vieux-jeunes » à notre pays est celle de la retraite. Les premiers systèmes de retraite européens surgissent à la charnière entre le xixe et le xxe siècle. Ces systèmes fonctionnent alors sur le système de la capitalisation. En France, c’est, ironiquement, le régime de Vichy qui établira en 1941 le premier système par répartition de l’histoire de France. Repris en 1946 par le Conseil national de la Résistance (CNR) et restructuré notamment par le communiste Ambroise Croizat, le système de retraite par répartition est devenu une des pierres angulaires du « modèle social français ». Au départ, si l’idée de mettre les retraités à la charge des actifs pouvait sembler être un choix pertinent dans un contexte d’explosion démographique, de plein emploi et d’accroissement régulier de la productivité, ce choix est rapidement devenu intenable : aujourd’hui, on compte 1,7 actif cotisant pour un retraité[3] contre 4 actifs par retraité en 1950[4]. Sous couvert de justice sociale, la France a mis en place une véritable pyramide de Ponzi[5], fondée sur la spoliation croissante des actifs au profit des retraités. Bien entendu, les bénéficiaires de ce système ont toutes les raisons de s’en faire les gardiens obtus : alors qu’ils ne travaillent plus, le niveau de vie médian des retraités est légèrement supérieur à celui de l’ensemble de la population[6]. Certes, un examen plus précis des statistiques montre que les revenus (différents du « niveau de vie ») des retraités sont légèrement inférieurs à ceux des « actifs ayant un travail » au sens de l’INSEE. Mais si l’on prend en compte le fait que la moitié des retraités sont nés entre 1928 et 1945[7] (et n’ont par conséquent pas bénéficié de la génération des boomers), on comprend que l’analyse générale demeure la même. Sans compter le patrimoine immobilier de la génération du baby-boom.

Mais au-delà la situation économique des retraités (qui est finalement un point secondaire), le problème du système par répartition tient au fait qu’il procède à une distorsion catastrophique du lien entre les générations : afin de perdurer, un tel système se doit de produire des actifs. Autrement dit, il ne peut fonctionner que si la natalité du pays est dynamique. Or, la génération des boomers est celle qui a sacralisé toutes les mesures et les mœurs qui ont encouragé directement ou indirectement la dénatalité française (avortement remboursé par la Sécu, ponction fiscale, délocalisations des emplois industriels à l’étranger, dédain du mariage et de la monogamie). La solution s’est donc imposée d’elle-même : pour prolonger artificiellement la vie du système de retraite, il ne restait qu’une seule solution – importer des actifs via l’immigration de masse. Une des constantes de la vision politique des baby-boomers est son cosmopolitisme : sans-frontiéristes acharnés, animés par un humanitarisme dégoulinant, ils n’ont pas hésité à ouvrir les vannes de l’invasion migratoire pour continuer à financer leurs retraites. Les conséquences de l’immigration sont bien connues de nos lecteurs : crime, surcharge des systèmes sociaux, islamisation (et donc islamisme) et dilution de l’identité française et européenne. Mais ceux qui ont voté pour les gouvernements qui mirent en place les politiques d’immigration (regroupement familial en 1976 sous Valéry Giscard d’Estaing, entre autres) prirent soin de vivre loin de ces nouveaux arrivants, préférant militer pour leur intégration au sein d’officines immigrationnistes (GISTI, CIMADE, DAL, etc.) tout en achetant des maisons dans les quartiers préservés, bénéficiant du boom de l’immobilier des années suivantes, qui s’est d’ailleurs soldé par la quasi-impossibilité pour les jeunes actifs français de se loger et de fonder une famille dans un lieu paisible. L’ironie de l’histoire, c’est que cette main-d’œuvre importée pour payer les retraites géantes des boomers, bien souvent sous-qualifiée, quand elle n’est pas carrément parasitaire (délinquance, trafic, chômage de masse) sera celle qui sera la plus susceptible de travailler dans les maisons de retraites peuplées par ces mêmes boomers.

La gérontocratie est une oligarchie

Qu’on ne s’y trompe pas : malgré son jeune âge (il est le plus jeune président de la Ve République à 39 ans en 2017), Emmanuel Macron est politiquement gériatrique. Il n’est qu’une version recyclée des promesses de Valéry Giscard d’Estaing, adaptée à un pays vieillissant. Les chiffres le montrent clairement : les 65 ans et plus ont voté à 75 % pour le président sortant au deuxième tour des dernières présidentielles[8]. Son score élevé chez les jeunes s’explique par le report des voix de l’électorat de Mélenchon, très performant chez les 18-24 ans. Autre ruse de l’histoire, les lycéens et étudiants qui ont voté pour Mélenchon au premier tour selon un logiciel « anti-boomer de gauche » (révélé par le mantra « Ok boomer ») se sont ralliés en masse derrière le candidat de la gérontocratie. Derrière le discours de modernisation promis par la macronie se cache en réalité un vote très conservateur, destiné à cimenter l’influence des retraités au sein de la société française. Selon le démographe Emmanuel Todd (notoirement faible sur les questions identitaires mais pertinent sur l’analyse du macronisme), la France subit une situation inédite dans l’histoire de France, ce sont les inactifs (ceux qui ne travaillent pas et n’ont pas d’enfants à charge) qui décident du destin du pays[9].

Comme nous l’avons rappelé dans un article récent, Emmanuel Macron ne doit pas être vu comme un président « libéral » mais comme un manager mondialisé[10]. Cette analyse se conjugue parfaitement à la situation gérontocratique de la France : à la tête d’un pays vieillissant dont la classe retraitée est la clé de voûte de l’organisation socio-économique, Emmanuel Macron a pour mission politique de pérenniser (autant que possible) cet ordre social en poursuivant le transfert de richesses des actifs vers les retraités (notamment via la réforme des retraites, bien plus soutenue par les 65 ans et plus que par les autres[11]).

Il est admis par les observateurs avisés que le principal danger qui menace la France est celui du Grand Remplacement, qui constitue une menace vitale pour notre démographie et donc pour notre identité. Mais sur un plan plus strictement politique, le vieillissement de la société française constitue un obstacle majeur à la lutte contre les menaces qui pèsent sur le destin de la patrie. Le glissement autoritaire de la pratique du pouvoir, le musellement de l’opposition politique, le Grand Déclassement qui guette les actifs et le blocage des institutions démocratiques par l’hégémonie d’un bloc centriste-élitaire sont tous des conséquences directes du poids électoral et culturel colossal des séniors. Si l’on en croit les chiffres constatés et les projections de l’INSEE[12], les boomers (nés entre 1946 et 1964) constituent aujourd’hui 22 % de la population française. Ils seront près de 21 % pour le prochain scrutin présidentiel et 19 % pour le suivant – une perspective peu réjouissante. Leur chute démographique sera politiquement observable à partir de 2037 (16 % de la population). En 2050, ils ne seront plus que 6 %. Arrivés à ce stade, le combat politique pour la reconquête par les urnes sera quasiment impossible à gagner. Espérons que d’ici-là, la crise que traverse la civilisation européenne aura réveillé les consciences depuis longtemps et permis un réalignement politique en profondeur.

[1] Dans leurs travaux, William Strauss et Neil Howe préfèrent la période 1943-1960, alors que le baby-boom en tant quel tel se produit entre 1944 et 1964 selon les données démographiques américaines. Michèle Delaunay, dans son ouvrage Le Fabuleux destin des baby-boomers (Plon, 2019), considère que les boomers français sont nés entre 1946 et 1973. Quant à elle, l’INSEE situe le baby-boom entre 1946 et 1974.
[2] Guy Hocquenghem, Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, Paris, Albin Michel, 1986.
[3] https://travail-emploi.gouv.fr/retraite/le-systeme-de-retraite-actuel/article/chiffres-cles-retraite
[4] https://www.lepoint.fr/economie/reforme-des-retraites-les-implacables-chiffres-de-la-demographie-13-12-2019-2352931_28.php
[5] https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_Ponzi
[6] https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwim2–YmK_3AhXfhf0HHcfJAWkQFnoECAUQAQ&url=https%3A%2F%2Fdrees.solidarites-sante.gouv.fr%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2F2021-05%2FFiche%252009%2520-%2520Le%2520niveau%2520de%2520vie%2520des%2520retrait%25C3%25A9s.pdf&usg=AOvVaw3rkDpVTIt9mHP_hYEWt3vP
[7] https://www.ifrap.org/emploi-et-politiques-sociales/actifs-vs-retraites-ne-pas-se-tromper-de-raisons-de-critiquer
[8] https://www.lexpress.fr/actualite/politique/age-villes-profession-qui-a-vote-emmanuel-macron-qui-a-vote-marine-le-pen_2172352.html
[9] https://www.youtube.com/watch?v=m1x_HjDJQU8
[10] Référence vers l’article : « Non, Macron n’est pas libéral »
[11] https://www.ifop.com/publication/les-francais-et-la-suppression-de-la-retraite-a-65-ans-du-programme-demmanuel-macron/
[12] https://www.insee.fr/fr/outil-interactif/5014911/pyramide.htm#!y=2070&c=0

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Face au Grand Remplacement, l’exode blanc ?

grand remplacement

En octobre 2021, Arthur Frayer-Laleix a publié Et les Blancs sont partis. L’auteur est un reporter indépendant qui collabore à différents médias tels que Le Monde, Les Échos, Zadig ou le site d’information de gauche radicale StreetPress. Dans un ouvrage précédent, Dans la peau d’un maton (Fayard, 2011), il a relaté son immersion en prison en tant que surveillant. Son nouveau livre se veut un « reportage au cœur de la fracture ethnique » dans les cités. Il précise que le titre n’indique par une adhésion à la théorie du « grand remplacement » mais qu’il s’agit d’une formule souvent entendue lors de ses reportages en banlieue de la part de Maghrébins ou de Subsahariens. Ce sujet du départ des Blancs a déjà été abordé, il y a une dizaine d’années, par les démographes Michèle Tribalat et Bernard Aubry. Ceux-ci avaient conclu à un « chassé-croisé » entre les familles d’origine française et celles d’origine immigrée dans les zones urbaines, les premières quittant les zones densément peuplées au profit des zones rurales ou des petites villes.
Une tribune signée Johan Hardoy.

Une gauche longtemps aveugle

En octobre 2020, Emmanuel Macron déclarait : « Nous avons concentré les populations souvent en fonction de leurs origines ». Cinq ans plus tôt, le Premier ministre Manuel Valls avait évoqué l’« apartheid territorial, social, ethnique » de certains territoires de la République française, une comparaison jugée malheureuse par de nombreux commentateurs.

Arthur Frayer-Laleix constate que les causes de ce sujet sensible constituent un sujet tabou pour la gauche française, alors qu’il s’agit de « l’un des faits les plus marquants de la société française de ces soixante-dix dernières années ».

[Johan Hardoy : rappelons cependant la position de Georges Marchais qui avait écrit en 1981 au recteur de la Mosquée de Paris en soulignant le coût de l’immigration dans les communes les plus pauvres et la pression sur les salariés les plus précaires organisée par le patronat et le gouvernement, ce qui l’amenait à conclure qu’il fallait arrêter l’immigration. Cette prise de position du secrétaire général du PCF était antérieure à la montée du FN dans l’électorat.]

Les derniers des petits Blancs

Lors de ses reportages, l’auteur remarque qu’une frontière urbaine sépare les quartiers où sont concentrés Noirs et Arabes du reste des villes, matérialisée par une ligne de chemin de fer, une voie rapide, une succession de terrains vagues, etc.

À Mantes-la-Jolie, Yazid, son guide dans le quartier du Val Fourré, lui demande : « Regarde autour de toi. Tu vois des Blancs ? » Il reste pourtant quelques « Français », comme ils se désignent eux-mêmes. Parmi eux, Madeleine, une septuagénaire qui n’a pas les moyens d’aller vivre ailleurs, précise qu’elle fait ses courses au centre-ville ou à l’hypermarché parce que « tout est halal » et qu’elle a peur des agressions : « Vous vous imaginez, vous, aller retirer de l’argent à la tirette sur la dalle avec tous les jeunes autour ? »

À 1,5 kilomètre de là, Patrick, un retraité qui vit dans une zone pavillonnaire et qui a vu le Val Fourré se construire dans les années 1960, évoque ses souvenirs : « C’était le grand luxe (…). À l’époque, il y avait des charcutiers, des traiteurs, des marchands de journaux et des vendeurs de tabac, un disquaire, des parfumeries et un magasin de lingerie. » « Et puis le bordel a commencé, ça s’est dégradé. Les Européens ont commencé à acheter des pavillons et à quitter la cité. (…) Les immigrés, eux, ont commencé à arriver. »

Comment en est-on arrivé là ?

Pour Patrick, « C’est les patrons qui les ont fait venir pour les faire bosser chez Renault et Peugeot. C’est les patrons les responsables de tout ça ! »

Des élus de terrain et des universitaires pointent quant à eux la responsabilité de l’État et des bailleurs sociaux. Selon Catherine Arenou, maire divers-droite de Chanteloup-les-Vignes, « c’est l’État français qui a organisé la politique de peuplement de nos territoires ». Elle ajoute que des villes comme la sienne sont devenues « une variable d’ajustement de la politique de relogement de l’État » en y regroupant les étrangers et les plus pauvres par le biais des commissions d’attribution de logements. Cette situation perdure, accentuée par le fait que « ceux qui ont pu en sont partis le plus vite possible ».

Arthur Frayer-Laleix observe également des « dynamiques de communautés » dans les quartiers, conséquence de « logiques de solidarité » entre immigrés. Ceux qui viennent d’un même village d’Afrique se passent le mot et se retrouvent dans une même commune en France. Ainsi, le tout premier Comorien serait arrivé dans la cité des 4000 de La Courneuve en 1976, un an après l’indépendance de son pays. Aujourd’hui, ce quartier constitue un des hauts lieux de cette communauté, au point que les Comoriens restés au pays parlent de Paris en évoquant cette cité, même s’ils ne sont jamais venus dans « la cinquième île », comme ils désignent la France (350 000 Comoriens y vivent alors que l’archipel compte 800 000 habitants).

Pour lire la suite, c’est ici !

Geoffroy Lejeune : « Tous les jours il y a désormais des agressions violentes en France. Le mot « ensauvagement » est presque faible, de nombreux Français sont livrés à la haine pure »

La reconquête de la famille, socle de notre identité, par Clément Martin (Les Identitaires)

famille enfants

Récemment, bfmtv.com publiait un article[1] dans lequel une nouvelle mère de famille, Renée Greusard, faisait la promotion de son ouvrage[2], destiné à « défaire les tabous autour de la maternité ». Appelant à la mise en place d’un « consentement à la maternité », elle témoigne, sans le savoir, de l’état de délabrement de notre civilisation par rapport à la famille. Cet épisode s’inscrit dans le cadre plus large d’une véritable offensive en faveur de la stérilisation volontaire (et notamment de la vasectomie, dont le youtubeur NotaBene fut le promoteur médiatique[3]), alors même que vient d’être déposé devant le Parlement un projet de loi rallongeant le délai légal de l’IVG de 12 à 14 semaines.

Le « Progrès » contre la famille

La famille est le socle de la société et de la civilisation : c’est à travers les liens filiaux que se perpétuent les individus ainsi que la culture et l’identité de n’importe quel groupe humain. Sans elle, les cultures authentiques disparaissent et les civilisations périssent. Il n’est donc pas étonnant que les fanatiques de l’individualisme et de l’homme auto-construit aient décidé de mener une guerre totale contre l’institution familiale, au nom du « Progrès » et de l’émancipation. Dénoncée comme tradition « bourgeoise » et comme relique autoritaire, la famille traditionnelle est donc attaquée sans relâche par les forces de la gauche (et abandonnée par la droite molle), et mise à égalité avec les modèles familiaux « alternatifs » : famille homoparentale, GPA sans père, etc. En réalité, ces modèles n’ont de « familiaux » que le nom : ils ne sont que des structures instables et précaires destinées à satisfaire les caprices individuels. Incompatibles avec les nécessités vitales de l’Homme, les « néo-familles » sont en fait des « anti-familles », incapables de donner naissance et de structurer des personnes saines, stables, responsables, matures et solidaires de leurs proches, mais qui produisent à la chaîne des individus fragiles, atomisés et bien souvent profondément malheureux, comme en témoignent l’explosion des nouveaux comportements addictifs (drogues et Internet) en Europe[4].

Au nom de la liberté, c’est une véritable culture de mort qui hante notre époque et notre civilisation.

La famille, point de départ de la renaissance européenne

Nous le savons, la seule solution fonctionnelle et réaliste pour mettre un terme à la catastrophe du multiculturalisme en Europe, c’est la remigration. Celle-ci mettra un terme aux désordres identitaires et culturels qui accablent notre quotidien. Mais la reconquête n’est que la première étape dans la renaissance de la civilisation européenne : même sans les fléaux issus de l’immigration, notre civilisation fait face à d’autres dangers existentiels – et la disparition de la famille traditionnelle figure sans conteste au premier plan parmi ces dangers.

On le sait, les taux de natalité en Europe sont parmi les plus bas au monde. En outre, le mariage subit une crise profonde : de plus en plus tardifs, de moins en moins nombreux et de moins en moins durables[5]. Quelles solutions apporter à cette crise ? Partout en Europe, le choix d’une politique nataliste est celui des populistes de droite (Orbán en Hongrie[6], Zemmour en France[7]…). Apporter un soutien financier immédiat aux nouvelles familles est évidemment une mesure positive, mais il existe des axes de réflexion supplémentaires pour résoudre cette crise : l’hyperconcentration des richesses entre les mains des baby-boomers (retraités ou actifs) va de pair avec la hausse délirante des prix de l’immobilier, qui constitue un obstacle de premier plan à l’accès à la propriété pour les jeunes familles.

De plus, la mondialisation économique s’est soldée en Europe par une division du travail qui a fait du secteur tertiaire le secteur économique le plus important pour les actifs. Or, celui-ci implique bien souvent des études beaucoup plus longues, peu propices à la création d’une famille. Sans compter que ces emplois incitent bien souvent à une mobilité professionnelle très élevée, qui retarde, au rythme effréné des déménagements à répétition, la possibilité de fonder un foyer durable.

La saignée fiscale abusive qui caractérise l’économie française depuis les années 70 figure également au tableau des grands coupables de la disparition de la famille.

On peut continuer à dresser la liste des personnes et des phénomènes responsables de cette situation dramatique, mais une idée générale se dessine : pour l’avenir de notre civilisation, il est crucial que la droite se positionne comme la faction politique prête à prendre les décisions qui s’imposent pour rénover la famille en France, non pas à coups de slogans épuisés, mais de mesures concrètes qui permettent aux Français de redonner naissance à des lignées durables et des foyers riches. La gauche a pris le parti d’un monde post-humain, au moyen d’une guerre totale contre les relations humaines traditionnelles : la droite doit incarner la contre-attaque impitoyable contre cette dystopie, si elle espère œuvrer à la reconstruction de la France et de l’Europe.

[1] https://www.bfmtv.com/societe/j-aurais-aime-qu-on-me-dise-la-verite-cette-mere-milite-pour-un-consentement-a-la-maternite_AN-202202120015.html
[2] Choisir d’être mère, Renée Greusard, JC Lattès, 2020.
[3] https://www.huffingtonpost.fr/entry/youtubeur-nota-bene-parle-de-vasectomie-moyen-de-contraception-mal-connu_fr_61517662e4b06beda47144a6
[4] https://www.leparisien.fr/societe/addictions-chez-les-jeunes-europeens-l-alcool-et-le-tabac-reculent-mais-le-cannabis-progresse-12-11-2020-8407942.php
[5] https://www.insee.fr/fr/statistiques/3303338?sommaire=3353488
[6] https://www.lefigaro.fr/vox/monde/2019/02/19/31002-20190219ARTFIG00266-pourquoi-viktor-orban-mene-t-il-une-politique-resolument-nataliste.php
[7] https://www.lefigaro.fr/politique/eric-zemmour-propose-une-bourse-de-10-000-euros-pour-toute-nouvelle-naissance-dans-la-france-rurale-20220128

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les « profs », la corporation toujours aux ordres, par Clément Martin (Les Identitaires)

profs école

Le 13 janvier dernier, près de 78 000 personnes (source ministère de l’Intérieur), dont un grand nombre de professeurs, ont manifesté contre la multiplication des protocoles sanitaires entrant en vigueur à l’école. Près de 39 % des enseignants de primaire et maternelle étaient en grève, pour 62 % de grévistes dans le secondaire (source France 24[1]). Mais quelles étaient leurs revendications ? Mettre un terme à la tyrannie sanitaire qui sévit dans les écoles ? Reprendre le travail dans des conditions normales ? Rien de tout ceci ! Mais plus de masques et (comme toujours) plus de moyens. Encore une fois, la corporation des professeurs démontre de façon éclatante sa soumission politique et sa passivité complice avec le pouvoir.

Les générations sacrifiées du Covid

Dans son rapport annuel 2021, le défenseur des droits Claire Hédon pointe le bilan dramatique engendré par les mesures sanitaires pour la santé (physique et mentale) des enfants. « Stress, angoisse, troubles alimentaires » sont parmi les plus représentés[2]. On pourrait également rajouter une autre pandémie, celle de l’obésité infantile, amplifiée par les confinements[3] : enfermés chez eux, des cohortes d’enfants sont victimes de surpoids… Alors même que l’obésité est un facteur de comorbidité du Covid-19 ! Ces conséquences néfastes touchent aussi les collégiens, lycées et les étudiants, surtout victimes d’une détérioration fulgurante de leur santé mentale[4] (+ 38 % de risques de développer des symptômes dépressifs que les adultes, un score en nette augmentation en 2020-2021).

À l’évidence, l’arsenal massif de mesures prises par le gouvernement (isolation, distanciation sociale, port du masque, cours en distanciel) sont pour large part responsables de cet état de fait. On serait alors en droit de penser que les professeurs seraient les premiers à se révolter de cette domestication à marche forcée de leurs élèves, qu’ils voient quasi-quotidiennement. Au contraire, leurs seules demandes consistent à tourner la vis un peu plus et à exiger que les sempiternels « moyens » de l’Éducation nationale soient suffisants pour appliquer les règles délirantes du gouvernement, sans jamais remettre celles-ci en question. Paradoxe des « profs », qui vomissent sur Emmanuel Macron et Jean-Michel Blanquer depuis le début de leur mandat, mais qui ne demandent qu’à pouvoir se plier à leurs règles et qui se déplaceront sans aucune hésitation pour voter LREM au second tour de la présidentielle à venir.

L’école, victime de l’ensauvagement

La parenthèse du Covid n’est pas la première à illustrer le masochisme des profs. Depuis des décennies déjà, l’immigration incontrôlée, les politiques multiculturelles combinées à la perte de l’autorité dans les classes ont conduit à un ensauvagement de l’école. Partout en France, les faits divers se multiplient – à Toulouse[5], Combs-la-Ville[6], Paris[7] – la liste est interminable… Et c’est à chaque fois la même histoire : des descendants de l’immigration agressent violemment des professeurs, et ceux-ci d’avoir recours à la grève ou à leur droit de retrait. Mais jamais ils ne font le choix de retirer leurs œillères et de constater le réel : sans l’arrêt de la politique d’immigration folle que subit la France depuis le regroupement familial, la violence à l’école ne fera qu’augmenter. À chaque fois, ces actes d’humiliation et de brutalité ont pour seul effet de radicaliser la croyance aveugle des enseignants français dans le multiculturalisme, le sans-frontiérisme et le culte du métissage. Même la décapitation de Samuel Paty par un islamiste n’a pas suffi à les sortir de leur gauchisme primaire.

Le constat s’impose donc : malgré leurs refrains révolutionnaires, les profs sont en réalité la corporation la plus conservatrice de la société française. Fanatiquement loyaux au pouvoir en place et à l’idéologie dominante, ils ne parlent à leurs élèves d’ « esprit critique » et d’ « émancipation » que pour dissimuler leur propre soumission intégrale. Il est du devoir de chaque Français identitaire de souhaiter que ses compatriotes n’aient plus jamais à subir la barbarie du « vivre-ensemble » et la tyrannie en général. Mais la question se pose : peut-on venir en aide à ceux qui ne veulent pas s’aider eux-mêmes ?

[1] https://www.france24.com/fr/france/20220113-face-%C3%A0-la-valse-des-protocoles-covid-19-la-gr%C3%A8ve-des-enseignants-s-annonce-tr%C3%A8s-suivie
[2] https://www.vie-publique.fr/rapport/278002-les-effets-de-la-crise-du-covid-19-sur-enfants-et-jeunesse
[3] https://www.tdg.ch/apres-le-covid-une-pandemie-dobesite-menace-les-enfants-195621485001
[4] https://www.oecd.org/coronavirus/policy-responses/preserver-la-sante-mentale-des-jeunes-pendant-la-crise-du-covid-19-dbcb04f5/
[5] https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-profs-lycee-mirail-font-valoir-droit-retrait-apres-agression-cpe_15321069.html
[6] https://www.lexpress.fr/education/les-violences-et-agressions-contre-les-enseignants-et-le-milieu-scolaire_1842154.html
[7] https://www.journaldesfemmes.fr/societe/actu/2762173-prof-agressee-eleve-lycee-montaigne-paris/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La remigration, c’est le fondateur de BarakaCity qui en parle le mieux !, par Marie d’Armagnac

Idriss Sihamedi

Une campagne électorale pour le moins étonnante. Si certains refusent le débat, d’autres n’hésitent pas à créer la surprise par des propositions plutôt chocs. Je veux, bien sûr, parler de… Driss Yemmou, alias Idriss Sihamedi, de nationalité française, fiché S, proche du salafisme, condamné en appel pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » envers Zineb El Rhazoui. Et fervent partisan de la remigration.

Alors qu’Éric Zemmour exposait son projet et affirmait « Le choix que je vous propose, c’est d’embrasser la culture française. C’est possible. Beaucoup de compatriotes musulmans ont déjà fait le choix de l’assimilation et ceux-là, je le répète, sont nos frères », le fondateur de l’ONG dissoute BarakaCity lui répond ainsi sur Twitter : « La France a ses valeurs, nous avons les nôtres. Toutes les interdictions visant les musulmans ne permettent plus de vivre une foi en sécurité. Nous sommes arrivé (sic) à un point de non-retour. Il faudra tôt ou tard trouver une solution claire à ceux qui refusent l’assimilation. »

Et lui fait alors la plus invraisemblable des propositions : « Je propose un truc à Éric Zemmour et je suis sérieux. S’il est élu Président, qu’il nous laisse créer une organisation indépendante nous permettant de dégager librement de ce pays en faillite et en pleine crise économique. »

« Nous devons travailler en ce sens et arrêter de croire qu’il existe encore un “État de droit”. 700 mosquées et associations sont fermées. L’Afrique et les autres pays ne sont pas tout aussi beaux, plus riches et plus accueillants que la France ? J’y vois une belle opportunité… »

Une retentissante provocation, bien sûr, un prétexte pour décocher une ou deux piques à cette France « en faillite » coupable de lui avoir trop donné, à commencer par la nationalité française et la libéralité d’avoir répandu son islamisme sur notre sol. Mais cela sonne aussi, en creux, comme une reconnaissance de la faillite, avérée celle-là, des politiques d’immigration suivies depuis des décennies et du modèle « d’intégration » proposé par la République.

Alors, Idriss Sihamedi, nouveau porte-parole d’Éric Zemmour ? Tout, dans le parcours, les paroles et les actes du fondateur de BarakaCity, abonde dans le sens du candidat de Reconquête.

Florilège : il publie sur Facebook : « Il nous faudra avoir le courage d’ARRÊTER ces discours maniérés, faux et fourbes expliquant que l’islam est douceur seulement » (repris par Arab News). Quasiment du Zemmour dans le texte, n’en déplaise aux belles âmes médiatiques et politiques.

Ou encore : « Je pense que la musique peut être dangereuse, la polygamie une alternative contre l’adultère et le voile un signe de pudeur. Suis-je fou ? » écrivait-il, sur Twitter, en septembre 2015. Osons l’euphémisme : il y a une certaine rupture de civilisation entre ceci et l’art de vivre à la française.

Et enfin, lors de la victoire des talibans, le 15 août 2021 : « Pour tout début, il y a une fin. Qu’Allah descende sur le peuple afghan les plus belles richesses, les plus beaux hôpitaux, plus belles écoles et le plus bel avenir que le pays n’a jamais pu rêver. »

Alors « je propose un truc sérieux » à Idriss Sihamedi : que celui qui a l’islamisme pour seule patrie se rende enfin dans le pays de ses rêves.

Et quitte le nôtre.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Sevran, Aulnay, Villeurbanne, Vénissieux… ToxiCités – L’inquiétant embrasement des banlieues ethniques

emeutes banlieues

Occupés à mener campagne en faveur du président sortant, les grands médias de la Macronie n’en parlent quasiment pas. Et pour cause : par leur nombre, leur ampleur, et leur gravité, les émeutes ethniques qui secouent depuis samedi plusieurs villes des banlieues parisienne et lyonnaise témoignent non seulement de l’incroyable fiasco des politiques dites « sécuritaires » menées par l’exécutif depuis des années, mais aussi, et surtout, des très inquiétantes accélération et aggravation de ce phénomène au cours du quinquennat Macron. Une escalade vers la guerre ethnique qui s’effectue, en outre, avec la complicité d’un certain nombre d’élus et d’une bonne partie de la gauche.

Bus incendié et barricades

C’est ainsi que, depuis samedi soir, les villes de Sevran et d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) sont le théâtre de véritables scènes de guérilla. A l’origine de cet embrasement, toujours le même prétexte : la mort accidentelle, à la suite d’un tir de policier, d’un délinquant multirécidiviste qui avait forcé un contrôle de la BAC avec une fourgonnette qu’il venait de voler. La nouvelle s’étant immédiatement répandue dans les cités ethniques du coin, les bandes de voyous, équipées notamment de barres de fer et de mortiers d’artifice, sont rapidement passées à l’assaut, incendiant véhicules et mobilier urbain, caillassant les forces de l’ordre, et réussissant même à prendre en embuscade une brigade de CRS appelée en renfort ! Les violences ont repris dans la nuit de dimanche à lundi, au cours de laquelle des barricades ont en outre été érigées, et une « cinquantaine d’individus » se sont emparés d’un bus de la Transdev, l’ont emmené vers la cité ethnique des 3 000 et l’ont incendié. Un acte qui a contraint, depuis, la société de bus à dévier ses lignes pour éviter certains quartiers du 93…

Mais le plus scandaleux dans cette affaire reste peut-être les inadmissibles messages de soutien adressés aux proches du chauffard décédé par le maire de Sevran, Stéphane Blanchet, et la députée LFI Clémentine Autain qui s’est empressée de mettre en cause la police et de réclamer l’ouverture d’une enquête de l’IGPN.

Au moins une douzaine de policiers blessés !

La banlieue parisienne n’est, hélas ! pas la seule à vivre actuellement dans un climat de guerre civile. C’est également le cas de celle de Lyon, où la commune de Villeurbanne est depuis samedi soir le théâtre de graves émeutes prenant pour prétexte l’accident provoqué par un voyou ethnique qui circulait sans casque au guidon d’un deux-roues et multipliait les infractions. Contrôlé par la police, le chauffard a percuté et blessé deux agents en tentant de prendre la fuite, avant de heurter une voiture en stationnement. Son interpellation et son placement en garde à vue ont immédiatement déclenché dans la ville des violences qui ont fait quatre blessés parmi les forces de l’ordre.

A Rillieux-la-Pape, théâtre samedi d’autres émeutes ethniques particulièrement violentes, ce sont six policiers qui ont été blessés à la suite de l’interpellation de deux « jeunes », dont l’un pour un rodéo urbain.

Enfin, on n’oubliera pas le cas de Vénissieux où, après qu’un voyou qui faisait lui aussi un rodéo sur une moto eut percuté un policier qui se mettait en travers de sa route, les bandes ethniques du quartier s’en sont prises violemment aux forces de l’ordre.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 29 mars 2022

Idriss Sihamedi, fondateur de Barakacity, propose à Eric Zemmour, s’il est élu, d’organiser lui-même le départ de France des musulmans