La Slovénie autorise le mariage homosexuel contre la volonté populaire

Slovénie

La Slovénie vient de légaliser le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels. « Une nouvelle fois, la petite Slovénie fait preuve d’un progressisme rare au sein des « ex-pays de l’Est » », écrit Le Monde, apparemment admiratif. Les mouvements LGBT locaux saluent « une victoire complète », obtenue « après de longs efforts de la société civile ». Mais ne peut-on pas y voir, plutôt, une défaite de la démocratie ? En effet, les citoyens slovènes avaient rejeté par trois référendums le mariage homosexuel. La souveraineté du peuple, dans une démocratie, ne serait-elle qu’une illusion ?

C’est la Cour constitutionnelle qui, le 8 juillet 2022, a pris cette décision historique, estimant que l’interdiction de se marier et d’adopter faite aux couples homosexuels constituait « une discrimination inadmissible à l’encontre des couples de même sexe ». Elle a donné six mois au Parlement slovène pour s’y conformer. On peut voir dans cette injonction une nouvelle illustration du « gouvernement des juges » que critiquait Éric Zemmour, lors de la campagne présidentielle. Alors que le peuple est censé faire la loi, directement ou par l’intermédiaire de ses représentants, y aurait-il une instance supérieure qui définirait les « droits fondamentaux » ?

Certes, il peut paraître de prime abord rassurant que les « droits fondamentaux » soient protégés : mais quels sont ces droits ? La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, à laquelle fait référence le préambule de la Constitution française, est elle-même soumise à des interprétations qui la relativisent. Ainsi, les libertés d’opinion et d’expression subissent des restrictions. Et qui peut affirmer que l’admission des citoyens aux « places et emplois publics » se fonde toujours sur leur « capacité » et « sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents » ? La « discrimination positive » et le « copinage » tendent à remplacer ces critères. Il peut même arriver que le droit de tous les citoyens de « concourir personnellement, ou par leurs représentants » à l’expression de la « volonté générale » soit bafoué. On se souvient comment, en France, au mépris de la volonté populaire, le résultat du référendum du 29 mai 2005 fut jeté aux oubliettes par le gouvernement de l’époque. Voyez, aujourd’hui, comment les macronistes se plaignent de n’avoir à l’Assemblée nationale qu’une majorité relative, ce qui les empêche, comme le disait Marisol Touraine au Président réélu, d’avoir « les mains libres » et de pouvoir « faire tout ce [qu’il veut] ». C’est à croire que la démocratie se moque de la démocratie !

Dans le domaine sociétal comme dans le domaine éthique, on ne peut mettre en avant des certitudes incontestables. Quand on on envisage d’inscrire le droit à l’avortement dans la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ou que la majorité et la gauche préconisent de l’inscrire dans la Constitution pour le sacraliser, on se demande jusqu’où pourrait aller ce dogmatisme idéologique. Simone Veil avait pourtant déclaré que « l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour les situations sans issue » : on mesure à quel point sa loi a été dénaturée. Non seulement on ne prend pas des mesures pour limiter les IVG, mais on va jusqu’à s’attaquer aux associations qui proposent des solutions pour accompagner les femmes en détresse.

Le concept d’État de droit s’oppose théoriquement à la notion de pouvoir arbitraire, mais il est progressivement dévoyé au point qu’il dénature la démocratie qu’il est censé défendre. Quand les dirigeants d’un pays font fi de la souveraineté du peuple, ils nient l’essence même de la démocratie.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Xavier Raufer : « Le problème ne vient pas des quartiers mais de ceux qui les habitent »

Xavier Raufer

07/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Le criminologue Xavier Raufer revient, pour Boulevard Voltaire, sur l’explosion des violences en zone rurale mais aussi à Lyon, quartier de la Duchère.

Une illustration de la faillite totale de la ruineuse « politique de la ville » et l’abandon des zones rurales.


Thaïs d’Escufon : POURQUOI JE NE CROIS PAS EN L’ASSIMILATION

Thaïs d’Escufon

05/07/2022 – FRANCE (NOVOpress)
La droite pense toujours l’identité en termes d’assimilation. Mais ce modèle est complètement dépassé et n’est même plus souhaitable.

Plutôt que de rechercher à ce que l’autre nous ressemble, pourquoi ne pas affirmer qui nous sommes, sans honte et sans haine ?

Voici donc 4 arguments contre l’assimilation à sortir en débat.


Éducation nationale : l’effondrement continue, par Xavier Eman

Éducation nationale

Le bateau ivre de l’Education nationale n’en finit pas de dériver et le naufrage final semble de plus en plus proche. Tous les ingrédients d’une inéluctable catastrophe sont en effet réunis depuis bien trop longtemps pour espérer encore une issue heureuse à la crise actuelle de l’enseignement. Violence endémique, analphabétisme galopant, inculture crasse, rupture de la transmission, wokisme rampant, nivellement par le bas, l’idéologie égalitariste et immigrationniste a conduit ce pivot central de la société qu’est l’enseignement au bord du gouffre. Même les plus aveuglés des pédagogues « progressistes » n’osent plus assumer le ridicule de prétendre que le « niveau monte » et sont contraints d’admettre le fiasco général. En plus, à tous ces maux, s’ajoute aujourd’hui la pénurie croissante de professeurs. Ainsi, à Versailles, la plus grande académie de France, seulement 424 futurs enseignants ont été admis aux concours pour 1 430 postes proposés. Un taux historiquement bas qui entraîne une situation inquiétante, alarmante même selon les syndicats. « On a seulement un poste sur trois d’enseignants pourvu en Ile-de-France, c’est catastrophique », s’émeut ainsi auprès de l’AFP la secrétaire générale du Snuipp-FSU, Guislaine David. Cette crise de recrutement est en effet sans précédent. Elle est le produit d’un double phénomène : la baisse drastique du nombre de candidats et l’écroulement du niveau de ceux qui veulent encore embrasser cette carrière sinistrée. Car non seulement rejoindre l’enseignement ne fait plus rêver personne, mais c’est au contraire une perspective devenue un véritable repoussoir qui n’attire guère plus que les bras cassés et les désespérés ne trouvant pas d’autres possibilités d’emploi. Jadis considéré et respecté, le métier d’enseignant est désormais tombé au fond d’un caniveau dont plus personne ne semble parvenir à l’extraire. Qui voudrait en effet rejoindre d’enthousiasme une institution dans laquelle, en plus d’être mal payé, on se retrouve quotidiennement confronté à des hordes de néo-barbares aussi ignares qu’agressifs et vindicatifs, ne maîtrisant pas plus les bases de la langue française que celles de la plus infime politesse, et qui insultent leurs professeurs quand ils ne les agressent pas ? Même les plus hallucinés chantres gauchistes du « vivre ensemble » ne veulent plus entrer dans l’arène et préfèrent opter pour d’autres métiers moins exposés aux conséquences directes et concrètes de leurs délires idéologiques.

Face à cette situation, le nouveau ministre de l’Education nationale, Pap Ndiaye, ne semble pas plus inquiet que cela et annonce simplement une hausse de rémunération des enseignants en 2023 afin de « motiver les troupes ». Il affirme même, dans un bel exemple de méthode Coué, qu’il y aura un professeur dans chaque classe à la rentrée, malgré les graves difficultés de recrutement évoquées. L’historien promet également qu’il travaillera pour que l’école permette de « davantage réduire les inégalités » et qu’il ne remettra en cause ni Parcoursup ni la réforme du lycée mise en place par son prédécesseur, Jean-Michel Blanquer. Pas de rupture donc, ni de grande nouveauté à l’horizon, qui reste bien sombre. On aurait pourtant pu espérer que le ministre s’inspire des méthodes éducatives et pédagogiques de la prestigieuse Ecole alsacienne où il a placé ses enfants pour remettre un peu d’ordre, d’autorité et d’excellence dans les écoles, collèges et lycées de France. Mais il n’en sera rien, ce qui est bon pour les enfants de l’élite « républicaine » ne semble pas l’être pour la plèbe qui devra encore attendre pour que ses enfants connaissent une « scolarité sereine » et de qualité.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 27 juin 2022

Après les élections présidentielle et législatives – Le retour au galop de la dictature sanitaire ?

covid dictature

Comme nous le prévoyions, la mise en sourdine du discours catastrophiste sur l’épidémie de coronavirus et la suspension de la quasi-totalité des restrictions sanitaires dans notre pays n’auront guère duré que le temps des campagnes électorales. En effet, la présidentielle et les législatives étant maintenant presque derrière nous, l’occupant de l’Elysée ayant été réélu haut la main par des millions de Français décidément peu rancuniers, le gouvernement et les grands médias de la Macronie se remettent déjà à brandir la menace d’une nouvelle vague épidémique qui pourrait « nécessiter » le retour de la dictature sanitaire en France.

Des chiffres qui ne veulent rien dire

Ainsi, en publiant jeudi ses derniers chiffres, le ministère de la Santé s’est-il inquiété d’une hausse de 20 % du nombre de tests de dépistage enregistrés dans notre pays au cours des 15 derniers jours. Une augmentation qui, a-t-il précisé, coïncide avec un doublement des contaminations durant la même période. En même temps, France Info invitait l’épidémiologiste et partisan de la dictature sanitaire Antoine Flahault, pour nous expliquer que « cela ressemble à une nouvelle vague » et « que la tendance est actuellement la même dans presque tous les pays d’Europe de l’Ouest ». Il est vrai que, de l’autre côté du Rhin, par exemple, le gouvernement Scholz a d’ores et déjà appelé les personnes les plus fragiles à effectuer une quatrième dose de vaccin et averti qu’il y aurait « moins de relâchement pendant les prochaines semaines »… Mardi, Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement Borne, avait quant à elle déjà expliqué que ce dernier restait « extrêmement vigilant », annonçant au passage que le conseil des ministres étudierait le 22 juin les mesures que l’exécutif entend maintenir après la fin du régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire, prévue le 31 juillet.

Le passe sanitaire, arme politique

Reste que, si l’on regarde d’un peu plus près les chiffres, ce « doublement » des contaminations observé par le ministère au cours des deux dernières semaines n’a en rien impacté les hôpitaux français, qui ont même vu fortement reculer le nombre de leurs « patients Covid » sur la même période ! Autrement dit, il semble que cet « affolement » relève davantage de la volonté du gouvernement de serrer à nouveau la vis du peuple français que de le protéger contre un prétendu retour de la pandémie. Un rêve orwellien qu’il partage visiblement avec le régime communiste chinois – dont il s’est d’ailleurs beaucoup inspiré lors de la crise du Covid (confinement strict, port du masque obligatoire…) – qui a réussi à faire aujourd’hui du passe sanitaire une véritable arme politique. C’est ainsi que, durant ces derniers jours, de nombreux Chinois qui souhaitaient manifester à Zhengzhou contre le gel arbitraire de leurs avoirs par plusieurs banques depuis la mi-avril, se sont aperçus – ô surprise… – que leur passe sanitaire avait brusquement viré au rouge, et étaient donc contraints d’observer une quarantaine stricte ! De quoi donner des idées à notre « Jupiter » national…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 juin 2022

Vous souvenez-vous d’Alban Gervaise? – Silence coupable…, par Céline Pina

Alban Gervaise

Le médecin militaire assassiné devant ses enfants à Marseille a été inhumé le 8 juin 2022. Sans hommage national et sans une ligne dans un journal comme Le Monde. Pendant que le monde politico-médiatique est occupé à parler du programme économique de LFI ou des “violences policières”, la France s’habitue au jihadisme d’atmosphère, s’indigne Céline Pina.

Si cela ne vous dit rien et que vous n’êtes pas journaliste, ne culpabilisez pas, c’est normal. Sa mort dramatique a été occultée. Il ne fallait pas déranger la campagne législative et la fausse sécurité que l’on essaie de vendre aux Français en leur faisant croire que le terrorisme de proximité a disparu.

Hélas, il n’en est rien. À Marseille, ce médecin militaire de 41 ans a été égorgé devant ses deux enfants de trois et sept ans qu’il venait chercher à l’école.

Mais pardon, déjà dans ce bref exposé des faits je commets un impair : dans la novlangue médiatique on ne dit plus « égorgé », c’est trop connoté, on dit que des « coups de couteau lui ont été portés à la gorge », sinon cela fait trop penser à un crime d’islamiste. Or dans le microcosme parisien, si vous laissez penser cela, cela signifie que vous montrez du doigt la communauté musulmane et donc que vous êtes probablement raciste. Il est vrai qui si cette façon de tuer est liée à certaines cultures, pour autant aucune origine ne prédispose au meurtre. Ce luxe de précaution relève donc de l’hypocrisie ou de la condescendance.

Pudeurs journalistiques

Utiliser le terme « égorgé » commence donc déjà à faire de vous un personnage peu fréquentable. Pour éviter les amalgames il devient alors très important de censurer le réel et de ne surtout pas s’en tenir aux faits. Et pour donner des gages il est de bon ton d’expliquer aussi que l’on censure pour de bonnes raisons : la communauté musulmane se sentant persécutée, il serait dangereux pour la cohésion nationale de continuer à parler des égorgements de proximité qui n’ont jamais cessé.

Alors que le vote communautaire des musulmans est massif et que tous les politiques envient cette manne qui voit 70% de cette communauté voter en masse pour Jean-Luc Mélenchon sur la base d’un discours victimaire et anti-police, personne ne veut regarder certains faits en face. En effet, lorsqu’une appartenance communautaire devient aussi déterminante dans les votes, elle parle des résultats d’un travail politique et identitaire effectué sur une population par des idéologues. Dans le cas des Français de confession musulmane, deux forces travaillent dans le même sens. Les islamistes et l’extrême-gauche. Ce n’est pas un scoop mais il est bon de taire ces choses-là. D’abord parce que cela gêne le racolage communautaire sur fond de discours mettant en cause les Français pour peu qu’ils aient la peau blanche en les accusant de racisme systémique. Un discours qui est vu comme faisant en partie la fortune de LFI et que guigne le parti du président tout juste renouvelé.

Ensuite parce que personne ne sait comment inverser la vapeur qui voit l’influence des représentations islamistes et gauchistes en mode décolonial gagner de plus en plus de terrain dans les banlieues. Celles-ci sont devenues le haut lieu de la réislamisation par les salafistes et les frères musulmans des Français de confession musulmane. Les votes massifs que cela génère effraient et attisent la convoitise de politiques qui ne comprennent pas que cette influence pourrait être combattue à condition qu’ils arrêtent de lécher les bottes de leaders communautaires pour porter haut nos idéaux civilisationnels. Faute d’en être capable, ils choisissent le déni du réel. C’est ainsi que la mort d’Alban Gervaise est reléguée au rang de faits-divers.

Un énième «déséquilibré» ?

Pourtant les faits mettent très mal à l’aise quand on sait que le motif terroriste n’a pas été retenu. L’égorgeur se nomme Mohammed. Âge de 24 ans, il aurait crié « Allah Akbar » en se jetant sur sa victime. Ce petit dealer aurait confié aux policiers avoir agi « au nom d’Allah » et tenait des propos confus après avoir commis son meurtre.

Un énième « déséquilibré » peut-être ? Pourtant l’homme n’a pas été hospitalisé en psychiatrie. Il n’est donc pour la justice ni fou ni terroriste. Or ce qui fait dire à la justice qu’il n’est pas terroriste est que la perquisition de son logement n’aurait pas révélé d’éléments suffisamment probants. Egorger un homme au nom d’Allah est donc selon la justice une attitude qui ne parle pas de la propagande islamiste qui infecte de plus en plus de cerveaux et a provoqué plus de 250 morts dans notre pays.

Pour lire la suite, c’est ici !

Société de surveillance : toujours plus loin !

société surveillance

Oubliez votre liberté ! Après le passe sanitaire – qui, soit dit en passant, n’est pour l’heure que suspendu –, plusieurs projets pourraient bien mettre à nouveau à mal l’intimité des Européens. Les arguments donnés par les oppresseurs rendront difficile toute contestation.

« Big Brother is watching you » ! Dans son roman 1984, publié en 1949, George Orwell nous donnait un avertissement : un jour, notre « sécurité » pourrait bien être un prétexte pour les mesures les plus liberticides. En 2021, l’application du « passe sanitaire » était une nouvelle étape de contrôle de la population dans les pays occidentaux. La Chine, elle, avait mis en place depuis plusieurs années déjà un « crédit social » extrêmement intrusif, comprenant notamment un système de reconnaissance faciale.

C’est justement cette méthode de vidéosurveillance ultra-moderne (et ultra-oppressante !) qu’a proposée le maire de Nice, Christian Estrosi, le 31 mai dernier. Une information inquiétante quand on sait que l’ancien cadre de l’UMP est désormais très proche d’Emmanuel Macron.

Puisqu’il faut toujours un prétexte, Christian Estrosi utilise cette fois-ci les incidents survenus au Stade de France lors de la finale de la Ligue des Champions. Il s’attaque par ailleurs à la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), organisme qui tente tant bien que mal d’assurer un minimum de liberté aux Français.

« Je souhaiterais qu’enfin on mette un coup d’arrêt à ce que nous interdit la CNIL, cette espèce d’institution poussiéreuse qui interdit d’utiliser la reconnaissance faciale. […] Il est difficile pour les forces de police d’interpeller, au risque d’avoir des blessés, voire des morts, 1 000 ou 2 000 personnes. Mais par contre, s’ils sont identifiés par de la reconnaissance faciale, s’ils sont interdits de stade et si on peut aller les cueillir au petit matin chez eux pour les mettre en garde à vue, l’intelligence artificielle jouera pleinement son rôle. »

Le Français moyen, en plus de se faire agresser par des délinquants qui bénéficient du laxisme de la justice, pourrait donc bien être suivi à la trace en permanence ou presque. Comme avec le passe sanitaire, nul doute que les esclaves mentaux diront que « les innocents n’ont rien à cacher ». Les amoureux de la liberté seront eux considérés comme suspects.

La Commission européenne, elle, est sur le point de s’en prendre aux systèmes de messagerie privée. Comme le révèlent nos confrères de l’OJIM (Observatoire du journalisme), l’instance continentale a publié un projet de loi qui obligerait les fournisseurs de services de communication comme Telegram et WhatsApp à vérifier automatiquement les messages de leurs utilisateurs avant qu’ils ne soient envoyés.

Une fois de plus, une noble cause justifie la mesure : la lutte contre la pédopornographie. Bien sûr, la quasi-totalité des utilisateurs, à mille lieues d’avoir de telles pratiques, seront scrutés. Qui s’opposera au projet sera immédiatement pointé du doigt.

Plusieurs organisations de défense des droits civiques ont cependant signalé les risques de cette surveillance qui serait gérée par une intelligence artificielle. Elles notent aussi que les criminels sexuels agissent essentiellement sur d’autres plates-formes, notamment sur le dark web. Ou via des réseaux politiques élitistes, comme celui de Jeffrey Epstein, bien sûr.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 7 juin 2022

Royaume-Uni : des musulmans manifestent devant un cinéma de Bradford après le lancement du film The Lady Of Heaven jugé « blasphématoire »

Débat sur la tenue à l’école : entre individualisme et distorsion identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

ecole tenue vestimentaire

Depuis quelques années, les débats sur les tenues des élèves dans les collèges et lycées sont légion[1]. Bien souvent, le scénario est le même : une élève (puisque ce sont majoritairement des jeunes filles qui se retrouvent au centre de ces épisodes) se rend dans son établissement dans une tenue considérée comme trop provocatrice ou inadaptée à l’étiquette de son lieu d’étude, ce qui encourage les professeurs ou les personnels administratifs à exiger que l’élève en question se change ; s’en suit une interminable discussion sur le caractère oppressif d’une telle demande, qui serait la manifestation du patriarcat ou de la masculinité toxique dans le milieu scolaire. La nouveauté qui s’annonce, c’est que la pression démographique africaine et maghrébine à l’œuvre tend à constituer une nouvelle opposition à ce discours néo-féministe. En conséquence, la droite est piégée dans la position à adopter.

Nous vivons dans une société

Dans une société relativement apaisée, la question de la tenue vestimentaire à l’école serait résolue de façon simple : l’école étant un lieu conçu pour étudier, il est normal que des standards vestimentaires y soient mis en place, afin d’éviter de perturber l’atmosphère de travail qui est censé y régner. Le problème, c’est que l’idéologie libertaire molle qui domine le corps professoral et administratif du milieu scolaire a justement poussé à la transformation de l’école en espace déstructuré et antiautoritaire. L’ironie du sort a fait que les mêmes soixante-huitards qui militaient pour l’interdiction des interdictions se retrouvent à devoir s’opposer aux tenues de plus en plus légères de leurs élèves, qui transforment les collèges et lycées en parcs de drague. Pas étonnant, étant donné que leur militantisme en faveur de la baisse du niveau au nom de l’égalité a effectivement détruit l’idée-même selon laquelle l’école est un lieu d’instruction.

Mais nous ne vivons pas dans une société apaisée. L’école subit donc les effets combinés de l’égalitarisme, du féminisme et d’un individualisme forcené, selon lequel les vêtements ne sont plus perçus comme des objets véhiculant une forte fonction sociale (renvoyer une certaine image à ses pairs) mais comme de purs vecteurs du désir personnel. Le vêtement a, de plus, des effets concrets facilement observables : dans un lieu comme l’école, qui rassemble des jeunes gens en proie aux vicissitudes hormonales de l’adolescence, il est clair que la normalisation de tenues légères et suggestives empêche la concentration nécessaire à l’étude et à la discipline. Ce phénomène n’est pas dû aux spectres du « patriarcat » ou de la « masculinité toxique » mais au diktat des hormones et de la physiologie. C’est ainsi.

Par conséquent, il est normal que des standards vestimentaires soient mis en place dans des lieux dont la fonction est particulière : il ne viendrait à l’idée de personne de sain de venir à un enterrement en jogging ou en sous-vêtements.

Le carré de la mort de la discussion politique

Mais ce débat ne se limite pas à l’opposition entre progressistes et gens normaux. Il fait désormais intervenir l’immigration et ses descendants (comme c’est récemment le cas en Allemagne[2]). Ceux-ci protestent contre le port de ces tenues au nom de l’islam.

Dans une logique aveugle, les conservateurs autochtones sont parfois tentés par un rapprochement avec les musulmans, qu’ils perçoivent (à tort) comme des alliés fiables dans la lutte contre le progressisme. Cette stratégie suicidaire oublie un point fondamental : les musulmans qui pestent contre les comportements progressistes ne le font pas au nom de « la tradition » ou « des valeurs » mais de leur tradition et de leurs valeurs. Sans compter que dans un contexte de réislamisation de la jeunesse immigrée, la définition d’une « tenue correcte » ne sera pas la même pour les musulmans et les conservateurs autochtones. Il y a fort à parier que la définition des premiers aura bien plus à voir avec le voile qu’avec une tenue quotidienne classique ou l’uniforme scolaire de l’ancien temps.

À l’inverse, certains « patriotes libertaires », motivés par le plaisir de s’opposer aux demandes des musulmans et persuadés que la révolution sexuelle de mai 68 est au fondement de la culture française, feront le choix de s’allier aux progressistes.

Un débat sociétal binaire se retrouve ainsi transformé en opposition quadrangulaire difficilement lisible, entre progressistes, immigrés, « islamoconservateurs » et patriotes libertaires. Reste le Français enraciné. Ce dernier, opposé au progressisme comme à l’islamisation de la France se retrouve coincé, obligé de choisir entre des options qui ne sont pas faites pour lui.

Il faut donc remettre les choses à plat et revenir aux fondamentaux : la participation des immigrés et de leurs descendants à ce genre de discussions sociétales qui constituent la vie politique de notre pays n’est pas simplement pénible – elle est surtout illégitime. C’est aux autochtones de décider de la façon dont les individus doivent se comporter, pas aux nouveaux arrivants. Cela signifie, d’une part, que leur contribution à la discussion doit être considérée comme nulle et non avenue : on ne saurait les mettre au même niveau que les autochtones dans la légitimité à formuler des revendications. D’autre part, il est irresponsable de choisir son positionnement sur ces questions par rapport à celui des musulmans : ceux-ci ne sont ni des alliés conservateurs ni des adversaires qui justifient un reniement complet de valeurs et de comportements sains. Ils sont, foncièrement, étrangers à la destinée de notre civilisation.

L’exemple spécifique de la tenue à l’école permet d’éclairer une constante des débats politiques français : ceux-ci, sous le poids croissant de l’immigration et de la démographie étrangère, se retrouvent détournés et reconfigurés d’une façon qui embrume les lignes de fracture idéologiques classiques. Si la société multiculturelle est fondamentalement une société multiconflictuelle, elle est aussi une société du capharnaüm et du bruit constant. L’idée-même de débat démocratique ou politique dans une telle société n’a plus aucun sens lorsque celle-ci est le lieu d’une compétition entre plusieurs peuples irréductiblement différents.

[1] Il suffit de taper « tenue à l’école » dans Google pour s’en convaincre.
[2] https://www.fdesouche.com/2022/05/14/allemagne-dans-un-lycee-de-baviere-le-directeur-interdit-aux-filles-de-porter-des-robes-courtes-apres-des-plaintes-deleves-et-de-profs-issus-de-limmigration-il-faut-tenir-compte-de-toutes-le/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le rodéo urbain, ou la France Mad Max, par Clément Martin (Les Identitaires)

rodeos urbains

Le rodéo urbain est devenu une pratique largement répandue dans la France du xxie siècle. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’habiter une grande ville pour en prendre connaissance, étant donné les innombrables faits divers qui, de façon plus ou moins directe, impliquent cet exercice.

Rappelons tout de même de quoi il s’agit : des jeunes issus de l’immigration (essentiellement maghrébine) enfourchent leurs deux-roues (parfois, ils préfèrent la voiture à la moto) et décident de rouler à des vitesses délirantes dans les rues de la ville, multipliant les figures (roues arrière, dérapages). Pratiqué seul ou à plusieurs, l’exercice a déjà coûté la vie à plusieurs Français[1] et s’est soldé par des blessures graves pour un enfant de 5 ans[2].

Un cadeau multiculturel

Lorsque cette pratique a commencé à se répandre, des riverains marseillais exaspérés par le bruit et le danger qui découlaient de cette pratique ont décidé de s’organiser pour mettre en lumière l’inaction de l’État. En 2020, après 8 ans de combat juridique, ils ont gagné gain de cause[3]. Entre temps, l’appareil législatif a dû s’adapter à cette nouvelle pépite culturelle issue de l’échange des civilisations, puisqu’en 2018, une loi renforçant les moyens de lutte contre les rodéos urbains a vu le jour[4]. Cela n’a pas empêché cette tradition exotique de s’exporter dans toutes les grandes villes de France et dans un nombre toujours plus important de petites et moyennes communes du pays.

L’enjeu de la lutte contre les rodéos urbains n’est pas seulement celui des nuisances : si celles-ci sont bien réelles, il s’agit également d’une véritable question de sécurité. Permettre à des groupements de délinquants en puissance de dévaler à pleine vitesse et en exécutant des figures qui risquent de leur faire perdre le contrôle de leur véhicule est évidemment une invitation à voir s’accumuler les blessés et les morts dans les années à venir. Sous le règne de l’invasion migratoire, le seul progrès social observable, c’est celui des nouvelles formes de l’insécurité qui pourrit la vie des Français.

Barbares du quotidien et « socialement proches »

La période de confinement de l’année 2020 a vu un pic dans la fréquence de ces rodéos urbains. Tout comme cette parenthèse de cloisonnement a coïncidé avec un été meurtrier particulièrement violent. Sans possibilité de retourner au bled pendant les vacances estivales, bon nombre de ces « jeunes » se sont passé les nerfs sur les autochtones français. Dans le cas des cavalcades motorisées, la raison est similaire : avec la fermeture des écoles et la baisse de l’activité économique s’est produit ce regain d’intérêt pour les divertissements collectifs dangereux. On voit là que la société multiculturelle française est une poudrière permanente : sans les distractions qui permettent de réduire la part de leur temps consacré à la nuisance totale, les descendants de l’immigration traitent notre patrie comme un terrain de jeu sur lequel tout est permis. En d’autres termes, leur ennui, c’est notre condamnation à subir leur violence.

Sans surprise aucune, une partie de la gauche a accueilli les rodéos urbains comme la manifestation d’une sous-culture riche et vibrante des « quartiers populaires ». À l’occasion du Festival de Cannes, la réalisatrice Lola Quivoron a présenté son film Rodeo, une fiction prenant place dans l’univers du « cross-bitume ». Elle explique, dans une démonstration teintée de fascination exotique et d’assimilation à l’envers, que « les accidents, ils sont souvent causés par les flics, qui prennent en chasse, qui poussent les riders vers la mort »[5]. Nul doute que le jury sera séduit par ce commentaire social subversif et subventionné.

Le rodéo urbain, tout comme le jeu de la claque ou le « bolossage » gratuit du quotidien démontre que la soumission des Français face à la violence est une impasse. Refuser de combattre, c’est encourager la soif de sang de l’ennemi. Reculer n’est plus possible. Se dissimuler est une chimère. Si les Français refusent d’admettre qu’à l’évidence, « on est chez nous », ils finiront bien vite par comprendre que désormais la France, « elle est à eux ».

[1] https://www.lefigaro.fr/faits-divers/amiens-une-jeune-femme-de-21-ans-tuee-lors-d-un-rodeo-sauvage-20210717
[2] https://www.lefigaro.fr/actualite-france/vaulx-en-velin-un-enfant-de-cinq-ans-grievement-blesse-par-un-motard-lors-d-un-rodeo-20200625
[3] https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/08/20/a-marseille-l-etat-condamne-pour-son-inaction-face-aux-rodeos-urbains_6049439_1653578.html
[4] https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000037284442
[5] https://twitter.com/KonbiniFr/status/1528315985240784897

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

«J’ai vu des filles de moins de 12 ans pleurer parce qu’elles ont été touchées par ces monstres» : des témoins dénoncent des agressions sexuelles aux abords du Stade de France

«J’ai vu des filles de moins de 12 ans pleurer parce

qu’elles ont été touchées par ces monstres» : des témoins dénoncent des agressions sexuelles aux abords du Stade de France

Chaos au Stade de France : marre des tartuffes!, par Ivan Rioufol

La France est malade de ses tartuffes. Confrontés au réel, ces faussaires sont semblables au faux dévot de Molière : « Couvrez ce sein que je ne saurais voir ». Leur position est celle de l’autruche : la tête dans le sable. Cela fait des décennies que la France est gouvernée par ces « élites » aux yeux grands fermés. Elles préfèrent mentir et désigner des boucs émissaires plutôt que d’admettre des faits dérangeants. Samedi soir, les supporteurs anglais ont été accusés par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, d’avoir créé le chaos autour du Stade de France, à l’occasion de la rencontre entre Liverpool et le Real Madrid (finale de la Ligue des Champions).

Pour Darmanin, « des milliers de « supporters » britanniques sans billet ou avec de faux billets ont forcé les entrées et, parfois, violenté les stadiers ». Or cette version officielle est une « fake news » contredite par les faits, les images, les témoignages. Les faits : sur les 105 interpellations, seules « une ou deux » concerneraient des Britanniques. Les images : ce sont de jeunes voyous, venus apparemment des cités voisines de Seine-Saint-Denis, qui ont été filmés en train de resquiller, franchissant de hauts grillages devant un service d’ordre inopérant. Les témoignages : ils proviennent des journalistes étrangers, qui ont décrit ces « jeunes Français » comme les agresseurs de supporteurs britanniques ou espagnols. D’autres images, diffusées dans le monde entier, ont montré des familles aspergées de gaz lacrymogène par des forces de l’ordre répondant à des ordres visiblement absurdes. La France s’est couverte de honte. Bien sûr, les responsables de cette débâcle ne seront pas inquiétés.

Les mécanismes habituels des dénégationnistes – ceux qui font profession politique ou médiatique de nier les faits – se retrouvent aisément dans les comptes rendus de ce fiasco sécuritaire. Ils reposent sur la désignation de faux coupables et l’alimentation de faux procès en racisme. Ceux qui sont prêts à sortir l’accusation en xénophobie dès que la « diversité » est montrée du doigt s’empressent de désigner l’Anglais comme le responsable des désordres. Il est vrai que beaucoup de faux billets semblent avoir été écoulés parmi ces supporteurs. Il appartiendra aux enquêtes de mettre au jour ces mécanismes de fraudes à la vente.

Reste que le refus du pouvoir de désigner les jeunes des cités comme étant à la source de la chienlit révèle la réticence à nommer la délinquance. Pour avoir rappelé, début mai, que « Saint-Denis ce n’est pas Paris », l’ancien joueur de foot Thierry Henry avait essuyé les critiques d’élus locaux. Stéphane Troussel, président du département, a accusé ce week-end la « fachosphère » de se « déchaîner sur les réseaux sociaux », lui-même se contentant de la version officielle accusant les Britanniques. Mais le mensonge de Darmanin s’est révélé être une grossière propagande. Les réalités forcent au réalisme. Marre des tartuffes !

Ivan Rioufol

Texte daté du 30 mai 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Stade de non-France – Finale la Ligue des champions : la racaille a gagné

football racailles

La finale de la Ligue des champions, principale compétition de football européenne, a donné lieu à d’importants débordements samedi soir à Saint-Denis. Contrairement aux affirmations de Gérald Darmanin, ce ne sont pourtant pas les amateurs de ballon rond anglais qui ont provoqué les incidents mais les innombrables racailles locales. La police a également montré ses limites.

Gestion calamiteuse, faux billets, vols et violences : le grand rendez-vous footballistique de samedi entre Liverpool et le Real Madrid a viré au cauchemar ! C’est un traitement on ne peut plus sauvage qui attendait les dizaines de milliers de supporters anglais qui avaient fait le déplacement, massés pendant des heures dans un espace restreint aux abords du stade. Tandis qu’ils patientaient dans le calme, ils ont été rejoints par des hordes de délinquants issus des quartiers voisins, certains les agressant, d’autres grimpant les grilles du stade afin d’y entrer sans ticket.

Sans aucun discernement ni aucune retenue, la police a alors projeté son gaz lacrymogène dans la foule, y compris vers les femmes et les enfants. Cerise sur le pudding pour les fans de Liverpool, nombre de billets qu’ils possédaient étaient des contrefaçons. La chasse aux faux billets a d’ailleurs privé d’accès au stade de nombreux supporters qui possédaient des tickets achetés en bonne et due forme et cette organisation chaotique a retardé le coup d’envoi du match de plus d’une demi-heure.

Dès 23 h 45, Gérald Darmanin se mettait pourtant en scène sur les réseaux sociaux, diffusant une photo de sa personne au PC sécurité du stade avec un commentaire totalement déconnecté de la réalité : « Des milliers de “supporters” britanniques, sans billet ou avec des faux billets, ont forcé les entrées et, parfois, violenté les stadiers. Merci aux très nombreuses forces de l’ordre mobilisées ce soir dans ce contexte difficile. »

Durant tout le week-end, vidéos et témoignages ont contredit cette version. Rodolfo Amaya, président du club des supporters de Liverpool en France, a déclaré qu’il avait vu des personnes billet à la main « se le faire piquer » et que l’avant-match était « très dangereux ». Mais, d’après lui, la fin de la soirée fut tout aussi effrayante : « J’ai vu des personnes isolées se faire agresser pour récupérer leurs sacs, soit se faire directement racketter. »

Une famille espagnole venue soutenir le Real Madrid a livré un récit terrible au média espagnol 20 minutos, racontant que « des centaines et des centaines de jeunes du quartier, armés de cutters, traquaient et agressaient les supporters ». Le cauchemar avait commencé dès l’arrivée dans la zone de non-droit : « Nous nous sommes garés dans le quartier et un type est arrivé, s’est mis devant nous et nous a demandé 50 euros pour protéger le van. On a fini par lui en donner 40. » Des propos corroborés par Jim Beglin, ancien footballeur professionnel qui assistait au match. « Des gangs organisés se sont mis à agresser les fans qui partaient. […] Pas un policier en vue. »

Le quotidien sportif Marca, équivalent espagnol de L’Equipe, la bien-pensance en moins, n’y est pas allé par quatre chemins : « Il est évident qu’en France, depuis quelques années, il y a un grave problème d’immigration et de ghettos. […] Le Stade de France est situé au nord de Paris, dans un territoire devenu dangereux et les autorités françaises doivent y remédier, mais pas pour le bien des Jeux. Pour le bien du pays. »

L’organisation des Jeux olympiques d’été dans la région parisienne en 2024 suscite des inquiétudes depuis samedi, notamment chez Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui doutent tous deux des capacités de la France à organiser des événements d’une telle ampleur. Marine Le Pen a exigé une enquête parlementaire, demande qui fait écho à celle de Joanne Anderson, maire de Liverpool. Emmanuel Macron pourrait bien traîner comme un boulet cette soirée catastrophique dont il était à l’origine, la France ayant à sa demande remplacé au pied levé la Russie pour l’organisation du match.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 30 mai 2022

L’hôpital, nouvelle zone de non-droit ?, par Louis Marceau

hopitaux violences

La violence gagne les hôpitaux français, obligeant les établissements à prendre des mesures radicales. La réponse devra toutefois être politique.

L’information peut surprendre. A Limoges (Haute-Vienne) comme à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), les soignants reçoivent dorénavant des cours d’auto-défense, notamment de krav-maga, une méthode défensive de combat au corps à corps développée par l’armée israélienne et les services spéciaux israéliens.

La raison de ces formations ? Comme les rues, les transports en commun, les centres commerciaux et la plupart des lieux publics de France, les hôpitaux sont désormais régulièrement le théâtre de violences et les premières victimes ne sont autre que les soignants.

S’il faut simplement beaucoup de patience pour supporter les invectives ou les insultes d’un patient mécontent de son traitement, il faut au moins maîtriser un art martial pour parvenir à esquiver un coup de couteau.

Interruptions temporaires de travail (ITT), dépressions, démissions… Les conséquences de ces violences sont en tout cas dramatiques. Si les soignants acceptant de témoigner dans les médias restent encore très « pudiques », évoquant à demi-mot des drogués ou « des jeunes », quelques faits divers de ces dernières semaines nous en disent plus et nous apprennent que les soignants ne sont pas les seules cibles.

A Blois, une violente bagarre entre Turcs et Kurdes s’est achevée aux urgences de la ville. Une situation similaire s’était produite peu avant dans l’Essonne après des affrontements entre bandes rivales de Ris-Orangis et Grigny.

A Sète, une adolescente de 13 ans tabassée à la sortie du collège a ensuite été « intimidée » au sein même de l’hôpital où elle avait été envoyée par « des jeunes »
Les rapports terrifiants de l’Observatoire national des violences en milieu de santé

En 2020, l’Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) publiait un rapport alarmant. L’organisme annonçait avoir reçu pas moins de 26 060 signalements, dont une très large majorité (81 %) pour « atteintes à la personne ». Pire encore, ces chiffres ne concernaient que 7,8 % des hôpitaux du pays, les signalements n’étant pas obligatoires mais effectués par les établissements volontaires.

Sur son site internet, l’ONVS précise que « le nombre de signalements ne reflète pas la dangerosité d’un lieu de soins mais le nombre de fois où les professionnels ont estimé utile de faire un signalement. Ceci est très variable d’un établissement à l’autre, d’un service à l’autre au sein d’un même établissement, voire au sein d’un même service de soins, d’une année à l’autre. Ils ne prétendent pas à l’exhaustivité mais présentent les incidents que les services ont tenu à signaler. »

Le rapport de 2020 était tout de même déjà plus fourni que celui publié en 2019, avec 23 360 signalements recensés cette année-là.

Depuis, le Covid est passé par là et a nettement modifié l’activité des hôpitaux. Les chiffres de 2022, s’ils sont diffusés par l’ONVS, donneront une bonne indication de l’évolution du problème, le Covid ne paralysant plus autant le pays, même si l’on n’oubliera pas les milliers de soignants suspendus car n’étant pas vaccinés.

Notons enfin que d’après l’ONVS, les services les plus touchés par les violences sont la psychiatrie – sans surprise – et les urgences.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 24 mai 2022

Avant de donner un avenir à nos enfants, donner des enfants à notre avenir, par Jean-Frédéric Poisson

Jean-Frédéric Poisson

Le 5 mai dernier, un texte en projet de la Cour suprême des Etats-Unis (désormais majoritairement conservatrice) visant à renverser l’arrêt Roe vs Wade a été diffusé par Politico [1]. Cet arrêt, voté en 1973, établit une protection fédérale constitutionnelle au « droit à l’avortement », et fait depuis jurisprudence. Cette interprétation de la Constitution américaine est la seule base juridique fédérale sur l’avortement : le Congrès n’a jamais réussi à voter de loi régulant ou bannissant l’accès à l’avortement. Si le projet est mené à bout, on reviendra alors à la situation de 1973 où chaque Etat légiférait indépendamment sur ce sujet. Environ la moitié des Etats américains pourrait alors restreindre considérablement l’accès à l’avortement.

Sans s’immiscer dans une situation qui ne concerne pas notre pays, nous pouvons simplement remarquer que le débat autour de l’avortement est toujours présent de l’autre côté de l’Atlantique. Alors qu’en France, celui-ci ne porte que sur l’extension de l’avortement, et non pas sur l’acte en soi : dès que l’on questionne la valeur de cet acte, des hordes d’ayatollahs pour qui la liberté d’expression n’est plus qu’un vain mot s’attaquent violemment à celui qui a osé émettre une interrogation.

Au-delà de la question centrale du respect de la vie depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle, l’avortement est un sujet de société qui a des conséquences importantes sur la vie du pays. Ainsi en France l’indice de fécondité est passé en-dessous du seuil de remplacement depuis 1975. Il y a eu en 2020 un avortement pour un peu plus de trois naissances. Cette faible natalité complique la question déjà assez complexe du financement des retraites, à laquelle aucun des gouvernements qui se sont succédés n’a trouvé de solution. La démographie est aussi un élément incontournable pour avoir un poids international et garder notre rang de puissance économique.

Certains, pour qui la seule fin de la société est la prospérité économique, voient dans l’immigration de masse la solution à cette faible natalité. Mais en plus de traiter l’être humain comme une simple variable, l’immigration de masse est destructrice pour les pays d’accueil comme pour les pays d’origine. Devant l’échec de l’intégration et de l’assimilation, cette « solution » ne peut plus être sérieusement considérée : être Français ne consiste pas à payer ses impôts, c’est avant tout être légataire d’un héritage qui s’impose à nous et que nous nous devons de respecter et transmettre. D’autant plus que l’immigration est utilisée par des ennemis de la France pour mener à bien la troisième vague d’expansion musulmane après celle des VIIe et VIIIe siècles et celle de l’Empire ottoman. Si la déclaration de Boumediene « le ventre de nos femmes nous donnera la victoire » n’est pas attestée, elle résume bien celle d’Erdogan à la diaspora turque le 17 mars 2017 : « J’en appelle à mes frères et sœurs en Europe. Ne faites pas trois, mais cinq enfants, car vous êtes l’avenir de l’Europe » [2].

Favoriser la natalité des Français est donc vital. Cela passe bien sûr par des avantages financiers importants pour les familles et liés au nombre d’enfants, mais aussi par une revalorisation du mariage, fondement de la famille. De plus, il faut faire de la baisse des plus de 200 000 avortements annuels un objectif de santé publique. L’avis des Français sur cette question semble assez tranché. Selon un sondage Ifop de 2020 [3], 73% pensent que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’Interruption Volontaire de Grossesse », et 84% sont favorables à « réintroduire dans le livret officiel d’informations remis aux femmes enceintes qui consultent en vue d’une IVG le détail des aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères », comme cela était fait jusqu’en 2001.

Mais ces mesures de support à la natalité, si elles sont nécessaires, ne seront pas suffisantes. Le modèle capitaliste, consumériste et individualiste qui règne aujourd’hui, conduit à voir l’enfant comme un objet de désir d’abord vu sous un angle budgétaire : simple produit parmi d’autres, au coût relativement élevé. Il faut absolument reconsidérer l’enfant comme le fruit naturel de l’amour humain et comme un acteur indispensable de la chaîne de transmission entre les générations passées et les générations futures.

La réduction du nombre d’avortements comporte ainsi un double enjeu : enjeu démographique pour pouvoir continuer à exister, mais aussi enjeu de civilisation, car c’est à la façon dont les plus faibles et les plus fragiles sont traités qu’on reconnaît le degré d’humanité d’un peuple. Même les révolutionnaires sanguinaires de la Terreur qui guillotinaient à tout va, lorsqu’ils avaient un doute sur une possible grossesse, annulaient la condamnation de la mère pour ne pas tuer la vie naissante. C’est dire à quel point nous sommes tombés.

[1] « Supreme Court has voted to overturn abortion rights, draft opinion shows», Politico, le 05/08/2022
[2] «Three children not enough, have five: Erdoğan to Turks in EU», Hürriyet, le 17/03/2017
[3] « Les Français et l’IVG », sondage Ifop du 07/10/2020

Tribune reprise de Causeur

De Taha Bouhafs au burkini : comment la gauche française piétine méticuleusement le féminisme

burkini

« Ne m’appelez plus jamais gauche, la gauche, elle m’a laissé tomber. » L’épave du paquebot féministe, navire amiral du progressisme occidental, vient une fois de plus de se fracasser sur ses insondables contradictions.

Le premier trou dans la coque, béant, c’est bien sûr celui des agressions sexuelles – gérées en interne – dont a fait l’objet l’ex-futur-candidat aux législatives Taha Bouhafs. « Si Clémentine Autain a eu une forme de discrétion (sic) sur la nature des accusations qui étaient portées contre Taha Bouhafs, c’est parce que d’abord et avant tout, ce qui doit primer dans ce genre de cas, c’est la parole et la volonté de ces femmes », a justifié Adrien Quatennens, sur Europe 1, dimanche. Les arguments sont éculés. Il est frappant de constater que ce sont exactement ceux que la gauche, à raison, n’a eu de cesse de dénoncer quand il s’agissait de pédophilie dans l’Église : faire du bruit fait plus de mal que de bien aux victimes qui sont traumatisées et préfèrent la discrétion, si les victimes n’ont pas souhaité ester en justice, et si leur entourage leur a déconseillé de le faire, c’est pour éviter de donner du grain à moudre à l’adversaire, en l’occurrence cette extrême droite raciste qui s’est acharnée sur Taha Bouhafs. Bref, toutes les femmes agressée sexuellement sont des victimes, mais certaines le sont plus que d’autres. Elles n’ont qu’à bien choisir leur bourreau. Comme Deborah Samuel. Car notons au passage que l’horrible supplice de la jeune étudiante nigériane insultée, frappée, flagellée, brûlée sous des pneus comme un cadavre de chien par des hommes, cochait toutes les cases pour susciter l’indignation des féministes… sauf une : ses agresseurs étaient des Africains musulmans. Cela a suffi pour l’invisibiliser dans le monde médiatique et politique.

De même, arguer d’une commission en interne permettant de gérer « ça » en famille est d’un rare et scandaleux culot : La France insoumise, dans les affaires de « violences policières », n’a-t-elle pas toujours accusé l’IGPN, parce que de « la maison », d’être juge et partie ?

La deuxième avarie dans le rafiot féministe est, bien sûr, le burkini grenoblois, avec cette fois dans le rôle principal Éric Piolle, qui prétend, en unissant dans la même phrase et en apposition, les seins nus et le burkini, réussir à faire cohabiter dans ses piscines ce que NUPES compte mélanger dans les urnes : la France libertaire des grandes métropoles et la France islamiste des banlieues. Reste à savoir qui va, in fine, faire boire la tasse à l’autre dès le pédiluve, même si l’on a quand même vaguement une idée.

Pour Éric Piolle, le port du burkini « devrait être vu comme un progrès social » (resic). L’étape prochaine sera sans doute la polygamie, sorte de progrès social aussi, puisque d’une certaine façon elle force au partage (toujours du même côté). Un bout du chemin dans les esprits est déjà fait, AssaTraoré, avec laquelle la ci-devant candidate aux primaires Sandrine Rousseau posait fière et dithyrambe, à la Fête de l’Huma l’automne dernier, a déjà, dans les colonnes de Paris Match, décrit la polygamie, citant le modèle de ses parents, comme « une expérience formidable ». C’est confirmé, les écolos sont bien verts, pas comme les petites feuilles tendres des arbres au printemps, mais comme la couleur préférée de l’islam.

Notons que parmi les 113 personnalités qui ont dit oui au burkini, dans une récente tribune intitulée « En mai, mets ce qu’il te plaît » figurent Caroline De Haas et Alice Coffin (qui, en 2004, se disait opposée au voile islamique).

Où sont donc passées les féministes de jadis, Benoîte Groult en tête, à laquelle Caroline De Haas, lors de sa disparition en 2016, avait rendu hommage dans les colonnes du Point, dans une tribune intitulée « Pourquoi Benoîte Groult a compté pour moi ? ». Caroline De Haas sait-elle seulement qu’en 1975, dans son célèbre livre Ainsi soit-elle (Livre de poche), Benoîte Groult avait repris à son compte, pour dénoncer la condition de la femme en pays musulman, la citation violente d’Ernest Renan : « L’islam est la chaîne la plus lourde que l’humanité ait jamais portée » ?

C’est confirmé, le féminisme n’est qu’un vulgaire escabeau pour la gauche : un outil sur lequel on s’appuie pour se hisser dans la carrière mais que l’on piétine en même temps.

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire