Onfray et Zemmour, face-à-face ou côte à côte?

Les deux intellectuels étaient réunis vendredi dernier, à 19 heures, dans l’émission “Face-à-face” sur la chaîne CNews. Dans une optique souverainiste, droite et gauche pourraient-elles se réunir? Macron a bien fait l’union des “mondialistes”, lui. Analyse.

Il est loin le temps où Onfray, agacé, quittait le plateau de Zemmour (et Naulleau)!

Désormais leurs face-à-face (il y a en eu plusieurs) sont des côte à côte qui suscitent la hargne d’une meute politico-médiatique affolée de perdre son rang et ses prébendes : islamo-gauchistes (selon le mot inventif de Pierre André Taguieff), verts, euro-mondialistes ou financiaristes. Parfois le tout ensemble comme chez Daniel Cohn-Bendit, rentier d’un demi siècle de fausse révolution, fausse écologie, fausse gauche, fausse Europe.

Ce 29 mai 2020, Onfray et Zemmour se sont à nouveau rencontrés sur C-News, sous la remarquable houlette de Christine Kelly, pour constater leur accord sur ce qui leur est fondamental en politique et en économie, mais ils ont continué à mettre un peu de coquetterie à souligner leurs minimes divergences. Dire que ce dialogue a atteint des sommets intellectuels serait exagéré, mais il a permis de donner un début de corps doctrinal à une alternative politique et économique plus que jamais indispensable.

Populiste n’est plus un gros mot

En cette période étrange de post-confinement et, sans nul doute, d’avant crise économique et sociale gravissime, les deux hommes s’intéressent l’un à l’autre (mêmes origines modestes, même non-conformisme, même harcèlement par la meute, et même succès d’audience). L’un et l’autre ne craignent pas de se dire populistes. Plus encore, et avec un peu d’étonnement, ils se découvrent des constats et des vœux identiques pour l’avenir de la France. Un avenir dé-mondialisé, dé-bruxellisé, dé-financiarisé. On passera rapidement sur les divergences entre le Normand, athée revendiqué, et le juif pied-noir affirmant le rôle majeur du catholicisme dans l’identité française. Il semblerait d’ailleurs qu’ils confondent tous deux spiritualité transcendante, christianisme et Église. Mais ce serait un autre débat, hors du sujet auquel les ramenait sans cesse Madame Kelly. Ce qui importe vraiment, et ce que tous deux défendent, c’est ce que nous sommes, l’Occident helléno-chrétien, notre incomparable civilisation confrontée aux graves menaces de dissolution qui pèsent sur elle. Et pèsent d’abord sur ses piliers majeurs : l’amour du prochain, la liberté (individuelle, et collective), la nation, le personnalisme maniériste(1), la common decency orwellienne, la justice rawlsienne(2). Ces menaces ont été identifiées de concert par les deux protagonistes. La première menace vient d’une certaine gauche : des « idées chrétiennes devenues folles » (permissivité pénale, migrationisme masochiste, genrisme, etc). Cette gauche dénaturée a même renié le cœur de son propre héritage doctrinal : les souverainetés populaires et nationales. La seconde menace vient d’une certaine droite ultralibérale, qui, elle aussi, s’efforce de briser la nation car, consubstantielle de la démocratie, elle dérange les machinations du business mondial : celui qui essaie de maximiser le profit et de minimiser le »rendement social » défendu par Maurice Allais.

Soif d’idéal

Les deux essayistes sont d’accord pour alerter sur la Chine qui prospère de nos délocalisations, quand ces dernières nous ruinent ; la Chine qui nous assujettit, et qui pollue l’Afrique. La grande bourgeoisie droite/gauche et ses hommes de paille (y compris des hommes politiques) ont trouvé un intérêt personnel à ces trahisons de l’intérêt national et font tout pour laisser la nation dans un coma artificiel : les aides sociales, le matraquage publicitaire, l’hyper-consommation, les télé-réalités… Comme le chante si justement Alain Souchon : »Oh le mal qu’on peut nous faire… » Tant Onfray que Zemmour pensent qu’il faut mieux protéger le consommateur, éduquer le peuple, lui donner un pouvoir d’achat suffisant pour qu’il puisse acheter de la qualité(3).

Onfray et Zemmour s’accordent à dénoncer le rôle de Bruxelles dans ce grand désordre moral, politique, démocratique, économique, social, démographique et culturel. Zemmour insiste sur le désastre de l’immigration et Onfray, discret sur ce terrain, ne démentit pas non plus. Les deux s’accordent aussi à dénoncer la fraude omniprésente et l’injustice, qu’elle soit judiciaire, sociale ou fiscale. Ils reconnaissent enfin que le clivage droite/gauche est dépassé par un autre opposition entre les souverainistes des deux rives d’une part et les complices ou les serfs volontaires de la haute bourgeoisie financière et internationale d’autre part.

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Bronx-sur-Seine – Manifestation interdite du Comité Adama Traoré, par Franck Deletraz

Forces de l’ordre violemment prises à partie, quartier entièrement saccagé et boulevard périphérique envahi : alors que la Préfecture de police de Paris l’avait formellement interdite et que plusieurs syndicats de policiers avaient mis en garde les autorités contre les graves débordements que celle-ci pouvait entraîner, la manifestation ouvertement anti-flics organisée par le Comité Adama Traoré s’est quand même tenue mardi devant le tribunal judiciaire de Paris, donnant lieu, comme l’on pouvait s’y attendre, à d’innombrables violences. Retour sur un véritable scandale qui, dans tout pays normalement constitué, entraînerait la démission immédiate du ministre de l’Intérieur.

Importer le conflit racial en France

Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que la foule des groupuscules communautaristes, racistes, et d’extrême gauche qui sévissent impunément depuis des années sur notre sol, inspirés par les émeutes qui secouent les Etats-Unis depuis la mort de George Floyd, tentent aujourd’hui d’importer chez nous ce conflit racial et anti-flics. Le préfet Lallement semble lui-même en avoir conscience puisque, dans un mail qu’il a adressé mardi aux policiers pour leur apporter son soutien, il y a fait indirectement allusion en rappelant qu’en France « une accusation ne suffit pas à faire une vérité » et que « la police de l’agglomération parisienne n’est ni violente, ni raciste ». Conscient également que « la tonalité de l’appel à manifester relayé par les réseaux sociaux (laissait) craindre que des débordements aient lieu sur un site sensible », Lallement avait aussi formellement interdit le rassemblement prévu par le Comité Traoré. Une interdiction qui ne devait cependant pas impressionner les organisateurs puisque, à peine le communiqué de la Préfecture publié, ceux-ci défiaient ouvertement l’autorité en annonçant que la manifestation aurait quand même lieu. Dans la soirée, plusieurs milliers de militants communautaristes et d’extrême gauche se rassemblaient ainsi devant le tribunal judiciaire, porte de Clichy, à Paris, pour manifester aux cris de… « tout le monde déteste la police ». Des appels à la haine qui n’ont évidemment pas tardé à donner lieu à de violents incidents, au cours desquels les forces de l’ordre ont été sans cesse prises à parti, le quartier saccagé, des vélos et du mobilier urbain incendié, des barricades érigées et le boulevard périphérique envahi par les manifestants. Des affrontements qui se sont poursuivis jusque tard dans la soirée, s’étendant même à la commune limitrophe de Clichy, où les vitres d’un poste de police municipale ont été saccagées.

Castaner dehors !

Au lendemain de ces émeutes qui étaient largement prévisibles, on ne peut que se demander pourquoi les autorités ont piteusement renoncé à faire respecter l’interdiction de manifester prononcée par la Préfecture et n’ont pas donné l’ordre aux policiers de disperser immédiatement les manifestants. Pas gêné plus que cela, semble-t-il, d’avoir vu l’autorité de l’Etat ainsi ouvertement bafouée, le ministre de l’Intérieur devait se contenter de publier un banal tweet en fin de soirée affirmant que « la violence n’a pas sa place en démocratie », et que « rien ne justifie les débordements survenus ce soir à Paris, alors que les rassemblements de voie publique sont interdits pour protéger la santé de tous » ! Une réaction d’autant plus inacceptable que l’on a pu voir Castaner, en d’autres occasions, faire preuve d’un zèle tout particulier dès lors qu’il s’agissait de faire respecter des interdictions de manifester prononcées contre des manifestants pro-Vie ou encore des Identitaires. Par ailleurs, au moment où les comités prétendument « anti-racistes » et autres groupuscules d’extrême gauche multiplient en France les manifestations violentes et les appels à la haine anti-flics, on ne peut que se demander, là aussi, comment il se fait que le ministère de l’Intérieur n’ait pas depuis longtemps déjà demandé leur dissolution immédiate.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 3 juin 2020

PMA-GPA : la série “Le monde en face” sur France 5, ou l’instrumentalisation de la parole de l’enfant

Alors qu’un documentaire publié ce mardi sur France 5 prétend éclairer les débats sur le projet de loi bioéthique en donnant la parole à sept enfants (dont 5 mineurs), le docteur Christian Flavigny, pédopsychiatre et psychanalyste, dénonce la supercherie qui consiste à utiliser les enfants pour justifier une loi contraire à leur intérêt.

Mardi 2 juin, la série « Le monde en face » sur France 5 prétend éclairer les débats sur le projet de loi de bioéthique en faisant s’exprimer sept enfants issus de PMA (pour les femmes) ou de GPA, filmés en train de répondre à des questions posées sur leur famille. Cinq d’entre eux sont de jeunes mineurs âgés de 8 à 13 ans. Seuls deux sont majeurs (18 et 20 ans).

Ce documentaire entend montrer que ces enfants sont heureux et que, s’ils ressentent un mal-être, c’est uniquement en raison du « regard pesant » des tiers sur leur histoire et de l’homophobie d’une partie de la société.

Mise en scène des enfants

Cette exhibition des enfants pour les faire parler de leur propre situation familiale est très impudique. Certaines choses parmi les sujets abordés devraient seulement s’évoquer dans un cadre très confidentiel, sous peine de tourner à une sorte de télé-réalité déplaisante conduisant à une véritable exploitation de la parole des enfants. Que signifie qu’ils sont « filmés à hauteur d’enfant » ? Ils sont surtout saisis dans un piège ; car pour ne pas sembler trahir leurs parents, ils ne peuvent que répondre loyalement ce qui conforte ceux-ci : qu’ils sont heureux. Ce genre d’émission ne peut que demeurer en façade ; on prétend respecter les enfants en leur « accordant » d’écouter leur parole, ce qui est bienvenu, sauf qu’ils ne peuvent répondre en vérité aux questions intimes que leur pose les situations évoquées de leur venue au monde.

Quelle capacité pour l’enfant d’analyser sa propre situation ?

Un enfant ne peut pas être « interviewé » sur les conditions de sa venue au monde ; c’est une aberration psychologique ravalant au concret ce qui est une interrogation existentielle. S’il y a une question que se posent intimement ces enfants, c’est : « pourquoi ce parcours plutôt qu’un enfantement avec un papa et une maman ? » La question pour eux très délicate est au fond : pourquoi je n’ai pas mérité d’avoir un papa et une maman ? Comment voudrait-on que ce type d’interrogation soit abordé en public ? L’émission traite en fait la question des adultes, qui rabattent la réflexion sur le « comment », alors que la question de l’enfant relève du « pourquoi ? » : pourquoi ce détour dans leur désir, qui me prive d’avoir mon père et ma mère ? Les adultes veulent contourner cette question ; et la griserie de l’inhabituel cherche à masquer l’évitement de l’enfantement.

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Cette guerre raciale qui vient, par Benoît Busonier

Le point commun entre le commissaire de police, le gouverneur et le maire de Minneapolis ? Ils sont tous de gauche. Aux Etats-Unis, on dit démocrates. Autrement dit, ils sont théoriquement sensibles à la cause dite des « minorités ». Or, c’est leur ville qui brûle. Peut-être est-ce parce que leur logiciel mental, consistant en une culture de l’excuse et de la repentance, a enfanté un monstre de haine qu’il sera très difficile de calmer.

Pourtant les chiffres sont éloquents. 2 % des victimes noires sont tuées par des Blancs. 1 % des Noirs sont tués par la police. 97 % des Noirs sont tués par des Noirs. Pour mettre ces chiffres en perspective, 81 % des victimes blanches ont été tuées par des Noirs, 3 % par la police, et 16 % par des Blancs. Les Noirs, soit environ 12 % de la population aux Etats-Unis, représentent jusqu’à 40 % de la population carcérale.

Nul besoin d’avoir une carrière d’analyste politique ou un cursus universitaire pointu pour trouver la vérité qui se cache derrière ces données : la population noire est extrêmement violente et criminogène, et est responsable en grande partie des malheurs qui l’accablent. Logements, emploi, les discriminations à leur encontre sont factuellement une réalité aux Etats-Unis. Mais qui a envie d’employer le membre d’une communauté incapable de s’autodiscipliner à ce point ?

La preuve en est que, lors des émeutes en cours, déclenchées par la mort de Georges Floyd, un homme qui n’a pas mérité de mourir ainsi mais qui avait tout de même un casier judiciaire long comme le bras, les Noirs se sont attaqués à des commerces. Autrement dit, pour protester contre le préjugé qu’ils seraient des voleurs, ils pillent. Pour protester contre le préjugé qu’ils seraient violents, ils lynchent. Pour protester contre le préjugé qu’ils seraient indolents, ils cassent des petites boutiques de commerçants qui travaillent dur. On aurait préféré que pour protester contre le préjugé qu’ils sont bêtes, ils passent des doctorats.

Mais comment leur en vouloir après tout ? Il se trouve un personnel politique pour excuser toutes leurs actions, les justifier, et même participer aux manifestations, voire les organiser. Mais si ce savoir-faire en guérilla urbaine des antifas est, un temps, efficace contre les forces de l’ordre, il risque de se retourner contre eux rapidement. Les Américains, dont la culture de la manifestation n’est pas aussi poussée que la nôtre, ne disposent pas d’un savoir-faire aussi sérieux que le nôtre en matière de maintien de l’ordre. Assez rapidement, ce sera l’armée qui sera envoyée contenir la foule et les désordres. Or, toute armée est entraînée pour tuer. Le risque d’autres morts augmentera jusqu’à être une certitude lorsque des militaires seront déployés. Et, avec ce risque, celui d’un embrasement généralisé. Et la possibilité que l’Amérique profonde et plus rurale, celle de la « Rust Belt », mais également l’Amérique des gangs latinos commencent à se mêler de remettre de l’ordre.

En France, un personnel politique dit « indigéniste » travaille à importer ce conflit propre aux Etats-Unis sur le sol français : Rokhaya Diallo, Maboula Soumahoro, Taha Bouafs, ils attisent le feu social pour déclencher la guerre raciale de leurs vœux, pour enfin faire la peau aux Blancs qu’ils détestent. Les cités, frémissantes pendant le confinement, n’attendent qu’une bavure. Et le match sera lancé.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 2 juin 2020

Manifestation interdite pour Adama Traoré mais 20 000 personnes défilent dans la rue. Que fait le préfet Lallement ?

03/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Près de 20 000 manifestants se sont rassemblés le 2 juin malgré l’interdiction devant le tribunal à Paris pour “dénoncer les violences policières” et demander la justice et la vérité sur la mort d’Adama Traoré.

Jets de projectiles, tirs de gaz lacrymogènes, manifestants sur le périphérique, barricades… Des heurts ont émaillé la fin du rassemblement… Mais que fait le préfet de police de Paris Lallement que l’on a connu plus dur quand il s’agissait de faire taire les Gilets jaunes ?


Sidération et soumission, effets secondaires du Covid-19

Le plus insupportable de l’épisode épidémique que nous venons de vivre ne tient pas aux mensonges du gouvernement. Les mensonges ne nous surprennent plus puisque la macronie elle-même, née d’un coup d’État médiatique et judiciaire en 2017, repose tout entière sur la duperie et la violence qui va toujours avec.
L’insupportable ne tient pas non plus au déversement médiatique continu de la propagande catastrophiste depuis bientôt trois mois. Nous savons depuis longtemps que les médias mainstream ne nous informent pas, mais nous manipulent.
Non, le plus insupportable tient au comportement soumis de nos concitoyens qui, durant cette période, ont tout accepté et tout abandonné. Parce qu’ils étaient morts de trouille.
Soyons sûrs que l’oligarchie, qui prépare activement le monde d’après, aura retenu la leçon.

La sidération nationale

En 1938, une émission radiophonique reprenant le thème du livre de H. G. Wells, La Guerre des Mondes[1], provoque un début de panique aux États-Unis car nombre d’auditeurs croient que les Martiens ont vraiment débarqué… parce que des journalistes l’affirment.

La peur de la « pandémie » véhiculée par tout le système institutionnel a repris cette logique de panique mais à la puissance mille : celle du pouvoir de sidération des médias audiovisuels modernes.

La peur panique provoque la plupart du temps la sidération : un affaiblissement du jugement rationnel, accompagné de stupeur. La peur peut aussi provoquer une réaction vitale positive – ce qu’on nomme l’énergie du désespoir – mais cela ne s’est pas produit chez nous. La peur n’a produit qu’une soumission abyssale à l’autorité.

Pour la première fois depuis la fin des grands totalitarismes du xxe siècle, l’épidémie de coronavirus a en effet conduit le gouvernement à placer en résidence surveillée l’ensemble de la population, sans que celle-ci ne se rebelle. Fâcheux précédent !

La trouille

Aux États-Unis, dans de nombreux États, la population a manifesté contre le confinement au nom de ses droits constitutionnels et de sa survie économique. En Allemagne, on a manifesté aussi contre le confinement. En Belgique, les soignants ont exprimé leur mécontentement contre le gouvernement. En France, rien, sinon une colossale trouille collective.

La sidération médiatique a réussi à tuer le sens commun, pour le plus grand profit du pouvoir.

Les Français ont ainsi été privés de masques de protection lorsque l’épidémie se développait : ils n’ont pourtant pas protesté, puisque, au contraire, ils ont applaudi les « soignants » qui soignaient… ce qui est quand même leur vocation. On a ainsi réussi à transformer la gabegie gouvernementale en célébration des soignants !

Et aujourd’hui que l’épidémie recule, on impose le port du masque ! Mais les Français se plient à cette nouvelle contrainte avec un égal entrain. On met même des masques aux enfants.

Les bonnes âmes cathodiques expliquent qu’il s’agirait d’un comportement civique, destiné à protéger les autres. Belle hypocrisie car il s’agit avant tout de protéger ceux qui ont le trouillomètre à zéro.

La France orwellienne

La docilité de la population aux injonctions contradictoires des experts en blouse blanche et des ministres a quelque chose d’orwellien. Comme sa docilité face à l’accumulation des mesures liberticides a aussi quelque chose d’effrayant.

Le gouvernement français a en effet imposé un nouvel état d’urgence (déjà prolongé !) et multiplié les mesures liberticides : interdiction des manifestations, obligation de justifier son déplacement ou son lieu de domicile, réduction des garanties de procédure judiciaire, nouvelle réduction du nombre de jurys populaires, application StopCovid, usage de drones de surveillance[2], loi de censure des réseaux sociaux, instauration d’une discrimination géographique entre Français. Pendant que l’Éducation nationale demande aux maîtres, dans une fiche pédagogique[3], de signaler les propos « manifestement inacceptables » tenus par les élèves vis-à-vis de la façon dont le gouvernement a géré l’épidémie.

Pendant que l’écologisme punitif repart de plus belle sous prétexte d’encourager l’usage du vélocipède. Et que la Commission européenne engage le processus d’adhésion de l’Albanie et préconise de nouvelles régularisations d’immigrants clandestins.

Soumission

Que le pouvoir politique substitue de plus en plus ouvertement le contrôle social, la techno-surveillance et la répression à l’exercice de la démocratie ne semble pas concerner nos concitoyens. Pas plus qu’ils ne semblent préoccupés par l’assombrissement continu de l’horizon économique de notre pays, du fait d’un confinement qui n’en finit pas et qu’ils plébiscitent.

Nos concitoyens vivent déjà sur une autre planète : la planète cathodique qui attend avec terreur, après le dérèglement climatique, la deuxième – et pourquoi pas la troisième – vague du coronavirus. Celle où il faudra toujours faire la queue devant les magasins – du moins ceux qui n’auront pas fermé – en respectant les gestes barrières et en se lavant rituellement les mains au gel hydroalcoolique, enfin disponible.

En 2020, la France roule à vélo, accepte sagement la place qu’on lui assigne sur la plage et regarde Michel Cymes à la télévision.

Emmanuel Macron a raison. La France ne manque pas de masques : les Français en portent désormais un en permanence devant leurs yeux.

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

[1] Publié en 1898…
[2] Dont le Conseil d’État vient de souligner l’absence de base légale.
[3] Aujourd’hui rectifiée devant les protestations syndicales.

Manifestation de clandestins : où sont le préfet Lallement et Christophe Castaner ?

Comment pouvons-nous permettre à des sans-papiers de se rassembler, de narguer les forces de l’ordre et nos autorités ? J’ai honte mais je garde espoir car la France ne mourra jamais…

Le jeudi 28 mai, le Premier ministre, Édouard Philippe, annonce la reconduction des mesures concernant l’état d’urgence sanitaire, notamment la règle interdisant les rassemblements de plus de dix personnes. En effet, au grand dam de beaucoup d’associations, aucun assouplissement des conditions de rassemblement sur la voie publique n’est autorisé et cette règle est reconduite jusqu’au 21 juin sur l’ensemble du territoire national. Ce samedi 30 mai, pourtant, la France entière a pu constater, suite aux appels de diverses associations, que plus de 5.000 personnes se sont rassemblées à Paris afin de manifester pour réclamer la régularisation des sans-papiers, et ce, malgré cette interdiction.

Oui vous avez bien lu… en France, malgré plus de 28.000 morts du Covid-19, des associations bravent l’interdiction de regroupement pour manifester afin de réclamer la régularisation des sans-papiers.

À ce niveau, en Île-de-France, ce n’est pas aux associations qu’il faut réclamer des comptes mais au préfet de police de Paris, lui si prompt à casser du gilet jaune ou du manifestant anti-loi retraite, lui, Didier Lallement, roulant des mécaniques devant les médias pour montrer son intransigeance. Où était-il, le 30 mai ?

Peut-être que si ce rassemblement avait été réclamé, par exemple, par des conservateurs pour s’opposer à la PMA sans père aurait-on eu l’occasion de voir en action notre « Commandante » !

Que dire de Christophe Castaner, cet intermittent du spectacle pathétique, un jour ministre avec un portefeuille dont il n’est pas certain d’en maîtriser les contours, un autre jour artiste noctambule, l’autre jour laudateur de la Macronie, chantre des vertus de l’échec ?

On est bien loin du temps des Pasqua et Pandraud, quand on avait des ministres, de vrais ministres, place Beauvau.

Comment pouvons-nous permettre à des personnes sans papiers, c’est-à-dire à des clandestins, autrement dit à des contrevenants à la loi, de se rassembler, de manifester en toute impunité ? Ce n’est pas seulement les forces de l’ordre, les autorités, qu’ils narguent, mais les Français à qui l’on a dit de se tenir bien tranquilles chez eux pendant plus de deux mois. C’est la France qu’ils narguent.

Verlaine Djeni

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Anti-Raoult : les dessous d’un lynchage (raté), par Ivan Rioufol

Le populisme, ce mot utilisé par les puissants pour récuser la parole non agréée, a de beaux jours devant lui. Les injures et les désinformations officielles, qui avaient tenté de délégitimer le mouvement social et identitaire des Gilets jaunes, avaient révélé la face sombre de la macronie. Or c’est ce même usage de la propagande d’Etat et du lynchage qui a été mis en oeuvre contre le professeur Didier Raoult, coupable aux yeux du pouvoir et de ses médias de ne pas se plier aux injonctions du nouvel ordre sanitaire. En publiant, le 22 mai, des conclusions négatives sur l’efficacité de la chloroquine contre le Covid-19, la prestigieuse revue médicale The Lancet a servi de prétexte au ministre de la Santé pour achever de marginaliser la forte tête marseillaise.

A la suite d’avis de l’OMS, du Haut Conseil de la santé publique et de l’Agence du médicament, Olivier Véran a pris la décision d’interdire le protocole Raoult, pourtant efficace dans son application précoce, aux dires de l’équipe de l’Institut hospitalo-universitaire de Marseille. Dès le 3 mai, le ministre avait déjà reproché à Raoult de n’être “pas très responsable”, notamment pour avoir assuré qu’il n’y aurait pas de seconde vague épidémique. Or, non seulement il n’y a pas de seconde vague, mais l’étude du Lancet se révèle être, selon des spécialistes, approximative et incohérente dans sa méthode. Une fois de plus, la morgue et l’autoritarisme du gouvernement donnent raison à ceux qui mettent en cause des pratiques claniques et mensongères de l’Exécutif.

De nombreux scientifiques s’interrogent désormais, notamment à travers une lettre ouverte aux auteurs, sur l’origine des données de cette étude et ses erreurs manifestes. Des soupçons liés au poids de l’industrie pharmaceutique, déjà évoqués par Marianne le 3 avril, se précisent. Dans Le Figaro du 30 mai, Didier Raoult évoque de possibles “manipulations hors du commun”, notamment pour placer sur le marché le Remdesivir, de la firme Gilead. Le propre rédacteur en chef du Lancet, Richard Horton, a soutenu cette idée dans un éditorial du 11 avril 2015 : “Une grande partie de la littérature scientifique, sans doute la moitié, pourrait être tout simplement fausse. Affligée d’études avec des échantillons réduits, d’effets infimes, d’analyses préliminaires invalidées et de conflits d’intérêt flagrants, avec l’obsession de suivre les tendances d’importance douteuse à la mode, la science a pris un mauvais tournant vers les ténèbres“.

Avant lui, la rédactrice en chef du New England Médical Journal, le docteur Marcia Angell, avait écrit en 2009 : “Il n’est tout simplement plus possible de croire un grande partie des publications de la recherche clinique ni de compter sur le jugement des médecins expérimentés ou des directives médicales faisant autorité“. Si la cabale du pouvoir contre Raoult devait se confirmer, il est à espérer que Véran aurait la dignité de démissionner. Quant à la meute médiatique, constatons pour l’instant son inhabituel silence…

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 mai 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Au Royaume-Uni, une femme en hidjab devient juge

01/06/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Le voile islamique a fait son arrivé dans les tribunaux britanniques.

A 40 ans, Raffia Arshad devient la première juge musulmane du Royaume-Uni à porter le hidjab, voile qui, rappelons-le, recouvre les cheveux, les oreilles et le cou.

Son espérance est de devenir un modèle pour toutes les jeunes femmes voilées qui veulent faire carrière dans la justice. Elle rapporte au quotidien Métro :

C’est définitivement plus grand que moi […]. C’est important pour toutes les femmes, […] mais particulièrement pour les femmes musulmanes, et ainsi s’assurer que le son de la diversité soit entendu.


Malgré l’interdiction, une manifestation d’immigrés clandestins à Paris

01/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Plusieurs milliers d’immigrés clandestins et sympathisants ont manifesté ce samedi 30 mai à Paris, malgré l’interdiction de la préfecture de police, pour appeler à la “régularisation” des sans-papiers, qui, selon les organisateurs, ont “le plus souffert de la crise sanitaire”.

Nous sommes là pour rendre visibles les invisibles, les sans-papiers qui sont ceux qui souffrent le plus de cette crise sanitaire car ils vivent dans des foyers surpeuplés dans lesquels la distanciation sociale, l’hygiène ne sont pas compatibles avec les règles sanitaires pour lutter contre le coronavirus”, affirme Benoit Clément, de Solidaires Paris.


1984 : Quand George Orwell prophétisait l’avènement de l’empire du politiquement correct

Mort il y a soixante-dix ans, l’auteur de 1984 reste un irremplaçable analyste des totalitarismes d’hier, d’aujourd’hui et de demain, qui nous donne les clés pour comprendre l’empire du politiquement correct, mais aussi pour nous en défendre, analyse Matthieu Bock-Côté

Si les grands titres de presse n’ont pas oublié de marquer, en 2020, les soixante-dix ans de la mort de George Orwell, nom de plume par lequel s’est fait connaître Eric Blair (1903-1950), il n’est pas certain que cette commémoration ait été à la hauteur de son œuvre, qui a trouvé un nouvel écho en France depuis une vingtaine d’années. Jean-Claude Michéa a joué un grand rôle dans cette renaissance depuis la parution, en 1995, de son livre Orwell, anarchiste tory (Flammarion), où le philosophe français s’appuyait sur lui pour mener une sévère critique de la mystique du progrès et dénoncer la trahison du socialisme originel par la gauche idéologique. Michéa contribuera ainsi à la mise en valeur du concept de common decency, pour rappeler l’importance du commun des mortels et des gens ordinaires dans une époque obsédée par le culte de la “diversité”. Ce concept a pris depuis une grande place dans la vie publique, un peu comme la notion d’hégémonie culturelle empruntée à Antonio Gramsci est aujourd’hui citée toutes les familles politiques. Citer Orwell, un temps, semblait sophistiqué : c’est devenu presque banal.

Une œuvre indissociable de son engagement contre la misère et les injustices

Une partie de la jeune gauche s’est aussi emparée d’Orwell pour le transformer en étendard de ses propres luttes décroissantes au point de vouloir en faire sa chasse gardée et d’accuser la “droite” de “le récupérer” dès qu’elle s’en réclame. Qu’Orwell soit une figure du socialisme, c’est l’évidence même : il s’en réclamait ouvertement. Sa vie et son œuvre, que l’on pense notamment à des livres comme Dans la dèche à Paris et à Londres (Champ libre) et le Quai de Wigan (Champ libre), sont indissociables d’un engagement contre la misère et les injustices qu’il ressentait au fond de son être. Mais le socialisme d’Orwell ne ressemble pas vraiment à la doctrine qu’on a l’habitude de désigner ainsi et était très éloigné des ratiocinations doctrinales du marxisme savant. Il s’agit surtout d’un appel à lutter contre la misère et les inégalités extrêmes, ce qu’il ne croyait pas contradictoire avec une saine défense du patriotisme et des traditions d’un pays. On s’amusera aussi, en lisant ses descriptions moqueuses des intellectuels de gauche, dans lesquels il voyait manifestement les plus mauvais promoteurs de son propre camp, attirant « par une attraction magnétique tous les buveurs-de-jus-de-fruits, les nudistes, les illuminés en sandales, les pervers sexuels, les quakers, les charlatans homéopathes, les pacifistes et les féministes d’Angleterre ».

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Des policiers répondent à Camélia Jordana, par Charlotte d’Ornellas

Sur le plateau de Laurent Ruquier, la chanteuse Camélia Jordana a accusé les flics de « massacrer » des gens en raison de leur couleur de peau. Côté police, l’accusation passe mal.

« Qu’est-ce que vous voulez répondre à de telles inepties ? » Au premier abord, la réponse des policiers est assez unanime à l’évocation des récents propos tenus par Camélia Jordana sur le plateau de Laurent Ruquier. Certains craignent de ne « pas rester polis très longtemps », la majorité est surtout « affligée ». Samedi dernier, invitée sur le plateau de l’émission On n’est pas couché, la chanteuse s’illustrait par une rhétorique indigéniste anti-flic assez caractéristique. Alors qu’elle évoque les violences commises par certains policiers, la jeune femme tient à préciser qu’elle ne parle pas des manifestants en tous genres mais « des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau ». Sur le plateau, aucune autre réaction que celle de l’écrivain Philippe Besson qui tente alors timidement de rappeler que le rôle des policiers est d’abord de protéger la population. Mais Camélia Jordana insiste : « il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic. Et j’en fais partie. Aujourd’hui j’ai les cheveux défrisés; quand j’ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France. »

Catéchisme indigéniste

Rien de très surprenant dans la bouche de cette jeune femme déjà connue pour ses exagérations sur le sujet, dans ses clips ou des tribunes publiées ou relayées. « On connaît ce discours par coeur désormais, il est utilisé par tout un courant indigéniste sans limite. Mais le plus grave, c’est qu’il soit pris au sérieux et repris quasiment sans nuances par des hommes politiques et des journalistes », développe un jeune flic de banlieue. Lui tient quand même à rappeler l’évidence : « face à des minorités qui alimentent les trafics et la violence dans les banlieues, beaucoup de gens sont heureux d’avoir encore une présence policière. Et ces gens sont majoritairement noirs et arabes eux aussi ! » Ailleurs dans le département de la Seine Saint Denis, une policière s’amuse presque du « ridicule » des propos. Elle est elle-même mate de peau, et arbore une fière chevelure bouclée : « faut-il vous dire que je n’ai pas spécialement peur de la police ? » s’amuse-t-elle, précisant n’avoir pas grand chose de plus à dire devant « tant de calomnie et de bêtise ».

Lorsqu’il a entendu les propos de la chanteuse pour la première fois, Mathieu était justement entrain de patrouiller avec ses collègues de la BAC. Il est comme tous les policiers, « conscient que certains peuvent déconner », mais reste bouche-bée devant « une telle connerie ». L’agacement cède vite la place à la sidération : « j’espère que cette petite bourgeoise sera fidèle à ses principes le jour où elle se sentira en danger, et qu’elle n’appellera donc pas la police… je ne voudrais pas qu’elle ait peur en nous voyant arriver ! » Un collègue complète : « si elle doit un jour composer le 17, elle comprendra qu’il existe des policiers ou des gendarmes, toutes couleurs de peau confondues, qui sont capables de mettre en jeu leur intégrité physique et même leur vie pour lui venir en aide, sept jours sur sept, et 24h sur 24. »

Abattement et colère des fonctionnaires de police

Mais chez certains fonctionnaires, les accusations commencent à peser très lourd sur le moral. D’abord pour une raison évoquée par plusieurs d’entre eux : « le mot massacrer a un sens. Et si cette jeune femme veut l’utiliser, qu’elle se souvienne que ces dernières années, nous avons plusieurs de nos collègues qui ont été massacrés simplement parce qu’ils étaient flics. Chez eux, à la préfecture, sur les Champs-Élysées, devant Charlie Hebdo… »

La colère est profonde, notamment chez ceux qui essuient régulièrement des violences dans ces quartiers difficiles, et qui tentent pourtant de poursuivre le travail pour le reste de la population. « Qu’elle vienne dans ces cités avec ses cheveux et sa robe, elle verra que ce n’est pas la police qu’elle aura le plus à craindre », entame l’un d’entre eux, passablement exaspéré.

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[vidéo] Didier Raoult dénonce l’orientation des grands journaux scientifiques “qui sont devenus des machines financières colossales”

28/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le professeur Didier Raoult était l’invité d’André Bercoff mercredi 27 mai sur Sud Radio dans son émission “Bercoff dans tous ses états”.

Décrié pour continuer à prescrire de l’hydroxychloroquine à ses patients atteints du Covid-19, le professeur Raoult regrette un “enchaînement des réactions politiques et médiatiques trop rapide“, qui ne permet pas, selon lui, d’avoir “une analyse intelligente et sereine des choses“. “Les gens ont l’impression d’être en retard s’ils n’ont pas pris une décision sous le coup de l’émotion”, déplore-t-il.

Mais dans ce débat sur l’utilisation de la chloroquine, le professeur marseillais note “des choses extrêmement intéressantes à analyser a posteriori“. En premier lieu, il met en cause “la direction et l’orientation des très grands journaux scientifiques qui sont devenus des machines financières colossales“, perdant à cette occasion leur “lucidité scientifique“. “Ils subissent la même chose que la presse : la concurrence considérable de l’Inde et de l’Extrême-Orient sur les publications scientifiques“, souligne-t-il. “Il y a dans tous ces journaux une fébrilité étonnante qui amène à une remise en cause de la crédibilité d’un certain nombre de choses“, affirme-t-il, dénonçant “un tri, voire une manipulation des données“, dans un certain nombre de publications. Il accuse directement le British Medical Journal, “d’avoir fait disparaître deux paragraphes sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine sur le placebo“.

La chloroquine interdite : “ça ne change pas grand chose”

L’abrogation du décret autorisant l’utilisation de la chloroquine pour soigner les patients atteints du coronavirus, n’aura pas de grandes conséquences, selon le professeur Raoult. “Ce serait revenir sur la liberté de prescription du médecin, c’est plus ambigu que ça“, réagit-il. Il explique que cette nouvelle mesure signifie “qu’on n’a pas le droit de le recommander“. Mais le médecin l’assure, en jouant peut-être sur les mots : “Je ne l’ai jamais recommandé, j’ai dis ce que je faisais mais je n’ai jamais recommandé un traitement“.
À mon avis ça ne change pas grand chose, d’autant que des cas de Covid-19, il n’y en a pas beaucoup“, affirme le professeur Raoult.


Quelle pilule avaler ? Le docteur Raoult sème la zizanie

Les experts sont épatants : ils nous offrent un incroyable spectacle, une sorte de match de tennis, où chaque jour, nous croyons assister à la balle de match. Mais au dernier moment, le joueur en difficulté, d’un fulgurant revers, remporte le set, et relance la partie. Il y a trois jours, le professeur Raoult était acculé en fond de cours : The Lancet, la revue médicale britannique, dévoilait les résultats d’une enquête qui mettait en garde contre l’hydroxychloroquine, en tant que remède contre le COVID-19. Mais le professeur ne s’en laisse pas compter, et riposte.

Didier Raoult, le chercheur non conformiste de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, considère l’étude du Lancet comme « foireuse ». Elle a été réalisée « par des gens qui n’ont pas vu de patients », s’indigne-t-il. Elle a néanmoins été menée à partir des dossiers de 15 000 malades du COVID-19. C’est la seule étude à ce jour ayant porté sur un aussi grand échantillon. Son rédacteur est catégorique : la preuve statistique est désormais faite que la chloroquine ne guérit pas du COVID-19, mais augmente même les risques de mortalité. Dès lundi, l’OMS suspendait les essais cliniques en cours sur des malades du COVID-19.

Le professeur Raoult est-il un nouveau Pasteur, un nouveau Semmelweis qui s’entête contre les plus hautes autorités médicales parce qu’il sait qu’il a raison ? Ou assistons-nous au caprice d’un égocentrique ne supportant pas d’être démenti par les faits ? Ce n’est évidemment pas « l’opinion publique » qui peut trancher.

« Le noyau dur des raoulistes »

Pourtant cette opinion publique réagit, et se range dans l’un ou l’autre camp, transformant en quelque sorte chaque Français en expert des virus. Lisez les messages sur les réseaux sociaux : ils sont innombrables à prendre parti sur un sujet pourtant strictement scientifique :

« Amusant, il ne reste que le noyau dur des raoulistes qui argumentent encore entre eux en circuit fermé. Les autres ont compris et sont partis », écrit un internaute, faisant sans doute allusion à Ségolène Royal, qui vient d’effacer de son site ses prises de position pro-Raoult. Mais dans le camp d’en face, on n’est pas en reste : « Je fais totalement confiance au professeur Raoult (…) mais je n’ai aucune confiance en Buzyn, Véran ou l’OMS (leur lien avec les labos est avéré) ».

Ce que disent Raoult et son équipe, c’est que 3 600 malades sont passés entre leurs mains, qu’ils ont été traités par une association médicamenteuse à base de chloroquine, et que la mortalité de cette cohorte a été du même coup « la plus basse du monde ». Or l’étude du Lancet indique au contraire une surmortalité pour le même traitement, sur 15 000 malades. D’où la recommandation de l’interrompre, et d’où la prise de position de l’OMS.

« Je ne sais pas si ailleurs l’hydroxychloroquine tue, mais ici elle a sauvé beaucoup de gens » répond Raoult. Quant aux arythmies cardiaques qui découleraient de ce traitement, il indique simplement qu’il n’en a pas observées chez les patients de son IHU.

C’est un débat purement scientifique, qui semblerait donc relativement facile à trancher. A condition d’avoir un peu de temps. Mais c’est là que le bât blesse : du temps, nous n’en avons pas, alors que la pandémie progresse sur le continent américain, qu’elle rebondit ici ou là, et que la pression de cette fameuse opinion publique est à son paroxysme. Et Raoult est un homme de conviction : il ira jusqu’au bout.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 27 mai 2020

Alain Bauer : « Si les policiers sont des méchants, pourquoi les médecins et les pompiers sont-ils aussi attaqués ? »

27/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Revenant sur la polémique lancée par Camélia Jordana qui s’en prenait au racisme des forces de l’ordre, Alain Bauer a posé cette question simple : « Si les policiers sont des méchants, pourquoi les médecins et les pompiers sont-ils aussi attaqués ? ».

Voici un extrait de son intervention sur Paris première.


Camélia Jordana promeut la haine du flic, par Ivan Rioufol

Les minorités plaintives, qui se disent victimes de la “haine” française, ont trouvé en Camélia Jordana leur incendiaire tranquille. Samedi, sur France 2, la chanteuse a déclaré : “Il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic, et j’en fais partie (…) Je parle des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau. C’est un fait !”. Dominique Sopo, président de SOS Racisme, a estimé que la jeune femme, petite fille d’un couple d’Algériens militants du FLN durant la guerre d’Algérie, “a tenu à dénoncer une réalité“. Sopo a précisé son propos dans un tweet : “Quand des noirs et des arabes demandent justice en dénonçant le racisme, le racisme s’abat sur eux“.

Quand les racistes beuglent contre les noirs et les arabes, il faut les écouter car, vous comprenez, ils sont en “insécurité culturelle””. Le député ex-LREM, Aurélien Taché, a également soutenu l’outrance de Camélia Jordana assimilant la police, composée également de noirs et d’arabes, à une force nazifiée. Aux Etats-Unis, c’est le candidat démocrate, Joe Biden, qui a estimé qu’un noir “n’est pas noir” s’il vote Donald Trump. Cet engrenage conflictuel et néoraciste, alimenté par des descendants d’indépendantistes algériens ayant pourtant rejoint la France, ou par des idéologues d’un “antiracisme” excluant les blancs, indigne peu les “progressistes”. Ceux-ci préfèrent, en tout, dénoncer la “réacosphère” ou de la “fachosphère”, ces lieux où la parole circule encore librement.

Je pourrais, il est vrai, ne pas relever les propos de la péronnelle. Ce n’est pas la première fois que le show biz, consommateur de pensées toutes faites, dit des âneries. Mais c’est parce que ce type de réflexion se répand et trouve ses défenseurs jusqu’à l’Assemblée nationale qu’il serait temps de s’inquiéter de l’impunité de ces fauteurs de guerre civile. Quand Camélia Jordana parle ainsi, elle porte la parole d’une contre-société. Celle-ci voit dans la police une force illégitime car étrangère, dès qu’un flic pénètre dans les territoires perdus par la République. La “partition” décrite par François Hollande, ou le “séparatisme” nommé ainsi par Emmanuel Macron, sont une même bombe à retardement. Or des minorités militantes tentent de l’amorcer dans l’apathie médiatique.

Sur le plateau, samedi, les appels induits à la résistance contre la France n’ont pas reçu de contradictions. Personne ne s’est levé pour dénoncer, non plus, le racisme des antiracistes. C’est ainsi qu’en Grande-Bretagne le scandale d’un réseau de proxénètes pakistanais ayant exploité des jeunes filles a été longtemps occulté, en dépit des alertes du journaliste Tommy Robinson, lâché de tous car jugé trop à droite (voir mes blogs de 2018). La ministre de l’Intérieur britannique, Priti Patel, vient de reconnaître, selon Valeurs Actuelles : “Ce qui est arrivé à ces enfants restera (…) sur la conscience de notre pays“. Camélia Jordana, se comportant comme en pays conquis, veut débattre avec Christophe Castaner pour lui dire son fait. Une explication avec un juge serait sûrement plus utile.

Ivan Rioufol

Texte daté du 25 mai 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol