Vers le goulag numérique ? Conférence Paris 17 septembre

Vers le goulag numérique ? Conférence, Paris 17 septembre

Facebook, vidéo surveillance, biométrie, nanotechnologies,…
Ces activités ou technologies numériques et bien d’autres deviennent de plus en plus courantes dans notre vie. Xavier Eman posera la question, ne nous mènent-elles pas “Vers le goulag numérique” ?
Le 17 Septembre à 17h. Cercle Sainte-Geneviève, La Barricade, Foyer de l’Identité parisienne.

Vers le goulag numérique ? Conférence Paris 17 septembre

« Dead island » : du paradis à l’enfer ? [vidéo]

« Dead island » : du paradis à l’enfer ? [vidéo]

14/09/2011  14h00
PARIS (NOVOpress) –
Depuis sa sortie, début septembre, « Dead island » serait le jeu vidéo « le plus apprécié du moment », selon le site Référencement Internet Web. Le scénario ? Une île paradisiaque sombre dans le chaos après une invasion de zombies. L’histoire est en effet calibrée pour le succès commercial : le joueur a le choix d’incarner l’un des quatre personnages, deux hommes, deux femmes, parité oblige : Logan, un ancien joueur de football américain ; Sam B, un rappeur ; Purna, une ancienne policière de Sydney, et enfin, Xian, une Chinoise. Un quatuor politiquement correct dont la mission est simple : découper du zombie. L’écran se teinte en rouge en cas de blessure, le sang gicle des membres sectionnés… le jeu, interdit aux moins de 18 ans, surfe sur les clichés des films d’horreur grand public.

Mais, « Dead island », c’est aussi l’apocalypse d’un monde sans identité, artificiel, plongé dans la terreur. L’île « sea, sex and sun », aux corps bronzés, aux discothèques branchées et à ses plages de sable fin pour touristes fatigués, se transforme rapidement en un univers métissé qui vire à l’horreur. Zombies et survivants partagent un point commun : ils viennent des quatre coins de la Terre. « Dead island » véhiculerait-il un message subliminal : Le tourisme de masse est désespérant et la société multiculturelle cauchemardesque ?


Trailer Dead Island par Gameinvaders

Pour Luc Ferry, l'anonymat sur Internet permet toutes les horreurs

Pour Luc Ferry, l’anonymat sur Internet permet toutes les horreurs

05/09/2011 – 12h15
via NUMERAMA Lors d’un entretien accordé à TV Magazine, Luc Ferry a décoché une salve de critiques contre Internet. Pour l’ancien ministre, le réseau des réseaux est loin d’être un espace de liberté et l’anonymat est le paravent idéal pour permettre toutes les horreurs.

Ancien ministre de l’éducation nationale, Luc Ferry n’est pas connu pour s’être beaucoup épanché sur les grands dossiers du numérique, contrairement à son prédécesseur, Jack Lang, qui lui s’est beaucoup investi en faveur de la loi Hadopi, notamment grâce à TF1. Jusqu’à cet entretien accordé à TV Magazine, dans lequel le philosophe égratigne Internet et déplore que l’anonymat soit la norme.

Questionné sur ce qu’il pense d’Internet, Luc Ferry a reconnu en préambule qu’il s’agissait d’un “excellent outil” mais que celui-ci est “dangereux“. “Certains disent que c’est la liberté ; pour moi, c’est davantage Vichy ! Rien ne s’efface, j’ai un sentiment mitigé. L’anonymat permet toutes les horreurs“. Il rejoint ainsi le long cortège de ceux qui veulent mettre à bas l’anonymat en ligne.

Luc Ferry n’est pas le premier homme public à sonner la charge contre Internet. Par le passé, d’autres se sont également illustrés à travers des saillies médiatiques désormais célèbres. Citons Denis Olivennes, l’ancien patron de la FNAC, auteur du rapport Olivennes et désormais directeur d’Europe 1. Internet est le “tout à l’égout de la démocratieavait-il écrit sur Twitter, avant de se rétracter.

Évoquons aussi le publicitaire Jacques Séguéla qui avait lancé en 2009, lors d’un talk-show, que “le Net est la plus grande saloperie qu’aient jamais inventée les hommes ! C’est un dieu vivant ! Car Internet permet a tous les hommes de communiquer avec les autres hommes. En quelques secondes, le net peut détruire une réputation !“.

[box class=”info”]Article sous licence creative commons publié initialement sur le site Numerama le 2/09/2011 par Julien L.[/box]
Crédit photo : UMP Photos via Flickr / Luc Ferry, le 21 mai 2011

Les sites web de neuf préfectures bloqués par un pirate algérien

Les sites web de neuf préfectures bloqués par un pirate algérien

05/09/2011 – 11h00
SAINT-BRIEUC (NOVOpress Breizh) – La guerre informatique est-elle pour demain ? En tout cas, le risque est patent : le site web d’une préfecture bretonne reconnait être bloqué par une attaque d’un pirate. Mais huit autres préfectures sont aussi bloquées par le pirate sans indiquer pourquoi. L’intrus est algérien.

Les spécialistes de la sécurité et de la prospective militaire gambergent depuis longtemps sur le risque d’une cyber-attaque russe ou chinoise contre les sites web officiels des États-Unis. Ce risque n’est ni éventuel ni futur ni géographiquement éloigné : la Bretagne l’a sous les yeux. Depuis plus d’un mois, le site internet de la préfecture des Côtes d’Armor indique être bloqué à la suite de l’attaque d’un pirate informatique.

Sur la page d’accueil du site, on peut lire (copie d’écran ci-dessus) le message suivant : « Victime d’un pirate informatique, le site internet www.cotes-darmor.gouv.fr est hors-service depuis le 24 juillet 2011 ».

En réalité, la préfecture des Côtes d’Armor n’est pas la seule visée : huit autres sites préfectoraux français sont bloqués de la même manière. Mais seule la préfecture bretonne a été assez honnête pour en préciser la cause : les autres (Lot, Manche, Landes, etc.) indiquent simplement que leur site est « indisponible » ou même… « en maintenance » !

Le journal en ligne PC Impact a publié un article détaillé signé Marc Rees sur cette attaque. Il révèle que son auteur est un pirate algérien, dont le pseudonyme est SaMo_Dz. Un pseudonyme en forme de revendication identitaire, puisque Dz est le code international de l’Algérie.

Le carburant du futur : les excréments d'éléphant

Le carburant du futur : les excréments d’éléphant

31/08/2011 13h30
AMSTERDAM (NOVOpress) – Selon le quotidien britannique The Independent, des scientifiques néerlandais auraient mis au point un nouveau biocarburant à base d’excréments d’éléphant. Après avoir longtemps observé  l’intestin des éléphants, dont les enzymes sont capables de digérer le glucose mais également les sucres qui restent normalement capturés dans la cellulose des plantes, les scientifiques ont mis au point ce carburant. En mélangeant ces enzymes à du compost végétal, ils ont réussi à convertir 90 % de la biomasse en éthanol, soit le double de ce qui est possible avec les méthodes actuelles.

L’entreprise néerlandaise DSM devrait développer cette nouvelle technique dans ses usines européennes et aux Etats-Unis. Alors que les biocarburants de première génération atteignent leurs limites (compétition avec l’alimentation humaine et hausse des matières premières ), le biocarburant à base de bouse d’éléphant pourrait permettre une avancée dans le domaine des carburants. La protection des éléphants dans le monde reste cependant la condition indispensable du bon fonctionnement de cette industrie.

"Commotion" : les réseaux sans fil autonomes, cryptés et en haut débit pour bientôt ?

“Commotion” : les réseaux sans fil autonomes, cryptés et en haut débit pour bientôt ?

31/08/2011 – 07h30
PARIS (NOVOpress) — Commotion. C’est le nom d’un traumatisme crânien qui, selon son degré de gravité, peut entraîner la mort. C’est aussi le nom donné à un projet technologique révolutionnaire qui, s’il était mis en place à grande échelle, annoncerait la fin certaine d’internet tel que nous le connaissons aujourd’hui. Mais cette évolution ne se limiterait pas à une simple dimension technologique.

Il existait les VPN. Un équipe d’ingénieurs et développeurs fait encore plus fort.

Le Monde, dans un article daté d’hier 30 août, évoque ce que pourrait être internet dans les 12 mois à venir, grâce à l’important travail d’une équipe américaine “d’activistes du net” (le site de l’Open Technology Initiative qui pilote le projet emploie le néologisme “technavists”) financés en partie par de Département d’État américain : un réseau autonome, anonyme, sans fil, ne nécessitant aucun relais, ni téléphonique, ni satellite, crypté et donc a priori incontrôlable.

Selon les activistes du net à l’origine du projet, il suffira d’installer Commotion sur votre ordinateur, soit en le téléchargeant soit à partir d’une copie conservée sur une banale clef USB, pour intégrer le réseau et naviguer sans limitation ni surveillance.

La révolution technologique, avant-goût d’une révolution au sens propre ?

Si les motivations premières de l’OTI et des acteurs du projet Commotion, d’inspiration libertaire, étaient à la base d’offrir aux militants et contestataires des régimes proche et moyen-orientaux les moyens de communiquer sur le net tout en échappant aux contrôles étatiques, afin “d’organiser la démocratie”, la mise en circulation de Commotion auprès du grand public représenterait en elle-même un véritable séisme, à la fois politique, juridique et économique pour de nombreux pays, mais aussi et surtout en Europe.

Économique, car l’apparition de Commotion bouleverse sérieusement la donne pour les prestataires chargés de la distribution commerciale ou de la surveillance d’internet à tous les niveaux, de l’opérateur de téléphonie mobile et fournisseur d’accès à internet dont les modèles de développement deviennent caduques, aux organismes chargés de la vente ou de la protection des œuvres numériques, la question de la nécessaire redéfinition du droit d’auteur se posant également.

Politique et juridique enfin, car Commotion signifierait d’une part que toutes les lois votées en France depuis 2006 destinées à cadenasser le net, et la haute autorité administrative créée à cet effet à grand renfort de millions d’euros, sont mortes-nées, tout comme l’ACTA au niveau international. Bien au-delà d’internet, c’est donc à un profond bouleversement politique qu’il faudrait s’attendre, printemps virtuel qui pourrait naître d’une redécouverte de la liberté d’expression, de son application pleine et entière et des conséquences — non prévisibles — de cette dernière, à tous points de vue.

Comme le dit l’essayiste et économiste Hervé Juvin dans son ouvrage Le renversement du monde, politique de la crise, “la naïveté technicienne nous fait troquer la détermination par les origines, la terre, la culture, au profit de la détermination par la technique, en ignorant totalement l’ambivalence de toute technique et de tout outil. (…) Nous croyons que l’outil conduit la main qui le tient. Quelle erreur ! (…) Les outils sont partout. Nous ne savons rien de l’usage qui en sera fait.”

[box class=”warning”]En savoir plus : tech.chambana.net/projects/commotion et oti.newamerica.net/commotion_wireless_0[/box]
Crédit photo : Kriss Szkurlatowski / image sous licence creative commons

Ordonnance Paquet Télécom : une neutralité du net garantie, promue ou facultative ?

Ordonnance Paquet Télécom : une neutralité du net garantie, promue ou facultative ?

Même s’il tente de faire croire le contraire, la transposition du Paquet Télécom préparée par le gouvernement dans le cadre de son pouvoir d’ordonnance est très permissive en matière d’atteinte à la neutralité du net.

Ce matin [le 24 Aout], nous publiions les 33 pages de l’ordonnance du gouvernement relative aux communications électroniques, qui transpose le paquet télécom adopté par le Parlement Européen. L’un des aspects abordés par cette ordonnance est la neutralité du net, dont Bercy et le ministère de l’économie numérique ne semblent pas très bien savoir comment qualifier sa régulation.

Dans le rapport qui accompagne l’ordonnance, les deux ministères écrivent en haut de la page 2 que les objectifs fixés aux pouvoirs publics doivent “favoriser le déploiement des nouveaux réseaux et garantir la neutralité des réseaux“. Le terme est fort… mais il est immédiatement amoindri dans cette même page, deux paragraphes plus loin. Cette fois-ci, il y est dit que c’est “afin de promouvoir la neutralité des réseaux” que l’Arcep voit ses pouvoirs de règlement des litiges étendus.

C’est dans le texte lui-même qu’il faut se plonger pour trouver la réponse.

Tout d’abord à l’article 3, il est ajouté que le ministre en charge des communications électroniques et l’Arcep doivent veiller à “favoriser la capacité des utilisateurs finals à accéder à l’information et à en diffuser ainsi qu’à accéder aux applications et services de leurs choix“. Voilà qui paraît aller dans le bon sens, mais qui n’est guère contraignant, comme le confirme la lecture de l’article 33.

Celui-ci liste les informations que doivent comporter les contrats d’abonnement à Internet, parmi lesquelles peuvent figurer :

  • Les procédures mises en place par le fournisseur pour mesurer et orienter le trafic de manière à éviter de saturer ou sursaturer une ligne du réseau et sur leurs conséquences en matière de qualité du service ;
  • Les restrictions à l’accès à des services et à leur utilisation, ainsi qu’à celle des équipements terminaux fournis.

La neutralité des réseaux n’est donc aucunement “garantie”, comme l’affirmait dans un premier temps le rapport du gouvernement, ni-même véritablement “promue”. Son irrespect doit simplement faire l’objet de davantage de transparence, qui n’est guère handicapante pour les fournisseurs d’accès à Internet. Qui lit un contrat avant de s’abonner ?

Tout juste peut-on se féliciter de l’article 16, qui dispose que l’Arcep peut “fixer des exigences minimales de qualité de service“, afin de “prévenir la dégradation du service et l’obstruction ou le ralentissement du trafic
sur les réseaux
“. Mais il n’est absolument pas précisé si l’on parle là d’une qualité de service globale, en mégabits par seconde théoriquement disponibles, ou si l’exigence sera bien la même quel que soit le protocole et l’application utilisée. De la réponse dépendra la possibilité pour les opérateurs de brider certains réseaux P2P, des applications VOIP ou autres services qui leur font concurrence.

[box class=”info”] Source : Guillaume Champeau sur Numerama. [/box]

Iphone : plus de 20 000 Sud-Coréens portent plainte contre Apple

Iphone : plus de 20 000 Sud-Coréens portent plainte contre Apple

17/08/11 – 14h00
SEOUL (NOVOPress)
–Les Coréens détenteurs de “smartphones” semblent plus attentifs au respect de leur vie privée et de leur liberté de mouvement que la plupart des usagers occidentaux.


En effet, plus de 20 000 Sud-Coréens détenteurs d’un iPhone ont déposé une plainte en nom collectif contre son fabricant, le géant américain Apple, pour violation présumée de la vie privée en raison de la capacité de ces téléphones à enregistrer les mouvements de l’utilisateur.

La plainte en nom collectif a été déposée par 26 691 personnes qui demandent chacune un million de wons (environ 640 euros), a précisé mercredi un porte-parole du cabinet d’avocats en charge du dossier. Cette démarche collective fait suite à la publication d’une étude par des chercheurs britanniques, selon laquelle Apple a inclus, dans la dernière version de son système d’exploitation pour iPhone et iPad, une fonction permettant de garder sur un dossier non protégé la trace des mouvements de ses utilisateurs.

“Nous avons déposé une plainte en nom collectif réclamant une compensation à Apple et sa filiale sud-coréenne en raison des dégâts émotionnels provoqués par la localisation illégale par des iPhone d’Apple”, a indiqué le cabinet d’avocats.

De son côté, le géant américain n’a pas souhaité commenter ces accusations et cette procédure judiciaire derrière laquelle certains voudraient voir la main de Samsung, le principal concurrent coréen d’Apple.

iPhone 5 : une communication bien maîtrisée, à défaut du français

iPhone 5 : une communication bien maîtrisée


14/08/2011 – 17h35
PARIS (NOVOpress) — Alors qu’aucune date de sortie n’est toujours véritablement connue, alors qu’aucune photo authentique n’a été communiquée, le futur smartphone d’Apple continue de faire la une des actualités technologiques à quelques jours ou semaines de sa sortie officielle. Autant dire qu’il s’agit là d’un exercice de communication extrêmement bien rôdé de la part de la firme de Cupertino, qui obéit à un réflexe vieux comme Hérode : “moins on en parle, plus on en parle”.

Orange, ou comment “être à la une” en plein mois d’août

La problématique du positionnement est capitale pour les opérateurs de téléphonie mobile, tenus à la plus grande discrétion. Aussi Orange France Telecom semble-t-il avoir organisé une “vraie-fausse fuite” en mettant en ligne une annonce de stage “Analyste des services multimédia mobiles (f/h)” le 11 août dernier, annonce rapidement modifiée (la mention “iPhone 5” transformée quelques heures plus tard en “smartphone” dans le descriptif de la mission). Mieux qu’un communiqué de presse : il n’en fallait pas plus pour déclencher une nouvelle vague d’articles dont l’opérateur récupérera indirectement les bénéfices.

Il ne fait aucun doute que les crises d’hystérie que l’on observe d’ores et déjà sur la toile ne sont rien en comparaison de celles – affligeantes – qui surviendront dans quelque temps aux alentours des “Apple Stores” du monde entier. À suivre !

HTTPS Everywhere 1.0 : l’extension Firefox qui accroît la sécurité

[box] Développé par l’EFF et le projet Tor, ce module garantit que les données seront chiffrées lors d’échanges entre le navigateur et certains sites Web référencés par l’EFF. [/box]

Une version 1.0 finalisée

Le projet lancé il y a près d’un an par l’Electronic Frontier Foundation et le projet Tor a fait un bond en avant au début du mois d’août avec la première version finalisée de HTTPS Everywhere. Cette extension destinée au navigateur Firefox garantit que la communication avec un site Web s’effectue bien en mode sécurisé pendant toute la session de navigation. C’est la meilleure garantie que les données des internautes et les communications avec les sites Web ne seront pas interceptées ni manipulées, assure l’EFF.

La Fondation précise que son utilitaire prend désormais en charge plus d’un millier de sites parmi lesquels Google, Facebook, Twitter, Hotmail, etc. Ce dispositif ne fonctionne pas avec les sites qui ne prennent pas en charge le chiffrement SSL, rappelle toutefois l’organisation.

Télécharger HTTPS Everywhere 1.0 pour Firefox

[box class=”info”]Source et article complet sur 01net.[/box]

[box class=”warning”]Note de Novopress : ne concerne que Firefox sur Windows.[/box]

[Tribune libre] Bilan de dépôt

[Tribune libre] Bilan de dépôt

[box class=”info”]Tribune libre reprise du site amoyquechault.over-blog.com[/box]

Si la prégnance de la marchandise est si néfaste à l’homme, c’est sans doute en premier lieu parce que cette prolifération matérielle forme un voile entre lui et le réel, entre lui et sa condition, entre lui et ses possibilités. Un voile qui s’épaissit chaque jour un peu plus jusqu’à devenir un véritable mur infranchissable, derrière lequel on ne peut qu’étouffer et désespérer. L’amoncellement de marchandises nous coupe de tous les questionnements fondamentaux qui déterminent la spécificité humaine : Qui suis-je ? Que dois-je faire de ma vie ? Quel est le sens de mes jours ? Que puis-je réaliser dans ce monde ?

La marchandise réduit drastiquement le champ des préoccupations humaines par hypertrophie des fonctionnalités animales et anesthésie de la pensée. La marchandise, c’est le soma du « meilleur des mondes », le tranquillisant universel, l’analgésique absolu, la réponse mécanique et simpliste à toutes les interrogations complexes.

Pour la première fois dans l’histoire, l’accumulation crée le vide. Vide spirituel, vide affectif, vide culturel, vide relationnel…

Il suffit pour s’en convaincre d’observer ces humanoïdes errant névrotiquement dans les rues ou les allées des magasins, sans but mais toujours pressés, harnachés de gadgets lumineux et sifflants, sous perfusion électronique permanente, casques gigantesques vissés sur les oreilles, passant à chaque instant d’un écran à l’autre, de celui de leur Blackberry à celui de leur Ipod, de celui de leur Nintendo DS à ceux de ces nouveaux panneaux publicitaires à plasma qui cornaquent désormais les troupeaux salariés dans les couloirs du métro.

Le silence et le calme sont définitivement bannis de notre monde. Tout comme sont limités à l’extrême les possibilités de « nouer des relations » au cœur de ce colossal autisme collectif où chacun s’est précautionneusement emmitouflé dans sa camisole technologique personnelle. Sa musique, ses SMS, son Tetris, sa vidéo… tout un dispositif rigoureusement élaboré pour meubler le plus efficacement possible ses plongées dans l’espace public en évitant ces deux terrifiants écueils : la confrontation à l’altérité et le temps de vacuité, de latence, propice à la réflexion et au questionnement.

Lady Gaga ou Pavarotti hurlant inlassablement dans mes oreilles m’évitent pareillement d’entendre les injures adressées par un voyou à cette jeune fille ou cette vieille dame, tout comme ils m’empêchent de réfléchir à l’inanité de ma journée de travail, à ces longues heures passées à accomplir une tâche obscure à la finalité incertaine quand elle n’est pas carrément odieuse (vendre, faire du chiffre, diffuser une nouvelle inutilité, optimiser des coûts, rationaliser des organigrammes, analyser des bilans comptables, préparer un plan social, fixer des objectifs financiers, établir un powerpoint sur les performances managériales trimestrielles, remplir des formulaires, classer des dossiers, photocopier des rapports, programmer des réunions d’étape, organiser des brainstorming, relayer de l’info, gérer des flux, planifier des événements …).

C’est l’abject spectacle de cette humanité robotisée, ne frémissant plus, à l’instar de grenouilles de laboratoires, qu’à des stimuli électriques – en l’occurrence ceux des enseignes commerciales – qui justifie, hors de tout débat idéologique, l’impérieuse urgence « d’en finir avec la marchandise ».

Spectacle qui atteignit peut-être son paroxysme tératologique lors de l’ouverture de « l’Apple Store » de Paris, séquence d’une obscénité suffocante durant laquelle on pût observer sans masque, dans sa terrifiante crudité, le visage glaçant du post humain marchandisé. A cette occasion, des hommes trentenaires ou quarantenaires, que l’on imaginait fort bien cadres et pères de famille, s’adonnèrent à une séance d’hystérie collective où la démence mercantile frôlait la ferveur religieuse. Larmes aux yeux, mains tremblantes, voix gorgées d’émotion non feinte, les fidèles de la marque à la pomme avaient attendu plusieurs heures en face de la porte encore fermée de leur nouveau temple. A peine celle-ci s’est-elle entrouverte que se fut une ruée telle qu’on aurait pu croire observer quelque peuplade affamée se jetant sur les dernières denrées d’un magasin d’alimentation du tiers monde. Ce n’était d’ailleurs pas seulement pour acheter que se pressaient ce jour là ces milliers de fanatiques, mais surtout pour rendre un culte, un hommage à cette marchandise bienfaitrice, ces appareils rédempteurs, ces gadgets curatifs qui font le sel de leur existence, occupant aussi bien leurs esprits que leurs discussions, leurs ambitions et leurs projets.

Certains étaient venus là, fébriles et déférents, comme l’on se rend dans un musée ou une cathédrale, pour admirer et toucher du bout des doigts ces merveilles de la création, espérant un jour, par la grâce merveilleuse d’une augmentation ou d’un crédit Cetelem, être digne d’en posséder certaines. Ainsi, autour d’un Iphone nouvelle génération trônant au sommet d’une colonne immaculée et écrasée des lumières aveuglantes des projecteurs, des hommes et des femmes prétendument éduqués, civilisés, diplômés, « socialement intégrés », participaient, à moitié en transe, à une célébration mystico-thaumaturgique digne des plus caricaturales dérives sectaires.

L’acte d’achat viendrait plus tard, bien sûr, point culminant de l’anagogie, car le but final reste toujours le même, les boutiques « Apple » représentant un chiffre d’affaires de 6,6 ( 6?) milliards de dollars par an.

L’homme moderne ne cherche plus à acquérir ce dont il a besoin pour vivre, il a besoin d’acquérir pour se sentir encore un peu vivant. Comme le dit Gunther Anders dans L’obsolescence de l’homme : « Les temps où ceux qui n’avaient rien à avaler étaient considérés comme de « pauvres diables » sont depuis longtemps révolus. Aujourd’hui, au contraire, les « pauvres diables » sont ceux qui ne peuvent opposer aucune résistance au gavage terroriste, ceux qui, à chaque bouchée qu’ils avalent, doivent également avaler le fait qu’on leur dérobe un peu de leur liberté. Qui ne consomme pas librement consomme de la non-liberté. »

[box]Crédit photo : Eugene Mah (photo sous licence creative commons)[/box]

La fiabilité du TGV chinois en question

La fiabilité du TGV chinois en question


 27/07/2011 – 10h45
PEKIN (NOVOpress) —
La catastrophe ferroviaire survenue en Chine samedi soir et dont le dernier bilan s’établit à environ 40 morts et plus de 200 blessés, laisse planer le doute quant à la fiabilité du train à grande vitesse chinois. Déjà, la ligne reliant Pékin à Shanghai, à peine mise en service, rencontrait de nombreux incidents techniques. Cette ligne de 1300 km, inaugurée en grande pompe le 30 juin dernier et dont le chantier avait été mené tambour battant en une durée record de 3 ans, se voulait le symbole d’une industrie ferroviaire chinoise couronnée de succès et conquérante et faisait la fierté des autorités de l’empire du milieu. Mais sitôt passée en phase d’exploitation, elle a connu des retards et des pannes à répétition.

Maintenant, ce tragique accident met sérieusement à mal la réputation des chemins de fer chinois. Une rame lancée à pleine vitesse en aurait percuté une seconde, à l’arrêt suite à une erreur de signalisation, entrainant un déraillement et la chute de 4 wagons en bas du viaduc. Les autorités ont bien tenté de museler la presse chinoise – qui une fois n’est pas coutume, s’est montrée très critique à leur égard – rien n’y a fait, les Chinois se sont épanchés sur le Net pour demander la démission des responsables concernés.

Outre une gestion très opaque des appels d’offre par le ministère des chemins de fer, ce qui ne garantit pas le choix de l’optimum technologique, c’est également l’appropriation par les Chinois de technologies occidentales qui est en cause. En effet, malgré le label « 100% Chinois » vanté par le premier ministre Wen Jiabao, une partie non négligeable des technologies employées demeure d’origine occidentale. Si les Chinois excellent en Génie Civil, le matériel roulant, bien que fabriqué en Chine, est conçu par les ingénieurs du canadien Bombardier. C’est encore plus vrai pour les systèmes de contrôle et de navigation. Ainsi, les Chinois pourraient rencontrer des difficultés de mise en application de tels systèmes sur les premiers voyages effectués.

Gageons qu’avec les transferts de technologies systématiquement exigés par la Chine auprès des entreprises occidentales – requête à laquelle elles se plient sans coup férir, trop alléchées par le gigantesque marché de l’Empire du Milieu – la Chine acquerra rapidement la maîtrise de ces technologies et corrigera le tir. L’Europe commet ainsi un véritable suicide technologique et industriel en laissant ses groupes privés – en l’occurrence Alstom et Siemens pour ne pas les citer – se livrer à une surenchère de concessions accordées aux Chinois, sous la pression de leur propre concurrence.

[box]Crédits photo : David Ingram[/box]

L'iPhone 5 pourrait ressembler à cela / Source photo : iphone-original.com

Iphone 5 : sortie dans moins d’un mois ?

19/07/2011 – 20h00
PARIS (NOVOpress) — De forums en sites spécialisés, la nouvelle se propage comme une traînée de poudre sur la toile : le tout nouveau smartphone de la “firme à la pomme”, devenu phénomène de société, sortirait dans moins d’un mois en Europe. Apple a en effet annoncé il y a quelques semaines le lancement prochain de la version 5 de son fameux iPhone.

Dans le concert de rumeurs plus ou moins probables qui va croissant autour de cette sortie, nous avons retenu un fait : la mise en ligne d’offres d’emploi à destination des “Apple Stores” du Royaume-Uni. L’Angleterre serait donc le premier pays d’Europe à vendre l‘iPhone 5, pour des postes à pourvoir en CDD à partir du 16 août.

Le design et les fonctionnalités de l'iPhone 5 donnent lieu à de multiples spéculations. Source photo : i-actu

Le design et les fonctionnalités de l'iPhone 5 donnent lieu à de multiples spéculations. Source photo : i-actu

Au menu des nouvelles fonctionnalités, les spéculations vont bon train. Citons en quelques unes : un plus grand écran, la suppression du bouton central, une caméra HD 1080, le stockage de données sur cartes SD, une batterie à plus longue durée, un clavier physique et non plus tactile, un processeur dual-core…

Symbole consumériste, outil de travail ou gadget de luxe, l’iPhone n’en reste pas moins une grande réussite industrielle et technologique pour une marque dont le capital de sympathie va croissant parmi ses utilisateurs, et ce malgré la très rude concurrence des HTC et systèmes tournant sous Android.

Une coque-décapsuleur pour iPhone 4 [vidéo]

On peut être un geek et avoir soif. La société Opena propose une solution idoine, à savoir une coque-décapsuleur pour iPhone 4. Un élément indispensable. Il vous en coûtera la somme de 40 dollars. Cette coque est disponible ici.

Après la catastrophe, le Japon veut réduire sa dépendance au nucléaire [cc] Photo : Sterneck

Après la catastrophe, le Japon veut réduire sa dépendance au nucléaire

17/07/11 – 17h50
TOKYO (NOVOpress)
– Le gouvernement du Japon a déclaré qu’il était impératif que le pays réduise sa dépendance à l’énergie nucléaire, suite à la crise nucléaire que traverse le pays depuis quatre mois.

C’est le premier ministre Naoto Kan qui a déclaré cette « nécessité », alors que le pays tente de mettre fin à une crise nucléaire qui dure depuis quatre mois à la suite du tsunami et du séisme qui ont endommagé les réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima.

Le Premier Ministre, de plus en plus impopulaire, semble ainsi vouloir répondre aux légitimes et croissantes inquiétudes de la population concernant l’énergie nucléaire.

« Nous devons revoir notre projet consistant à ce que l’énergie nucléaire contribue à 53% des approvisionnements en électricité d’ici 2030, et réduire le niveau de dépendance à l’énergie nucléaire » a notamment déclaré Naoto Kan.

Un plan d’énergie de base pour 2010 recommandait en effet l’augmentation de la part de l’énergie nucléaire dans les approvisionnements électriques du pays à 53% d’ici 2030 avec la construction d’au moins 14 réacteurs nucléaires. Un projet qui devrait être abandonné au profit du développement des énergies alternatives.

La crise a également fait naître des discussions sur le contrôle du nucléaire par des sociétés privées. De plus en plus de japonais souhaiteraient en effet que ce secteur extrêmement sensible soit placé sous l’autorité de l’État.

Réseaux sociaux : duel au sommet en vue Google+ / Facebook

Réseaux sociaux : duel au sommet en vue Google+ / Facebook

Lors de l’annonce des résultats financiers de Google pour le trimestre qui s’est terminé le 30 juin 2011, Larry Page [PDG de Google] a débuté son intervention en faisant rapidement mention de Google+, le réseau social que le groupe teste publiquement depuis le 28 juin dernier.

Nous avons eu un grand trimestre, avec des revenus en hausse de 32 % par rapport à l’année dernière pour un record à plus de 9 milliards de dollars “, et Larry Page de glisser : ” je suis super excité au sujet de la formidable réponse pour Google+ qui vous permet de partager tout comme dans la vie réelle “.

Jusqu’à présent, Google n’avait pas voulu communiquer sur le nombre d’utilisateurs de Google+. Larry Page a annoncé plus de 10 millions d’utilisateurs. Rappelons que Google+ est actuellement testé via un procédé d’invitations, et n’est donc pas encore ouvert à tous.[…]

Pour Larry Page, Google+ fait partie des ” produits émergents ” qui ne sont pas monétisés mais qui peuvent générer un ” énorme nouveau business ” pour Google.[…]

[box class=”info”]Source et suite sur GNT.[/box]