Les libertés individuelles sont-elles menacées par le Covid-19 ?

18/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que l’Europe se déconfine, de nombreux pays misent sur l’utilisation de technologies de surveillance afin de contrôler la circulation du coronavirus.

Un traçage numérique qui pourrait toutefois bouleverser l’avenir du droit à la vie privée et des libertés individuelles, selon certains experts.


Loi Avia, loi liberticide, par Maxime Tandonnet

Concrètement, les grandes plateformes en ligne auront l’obligation de faire disparaître les contenus « manifestement » illicites sous 24 heures, sous peine d’être condamnés à des amendes de 250.000 euros par oubli, et pouvant grimper jusqu’à 1,25 million d’euros. Les éventuels signalements abusifs par les utilisateurs de plateforme seront eux passibles d’un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende. Ce signalement sera facilité par l’intégration obligatoire d’un bouton dédié sur les réseaux sociaux. Le délai est réduit à une heure pour les « contenus pédopornographiques et terroristes ».

L’objectif de mettre fin aux propos diffamatoires, insultants ou appelant explicitement à la violence et au meurtre sur Internet est louable. Cependant, plutôt que de se donner les moyens d’appliquer la législation existante en sanctionnant les auteurs de tels propos, la loi Avia, sous prétexte de lutter contre la haine, étrangle la liberté d’expression.

Ce texte, voté définitivement par l’Assemblée nationale, bouleverse la conception française de la liberté d’expression. En principe, la censure préalable (a priori) n’existe plus depuis les lois républicaines sur la liberté de la presse. La sanction pour des propos illicites, prononcée par la justice, intervient a posteriori, chacun étant responsable de ses écrits.

Le projet de loi qui vient d’être voté par l’Assemblée nationale bouleverse cette logique: d’une part, la censure préalable est rétablie ; d’autre part les opérateurs privés d’Internet sont chargés de faire respecter eux-mêmes ce principe en pratiquant la censure préalable, sous la menace de lourdes sanctions financières, et non plus la justice et des magistrats formés dans ce but.

Le caractère dramatique de ce texte tient en deux points: d’une part, la justice est privatisée, déléguée aux opérateurs d’Internet, auxquels il revient de se prononcer sur le caractère manifestement illicite d’un texte. D’autre part ce caractère « manifestement illicite » est une notion générale, dont l’appréciation est éminemment relative. Qu’est-ce qui est manifestement illicite?

Dès lors qu’il reviendra au opérateurs Internet de se prononcer, sous la menace de gigantesques amendes prévues, le risque est d’établir une censure préalable sur toute expression s’éloignant des sentiers battus du conformisme. La moindre parole critique touchant une minorité, ou un sexe, un pays, une région, voire une personne, deviendra suspecte et sera exposée à la possibilité d’une censure. En somme, l’expression sur Internet sera placée sous surveillance.

Voilà qui fait peu de cas de l’article 11 de la Déclaration de 1789: « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. »

Cette loi est à l’image d’une société et d’un pouvoir qui basculent subrepticement dans l’esprit totalitaire et qui méprisent la liberté. La liberté d’expression est ainsi martyrisée. Un conformisme étrange pèse déjà, depuis longtemps, sur les médias télé-radios. Désormais, l’objectif est de faire entrer Internet dans le rang. Que des députés se prétendant démocrates ou républicains aient pu voter une telle loi est une honte. On ne peut que se féliciter du réflexe démocratique des députés LR qui ont massivement voté contre cette loi. [Ci-jointe la liste des députés qui ont voté contre]. Que des journalistes d’une certaine presse soient serviles envers le pouvoir au point d’accepter une telle atteinte à leur propre liberté d’expression est lamentable. Je souhaite de tout coeur que cette loi liberticide soit déclarée inconstitutionnelle.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Facebook reconnaît la censure totale de Génération Identitaire et l’assume !

13/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Facebook a décidé de censurer les publications liées à Génération Identitaire. Voici la réaction du mouvement identitaire qui a décidé de ne pas en rester là.

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Le COVID-19 est-il sorti du laboratoire de Wuhan ?

Et si le COVID-19 avait été inventé par l’homme ? Si on veut réellement demander des comptes sur la gestion de la crise sanitaire aux politiques, il faudra certainement remonter à l’origine de l’apparition de ce virus.

Vendredi 17 avril, le professeur Luc Montagnier semait la panique sur le plateau de Pascal Praud, sur CNews. « L’histoire du marché aux poissons est une belle légende. Ce n’est pas possible », indiquait-il, allant à contre-courant de la communauté scientifique et de l’OMS. Prix Nobel de médecine pour sa découverte du VIH, le professeur dénonçait un virus qui « a échappé peut-être à ses promoteurs ». « Au départ, ils ont travaillé sur un modèle qui est le virus de la chauve-souris, et c’est ce virus-là qu’ils ont modifié. Je pense – c’est l’hypothèse la plus raisonnable – qu’ils voulaient faire un vaccin contre le VIH. Donc, ils ont utilisé un coronavirus, qui en principe pouvait atténuer et ne pas donner de maladie, comme porteur des parties de molécules du virus du Sida », avait-il expliqué.

En quelques heures à peine, les propos de ce médecin provoquèrent une levée de boucliers de la part de ses confrères, le traitant de « vieux sénile » ou tout autre adjectif décrédibilisant son propos. Il est vrai que depuis les années 2000, Luc Montagnier a traversé plusieurs tempêtes dans sa communauté pour des sorties et des accusations en tout genre. Mais la question qu’il soulève ne peut-elle pas se poser ?

Un curieux reportage italien

Surtout depuis la réapparition d’un reportage de la télévision italienne, sorti en 2015 et présentant un « supervirus » fabriqué en Chine. Une émission sérieuse, « Leonardo », diffusée sur la RAI et spécialisée dans l’actualité scientifique. On y apprend que des scientifiques chinois créent un super-virus qui s’attaque aux poumons, à partir de chauves-souris et de souris. Un virus élaboré « à des fins scientifiques », assurent-ils, mais qui a provoqué de nombreuses réserves parmi les chercheurs. Les Chinois ont « greffé une protéine prélevée sur des chauves-souris sur le virus SARS, connu pour déclencher une pneumonie aiguë, lequel a été développé à partir de souris. C’est de cette combinaison qu’est né un super-virus qui pourrait affecter les humains ». L’homme pourrait-il être infecté ? Oui, et même directement de la chauve-souris à l’homme, sans passer par la souris.

Le laboratoire de Wuhan

Cette « chimère » créée en laboratoire aurait dû y rester confinée (sans même l’autorisation de faire son jogging quotidien). En serait-elle sortie ? Précisément, serait-elle sortie du laboratoire P4 de Wuhan, un bijou de technologie destiné à étudier les maladies infectieuses émergentes ? Ce laboratoire a été livré par la France, dont les scientifiques ont l’expertise nécessaire à sa réalisation et à son fonctionnement. Entre 2004, année de naissance du projet, et 2018, année de l’inauguration du labo, plusieurs responsables français ont alerté sur les dangers de l’opération. Si Raffarin, Chirac et Kouchner étaient à l’époque favorables à la construction du P4 à Wuhan, la Défense et le renseignement français étaient plus que méfiants à l’égard de ce qui pourrait devenir un foyer bactériologique incontrôlable.

Dans les faits, le programme qui prévoyait que scientifiques français et chinois collaboreraient au sein de l’unité de recherche n’a pas été respecté : assez rapidement, les Chinois y ont travaillé seuls, sans contrôle extérieur de leurs recherches et des procédures de sécurité. L’insuffisance de ces procédures dans le laboratoire de Wuhan a été signalée dès 2018 par des membres de l’ambassade américaine à Pékin venus visiter le laboratoire flambant neuf. Un employé mal décontaminé aurait-il emmené un virus avec lui à l’extérieur ?

Fin mars, une étude Ifop pour la Fondation Jean Jaurès et l’Observatoire du conspirationnisme claironnait pour s’en moquer la complotite aiguë des électeurs du Rassemblement national : 40 % d’entre eux penseraient que le coronavirus a été conçu en laboratoire. Marine Le Pen remettait immédiatement les choses au point : « Que des gens s’interrogent pour savoir si ce virus est d’origine naturelle ou s’il ne peut pas avoir échappé d’un laboratoire, c’est une question de bon sens. » Le complotisme n’est pas dans les questions qu’on pose, il est dans la façon dont on y répond. Trois semaines plus tard, c’est le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo qui désire qu’on creuse cette théorie d’un virus échappé d’un laboratoire. Et c’est Emmanuel Macron qui déclare : « A l’évidence, des choses se sont passées là-bas dont nous n’avons pas connaissance. » Les médias français, une fois de plus, ont joué l’idéologie plutôt que l’investigation.

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 23 avril 2020

Totalitarisme numérique : Tous surveillés – 7 milliards de suspects

22/04/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Aujourd’hui, plus de 500 millions de caméras sur la planète offrent aux autorités la capacité de nous surveiller, à peu près partout et à chaque instant. Sous couvert de lutte contre le terrorisme ou la criminalité, les grandes puissances se sont lancées dans une dangereuse course aux technologies de surveillance. Dorénavant, l’incroyable perfectionnement de l’intelligence artificielle valide l’idée d’un regard total. Aux États-Unis, les forces de police utilisent la reconnaissance faciale pour identifier les suspects. En Chine, les caméras peuvent repérer les criminels de dos, à leur simple démarche.

En France, la police utilise des caméras intelligentes qui analysent les émotions et les comportements des passants. Marquée par l’attentat au camion du 14 juillet 2016, qui a fait 86 morts, et s’est produit en dépit des 2 000 caméras scrutant la ville, Nice se situe désormais à l’avant-garde de l’expérimentation. Le centre de supervision et les zones dédiées à la reconnaissance faciale sont les chevaux de bataille du maire Christian Estrosi, qui veut faire de sa ville une safe city.

Comme un virus, l’idéologie du tout sécuritaire se répand à la mesure d’une révolution numérique à la puissance exponentielle. Va-t-elle transformer notre monde en une planète habitée par 7 milliards de suspects ? Quel niveau de surveillance nos libertés individuelles peuvent-elles endurer ?

Découvrez ce reportage édifiant diffusé sur Arte.


Coronavirus : le sida aurait-il un lien avec l’origine du virus ?

20/04/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Alors que la pandémie provoquée par le Covid-19 continue, avec plus de 160 000 décès dans le monde, le professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine en 2008 pour sa codécouverte du sida, nous apporte une information intéressante : selon lui le virus responsable de la crise sanitaire proviendrait d’une manipulation humaine et serait sorti par erreur. En effet des analyses auraient montré la présence de séquences du VIH dans le Covid-19.

Vendredi dernier dans l’émission de Pascal Praud sur CNews, le professeur s’est expliqué : « il y a un modèle qui est le virus classique, venant surtout de la chauve-souris, mais auquel on a ajouté par-dessus des séquences du VIH. » Selon lui « Ce n’est pas naturel, c’est un travail de professionnel, de biologiste moléculaire, d’horloger des séquences. » Les doutes se portent sur le laboratoire de Wuhan, ville où ont été enregistrés les premiers cas porteurs du virus.

Les conclusions du professeur se basent sur l’étude du mathématicien Jean-Claude Perez, ancien pionnier de la neuro-informatique. Des chercheurs de l’Indian Institute of Technology de New-Delhi ont également procédé à des analyses et ont découvert une « similarité étrange » dans les séquences d’acides aminés d’une protéine du Covid-19 et du VIH.

La communauté scientifique ne se montre cependant pas convaincue par la thèse du professeur Montagnier, déclarant que les séquences d’acides aminés sont présentes dans de nombreuses souches. Cette théorie, bien que peu appréciée par les médias qui tentent vivement de décrédibiliser le prix Nobel au profit de l’origine naturelle, expliquerait pourquoi certains laboratoires avaient l’intention de réutiliser leur recherches et produits conçus pour le VIH.

La censure privée sur les réseaux sociaux franchit un nouveau cap !

07/04/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, enjoint l’Union à « rétablir la vérité » quant aux informations circulant sur la pandémie.

Elle préconise une coopération étroite avec les géants du net, appelés à censurer, par suppression ou déréférencement des contenus jugés préjudiciables. C’est ainsi qu’une publication du docteur Raoult a été qualifiée de « partiellement fausse » par Facebook, en se fondant sur une recommandation des Décodeurs du journal Le Monde.

Par ailleurs, une communication du maire de New-York, Rudolf Giuliani ainsi que celle de Jair Bolsonaro en faveur de la chloroquine ont été supprimées. L’on ne peut que s’interroger sur la légitimité des opérateurs du net à décider quelles sont les vraies et les fausses informations : celles des gouvernements parfois mêlés à des conflits d’intérêts ou celles émanant de la sphère privée.

Didier Raoult, l’électron libre qui dérange la Macronie et les sachants

Sommité mondiale de l’infectiologie, le professeur Didier Raoult crée la polémique avec son traitement contre le coronavirus à base de chloroquine, un médicament vieux de 70 ans. Génie injustement méprisé par ses pairs ou docteur Maboul inconséquent ? Portrait.

Son nom est désormais sur toutes les bouches. Dans un pays confiné, où un nanovirus sème la peur derrière les persiennes bordant les rues désertes, comme les microbes hantaient nos nuits d’enfant après un épisode de « Il était une fois la vie », le professeur Raoult fait figure de grand druide et son traitement contre le Covid-19, de potion magique. L’Institut hôpital universitaire (IHU) de Marseille qu’il dirige, a tout d’un village de résistants gaulois, qui s’arment de bon sens scientifique et de pragmatisme pour repousser l’ennemi viral.

« Moi, comme n’importe quel docteur, à partir du moment où l’on a montré qu’un traitement était efficace, je trouve immoral de ne pas l’administrer ! » s’indigne Didier Raoult dans les colonnes du Parisien, brandissant tour à tour son serment d’Hippocrate et les résultats probants de son traitement sur des malades du coronavirus. Qu’importe si la taille de l’échantillon – seulement 24 personnes – permet légitimement de s’interroger sur le caractère miraculeux du remède, son succès est tel qu’une queue de plusieurs centaines de mètres de patients masqués et gantés devant l’IHU de Marseille se pressent à la marmite de son dépistage gratuit avant de se voir inoculer, pour les plus fébriles, sa potion à base de d’hydroxychloroquine (antipaludéen) et d’azithromycine (antibiotique).

Une offre médicale, là encore à rebours de la doxa gouvernementale estimant inutile un dépistage massif de la population – changeant plutôt de braquet au gré des pénuries constatées – malgré les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le succès de cette pratique en Asie… Quant le système de santé français parvient péniblement à tester 8000 personnes par jour, Raoult et ses équipes s’enorgueillissent d’en réaliser plus de 1000.

Un CV en béton

Mais ce que pense Paris, ça lui en cogne une sans faire bouger l’autre. Sa réputation n’est plus à faire. L’infectiologue est une sommité mondiale de la virologie. Un des chercheurs les plus publiés dans les revues scientifiques prestigieuses. Son institut de recherche à Marseille, l’un des plus renommés dans les maladies infectieuses tropicales. Couronné du Grand prix de l’Inserm en 2010 pour l’ensemble de sa carrière, le professeur Raoult a même donné son nom à deux bactéries, les « Raoultella » et les « Rickettsia raoulti ».

Alors qu’Olivier Véran, le ministre de la Santé, annonce en début de semaine que son protocole va faire l’objet d’un essai clinique à l’échelle européenne, il s’ « en fiche » totalement, balaie-t-il dans le Parisien. Comme il qualifie « d’improvisation » le confinement, pratique des siècles passés où l’on n’avait pas d’autre méthode que la quarantaine pour venir à bout de la peste et du choléra… Cette désinvolture, marque de fabrique du « génie fonceur » que ses pairs lui reconnaissent, a le don d’irriter les chercheurs parisiens pour qui la prudence et la patience dans le domaine médical sont des vertus fondamentales.

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États-Unis : la justice valide le droit de censure de Google sur YouTube

La liberté d’expression aux États-Unis n’empêche pas les géants de la tech, comme Google, de supprimer des contenus sur leurs plates-formes. La cour d’appel de San Francisco a jugé mercredi 26 février que cette censure n’enfreignait pas la Constitution américaine.

La décision des juges rejette la plainte d’un média conservateur, PragerU, qui accusait YouTube d’avoir bafoué le premier amendement de la Constitution qui régit notamment la liberté d’expression et de la presse. Selon le jugement, il s’applique aux institutions gouvernementales, mais pas aux entités privées. Or, malgré ses deux milliards d’utilisateurs mensuels, YouTube, propriété de Google, « reste un forum privé, pas un forum public soumis à l’examen de la justice en vertu du premier amendement », écrit la cour d’appel.

« Ce jugement est bien sûr une déception, mais nous n’allons pas abandonner la lutte et allons continuer à alerter le public sur la censure des idées conservatrices par les géants de la tech », a déclaré le responsable du marketing de PragerU, Craig Strazzeri.

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Facebook : standards de la communauté ou censure déguisée ?

Selon un article publié sur le Journal du Net (JDN), Facebook aurait compté 37 millions d’utilisateurs mensuels actifs chaque mois en France fin 2019, se plaçant au premier rang des réseaux sociaux de notre pays. Cofondé en 2004 par l’informaticien et chef d’entreprise américain Mark Zuckerberg, ce réseau social en ligne a connu un développement et un succès reposant sur la possibilité offerte aux utilisateurs de publier des textes, des images, des vidéos, mais aussi d’échanger des messages, de participer à des groupes et d’utiliser une grande variété d’applications.

Les personnes engagées dans la vie publique étant soucieuses de faire connaître leur action, nombre d’entre elles utilisent le réseau Facebook comme un moyen de communication facile d’utilisation, peu coûteux et permettant que leurs messages soient relayés par des contacts baptisés « amis ». A ce titre, on pourrait affirmer que Facebook participe sinon à la diffusion de la conception occidentale de la démocratie, du moins à la liberté d’expression consacrée par de nombreux textes fondamentaux. On songe évidemment en France à l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui dispose que « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

On mesure la sagesse des députés de la première Assemblée nationale qui ont voulu consacrer la liberté d’opinion et la liberté d’expression qui en est le corollaire, tout en concevant que certains pourraient abuser de cette liberté auquel cas ils auraient alors à en répondre dans les cas déterminés par la loi. Brisé dès 1793 par la loi dite « des Suspects », cet idéal a été restauré par la loi de 1881 sur la liberté de la presse, avant d’être de nouveau mis à mal par les lois controversées de 1972 (loi Pleven) et de 1990 (loi Gayssot). Récemment, une proposition de loi contre les contenus réputés « haineux » sur internet, dite loi Avia (du nom du député qui en fut l’un des rapporteurs), a conduit le juriste américain Jonathan Turley a déclaré que « la France est devenue l’une des menaces mondiales à la liberté d’expression[2]. » Facebook étant une entreprise américaine, on pourrait supposer que le sévère jugement de Monsieur Turley ne saurait être étendu au fonctionnement de ce réseau social dont les dirigeants devraient être attachés à la liberté d’expression par ailleurs posée dès 1791 par le premier amendement de la Déclaration des droits des Etats-Unis qui dispose que « Le Congrès n’adoptera aucune loi (…) pour limiter la liberté d’expression. » Or, le fonctionnement de Facebook montre qu’il n’en est rien.

L’attribution d’une subvention contestée dans les Hauts-de-France

Lors d’une réunion de la Commission permanente du Conseil régional des Hauts-de-France le 4 février 2020, l’auteur de cet article a interpellé Xavier Bertrand à propos d’une délibération visant à attribuer une subvention à une association locale : « Horizon Dunkerque ». Le site internet de cette association présentait les dirigeants et salariés tous vêtus de noir, les Messieurs portant tous la barbe et les Dames ayant toutes les cheveux, les oreilles et le cou dissimulés par des foulards. L’attribution d’une subvention régionale à une association étant subordonnée à l’engagement de « réfléchir aux moyens de faire vivre la réflexion sur la laïcité au sein de [la] structure[3] », l’image donnée par les membres et les salariés de l’association « Horizon Dunkerque » permettait de concevoir un doute raisonnable à propos de la « vie » du principe de laïcité au sein de cette structure. Il était donc demandé au Président du Conseil régional de s’assurer plus complètement notamment du caractère non confessionnel et non communautariste de l’association « Horizon Dunkerque ».

Xavier Bertrand ayant refusé tout débat, un doute raisonnable perdurait et un communiqué a été envoyé à la presse au motif qu’il était anormal dans ces conditions que le Conseil régional subventionne une association dont l’image était à ce point équivoque[4]. Quelques heures plus tard, « Daily Nord », un journal en ligne, relayait l’information sous le titre : « Duel André Murawski et Xavier Bertrand sur la laïcité[5] ».

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Le PDG de Facebook veut une “réglementation spécifique sur les contenus nuisibles” en ligne

17/02/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Pour le patron de Facebook, il est nécessaire de mettre en place une réglementation intermédiaire entre celle qui régit les opérateurs télécoms et celle couvrant l’industrie des médias.

Lors d’une conférence sur la sécurité qui s’est tenue à Munich le 15 février dernier, Mark Zuckerberg a déclaré :

Je pense qu’il devrait y avoir une réglementation spécifique sur les contenus nuisibles (…) Il faut se poser la question du cadre réglementaire que l’on utilise pour ça

Pour le PDG de Facebook : “Il existe en ce moment deux cadres réglementaires : celui des journaux et médias, et celui des opérateurs de télécoms. Pour ce dernier, il est considéré que ‘les données ne font qu’être retransmises par vous’. Vous n’allez pas rendre un opérateur de télécoms responsable si jamais quelqu’un tient des propos préjudiciables à travers une ligne de téléphone. Je pense qu’il devrait y avoir quelque chose entre les deux [cadres réglementaires].”

Mark Zuckerberg a également rappeler employer plus de 35 000 personnes pour examiner le contenu en ligne et faire appliquer les règles de sécurité.

Loi Avia, et maintenant un observatoire de la haine

Laetitia Avia, député LREM d’origine togolaise de Paris, très proche d’Emmanuel Macron, est l’auteur d’une proposition de loi liberticide qui vient de passer en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale, état des lieux.

Procédure accélérée pour la loi

La proposition de loi n° 270 déposée le 20 mars 2019 bénéficie de la procédure accélérée, illustrant l’importance que lui accorde la majorité parlementaire LREM. Visant à « combattre la haine sur internet » elle fait partie d’une offensive générale contre les libertés qui va des innombrables interpellations et condamnations des manifestants gilets jaunes, en passant par la tentative (avortée) de l’instauration d’un conseil de déontologie des journalistes suivi de près par les autorités et jusqu’au vote de la loi 270, dite loi Avia du nom de son rapporteur.

En deux mots il s’agit d’encourager la délation et la censure préalable sur les réseaux sociaux. La délation par un « bouton rouge » sur lequel les internautes pousseront pour dénoncer un « discours de haine ». Le réseau social aura 24h pour supprimer l’image ou l’article ou le post sous peine d’une amende conséquente. Résultat, les réseaux sociaux ont anticipé la loi, pour s’entraîner ils suppriment à tour de bras tout post qui pourrait s’apparenter à un « discours de haine », en clair tout propos politiquement incorrect. Le mouvement est appelé à s’amplifier lorsque la loi sera pleinement appliquée.

Discussion du 22 janvier 2020, un observatoire de la haine

Lors de la séance discutant de la proposition de loi il y avait moins de 25 députés dans l’hémicycle… Agnès Thil dissidente du groupe LREM s’est élevée contre la privatisation de l’autorité judiciaire. La plus combative, malgré une extinction de voix, fut la députée de Béziers Emmanuelle Ménard, déposant de nombreux amendements (tous rejetés) et défendant inlassablement une liberté fondamentale, la liberté d’expression.

Le secrétaire d’État au numérique Cédric O, représentant le gouvernement s’est de nouveau illustré par un zèle liberticide contre « les sites qui promeuvent des idées extrêmes ». Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que par « idées extrêmes » on entend toute opinion un peu vigoureuse opposée aux intérêts moraux et matériels du monde libéral libertaire qu’il représente avantageusement. Plusieurs points litigieux et inquiétants ont été confirmés lors des débats :

– L’obligation pour les annonceurs de publier chaque mois les médias dans lesquels ils placent une publicité. Pour mieux assécher les médias « incorrects ». L’offensive des Sleeping giants va dans ce sens, nous y reviendrons.
– La création d’un machin, « l’observatoire de la haine en ligne » dont les missions seront précisées (et pilotées) par le CSA. Attachez vos ceintures.
– Une liste noire des sites à caractère haineux. Nul doute que l’article que vous êtes en train de lire mettra de suite l’Observatoire du journalisme sur cette liste. Comme le souligne aimablement Eric Bothorel député des Côtes d’Armor dans la discussion pour préciser les caractéristiques des sites visés, « Si les sites sont des sites peu recommandables ». On peut faire confiance à l’ami Eric, ex PS passé chez LREM, pour les recommandations. Merci Eric.

Article repris du site OJIM

Les réseaux sociaux, voilà l’ennemi !

Nous reprenons un excellent article paru sur Vu du droit, le site de Régis de Castelnau le 16 janvier 2020 sous la signature d’Anne-Sophie Chazaud « Macron et ses soutiens : « les réseaux sociaux, voilà l’ennemi ».

Entre lancer de couteaux raté et danse du ventre

Au dictionnaire des idées reçues de l’époque, surtout ne pas oublier de liquider l’espace de débat public des réseaux sociaux dans un tourbillon de lieux communs aussi banals que manipulateurs et liberticides.

Emmanuel Macron, dans ses vœux à la presse du lundi 15 janvier, s’est ainsi livré à un curieux exercice, quelque part entre l’esquive, le lancer de couteaux raté et la danse du ventre.

Le Président dont on connaît les relations difficiles avec la presse, -laquelle a pourtant largement contribué à sa prise de pouvoir, qui le lui a bien mal rendu par la suite-, a été pris à parti en préambule de cette rencontre, poliment mais fermement, par Olivier Bost, journaliste à RTL et président de la presse présidentielle, qui a énuméré quelques exemples des menaces dont la liberté de la presse fait l’objet de la part du pouvoir : convocations de journalistes par la DGSI qui travaillaient notamment sur l’utilisation d’armes françaises au Yemen, loi sur le secret des affaires qui fait peser un risque juridique majeur sur la profession au regard notamment de la protection du secret des sources, difficultés rencontrées par la presse pour faire correctement son travail lors des nombreuses manifestations qui émaillent ce quinquennat en raison des réactions parfois violentes et répressives des forces de l’ordre –journalistes professionnels titulaires de leur carte de presse embarqués au commissariat, privés de leurs protections, privés de leur matériel de travail dans le suivi des manifestations, etc. Cette liste n’est pas exhaustive, loin s’en faut, et il conviendrait notamment d’y ajouter la mise en place d’un « Conseil de déontologie journalistique et de médiation » (CDJM) en décembre 2019, sous l’impulsion directe et selon les souhaits du gouvernement, ce qui laisse aisément augurer de son réel niveau d’indépendance et qui le fait davantage ressembler, pour l’heure, à une sorte de Conseil de l’Ordre des journalistes : du contrôle des « bonnes pratiques » à celui de la « bonne pensée » courtisane, il n’y a guère qu’un tout petit pas et la France n’est pas le pays du Watergate.

Bonne parole du moment

Face à cette situation inconfortable, Emmanuel Macron a procédé selon sa méthode favorite et éprouvée : diviser pour s’en sortir et donc, en la circonstance, dire à cette profession ce qu’elle avait envie d’entendre, puisque les discours macroniens sont une succession de propos circonstanciels, entrant souvent en contradiction les uns avec les autres et ayant pour but de donner momentanément à telle ou telle « communauté » ce qu’elle souhaite, sur le moment, recevoir comme parole.

Pour qu’un groupe identitaire se ressoude (ici celui de la corporation médiatique), il lui faut toujours, on le sait, une victime expiatoire, un bouc émissaire qui lui permettra, comme le faisait remarquer René Girard dans ses réflexions sur le Mensonge romantique et vérité romanesque, d’y fonder sa propre narration, son propre récit. La victime expiatoire ici était toute trouvée : c’est vous, c’est moi, c’est votre voisin, c’est le peuple tout entier qui trouve à s’exprimer sur les réseaux sociaux et qui le fait, horresco referens, dans une certaine liberté pas encore tout à fait tombée sous la férule du contrôle étatique lequel ne ménage toutefois pas sa peine.

La stratégie du bouc émissaire

Les réseaux sociaux, voilà l’ennemi ! Voilà l’ennemi constamment désigné désormais à la fois par de nombreux journalistes ou chroniqueurs mais aussi intellectuels établis qui ne supportent visiblement pas d’être dépossédés de leur pouvoir de prescription et de perdre ainsi leur position de monopole exclusif dans la fabrique de l’opinion, et c’est également l’ennemi maintes fois désigné du pouvoir qui a, sur ce sujet, depuis longtemps sonné le tocsin par une ribambelle de déclarations et de mesures profondément liberticides au regard de la liberté d’expression, mais aussi au regard de la réelle liberté d’information.

Car, il faut croire que les chantres de la disruption et de l’uberisation prônent ces méthodes dans tous les domaines de la société et du travail à l’exception de ceux qui visent leurs prés carrés… : ubérisez-vous, braves gens, mais pas dans mon domaine !

Pour lire la suite, c’est ici !

Loi Avia : «C’est un véritable problème pour la liberté d’expression», selon Thierry Vallat

21/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Thierry Vallat, avocat au barreau de Paris et spécialiste du numérique.

Il était invité sur le plateau de RT France pour s’exprimer sur la loi Avia visant à lutter “contre la haine sur internet” (sic).


« Slip français » : lâcheté et totalitarisme d’entreprise ?, par Jean-Yves Le Gallou

L’aventure du Slip français, c’est une belle histoire en train de mal tourner.

En 2010, Guillaume Gibault, à peine sorti d’HEC, crée l’entreprise. L’idée est simple : vendre – cher – sur Internet des slips de qualité pour hommes, des slips fabriqués et façonnés en France. Un vrai marketing identitaire avec une cocarde tricolore bien en vue sur le côté du sous-vêtement. La marque se fait connaître par du buzz, pas toujours léger, en détournant la campagne présidentielle de François Hollande sur le changement, sur le thème « Le changement de slip, c’est maintenant ». Pour le reste, la firme surfe sur le nationalisme économique sur fond d’esprit cocardier. Le succès commercial est au rendez-vous : 500.000 sous-vêtements vendus en 2018.

Les choses se gâtent en septembre 2019. Pour la rentrée la marque lance un coup de com’ : le patron pose avec une quarantaine de collaborateurs, hommes et femmes, à moitié vêtus mais tous portant de manière apparente le slip à la cocarde tricolore. Une manière de faire savoir que la firme s’attaque, désormais, au marché féminin. Las, sur la photo, il n’y a que des Blancs (ou Blanc.he.s, pour parler en écriture inclusive). Les « indigénistes » s’indignent et lancent une campagne sur les réseaux sociaux. Au lieu de laisser filer, Guillaume Gibault reconnaissait le manque de diversité des ses « slipistes ». Premier aveu de faiblesse. Dans la foulée, la bannière publicitaire change et un mannequin noir rasta apparaît !

Là-dessus, le Slip français est pris par la patrouille des Sleeping Giants, des activistes d’extrême gauche qui veulent assécher les ressources publicitaires des médias « mal-pensants ». Leur cible ? Valeurs actuelles, Boulevard Voltaire, notamment. Là encore, au lieu de laisser pisser (pardon), Guillaume Gibault s’exécute en faisant enlever les publicités de sa marque sur ces médias car cela ne correspond pas aux « valeurs de l’entreprise » (sic !). Mauvaise pioche : Valeurs actuelles et les Watching Giants (un groupe de patriotes résistants sur les réseaux sociaux) épinglent l’entreprise « au mur de la honte » répertoriant les censeurs.

Arrive le réveillon. Dans un esprit carnaval, quelques salariés de l’entreprise organisent, à leur domicile, une fête sur fond de « Saga Africa ». Danse et faune locale au programme avec des Blancs grimés en Noirs (horreur), voire en singe. De l’humour potache qui scandalise, cinq ans après que toute la France bien-pensante a défilé sur le thème « Je suis Charlie ». C’est-à-dire la défense du droit à l’humour même agressif, même de mauvais goût. Les « indigénistes » lancent une campagne de boycott. Le patron se soumet à nouveau. Et annonce des sanctions contre ses salariés. Faut-il considérer qu’ils sont sous la surveillance de l’entreprise 24 heures sur 24 et 365 jours par an ? Incroyable. Ce n’est plus du salariat. C’est du servage, voire de l’esclavage. Comme si cela ne suffisait pas, Guillaume Gibault charge SOS Racisme « d’actions de sensibilisation » – bref, de lavage de cerveau – de ses salariés. Cette fois, la coupe est pleine pour la patriotosphère qui reprend à son compte le mot-dièse Boycottleslipfrançais, sauf que là, c’est le cœur de cible des clients qui est touché…

Comment un patron peut-il faire autant d’erreurs commerciales ?

Par crainte des banques ? L’entreprise en a besoin : elle est non seulement en croissance mais, en plus, déficitaire, un million d’euros en 2017 et autant en 2018.

Pour se présenter sans tache « politiquement incorrecte » à d’éventuels repreneurs, le jour venu ?

Par soumission au conformisme tel qu’on le pratique dans les écoles de commerce et chez les start-upers ?

Par Hybris ? Sur sa bannière Twitter, Guillaume Gibault se présente ainsi : « Et si l’entreprise changeait le monde ? » En toute simplicité.

Que faire ? On ne saurait trop conseiller aux salariés de résister et de ne pas se conduire en moutons d’un petit patron totalitaire. Qu’ils se fassent aider ! Judiciairement, d’abord, pour défendre leurs droits. Quant aux clients, libre à eux de continuer à se fournir auprès du Slip français s’ils veulent indirectement alimenter les caisses de SOS Racisme. À bon entendeur, salut !

Jean-Yves Le Gallou

Tribune reprise de Boulevard Voltaire